Françoise ARMENGAUD

agrégée de l'Université, docteur en philosophie, maître de conférences à l'université de Rennes

AJDUKIEWICZ KAZIMIERZ (1890-1963)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 725 mots

Philosophe et logicien polonais, né en Galicie, mort à Varsovie. Ajdukiewicz étudie à l'université de Lwów avec Twardowski et Łukasiewicz. Ses thèses de doctorat ont pour titres L'Apriorité de l'espace chez Kant et Méthodologie des sciences déductives. Il étudie aussi les mathématiques et la physique. De 1925 à 1928, il enseigne à l'université de Varsovie, p […] Lire la suite

ANALYTIQUE PROPOSITION

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 459 mots

Le mot « analytique » a au moins trois sens.1. Au sens large, une proposition est dite analytique si elle est vraie en vertu de la signification des termes qu'elle contient. La simple considération des significations suffit à donner l'assurance de sa vérité. À ce sens se rattachent le nominalisme de Hobbes, pour qui la vérité nécessaire est telle qu'une propos […] Lire la suite

ANTHROPOMORPHISME

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 7 544 mots

Au sens usuel et étroit, le terme « anthropomorphisme » définit le procédé erroné et illégitime par lequel une pensée insuffisamment critique attribue à des objets situés hors du domaine humain – objets naturels ou objets divins – des prédicats empruntés à la détermination du domaine humain, à des fins explicatives ou simplement représentatives.Concept essen […] Lire la suite

ANTINOMIE

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 372 mots

N'est pas antinomie n'importe quelle contradiction, mais seulement celle qui joue entre des lois — soit des lois juridiques ou théologiques, soit des lois de la raison (Kant), soit des thèses déduites de lois logiques (théorie des ensembles) —, ni n'importe quel paradoxe, mais seulement ce qui heurte l'attente d'une cohérence entière dans un système rationn […] Lire la suite

APORIE

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 803 mots

Terme appartenant à la philosophie grecque de l'Antiquité ; c'est la transcription littérale de aporia, dont le sens propre est « impasse », « sans issue », « embarras ». En philosophie, on peut lui donner un sens faible, comme le fait Aristote en insistant sur l'aspect de difficulté à résoudre […] Lire la suite

AUSTIN JOHN LANGSHAW (1911-1960)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 928 mots

John Langshaw Austin est sans doute le représentant le plus brillant et le plus original de la philosophie analytique dite « philosophie du langage ordinaire », caractéristique de l'école d'Oxford par opposition à celle de Cambridge. Il fit ses études à Oxford, dont il devint fellow en 1933 ; il se distingua particulièrement durant la Seconde […] Lire la suite

BESTIAIRES

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  • Daniel POIRION, 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 10 728 mots

Le premier trait qui distingue la représentation animalière des représentations végétales ou humaines est son ancienneté et la précocité surprenante de son apparition. Le répertoire de l'art préhistorique est en effet tout entier constitué d'animaux. Mais le thème apparaît dans le vocabulaire décoratif de tous les arts. Il convient de distinguer «  […] Lire la suite

BOSANQUET BERNARD (1848-1923)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 895 mots

Philosophe anglais, qui fut professeur à Saint Andrews. Bosanquet est un représentant original, avec Bradley et Royce, de l'idéalisme néo-hégélien. Il était le combattant d'une cause perdue en ce qu'il se voulait le défenseur de l'idéalisme ancien (absolu) contre les « hérésies » de l'idéalisme personnaliste en un temps où se dissociaient les deux sources […] Lire la suite

BRUNSCHVICG LÉON (1869-1944)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 948 mots

Philosophe français, né à Paris, Léon Brunschvicg entre, en 1880, à l'École normale supérieure et suit à la Sorbonne les cours de Victor Brochard et d'Émile Boutroux. Sa thèse de doctorat a pour sujet et pour titre La Modalité du jugement (1892). Il fonde, en 1893, la Revue de métaphysique et de morale, avec Xavier Lé […] Lire la suite

