KANG SENGHUI [K'ANG SENG-HOUEI] (mort en 280)

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Moine et traducteur sogdien, qui propagea le bouddhisme en Chine. Né au Tonkin d'une famille sogdienne établie depuis longtemps en Inde, Kang Senghui perdit ses parents très jeune et embrassa la religion bouddhique. Il partit prêcher dans le royaume de Wu et s'établit à Jianye (Nankin) où, d'après la légende, il excitait la curiosité des habitants, qui n'avaient jamais vu de moine bouddhiste (en fait, le bouddhisme était déjà implanté dans la région). Il se fit remarquer par l'empereur Sunquan en obtenant une relique du Bouddha par des procédés magiques ; un stūpa fut construit à cette occasion. Sous le règne du petit-fils de Sunquan, Sunhao, Kang Senghui triompha du fonctionnaire Zhang Yu qui lui avait été opposé dans une joute oratoire. Sunhao, qui se montrait toujours hostile au bouddhisme, avait l'habitude de procéder à ce qu'il appelait l'ablution du Bouddha, en faisant porter dans des urinoirs toutes les images religieuses qu'il trouvait. Frappé d'une maladie honteuse, il se convertit et protéga désormais le moine. Kang Senghui mourut, après avoir traduit et commenté plusieurs textes, tous perdus aujourd'hui sauf deux recueils de contes édifiants.

—  Jean-Christian COPPIETERS

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Jean-Christian COPPIETERS, « KANG SENGHUI [K'ANG SENG-HOUEI] (mort en 280) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 juin 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/kang-senghui-k-ang-seng-houei/