ZHI QIAN [TCHE K'IEN] (IIIe s.)

Laïc d'origine indo-scythe (Yuezhi, d'où vient son nom Zhi). Très instruit, Zhi Qian vécut d'abord à Luoyang ; puis, en raison des troubles qui marquèrent la fin de l'empire des Han, il émigra, en 220 environ, dans le Sud, au royaume de Wu, où il fut en relations avec l'empereur Sun Quan, qui le prit comme précepteur du prince héritier, Sundeng. Il se consacra à la prédication et à la traduction, s'attachant particulièrement aux textes du Grand Véhicule. Outre de nombreux petits textes dont beaucoup sont extraits des Āgama, on lui doit surtout une version de l'Aśtasāhasrikāprajnāpāramitā (Prajnāpāramitā en huit mille vers) et une première traduction du Vimalakīrtinirdeśasūtra (Sutra de l'enseignement de Vim à la Kīrti) et du Sukhāvatīvyuha (Ornementation de la contrée bienheureuse), ouvrage qui décrit le paradis d'Amitābha. Zhi Qian écrivait pour les lettrés. Il se montre très soucieux de la forme, de l'élégance du style et il abrège les longues formules répétitives des textes sanskrits.

—  Jean-Christian COPPIETERS

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Jean-Christian COPPIETERS, « ZHI QIAN [TCHE K'IEN] (IIIe s.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhi-qian-tche-k-ien/