TRAGÉDIE

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Albert Camus

Albert Camus
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Beckett

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La tragédie naît en Grèce au vie siècle avant J.-C., mais c'est à Athènes, au cours du ve siècle, qu'elle trouve sa forme littéraire achevée. Les œuvres tragiques qui nous sont parvenues et que les Grecs nous ont transmises parce qu'ils les jugeaient dignes d'être conservées (trente-deux pièces sur les quelque trois cents qu'avaient, à eux seuls, composées les trois plus grands poètes tragiques de l'époque : Eschyle, Sophocle et Euripide), toutes ces œuvres ont été produites en moins de soixante-dix ans (470-404). Cette brusque et puissante éclosion, ce déclin rapide soulignent le double caractère du phénomène tragique en Grèce : c'est une invention, dès l'abord, si neuve et si complète qu'il est vain de vouloir en chercher l'origine dans d'anciens rituels religieux ; c'est aussi un moment historique, étroitement localisé dans l'espace et le temps, lié à des conditions sociales et mentales très particulières. La tragédie marque un tournant : elle innove, et de façon radicale, dans le domaine des institutions sociales, des formes d'art, de l'expérience humaine. Fondation des concours tragiques, avènement d'un nouveau genre littéraire, émergence d'une conscience tragique, telles sont en effet les trois faces d'une seule et même réalité que les Grecs ont, au sens propre, inventée.

La tragédie française a connu son âge d'or au xviie siècle. C'est qu'apparemment les conditions politiques, sociales et spirituelles étaient alors éminemment favorables à un spectacle précisément ordonné autour du prince ou du grand capitaine, impliquant les deux convictions complémentaires de l'existence d'un ordre du monde intangible et du droit de l'homme à l'affirmation de soi dans un acte libre. Attachée d'autre part à toutes les formes de l'art qui intéressent une collectivité et dont les manifestations la rassemblent, la société des honnêtes gens, sous les règnes de Louis XIII et de Louis XIV, semble mûre pour la cérémonie théâtrale et désireuse de se redécouvrir à [...]

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Écrit par :

  • : professeur honoraire au Collège de France
  • : auteur
  • : professeur à l'université de Paris-III-Sorbonne nouvelle (études théâtrales), professeur au Conservatoire national supérieur d'art dramatique (dramaturgie)

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Autres références

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BAJAZET, Jean Racine - Fiche de lecture

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BÉRÉNICE, Jean Racine - Fiche de lecture

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CERVANTÈS, 450 ANS APRÈS

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En 1997, l'Espagne a célébré avec éclat le quatre cent cinquantième anniversaire de la naissance de Miguel de Cervantès, le 29 septembre (?) 1547, à Alcalá de Henares (Castille). Une exposition, dans cette ville, a évoqué « Cervantès et le monde cervantin dans l'imagination romantique ». La vénération des Espagnols pour leur « évangile » a donné l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cervantes-450-ans-apres/#i_965

CERVANTÈS MIGUEL DE (1547-1616)

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CHETTLE HENRY (1560 env.-1607)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 694 mots

Fils d'un teinturier de la cité de Londres, Chettle travaille comme apprenti chez un imprimeur en 1577. On le retrouve, quelque dix ans plus tard, associé de l'imprimeur John Danter. L'imprimerie était un lieu de rencontre des university wits et des dramaturges. Danter ayant fait faillite, l'imprimeur Chettle se mit à écrire des pièces pour Philip […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henry-chettle/#i_965

LE CID, Pierre Corneille - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 274 mots

D'abord joué en janvier 1637 sous la bannière de la tragi-comédie, Le Cid de Pierre Corneille (1606-1684) connaît immédiatement un grand succès au théâtre du Marais. La « Querelle du Cid  » s'ouvre quelques semaines après la première représentation, en avril 1637, avec les Observations sur « Le Cid » du dramaturge et académicien Georges de Scudér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-cid-pierre-corneille/#i_965

CINNA, Pierre Corneille - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 073 mots

Après la querelle du Cid (1637) et un silence de trois années, Corneille (1606-1684) composa coup sur coup Horace et Cinna (dont les premières représentations eurent lieu en 1640 ou 1641), deux pièces romaines à fin heureuse. Il ne fit éditer Cinna qu'en 1642, pour éviter qu'elle ne tombe trop vite dans le domaine public, mais dut surseoir à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinna/#i_965

