Véronique KLAUBER

auteur

ACROSTICHE, littérature

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 321 mots

La règle de ce jeu littéraire est simple : il suffit d'écrire des vers dont les initiales, lues verticalement et dans l'ordre, forment un mot en rapport avec le poème. La typographie particulière peut faciliter le décryptage du message qui concerne le plus souvent le nom de l'auteur, celui du dédicataire ou le sujet de l'œuvre. Cicéron attribue l'invention de l'acrostiche à Ennius. Apollinaire ins […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acrostiche-litterature/#i_0

ANACOLUTHE, rhétorique

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 158 mots

En répertoriant la rupture de la construction syntaxique comme figure de style (ou de grammaire), les rhétoriciens ont fait de nécessité vertu. Les impératifs de la versification classique, l'émotion bouleversant les structures linguistiques, le débit de pensées dépassant celui de la parole ou de l'écriture, le goût de l'asymétrie peuvent être à l'origine de l'anacoluthe. Celle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anacoluthe-rhetorique/#i_0

ANAGRAMME, littérature

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 350 mots

Les avatars de l'anagramme fournissent le paradigme des changements de fonction de nombreux artifices linguistiques : désacralisée par les auteurs antiques, elle devient plus tard un jeu littéraire, recouvre sa nature ésotérique, puis recommence une nouvelle carrière littéraire. La transposition des éléments constitutifs d'un segment de la langue doué de sens en vue de la production d'un autre seg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anagramme-litterature/#i_0

ANTANACLASE, rhétorique

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 211 mots

La forme pure de cette figure consiste à employer le même mot que l'orateur adverse vient de prononcer, mais en lui donnant un sens contraire. La difficulté est telle que les traités de rhétorique sont réduits, depuis Quintilien, à reprendre toujours ce même exemple : « Proculeius reprochait à son fils d'attendre sa mort et celui-ci répondait qu'il ne l'attendait pas. Eh bien, reprit-il, je te pri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antanaclase-rhetorique/#i_0

ANTINOMIE, rhétorique

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 524 mots

Le poète crée « un écart par rapport à la norme » (Jean Cohen) en utilisant des figures antinomiques rapprochant des idées plus ou moins contrastées, portées par des antonymes plus ou moins polaires : il heurte ou effleure le sens commun de la logique et produit ainsi un effet poétique. Cependant, ce genre de mise en relation, comme le remarque Kibedi-Varga dans Les Constantes du po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antinomie-rhetorique/#i_0

APHORISME, genre littéraire

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 356 mots

L'aphorisme est un genre spéculaire par excellence : sa brièveté, la précision du geste vers laquelle tend l'auteur attirent son regard sur le mouvement de sa propre pensée, comme l'éclair s'insinue dans l'œil. Spéculaire, l'aphorisme l'est aussi par sa situation ambiguë qui fait « réfléchir » (au sens optique et au sens intellectuel du mot). Musil, lui-même aphoriste, cite Nietzsche : « De beaux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aphorisme-genre-litteraire/#i_0

BALÁZS BÉLA (1884-1949)

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 542 mots

Herbert Bauer, qui sera plus tard Béla Balázs, est né à Szeged, en Hongrie. Après des études universitaires, il part avec le musicien Zoltán Kodály en voyage d'étude pour Berlin et Paris. Balázs est parmi les premiers à découvrir le génie du plus grand poète hongrois, Endre Ady. Il se lie avec Béla Bartók et György L […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bela-balazs/#i_0

BERNESQUE, genre littéraire

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 351 mots

Le genre bernesque naquit dans l'atmosphère enjouée des fêtes que donnaient les Médicis, en particulier Laurent le Magnifique et Hippolyte. À Florence vécurent les poètes Ange Politien (1454-1494), Luigi Pulci (1432-1484) et celui qui sera considéré comme le fondateur de la maniera bernesca, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernesque-genre-litteraire/#i_0

BERZSENYI DÁNIEL (1776-1836)

