RHÉTORIQUE, notion de

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La rhétorique désigne l'art du rhéteur, de l'orateur grec : en ce sens, elle engage une définition du langage et de ses pouvoirs. Elle est l'art de bien parler, c'est-à-dire d'agir par la parole sur un auditoire, de le convaincre par l'argumentation, mais aussi par l'émotion. Elle est donc en même temps une pratique (l'éloquence) et sa théorie. Elle tend par là à se présenter comme modèle de la réflexion sur le langage, et, partant, comme scène fondamentale pour le fait littéraire : elle implique en tout cas l'un des deux types de rapport possibles au discours ; là où la scolastique impose le commentaire, et invente le texte, la rhétorique est une « culture où la lecture est tournée vers l'écriture » (Michel Charles, L'Aube et la source, 1985).

Aussi ancienne que la rhétorique elle-même existe la dénonciation de son pouvoir : parce qu'elle est technique, art, la rhétorique peut être aussi perçue comme artificielle et trompeuse. C'est qu'elle ne définit pas le domaine du vrai, mais celui du vraisemblable ; elle n'a pas à s'occuper de la vérité, contrairement à la logique qui régit les sciences ; elle n'a pas à s'interroger sur les conditions de cette vérité, contrairement à la philosophie ; elle s'occupe du possible, et plus encore du crédible : elle est dialectique des vraisemblances (Aristote). À l'intérieur de ce possible, elle dessine l'espace du passé – l'histoire –, celui du présent – l'éloquence politique ou juridique –, celui du vraisemblable enfin, c'est-à-dire de la fiction, et de ce qui deviendra la littérature.

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Écrit par :

  • : ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de lettres modernes, université de Paris-III-Sorbonne nouvelle

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RHÉTORIQUE

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La rhétorique est l'art de dire quelque chose à quelqu'un ; l'art d'agir par la parole sur les opinions, les émotions, les décisions, du moins dans la limite des institutions et des normes qui, dans une société donnée, règlent l'influence mutuelle des sujets parlants. C'est aussi la discipline qui prépare méthodiquement à l'exercice de cet art, en apprenan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rhetorique/

AFFECTIVITÉ

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Dans le chapitre « Affectivité et passions dans la tradition classique »  : […] Sans pouvoir entrer ici dans l'extrême complexité et la richesse immense de l'expérience grecque de l'affectivité et des passions – notamment dans la littérature tragique –, il est néanmoins possible de placer quelques repères significatifs chez les philosophes. « Le Grec, écrit E. R. Dodds, a toujours vu dans l'expérience d'une passion une chose mystérieuse et effrayante, l'expérience d'une forc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_2492

AGÔN, théâtre grec

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
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Substantif grec correspondant au verbe agô , « mener », qui désigne l'assemblée, puis le concours, en particulier sportif (Agôn personnifié — cf. Pausanias, Description de la Grèce , V, xxvi , 3 — avait sa statue à Olympie, tenant des haltères) et, plus généralement, toutes sortes de luttes et de combats. En rhétorique, le terme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/agon-theatre-grec/#i_2492

ALEMÁN MATEO (1547-env. 1615)

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  • Edmond CROS
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Dans le chapitre « L'empire de la rhétorique »  : […] Le Livre du Gueux doit tout à l'art de l'éloquence, qui se présente ainsi comme une des sources du roman moderne. Ce n'est pas sans raison que Mateo Alemán présente son héros sous les traits d'un « excellent étudiant en latin, en rhétorique et en grec », justifiant ainsi le choix de son cadre autobiographique, détail capital sur le plan de la recherche de la vraisemblance. C […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mateo-aleman/#i_2492

ALLÉGORIE

  • Écrit par 
  • Frédéric ELSIG, 
  • Jean-François GROULIER, 
  • Jacqueline LICHTENSTEIN, 
  • Daniel POIRION, 
  • Daniel RUSSO, 
  • Gilles SAURON
  •  • 11 638 mots
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On définit généralement l'allégorie en la comparant au symbole , dont elle est le développement logique, systématique et détaillé. Ainsi, dans la poésie lyrique, l'image de la rose apparaît souvent comme le symbole de la beauté, de la pureté ou de l'amour ; Guillaume de Lorris en a fait une allégorie en racontant les aventures d'un jeune homme épris d'un bouton de rose. Il es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/allegorie/#i_2492

ALLÉGORIE, notion d'

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  • François TRÉMOLIÈRES
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Une première conception de l'allégorie provient de la rhétorique (Cicéron, Quintilien) : elle définit comme une « métaphore continuée » cette manière de parler qui désigne une chose par une autre (du grec allos , « autre », et agoreuein , « parler en public »). La métaphore, ou transposition, est une figure d'analogie : une comparaison implicite entre d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/allegorie-notion-d/#i_2492

ANAPHORE, linguistique

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  • Nicole QUENTIN-MAURER
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Dans la rhétorique traditionnelle, figure de style qui consiste à répéter le même mot ou le même tour en tête de plusieurs membres de phrase, pour obtenir une symétrie ou pour donner plus de force à l'énoncé ; ainsi : Rome, l'unique objet de mon ressentiment, / Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant, / […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anaphore-linguistique/#i_2492

ANTIPHON DE RHAMNONTE (480 av. J.-C.?-411 av. J.-C.)