CAVAILLÈS JEAN (1903-1944)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 444 mots

Philosophe et logicien français, professeur à l'École normale supérieure, à l'université de Strasbourg et à la Sorbonne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs fois prisonnier et évadé, il est l'un des premiers et des plus actifs fondateurs de réseaux de résistance. Il a été fusillé par les Allemands en 1944. Son souvenir est évoqué par sa sœur, G. Ferrières : Cavaillès, phil […] Lire la suite

CHOSE

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 746 mots

Terme de la langue ordinaire dont la référence, une fois exclus les êtres animés, est purement contextuelle : telle « chose difficile », c'est ce sur quoi porte mon action tandis que je parle ; « la chose en question », c'est ce dont nous nous entretenons sans lui donner son nom usité ; « dites quelque chose » signifie « dites n'importe quoi pourvu seulement que ce soit pertinent dans la situation […] Lire la suite

CHURCH ALONZO (1903-1995)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 616 mots

Mathématicien et logicien, philosophe et historien de la logique, Alonzo Church est né le 14 juin 1903 à Washington et mort le 11 août 1995 à Hudson (Ohio). Professeur de mathématiques à l'université de Princeton, directeur du Journal of Symbolic Logic, il est selon Kneale « le plus fidèle des disciples de Frege ». Réputé « platonisant », il défend une conception délibérément r […] Lire la suite

CLARKE SAMUEL (1675-1729)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 662 mots

Philosophe et théologien anglais, disciple et ami de Newton, Samuel Clarke joua un rôle important dans la substitution de la physique newtonienne à la physique cartésienne au sein des universités anglaises. Il fut admiré comme prédicateur et il est connu pour ses conférences (les Boyle Lectures, instituées par testament par le physicien Boyle), prononcées à Saint Paul en 1704 e […] Lire la suite

CONTRAIRES & CONTRADICTOIRES, logique

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 390 mots

Distinction qui, en logique aristotélicienne, concerne essentiellement les propositions et secondairement les termes. Deux propositions contradictoires sont opposées à la fois en quantité (quelques / tous) et en qualité (affirmation / négation) : « Tous les chats sont gris » / « Quelque chat n'est pas gris » — « Aucun chat n'est vulgaire » / « Quelque chat est vulgaire ». Deux propositions contrai […] Lire la suite

CONVERSION, logique

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 390 mots

Dans la logique aristotélicienne, la « conversion » est un procédé d'inférence immédiate qui consiste à transposer les termes d'une proposition de la forme sujet-prédicat de telle sorte que le prédicat devienne sujet et le sujet prédicat, et ce de façon que la proposition converse n'affirme rien de plus que la proposition initiale. Exemples : Tous les chat […] Lire la suite

CULTURE - Nature et culture

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 7 892 mots

« Étant donné que la culture s'acquiert par apprentissage, les gens ne naissent pas Américains, Chinois ou Hottentots, paysans, soldats ou aristocrates, savants, musiciens ou artistes, saints, chenapans ou moyennement vertueux : ils apprennent à l'être. » Ce propos de T. Dobzhansky (1966) caractérise assez complètement la conception moderne de la culture : elle est acquise, mais d'abord par imprég […] Lire la suite

DÉFINITION

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 503 mots

Traditionnellement, définir, c'est expliciter, lorsqu'il s'agit d'un mot, et, lorsqu'il s'agit d'un être, c'est lui assigner un statut ; on définit par genre prochain et différence spécifique : « La rose est une fleur d'églantier dont les étamines sont devenues pétales. »Cela présuppose :sur le plan ontologique, le primat […] Lire la suite

DIALLÈLE

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 463 mots

Raisonnement erroné qui a été repéré et thématisé par les philosophes grecs, notamment les sceptiques. Diallèle est la transcription de diallèlos, nom grec de ce qu'on appelle aussi « cercle vicieux » ou « inférence réciproque », et qui consiste à définir un terme ou à démontrer une proposition au moyen d'un autre terme ou d'une autr […] Lire la suite

