MORALE

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Étymologiquement, « morale » vient du latin (philosophia) moralis, traduction par Cicéron, du grec ta èthica ; les deux termes désignent ce qui a trait aux mœurs, au caractère, aux attitudes humaines en général et, en particulier, aux règles de conduite et à leur justification. On réserve parfois, mais sans qu'il y ait accord sur ce point, le terme latin à l'analyse des phénomènes moraux concrets, celui d'origine grecque au problème du fondement de toute morale et à l'étude des concepts fondamentaux, tels que bien et mal, obligation, devoir, etc.

La morale apparaît d'abord, et légitimement, comme le système des règles que l'homme suit (ou doit suivre) dans sa vie aussi bien personnelle que sociale. Vus ainsi, le problème moral et les problèmes de la morale constituent le centre de toute réflexion, puisque toute entreprise humaine, pour désintéressée qu'elle se croie, est soumise à la question de savoir si elle est justifiée ou non, nécessaire, admissible ou répréhensible, en accord avec les valeurs reconnues ou en contradiction avec elles, c'est-à-dire si elle aide à la réalisation de ce qui est considéré comme souhaitable, à la prévention ou à l'élimination de ce qui est jugé mauvais. Une action ou un caractère sont ainsi classés comme moraux ou immoraux, de même que les règles consciemment ou inconsciemment suivies dans les actes qui expriment le caractère. Puisque ces règles ne sont pas les mêmes pour différents individus, époques, civilisations, sociétés, la question se pose de savoir comment découvrir un vrai bien et une vraie morale, question à laquelle seule une réflexion systématique sur la morale, une philosophie de la morale peut répondre, le cas échéant par la négative en niant l'existence d'une morale absolument vraie et, partant, universelle en ce qu'elle obligerait tous les ê [...]


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MORALE (sociologie)

  • Écrit par 
  • Gérôme TRUC
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Désignant l’ensemble des normes et des valeurs qui régissent les comportements des membres d’une même société les uns à l’égard des autres, la morale touche au cœur même de la sociologie. À la centralité conférée initialement par Émile Durkheim à l’étude objective du « fait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morale-sociologie/#i_16923

ALTÉRITÉ, philosophie

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Dans le chapitre « Vers une reconnaissance de l'expérience d'autrui : Kant, Scheler »  : […] La phénoménologie husserlienne restant prisonnière de la représentation et de la perception, la voie d'accès à l'existence d'autrui, à l'intersubjectivité, ne se trouverait-elle pas du côté du sentiment, de l'affectivité ( Einfühlung ), laquelle relie les êtres en deçà de la dualité sujet-objet, dans la mesure où elle met directement « en présence de... » sans l'intermédiair […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alterite-philosophie/#i_16923

ALTRUISME

  • Écrit par 
  • Guy PETITDEMANGE
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Généralement, le terme d'altruisme qualifie une attitude morale concrète qui, par-delà toute crainte et même toute norme, privilégie autrui. L'altruisme manifeste un débordement de l'amour propre naturel, calculateur et soucieux de préserver le soi, et du désir érotique qui porte éperdument vers autrui mais un autrui à posséder. Une sorte d'aura entoure le terme d'altruisme. On est aux confins de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/altruisme/#i_16923

AMOUR

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL, 
  • Baldine SAINT GIRONS
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Dans le chapitre « Héloïse ou l'amour d'union »  : […] Un triple modèle hante Héloïse : celui de la noble Romaine, celui de la sainte ou de la fille spirituelle d'un grand théologien, mais surtout celui de l'amante inconditionnellement soumise aux désirs et volontés de l'être aimé. « Jamais, Dieu le sait, je n'ai cherché en toi rien d'autre que toi. Ce ne sont pas les liens du mariage, ni un projet quelconque que j'attendais, et ce ne sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/amour/#i_16923

ANTISPÉCISME

  • Écrit par 
  • Fabien CARRIÉ
  •  • 4 140 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Émergence du concept »  : […] Hétérodoxe, ce courant critique était bien parvenu à influer marginalement sur la ligne politique de la R.S.P.C.A. (Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals, principale organisation anglaise de protection des animaux fondée en 1824). Mais il finit toutefois par s’essouffler graduellement à partir de la Première Guerre mondiale. S’il n’y a pas de solution de continuité entre ce couran […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antispecisme/#i_16923

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
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Dans le chapitre « L'action morale »  : […] Aristote distingue entre la praxis , qui est l'action immanente n'ayant d'autre fin que le perfectionnement de l'agent, et la poièsis , c'est-à-dire, au sens le plus large, la production d'une œuvre extérieure à l'agent. Cette distinction apparemment claire fonde la distinction entre sciences pratiques ( éthique et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_16923

AURORE, Friedrich Nietzsche - Fiche de lecture

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  • Jacques LE RIDER
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Dans le chapitre « La conscience submergée »  : […] Aurore est divisé en cinq livres et, au total, en 575 paragraphes, fragments ou aphorismes de longueur variable, qui composent une symptomatologie de l'existence humaine et entreprennent une archéologie de la culture contemporaine. Dans son Avant-propos de 1886, Nietzsche définit ainsi son projet : « Je descendis en profondeur, je taraudai la base, je commençai à examiner et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aurore/#i_16923

AUTONOMIE

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
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Dans le chapitre « Autonomie et liberté stoïcienne »  : […] Indépendance de toute régulation et de toute contrainte venant de l'extérieur, suffisance de besoins satisfaits sans que la cité ou l'individu ait à se constituer dans la dépendance de qui que ce soit, achèvement et perfection, tels sont les sens principaux attachés à la notion d'autonomie par la réflexion classique. Mais c'est sans doute chez les stoïciens – bien que le terme d'autonomie ne figu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autonomie/#i_16923

AUTONOMIE (sociologie)

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  • Romain PUDAL
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Étymologiquement, la notion d’autonomie renvoie au fait de se donner à soi-même sa propre loi, ses propres règles. Elle est centrale dans la philosophie morale – kantienne notamment – et sert de critère pour départager ce qui est moral de ce qui ne l’est pas. Plus fondamentalement encore, on a pu considérer que la conquête d’une autonomie par rapport aux vérités révélées, aux dogmes et à toutes l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autonomie-sociologie/#i_16923

BAUDELAIRE CHARLES

  • Écrit par 
  • Pierre BRUNEL
  •  • 6 902 mots
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Dans le chapitre « Ses refus »  : […] L'attitude de Baudelaire peut être négative, polémique même. Ainsi il poursuit de son ironie les prétentions de l'esprit positif et positiviste à envahir le domaine poétique. Il lutte contre ce qu'il appelle « l'hérésie de l'enseignement », dont il dénonce les formes les plus insupportables. Il repousse tout d'abord la volonté d'unir l'art et la science. Dans la Préface des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-baudelaire/#i_16923

BERGSON HENRI (1859-1941)

  • Écrit par 
  • Camille PERNOT
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Dans le chapitre « Dieu, l'expérience mystique »  : […] Le Créateur, quant à lui, est en continuité avec son œuvre dont on ne saurait le séparer radicalement : c'est de sa propre croissance que surgit et dure l'Univers. Immanent à sa création, il est, en outre, comme elle, inachevé, en devenir : « Dieu n'a rien de tout fait » ( L'Évolution créatrice ). Rien de plus contraire, semble-t-il, à une théologie de la transcendance. Cert […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-bergson/#i_16923

BIEN, philosophie

  • Écrit par 
  • Monique CANTO-SPERBER
  •  • 6 603 mots
  •  • 1 média

La notion de bien constitue la notion centrale de la philosophie morale depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du xviii e  siècle. En effet, le concept de bien a été traditionnellement attaché aux concepts de bonheur, de bon état de chose à maximiser, de bonnes conséquences à promouvoir ou de vie bonne. Toutes ces affiliations témoignent d'un élément c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bien-philosophie/#i_16923

BIOÉTHIQUE ou ÉTHIQUE BIOMÉDICALE

  • Écrit par 
  • Gilbert HOTTOIS
  •  • 7 814 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les sources philosophiques »  : […] La réflexion bioéthique se réclame aussi de philosophes classiques tels Aristote (la prudence, la voie moyenne), Kant ou Stuart Mill (utilitarisme, libertés individuelles). Au sein de la bioéthique eurocontinentale, Kant est le plus sollicité. Il permet de fonder les notions d’autonomie et de dignité de la personne humaine et de justifier des impératifs éthiques universels et catégoriques, c’est- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bioethique-ethique-biomedicale/#i_16923

BONHEUR

  • Écrit par 
  • André COMTE-SPONVILLE
  •  • 7 850 mots

Dans le chapitre « Bonheur, espoir et vertu »  : […] Une telle expérience – précisément parce qu'elle est absolument simple – suppose un bouleversement de notre rapport au temps. Si le désir est manque, presque toujours, c'est qu'il est temporel : le désir est manque à chaque fois qu'il se fait espérance. Arrêtons-nous là, un instant. On ne peut, on l'a vu, concéder à Platon que tout désir soit manque. C'est au contraire le propre de toute action – […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur/#i_16923

BOURRICAUD FRANÇOIS (1922-1991)