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 528 mots

Il n'y a pas d'époque où le génie primitif soit plus à l'honneur qu'à celle de Dániel Berzsenyi. Aussi, cet autodidacte hongrois, né à Egyházashetye, essaie-t-il de cultiver son inspiration poétique à l'abri des influences littéraires, comme les représentants du Sturm und Drang le recommandent à la même époque, mais à son insu. Cependant, il est difficile de tenir une pareille gageure au moment où […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/daniel-berzsenyi/#i_0

BIEDERMEIER, littérature

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 530 mots

Époque, mode de vie, mais aussi style littéraire et artistique, le Biedermeier coïncide avec la période de 1815-1848, celle du Vormärz et de la Restauration, celle de Junge Deutschland et de la Sainte-Alliance, celle de la paix après les guerres sanglantes et celle du régime répressif de Metternich en Europe centrale. Le philistin naïf et borné qui se pique de poésie est une figure typique de cett […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/biedermeier-litterature/#i_0

BOUSTROPHÉDON

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 198 mots

Mode d'écriture archaïque (on l'observe chez l'enfant ainsi que chez certains malades mentaux), le boustrophédon consiste à tracer les lignes alternativement de gauche à droite et de droite à gauche, comme le bœuf (bous en grec) labourant le champ (strophein, tourner) trace les sillons continus. Cette façon d'écrire s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/boustrophedon/#i_0

CATACHRÈSE, rhétorique

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 203 mots

La langue pourvoit aux besoins nouveaux de dénomination, nés des modifications de la réalité, en réutilisant des mots déjà existants. Le nouveau mot obtenu par extension métaphorique, métonymique ou par synecdoque, se lexicalise ou non : les « fruits de mer » n'évoquent pas « les produits de la terre » (sens étymologique), tandis que le comique de l'expression « à cheval sur un âne » témoigne de s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/catachrese-rhetorique/#i_0

CÉLÉBRATION, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 856 mots

Acte rhétorique par lequel on établit la supériorité de quelqu'un ou de quelque chose. Réelle ou imaginaire, cette supériorité est exprimée dans des termes propres à propager le sentiment d'élévation. Parmi les trois genres du discours répertoriés par Aristote, la célébratio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/celebration-genre-litteraire/#i_0

CHIASME, rhétorique

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 166 mots

Le chiasme est une figure qui consiste à répéter, dans l'ordre inverse, une suite de syntagmes. L'échange symétrique peut concerner des termes identiques ou des fonctions syntaxiques analogues : « Non ut edam vivo, sed ut vivam edo » (dicton cité par Quintilien) ; « Gourmand de tout, de tout insatiable » (Ronsard cité par Lausberg). Cette structure en forme de croix a reçu son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chiasme-rhetorique/#i_0

COMPARAISON, rhétorique

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 157 mots

« La Terre est bleue comme une orange » — cet énoncé comporte tous les éléments requis par la figure canonique de la comparaison : deux substantifs (le terme comparé et le terme comparant) mis en relation par un attribut représentant leur qualité commune, la conjonction indiquant le rapport d'analogie ou de similitude entre eux et la copule liant le sujet (ici le comparé) à l'attribut.La structure […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comparaison-rhetorique/#i_0

COMPLAINTE, genre littéraire

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 310 mots

Genre de la poésie populaire, la complainte est destinée à relater les malheurs d'un personnage dont les faits et gestes sont mémorables. Elle est chantée sur un air connu ou récitée sur un ton incantatoire, ce qui explique le nombre élevé d'élisions et de liaisons marquées, ainsi que l'emploi fréquent de couplets et de refrains. Le texte imprimé, souvent acc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/complainte-genre-litteraire/#i_0

CURTIUS ERNST ROBERT (1886-1956)

