RAISONNEMENT

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Le mot de raisonnement est ambigu. On ne dispose pas, pour ce qu'il recouvre, de deux vocables, comme c'est le cas pour le concept et le terme qui le désigne, pour le jugement et la proposition qui l'exprime. Un raisonnement, c'est d'abord une certaine activité de l'esprit, une opération discursive par laquelle on passe de certaines propositions posées comme prémisses à une proposition nouvelle, en vertu du lien logique qui l'attache aux premières : en ce sens, c'est un processus qui se déroule dans la conscience d'un sujet selon l'ordre du temps. Mais cette opération est inséparable d'un langage, fût-ce d'abord du seul langage intérieur ; pour se préciser et se communiquer, le raisonnement devra bientôt s'extérioriser dans le langage parlé, et, quand enfin il se stabilisera par l'écriture, il sera devenu une sorte de chose, impersonnelle et intemporelle, objet pour une analyse structurale. Il existe donc deux façons d'en aborder l'étude.

L'approche psychologique est souvent décevante. Ou bien, pour préserver la continuité des opérations mentales, on rattache le raisonnement aux activités élémentaires du psychisme (E. Rignano) et l'on méconnaît ainsi la spécificité des opérations logiques ; ou bien au contraire on accuse la coupure (M. Pradines) au risque de se trouver démuni pour l'analyse des opérations supérieures ; à moins qu'enfin, et c'est le parti le plus fécond, on cherche à préciser les étapes successives dans l'acquisition des opérations logiques (J. Piaget), mais alors, à chacune de ces étapes, c'est à une analyse des structures logiques qu'on en vient.

L'approche logique, cependant, n'est pas non plus sans dangers, invitant à oublier l'activité opératoire, et même à écarter comme « incongrue » (B. Russell) la notion d'esprit ; de plus, les développements du formalisme logique ont pour effet de substituer le calcul au r [...]

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à la faculté des lettres et des sciences humaines de Toulouse

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Autres références

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DÉVELOPPEMENT DU RAISONNEMENT

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  • Pierre BARROUILLET
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Dans le chapitre « Les approches modernes et les capacités du jeune enfant »  : […] Les travaux des psychologues à partir des années 1970 du siècle dernier remettront doublement en cause cette conception. Il apparaîtra, d’une part, que les capacités des jeunes enfants d’âge préscolaire sont nettement supérieures à ce que supposait Piaget et que, d’autre part, la pensée adulte est beaucoup moins logique et rationnelle qu’on ne l’a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/developpement-du-raisonnement/#i_13242

RAISONNEMENT CHEZ L'ADULTE, psychologie

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ABSTRACTION

  • Écrit par 
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ANALYTIQUE PROPOSITION

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Le mot « analytique » a au moins trois sens. 1. Au sens large, une proposition est dite analytique si elle est vraie en vertu de la signification des termes qu'elle contient. La simple considération des significations suffit à donner l'assurance de sa vérité. À ce sens se rattachent le nominalisme de Hobbes, pour qui la vérité nécessaire est telle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proposition-analytique/#i_13242

ARGUMENTATION

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L'argumentation est la manière de présenter et de disposer les arguments ; le terme désigne aussi l'ensemble des arguments qui résulte de cette présentation. En logique formelle, dans son sens technique, le mot «  argument » indique une valeur déterminée, susceptible d'être substituée à une variable dans une fonction. Dans son sens usuel, l'argumen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/argumentation/#i_13242

ARISTOTE

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  • Pierre AUBENQUE
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Dans le chapitre « Le syllogisme »  : […] Cette remarque suffirait à manifester que l' Organon d'Aristote, surtout dans sa partie consacrée à la dialectique, est très éloigné d'une logique proprement formelle ; car la structure de la prédication n'est pas sans comporter un certain savoir de l'être, une sorte de compréhension préontologique du sens – ou des sens – de l'être, qu'il appartie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_13242

ATTRIBUTION CAUSALE, psychologie sociale

  • Écrit par 
  • Olivier CORNEILLE
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Afin de mieux comprendre et prédire leur environnement, les individus tentent régulièrement d’identifier les causes responsables d’événements physiques et de comportements sociaux. L’attribution causale concerne les processus psychologiques impliqués dans ce raisonnement. Elle peut également être entendue comme le produit de ce raisonnement (« si […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/attribution-causale-psychologie-sociale/#i_13242