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 867 mots

Deux intérêts bien distincts ont donné à l'œuvre de François Bourricaud son orientation et son originalité. L'un se rapporte aux thèmes classiques de la philosophie morale et politique ; l'autre, aux problèmes nés du développement de l'Amérique latine, et plus particulièrement à ceux qui sont posés par le « cas péruvien ». Ils sont présents dès l'élaboration de ses thèses pour le doctorat ès lett […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-bourricaud/#i_16923

BRENTANO FRANZ (1838-1917)

  • Écrit par 
  • Samuel Hugo BERGMAN
  •  • 1 608 mots

Dans le chapitre « La vérité et les valeurs »  : […] En ce qui concerne l'essence de la vérité, Brentano a tenu deux positions extrêmes. Au début, il postulait l'existence d'une « vérité en soi », existant indépendamment du sujet. Il affirmait l'existence des entités de raison (nombres, vérités, valeurs), tout en leur niant la réalité au sens où l'on dit qu'un homme ou un animal sont « réels ». Mais cette définition ontologique et « platonicienne » […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-brentano/#i_16923

CANDIDE, OU L'OPTIMISME, Voltaire - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Michel DELON
  •  • 1 097 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Une pensée pour des temps nouveaux »  : […] Le titre du livre accole le nom d'un personnage à une philosophie. Le personnage de Candide confronte l'optimisme de Pangloss à l'évidence du mal, dans la nature et dans la société, dans l'Ancien et le Nouveau Monde, dans le christianisme comme dans l'islam : il le rejette comme un système sans prise sur le réel, tout comme il fait avec la philosophie inverse de Martin. Lentement, Candide se for […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/candide-ou-l-optimisme/#i_16923

CARE, philosophie

  • Écrit par 
  • Sandra LAUGIER
  •  • 3 849 mots
  •  • 2 médias

Depuis quelques années, le care suscite une curiosité et une perplexité motivées entre autres par son nom, un terme anglais laissé non traduit, car impossible à rendre en français par un seul mot, tant il engage de notions variées : celles du soin, du souci, de la proximité, du fait de se sentir concerné, donc d'attitudes ou de dispositions morales ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/care-philosophie/#i_16923

CASUISTIQUE

  • Écrit par 
  • Louis-Gustave VEREECKE
  •  • 1 838 mots

Utilisée spécialement en théologie morale, mais aussi en droit et en médecine, la méthode casuistique consiste à résoudre les problèmes posés par l'action concrète au moyen de principes généraux et de l'étude des cas similaires. Deux principes la fondent : validité des lois générales comme normes de l'action particulière ; similitude de certaines actions humaines qui permet de transposer les lois […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/casuistique/#i_16923

CHARRON PIERRE (1541-1603)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 1 131 mots

Homme d'Église et homme de lettres français, Pierre Charron est connu surtout comme moraliste. Il abandonne l'étude du droit pour celle de la théologie et est ordonné prêtre. Il se signale par son enseignement et surtout par ses sermons. Les évêques se disputent bientôt, en ces temps troublés, cet éloquent champion de la foi catholique, chez qui la clarté et l'ordre n'interdisent pas la fougue, et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-charron/#i_16923

CICÉRON (106-43 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL, 
  • Claude NICOLET
  •  • 5 896 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La recherche du fondamental »  : […] L'œuvre philosophique de Cicéron, toute tournée qu'elle soit vers des applications pratiques, échappe au pragmatisme par sa recherche initiale du fondamental. À cet égard, les problèmes qui se posent sont exposés dans les Académiques  : Cicéron doit choisir entre les deux principaux maîtres qu'il a connus dans sa jeunesse, Antiochus d'Ascalon et Philon de Larissa. Les modern […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ciceron/#i_16923

CIVISME

  • Écrit par 
  • Bernard GUILLEMAIN
  •  • 4 694 mots

Dans le chapitre « Le fondement du civisme »  : […] Civisme et moralité pure . Il serait en effet tentant de faire du civisme une obligation de la moralité pure. Si l'on y parvenait, l'anticivisme se changerait en incivisme de la pensée, c'est-à-dire, encore que les termes jurent entre eux, en une faute purement théorique. Kant a pourtant voulu fonder un devoir de servir la société politique. On sait que, contre Wolff, Kant r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/civisme/#i_16923

CLÉMENT D'ALEXANDRIE (140 env.-env. 220)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 2 913 mots

Dans le chapitre « La purification de l'âme »  : […] Le Pédagogue s'adresse aux nouveaux convertis. Un lecteur qui se contenterait de jeter un coup d'œil rapide sur quelques titres de chapitres de l'ouvrage pourrait penser qu'il s'agit simplement d'un traité de morale pratique, ou même seulement d'un manuel de la politesse et des bonnes manières : comment se comporter en ce qui concerne la nourriture et la boisson, la vaisselle, le mobilier, les pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/clement-d-alexandrie/#i_16923

CONCUPISCENCE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 689 mots

Du latin concupiscere , désirer ardemment (même origine : cupere , désirer, convoiter, d'où est tiré le nom romain du dieu de l'Amour, Cupidon, identifié à l'Éros des Grecs). Dans la langue courante, concupiscence désigne le penchant à jouir des biens sensibles, voire l'attachement aux plaisirs sensuels. Dans la langue philosophique et théologique, l'amo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concupiscence/#i_16923

CONFUCIUS & CONFUCIANISME

  • Écrit par 
  • ETIEMBLE
  •  • 14 466 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La morale du junzi »  : […] Mais la vertu, la correction morale dépendent strictement de la qualité, de l'ordre du langage. Quand tout va mal dans une principauté, quand les mœurs y sont corrompues, les princes indignes de leur fonction, et que par conséquent le peuple ne sait plus où situer le bien et le mal, un seul remède : « Rendre correctes les dénominations ». Une fois définis les concepts, l'homme de qualité veille t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/confucius-et-confucianisme/#i_16923

CONSTITUTION

  • Écrit par 
  • Pierre BRUNET
  •  • 4 202 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La constitution comme norme »  : […] Le terme constitution n'a donc pas toujours désigné une norme. Mais, sous l'effet du développement des constitutions écrites et de l'avènement des États modernes, l'idée que la constitution est une norme est apparue avec l'évidence qui s'y attache aujourd'hui. Toutefois, ce même concept donne lieu à deux modèles différents, l'un descriptif, l'autre axiologique. Le modèle descriptif de constitution […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/constitution/#i_16923

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Dans le chapitre « Croyance, probabilité, scepticisme »  : […] On peut dire que c'est la grandeur de la philosophie du belief , chez Hume, d'avoir aperçu cette unité profonde de la créance, par-delà l'opposition que les philosophies platoniciennes (et Descartes encore une fois est un platonicien à cet égard) avaient instituée entre l'opinion et la vérité. Le belief humien, c'est d'abord la créance prise dans son se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_16923

CYNISME

  • Écrit par 
  • Henri WETZEL
  •  • 1 368 mots

Dans le chapitre « Une morale de la subversion »  : […] L'assurance du cynique pousse des racines profondes dans l'ascèse – découverte et apprentissage de soi. Celle-ci donne sens à son prosélytisme et efficacité à son opportunisme, et le garantit de la duperie des conventions ; que celles-ci s'installent dans le rapport social ou dans la société que l'on forme avec soi-même. Il est ainsi avéré que la première des règles de vie est la prudence. C'est d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cynisme/#i_16923

DESCARTES RENÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 12 477 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les passions et la liberté »  : […] Et pourtant, s'il en est ainsi, ne faut-il pas renoncer à la morale ? Car la morale s'adresse à l'homme concret, à l'homme fait de désirs et de passions, à l'homme désirant le bonheur. Dans la troisième partie du Discours de la méthode , Descartes avait proposé, en attendant que la science soit constituée, une « morale par provision ». Elle consistait à « obéir aux lois et au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_16923

DEVOIR

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 115 mots

Le devoir désigne une action en tant qu'elle est non seulement justifiée mais exigible d'un point de vue moral. En ce sens, le devoir est distinct de la contrainte puisqu'il n'est pas l'effet mécanique d'une pression sur la volonté mais l'expression d'une obligation conçue et acceptée comme telle par le sujet agissant. Toute la difficulté, pour ce dernier, réside alors dans l'articulation entre l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/devoir/#i_16923

DEVOIR (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 242 mots

Dans l’Antiquité gréco-romaine, la façon dont était perçue la notion de « devoir » avait peu à voir avec ce que véhicule ce terme de nos jours. Pour les Anciens, le monde était un cosmos , un tout organisé et régi selon la raison. Il suffisait donc d’obéir aux principes qui découlent de l’ordre de la nature pour accomplir un devoir qui n’avait rien de pesant. Contrairement au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/devoir-notions-de-base/#i_16923

DHARMA

  • Écrit par 
  • Jean FILLIOZAT
  •  • 1 234 mots

Dans le chapitre « Devoir propre et salut »  : […] En mythologie le Dharma est personnifié. Il est dit avoir une démarche subtile. On appelle svadharma le devoir propre de chacun, qui est en fait la disposition naturelle dans laquelle il se trouve et qu'il doit suivre. Par exemple c'est le devoir propre du guerrier de combattre, comme le proclame Kṛṣṇa dans la Bhagavad Gītā . La n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dharma/#i_16923

