Philosophie du langage


ANALOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre DELATTRE, 
  • Alain de LIBERA
  • , Universalis
  •  • 10 427 mots

La notion d'analogie a connu une telle fortune qu'il semble presque impossible de lui conférer une définition dépourvue d'équivoque. Son usage premier, en mathématique pythagoricienne, ne présageait aucun glissement : elle était la formule ramenant des termes inégaux proportionnellement comparés à une identité de r […] Lire la suite

EXPRESSION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 991 mots

Ensemble de données perceptives offertes par un être à un moment donné du temps et qui fonctionnent comme des signes manifestant, révélant ou trahissant les émotions, les sentiments et les intentions de cet être.Les sources historiques du concept d'expression appartiennent à la phil […] Lire la suite

INDE (Arts et culture) - Les doctrines philosophiques et religieuses

  • Écrit par 
  • Jean FILLIOZAT
  •  • 16 660 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les philosophies du langage et de la poétique »  : […] La conception védique de l'importance de la parole (vāc) comme agent cosmique de création et d'action a de bonne heure incité à l'étude non seulement de la grammaire qui la règle, mais encore des grands problèmes philosophiques que soulèvent son existence, la disposition qu'en a l'homme et surtout le fait qu'étant un son, elle est capable d'évoquer des pensées et des sentiments […] Lire la suite

INEFFABLE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 419 mots

« Ce dont on ne peut parler, soutenait Wittgenstein, il faut le taire » ; car l'inexprimable, le mystique, se montre et ne se dit pas. Un indicible dont il n'y aurait ni ostension ni expression ne serait pas seulement ineffable, il serait inexistant. De toute façon, il y a quelque chose de dérisoire dans les doctrines de l'ineffable : elles parlent de ce qui est silence ; elles multiplient les dis […] Lire la suite

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 869 mots

Dans le chapitre « Proposition et assertion, expression et déclaration, croyance et adhésion »  : […] Le jugement synthétise les contenus de la perception ou de la représentation et les porte au niveau d'un critère de vérité qui permet leur affirmation. Mais cette opération du jugement emprunte en général le canal du langage, dont il reçoit une structure constituée de termes et de relations. En outre, le jugement ainsi exprimé occupe une place dans une chaîne de questions, de réponses, d'énoncés q […] Lire la suite

LANGAGE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 315 mots

La philosophie a du mal à trouver un juste équilibre dans son rapport au langage. Soit elle oublie d’interroger sa place et néglige son importance, prenant alors la forme d’une pensée qui oublie qu’elle se dit, soit elle sombre dans l’obsession du langage, renonçant à ce qu’elle est pour laisser le champ libre à un langage qui oublie qu’il peut se penser et qu’il pense. Gilbert Hottois a ainsi int […] Lire la suite

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 538 mots
  •  • 7 médias

L'intérêt pour la langue est un trait dominant de la philosophie contemporaine. Non que nos contemporains soient les premiers à découvrir le langage. Celui-ci a toujours été à la place d'honneur dans la philosophie, tant il est vrai que la compréhension que l'homme prend de lui-même et de son monde s'articule et s'ex […] Lire la suite

LOGIQUE INDIENNE

  • Écrit par 
  • Kuno LORENZ
  •  • 6 569 mots

Dans le chapitre « Le mot et la chose »  : […] On comprendra que les doctrines des grammairiens et des mīmāṁsakas se caractérisent par une interrelation systématique entre la logique et la philosophie du langage, tandis que les doctrines des naiyāyikas et celles des logiciens bouddhistes s'accordent à insister sur les liens entre la logique et l'épistémologie. On n'aura donc pas lieu d'être surpris en constatant qu'une grave querelle entre la […] Lire la suite

MÉTALANGUE & MÉTALANGAGE

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 646 mots

Toute science est tentée de se constituer un savoir sur les outils qu'elle emploie : dès lors que l'on parle, dans n'importe quel langage, sur un autre langage, il y a un phénomène de métalangage. Lorsque ce langage second est organisé lui-même et forme un tout, c'est une métalangue. Si Hilbert a nettement constitué la métamathématique, si les logiciens sont conscients des problèmes que pose pour […] Lire la suite

NOM

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 7 090 mots

L'analyse grammaticale distinguait les noms communs et les noms propres. Les premiers correspondent, selon l'analyse logique classique, aux termes généraux qui se disent de plusieurs, et les seconds aux termes singuliers qui ne se disent que d'un seul. Si la problématique des noms communs se résorbe aujourd'hui pour nous dans celle des prédicats (encore que, pour Kripke, les noms communs d'espèces […] Lire la suite

NON & NÉGATION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 965 mots

Opérateur linguistique de la négation, « non » apparaît dans le dialogue ou dans l'interaction comme réponse à l'interlocuteur ou au partenaire et exprime soit le rejet d'une croyance, soit le refus de la poursuite d'un processus. On peut distinguer :La réponse à une simple interrogation, qui met fin à son indétermin […] Lire la suite