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 1 074 mots

S'il fallait écrire l'histoire de l'idée de l'unité européenne, Ernst Robert Curtius y tiendrait une place éminente. En effet, ce savant philologue et critique allemand rêve, depuis la Première Guerre mondiale, d'une Europe sans frontières, dont l'unité culturelle serait sauvegardée par une élite qui la dirigerait. Cette vieille Europe, et avec elle la culture occidentale, pourrait survivre malgré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernst-robert-curtius/#i_0

DÉBAT, genre littéraire

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 350 mots

Le terme générique « débat » correspond à une série de genres poétiques dialogués que les trouvères et les troubadours cultivaient depuis le début du xiie siècle : d'abord en latin, sous le nom de disputatio, puis en langue vulgaire ; il est appelé tenson ou jocpartit en langue d'oc, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/debat-genre-litteraire/#i_0

DIÉGÈSE, poétique

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 178 mots

« La diégèse est l'univers spatio-temporel désigné par le récit » (Gérard Genette, Figures III). Dans la terminologie propre à la narratologie, il s'est avéré utile de distinguer le contenu du récit, l'histoire et l'acte par lequel le récit « se narre ». En effet, cette distinction permet de s'interroger sur les rapports entre le narrateur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/diegese-poetique/#i_0

DIME NOVEL, littérature

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 297 mots

Prendre quelques écrivains mineurs très prolifiques, beaucoup de papier recyclé, choisir des titres évocateurs, imprimer des couvertures illustrées d'images simples qui parlent au cœur en harmonie avec le contenu sentimental ou mélodramatique du texte et vendre ces romans chez l'épicier du coin pour le prix d'une bouchée de pain, le dixième d'un dollar. Cette recette fonctionne toujours, depuis la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dime-novel-litterature/#i_0

ELLIPSE, rhétorique

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 299 mots

Le mot ellipse vient du grec elleipsis, dont le sens propre est « manque », « insuffisance » (Bailly), et désigne un procédé de discours qui résulte de l'omission d'un ou de plusieurs mots de l'expression grammaticale complète d'une phrase sans que le sens de celle-ci soit obscurci. Dans la langue parlée son emploi est constant pour éviter des redondances trop évidentes. Dans l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ellipse-rhetorique/#i_0

EMPFINDSAMKEIT, littérature

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 658 mots

L'Empfindsamkeit, la plus forte et la plus universelle des manifestations préromantiques, déferla d'Ouest en Est entre 1740 et 1790 sur toute l'Europe littéraire et artistique. La vague, partie de l'Angleterre, balaya devant elle le rationalisme tranquille de l'Aufklärung (les Lumières) pour le remplacer par l'inquiétante nostalgie de l'au-delà de la raison, où se trouvent rimes et sentiments. Un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empfindsamkeit-litterature/#i_0

ÉNIGME, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 435 mots

L'énigme est un énoncé chiffré ou codé qui sollicite le déchiffrement et ne le permet donc qu'à celui qui est capable de franchir la « barrière » créée par la transcription systématique du signifiant d'où résulte ce nouvel énoncé. Elle le sollicite non seulement par sa forme interrogative, mais aussi, d'une manière plus subtile, par la dimension esthétique qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enigme-litterature/#i_0

FASTNACHTSPIEL, théâtre

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 373 mots

Les premières représentations du théâtre profane en langue allemande s'insèrent dans les cadres des festivités du carnaval. Attesté depuis la seconde moitié du xive siècle sous le nom de Fastnachtspiel, son âge d'or coïncide avec le triomphe de la Réforme (il existe des pièces de propagande) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fastnachtspiel-theatre/#i_0

GNOMIQUE POÉSIE

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 272 mots

Mettre en vers des sentences, des maximes ou des préceptes moraux sert avant tout leur mémorisation, mais leur attrait esthétique ainsi augmenté doit contribuer à leur meilleure propagation. Aussi la poésie gnomique existe-t-elle depuis toujours. Elle est très présente dans la littérature orale, les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poesie-gnomique/#i_0

