Jean-Christian COPPIETERS

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AKṢOBHYA ou AKSHOBHYA

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 169 mots

L'Inébranlable. Buddha de l'univers Abhirati (pendant oriental à l'univers Sukhāvatī) ; quelquefois mis en rapport avec Bhaishajyaguru, le Maître aux remèdes. Très populaire à Java, au Népal et au Tibet, mais beaucoup moins en Chine et au Japon.En Inde, Akshobhya semble apparaître pour la première fois dans les Prajñāpāramitā. L'Ashtasāhasrikā le montre prêc […] Lire la suite

AN SHIGAO [NGAN CHE-KAO] (IIe s.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 202 mots

Premier grand traducteur de textes bouddhiques en chinois. Il s'appelle An Qing (An Shigao étant un nom honorifique ; An est une abréviation pour An-siäk, ou Arsak). Né dans une grande famille parthe, devenu prince héritier de la maison au pouvoir, il abandonne ses droits au bénéfice de son oncle, à la mort de son père, et se retire dans un monastère bouddhiste. Il arrive à Luoyang en 148 et, pend […] Lire la suite

ARHAT ou ARHANT

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 308 mots

Le terme arhat ou arhant (de la racine arh, mériter), que l'on peut traduire par « saint », désigne dans le bouddhisme ancien le stade le plus élevé dans la progression religieuse pour les adeptes du Petit Véhicule, stade qui fait suite aux étapes de srotaāpanna, de sakrdāgāmin et d'anāgāmin.Les caractéristiques principales de l'état d'ar […] Lire la suite

ĀRYADEVA (IIe-IIIe s.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 288 mots

Disciple de Nāgārjuna, Āryadeva est une des figures marquantes de l'école Mādhyamaka, un des quatre soleils illuminant le monde, avec Aśvaghosha, Nāgārjuna et Kumāralabdha selon Xuanzang et Yijing. Originaire de Ceylan, Āryadeva se rend en Inde du Nord où il passe pour avoir vaincu Mātriceta (ou Mātṛceta) dans une joute philosophique et l'avoir amené au bouddhisme. De nombreuses traditions rapport […] Lire la suite

AŚVAGHOṢA (80?-? 150)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 384 mots

Poète, dramaturge, musicien et penseur bouddhiste, Aśvaghoṣa vivait à l'époque de l'empereur Kaniśka (seconde moitié du iie siècle). D'après Xuanzang, il était considéré, avec ses contemporains Nāgārjuna, Āryadeva et Kumāralāta, comme un des quatre soleils illuminant le monde. Les traditions concernant ses origines sont confuses ; plusieurs villes (Sā […] Lire la suite

ATĪŚA ou ATĪSHA (982-1054)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 633 mots

Deuxième fils de Kalyānaśrī, roi du Zahor (pays de l'Inde non exactement localisé, peut-être le Bengale), Candragarbha porte, durant sa carrière dans les ordres monastiques bouddhistes, les noms de Dīpamkara Śrījnāna et d'Atīśa. Tout enfant, à peine âgé de dix ans, il est versé en médecine et dans les lettres et s'intéresse aussi au bouddhisme. À onze ans, il rencontre un moine, Jetāri, qui l'adre […] Lire la suite

BHAIṢAJYAGURU

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 316 mots

Buddha siégeant dans un univers oriental appelé Vaidūryanirbhāsa, Bhaiṣajyaguru (le Maître des remèdes), grand guérisseur, est très populaire en Chine et au Japon. Il est célèbre non seulement par ses talents de guérisseur et par l'ambition qu'il a de dépasser l'éclat du soleil, mais aussi par le vœu qu'il a fait de changer les femmes en hommes, de mettre tous les fidèles sur le chemin de la bodhi […] Lire la suite

BODHI ou ÉVEIL, bouddhisme

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 368 mots

Terme essentiel au bouddhisme, traduit assez souvent et à tort par « illumination », bodhi signifie « éveil ». Il existe plusieurs sortes de bodhi, la plus parfaite étant celle des buddha, des Éveillés. Pour les shrâvaka et les pratyekabuddha, la bodhi se limite à faire cette constatation : « J'ai détruit la Douleur ; je n'aurai pl […] Lire la suite