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Orateur et homme d'État athénien actif vers 480-411 av. J.-C. Antiphon exerce comme logographe – il compose des discours pour des clients qui doivent assurer leur défense devant un tribunal –, une profession particulièrement utile dans le climat de suspicion qui règne à Athènes à la fin de la guerre du Péloponnèse contre Sparte. Sur le terrain politique, Antiphon est l'instigateur de la révoluti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiphon-de-rhamnonte/#i_2492

ARABE (MONDE) - Littérature

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  • André MIQUEL, 
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Dans le chapitre « Délimitation du domaine arabe : les deux rhétoriques »  : […] Il faut commencer par dissiper un malentendu qui pourrait résulter de l'application du terme « grec » de rhétorique au domaine arabe. Rhétorique traduit, en effet, deux mots arabes : khaṭāba et balāgha . Or parler de rhétorique à propos de la balāgha relève beaucoup plus de l'adaptation approximative que de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arabe-monde-litterature/#i_2492

ARISTOTE

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  • Pierre AUBENQUE
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Dans le chapitre « La rhétorique »  : […] Très remarquable à cet égard est la Rhétorique d'Aristote, que la tradition n'a pas rangée dans l' Organon , mais qui n'en est pas moins une partie importante de la théorie du logos. À la différence du discours dialectique, qui s'adresse à l'homme en tant seulement qu'il peut répondre à ce qu'on lui dit, c'est-à-dire à l'homme en tant que parlant, le dis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_2492

ARISTOTÉLISME

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  • Hervé BARREAU
  •  • 2 239 mots
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Dans le chapitre « L'esthétique »  : […] Aristote s'est intéressé à deux arts qui avaient de l'importance dans la cité de son temps : la rhétorique (cf. La Rhétorique ), et la poétique. La rhétorique est à la politique ce que la dialectique est à la science, un auxiliaire indispensable. Il s'agit, dans la rhétorique, d'administrer des preuves devant un auditoire, qui est sujet aux passions humaines, et qui est touj […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristotelisme/#i_2492

ARTS POÉTIQUES

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Précisons d'emblée en quoi le terme d'art poétique ( ars poetica ) se distingue de la poétique : où celle-ci se veut un discours sur la littérature, voire une science de la littérature, et montre donc une vocation descriptive, l'expression d'art poétique désigne d'abord des traités pratiques, des manuels en prose ou en vers. La notion d'art s'y définit comme un savoir techni […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-poetiques/#i_2492

CASSIN BARBARA (1947- )

  • Écrit par 
  • Jean-Baptiste GOURINAT
  •  • 997 mots
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Dans le chapitre « Un langage actif »  : […] Quelle est la force du langage ? L’intuition qui anime son œuvre, c’est que les mots ne sont pas seulement les reflets du monde tel qu’il est, mais qu’ils possèdent aussi une puissance créatrice et sont capables de faire advenir quelque chose, y compris un ciment social. C’est cette dernière conviction qui l’a amenée, à travers un accord international avec le CNRS, à participer à la Commission Vé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/barbara-cassin/#i_2492

CÉLÉBRATION, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 857 mots

Acte rhétorique par lequel on établit la supériorité de quelqu'un ou de quelque chose. Réelle ou imaginaire, cette supériorité est exprimée dans des termes propres à propager le sentiment d'élévation. Parmi les trois genres du discours répertoriés par Aristote, la célébration (avec le blâme) appartient au genre épidictique (ou démonstratif), codifié déjà par Gorgias de Leont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/celebration-genre-litteraire/#i_2492

CICÉRON (106-43 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL, 
  • Claude NICOLET
  •  • 5 896 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les ouvrages de rhétorique »  : […] Cedant arma togae . Cicéron n'avait pas d'autres moyens d'action et d'influence que son éloquence. C'est en ce sens qu'on peut assimiler à un traité politique ses trois livres de dialogues à la manière d'Aristote, De oratore (55) ; il avait déjà écrit, vers 88, deux livres De inuentione , dont il devait plus tard condamner la forme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ciceron/#i_2492

CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 12 910 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les modèles « gnostiques » ou indéterminés »  : […] Faut-il ajouter un quatrième paradigme pour réunir certaines manières de la critique littéraire contemporaine ? Les trois précédents – explicatif, interprétatif, analytique – relèvent de conceptions du sujet et du langage – positiviste, phénoménologique, structurale – après lesquelles on n'a rien inventé. Toutefois, le modèle textuel ne se situe pas sur le même plan que les autres : il s'intéresse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-litteraire/#i_2492

CURTIUS ERNST ROBERT (1886-1956)

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 1 070 mots

S'il fallait écrire l'histoire de l'idée de l'unité européenne, Ernst Robert Curtius y tiendrait une place éminente. En effet, ce savant philologue et critique allemand rêve, depuis la Première Guerre mondiale, d'une Europe sans frontières, dont l'unité culturelle serait sauvegardée par une élite qui la dirigerait. Cette vieille Europe, et avec elle la culture occidentale, pourrait survivre malgré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernst-robert-curtius/#i_2492

DÉCLAMATION, théâtre

  • Écrit par 
  • Dominique PAQUET
  •  • 897 mots

Issue directement de la rhétorique latine, telle que Cicéron et Quintilien l'ont recueillie des Grecs, la déclamation relève de la pronunciatio , moment ou partie du discours qui enseigne à l'orateur l'usage efficace de sa voix en fonction de la forme et du style, du but à atteindre et du public à convaincre. Les tragédiens grecs et romains — car cet art ne s'épanouit que dan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/declamation-theatre/#i_2492

DE L'ORATEUR, Cicéron - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 732 mots

Dans le chapitre « Grandeur de l'éloquence »  : […] Dédié à Quintus, frère de l'auteur, le De Oratore est écrit, à l'imitation de Platon, sous la forme de dialogues entre amis, supposés se dérouler en 91 av. J.-C., soit lors de la jeunesse de Cicéron. La thèse de départ est celle-ci : « c'est tout l'ensemble de connaissances que possèdent les hommes les plus instruits [...] qui constitue l'éloquence » ; les « vrais orateurs » […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-l-orateur/#i_2492

DÉMOSTHÈNE (384-322 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Gilberte RONNET
  •  • 2 501 mots