GROTESQUE, littérature

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 688 mots

Soupape de l'insécurité, le grotesque dans la littérature moderne ouvre les vannes d'un rire transformé en grimace sous la pression de l'angoisse ou du malaise, alors que la sensation d'insécurité et de l'oppression persiste chez l'écrivain et se répercute dans le public frissonnant. Sa charge comique ne suffit pas à une dénégation efficace, mais elle permet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grotesque-litterature/#i_0

HYPALLAGE, rhétorique

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 177 mots

L'hypallage est une figure par laquelle on déplace un syntagme en l'attribuant à un autre. C'est le déterminant qui peut être transposé le plus facilement, sans modifier le sens global de l'ensemble formé avec des substantifs auxquels il est lié, sur le plan logique aux uns, sur le plan syntaxique aux autres. À côté de la relation de qualification banale apparaît une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypallage-rhetorique/#i_0

HYPERBATE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 176 mots

Figure de rhétorique par laquelle on ajoute un syntagme à la fin d'une phrase qui semblait se terminer. L'accent affectif tombe sur ce rajout qui, par sa position même, se trouve souligné : « Il était beau, hein, Narcisse ? et distingué ! » (Jules Laforgue, cité par le groupe Mu). L'hyperbate garde quelque chose de la spontanéité du style oral, où l'hésitation et l'autocorrection sont de mise. Son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hyperbate-rhetorique/#i_0

HYPERBOLE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 177 mots

L'hyperbole est une figure de rhétorique consistant à augmenter l'effet de la représentation des choses décrites sous le signe de l'exagération. L'énergie, l'intensité d'une expression hyperbolique proviennent souvent de l'emploi de la métaphore ou de la métonymie : « avoir mangé du lion » ou « être vacciné avec une aiguille de phono » rendent les traits d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hyperbole-rhetorique/#i_0

JUIF ERRANT MYTHE DU

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  • Véronique KLAUBER
  •  • 870 mots

L'histoire de ce personnage légendaire contient, dès le début de sa diffusion, certains éléments constitutifs d'un mythe. Cependant, il lui manque, et ce jusqu'à l'époque romantique, cette « prégnance symbolique » dont parle Cassirer. À ses débuts, la légende n'est en effet qu'un canevas qui sollicite l'imagination populaire, d'où elle est sortie. En effet, dès son apparition, au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-du-juif-errant/#i_0

KARINTHY FRIGYES (1887-1938)

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 388 mots

De son vivant, il s'efforçait de faire admettre que, à l'encontre de l'opinion générale, son humour relevait des accidents de parcours, tandis que la vraie valeur de ses écrits était à chercher dans sa philosophie. Cependant, cette distinction est parfaitement artificielle, car la foi de cet écrivain dans le progrès technique, son rationalisme et son scepticisme, son apolitisme et son attitude ant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/frigyes-karinthy/#i_0

LAMENTATION, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 879 mots

Composition par laquelle le poète met en forme le topos du regret et du deuil à l'occasion d'un départ, d'une mort ou d'une calamité publique. Qu'il parle en son nom ou au nom de la communauté entière, il doit convertir l'émotion en mots, sans cesse renouvelés et cependant conformes à la tradition, car la douleur, elle, est toujours identiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lamentation-genre-litteraire/#i_0

MÉTALEPSE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 147 mots

Figure rhétorique qui « consiste à substituer l'expression indirecte à l'expression directe [...], à faire entendre une chose par une autre, qui la précède, la suit ou l'accompagne » (Fontanier). « Il a vécu », « nous le pleurons » sont des expressions métaleptiques, l'une présentant l'antécédent, l'autre la conséquence logique de ce que l'on omet de dire par pudeur ou par politesse : « il est mor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metalepse-rhetorique/#i_0

MÉTAPLASME, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 198 mots

« Figure de diction » (Du Marsais) qui opère un changement phonétique ou graphique dans le mot par suppression, adjonction ou permutation. Dans sa Rhétorique générale, le groupe Mu a étendu la portée de cette figure en en faisant le paradigme de toutes les figures, qu'elles touchent le « niveau infralinguistique », celui où se situe le mot, ou le « niveau complexe », c'est-à-di […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaplasme-rhetorique/#i_0