DIDEROT DENIS (1713-1784)

  • Écrit par 
  • Yvon BELAVAL
  •  • 6 376 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La morale »  : […] D'origine biologique et sociale, la raison n'a de stable que la stabilité de l'organisation et de la nature ; elle change selon les progrès du milieu social. De même qu'un tout organique est un consensus de tendances où chaque organe a son intérêt propre – ce qui est la leçon de Bordeu –, de même la société, harmonisant les tendances individuelles qui cherchent leur satisfaction dans le bonheur, d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/denis-diderot/#i_16923

DIEU - Problématique philosophique

  • Écrit par 
  • Jacques COLETTE
  •  • 5 672 mots

Dans le chapitre « Le souverain bien »  : […] Que l'idée du bien régisse le domaine entier du savoir, telle était l'essence même du platonisme. Philosophiquement réfléchie, l'expérience morale et politique donnait ainsi à penser, pour la première fois de manière principielle, la totalité de l'étant. Cette inspiration capitale traverse les siècles, mais c'est avec Kant que ce discernement éthique en vient à constituer le cœur même de la raiso […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-problematique-philosophique/#i_16923

DROIT - Théorie et philosophie

  • Écrit par 
  • Jean DABIN
  •  • 20 060 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Droit et morale »  : […] Reprenant, pour la détermination du contenu des règles, le parallèle précédemment esquissé, du point de vue formel, entre le droit et la morale, les différences suivantes apparaissent. 1. Tandis que la règle de droit est un instrument – parmi d'autres, relevant de la politique générale – de réalisation effective du bien public, la règle morale n'a pas de fonction instrumental […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-theorie-et-philosophie/#i_16923

DUALISME

  • Écrit par 
  • Simone PÉTREMENT
  •  • 6 146 mots

Dans le chapitre « Philosophie occidentale »  : […] Les pythagoriciens, qui sont peut-être les plus anciens philosophes d'Occident (car les Ioniens étaient des physiciens), sont aussi, semble-t-il, les premiers qui puissent être appelés dualistes. D'une part, ils enseignaient que toutes choses sont composées de contraires : un et multiple, limité et illimité, impair et pair, masculin et féminin, repos et mouvement, lumière et obscurité, bien et mal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dualisme/#i_16923

DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  • , Universalis
  •  • 6 225 mots

Dans le chapitre « Éthique, sociologie et politique »  : […] On s'est parfois mépris sur la morale scotiste en confondant certaines thèses du Docteur subtil avec les paradoxes « dialectiques » que les ockhamistes, un peu plus tard, fonderont sur la même distinction entre ce qui appartient à la « puissance absolue » de Dieu et ce qui relève seulement de sa « puissance ordonnée ». Ni pour Duns Scot ni pour Ockham, la liberté du Tout-Puissant n'implique assur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-duns-scot/#i_16923

DURKHEIM ÉMILE (1858-1917)

  • Écrit par 
  • Philippe BESNARD, 
  • Raymond BOUDON
  •  • 11 011 mots

Dans le chapitre « Les antécédents »  : […] Émile Durkheim est né à Épinal en 1858, d'une famille de rabbins. Brillant élève au collège de cette ville, il se décida très tôt pour le professorat, prépara au lycée Louis-le-Grand l'École normale où il entra en 1879. Il y trouva, parmi ses condisciples, Bergson, Blondel, Jaurès, Janet. Il n'aima pas le climat de l'École : les jeunes normaliens lui paraissaient s'abandonner à une philosophie sup […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emile-durkheim/#i_16923

ÉPICTÈTE (50 env.-env. 130)

  • Écrit par 
  • Ilsetraut HADOT
  •  • 1 973 mots

Dans le chapitre « La doctrine »  : […] En ce qui concerne la doctrine philosophique d'Épictète, les travaux d'A. Bonhöffer restent fondamentaux. Il a pu démontrer qu'Épictète est resté fidèle aux doctrines de l'Ancienne Stoa. Au centre de toutes les considérations d'Épictète dans les Entretiens , figure le dogme fondamental de la théorie stoïcienne des biens, à savoir que les biens et les maux humains ne peuvent a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epictete/#i_16923

ESSAI SUR LE PRINCIPE DE POPULATION (T. R. Malthus) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
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Dans le chapitre « La logique du principe de population : problème social et solution morale »  : […] Comportant 690 pages in-quarto réparties en cinq livres, l' Essai se présente comme une véritable démonstration destinée à prouver, à partir de l'élucidation de la « loi de population », que la solution à la misère et aux vices du peuple réside dans la limitation volontaire des naissances, uniquement réalisable grâce aux moyens moraux du mariage tardif et de la chasteté prém […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/essai-sur-le-principe-de-population/#i_16923

ÉTHIQUE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 5 714 mots
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Le propos de cet essai est de mettre au jour l' intention éthique qui précède, dans l'ordre du fondement, la notion de loi morale, au sens formel d'obligation requérant du sujet une obéissance motivée par le pur respect de la loi elle-même. Si je parle d'intention éthique plutôt que d'éthique, c'est pour souligner le caractère de projet de l'éthique et le dynamisme qui sous […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethique/#i_16923

ÉTHIQUE À NICOMAQUE, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 945 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La morale aristotélicienne »  : […] La morale ou l'éthique (les deux termes renvoyant à une même réalité, en latin mores , en grec éthos  : celle qui concerne les « mœurs ») n'est pas constituée par Aristote en science particulière. Le philosophe distingue seulement entre le domaine des affaires humaines (ce que, avec le néo-aristotélisme, on peut appeler philosophie pratique), domaine de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethique-a-nicomaque/#i_16923

EUDÉMONISME

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 157 mots

Du grec eudaimonia (bonheur). Se dit des systèmes où l'activité morale consiste dans la recherche du bonheur, tenu pour souverain bien. Les eudémonismes diffèrent selon la définition qu'ils donnent du bonheur : harmonie de diverses vertus et dispositions (Platon) ; activité noétique et éthique accompagnée d'occurrences favorables (Aristote) ; constance d'un plaisir consistan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eudemonisme/#i_16923

FAMILLE - Sociologie

  • Écrit par 
  • Rémi LENOIR
  •  • 5 316 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'idiome de la famille »  : […] Si les discours et les études sur la famille d'aujourd'hui semblent si répétitifs et monotones, c'est que la famille est autant une structure mentale qu'une structure sociale, un « principe de vision et de division du monde, un nomos que nous avons tous à l'esprit parce qu'il nous a été inculqué à travers un travail de socialisation opéré dans un univers qui était lui-même r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/famille-sociologie/#i_16923

FONDEMENTS DE LA MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS, Emmanuel Kant - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 862 mots

Dans le chapitre « La morale dans le projet critique »  : […] Les Fondements de la métaphysique des mœurs sont moins un abrégé programmatique que l'établissement préalable, comme l'indique mieux l'allemand (le titre original est au singulier : Grundlegung zur Metaphysik der Sitten ), d'une assise, d'une fondation « pour » une telle métaphysique ; c'est-à-dire la démonstration que la morale est un fait de raison, et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fondements-de-la-metaphysique-des-moeurs/#i_16923

FOOT PHILIPPA (1920-2010)

  • Écrit par 
  • Martin L. WHITE
  • , Universalis
  •  • 508 mots

Philippa Foot défendit le point de vue naturaliste en philosophie morale, allant à l'encontre du positivisme logique dominant dans le monde anglo-saxon à partir des années 1950. Philippa Foot (de son nom de jeune fille Bosanquet) naît le 3 octobre 1920 à Owston Ferry dans le Lincolnshire (Angleterre). Après avoir obtenu en 1942 une licence au Somerville College d'Oxford, elle occupe un poste de ch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philippa-foot/#i_16923

GÉNÉALOGIE DE LA MORALE, Friedrich Nietzsche - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 793 mots

Dans le chapitre « L’esprit de ressentiment »  : […] « Dans quelles conditions l’homme s’est-il inventé à son usage ces deux évaluations : le bien et le mal. Et quelles valeurs ont-elles par elles-mêmes ?  » C’est en « médecin de la civilisation » que Nietzsche porte son diagnostic : tout ce qui, jusqu’à présent, s’est annoncé comme morale n’est que signe de décadence, symptômes d’une vie affaiblie. Les origines du symptôme son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genealogie-de-la-morale/#i_16923

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - L'homme grec

  • Écrit par 
  • André-Jean FESTUGIÈRE
  •  • 8 576 mots

Dans le chapitre « Une réponse à la misère de l'homme »  : […] Épicure était un malade, Cléanthe un porteur d'eau qui travaillait, la nuit, pour une boulangère, Épictète fut un esclave, puis un exilé. Épicure et Zénon ont vécu à une époque où l'on risquait sans cesse la famine et la mort. Épicure a fondé le Jardin en 306, il meurt en 270. Zénon a fondé le Portique en 301, il meurt en 261. Dans cet espace de quarante-cinq années, à peine une vie d'homme, Athèn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-l-homme-grec/#i_16923