DILEMME

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 172 mots

Originellement, le dilemme désigne un argument à deux prémisses. Sa signification s'est restreinte, chez les rhéteurs hellénistiques du iie siècle, aux arguments dont les stances du Cid représentent pour nous le meilleur exemple :– Si je tue don Gormas [le père de Chimène], je perds Chimène.– Si je ne tue pas don Gormas [et ainsi m […] Lire la suite

ENTHYMÈME, rhétorique

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 221 mots

Terme peu usité, qui vient de la logique grecque de l'Antiquité. Quintilien récapitule trois sens de l'enthymème : ce qu'on a dans l'esprit, pensée, raisonnement ; affirmation appuyée sur la raison qui la justifie ; argument allusif et non rigoureux. Les deux sens techniques principaux sont les suivants : Aristote (Premiers Analytiques, […] Lire la suite

ÉQUIVOCITÉ & UNIVOCITÉ

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 193 mots

Termes qui, dans leur sens technique, appartiennent à la philosophie médiévale. Est univoque le mot qui est toujours employé dans le même sens. Est équivoque le mot qui est employé dans des sens différents, sans toutefois qu'on arrive à la pure et simple homonymie (comme c'est le cas si l'on parle du vol d'un tableau au Louvre et du prochain vol d'Air France pour Athènes). Le problème du langage t […] Lire la suite

ESSENCE, philosophie

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 494 mots

Important terme philosophique ayant une très longue histoire. L'essence d'un être, c'est ce qu'il est vraiment, ce qui fait qu'il est ce qu'il est. « L'essence coïncide avec ce qu'il y a de plus intime et de presque secret dans la nature de la chose, bref ce qu'il y a en elle d'essentiel » (É. Gilson : L'Être et l'essence). C'est aussi ce qui d'un être est pensé comme immuable […] Lire la suite

EXPRESSION, philosophie

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 991 mots

Ensemble de données perceptives offertes par un être à un moment donné du temps et qui fonctionnent comme des signes manifestant, révélant ou trahissant les émotions, les sentiments et les intentions de cet être.Les sources historiques du concept d'expression appartiennent à la phil […] Lire la suite

EXTENSION & COMPRÉHENSION, logique

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 441 mots

Distinction introduite par la Logique de Port-Royal et portant sur les idées universelles : « J'appelle compréhension de l'idée les attributs qu'elle enferme en soi, et qu'on ne peut lui ôter sans la détruire, comme la compréhension de l'idée du triangle enferme extension, figure, trois lignes, trois angles, et l'égalité de ces trois angles à deux droits, et […] Lire la suite

DIALOGUE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD, 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 421 mots

L'entrée en dialogue paraît d'autant plus désirable que le partenaire est plus différent ou plus lointain. Le dialogue répond à une préoccupation éthique – il serait l'antiviolence par excellence – et à un souci politique : comment améliorer la circulation de l'information de manière à orienter les conflits vers un consen […] Lire la suite

FRISCH KARL VON (1886-1982)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 120 mots

Zoologiste autrichien, Karl von Frisch a enseigné successivement, jusqu'en 1958, aux universités de Rostock, de Breslau, de Gratz et de Munich. Ses études ont porté sur le système sensoriel des poissons et des insectes, et sur la perception et la communication animale. On lui doit la découverte de la richesse du « langage » des abeilles (1944) ; par leurs « danses », elles sont capables de transme […] Lire la suite

GASSENDI PIERRE GASSEND dit (1592-1655)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 061 mots

Savant et philosophe français, né près de Digne, reçu docteur en théologie en 1614 à Avignon, Gassendi est ordonné prêtre en 1616 et enseigne la philosophie à l'université d'Aix-en-Provence de 1617 à 1623. Il y fait des observations astronomiques détaillées, se déclare partisan de Copernic et entre en correspondance avec Galilée. Il partage ensuite son […] Lire la suite