MOT D'ESPRIT, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 526 mots

Il est plus difficile de définir le mot d'esprit que d'en recenser les différentes techniques de production, ou d'en trouver des synonymes plus ou moins parfaits. Il est encore assez difficile de les juger du point de vue esthétique, mais il est très facile d'en donner des exemples. À la place d'une définition classique, les auteurs proposent le plus souvent la mise en rapport avec d'autres phénom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mot-d-esprit-litterature/#i_0

MOTIF, poétique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 319 mots

Dans l'œuvre littéraire, le motif est « une toile de fond, un concept large, désignant soit une certaine attitude — par exemple la révolte —, soit une situation de base impersonnelle dont les acteurs n'ont pas encore été individualisés » (Raymond Trousson). Ainsi le motif du « cœur mangé » apparaîtra-t-il dans la littérature médiévale dans une série d'œuvres, dont le Châtelain de Co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/motif-poetique/#i_0

NYUGAT, revue

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 701 mots

L'histoire de la littérature hongroise au xxe siècle est étroitement liée à celle de la revue Nyugat. De 1908 à 1941, elle fut le réceptacle des tendances littéraires modernes les plus diverses. En tant que mouvement elle se révéla le catalyseur de la création, et en tant que forum des critiques indépendants un modèle de libéralism […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nyugat-revue/#i_0

ÖRKÉNY ISTVÁN (1912-1979)

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 557 mots

Le plus étonnant des écrivains hongrois, l'« inventeur » du genre grotesque, fut d'abord ingénieur chimiste. Bien qu'il n'ait jamais exercé cette profession, sa conception du monde fondée sur des sciences naturelles est une des caractéristiques de son œuvre. L'élément grotesque est apparu dès sa première nouvelle, une parabole sur la prise de pouvoir par Hitler représentée comm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/istvan-orkeny/#i_0

PALINDROME, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 270 mots

Georges Perec, le champion incontestable du genre, écrivit en 1969 : « Litige. Regagner (et ne m'...). Ressac. Il frémit, se sape, na ; Eh, cavale ; Timide, il nia ce sursaut. [...] tu as rusé ; Cain ; Lied imité, la vache (à ne pas estimer) (flic assermenté, rengagé) régit./Il/ » (Oulipo, 1973). Cet énoncé comporte deux parties, ri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/palindrome-genre-litteraire/#i_0

PARABASE, poétique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 194 mots

La parabase est une partie de la comédie grecque où l'auteur s'adresse directement au public, par la bouche du coryphée qui interpelle les spectateurs, pendant que le chœur se range au bord de la scène. Le sujet de la parabase n'a rien à voir avec l'intrigue qui, ainsi interrompue, reprendra son cours après l'exposé du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parabase-poetique/#i_0

PARONOMASE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 170 mots

La paronomase est fondée sur le rapprochement des mots de significations distinctes et dont l'équivalence sonore est presque totale (plus totale que celle des figures apparentées comme l'assonance, la rime, l'allitération ou l'homéotéleute, mais moins totale que celle des homonymes). Connue depuis l'Antiquité — elle s'appelle adnominatio en latin —, la paron […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paronomase-rhetorique/#i_0

PASTICHE, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 612 mots

La pratique du pastiche, genre imitatif relevant de l'activité artistique « au second degré » (G. Genette), remonte aussi loin que la création d'œuvres originales, bien que le mot lui-même n'apparaisse dans le vocabulaire de la peinture qu'au xviie siècle. Considéré comme genre « mineur », car il est attaché à son original comme la Lune l'est à la Ter […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pastiche-genre-litteraire/#i_0