Dans le chapitre « Le style »  : […] La variété, la couleur, le mouvement, tels sont les traits qui le distinguent entre tous les autres. Sa phrase prend toutes les formes, depuis la succession de simples propositions indépendantes jusqu'aux périodes les plus complexes, du raccourci de trois mots à l'ensemble d'une page. Ces formes diverses se font valoir par le contraste ; mais dans la période la plus savante, un détail – parenthèse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/demosthene/#i_2492

DENYS D'HALICARNASSE (Ier s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Dominique RICHARD
  •  • 505 mots

Venu à Rome vers ~ 30, Denys d'Halicarnasse y réside pendant vingt-deux ans. Il étudie la langue, la littérature et l'histoire romaines. Il enseigne probablement la rhétorique à Rome comme il l'a fait à Halicarnasse. Il est l'ami de membres de la haute aristocratie et, si l'on en juge d'après les tendances reflétées par ses écrits, sa sympathie va au patriciat. Il a composé en grec des traités de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/denys-d-halicarnasse/#i_2492

DESCRIPTION

  • Écrit par 
  • Jean-Michel ADAM
  •  • 3 160 mots

La description a souvent été l'objet de critiques virulentes de la part des auteurs de romans parodiques, de Stendhal, de Camus et surtout de poètes comme Valéry – « la „description“ me fait l'effet d'une denrée littéraire qui se vend au kilo » ( Cahiers ) – ou André Breton : « Et les descriptions ! Rien n'est comparable au néant de celles-ci ; ce n'est que superpositions d'i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description/#i_2492

DESCRIPTION, notion de

  • Écrit par 
  • Elsa MARPEAU
  •  • 987 mots

La description permet de donner à voir en imagination, grâce au langage. Elle constitue une pause, un contretemps dans le flux du récit. Sa finalité représentative semble ainsi l'opposer aux visées narratives de ce dernier. Toutefois, cette distinction théorique est plus complexe dans la pratique, où il s'avère parfois malaisé de distinguer récit et description. C'est pourquoi, selon Gérard Genet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-notion-de/#i_2492

DIALECTIQUE

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 039 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La doctrine aristotélicienne »  : […] Cependant, d'après P. Aubenque ( Le Problème de l'être chez Aristote ), la conception platonicienne de la dialectique ne mérite pas le titre de commencement : elle ne serait que la conséquence d'un travail de systématisation qui, s'il produit un résultat original, opère sur une matière préexistante, une pratique déjà courante de la dialectique, comme art du discours et du dia […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique/#i_2492

DU SUBLIME, Pseudo-Longin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 740 mots

« Par-delà deux millénaires, ce livre nous apporte un souffle vivant, non plus la moisissure des écoles et des bibliothèques » : ainsi le grand critique allemand Ernst-Robert Curtius, dans La Littérature européenne et le Moyen Âge latin (1948), salue-t-il le petit traité Du sublime (Péri Hupsous) – un sommet selon lui de la rhétorique antique. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/du-sublime/#i_2492

ÉLISABÉTHAIN THÉÂTRE

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 10 629 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le langage »  : […] Le théâtre élisabéthain, c'est aussi, c'est surtout une façon de parler. Une vaste enquête serait ici nécessaire pour dénombrer et définir les emplois divers du langage qui en font l'inépuisable originalité. Dans ce domaine aussi, l'accent doit être mis sur le passage constant d'une forme d'expression à une autre, de la langue parlée, directe et familière, savoureuse et concrète, à la langue savan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-elisabethain/#i_2492

ÉLOQUENCE

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 301 mots

L'éloquence est ce qui fait un discours ou un orateur persuasifs. Elle a partie liée avec la rhétorique, qui enseigne l'art de persuader, qu'on la considère, ainsi que le fait Quintilien, comme le résultat de règles purement formelles ou, selon Cicéron, comme « don naturel » de l'homme cultivé : « Ce n'est pas l'éloquence qui est née de la rhétorique, mais la rhétorique qui est née de l'éloquence  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eloquence/#i_2492

EUPHUISME

  • Écrit par 
  • Georges GRANJOUX
  •  • 1 594 mots

Dans le chapitre « L'euphuisme, style maniéré »  : […] L'euphuisme se caractérise par l'emploi quasi mécanique de certains procédés : – Procédés de structure et de rhétorique : le parallélisme des phrases et des propositions à l'intérieur des phrases ; l'utilisation de l'antithèse ; l'emploi fréquent des questions rhétoriques, souvent en séries. Ces procédés peuvent être associés dans le même paragraphe, voire dans la même phrase ; ils sont liés au c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/euphuisme/#i_2492

EXEMPLUM

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 818 mots

Outre le sens habituel d'« exemple », le mot latin exemplum désigne une ressource de la rhétorique utile à qui veut susciter la persuasion. Aristote rapproche l'exemple, qui repose sur une inférence implicite, (raisonnement inductif) du syllogisme incomplet (déductif) ; après lui, la rhétorique latine (Cicéron, Quintilien, Valère Maxime) distingue le signe (preuve matérielle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/exemplum/#i_2492

FINS DE L'ART (esthétique)

  • Écrit par 
  • Danièle COHN
  •  • 2 830 mots

Dans le chapitre « Autonomie, historicisme et critique des fins »  : […] Les explications internes au système du philosophe ne sont cependant pas la raison du retentissement de la thèse de la fin de l'art. C'est son appropriation et son appauvrissement par une certaine philosophie de l'art – celle de l'Américain Arthur Danto pour nommer son plus célèbre tenant – qui l'a installée au rang de vérité. Selon l'interprétation qu'il propose, en 1986, dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fins-de-l-art-esthetique/#i_2492

FONTANIER PIERRE (1768-1844)