CORNEILLE PIERRE

  • Écrit par 
  • Paul BÉNICHOU
  •  • 5 555 mots

Dans le chapitre « Corneille et le genre tragique »  : […] Corneille était certainement convaincu de l'excellence de la tragédie régulière ; son théâtre a marqué un moment dans le triomphe progressif des règles. On n'en trouve pas moins chez lui, de façon latente, une résistance à la régularisation du poème tragique. Il hésitait, à ses débuts, entre le goût moderne et la discipline des doctes. Le Cid est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-corneille/#i_965

CRÉBILLON PROSPER (1674-1762) & CLAUDE PROSPER (1707-1777)

  • Écrit par 
  • Michel DELON
  •  • 1 882 mots

« Jamais la nature ne fit deux êtres plus voisins et plus dissemblables. » Le jugement est tranché, que Louis Sébastien Mercier, dans le Tableau de Paris , porte sur les deux Crébillon, père et fils, à la veille de la Révolution. Le premier aurait traité son fils du « plus mauvais de ses ouvrages » et le second confié à Mercier qu'il n'avait jamais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/crebillon-prosper-et-claude-prosper/#i_965

DÉCLAMATION, théâtre

  • Écrit par 
  • Dominique PAQUET
  •  • 897 mots

Issue directement de la rhétorique latine, telle que Cicéron et Quintilien l'ont recueillie des Grecs, la déclamation relève de la pronunciatio , moment ou partie du discours qui enseigne à l'orateur l'usage efficace de sa voix en fonction de la forme et du style, du but à atteindre et du public à convaincre. Les tragédiens grecs et romains — car c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/declamation-theatre/#i_965

DES MASURES LOUIS (1515 env.-1574)

  • Écrit par 
  • Françoise JOUKOVSKY
  •  • 646 mots

Auteur de tragédies sacrées, Louis Des Masures précède Ronsard de quelque dix années, et sa jeunesse se déroule grâce à son protecteur Jean de Lorraine dans le milieu humaniste de la cour de François I er , où gravitent des poètes traducteurs de textes anciens. Il travaille lui-même à une translation de L'Énéide , et ses premiers essais poétiques s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-des-masures/#i_965

DITHYRAMBE

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 523 mots

Genre lyrique consacré à Dionysos et, comme tel, caractéristique de tout un aspect du monde hellénique. Le mot est d'origine incertaine, probablement non grecque, comme en témoignerait la légende rapportée notamment par Hérodote : Arion de Méthymne (fin ~ vii e  s.), transporté par un dauphin au cap Ténare, en Grande-Grèce, aurait, à la suite de ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dithyrambe/#i_965

LE DOCTEUR FAUST, Christopher Marlowe - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Line COTTEGNIES
  •  • 805 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un pacte avec le diable »  : […] Marlowe hérite son personnage du Faustbook (1587), biographie allemande romancée d'un personnage réel, qui se présente comme une mise en garde destinée aux penseurs fascinés par les sciences occultes. Marlowe en fait un personnage tragique, qui découvre le dérisoire de la connaissance devant l'insurmontable finitude de l'homme. La pièce, publiée p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-docteur-faust/#i_965

DOMMAGE QUE CE SOIT UNE PUTAIN, John Ford - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Line COTTEGNIES
  •  • 697 mots

Dans cette tragédie sombre et violente (1633), John Ford (1586-env. 1639) poursuit l'exploration de la pathologie des passions déviantes qu'il avait menée dans ses autres pièces, en montrant l'amour incestueux de Giovanni, jeune étudiant frais émoulu de l'université de Bologne, et de sa propre sœur, la belle Anabella. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dommage-que-ce-soit-une-putain/#i_965

LA DUCHESSE D'AMALFI, John Webster - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Line COTTEGNIES
  •  • 864 mots

Jouée sans doute en 1613, mais publiée en 1623, La Duchesse d'Amalfi est une tragédie qui puise aux mêmes sources que ces méditations baroques sur la mort que furent les vanités. Elle est le chef-d'œuvre de John Webster (1580-1625), par ailleurs auteur d'une autre tragédie dans la même veine, Le Démon blanc (1611), mais aussi de comédies satiriqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-duchesse-d-amalfi/#i_965

DUPONT AURÉLIE (1973- )