PÉRIODE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 345 mots

Phrase complexe que le style oratoire utilise pour exprimer une idée-force. La période est bâtie sur des propositions agencées selon un schéma musical ; leur harmonie ou leurs dissonances sous-tendent le sens, suspendu jusqu'à la fin de la période, et elles contribuent à exprimer l'emphase dont celle-ci est chargée. À l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/periode-rhetorique/#i_0

POPULISTE HONGROISE LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 768 mots

Les écrivains du mouvement populiste des années 1930 insistent sur le fait que la paysannerie est exclue de la nation. Ils se chargent donc de la représenter sur le terrain glissant de la politique et luttent pour des réformes agraires. Leurs références : Endre Ady et Dezsö Szabó (1879-1944). Ce dernier, à la fois anti-individualiste, anticapitaliste et an […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-populiste-hongroise/#i_0

PRÉTÉRITION, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 173 mots

La prétérition (ou prétermission) est une « figure d'expression par opposition » (Fontanier) par laquelle on annonce passer sous silence ce que l'on dira néanmoins. Figure de rhétorique par excellence, en ce qu'elle influence l'attitude de l'interlocuteur : elle éveille son attention ou attise sa curiosité. Elle peut aussi renforcer l'effet de l'évocation descriptive que l'on prétend omettre : « J […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preterition-rhetorique/#i_0

PURISME, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 264 mots

Le purisme est la réaction conservatrice du grammairien en face de la création linguistique du rhéteur ou du poète qui tend à bouleverser l'ordre du langage. Ainsi exclut-il tout archaïsme ou néologisme, tout écart par rapport au vocabulaire « convenable » dont usent les « honnêtes gens », toute innovation syntaxique et partant, toute forme originale qu'entraîne la nécessité d'exprimer une idée no […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/purisme-litterature/#i_0

RADNÓTI MIKLÓS (1909-1944)

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 609 mots

Le souvenir, l'angoisse et l'appel de la mort composent la vie et la poésie de Miklós Radnóti. Il n'y a peut-être aucun autre poète hongrois qui ait identifié si étroitement la vocation de l'écrivain à celle du martyr. « Quelque chose dont on ne peut parler que dans des poèmes » commence pour lui lorsqu'il apprend l'histoire de sa mère et de son frère jumeau, morts à sa naissance. Il parle de cett […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/miklos-radnoti/#i_0

RÉPÉTITION PROCÉDÉS DE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 540 mots

La répétition est un principe créateur universel régissant toute communication depuis l'unité minimale du signifiant (signes, lettres, sons) jusqu'aux ensembles les plus larges (un récit entier par exemple). Ses fonctions s'étendent de la mnémotechnie jusqu'à l'imitation de la structure circulaire du monde. Elle est facilement reconnaissable, et la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/procedes-de-repetition-rhetorique/#i_0

RHAPSODE, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 286 mots

Le rhapsode est un récitant de poèmes épiques qui accompagne son chant de la lyre ou de la cithare. Il promène son texte et son talent à travers la Grèce antique. Il se distingue de l'aède qui est un véritable poète créateur, comme Homère par exemple, qui l'appelle dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rhapsode-litterature/#i_0

RIMES SYSTÈMES DE

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 538 mots

« Quel enfant sourd ou quel nègre fou / nous a forgé ce bijou d'un sou », s'exclame Verlaine, tout en rime et en multipliant les échos sonores à l'intérieur des vers. La poésie ne peut se passer de la rime — grâce à laquelle celle-là se distingue de la prose —, sauf si d'autres éléments rythmiques (système métrique, is […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-de-rimes/#i_0

SÉQUENCE, poétique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 182 mots

La séquence en narratologie est la combinaison d'au moins trois fonctions (ou atomes narratifs découverts et décrits par Vladimir Propp dans La Morphologie du conte). Elles correspondent d'une manière générale, et dans l'ordre, à une virtualité d'action, à sa réalisation et au résultat de celle-ci (cf. Claude Bremond, « La Logique des possibles narratifs », in Co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sequence-poetique/#i_0