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 273 mots

Éditeur en 1818 du Commentaire des tropes de Du Marsais et auteur de deux ouvrages — étroitement liés dans son esprit et destinés à constituer un unique Traité général — sur les figures du discours, Manuel classique pour l'étude des tropes (1821) et Des figures autres que tropes (1827), Pierre Fontanier est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-fontanier/#i_2492

FUMAROLI MARC (1932- )

  • Écrit par 
  • Jean-François LABIE
  •  • 1 336 mots

Marc Fumaroli est né en 1932 à Marseille. C'est à Fès qu'il commence des études qui le prépareront à l'enseignement des lettres. Sa carrière universitaire est un modèle de régularité. L'université d'Aix-en-Provence et la Sorbonne le conduisent à l'agrégation de lettres classiques puis au doctorat ès lettres. De 1965 à 1976, il enseigne à la faculté de Lille puis à Paris-IV où il est nommé professe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marc-fumaroli/#i_2492

GRASSI ERNESTO (1902-1991)

  • Écrit par 
  • Alain PONS
  •  • 982 mots

Ernesto Grassi a été l'une des figures les plus importantes de la philosophie européenne. Peu connu en France, où deux seulement de ses ouvrages, Humanisme et marxisme et La Métaphore inouïe , ont été traduits, il jouissait d'un grand prestige en Italie, sa patrie, et surtout en Allemagne, où il passa la plus grande partie de son existence. Son œuvre es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernesto-grassi/#i_2492

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Langue et littérature

  • Écrit par 
  • Joseph MOGENET, 
  • Jacqueline de ROMILLY
  •  • 8 250 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'éloquence »  : […] Entre-temps, à la même époque que Thucydide et également sous l'influence de la sophistique, s'élabore la rhétorique qui, outre le rôle important qu'elle prend dans l'enseignement, manifeste son utilité dans deux domaines de la vie publique : les assemblées populaires et les tribunaux. L'éloquence politique est représentée d'abord par un orateur en chambre, Isocrate, dont les discours fictifs d'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-langue-et-litterature/#i_2492

GRÉGOIRE DE NAZIANZE saint (330 env.-env. 390)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 1 582 mots

Dans le chapitre « La rhétorique ou l'idéal du « bien dire » »  : […] Le siècle de Grégoire de Nazianze est marqué par une nouvelle floraison de la grande tradition rhétorique grecque. Presque toutes les grandes œuvres littéraires portent la trace de renouveau et, dans la vie sociale et politique, le rhéteur joue un rôle de premier plan, qui lui permet d'accéder aux plus hautes fonctions. Grégoire de Nazianze est un représentant remarquable de ce mouvement historiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gregoire-de-nazianze/#i_2492

HEURISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI
  •  • 8 415 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La technique ou l'art d'inventer »  : […] C'est en se reportant aux sources mêmes de la réflexion méthodologique sur la connaissance que l'on peut discerner l'apparition des premières considérations heuristiques. Le premier grand monument spéculatif sur les conditions de la connaissance que constitue l' Organon aristotélicien ne manque pas de faire une place aux techniques qui permettent de découvrir les choses qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heuristique/#i_2492

HISTOIRE DE LA RHÉTORIQUE DANS L'EUROPE MODERNE 1450-1950 (dir. M. Fumaroli)

  • Écrit par 
  • Françoise DOUAY-SOUBLIN
  •  • 1 045 mots

Élaboré dans l'Athènes et la Rome antiques, puis christianisé, le programme civilisateur de la rhétorique, « art et artisanat de la parole » dans les sociétés humaines, fut, en Italie puis dans toute l'Europe, remis à l'honneur à la Renaissance, pour limiter l'empire de la science scolastique. Ainsi, du xv e au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-de-la-rhetorique-dans-l-europe-moderne-1450-1950/#i_2492

ISOCRATE (436-338 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Dominique RICHARD
  •  • 878 mots

Orateur grec, né dans le dème d'Erchia, dont le père, Théodoros, était un fabricant d'instruments de musique aisé. Isocrate reçoit l'enseignement des sophistes, en particulier de Prodicos, et il entendra aussi Socrate. Lorsque son père se trouve ruiné, après la guerre du Péloponnèse, Isocrate, se tourne vers l'éloquence : il suit en Thessalie les cours du vieux Gorgias, et, vers ~ 400, il se fait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isocrate/#i_2492

LANGAGES DE MASSE

  • Écrit par 
  • Jean BAUDRILLARD
  •  • 3 000 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Tautologie »  : […] L'articulation logique est remplacée par la tautologie : « Omo, ça, c'est de la lessive » ; « La majorité, c'est vous », etc. Ce schème général culmine dans la pure et simple incantation de la marque publicitaire ou du slogan politique. Tous les signes se ramènent à un seul signe qui s'égale à lui-même : la marque ou le slogan. C'est sur ce signe imposé, inlassablement redoublé en lui-même, que v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langages-de-masse/#i_2492

LATINES (LANGUE ET LITTÉRATURE) - La littérature

  • Écrit par 
  • Pierre GRIMAL
  •  • 8 570 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Où l'art devient culture »  : […] Pendant les dernières années du règne d'Auguste (qui se termine en 14 apr. J.-C.), il se fait, à Rome, un grand silence dans le domaine des lettres. Virgile, Horace éblouissent. Quelques grands poèmes encore sont écrits, comme le De morte de Varius, un épicurien épigone de Lucrèce, et des tragédies, probablement récitées devant un public restreint plutôt que jouées au théâtr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/latines-langue-et-litterature-la-litterature/#i_2492

LATINI BRUNO ou BRUNETTO (1220 env.-env. 1294)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 408 mots

Le renom en France de l'Italien Brunetto Latini vient de ce qu'il a composé son Trésor en français, déclarant que c'était « parler plus délectable et plus commun à toutes gens ». Mais son cas fait problème pour les lecteurs de la Divine Comédie , car Dante, qui fut son élève, le situe dans un cercle infernal qui passe pour celui des sodomites. Il semble […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/latini-bruno-ou-brunetto/#i_2492