GEULINCX ARNOLD (1624-1669)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 451 mots

Philosophe flamand né à Anvers, métaphysicien et moraliste, Geulincx enseigna à Louvain, d'où il fut chassé en 1658 pour ses critiques de la scolastique ; il alla à Leyde et se convertit alors du catholicisme au calvinisme. Influencé dans ses études par le cartésien Guillaume Philippi, il attaqua dans son enseignement la physique scolastique à partir des principes cartésiens ; il fut aussi attiré […] Lire la suite

GUEROULT MARTIAL (1891-1976)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 790 mots

Philosophe français, né au Havre, professeur de 1929 à 1950 aux facultés des lettres de Strasbourg et de Paris, puis de 1951 à 1962 au Collège de France, où il occupe la chaire d'histoire et de technologie des systèmes philosophiques, président (1929) des colloques philosophiques internationaux de Royaumont, membre de l'Institut (Académie des […] Lire la suite

HESCHEL ABRAHAM JOSHUA (1907-1972)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 867 mots

Théologien et philosophe américain, Abraham Joshua Heschel, né à Varsovie, est un descendant de grands maîtres hassidiques (par son père, du Maguid de Mezeritch ; par sa mère, de Lévi Yitzhk de Berditchev). Après des études à l'université de Berlin (où il donne comme dissertation inaugurale Das prophetische Bewusstsein, 1935), il succède en 1937 à […] Lire la suite

HINTIKKA JAAKKO (1929-2015)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 189 mots

Logicien et philosophe finlandais, Hintikka fit ses études à Harvard (1954) et est professeur aux universités d'Helsinki (Finlande), de Berkeley et Stanford (États-Unis). Il mène une réflexion philosophique, dans une ligne qui déborde la philosophie analytique classique, sur les problèmes posés par le développement de la logique, en développan […] Lire la suite

IDÉATION

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 144 mots

Terme usité en psychologie médicale (psychopathologie, psychopharmacologie) pour désigner le processus de formation et d'enchaînement des idées en tant que représentations mentales appartenant à un individu. Synonyme d'activité intellectuelle ou de pensée, avec une nuance réductrice qui assimile à une telle activité une fonction naturelle de l'esprit qu'on pe […] Lire la suite

IMPLICATION, logique

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 285 mots

Comme tout concept exact, l'implication prend sens dans une théorie, ici la théorie des fonctions de vérité, et elle est solidaire des autres notions de cette théorie : notions de proposition et de valeur de vérité. L'implication s'exprime par la définition du foncteu […] Lire la suite

INFÉRENCE

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 195 mots

Opération de l'esprit qui passe de propositions assertives, comme prémisses, à des propositions assertives, comme conclusions. Au sens strict, on distingue l'inférence du raisonnement en ce qu'elle peut être soit médiate soit immédiate (passer de « Quelque a n'est pas b » à « Quelque b n'est pa […] Lire la suite

KOTARBINSKI TADEUSZ (1886-1981)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 880 mots

Logicien et philosophe polonais né à Varsovie, Tadeusz Kotarbinski fait ses études à l'université de Lwów, et obtient en 1912 son doctorat avec une thèse sur L'Utilitarisme dans l'éthique de Mill et de Spencer. De 1918 à 1957, il enseigne à l'université de Varsovie. En 1957, il préside l'Acad […] Lire la suite

ŁUKASIEWICZ JAN (1878-1956)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 692 mots

Philosophe et logicien polonais, né à Lwów, Łukasiewicz fit des études de mathématiques et de philosophie dans sa ville natale. Il obtint son doctorat de philosophie en 1902, enseigna d'abord à Lwów, puis voyagea en Europe et, de 1915 à 1918, enseigna à l'université de Varsovie. En 1918, il appartint au cabinet du ministre polonais de l'Éducation nationa […] Lire la suite

MERSENNE MARIN (1588-1648)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 961 mots