AUTOMATISATION

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Dans le chapitre « Raisonnement en logique floue »  : […] Le raisonnement de la logique classique ne s'applique pas à la logique floue. En effet, en logique classique, des propositions telles que p ou q ne peuvent avoir que deux valeurs de vérité : le vrai ou le faux. Des opérateurs dont les principaux sont la conjonction (ET), la disjonction (OU), la négation (NON), et la règle de déduction ci-après : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/automatisation/#i_13242

CHRYSIPPE (-281--208)

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COGNITIVES SCIENCES

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La faculté de formuler des jugements sur la valeur morale des actions humaines, ou conscience morale, a fait l’objet de développements importants en psychologie, notamment depuis la parution en 1932 de l’ouvrage Le Jugement moral chez l’enfant de Jean Piaget. Au moyen de protocoles d’observation, d’entretiens et de brèves histoires soumises à l’é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conscience-morale/#i_13242

DIALECTIQUE

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Dans le chapitre « Origine éléatique ? »  : […] D'après un texte d'Aristote rapporté par Diogène Laërce (IX, 29), Zénon d'Élée serait l'« inventeur de la dialectique ». Cette proposition, qui n'a de sens que dans le cadre de l'interprétation logique donnée par Aristote des anciens philosophes, n'a guère de chance d'être plus assurée que la précédente ; elle mérite pourtant d'être analysée. Zénon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique/#i_13242

DIALLÈLE

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  • Françoise ARMENGAUD
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Raisonnement erroné qui a été repéré et thématisé par les philosophes grecs, notamment les sceptiques. Diallèle est la transcription de diallèlos , nom grec de ce qu'on appelle aussi « cercle vicieux » ou « inférence réciproque », et qui consiste à définir un terme ou à démontrer une proposition au moyen d'un autre terme ou d'une autre proposition, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/diallele/#i_13242

ENTHYMÈME, rhétorique

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Terme peu usité, qui vient de la logique grecque de l'Antiquité. Quintilien récapitule trois sens de l'enthymème : ce qu'on a dans l'esprit, pensée, raisonnement ; affirmation appuyée sur la raison qui la justifie ; argument allusif et non rigoureux. Les deux sens techniques principaux sont les suivants : Aristote ( Premiers Analytiques , II, xxvi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enthymeme-rhetorique/#i_13242

EXPLICATION, sociologie

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Depuis Wilhelm Dilthey, il est classique de distinguer deux démarches intellectuelles : la compréhension, qui serait caractéristique des sciences de l'esprit, et l'explication, qui serait propre aux sciences de la matière. Expliquer renvoie donc à première vue au cadre épistémologique dont se sont dotées, depuis la révolution scientifique, les sci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/explication-sociologie/#i_13242

INFÉRENCE

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  • Françoise ARMENGAUD
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Opération de l'esprit qui passe de propositions assertives, comme prémisses, à des propositions assertives, comme conclusions. Au sens strict, on distingue l'inférence du raisonnement en ce qu'elle peut être soit médiate soit immédiate (passer de « Quelque a n'est pas b  » à « Quelque b n'est pas a  »), tandis que le raisonnement comporte nécessa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inference/#i_13242

INTELLIGENCE

  • Écrit par 
  • Jean-François RICHARD
  •  • 6 577 mots

Dans le chapitre « Le raisonnement inductif et la découverte de règles »  : […] Le raisonnement inductif consiste à chercher des relations entre observations de la forme : ceci est une condition nécessaire de cela. C'est un long processus comportant plusieurs étapes, dont la première est la formation d'hypothèses : à partir de ce qu'on sait déjà ou de ce que l'on a observé, on formule une relation. Par exemple, pour qu'une pl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intelligence/#i_13242

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA)

  • Écrit par 
  • Jean-Gabriel GANASCIA
  •  • 5 073 mots
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Dans le chapitre « Définition et fondement de l’intelligence artificielle »  : […] Pour les promoteurs de cette école d’été de 1956, l’intelligence artificielle visait initialement à la simulation, sur des machines, de chacune des différentes facultés de l’intelligence, qu’il s’agisse de l’intelligence humaine, animale, végétale ou sociale . Cette discipline scientifique reposait sur la conjecture selon laquelle toutes les foncti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intelligence-artificielle-ia/#i_13242

L'INTENTION (G. E. M. Anscombe)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 904 mots

L'Intention , de Gertrude Elisabeth Margaret Anscombe (trad. M. Maurice et C. Michon, Gallimard, Paris, 2002) figure au nombre de ces livres qui, malgré le peu d'écho dont ils ont bénéficié auprès d'une large fraction de la philosophie française, n'en ont pas moins contribué à transformer profondément l'état de nos questions. L'auteur s'y s'attaq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-intention/#i_13242