LES COULEURS ET LES MOTS (J. Le Rider) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO
  •  • 1 061 mots

Les ouvrages les plus stimulants sont souvent le fait d'un spécialiste qui a su sortir de sa discipline pour rencontrer un autre domaine, sans pour autant renier son savoir d'origine. Jacques Le Rider, précoce et brillant germaniste, auteur de livres de référence consacrés à Otto Weininger, à Hugo von Hofmannsthal et à la modernité viennoise (tous publiés aux Presses universitaires de France, où i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-couleurs-et-les-mots/#i_2492

LINGUISTIQUE - Le langage au carrefour des disciplines

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 8 258 mots

Dans le chapitre « La rhétorique  »  : […] La rhétorique se définit au départ comme l'art de persuader par le discours oratoire. Depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du xix e  siècle, la rhétorique a été enseignée comme un corps de préceptes solidement établi. La tradition aristotélicienne, reprise par les rhéteurs latins (Quintilien) divisait la rhétorique en trois grands chapitres : les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-le-langage-au-carrefour-des-disciplines/#i_2492

LINGUISTIQUE & LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Pierre KUENTZ
  •  • 5 324 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Articulations »  : […] Dans le couple ainsi constitué, plusieurs stratégies de corrélation sont concevables, qui sont loin d'ailleurs de s'exclure ; il est rare, au contraire, que l'articulation proposée par telle ou telle méthode ne résulte pas de la combinaison de plusieurs possibilités : l'interdisciplinarité fonctionne volontiers à l'éclectisme. L'accent, dans ces échanges, a été mis surtout, depuis les années 1950, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-et-litterature/#i_2492

LITTÉRATURE ÉPISTOLAIRE

  • Écrit par 
  • Alain VIALA
  •  • 6 820 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Art épistolaire et débat d'idées »  : […] Le premier théoricien moderne de l'art épistolaire fut Érasme, avec son De conscribendis epistolis (1522). Face aux nomenclatures fixes des Formulaires médiévaux, il affirme que les lettres peuvent traiter toutes sortes de sujets et adapter leurs formes et formules en conséquence. Cependant, il maintient une rhétorique de la monovalence : un sujet, un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-epistolaire/#i_2492

LITTÉRATURE ÉPISTOLAIRE, notion de

  • Écrit par 
  • Alain BRUNN
  •  • 1 064 mots

L'expression littérature épistolaire désigne tout texte qui relève de la situation pragmatique de la correspondance et peut être lu hors de cette situation ; elle paraît ainsi contradictoire : les régimes de vérité de la littérature et de la lettre semblent mal s'accorder. Le premier se trouve du côté d'une fabrication visant à plaire à un public, du côté d'une certaine fiction, quand le second s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-epistolaire-notion-de/#i_2492

MARSAIS CÉSAR CHESNEAU sieur Du (1676-1756)

  • Écrit par 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 296 mots

Oratorien, puis avocat à Paris, Du Marsais fut précepteur dans plusieurs familles nobles avant de publier sa Méthode raisonnée pour apprendre la langue latine , qui renouvelle considérablement, au moins sur le plan théorique, les méthodes d'enseignement. La parution, en 1730, du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cesar-marsais/#i_2492

MÉTAPHORE

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POUILLOUX
  •  • 6 356 mots

Dans le chapitre « La tradition classique »  : […] « Métaphore » vient du grec metaphora , qui signifie « transport » – au sens matériel comme au sens abstrait. Le terme est utilisé par Aristote dans la Poétique (1457 b) pour décrire une opération de langage. « La métaphore, écrit-il, est le transport à une chose d'un nom qui en désigne une autre, transport ou du genre à l'espèce, ou de l'espèce au genr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphore/#i_2492

MOYEN ÂGE - La littérature en prose

  • Écrit par 
  • Nicola MORATO
  •  • 6 837 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le mot et son histoire »  : […] Le substantif français « prose » dérive de l’adjectif latin prorsus , proversus , dont le sens principal indique un mouvement vers l’avant ou une position avancée. Le mot est employé comme synonyme ou pour gloser l’expression oratio soluta , qui désigne un discours […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-litterature-en-prose/#i_2492

NOUVELLE RHÉTORIQUE, droit

  • Écrit par 
  • Benoît FRYDMAN
  •  • 1 330 mots

La nouvelle rhétorique est un courant philosophique du xx e  siècle, parfois appelé aussi école de Bruxelles, qui, sous la conduite de son fondateur Chaïm Perelman (1912-1984), a contribué à renouveler l'intérêt de la pensée contemporaine pour l'argumentation, en mettant en évidence le rôle central de celle-ci dans le traitement des questions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nouvelle-rhetorique-droit/#i_2492

ORAISONS FUNÈBRES, Jacques Benigne Bossuet - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 907 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Plaire et impressionner »  : […] Les grands doivent apparaître comme des modèles de vertu chrétienne, même Henriette d'Angleterre, et des représentants de la saine politique d'État, monarchique et absolue (le roi assiste aux oraisons). Plaire, instruire, prêcher, impressionner, Bossuet sait bien parler, sans papier, guidé par l'art de la memoria . Son oraison, toujours construite selon les règles de la rhéto […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oraisons-funebres/#i_2492

ORGANON, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 827 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une science du penser »  : […] Le premier des six traités de l' Organon  : les Catégories ( Katègoriai ) se présente comme une analyse du langage (ordonner en classes tout ce qui peut être prédiqué d'un sujet), mais aussi, par voie de conséquence, comme une investigation des sens de l'être (la substance, ousia , et ses attributs). […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/organon/#i_2492