Philosophe et religieux français, Mersenne est l'une des figures les plus influentes de la révolution scientifique du xviie siècle, au sein de laquelle, sans être proprement homme de science, il a joué un rôle considérable de témoin et d'animateur. Né à Oizé, près de La Flèche, il fit ses études au collège jésuite de cette ville, un peu avant Descarte […] Lire la suite

MÉTALOGIQUE

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 422 mots

Étude des propriétés des systèmes logiques. Une fois construit comme système, un formalisme peut lui-même devenir objet d'étude. Les propriétés les plus importantes des systèmes formels sont les suivantes : tout d'abord, dans l'ensemble des formules constructibles dans un système, il en est qui ne sont pas démontrables et le système est dit cohérent ; au […] Lire la suite

MOORE GEORGE EDWARD (1873-1958)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 565 mots

Étudiant en lettres classiques à Cambridge, détourné vers la philosophie par son ami Bertrand Russell, George Edward Moore se consacra principalement à son enseignement qui, à Cambridge d'abord, puis pendant la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis, fit de lui l'une des personnalités les plus attachantes […] Lire la suite

MORRIS CHARLES WILLIAM (1901-1979)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 152 mots

Philosophe américain dont l'œuvre est un commentaire de la théorie des signes de C. S. Peirce. Dans Signs, Language, and Behaviour (1946), Morris distingue, à l'intérieur de la sémiotique (théorie générale des signes), l'étude syntactique, qui décrit les relations des signes les uns avec les autres ; la sémantique, qui décrit la manière d […] Lire la suite

MOYEN, philosophie

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 664 mots

Ce qui rend possible et réel l'accomplissement d'une fin. Un débat traditionnel et toujours actuel de la philosophie morale a pour objet la préséance des moyens ou des fins, leur éventuelle dénaturation réciproque. La structure téléologique de l'action humaine autorise la distinction des moyens et des fins ; il est […] Lire la suite

NEURATH OTTO (1882-1945)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 352 mots

Philosophe et sociologue autrichien, un des fondateurs de l'empirisme logique. Socialiste marxiste indépendant, Otto Neurath s'est intéressé à l'économie, à la politique et à l'histoire. Éditeur de l'Encyclopaedia of Unified Science, il fut le membre le plus « extrémiste » du […] Lire la suite

NOM

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 7 090 mots

L'analyse grammaticale distinguait les noms communs et les noms propres. Les premiers correspondent, selon l'analyse logique classique, aux termes généraux qui se disent de plusieurs, et les seconds aux termes singuliers qui ne se disent que d'un seul. Si la problématique des noms communs se résorbe aujourd'hui pour nous dans celle des prédicats (encore que, pour Kripke, les noms communs d'espèces […] Lire la suite

NON & NÉGATION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 965 mots

Opérateur linguistique de la négation, « non » apparaît dans le dialogue ou dans l'interaction comme réponse à l'interlocuteur ou au partenaire et exprime soit le rejet d'une croyance, soit le refus de la poursuite d'un processus. On peut distinguer :La réponse à une simple interrogation, qui met fin à son indétermin […] Lire la suite

NOUMÈNE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 704 mots

Terme créé par Kant et qui n'a guère d'usage et de sens qu'à l'intérieur de la philosophie kantienne. Le mot « noumène » est transcrit du grec, et sa signification littérale est empruntée à la philosophie platonicienne ; noumène (noumênon) est employé par Platon pour désigner les idées en tant qu […] Lire la suite

OXFORD ÉCOLE LOGIQUE D'

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 383 mots

École qui occupe une place originale dans le mouvement contemporain de la « philosophie analytique ». Traditionnellement l'université d'Oxford est le lieu de l'éducation classique, en littérature et en philosophie, et on la considère comme un bastion des études aristotéliciennes, tandis que Cambridge, sa rivale depuis des siècles, se réclame davantage de […] Lire la suite