BOUDDHA ÉTAT DE

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 568 mots

Désignant celui qui s'est éveillé, mais aussi celui qui a éveillé les autres, le terme « bouddha » (buddha) s'applique à l'homme qui a atteint le suprême et parfait Éveil complet (anuttarasamyaksambodhi), le samyaksambuddha. Personne n'est plus avancé que lui. Il dépasse le pratyekabuddha ou « buddha pour soi », qui atteint la […] Lire la suite

BOUDDHIQUES CONCILES

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 1 139 mots

Plus que toute autre tradition bouddhique, la tradition concernant les conciles, du moins les premiers d'entre eux, est suspecte. Les sources à ce sujet sont constamment en désaccord, altérées par le merveilleux et l'invraisemblable. Et, surtout, elles ont été manipulées par les diverses écoles qui ont cherché, par là, à s'assurer une ancienneté qu'elles n'avaient pas, ou à authentifier des thèses […] Lire la suite

BUDDHABHADRA (359-429)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 389 mots

Traducteur de textes bouddhiques en chinois. Né à Kapilavastu, la patrie du Buddha, Buddhabhadra émigre à Nagarahāra (Jelālābād), où sa famille fait du commerce. Très jeune, il s'intéresse à la religion et se fait remarquer par sa prodigieuse mémoire. Il entre dans les ordres et, après son ordination, se rend au Cachemire pour suivre les cours de Buddhasena, auteur d'un ouvrage intitulé […] Lire la suite

BUDDHAGHOSA (Ve s.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 344 mots

Le plus grand commentateur bouddhique de langue pâli. L'histoire de la vie de Buddhaghosa est difficile à démêler des légendes qui ont été tissées autour de lui.Né au Magadha, dans une famille brahmanique, il est converti au bouddhisme par Revata. Arrivé à Ceylan pour y étudier les commentaires de Mahinda, il s'établit au Mahâvihâra où les moines le mettent […] Lire la suite

CANDRAKĪRTI (fin VIe s.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 562 mots

Un des plus grands maîtres de l'école mādhyamaka. Candrakīrti serait né au Samanta, dans le sud de l'Inde. Élève de Kamalabuddhi, il découvre par lui les œuvres de Nāgārjuna, de Buddhapālita et de Bhāvaviveka. Établi à Nālandā, il se trouva en concurrence avec Candragomin, de l'école yogācāra. Celui-ci devait l'emporter et devenir le chef de la grande université bouddhique.L'œuvre de Candrakīrti, […] Lire la suite

DHARMĀKARA, bodhisattva

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 127 mots

Nom que portait le bodhisattva qui est devenu buddha sous le nom d'Amitābha. Le moine Dharmākara, qui vivait à l'époque du tathāgata Lokeshvararāja, décida de devenir buddha et demanda à ce dernier de lui décrire les buddhakshetras (champs de Buddha). Après avoir écouté la réponse de Lokeshvararāja, Dharmākara passe en revue dans son esprit toutes les qualités des différents buddhakshetras durant […] Lire la suite

DHARMAKĀYA

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 204 mots

Le terme sanskrit dharmakāya signifie « corps de la loi » et apparaît déjà dans les textes les plus anciens du bouddhisme par opposition aux pūtikāya, « corps de pourriture » et aux manomayakāya, « corps spirituels » avec lesquels le Buddha se déplace dans les univers. Le dharmakāya représente alors l'ensemble des doctrines enseignées par le Buddha. Pour les […] Lire la suite

DŌGEN (1200-1253)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 478 mots

Moine bouddhiste japonais, fondateur de la secte sōtō, né dans une famille marquante alliée à la dynastie, Dōgen reçut l'éducation propre à son milieu. Il perdit son père à deux ans, sa mère à huit, et passa les années suivantes en séjours successifs chez différents parents. En 1213, après avoir fait le siège d'un oncle moine qui habitait sur les pentes du mont Hiei, il entra dans les ordres au En […] Lire la suite

EN NO GYŌJA ou EN NO OZUNU (VIIe-déb. VIIIe s.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 183 mots