HÉDONISME

  • Écrit par 
  • Henri WETZEL
  •  • 3 981 mots
  •  • 1 média

Les données de l'historiographie philosophique sont imprécises, qui permettraient de circonscrire les problèmes relatifs à la naissance du mot et de la notion d'hédonisme. Créé en 1890, par dérivation du grec ἡδονή qui signifie plaisir, ce terme désigne dès lors un ensemble de thèses éparses que la tradition philosophique gréco-latine attribuait aux cyrénaïques. Ces derniers, comme les mégariqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hedonisme/#i_16923

HOBBES THOMAS (1588-1679)

  • Écrit par 
  • Raymond POLIN
  •  • 2 662 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De l'état de nature à l'omnipotence du souverain »  : […] C'est sur ces bases, estime Hobbes, que peut désormais être élaborée une véritable science de la morale et de la politique, à partir de l'expérience raisonnée des mouvements des corps et de l'esprit. Ce qu'Euclide a fait pour la géométrie et Galilée pour la physique, lui s'estime en mesure de le faire pour la politique, et ce sera la première science politique accomplie. Dans un système nominalist […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-hobbes/#i_16923

HOMME - La réalité humaine

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 14 321 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Kant et Rousseau »  : […] De ce point de vue, on doit constater l'ambiguïté du kantisme. Certes, on l'a maintes fois souligné, et il faut s'y tenir quelle que soit la valeur de certaines interprétations opposées, le kantisme a été une entreprise soucieuse avant tout de fonder la vérité de la science. Certes encore, Kant a montré que ce souci ne pouvait s'étendre jusqu'à assurer, sur le plan ontologique, l'existence du moi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homme-la-realite-humaine/#i_16923

HOMOSEXUALITÉ

  • Écrit par 
  • Frédéric MARTEL
  •  • 9 204 mots

Dans le chapitre « La répression de l'Église et de l'État : le temps du péché »  : […] Par rapport à l'Antiquité grecque et romaine, l'établissement du christianisme à Rome marque en Occident le véritable début de la condamnation des pratiques entre hommes – laquelle devait perdurer dans l'Europe christianisée jusqu'à la fin du xviii e  siècle. D'une manière globale, sous l'influence du christianisme lui-même héritier des interdits […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homosexualite/#i_16923

HUMAIN, TROP HUMAIN, Friedrich Nietzsche - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER
  •  • 1 057 mots

Dans le chapitre « « Une œuvre de crise » »  : […] Dans les analyses rétrospectives qu'il a données d' Humain, trop humain dans l'Avant-propos écrit à Nice en 1886 pour la réédition du livre puis dans Ecce homo (1888), il définit cet ouvrage comme une « œuvre de crise » qui marque son premier « renversement des valeurs », caractérisé par le dépassement de l'idéalisme et du « besoin métaphysique », et p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/humain-trop-humain/#i_16923

HUMANISME

  • Écrit par 
  • André GODIN, 
  • Jean-Claude MARGOLIN
  •  • 11 427 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Humanisme, humanistes, l'homme et les « humanités » »  : […] Mouvement historique, force socio-culturelle – certains parleraient aujourd'hui d'idéologie – l'humanisme de la Renaissance n'exprime pas une philosophie déterminée. Un titre, celui du discours De dignitate hominis de Pic de la Mirandole (1486), et une phrase de ce discours préciseront un aspect essentiel de cet idéal humaniste, incarné dans des œuvres et dans une action so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/humanisme/#i_16923

IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 276 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le réalisme métaphysique et religieux »  : […] Dans l'esprit de la métaphysique classique, depuis Platon, les deux notions d'immanence et de transcendance sont liées (que ces termes soient présents ou non), s'impliquant l'une l'autre comme des contraires qui s'appellent et s'excluent. L'idéalisme platonicien peut servir de paradigme ou d'exemplaire pour éclairer leur signification. C'est à partir et au moyen du platonisme que la métaphysique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immanence-et-transcendance/#i_16923

INTÉRÊT, sciences humaines et sociales

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 7 557 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Psychanalyse et philosophie »  : […] Une chose, remarquons-le, est la genèse d'une philosophie de l'intérêt, à laquelle il appartiendra de décider par elle-même si elle est d'ordre structural ou transcendantal, autre chose la restitution historique de son avènement. De ce dernier point de vue, la philosophie de l'intérêt prend origine de la révision critique à laquelle Kant a soumis le courant utilitaire développé au cours du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interet-sciences-humaines/#i_16923

INTRODUCTION AUX PRINCIPES DE LA MORALE ET DE LA LÉGISLATION, Jeremy Bentham - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 1 071 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un exercice de la raison classificatoire »  : […] De taille volumineuse, l' Introduction se compose de dix-sept chapitres qu'on peut ramener à quatre parties traitant successivement : du principe d'utilité et des conduites adverses (chap. i et ii ) ; des sources et de la mesure des plaisirs et des douleurs (chap. iii à v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/introduction-aux-principes-de-la-morale-et-de-la-legislation/#i_16923

ISLAM (La civilisation islamique) - Islam et politique

  • Écrit par 
  • Louis GARDET, 
  • Olivier ROY
  •  • 11 478 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La Loi et ses applications »  : […] Toute société humaine a besoin de se référer à une organisation des pouvoirs législatif, judiciaire, exécutif. Qu'en fut-il en Islam ? « Le Coran, disait Louis Massignon, constitue essentiellement le code révélé d'un État supra-national ». Mais le terme d'« État » n'a pas ici son sens moderne et habituel. Ce serait un singulier contresens que de vouloir chercher dans le texte coranique même un ty […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-islam-et-politique/#i_16923

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Dans le chapitre « Fārābī »  : […] La mort de Kindī coïncide, ou peu s'en faut, avec la naissance de celui qui inaugure vraiment la lignée classique des grands e̱alāsifa  : c'est Abū Naṣr Muḥammad b. Muḥammad b. Ṭaraẖān b. Ūsaluġ al-Fārābī, mort, selon l'avis le plus courant, en 339/950. On remarque avant tout chez lui un puissant intérêt pour la logique, à laquelle il a consacré un bon nombre d'ouvrages (com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-la-philosophie/#i_16923

JANKÉLÉVITCH VLADIMIR (1903-1985)

  • Écrit par 
  • Pierre-Alban GUTKIN-GUINFOLLEAU
  •  • 3 320 mots
  •  • 1 média

Relativement méconnu par rapport à ses contemporains (Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty, Albert Camus ou encore Emmanuel Lévinas), Vladimir Jankélévitch est l’auteur d’une œuvre monumentale qui traverse le xx e  siècle et qui embrasse tous les champs classiques de la philosophie : la morale, la métaphysique et l’esthétique, avec une place […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vladimir-jankelevitch/#i_16923

JUSTICE SOCIALE

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 7 951 mots

Dans le chapitre « La justice dans la cité antique »  : […] En rappelant, dans Les Deux Sources de la morale et de la religion , que « la justice a toujours évoqué les idées d'égalité, de proportion, de compensation », Bergson se soutenait d'une tradition qui prend sa source dans l'Antiquité. La justice dans la cité est, en effet, la préoccupation majeure de Platon. Pour l'auteur de la République […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/justice-sociale/#i_16923

KANT EMMANUEL

  • Écrit par 
  • Louis GUILLERMIT
  •  • 13 382 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le privilège de la liberté »  : […] En faisant ainsi valoir la supériorité de la fonction pratique de la raison sur sa fonction théorique, la philosophie critique a conscience de revenir des vaines spéculations où les écoles s'étaient fourvoyées aux saines convictions du bon sens auxquelles tout homme est attaché, et d'en révéler les solides fondements. Ainsi la raison la plus commune n'a pas tort de donner deux sens au verbe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-kant/#i_16923

MAXIMES, François de La Rochefoucauld - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 029 mots

Dans le chapitre « La maxime, ou l'espace du désenchantement »  : […] Pessimistes assurément, comptables mélancoliques de la perte des idéaux aristocratiques, ces textes « en petits morceaux » témoignent de la crise aiguë que connaît le « moi » héroïque de la première partie du xvii e  siècle, dès lors que « le nom de la vertu sert à l'intérêt aussi utilement que les vices » (maxime 187). Les maximes ont ceci de pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maximes/#i_16923

KOHLBERG LAWRENCE (1927-1987)

  • Écrit par 
  • Henri LEHALLE
  •  • 434 mots

Lawrence Kohlberg est né en 1927 à Bronxville (New York) et décédé à Boston en 1987. Après avoir servi dans la marine marchande pendant la Seconde Guerre mondiale, il a travaillé comme marin pour une organisation qui faisait passer illégalement des réfugiés juifs en Palestine. Revenu aux États-Unis en 1948, il étudie à l’université de Chicago. Son PhD (1958) porte sur le développement de la pensé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lawrence-kohlberg/#i_16923

KOTARBINSKI TADEUSZ (1886-1981)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 879 mots