PARADIGME, linguistique

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  • Françoise ARMENGAUD, 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 680 mots

Au sens traditionnel du terme, un paradigme est l'ensemble caractéristique des formes fléchies d'un morphème lexical. Ainsi, dans une langue à cas, le nom, le pronom, l'adjectif prennent, selon le genre, le nombre, la personne qui leur sont propres et les rapports qu'ils ont aux autres éléments de la phrase, des dési […] Lire la suite

PARADIGME, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 319 mots

Est paradigme ce que l'on montre à titre d'exemple, ce à quoi on se réfère comme à ce qui exemplifie une règle et peut donc servir de modèle. En tant que modèle concret devant guider une activité humaine et lui servir de repère, le paradigme se distingue de l'archétype, qui suggère l'idée d'une priorité ontologique originelle. Comme l'a montré P.-M. Schuhl […] Lire la suite

PARALOGISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 257 mots

Raisonnement erroné, fait en toute bonne foi et sans intention de tromper (ce qui le distingue du sophisme, qui est un paralogisme perpétré avec l'intention de tromper). Étymologiquement, commettre un paralogisme c'est « raisonner à côté ». Historiquement, sont demeurés célèbres les paralogismes de la raison pure […] Lire la suite

POPPER KARL RAIMUND (1902-1994)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 2 095 mots

Philosophe et épistémologue, Karl Raimund Popper est né à Vienne en 1902. Une fréquentation longue et désintéressée de l'université de cette ville lui permit d'acquérir une formation scientifique, philosophique et musicale, tandis qu'il travaillait comme ébéniste, puis comme social worker auprès d'enfants défavorisés, enfin comme ensei […] Lire la suite

PORT-ROYAL LOGIQUE DE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 595 mots

On désigne habituellement sous le nom de Logique de Port-Royal un ouvrage paru en 1662 et intitulé La Logique ou l'Art de penser, qui fut élaboré dans les Petites Écoles de Port-Royal par Antoine Arnault et Pierre Nicole. Destiné à être un manuel abrégé, permettant aux non-spécialistes « d'apprendre en quatre ou cinq jours tout ce qu'il y […] Lire la suite

PRÉDICATS CALCUL DES

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 277 mots

Dans la logique aristotélicienne, la distinction du sujet et du prédicat est à la fois d'ordre linguistique (grammatical), d'ordre ontologique (la substance et ce qu'on peut dire d'elle) et d'ordre logique. Le prédicat est affirmé d'un sujet ; il est dit lui appartenir : « La blancheur appartient à Callias », ou « Callias est blanc ».La logique moderne ne distingue plus entre sujet et prédicat ent […] Lire la suite

PROPOSITION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 652 mots

Il convient d'abord de distinguer la phrase, le jugement, l'énoncé et la proposition. La phrase est une entité linguistique, soumise à des règles grammaticales, qui assurent sa correction, et à d'éventuels critères stylistiques ; on considère qu'elle exprime un jugement ou un énoncé ; elle est susceptible d'être proférée verbalement par […] Lire la suite

PROPOSITION CATÉGORIQUE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 160 mots

Énoncé simple, originellement affirmatif, chez Aristote et selon l'étymologie (depuis lors, on a admis la spécificité de l'énoncé simple négatif), la proposition catégorique attribue un prédicat à un sujet, par exemple : « les chats sont fidèles », « les lémuriens sont gracieux ». La proposition catégorique ne contient ni condition (à la différence du […] Lire la suite

PROPOSITIONNEL CALCUL

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 274 mots

Logique des propositions inanalysées, reliées par des connecteurs propositionnels (non ; et ; ou ; si..., alors...), qui sont des foncteurs de vérité ; ce qui signifie que la valeur de vérité du composé est directement et mécaniquement fonction (d'après les définitions de la négation, de la conjonction, de la disjonction et de l'implication) des val […] Lire la suite