Anachorète japonais, connu aussi sous les noms de En no Ozunu et de En no Ubasoku, En no Gyōja est regardé par tous les yamabushi comme le fondateur de la secte Shugendō. On ne sait rien de certain sur sa vie, sa biographie étant presque entièrement composée de légendes. Ascète, laïc, mais bouddhiste, il s'est adonné à la magie et a acquis ainsi le pouvoir de voler dans les airs, de commander les […] Lire la suite

FAHU [FA-HOU], sanskr. DHARMARAKṢA (IIIe-IVe s.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 234 mots

Grand traducteur en chinois de textes bouddhistes, d'origine yuezhi (indo-scythe). Sa famille était établie à Dunhuang depuis plusieurs générations. Il prit le nom de Zhu Fahu bien que n'étant ni indien ni chinois, mais pour se conformer à une habitude de cette époque qui voulait qu'un moine bouddhiste fasse précéder son nom de Zhu (indien) ou de Shi (Buddha).Après de bonnes études classiques s'aj […] Lire la suite

FAXIAN [FA-HIEN] (340 env.-apr. 413)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 320 mots

Moine originaire du Shānxi, célèbre pour son voyage en Inde et à Ceylan. Faxian entre très jeune en religion, ses parents voulant lui éviter le sort de ses trois frères emportés par la maladie. Après ses études, il remarque l'absence en Chine de textes sur le vinaya et se décide à aller en rechercher en Inde. Âgé d'une soixantaine d'années, il part avec quelques compagnons en 3 […] Lire la suite

GENSHIN (942-1017)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 272 mots

Moine bouddhiste japonais de la secte Tendai, également appelé Eshinsōzu et Imakashō, Genshin était né à Taima, en Chine. À dix ans, il quitta secrètement sa famille et gagna le monastère du Hiei-zan où il se mit à l'école de Ryōgen. Ses parents le recherchèrent pendant des années, avant de s'apercevoir qu'il était devenu un moine fameux. À quinze ans, il fut nommé hakkōshi (ma […] Lire la suite

HART ROBERT (1835-1911)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 207 mots

Fonctionnaire consulaire britannique en Chine dès 1854, Hart devient en 1859 inspecteur des douanes à Canton. Quatre ans plus tard, il est nommé à la direction du Bureau des douanes maritimes de l'Empire, organisées par les nations occidentales pour percevoir les droits dus à la cour impériale chinoise sur les importations étrangères.Hart va faire de ce bureau un département qui, en 1895, comptera […] Lire la suite

HŌNEN (1133-1212)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 505 mots

Moine bouddhiste japonais, fondateur de la secte du Jōdo, Shisei-maru, qui prit en religion le nom de Hōnen, né à Inaokaminamurimura dans la province de Mimasaka, perdit son père à l'âge de huit ans et entra en religion chez son oncle Kangaku, qui dirigeait un temple. À quatorze ans, il fut envoyé au mont Hiei, où il étudia le Tendai. À dix-huit ans, il se rendit au Kurodani, toujours sur le mont […] Lire la suite

KANG SENGHUI [K'ANG SENG-HOUEI] (mort en 280)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 214 mots

Moine et traducteur sogdien, qui propagea le bouddhisme en Chine. Né au Tonkin d'une famille sogdienne établie depuis longtemps en Inde, Kang Senghui perdit ses parents très jeune et embrassa la religion bouddhique. Il partit prêcher dans le royaume de Wu et s'établit à Jianye (Nankin) où, d'après la légende, il excitait la curiosité des habitants, qui n'avaient jamais vu de moine bouddhiste (en f […] Lire la suite

KṢITIGARBHA

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 107 mots

Bodhisattva qui fit le vœu de délivrer tous les êtres humains, Kṣitigarbha passe pour avoir sauvé tous les êtres vivant dans la période comprise entre le parinirvāna du Buddha et l'arrivée de Maitreya. Il apparaît en Inde, mais son culte n'atteignit tout son développement qu'en Chine et au Japon. Il y est associé […] Lire la suite

KUMĀRAJĪVA (344-413)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 834 mots

Un des plus grands traducteurs chinois de textes bouddhistes. Kumārajīva est né à Kucā d'un père ancien brahmane qui s'est converti au bouddhisme, puis marié à une princesse de Kucā. Sa mère, entrée en religion, l'emmène, âgé de huit ans, au Cachemire, où il étudie les Āgama sous la direction de Bandhudatta (352-355). À douze ans, il repart avec sa mère pour la Sérinde, se fixe un an à Kashi, où i […] Lire la suite