SIMULTANÉISME, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 420 mots

La « vision multiple et totale de l'Individuel, du Collectif, de l'Humain et de l'Universel » débouche sur le chant polyphonique d'une nouvelle poésie dont le programme fut élaboré par Henri-Martin Barzun : son « dramatisme » (devenu simultanéisme par la suite) se veut la synthèse de diverses tendan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/simultaneisme-litterature/#i_0

STROPHE

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 337 mots

Originellement liée à la tragédie grecque dont elle désigne un moment, la strophe est un ensemble de vers reliés entre eux selon un schéma rythmique préétabli et/ou selon un système de rimes. Elle est encadrée par des lignes de blancs ou des silences et comporte parfois une césure. Un poème est composé la plupart du temps de strophes à structure identique. Cependant, il est possible de varier les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/strophe/#i_0

SYLLEPSE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 162 mots

La rhétorique distingue deux sortes de syllepses : l'une grammaticale, l'autre oratoire. Il s'agit dans l'un et dans l'autre cas, selon l'étymologie, de « prendre ensemble » différentes catégories grammaticales ou sémantiques. La syllepse grammaticale procède à partir d'un défaut d'accord grammatical entre deux termes dont l'un s'accor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syllepse-rhetorique/#i_0

SZERB ANTAL (1901-1945)

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 761 mots

Le principal représentant de la « génération des essayistes », à laquelle appartenaient entre autres Gábor Halász (1901-1945) et László Cs. Szabó (1905-1984), fut Antal Szerb (né à Budapest). Ils étaient liés par l'intérêt porté à la littérature contemporaine produite autour de la revue Nyugat (Occident, 1908-1941) et par leur hostilité envers l'histoire littéraire académique, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antal-szerb/#i_0

THÈME, poétique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 311 mots

Le thème est la colonne vertébrale, idéologique ou événementielle, de l'œuvre littéraire et assure la cohérence de celle-ci. Annoncé par l'auteur ou décelé par les critiques, le thème est une constante autour de laquelle gravitent les interprétations de l'œuvre particulière. En revanche, il donne lieu à des variations infinies si l'on considère l'ensemble des ouvrages littéraires : un certain type […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theme-poetique/#i_0

UNANIMISME, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 485 mots

Avec le naturisme, l'intégralisme et l'école romane, l'unanimisme est l'un des mouvements poétiques qui s'engouffrent dans le vide ressenti après la disparition du symbolisme et avant l'apparition du surréalisme en France. Jules Romains en fut le promoteur : il racontera à André Cuisenier comment il eut, en 1903, « l'intuition d'un être vaste et élémentaire, dont la rue, les voitures et les passan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/unanimisme-litterature/#i_0

VERSET

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 138 mots

Lorsque le poète renonce à décompter les syllabes ou les mètres et suit le rythme de sa pensée ou, plus modestement, celui de son souffle, il utilise le verset. Forme plus étendue et plus souple que le vers, elle est divisible en segments métriques ou syllabiques, d'où la possibilité de scansion. Le verset n'est pas délimité par la rime, mais par un passage à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verset/#i_0

WIT, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 302 mots

Les théoriciens de l'humour ne pardonneront jamais au wit sa brillance froide, son air noble et insolent, sa façon de chatouiller l'esprit en mettant hors de combat les émotions. Toutefois, le sourire léger qui accompagne la découverte d'une nouvelle relation entre deux idées (pure wit), entre une idée et un mot ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wit-litterature/#i_0

ZEUGME, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 176 mots

« J'ai 20 ans et toutes mes dents », proclame sur une affiche un jeune communiste qui ne pense peut-être pas qu'il est en train d'user d'une figure de style que les Grecs nommèrent zeugma. Ici, les deux termes coordonnés et dépendants d'un seul verbe présentent la même disparité sémantique (abstrait/concret) que ceux du fameux exemple tiré du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zeugme-rhetorique/#i_0