PROTOCOLAIRES ÉNONCÉS

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 647 mots

Notion d'épistémologie contemporaine, d'origine anglo-saxonne, qui traduit l'anglais protocol sentences et l'allemand Protokoll Sätze. Avant toute spécialisation philosophique, le terme allemand Protokoll désignait un compte rendu, un procès-verbal, notamment des débats d'un procès.C'est autou […] Lire la suite

QUANTIFICATION, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 690 mots

Notion usitée en logique des prédicats. On peut, avec W. V. O. Quine, diviser en trois la logique contemporaine :1. La théorie des fonctions de vérité a pour objet les structures logiques engendrées en construisant des propositions composées à partir de propositions simples, à l'aide des particules « et », « ou », « non », « si..., alors... » ; on l'appelle aussi calcul des pro […] Lire la suite

QUINE WILLARD VAN ORMAN (1908-2000)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 568 mots

Né à Akron (Ohio, États-Unis) en 1908, Willard Van Orman Quine, qui est réputé être « le plus grand philosophe américain contemporain », a d'abord reçu une formation de mathématicien et a préparé sa thèse de doctorat sous la direction de A. N. Whitehead. Il a régulièrement contribué au Journal of Symbolic Logic. Sa vocation philosophique s'est éveillée à la lecture enthousiaste […] Lire la suite

RYLE GILBERT (1900-1976)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 796 mots

Le philosophe anglais Gilbert Ryle fit ses études de philosophie à Oxford, fut nommé lecteur en 1924 et, en 1925, tuteur (tutor) à Christ Church College. De 1945 à 1968, il fut « Waynflete professor of metaphysical Philosophy » à l'université d'Oxford. Il enseigna ensuite au Magdalen College à Oxford. Il édite la revue […] Lire la suite

SABBAT

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 560 mots

Transcription du mot hébreu shabbat, le terme sabbat est le nom du septième jour de la semaine, le samedi ; conformément à son étymologie (du verbe shavat, « cesser »), il désigne le jour de la cessation du travail, du repos. Institution essentielle à la vie religieuse juive, le sabbat commence dix-huit minutes (pou […] Lire la suite

SCHLICK MORITZ (1882-1936)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 221 mots

Né à Berlin, où il étudie la physique avec Max Planck (il passa son doctorat en 1904 avec une thèse sur la réflexion de la lumière), Schlick est l'un des fondateurs de la philosophie analytique. La pratique qu'il a de la recherche scientifique le laisse insatisfait de l'épistémologie néo-kantienne […] Lire la suite

SCHOLEM GERSHOM (1897-1982)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 643 mots

Philologue, historien et théologien israélien, né à Berlin, Gershom Scholem étudia à Berlin, à Iéna, à Berne et à Munich. Il enseigne à l'université de Jérusalem et, depuis 1968, est président de l'Académie israélienne des sciences et des humanités. Son adhésion au mouvement sioniste alors qu'il était encore étudiant l'amena à s'intéresser aux sources de la tradition juive ; il devint alors un vér […] Lire la suite

SENS COMMUN

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 180 mots

La langue ordinaire assimile bon sens et sens commun : une même faculté de juger avec pertinence des situations concrètes, une même estimation de ce qui est réel et de ce que le réel rend possible ; également une mesure de ce qui « fait sens », selon des critères psychologiques et sociologiques implicites. La tradition philosophique tantôt les distingue (Descartes), tantôt préserve l'assimilation […] Lire la suite

SOPHISME

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 902 mots

Transcription du grec sophisma, désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigit […] Lire la suite

SPONTANÉITÉ

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 374 mots

Ce qui est « spontané » se produit par l'initiative propre d'un agent, sans être l'effet d'une cause extérieure, sans être une réaction ou une réponse à un stimulus quelconque.Selon la définition classique de Leibniz, est spontané ce dont le principe est dans l'agent. Être doué de spontanéité, c'est être la source originelle d'actions ou de manifestations […] Lire la suite