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 858 mots

Dans le chapitre « L'analyse logique du jugement »  : […] L'analyse du jugement s'est précisée au cours de l'histoire à travers une explicitation de sa structure propositionnelle. Ébauchée, d'une manière fondatrice mais incomplète, par Aristote, elle a été complétée et repensée par les écoles ultérieures. Aristote voit dans le jugement (l'ἀπόϕαυσις) la structure intermédiaire entre celle des concepts, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/#i_13242

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 11 650 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Intention et fin »  : […] À quelles actions reconnaîtra-t-on le plus volontiers le caractère libre ? À celles dont l'intention présente un trait remarquable que nous exprimons généralement en disant que nous faisons ceci ou cela « dans telle intention » ; ici, l'intention désigne moins un caractère par lequel on rend intelligible ce qu'on fait – c'est-à-dire une manière d'i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_13242

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Suppositions et conséquences »  : […] Les deux théories les plus originales de la logique médiévale sont celle des suppositions et celle des conséquences . La première, liée à la hiérarchie des « intentions », remplissait en partie l'office que nous demandons aujourd'hui à la distinction des niveaux du langage. La « supposition » d'un terme, c'est, au sens propre du mot, ce qui est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_13242

LOGIQUE INDIENNE

  • Écrit par 
  • Kuno LORENZ
  •  • 6 603 mots

Dans le chapitre « Raisonnement et prédication »  : […] L'attention portée aux questions de logique est intimement liée aux tentatives de mettre en question les autorités spirituelles ; en Inde, elle se manifeste d'abord par l'attention portée aux outils verbaux qu'il faut fabriquer pour savoir comment mener une controverse à propos de la tradition des Vedas. On s'y intéresse autour de 500 avant notre è […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique-indienne/#i_13242

LOI, épistémologie

  • Écrit par 
  • Pierre JACOB
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Dans le chapitre « Les lois universelles et le problème de l'induction »  : […] Plus une loi est générale, abstraite, éloignée des détails de l'observabilité, plus variés sont les phénomènes auxquels elle s'applique, plus est grand son pouvoir explicatif. Ainsi, la loi de la gravitation universelle a révélé aux hommes la parenté inattendue entre la chute des corps à la surface de la Terre, la trajectoire parabolique des proje […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loi-epistemologie/#i_13242

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 008 mots

Le mot « méthode », d'origine grecque, signifie chemin : celui, tracé à l'avance, qui conduit à un résultat. La méthode ou bien se rapporte à la meilleure façon de conduire un raisonnement, ou bien est un programme de recherche (Aristote : Essayer d'expliquer les causes, celles des propriétés communes autant que celles des propriétés particulières […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_13242

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
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Dans le chapitre « Logique du sens »  : […] Qu'est-ce que connaître pour un technicien de l'approche propositionnelle ? Tout acte de connaissance est un acte propositionnel, puisque toute connaissance est un énoncé sur le monde. Mais il y a différentes sortes de connaissances : la connaissance ordinaire et la connaissance scientifique. L'appréhension, la saisie, la perception de la nature d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_13242

NOUVELLE RHÉTORIQUE, droit

  • Écrit par 
  • Benoît FRYDMAN
  •  • 1 330 mots

La nouvelle rhétorique est un courant philosophique du xx e  siècle, parfois appelé aussi école de Bruxelles, qui, sous la conduite de son fondateur Chaïm Perelman (1912-1984), a contribué à renouveler l'intérêt de la pensée contemporaine pour l'argumentation, en mettant en évidence le rôle central de celle-ci dans le traitement des questions p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nouvelle-rhetorique-droit/#i_13242

ORGANON, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 827 mots
  •  • 1 média

Dans l'œuvre immense qui nous reste d'Aristote (385 env.-322 av. J.-C.) , ou qui est publiée sous son nom, on peut distinguer trois ensembles : les écrits qui relèvent directement de la connaissance scientifique (dont De l'âme ) ; ceux qui traitent plutôt des conduites humaines (dont l' Éthique à Nicomaque ) : vie de la cité, principes de l'action […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/organon/#i_13242

PARADOXE

  • Écrit par 
  • Yannis DELMAS-RIGOUTSOS
  •  • 1 632 mots

Dans le chapitre « Trois grandes classes de paradoxes »  : […] Au sens fort, on peut séparer les paradoxes en trois grands types, qui jouent des rôles discursifs et épistémologiques différents. Dans les trois cas, le paradoxe se présente comme un récit qui comporte, explicitement ou implicitement, trois moments logiques : le premier pose un décor, convoque des représentations d'une petite scène, souvent fort […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paradoxe/#i_13242

PARALOGISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 256 mots

Raisonnement erroné, fait en toute bonne foi et sans intention de tromper (ce qui le distingue du sophisme, qui est un paralogisme perpétré avec l'intention de tromper). Étymologiquement, commettre un paralogisme c'est « raisonner à côté ». Historiquement, sont demeurés célèbres les paralogismes de la raison pure énoncés par Kant dans la dialectiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paralogisme/#i_13242

PERELMAN CHAÏM (1912-1984)

  • Écrit par 
  • Michel MEYER
  •  • 1 393 mots

L'œuvre de Chaïm Perelman s'inscrit depuis la fin des années 1950 dans le paysage de la pensée contemporaine, avec la parution du Traité de l'argumentation (2 vol., P.U.F., Paris, 1958) qu'il a écrit en collaboration avec M me  Olbrechts-Tyteca. Par la réhabilitation de la rhétorique, qui retrouve le statut philosophique que Platon lui avait dénié […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chaim-perelman/#i_13242

POINCARÉ HENRI (1854-1912)

  • Écrit par 
  • Gérard BESSON, 
  • Christian HOUZEL, 
  • Michel PATY
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Dans le chapitre « Poincaré philosophe »  : […] Poincaré manifesta très tôt un vif intérêt pour la philosophie, notamment pour les problèmes de la connaissance, collaborant régulièrement à la Revue de métaphysique et de morale dès sa fondation, rédigeant de nombreux articles de « philosophie scientifique », rassemblés dans quatre recueils : La Science et l'hypothèse (1902), La Valeur de la sc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-poincare/#i_13242

PSYCHOLOGIE COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Michel DENIS
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Toutes les disciplines scientifiques rencontrent à un moment ou un autre la nécessité de qualifier leur dénomination par des épithètes qui spécifient un champ, un sous-domaine ou une orientation particulière en leur sein. Ainsi en va-t-il de la psychologie. S'il n'est pas question ici de recenser les désignations qualifiant tous les champs ou tout […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-cognitive/#i_13242

PSYCHOMÉTRIE

  • Écrit par 
  • Jacques GRÉGOIRE
  •  • 6 273 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La construction d’une échelle de mesure  »  : […] Construire un instrument de mesure consiste à sélectionner des questions, appelées items, qui, une fois rangées par ordre de difficulté, vont constituer une échelle de mesure. Les items représentent les graduations de l’échelle qui vont permettre de mesurer la caractéristique psychologique considérée, en situant l’individu testé à un degré détermin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychometrie/#i_13242

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « La raison et la connaissance »  : […] Être rationaliste, c'est assurément d'abord accorder un statut sans équivoque à ce que nous connaissons par expérience à travers le truchement de nos sens. Se proposer de reconstruire intégralement toute notre connaissance du monde par le seul effort d'une pensée abstraite ne saurait être une position tenable aujourd'hui, et procéderait d'une espèc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_13242

SOPHISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
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Transcription du grec sophisma , désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit que du fe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophisme/#i_13242

SYLLOGISME

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
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Le syllogisme est une forme de raisonnement définie pour la première fois par Aristote : « Le syllogisme est un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose d'autre que ces données en découle nécessairement par le seul fait de ces données »( Topiques, I, 1, 100 a 25 et Premiers Analytiques , I, 1, 24 b 18-20). Un syllogisme c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syllogisme/#i_13242

SYLLOGISME FIGURES & MODES DU

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
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On distingue diverses figures du syllogisme suivant la fonction jouée par le moyen terme dans les deux prémisses : sujet ou prédicat. Dans le tableau suivant sont notées toutes les combinaisons possibles des deux prémisses pour chaque figure, et on a étoilé les modes reconnus comme valides au Moyen Âge (soit davantage que n'en reconnaissait Aristot […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/figures-et-modes-du-syllogisme/#i_13242

TRAITEMENT SYNTAXIQUE (perception et compréhension)

  • Écrit par 
  • Joël PYNTE
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Dans le chapitre « La détection des irrégularités syntaxiques  »  : […] Dans quelle mesure peut-on parler de perception dans le cas de la syntaxe ? Le lecteur, ou l’auditeur, perçoit-il les relations qui unissent les mots au sein d’un énoncé de la même manière qu’il perçoit un son ou un caractère d’imprimerie ? Évidemment non. Néanmoins, il est possible de parler de perception en cas de violation de la syntaxe. Nous av […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traitement-syntaxique/#i_13242

Voir aussi

Pour citer l’article

Robert BLANCHÉ, « RAISONNEMENT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/raisonnement/