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 211 mots

Dans le chapitre « Les objets, le langage et la pensée »  : […] Sans aborder ici les très intéressants problèmes posés au psychologue, il suffira de noter que ce que l'on nomme objet, à quelque niveau que ce soit – immédiat ou élaboré – de l'exercice de la pensée, ne peut être confondu sans plus avec des données, considérées indépendamment de leur assemblage et organisées en unités distinctes, que l'on nommera phénomène […] Lire la suite

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 658 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Langage et ontologie »  : […] La science n'est pas la seule activité humaine qui développe une problématique ontologique. On peut se demander s'il ne faut pas chercher un fondement plus primitif que la science elle-même à la résistance d'un grand nombre de théoriciens de la science au conventionnalisme, ainsi qu'à leur tenace conviction que le discours scientifique atteint la réalité, même (et peut-être surtout) lorsqu'il élab […] Lire la suite

PARCOURS (J. Habermas) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Isabelle AUBERT
  •  • 1 060 mots

Les deux tomes de Parcours,édités par Christian Bouchindhomme et parus chez Gallimard (2018), réunissent une trentaine de textes du philosophe allemand Jürgen Habermas publiés entre 1971 et 2017, à ce jour inédits en langue française ou devenus inaccessibles. En annexe, une bibliographie complète des livres et […] Lire la suite

PROPOSITION CATÉGORIQUE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 160 mots

Énoncé simple, originellement affirmatif, chez Aristote et selon l'étymologie (depuis lors, on a admis la spécificité de l'énoncé simple négatif), la proposition catégorique attribue un prédicat à un sujet, par exemple : « les chats sont fidèles », « les lémuriens sont gracieux ». La proposition catégorique ne contient ni condition (à la différence du […] Lire la suite

PROPOSITION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 652 mots

Il convient d'abord de distinguer la phrase, le jugement, l'énoncé et la proposition. La phrase est une entité linguistique, soumise à des règles grammaticales, qui assurent sa correction, et à d'éventuels critères stylistiques ; on considère qu'elle exprime un jugement ou un énoncé ; elle est susceptible d'être proférée verbalement par […] Lire la suite

SENS COMMUN

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 180 mots

La langue ordinaire assimile bon sens et sens commun : une même faculté de juger avec pertinence des situations concrètes, une même estimation de ce qui est réel et de ce que le réel rend possible ; également une mesure de ce qui « fait sens », selon des critères psychologiques et sociologiques implicites. La tradition philosophique tantôt les distingue (Descartes), tantôt préserve l'assimilation […] Lire la suite

STOÏCISME

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Urs EGLI
  •  • 7 432 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Logique des stoïciens et logique moderne »  : […] À l'époque hellénistique, la logique des stoïciens était plus importante que celle d'Aristote. Mais, dans la seconde moitié du ier siècle avant J.-C., on assiste à une renaissance de l'aristotélisme. À la fin de l'Antiquité, Simplikios (né vers 500 apr. J.-C.) dit que les œuvres des stoïciens étaient perdues […] Lire la suite

SYLLOGISME

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 1 807 mots

Le syllogisme est une forme de raisonnement définie pour la première fois par Aristote : « Le syllogisme est un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose d'autre que ces données en découle nécessairement par le seul fait de ces données »(Topiques, I, 1, 100 a 25 et Premiers Analytiques, I, […] Lire la suite

SYMBOLE

  • Écrit par 
  • Dominique JAMEUX
  •  • 5 534 mots

Dans le chapitre « Le champ du symbole »  : […] Le champ du symbole peut-il être limité ? Il semble que non. Il est peu de pratiques sociales, peu de conduites culturelles qui n'en soient imprégnées. La mode, la publicité, l'urbanisme, l'architecture, le discours politique (en entendant par ce terme la continuité des messages politiques transmis à l'intérieur d'une société donnée) sont tous porteurs de symbolisme. Tout semble autoriser une inte […] Lire la suite

SYSTÈME, épistémologie

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 4 171 mots

Dans le chapitre « Le système comme forme de discours »  : […] De façon générale, un discours de type théorique se présente comme une suite de propositions formulées dans un langage qui peut être entièrement artificiel (c'est-à-dire construit selon des règles précises, adoptées à l'avance) ou consister en une extension du langage naturel (obtenue en ajoutant à celui-ci des termes nouveaux, définis dans le contexte de la théorie. Quand on dit qu'un tel discour […] Lire la suite

TAUTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 834 mots

Dans le langage ordinaire, énoncer une tautologie, c'est dire la même chose deux fois ; c'est affirmer un truisme, une évidence triviale, voire parler à vide et finalement ne rien dire. S'il n'est pas totalement dépourvu de signification, le discours tautologique est du moins dénué d'intérêt et il ne véhicule aucune information ; comme le jugement analytiqu […] Lire la suite

UNIVERSAUX, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 829 mots

La question des universaux est posée (mais non résolue, par dessein exprès de l'auteur) dans l'Introduction (Eisagogè) de Porphyre (iiie s.) à la Logique d'Aristote : les genres et les espèces existent-ils réellement ou sont-ils de pures conceptions de […] Lire la suite