Logicien et philosophe polonais né à Varsovie, Tadeusz Kotarbinski fait ses études à l'université de Lwów, et obtient en 1912 son doctorat avec une thèse sur L'Utilitarisme dans l'éthique de Mill et de Spencer . De 1918 à 1957, il enseigne à l'université de Varsovie. En 1957, il préside l'Académie des sciences polonaise. De 1957 à 1960, il est vice-président de l'Institut int […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tadeusz-kotarbinski/#i_16923

LAÏCITÉ

  • Écrit par 
  • Jean BAUBÉROT, 
  • Émile POULAT
  •  • 7 588 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La laïcité aujourd'hui »  : […] Résultat d'un conflit, la laïcité a permis la paix civile. Une symbolique républicaine s'est développée au xix e  siècle, forgée dans un combat, mais elle est devenue progressivement une imagerie commune : le même bonnet phrygien peut « figurer sur l'écusson officiel du R.P.R. et sur la tête des manifestants C.G.T. » (Maurice Agulhon). Il faut rem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/laicite/#i_16923

LANCEUR D'ALERTE

  • Écrit par 
  • Jean-Philippe FOEGLE
  •  • 3 319 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Lanceurs d'alerte et conflit de loyautés »  : […] À l’origine du lancement d'alerte, il y a toujours un dilemme professionnel, un conflit entre la loyauté à l'employeur, privé ou public, aux valeurs défendues par ce dernier, et la fidélité à des valeurs considérées comme plus élevées, celles de la société tout entière. Cette tension est doublement constitutive de la notion légale de lanceur d'alerte. Elle justifie la mise en place d'une protectio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lanceur-d-alerte/#i_16923

LATINES (LANGUE ET LITTÉRATURE) - La littérature chrétienne

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 6 338 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les traités de morale et d'ascétique »  : […] Dès le début de la littérature latine chrétienne, ce genre littéraire s'épanouit. Tertullien, Novatien, Cyprien multiplient ces petits ouvrages d'exhortation dont les thèmes sont principalement le courage qu'il faut apporter dans le martyre, les attitudes que doivent prendre les chrétiens à l'égard du monde païen dans lequel ils vivent, la morale conjugale, l'ascèse, la pratique pénitentielle, la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/latines-langue-et-litterature-la-litterature-chretienne/#i_16923

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 11 650 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Être de l'acte et éthique de l'action »  : […] C'est dans les termes suivants qu'on a, au début de cet article, introduit le troisième discours : comment la réalité dans son ensemble doit-elle être constituée pour que l'homme y soit un agent, c'est-à-dire l'auteur de ses actes, au double sens du pouvoir psychologique et de l'imputation morale que les deux premières recherches ont permis d'élaborer ? Cette question ouvre un type d'investigatio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_16923

LIBERTÉ (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 519 mots

Dans le chapitre « « Je dois » : un postulat fondateur »  : […] Cependant, aussi extravagante qu’elle paraisse sur un plan métaphysique, l’hypothèse du libre arbitre peut-elle être aisément éliminée ? On doit à Kant , au xviii e  siècle, d’avoir enrichi en la rendant plus subtile l’idée de libre arbitre. C’est en partant à la recherche des fondements de la morale qu’Emmanuel Kant (1724-1804) va revisiter la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte-notions-de-base/#i_16923

L'INGÉNU (Voltaire) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Guy BELZANE
  •  • 1 150 mots

Dans le chapitre «  « J'ai été changé de brute en homme » »  : […] Si le conte philosophique voltairien est un genre fondamentalement composite, L'Ingénu pousse très loin cette caractéristique. On y retrouve bien sûr la parodie du conte traditionnel, avec la fantaisie et les invraisemblances (soulignées facétieusement par l'antiphrase du sous-titre : « histoire véritable ») d'un récit mené au galop, jusqu'au coup de théâtre final. La satire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-ingenu/#i_16923

LUNYU (ENTRETIENS DE CONFUCIUS) (anonyme) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Pierre MARSONE
  •  • 1 115 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'homme de bien et sa vertu »  : […] L'idéal moral prôné par Confucius est celui de l'homme de bien, littéralement « l'homme noble » ( junzi ), qu'il oppose à « l'homme de peu » ( xiaoren ). La noblesse dont il s'agit ici, quoique s'inspirant d'un concept social, prend chez Confucius un sens moral. Au contraire de l'homme de peu qui ne voit que son profit, l'homme de bien pratique la vertu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lunyu-entretiens-de-confucius-anonyme/#i_16923

LYCÉE, Antiquité

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 1 357 mots

Dans le chapitre « Anthropologie »  : […] En morale, Théophraste ne renie pas Aristote. La supériorité de la vie contemplative et le désir de se rendre semblable à Dieu sont maintenus comme l'exigence d'une âme tournée vers le bonheur et dont le mouvement est la disposition essentielle. Cependant Cicéron lui reproche une morale relâchée, accordant aux biens extérieurs et aux privilèges des circonstances une trop grande importance. En fai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lycee-antiquite/#i_16923

MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

  • Écrit par 
  • Ginette DREYFUS
  •  • 8 465 mots

Dans le chapitre « Le problème de l'infini et du fini »  : […] On vient de voir comment, qu'il s'agisse de la théorie de la connaissance ou du système de la Providence, Malebranche, se situant au point de vue de Dieu et récusant tout anthropomorphisme, s'efforce d'expliquer cette jonction de l'infini et du fini dont Descartes ne s'était occupé qu'à propos de la preuve de Dieu par les effets, c'est-à-dire fort peu. Mais la difficulté de l'entreprise est à la m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-malebranche/#i_16923

MÉMOIRE COLLECTIVE (psychologie sociale)

  • Écrit par 
  • Olivier KLEIN, 
  • Laurent LICATA
  •  • 1 037 mots

Dans le chapitre « Émotions collectives »  : […] Les individus peuvent ressentir des émotions en tant que membres de groupes sociaux. Les gloires passées du groupe peuvent susciter un sentiment de fierté, alors que le rappel d’actes immoraux commis par d’autres membres du groupe peut susciter un sentiment de culpabilité collective. Celui-ci peut favoriser la réparation des dommages infligés dans le passé. Mais il est rarement ressenti ; des str […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/memoire-collective-psychologie-sociale/#i_16923

MŒURS

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
  •  • 7 982 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La morale subjective et la moralité réalisée »  : […] Montesquieu reconnaît aux mœurs et aux manières une constance et une consistance qui les constituent comme des objets naturels. C'est pourquoi il recommande aux législateurs de n'aborder les coutumes des peuples que d'« une main tremblante ». Mais sa prudence et son empirisme laissent en suspens le statut de ces règles coutumières qui parmi d'autres déterminations gouvernent les hommes. Il est cla […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moeurs/#i_16923

MORALISTES

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 2 456 mots

Dans le chapitre « Questions de définition »  : […] À l'exception de Montaigne, dont il faudra reparler, cette famille des « moralistes français » écrit donc la langue classique et pratique dans tous les cas la forme brève : pensées, maximes, caractères, « réflexions ou remarques ». Mais, à ne retenir même que trois auteurs, qu'ont-ils réellement en commun – sinon la qualité exceptionnelle d'un style ? Pascal a voulu livrer une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moralistes/#i_16923

MOYEN, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 664 mots

Ce qui rend possible et réel l'accomplissement d'une fin. Un débat traditionnel et toujours actuel de la philosophie morale a pour objet la préséance des moyens ou des fins, leur éventuelle dénaturation réciproque. La structure téléologique de l'action humaine autorise la distinction des moyens et des fins ; il est dans la nature de la volonté humaine d'agencer des moyens en vue d'une fin. Le moye […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-philosophie/#i_16923

NATUREL DROIT

  • Écrit par 
  • Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
  •  • 5 966 mots

Dans le chapitre « La signification ontologique de la loi naturelle »  : […] C'est avec l'élucidation du concept de nature que cette idée de loi non écrite accède à un statut philosophique. Sous ce concept viennent s'expliciter les notions de norme et de normalité que Platon dégage en liaison avec la théorie des idées : une chose est selon la nature lorsqu'elle réalise la conformité à son archétype. Mais les difficultés d'un monde d'idées, coupé radicalement du sensible, c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-naturel/#i_16923

NIETZSCHE FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 9 775 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La critique généalogique »  : […] La critique généalogique procède de la conviction qu'il est vain de réfuter les raisons qui étayent une philosophie, tant qu'on n'attaque pas ce qui, derrière les raisons, reflète la situation existentielle du philosophe. Puisque l'Idéal est une idole, on ne peut se contenter d'une critique spéculative, laissant intactes les motivations profondes de la métaphysique idéaliste. Aussi Nietzsche met-i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-nietzsche/#i_16923

NORME SOCIALE

  • Écrit par 
  • Pierre DEMEULENAERE
  •  • 1 340 mots

Dans le chapitre « Définitions »  : […] Pour définir les normes sociales, il faut les considérer de deux points de vue. D'une part, on tend, depuis Talcott Parsons, à les faire dériver de valeurs partagées par tout ou partie de la société : les normes correspondent à des applications particulières de valeurs sociales, qui ont une plus grande généralité. Les normes déterminent alors les rôles et les attentes qui conditionnent les intera […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/norme-sociale/#i_16923

OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC, 
  • Jeannine QUILLET
  •  • 6 684 mots

Dans le chapitre « La morale et la métaphysique ockhamistes »  : […] La morale d'Ockham est plus surprenante que sa psychologie. Pour lui, le libre arbitre n'est pas seulement une exigence de foi ; à la différence de l'immatérialité de l'âme, il y voit une évidence empirique et il admet, très classiquement, que le vouloir se fortifie par l'habitude, s'affaiblit par l'inaction. Mais le terme qui se propose à l'action, le volibile , ne peut être […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-d-ockham/#i_16923

PASCAL BLAISE (1623-1662)

  • Écrit par 
  • Dominique DESCOTES, 
  • François RUSSO
  •  • 8 433 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Port-Royal »  : […] C'est en 1646, à Rouen, que Pascal rencontre l'augustinisme grâce aux frères Deschamps, deux médecins venus soigner son père, qui lui font lire des ouvrages de Saint-Cyran et peut-être de Jansénius, dont il est si fortement frappé que, dans cette famille dont le catholicisme a été jusqu'alors tiède, il engendre un mouvement de ferveur qui touche particulièrement sa sœur Jacqueline. Cette première […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/blaise-pascal/#i_16923

LES PASSIONS DE L'ÂME, René Descartes - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 884 mots
  •  • 1 média

Paru en novembre 1649 à Paris et Amsterdam, rédigé directement en français comme le Discours de la méthode (1637), Les Passions de l'âme est le dernier grand ouvrage de René Descartes (1596-1650), installé depuis peu à Stockholm, et le dernier texte publié de son vivant. Il s'agit d'abord, comme le titre l'indique, d'un traité des passions, complément i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-passions-de-l-ame/#i_16923

PÉCHÉ, religion

  • Écrit par 
  • Jacques POHIER
  •  • 6 302 mots

Dans le chapitre « Péché et mutations philosophiques de l'éthique »  : […] Les importantes mutations culturelles engendrées ou favorisées par les découvertes, les théories et les pratiques des différentes disciplines évoquées ci-dessus se sont conjuguées avec des mutations non moins importantes, et à peine plus anciennes, dans la conception même qu'on se fait, au moins en Occident, de la moralité et de ce qu'elle représente pour l'homme. Hegel marque sur ce point une ét […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peche-religion/#i_16923

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « La vague éthique »  : […] C'est probablement le champ normatif de l'éthique et du politique qui tend à dominer la scène de la philosophie, tant dans son histoire académique que dans sa réception culturelle. L'éthique est devenue, après l'effondrement des grandes idéologies sociopolitiques, un point de passage obligé, quand elle ne tient pas lieu de slogan pour nos sociétés. De nombreux travaux continuent de faire un état d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_16923

PHYSIS

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 3 788 mots

Dans le chapitre « La « physis » présocratique et sa postérité »  : […] La négation d'Empédocle ne doit pas faire illusion, car ce dernier est lui-même l'auteur d'un poème Sur la physis , et la plupart des œuvres des présocratiques portent le même titre. Physis est donc d'abord le titre d'une question : D'où viennent les choses ? Comment naissent-elles et croissent-elles ? En quel sens l'étant vient-il à l' être ? Les réponses pourront diverger, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physis/#i_16923

PLUTARQUE (46 env.-env. 120)

  • Écrit par 
  • François FUHRMANN
  •  • 2 793 mots

Dans le chapitre « Les « Œuvres morales » »  : […] De la masse de son œuvre, il ne subsiste guère que la moitié ; soit une centaine d'écrits sur quelque deux cent cinquante authentiques, la partie la moins amputée étant le corpus des Vies . Les Œuvres morales , qui restent constituées par plus de soixante-dix écrits, traitent en réalité de thèmes extrêmement variés. Il est vrai que les titres se rapporta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plutarque/#i_16923

POSITIVISME JURIDIQUE

  • Écrit par 
  • Michel TROPER
  •  • 1 370 mots

Dans le chapitre « Une approche du droit »  : […] Dans le premier sens, le positivisme juridique est une certaine approche du droit selon laquelle le droit n'est pas lui-même une science, mais peut être l'objet d'une science qui se donne pour tâche de le connaître et de le décrire. Le positivisme juridique est alors une tentative pour construire une telle science. Certains positivistes soutiennent que cette science est spécifique parce que le dr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/positivisme-juridique/#i_16923

PRATIQUE ET PRAXIS

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 6 693 mots

Dans le chapitre « Le pragmatisme et le problème kantien du sens »  : […] Le pragmatisme, au nom significatif, en tire les conséquences : les spéculations des métaphysiciens, que ceux-ci soient dogmatiques ou critiques, sont dénuées de sens, étant donné qu'aucun prolongement concret n'est donné à leurs thèses, qu'on les accepte ou qu'on les nie ; qu'il n'y ait qu'un monde ou qu'il y en ait plusieurs n'importe pratiquement à personne, de même qu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pratique-et-praxis/#i_16923

PRÉCEPTE

  • Écrit par 
  • Jean GAUDEMET
  •  • 1 156 mots

Le participe passé, præceptum , du verbe præcipere , ordonner, est employé dans la langue juridique classique pour désigner un ordre ou une « prescription », sans que ce terme ait une signification technique précise. Le jurisconsulte Ulpien parle des « trois préceptes » fondamentaux du droit ( juris præcepta ) : vivre honnêtement ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/precepte/#i_16923

LE PRINCIPE RESPONSABILITÉ, Hans Jonas - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 802 mots

Dans le chapitre « Peur, espérance, responsabilité »  : […] Au Principe Espérance de Ernst Bloch (1954-1959), moteur des utopies dans l'histoire, Jonas oppose une éthique de la responsabilité. Logiquement, le dernier chapitre de son livre est une critique de l'utopie – exemplairement le marxisme –, considérée comme « modèle extrême » de la technologie et de l'emprise qu'elle exerce sur le monde. L'enjeu, souligne le sous-titre, est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-principe-responsabilite/#i_16923

PROBABILISME

  • Écrit par 
  • Jean-Robert ARMOGATHE
  •  • 776 mots

Le système de théologie morale qui, dans l'Église catholique, a pris le nom de probabilisme tient à la difficulté d'appliquer strictement et indistinctement les lois de la morale chrétienne aux cas de conscience divers et précis que les fidèles rencontrent. Cette difficulté a été ressentie très tôt ; le problème de l'ignorance de la loi et celui du doute de la conscience occupèrent déjà les théolo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/probabilisme/#i_16923

PROSTITUTION EN EUROPE (HISTOIRE DE LA)

  • Écrit par 
  • Yannick RIPA
  •  • 3 064 mots

Attestée depuis l’Antiquité gréco-romaine, voire en des temps plus reculés, la prostitution est réputée être « le plus vieux métier du monde ». Pourtant, la définir a toujours suscité de nombreux débats. Le paiement de prestations sexuelles n’a jamais été considéré comme une banale rémunération et la pratique prostitutionnelle a sans cesse été confrontée aux mœurs et aux lois, qui sont les reflet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prostitution-en-europe-histoire-de-la/#i_16923

PROSTITUTION AU MOYEN ÂGE

  • Écrit par 
  • Amélie MAUGÈRE
  •  • 2 352 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Une double morale selon la classe et le sexe »  : […] La différence de morale selon le sexe est dévastatrice pour les femmes les plus fragiles, qui sont sans attaches familiales et pauvres. La nécessité de domestiquer la sexualité des hommes (et des femmes), mais aussi le désintérêt des autorités municipales pour l’âme des femmes ont permis cette étrange invention sociale qu’est le prostibulum dans un univers pourtant traversé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prostitution-au-moyen-age/#i_16923

PROSTITUTION À L'ÉPOQUE MODERNE (XVe-XVIIIe SIÈCLES)

  • Écrit par 
  • Amélie MAUGÈRE
  •  • 3 105 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La loi du Prince s’impose à partir de la fin du xviie siècle »  : […] Pour la grande majorité, à l’exception des prostituées haut de gamme qui font l’objet d’une simple surveillance, ce sont les mesures dissuasives qui les menacent plutôt que le secours spirituel : elles sont bannies de la cité, quelquefois déportées dans les colonies en Amérique ou, plus souvent, condamnées à l’enfermement dans des prisons-hôpitaux, non sans avoir subi au préalable des peines affl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prostitution-a-l-epoque-moderne-xve-xviiie-siecles/#i_16923

LES PROVINCIALES, Blaise Pascal - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 416 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Contre la « nouvelle morale » »  : […] Il s'agit donc, en dix-huit lettres mordantes, de mettre en dialogue les questions qui séparent les deux courants opposés du catholicisme, de démontrer que les jésuites sont le fer de lance d'une religion dévoyée et de faire triompher les thèses de Port-Royal. Les quatre premières lettres portent sur la question de la grâce, en réponse directe aux problèmes débattus à la Sorbonne. Le « destinateu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-provinciales/#i_16923