PARAPHRASE

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 545 mots

Dès l'Antiquité, la paraphrase figure dans les manuels pédagogiques pour la formation des futurs orateurs, au titre des progymnasmata (« exercices préparatoires » à la rhétorique) : ainsi chez Quintilien, Hermogène ou Aphtonios ; c'est un exercice pratique de lecture et de reformulation développée à partir d'un texte d'auteur ou d'une sentence. La para […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paraphrase/#i_2492

PARODIE, littérature

  • Écrit par 
  • Daniel SANGSUE
  •  • 5 268 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Un genre aux contours incertains »  : […] Pourtant Aristote l'évoque au chapitre  ii de la Poétique  : « Homère a représenté des personnages meilleurs, Cléophon, semblables, Hégémon de Thasos, le premier auteur de parodies, et Nicocharès, l'auteur de la Deiliade , pires » (trad. Dupont-Roc, Lallot, 1980). Dans la sorte de grille des genres littéraires qu'il établit, la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parodie-litterature/#i_2492

DISCOURS

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 383 mots

Le terme de discours (du latin discurrere , « courir çà et là ») n'est pas à l'origine directement lié au langage. Quand, dès la fin de la latinité (cf. Codex Theodosianus , IX, xxiv , 1), discursus prend le sens de discours, c'est d'abord comme chemin hasardeux de la conversation et de l'entretien, avant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/discours/#i_2492

ARGUMENTATION

  • Écrit par 
  • Chaïm PERELMAN
  •  • 1 856 mots

Dans le chapitre « Théorie de l'argumentation »  : […] L'étude détaillée des arguments nécessite tout un traité. Mentionnons, parmi les plus habituels, les arguments par l'exemple, par analogie, par les conséquences, par le modèle, a pari , a fortiori , e contrario , ainsi que l'argument d'autorité. Les figures de la rhétorique classique, loin de se réduire à de simples ornements, ne s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/argumentation/#i_2492

SUBLIME, littérature

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 1 351 mots

« Sublime » est d'abord un terme technique, emprunté par la théorie littéraire à la rhétorique, décalque du latin sublimis , qui traduit le grec hupsos  : « élevé », « en hauteur ». Il qualifie donc le « style élevé », celui de la grande éloquence, qui vise à provoquer l'admiration de l'auditeur, et à le transporter. Mais le propre de cette notion est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sublime-litterature/#i_2492

MOYEN ÂGE - L'affirmation des langues vulgaires

  • Écrit par 
  • Emmanuèle BAUMGARTNER
  •  • 2 558 mots

Dans le chapitre « Des « Arts poétiques » à la « Défense et illustration de la langue française »  »  : […] Rivalisant avec Dante, Guillaume de Machaut définit dès 1370, en Prologue général à l'édition de ses œuvres, un système poétique où s'équilibrent, sous l'égide d' Amour et de Nature , associée à ses « enfants », Sens , Rhétorique et Musique , le don de l'invention e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-l-affirmation-des-langues-vulgaires/#i_2492

ÉLOQUENCE, Grèce antique

  • Écrit par 
  • Dominique RICHARD
  •  • 1 197 mots

L'éloquence comme genre littéraire apparaît en Grèce tardivement (fin ~ v e et surtout ~ iv e  s.). Les plus grands orateurs sont contemporains de Philippe de Macédoine. Avant cela, les hommes politiques ne publient pas leurs discours. Le premier traité sur l'art de la parole est un manuel à l'us […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eloquence-grece-antique/#i_2492

MAÎTRES DE SAGESSE (Grèce antique)

  • Écrit par 
  • Luc BRISSON
  •  • 2 336 mots

Dans le chapitre « Mythe et savoir »  : […] Jusqu'à Platon, en effet, le terme sophía peut recevoir n'importe quel contenu dans la mesure où la sophía n'est, dans le monde sensible, liée à aucun contenu particulier. Être sophós, dans ce contexte, c'est dominer son activité, se dominer soi-même et dominer les autres ; voilà pourquoi peuvent être déclarés sophoí le charpentier, le pilote de navire, le médecin, le devin et surtout le poète, qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maitres-de-sagesse/#i_2492

ORATEURS ET HISTORIENS, Antiquité gréco-romaine

  • Écrit par 
  • François HARTOG
  •  • 2 587 mots

Dans le chapitre « Éloquence et cité »  : […] « Bon diseur d'avis » et « bon faiseur d'exploits » ( erga ) : tel doit être le héros homérique. Doublement excellent : en paroles et en actions, à la guerre comme à l'assemblée. Devant Troie, à l'assemblée des chefs achéens, chacun, tour à tour, est invité à faire prévaloir son avis ; en passant de main en main, le sceptre royal marque l'inviolabilité de l'orateur et rend vi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/orateurs-et-historiens-antiquite-greco-romaine/#i_2492

SOPHISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Barbara CASSIN
  •  • 6 775 mots

Dans le chapitre « De la philosophie à la littérature »  : […] La première sophistique a perdu la guerre philosophique : Platon et Aristote l'ont réduite au pseudos (non-être, faux, falsification) et reléguée au statut de mauvaise rhétorique, vide de sens. Expulsion réussie : la seconde sophistique appartiendra donc non pas au corpus des philosophes, mais à celui des orateurs ; si on ne lui marchande plus guère une existence réelle, iso […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophistique/#i_2492

PASCAL BLAISE (1623-1662)

  • Écrit par 
  • Dominique DESCOTES, 
  • François RUSSO
  •  • 8 433 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Un art de la persuasion »  : […] Dans ses activités, Pascal est servi par un grand sens de la communication : plus que tout autre en son temps, il a saisi les exigences du contact entre les esprits et de l'« art de persuader », pour reprendre le titre donné à la seconde section de L'Esprit géométrique . Marc Fumaroli a montré qu'il s'inscrit dans la tradition rhétorique humaniste des milieux parlementaires e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/blaise-pascal/#i_2492