SYLLOGISME FIGURES & MODES DU

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 117 mots

On distingue diverses figures du syllogisme suivant la fonction jouée par le moyen terme dans les deux prémisses : sujet ou prédicat. Dans le tableau suivant sont notées toutes les combinaisons possibles des deux prémisses pour chaque figure, et on a étoilé les modes reconnus comme valides au Moyen Âge (soit davantage que n'en reconnaissait Aristote). Not […] Lire la suite

SYNTHÈSE, philosophie

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 343 mots

Pour présenter la synthèse, on s'inspirera plus particulièrement de deux philosophes qui ont fait d'elle un moment essentiel de la pensée : Kant et Hegel. Kant introduit la distinction entre les jugements analytiques, qui élucident et expliquent un concept sans communiquer d'information nouvelle (par exemple : « Tous les corps sont divisibles »), et les juge […] Lire la suite

TAUTOLOGIE

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 834 mots

Dans le langage ordinaire, énoncer une tautologie, c'est dire la même chose deux fois ; c'est affirmer un truisme, une évidence triviale, voire parler à vide et finalement ne rien dire. S'il n'est pas totalement dépourvu de signification, le discours tautologique est du moins dénué d'intérêt et il ne véhicule aucune information ; comme le jugement analytiqu […] Lire la suite

TWARDOWSKI KASIMIERZ (1866-1938)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 516 mots

Philosophe polonais, né à Vienne, K. Twardowski passe son doctorat de philosophie en 1892 ; en 1895, il obtient une chaire de philosophie à l'université de Lwow où il enseigne jusqu'en 1930. Son rôle pédagogique est essentiel ; c'est lui qui forme les représentants de la philosophie polonaise du xxe siècle : […] Lire la suite

TYPE

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 217 mots

Modèle qui détermine la forme d'une série d'êtres, lui-même étant l'un de ces êtres (prototype, archétype) ; être qui présente la forme la plus caractéristique ou la plus parfaite d'une série (être « typique », « typé » ; « typifier » : exagérer les traits caractéristiques) ; catégorie d'êtres définie à partir d'un trait caractéristique : en morphophysiologie, type athlétique ou type asthénique, t […] Lire la suite

UEXKÜLL JAKOB VON (1864-1944)

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 672 mots

Naturaliste et biologiste allemand, Jakob von Uexküll fit ses études à Heidelberg. En 1925, il fonda à Hambourg l'Institut für Umweltforschung (Institut d'étude du milieu et de l'environnement), dont il fut le directeur. Parti de l'étude des invertébrés, il s'intéressa au comportement animal en général ; la valeur de ses descriptions fait de lui un des grands […] Lire la suite

VALIDITÉ, logique

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 606 mots

Propriété de l'inférence qui la qualifie quant à sa fonction essentielle. L'inférence consiste à passer de propositions vraies assertées comme prémisses à une proposition vraie assertée comme conclusion. Si l'inférence est telle que, si je suis assuré de la vérité des prémisses, alors je le suis également de la vérité de la conclusion, l'inférence est dite […] Lire la suite

VÉRIFICATION & PRINCIPE DE VÉRIFIABILITÉ, épistémologie

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 223 mots

Principe qui est fondamental pour les positivistes logiques (ou néo-positivistes) et selon lequel seules les propositions soit analytiques soit empiriquement vérifiables ont un sens pour la connaissance. Il ne s'applique pas aux domaines affectifs, esthétiques, moraux, qui relèvent d'impératifs, ou d'exclamations, et porte sur le domaine de la connaissa […] Lire la suite

VÉRITÉ VALEUR DE

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  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 246 mots

Expression exclusivement technique, usitée en logique moderne. Les valeurs de vérité sont au nombre de deux : le vrai et le faux. Elles sont assignées aux propositions atomiques (de manière analogue à l'assignation de valeurs numériques aux expressions algébriques). La valeur de vérité des propositions composées ou moléculaires est directement fonction des valeurs de vérité des propositions atomiq […] Lire la suite