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Kant et l'universalité de la raison »  : […] On a dit avec juste raison que tous les motifs de l'histoire de la pensée philosophique se rejoignent dans la pensée de Kant, qui est déterminée par cette tension-unité du sensible et du suprasensible. En effet, non satisfait de l'empirisme sensualiste et sceptique, Kant en maintient toutes les affirmations, rejetant seulement ses négations. Il est convaincu que la métaphysique traditionnelle, cel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_16923

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « La raison et la pratique »  : […] Nous avons noté incidemment que les acteurs humains n'étaient guère en tant que tels des êtres rationnels. L'homme peut-il s'efforcer d'agir rationnellement ? Une interprétation à tous égards radicale de l'expérience humaine est celle de Spinoza. Pour l'un des plus grands parmi les philosophes, la réalité, ou substance, qui est une tout en se déployant parallèlement sous différents attributs, don […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_16923

RELIGION - La sécularisation

  • Écrit par 
  • François-André ISAMBERT
  •  • 3 409 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'autonomisation du profane »  : […] Tout le monde pense, à propos de sécularisation, à Galilée, à l'autorité passée de l'Église en matière scientifique et à la conquête que la science a faite de son autonomie, laquelle a été reconnue, dans son ensemble, par l'Église elle-même. Si l'on entend ainsi par sécularisation le développement d'un secteur d'activité qui échappe à l'emprise religieuse, il est important de distinguer du précéde […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/religion-la-secularisation/#i_16923

RESPONSABILITÉ

  • Écrit par 
  • Jacques HENRIOT
  •  • 2 319 mots

La notion de responsabilité prend place à la double jonction de l'éthique et du métaphysique, d'une part, de l'éthique et de l'anthropologique, de l'autre. En proclamant la responsabilité du sujet nouménal sans autre preuve que la douteuse évidence d'une « loi morale » dont histoire et psychologie incitent à penser qu'elle n'est, en réalité, que le produit d'une évolution, le métaphysicien se mont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/responsabilite/#i_16923

RESPONSABILITÉ (droit) - Responsabilité pénale

  • Écrit par 
  • Luc VILAR
  •  • 3 314 mots

Dans le chapitre « L'acte interdit »  : […] Si la notion de responsabilité est liée à celle de faute, celle-ci consiste à violer une règle de droit. Le droit pénal a pour objet la définition de l'acte interdit et de la peine applicable. L'étude des conditions de la responsabilité pénale en est un développement relatif à la constitution de l' infraction en trois éléments (légal, matériel et moral) et à l'imputabilité de l'acte. L' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/responsabilite-droit-responsabilite-penale/#i_16923

ROMAN D'AVENTURES

  • Écrit par 
  • Sylvain VENAYRE
  •  • 3 892 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Une morale paradoxale  »  : […] Les romans d’aventures expriment des valeurs qui s’apparentent à celles de la société bourgeoise : l’énergie, la ténacité, la foi et, surtout, le travail et le savoir. En cela, les « robinsonnades » sont éclairantes : sur le modèle du Robinson de Daniel Defoe, les héros naufragés sur une île reconstruisent grâce à ces seules vertus la civilisation qu’ils ont perdue. Cela peut s’accompagner d’une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-d-aventures/#i_16923

ROME ET EMPIRE ROMAIN - Rome et la pensée grecque

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 1 516 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Cicéron ou les difficultés de la traduction »  : […] Cicéron (106-43 av. J.-C.) est le premier a avoir pris conscience des problèmes posés par la transplantation de la philosophie grecque dans la culture romaine. Il découvre que la philosophie, si universelle qu'elle soit dans sa visée, est en quelque façon solidaire de la langue qui l'exprime. La preuve en est que le latin, langue de paysans et de soldats tournés vers l'action, est mal outillé pou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome-et-empire-romain-rome-et-la-pensee-grecque/#i_16923

ROSMINI-SERBATI ANTONIO (1797-1855)

  • Écrit par 
  • François EVAIN
  •  • 655 mots

Prêtre, philosophe et patriote italien. Né en 1797 à Rovereto, Antonio Rosmini-Serbati fit ses études universitaires à Padoue (1817-1819). Il fonda en 1828 une congrégation religieuse, l'Institut de la charité (rosminiens). Le roi Charles-Albert l'envoya établir des accords politiques avec Pie IX. Rosmini accompagna le pape en fuite à Gaète (nov. 1848) et attira en vain son attention sur la montée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonio-rosmini-serbati/#i_16923

SAGESSE

  • Écrit par 
  • Manuel de DIÉGUEZ
  •  • 10 380 mots

Dans le chapitre « Sagesse et philosophie de la personne »  : […] Le façonnement le plus répandu d'une sorte de sagesse seulement gestionnaire et strictement utilitaire s'est longtemps armé d'une pédagogie publique vigoureusement fondée sur un corps de doctrine intangible et sévère, lui-même né de l'alliance multiséculaire que la théologie chrétienne avait conclue avec les rigueurs logiciennes de la morale stoïcienne. Le produit culturel engendré par ce type d'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sagesse/#i_16923

ANIMALITÉ

  • Écrit par 
  • Florence BURGAT
  •  • 7 668 mots
  •  • 9 médias

La réflexion sur l'animalité se distingue radicalement d'une approche zoologique comme d'une approche ethnologique qui présenterait les modes de relations aux animaux propres aux diverses sociétés humaines. C'est vers le discours philosophique qu'il convient de se tourner pour appréhender ce concept supposé dire l'essence de l'animal. Dans la tradition occidentale, le concept d'animalité remplit, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/animalite/#i_16923

SARTRE JEAN-PAUL

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME, 
  • Juliette SIMONT
  •  • 8 906 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Histoire et intersubjectivité »  : […] Cette morale ne fut jamais achevée (nous disposons à présent de son ébauche, un volumineux ensemble de notes, publié à titre posthume sous l'intitulé Cahiers pour une morale ) . Si Sartre abandonna ce projet, c'est, dit-il, du fait d'avoir pris conscience, progressivement, que la façon dont il envisageait jusqu'alors la liberté était trop idéale et désin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-paul-sartre/#i_16923

SCHALLÜCK PAUL (1922-1976)

  • Écrit par 
  • René WINTZEN
  •  • 1 038 mots

Moraliste, humaniste, démocrate, l'écrivain allemand Paul Schallück avait une haute conscience de son métier d'essayiste et de publiciste, qui le mettait en contact avec des lecteurs et des auditeurs de manière plus directe que ne pouvaient le faire ses romans. En moraliste, il rappelait que le travail, le gain, le confort matériel ne constituent pas des buts en soi. En humaniste, il dénonçait l'i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-schalluck/#i_16923

SCHELER MAX (1874-1928)

  • Écrit par 
  • Daniel CHRISTOFF
  •  • 2 381 mots

Dans le chapitre « Les valeurs et l'éthique »  : […] Scheler a développé sa théorie des valeurs en critiquant la morale formelle de Kant ( Le Formalisme en éthique et l'éthique matériale des valeurs ). Cette morale rigoriste, en affirmant que la volonté se donne à elle-même sa loi, rend vaine l'autorité de Dieu, de la personne, du commandement d'amour ; hostile aux penchants, elle ignore la lucidité spirituelle des sentiments q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/max-scheler/#i_16923

SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 154 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une anthropologie pessimiste »  : […] Schopenhauer reproche avec virulence aux religions du Livre leur mépris de l' animalité, et la supériorité des religions de l'Inde sur ce point lui paraît manifeste. Mais il est vrai qu'avec le langage l'homme devient capable de se détacher de l'expérience immédiate, de penser le passé et l'avenir, de prendre conscience d'être mortel et de se poser la question du sens de son existence. Là est la s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-schopenhauer/#i_16923

SCIENCES HUMAINES

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 10 244 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Spécification des domaines d'investigation »  : […] C'est une sorte de lieu commun chez les historiens de la psychologie de déplorer le manque d'unité de cette discipline. François Le Terrier et Gilbert Simondon écrivaient en 1957 : « L'histoire de la psychologie ne peut présenter plus d'unité que la psychologie elle-même. » Déjà, en 1936, Claparède le déplorait : « Il n'y a pas plusieurs physiques, ni plusieurs chimies. Il y a ou il ne devrait y a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-humaines/#i_16923

SÉNÈQUE (4 av. J.-C. - 65 apr. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Ilsetraut HADOT
  •  • 4 285 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Signification philosophique de l'œuvre »  : […] L'œuvre de Sénèque constitue une source précieuse pour la connaissance de la philosophie d'époque hellénistique et impériale. Pour toute la période qui va de la fondation de l'école stoïcienne, vers 300 avant J.-C., jusqu'au i er  siècle après J.-C., ses écrits représentent la seule œuvre d'envergure composée par un stoïcien qui nous soit parvenue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/seneque/#i_16923

SENTIMENT

  • Écrit par 
  • Olivier REBOUL
  •  • 3 550 mots

Dans le chapitre « Qu'est-ce qu'un sentiment ? »  : […] En fait, le mot « sentiment » connote des sens très divers, et les auteurs ne retiennent le plus souvent que l'un d'eux au détriment des autres. Ainsi, pour Malebranche, le sentiment est la perception confuse des choses et de soi-même ; les moralistes anglais du xviii e  siècle l'identifient avec la bienveillance, la sympathie spontanée ; Théodul […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sentiment/#i_16923