LI LISAN (1896-1967)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 953 mots

Fils d'instituteur rural, Li Lisan naît à Liling (Hunan) et fréquente l'école normale de Changsha, lorsqu'en 1917, étudiant lui aussi dans cette ville, le jeune Mao Zedong invite « les jeunes gens intéressés aux activités patriotiques et résolus » à prendre contact avec lui ; il reçoit « trois réponses et demie » : « La […] Lire la suite

MADHYĀNTIKA (IIIe s. av. J.-C.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 201 mots

Missionnaire bouddhiste qui, envoyé par Moggaliputta Tissa, introduisit le bouddhisme au Cachemire sous le règne d'Ashoka. Madhyāntika était sarvāstivādin. Peut-être cela explique-t-il son départ pour le Cachemire après l'échec des thèses de son école au concile de Pātaliputra.La légende veut que la mission de Madhyāntika au Cachemire, comme celle de […] Lire la suite

MAHĀDEVA

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 411 mots

Moine bouddhiste dont la personnalité reste énigmatique, Mahādeva serait à l'origine, d'après de nombreuses sources, du premier schisme qui, à la connaissance des historiens, avait divisé la communauté (samgha) des disciples du Bouddha sans doute en ~ 340 environ. Face aux propositions qu'il défendait, les moines se seraient séparés en deux clans : ceux qui avec lui l'emportère […] Lire la suite

MAHĀKĀŚYAPA (VIe-Ve s. av. J.-C.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 264 mots

Disciple du Buddha, le premier pour l'observance de la discipline (shīla), dont le nom d'avant la conversion est Pippali, et qui ne le cède en importance qu'à Shāriputra et Maudgalyāyana.Fils de brahmane, Pippali finit par se marier, sur les instances de ses parents, à Bhadrā Kāpilānī, mais ne consomma pas son mariage. Les deux époux décidèrent de quitter le monde et prirent la […] Lire la suite

MAHĀMAUDGALYĀYANA (VIe-Ve s. av. J.-C.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 99 mots

Disciple du Bouddha, le premier pour la possession des pouvoirs magiques. Ami d'enfance de Shāriputra, Mahāmaudgalyāyana fut converti au bouddhisme en même temps que lui par Ashvajit et obtint l'état d'arhat au bout de sept jours. Les deux amis étaient accompagnés de cinq cents disciples de Sanjaya, leur précédent maître, qui tous se convertirent et devinrent […] Lire la suite

MAHĀSĀṆGHIKA

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 376 mots

Membres d'une secte bouddhique du Petit Véhicule, les Mahāsāṇghika sont apparus en ~ 340 env., se faisant les adeptes des thèses soutenues par Mahādeva. Ce moine, regardé comme l'auteur de sūtra apocryphes, soutenait que l'arhat peut avoir des rêves érotiques, être en proie au doute et à l'ignorance touchant sa qualité d'arhat, être dirigé […] Lire la suite

MAHINDA (282-202 av. J.-C.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 544 mots

Fils d'Aśoka et de Vedisā Mahādevī, Mahinda (Mahendra en sanskrit) entra en religion en ~ 262, le même jour que sa sœur cadette, Samghamittā. Ordonné par Moggaliputta Tissa, Mahādeva et Madhyāntika, il reçut sa formation religieuse à Pātaliputra, à l'Aśokārāma. Il assista au concile de Pātaliputra, à l'issue duquel Moggaliputta Tissa l'envoya en mission à Ceylan. Le terrain était déjà préparé par […] Lire la suite

MAITREYA, chin. BUDAI [POU-TAI]

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 330 mots

Pour le bouddhisme, Maitreya est le cinquième buddha de notre kalpa et le premier à venir après Śākyamuni. Lorsqu'il apparaîtra dans la ville de Ketumatī (Bénarès), la durée de vie des hommes sera de 80 000 ans. Son nom sera Ajita (l'Invaincu), Maitreya étant son nom de famille. Il atteindra la Bodhi sous un arbre nāga. Actuellement, Maitreya est un […] Lire la suite