PATHOS

  • Écrit par 
  • Jean-Paul MOURLON
  •  • 90 mots

Évocation de l'expérience humaine dans une représentation propre à faire naître la pitié, la sympathie, chez le lecteur ou le spectateur. Distinct des passions plus élevées de la tragédie, le pathos (du grec pathos  : « souffrance, passion ») naît, particulièrement dans l'art oratoire, à l'évocation de ceux qui sont abandonnés sans aide ou qui souffrent injustement. En art, r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pathos/#i_2492

PAUL DIACRE PAUL WARNEFRIED dit (720 env.-apr. 787)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 238 mots

Né d'une grande famille lombarde du Frioul, élevé à la cour du roi Ratchis à Pavie, Paul devint moine bénédictin à Civitate près de Côme, puis au Mont-Cassin ; lié à la famille royale lombarde, il fut attiré à Aix-la-Chapelle par Charlemagne qui chercha en vain à le retenir pour son savoir et son talent. Ce barbare illustre l'acculturation des envahisseurs germaniques par le rôle qu'il joue dans l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-diacre/#i_2492

PAULHAN JEAN (1884-1968)

  • Écrit par 
  • Yvon BELAVAL
  •  • 1 384 mots

Dans le chapitre « L'unique pensée »  : […] « Pas un de mes petits livres qui ne soit sorti d'une inquiétude du langage », et tout est langage : ce qui se dit, s'écrit, la peinture (« chaque tableau a sa grammaire »), l'amour, la maladie, la guerre, et jusqu'au silence. Que tirer de précis de cette inquiétude ? Le propos n'est pas littéraire. Il s'agit d'observer des faits du langage et d'en dégager des lois objectives, pour les appliquer, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-paulhan/#i_2492

PERELMAN CHAÏM (1912-1984)

  • Écrit par 
  • Michel MEYER
  •  • 1 393 mots

L'œuvre de Chaïm Perelman s'inscrit depuis la fin des années 1950 dans le paysage de la pensée contemporaine, avec la parution du Traité de l'argumentation (2 vol., P.U.F., Paris, 1958) qu'il a écrit en collaboration avec M me  Olbrechts-Tyteca. Par la réhabilitation de la rhétorique, qui retrouve le statut philosophique que Platon lui avait dénié en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chaim-perelman/#i_2492

POÉTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Marie SCHAEFFER, 
  • Tzvetan TODOROV
  •  • 4 791 mots

Dans le chapitre « Domaines d'analyse »  : […] Le structuralisme et la sémiotique ont abordé tous les aspects des études littéraires. Mais leurs contributions les plus décisives se situent pour l'essentiel dans quatre domaines : – L'analyse des techniques narratives ( narratologie). Bien que des poéticiens d'obédiences diverses aient apporté des contributions importantes à l'analyse narrative, c'est un travail d'inspiration structuraliste, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poetique/#i_2492

PUTTENHAM GEORGE (1529 env.-env. 1590)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 550 mots

D'aucuns disent que c'est Richard, son frère, et non George, qui a écrit le célèbre traité de rhétorique The Arte of English Poesie publié sans nom d'auteur en 1589, par Richard Field, l'éditeur des poèmes de Shakespeare. On ne sait rien des Puttenham, sinon que leur mère était la sœur de sir Thomas Elyot, auteur d'un livre d'éducation célèbre, The Governour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/george-puttenham/#i_2492

QUINTILIEN, lat. MARCUS FABIUS QUINTILIANUS (30-96)

  • Écrit par 
  • Marcel BÉNABOU
  •  • 619 mots
  •  • 1 média

Marcus Fabius Quintilianus est né à Calagurris (Calahorra) en Espagne. Fils de rhéteur, il fait ses études à Rome, où il reviendra se fixer après un séjour en Espagne de 60 à 69. Avocat en vue, il ouvre une école de rhétorique qui attire les enfants des meilleures familles : Pline le Jeune sera de ses élèves. La qualité de son enseignement lui vaut d'être parmi les premiers rhéteurs auxquels, sous […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/quintilien-lat-marcus-fabius-quintilianus/#i_2492

RAMUS PIERRE DE LA RAMÉE dit (1515-1572)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MARGOLIN
  •  • 1 147 mots

Humaniste français qui entreprit dans la science du temps de la Réforme une critique analogue à celle de Luther et de Calvin dans l'ordre religieux. Né à Cuth, dans le Vermandois, Ramus appartient à une famille très modeste ; son père est laboureur et son grand-père charbonnier. À huit ans, il fait seul à pied le voyage de Paris ; il y revient à douze ans pour suivre les cours du collège de Navarr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ramus/#i_2492

RÉPÉTITION PROCÉDÉS DE, rhétorique

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 538 mots

La répétition est un principe créateur universel régissant toute communication depuis l'unité minimale du signifiant (signes, lettres, sons) jusqu'aux ensembles les plus larges (un récit entier par exemple). Ses fonctions s'étendent de la mnémotechnie jusqu'à l'imitation de la structure circulaire du monde. Elle est facilement reconnaissable, et la rhétorique ne s'en émeut guère sauf si elle s'app […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/procedes-de-repetition-rhetorique/#i_2492

RHÉTORIQUEURS GRANDS

  • Écrit par 
  • Paul ZUMTHOR
  •  • 1 154 mots

Dans le chapitre « Situation historique »  : […] D'origine bourgeoise ou de petite noblesse, certains clercs, d'autres juristes, les grands rhétoriqueurs vécurent des libéralités des princes dont ils avaient pour fonction de narrer les hauts faits (plusieurs d'entre eux furent, en même temps que poètes, chroniqueurs), de célébrer les louanges, de soutenir en propagandistes la politique, ou d'agrémenter la vie de cour. Liés par leur profession à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grands-rhetoriqueurs/#i_2492