STOÏCISME

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Urs EGLI
  •  • 7 430 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La morale »  : […] L'éthique stoïcienne étend à la conduite humaine l'empire du logos qui règle nos pensées et régit l'univers. Mais l'homme a-t-il encore quelque chose à faire dans ce monde dont il est une partie, et que gouverne l'immuable destin ? Le stoïcisme passe pour une philosophie de l'acceptation, de la résignation. La liberté qu'il promet n'est-elle qu'un esclavage intériorisé, magi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stoicisme/#i_16923

SUICIDE

  • Écrit par 
  • René ARLABOSSE, 
  • Jean-Pierre BLANADET, 
  • Baldine SAINT GIRONS
  • , Universalis
  •  • 7 381 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le paradoxe d'un désir de mort »  : […] « Il existe pour la mort, écrit Sénèque, une inclination inconsidérée [...]. Surtout évitons jusqu'à cette passion qui s'est emparée de plusieurs : le désir de mourir, la libido moriendi.  » Certes, il faut condamner le suicide en tant que passion, c'est-à-dire comme propre des insensés et des lâches. Cependant choisir soi-même l'heure où l'on quittera ce monde, quand nul re […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/suicide/#i_16923

SURMOI

  • Écrit par 
  • Jean-Michel VAPPEREAU
  •  • 5 137 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Morale et « Idéal du moi » »  : […] Le surmoi nous oblige à nous mettre à jour au regard du problème moral. Car, avec cette notion, il s'agit bien de l'aspect oral de l'âme, de l'âme orale. On peut entendre, par là, la voix de la conscience dans les hauteurs et sa corrélation avec la primitive pulsion orale intéressée par la mamelle et les cris. Si l'on entre plus avant dans l'univers de la faute, on doit admettre que la naturalisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/surmoi/#i_16923

THOMISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 5 228 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'homme »  : […] En premier lieu, pour saint Thomas , l'homme est essentiellement corps et intelligence . Procédant à une élucidation des thèmes traditionnels d' âme et de corps, le maître offre une conception nouvelle de leur unité essentielle. Contre la théorie généralisée de l'homme comme agrégat de deux substances, la corporelle et la spirituelle, il adopte la conception du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomisme/#i_16923

TOLÉRANCE

  • Écrit par 
  • Bernard GUILLEMAIN
  •  • 4 402 mots
  •  • 1 média

Si l'on groupe sous le nom de tolérance un ensemble complexe de conduites qui comportent simultanément une appréciation négative d'une situation ou d'une démarche et la suspension de la répression de ce qui est jugé mal, on s'en forme une notion suffisante pour la vie de tous les jours. Dans les sociétés pluralistes du xx e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tolerance/#i_16923

TRAITÉ DU DÉLIRE, APPLIQUÉ À LA MÉDECINE, À LA MORALE ET À LA LÉGISLATION

  • Écrit par 
  • Arianna SFORZINI
  •  • 972 mots

Dans le chapitre « Délire et folie »  : […] Fodéré est convaincu que folie, crime et civilisation constituent trois phénomènes interdépendants. Ce ne sont pas la pauvreté et le défaut d’instruction qui conduisent aux actes criminels ou aux comportements délirants. Bien plutôt, le progrès et la diffusion des biens et des savoirs – dans la mesure où ils entraînent l’illusion d’une « indépendance religieuse, morale et matérielle » – sont les c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traite-du-delire-applique-a-la-medecine-a-la-morale-et-a-la-legislation/#i_16923

TRANSHUMANISME

  • Écrit par 
  • Gérard CHAZAL
  •  • 2 170 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Limites du projet transhumaniste »  : […] Si certaines de ces extrapolations sont effectivement envisageables, d’autres se heurtent à des impossibilités manifestes. Par exemple, il est vrai qu’il existe aujourd’hui des prothèses extrêmement intégrées à l’organisme qui pourraient servir à la mise en place d’un homme « augmenté », pouvant courir à plus grande vitesse, soulever des charges bien plus lourdes que la normale, enfin apprendre pl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/transhumanisme/#i_16923

L'UTILITARISME, John Stuart Mill - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 1 039 mots
  •  • 1 média

Composé entre 1854 et 1860, L'Utilitarisme ( Utilitarianism ) parut d'abord dans les livraisons d'octobre, novembre et décembre 1861 du Frazer's Magazine avant de faire en 1863 l'objet d'un ouvrage qui sera réédité quatre fois du vivant de son auteur, John Stuart Mill (1806-1873). Faisant suite au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-utilitarisme/#i_16923

UTILITARISME

  • Écrit par 
  • Philippe DEVAUX
  •  • 1 890 mots

Dans le chapitre « De Bentham à Sidgwick »  : […] Le sommet du courant de pensée constitué par l'utilitarisme a été atteint par la publication à Londres, en 1862, par John Stuart Mill, du texte célèbre intitulé Utilitarianism qui se trouva complété douze ans plus tard par Methods of Ethics (1874) de Sidgwick. Jeremy Bentham (1748-1842) envisage la doctrine à partir de ses deux composantes, hédoniste e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/utilitarisme/#i_16923

UTILITÉ PRINCIPE D'

  • Écrit par 
  • Francisco VERGARA
  •  • 2 292 mots

Dans le chapitre « Une doctrine ancienne aux appellations diverses »  : […] Comme la plupart des notions fondamentales, le principe d'utilité a reçu divers noms à travers l'histoire. À l'époque romaine, on parlait du principe de l' utilitas publica ou utilitas communis . L'habitude de se servir du mot « utilité » pour désigner le bonheur et le bien-être vient ainsi du latin et de la philosophie du droit des Romains. Des philoso […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/principe-d-utilite/#i_16923

VALEURS, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre LIVET
  •  • 10 285 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La motivation contre la loi morale »  : […] Mais que faut-il entendre par « motivation » ? En un sens fort, il s'agit d'une impulsion pour agir. Elle peut être effective, ou bien simplement exigée. Les valeurs morales ne nous motivent pas nécessairement, mais elles le devraient. En un sens bien plus faible, il s'agit d'une inclination, d'une tendance de nos appréciations. Chez certains auteurs comme Bernard Williams, croire, par exemple, q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeurs-philosophie/#i_16923

VALEURS, sociologie

  • Écrit par 
  • Patrick PHARO
  •  • 2 321 mots

Dans le chapitre « Polythéisme des valeurs ? »  : […] Si, dans une culture donnée, les valeurs sont des biens jugés dignes d'être recherchés, on peut alors les considérer comme irréductiblement « relatives », car toutes les cultures ne poursuivent pas les mêmes fins. De plus, les biens sont généralement liés à des préférences « subjectives » ou en tout cas contingentes, qui ont toutes chances de varier suivant les individus et les groupes. Les valeur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeurs-sociologie/#i_16923

VERITATIS SPLENDOR ENCYCLIQUE (1993)

  • Écrit par 
  • Émile POULAT
  •  • 1 465 mots

Littéralement, les encycliques (ou, en termes plus classiques, les « lettres encycliques ») sont des lettres circulaires, publiques, du pape à l'épiscopat du monde entier, à un épiscopat particulier, ou même — plus récemment — à un auditoire plus large, prêtres et fidèles. Elles se distinguent ainsi des lettres personnelles, privées, que la chancellerie pontificale appelait brefs. C'est un genre l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/encyclique-veritatis-splendor/#i_16923

VERTU

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 4 480 mots

L'exigence de vertu s'ancre dans le désir de trouver une loi qui rendrait la répétition possible. Mais conquérir l'impassibilité, est-ce devenir un dieu ou son servile imitateur ? est-ce promouvoir la vie ou bien l'étouffer ? est-ce conquérir le bonheur ou, au contraire, ôter toute saveur à l'existence ? Bref, l'exigence de vertu peut-elle s'universaliser ? Concevons la vertu comme la simple manif […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vertu/#i_16923

VOLONTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 8 783 mots

Dans le chapitre « Le contexte « critique » : Kant »  : […] Avec Kant disparaissent les conditions de la certitude réflexive qui permettaient de parler d'une expérience intérieure de la volonté et de la liberté. La philosophie critique, en effet, conclut de l'analyse des conditions de possibilité de la connaissance que seule est objective la connaissance soumise aux conditions de l'espace et du temps et organisée selon l'ordre des catégories. Il en résult […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/#i_16923

WANG YANGMING (1479-1529)

  • Écrit par 
  • Léon VANDERMEERSCH
  •  • 1 510 mots

Dans le chapitre « La philosophie de la conscience »  : […] La révélation qui a touché Wang Yangming en 1508, c'est que le saint doit tirer le vrai savoir de lui-même, et non le quérir dans le monde extérieur. Les contrariétés de la fortune ont manifesté que la vertu de lumière, pour reprendre les termes de l'antique Grande Étude ( Daxue ), seule capable d'éclairer la Voie, se trouve tout entière dans la « consc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wang-yangming/#i_16923

Voir aussi

Pour citer l’article

Éric WEIL, « MORALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/morale/