MAÑJUŚRĪ ou MAÑJUGHOṢA

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 306 mots

Dans la religion bouddhiste, Mañjuśrī (Douce Majesté) est un bodhisattva dont le culte s'est développé en Inde, en Chine et au Japon et qui est souvent représenté assis sur un lion, à la gauche de Śākyamuni, tandis que Samantabhadra se trouve à sa droite sur un éléphant. Il est coiffé d'une espèce de tiare à cinq pointes ou d'un chignon à cinq mèches ( […] Lire la suite

MOKṢA

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 221 mots

Dans l'hindouisme, le terme sanskrit mokṣa, ou moksha (« libération »), désigne la délivrance ultime par laquelle se trouve brisé tout lien avec le cycle des renaissances. En principe, le mokṣa n'est possible que par la mort, mais certains pensent qu'il peut s'obtenir au cours de la vie, quand on adopte l'état du «  […] Lire la suite

PADMASAMBHAVA (2e moitié VIIIe s.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 467 mots

Philosophe indien du bouddhisme tantrique, Padmasambhava est aussi appelé Padmavajra, Padmākāra. Bien que la littérature hagiographique ait fait de lui l'introducteur du bouddhisme au Tibet, le Padmasambhava historique fut, en réalité, un personnage nettement plus effacé.Né dans l'Uddiyāna au sein d'une famille apparentée à la dynastie régnante, il portait d'a […] Lire la suite

PARAMĀRTHA (499-569)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 430 mots

Maître bouddhiste indien et traducteur de textes en chinois. Originaire d'Ujjayinī, dans l'Inde du Nord, Paramārtha (Zhendi) arrive à Canton en 546, avec deux cent quarante liasses de manuscrits sanskrits, puis dans la capitale de l'empereur Wu des Liang (502-556), Jianye (Nankin), en 548, où il est mis à la tête d'un bureau de traductions. Les troubles qui éclatent à cette époque l'empêchent de p […] Lire la suite

PRATYEKABUDDHA

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 393 mots

Dans la hiérarchie des saints du bouddhisme, les pratyekabuddha occupent une situation moyenne (madhya) entre les shrāvaka (auditeurs), qui obtiennent le salut d'un maître auprès duquel ils s'instruisent, et les samyaksambuddha, buddha à part entière. La vie du pratyekabuddha se passe tout entière dans la solitude (pratyeka). On l'appelle souvent, pour cette r […] Lire la suite

RIVADAVIA BERNARDINO (1780-1845)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 312 mots

Premier président de la République argentine, Rivadavia joua un rôle important en 1806 dans la défense de Buenos Aires contre les Britanniques, puis appuya, en 1810, le mouvement pour l'indépendance à l'égard de l'Espagne et devint le secrétaire de la junte révolutionnaire ; en 1811, il prit la tête du triumvira […] Lire la suite

SAICHŌ (767-822)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 392 mots

Moine bouddhiste japonais, fondateur de la secte Tendai, Saichō, né à Shiga, dans la province d'Ōmi, fait ses études au Kokubun-ji de cette province. En 785, ayant reçu les défenses complètes, il demanda et obtint l'autorisation de se retirer dans la montagne, où il construisit un ermitage sur le mont Hieizan. En 788, cet ermitage devint un petit temple appelé Hieizan-ji, puis Shikan-in ; il est c […] Lire la suite

ŚĀRIPUTRA (VIe-Ve s. av. J.-C.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 174 mots

Disciple du Buddha, le premier pour la prajñā (intelligence, sagesse). Connu avant sa conversion sous le nom d'Upatishya, il est avec son ami Kolita, élève, comme lui, du maître Sanjaya, converti au bouddhisme par Ashvajit, du vivant même du Buddha, qui les promeut rapidement au rang de disciples principaux, sous les noms de Shāriputra et de Maudgalyāyana. Shāriputra, très important déjà dans le c […] Lire la suite

SARVĀSTIVĀDIN

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 680 mots

Membres de la secte bouddhiste du Petit Véhicule, issue de la branche mère des Sthavira, sans doute en ~ 244 ou ~ 243, au cours d'un concile réuni à Pātaliputra, sous le règne d'Asoka. Cette assemblée, qui était présidée par Maudgalyāyana ou par Moggaliputta Tissa, repoussa les thèses nouvelles du sarvāstivāda, lesquelles énonçaient principalement que tout existe (sarvam asti), […] Lire la suite

