GENSHIN (942-1017)

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Moine bouddhiste japonais de la secte Tendai, également appelé Eshinsōzu et Imakashō, Genshin était né à Taima, en Chine. À dix ans, il quitta secrètement sa famille et gagna le monastère du Hiei-zan où il se mit à l'école de Ryōgen. Ses parents le recherchèrent pendant des années, avant de s'apercevoir qu'il était devenu un moine fameux. À quinze ans, il fut nommé hakkōshi (maître en Saddharmapundarīka). À vingt-neuf ans, il s'installa au Eshin-in, à Yokawa, sur le mont Hiei, et s'y consacra à l'étude des textes et à la rédaction de ses œuvres.

En 984, Genshin achève son grand traité, l'Ōjōyōshū (Principes essentiels pour la renaissance dans la Terre pure), ouvrage dans lequel il insiste longuement sur la pratique du nembutsu (ou buddhānusmriti, commémoration des buddhas). Il y décrit aussi les supplices des enfers ainsi que les différentes destinées douloureuses qui attendent l'homme et qu'il compare au bonheur réservé à ceux qui parviennent à la Terre pure. En 986, il fait parvenir son ouvrage au mont Tiantai en Chine, où il recueille un grand succès. En 1004, il est nommé shōsōzu, mais il abandonne bientôt ce poste officiel.

Genshin est célèbre aussi pour ses peintures et ses sculptures, notamment les fameuses descentes d'Amida (Raigō), où l'on voit ce dernier entouré de vingt-cinq bodhisattva. Genshin est considéré comme le fondateur de la sous-secte de l'Eshin-in du Tendai et également comme le sixième patriarche du Jōdo shinshū (véritable secte de la Terre pure).

—  Jean-Christian COPPIETERS

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BOUDDHISME (Les grandes traditions) - Bouddhisme japonais

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  • Jean-Noël ROBERT
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Dans le chapitre « Nouveautés et renaissances »  : […] Le bouddhisme restait cependant une religion monacale, aux dogmes abstrus, rédigés dans une langue à part, et aux pratiques longues et prenantes. Les trois principaux mouvements apparus à l' époque de Kamakura seront chacun à sa manière une simplification, une réponse plus aisée aux préoccupations religieuses non seulement du peuple et de la noblesse, mais aussi d'une grande partie des moines. Il […] Lire la suite

Pour citer l’article

Jean-Christian COPPIETERS, « GENSHIN (942-1017) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/genshin/