SATIRE

  • Écrit par 
  • Roger ZUBER
  •  • 2 689 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Satire et classicisme »  : […] La récrimination et le malaise n'en demeurent pas moins les éléments constitutifs d'une création satirique. Une question se pose donc : pourquoi la satire n'est-elle nulle part plus vivace qu'en période d'euphorie littéraire ? On ne s'attendrait guère à voir se plaindre plus que tous autres les écrivains du « siècle de Louis XIV » ou de l'« Augustan age » anglais, qui semblent mieux défendus, plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/satire/#i_2492

STOÏCISME

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Urs EGLI
  •  • 7 430 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La logique »  : […] L'un des maîtres mots du stoïcisme est l'intraduisible logos , langage et raison, qui est à la fois le propre de l'homme et le principe recteur de l'univers. Aussi les stoïciens ont-ils vu dans la logique, plus qu'un instrument de la connaissance, selon la tradition de l' Organon aristotélicien, une partie constituante de la philosophie. Leurs accomplis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stoicisme/#i_2492

STRAUSS LEO (1899-1973)

  • Écrit par 
  • Miguel ABENSOUR, 
  • Michel-Pierre EDMOND
  •  • 3 825 mots

Dans le chapitre « Un rhétoricien »  : […] Dans « La Persécution et l'art d'écrire » (1952), Strauss découvre, sur la base de l'examen d'œuvres philosophiques de la période médiévale judéo-arabe, l'existence d'une continuité entre la manière dont ces auteurs écrivaient et celle à laquelle eurent recours les auteurs de l'Antiquité gréco-romaine. Cette forme d' écriture confère aux œuvres un caractère littéraire, les plie à une « nécessité l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leo-strauss/#i_2492

STYLE

  • Écrit par 
  • Mikel DUFRENNE
  •  • 5 646 mots

Dans le chapitre « Le discours de la stylistique »  : […] On ne tentera pas d'esquisser l'histoire de la stylistique. D'autant que généralement elle ne porte que sur le style de la langue ou du discours littéraire et non sur l'ensemble des arts. C'est la limite qu'elle s'imposait déjà sous son ancien nom de rhétorique. Car la rhétorique est une technique du langage considéré comme un art. Elle est à la fois descriptive et normative : grammaire de l'exp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/style/#i_2492

STYLISTIQUE

  • Écrit par 
  • Georges MOLINIÉ
  •  • 6 184 mots

Dans le chapitre « Les trois rhétoriques »  : […] Historiquement, la stylistique est liée à la rhétorique. Le père fondateur des études qui intéressent ici est Aristote, notamment dans ses deux œuvres fondamentales, La Rhétorique et La Poétique  ; les titres sont emblématiques, et gros de presque tous les développements futurs, successivement les plus novateurs. Mais il existe, au moins, trois rhétoriqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stylistique/#i_2492

SUBLIME, philosophie

  • Écrit par 
  • Philippe LACOUE-LABARTHE
  •  • 6 168 mots
  •  • 1 média

« Sublime » transcrit le latin sublime , neutre substantivé de sublimis , qui lui-même traduit le grec to hupsos . La formation du mot latin s'explique mal, mais le sens est tout à fait clair : sublimis (de sublimare , élever) signifie : haut dans les airs, et par suite, au sens physique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sublime-philosophie/#i_2492

TACITE (55 env.-120)

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
  •  • 3 697 mots

Dans le chapitre « Le style de Tacite : l'épopée de la décadence »  : […] On a souligné ici les affirmations majeures de cette pensée, ce qui la constitue comme telle et qui fait sa cohérence. Mais, naturellement, on doit souligner que le grand art de Tacite ne cesse d'effacer tout ce qu'une telle réflexion pourrait avoir de systématique. On se rappelle après cette lecture les portraits grandioses et sombres : Tibère, son silence, ses dégoûts ; Germanicus, sa noblesse o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tacite/#i_2492

TODOROV TZVETAN (1939-2017)

  • Écrit par 
  • Laurent LEMIRE
  •  • 917 mots
  •  • 1 média

Cet humaniste sceptique qui a commencé par le structuralisme est devenu un philosophe de la liberté. Tzvetan Todorov est né le 1 er  mars 1939 à Sofia . Dans la Bulgarie communiste, le lycée bilingue russe lui apprend très tôt à se méfier de l’idéologie. En 1956, année du rapport Khrouchtchev et de l’insurrection de Budapest, il entre à l’université. Pour échapper au forma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tzvetan-todorov/#i_2492

TROPES, linguistique

  • Écrit par 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 1 310 mots

La taxinomie des ornements rhétoriques (il faut bien avoir recours à cette périphrase, puisque, dès les Anciens, on estime que le trope porte sur le mot, et la figure sur le groupe de mots) pose des problèmes tant historiques (l'histoire des classements) que théoriques (le fondement des classements). En cette matière, les deux extrêmes sont imaginables : depuis l'énumération fastidieuse de chaque […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tropes-linguistique/#i_2492

VALLA LORENZO DELLA VALLE dit IL (1407-1457)

  • Écrit par 
  • Bruno PINCHARD
  •  • 3 574 mots

En ces temps de faveur renouvelée pour le nominalisme et la critique des universaux, il est bon d'aller demander à Lorenzo Valla, un maître de l' humanisme italien, comment la culture de la péninsule est parvenue, dès la première moitié du xv e  siècle, à donner un contenu, c'est-à-dire une philologie, une éthique, une politique, une théologie et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valla-lorenzo-della-valle-dit-il/#i_2492

Voir aussi

Pour citer l’article

Alain BRUNN, « RHÉTORIQUE, notion de », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rhetorique-notion-de/