SHINRAN (1173-1262)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 278 mots

Moine bouddhiste japonais, fondateur de l'école Jōdo shinshū (secte véritable du Jōdo), qui prit le nom de Shinran, Matsuwaka maru, né à Kyōto, était le fils de Hino Arinori et fut orphelin très jeune. En 1181, il entra dans les ordres au mont Hiei, où il fut formé dans le Tendai. Il séjourna dix ans au Hieizan, puis étudia au Kōfuku-ji, à Nara. Il rencontra Hōnen à Kyōto et resta avec lui dix ans […] Lire la suite

SONG YUN (VIe s.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 272 mots

Pèlerin chinois, qui se rendit en mission officielle en Inde au début du vie siècle. Né à Dunhuang, Song Yun est envoyé en 518, par une impératrice des Wei du Nord, en ambassade dans les pays d'Occident. Il est chargé de rencontrer les chefs d'État, pour lesquels il emporte des lettres de créance et des présents, et de ramener des textes bouddhiques. […] Lire la suite

TATHĀGATA

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 87 mots

Épithète du Buddha. Diverses étymologies et de nombreuses explications en ont été données. La plus classique — « Celui qui s'en est allé ainsi » — est sans doute une fausse étymologie pour un mot qui est antérieur au bouddhisme et peut-être non aryen. Le terme est utilisé surtout dans les textes du Mahāyāna, souvent associé à celui de samyaksambuddha (« plei […] Lire la suite

VAIROCANA ou DAINICHI-NYORAI

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 119 mots

Un des cinq jina, Vairocana (celui qui répand la lumière en tous sens) est, dans le système des Dyānibuddha, placé au centre et au zénith. Il a pour correspondant dans l'ordre humain le buddha Krakucchanda ; sa couleur est le blanc et le geste qui le caractérise est celui par lequel il met en mouvement la Roue de la Loi ; sa monture est un serpent ou un lion. Il est associé au Dhyānibodhisattva Sa […] Lire la suite

VASUMITRA (IIe s.)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 120 mots

Auteur du Samayabhedoparacanacakra, ouvrage traitant des diverses sectes bouddhiques. L'auteur, de tendance sarvāstivādin, accorde à sa propre secte une importance démesurée, la mettant à l'origine de la plupart des sectes sthavira. Il semble qu'on puisse identifier ce Vasumitra avec celui qui présida le concile tenu au Cachemire sous Kaniṣka. Il serait également un des compila […] Lire la suite

XUANZANG [HIUAN-TSANG] (602-664)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 852 mots

Le plus célèbre des pèlerins chinois en Inde. Né dans le Henan, quatrième fils d'une famille lettrée, Xuanzang fait de bonnes études classiques, mais s'intéresse très jeune au bouddhisme et entre, à douze ans, dans un monastère de Luoyang. En 618, il se rend à Chengdu, dans le Sichuan, et il y reçoit, à l'âge de vingt ans (622), l'upasampadā, l'ordination. Ses études l'amènent […] Lire la suite

YIJING [YI-TSING] (635-713)

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  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 337 mots

Le dernier des grands pèlerins bouddhistes chinois, qui emprunta la route maritime pour gagner l'Inde. Né au Zhili (Hebei), près de Pékin, Yijing entre en religion à sept ans ; à quinze ans, il décide de se rendre dans la patrie du Bouddha. Longtemps après, à trente-sept ans (671), il quitte Yangzhou sur un bateau persan. Son voyage va le mener d'abord à Shrîvijaya (Sumatra), où il étudie le sansk […] Lire la suite

ZHI QIAN [TCHE K'IEN] (IIIe s.)

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 183 mots

Laïc d'origine indo-scythe (Yuezhi, d'où vient son nom Zhi). Très instruit, Zhi Qian vécut d'abord à Luoyang ; puis, en raison des troubles qui marquèrent la fin de l'empire des Han, il émigra, en 220 environ, dans le Sud, au royaume de Wu, où il fut en relations avec l'empereur Sun Quan, qui le prit comme précepteur du prince héritier, Sundeng. Il se consacra à la prédication et à la traduction, […] Lire la suite