  • Écrit par 
  • Agnès IZRINE
  •  • 1 022 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un tournant décisif  »  : […] En 1997, Aurélie Dupont rencontre Pina Bausch qui l’a choisie pour le rôle de l’Élue dans sa version du Sacre du printemps . Cette chorégraphe explique son choix par un commentaire qui fera profondément réfléchir la danseuse : « Vous êtes une femme très dure, vous êtes une danseuse très dure, mais je suis sûre que vous êtes sensible, et c'est la ra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aurelie-dupont/#i_965

DÜRRENMATT FRIEDRICH (1921-1990)

  • Écrit par 
  • Jean MORTIER
  •  • 2 079 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La fin du tragique »  : […] Dans ses Problèmes du théâtre ( Theater-probleme , 1954), important ouvrage théorique, et dans sa Conférence sur Schiller ( Vortrag über Schiller , 1959), Dürrenmatt prit position contre Brecht et Schiller, auteurs « sentimentaux » qui croient à la possibilité d'agir sur le monde et au pouvoir de l'idée. Chez Brecht, il est vrai, le destin qui broi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-durrenmatt/#i_965

ÉLISABÉTHAIN THÉÂTRE

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 10 629 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le drame jacobéen »  : […] Si, comme on vient de le voir, la comédie se voue, plutôt qu'à la liesse et au rire joyeux, assez férocement à la satire et au sarcasme contre une société de transition à laquelle ses conquêtes n'épargnent ni le vice ni le désarroi, la tragédie, qui se nourrit de désespoir et de mort, malgré les aspirations de ses héros à se surpasser, offre un cr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-elisabethain/#i_965

FILLEUL NICOLAS (1537?-apr. 1584)

  • Écrit par 
  • Françoise JOUKOVSKY
  •  • 704 mots

Né à Rouen d'une famille de petite noblesse, Nicolas Filleul est un homme de théâtre. En 1563 il fait représenter au collège d'Harcourt une tragédie intitulée Achille , selon la mode du temps, dans les établissements scolaires. En 1566, le cardinal de Bourbon, archevêque de Rouen et puissant personnage, le charge de composer les Théâtres de Gaillo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-filleul/#i_965

FORD JOHN (1586-env. 1639)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 572 mots

Nous savons que John Ford était issu d'une famille terrienne du Devonshire et qu'il fut baptisé à Ilsington (Devon). Il n'est pas certain qu'il soit allé à Oxford, mais il fut admis au Middle Temple, pour y faire ses études de droit, en 1602. Il est probable qu'il y resta assez longtemps, peut-être en qualité de juriste (avocat-conseil ?), mais nou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-ford/#i_965

FRANÇAISE LITTÉRATURE, XVIIIe s.

  • Écrit par 
  • Pierre FRANTZ
  •  • 7 651 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le théâtre : une liberté nouvelle »  : […] Encadré – et gêné – par le système du privilège, qui accordait à la Comédie-Française (ou Théâtre-Français) la propriété de son répertoire et le droit exclusif de représenter à Paris le théâtre parlé, et a fortiori la tragédie et la haute comédie, et à l’Académie royale de musique celui de représenter le théâtre lyrique et de fixer des limites pré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-francaise-xviiie-s/#i_965

GARNIER ROBERT (1544-1590)

  • Écrit par 
  • Hubert HARDT
  •  • 574 mots

Poète et dramaturge français. Originaire du Maine, après avoir étudié le droit à Toulouse, Robert Garnier est en 1567 avocat au parlement de Paris, conseiller au présidial du Mans en 1569 et lieutenant criminel du Maine en 1574. Conseiller du roi Henri II avant de passer à la Ligue, il trépassa en pleine guerre civile. Bien que, dès 1566, il ait ét […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-garnier/#i_965

GENRES DRAMATIQUES

  • Écrit par 
  • Elsa MARPEAU
  •  • 1 607 mots

Dans le chapitre « Une distinction première »  : […] Cet horizon d'attente est particulièrement prégnant dans les genres dramatiques, en raison de la distinction fondatrice entre la comédie et la tragédie. Dans sa Poétique (env. 340 av. J.-C.), Aristote pose en effet une bipartition entre deux genres, selon le type d'action et de personnages qu'ils imitent. La tragédie représente en effet une action […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genres-dramatiques/#i_965

GRILLPARZER FRANZ (1791-1872)

  • Écrit par 
  • Michel-François DEMET
  •  • 1 808 mots

Dans le chapitre « Le recours au drame historique »  : […] Il serait trop simple d'imaginer que le recours au drame historique s'explique uniquement par le besoin de se rattacher à une collectivité. Certes, les considérations esthétiques et personnelles ne sont pas négligeables, mais l'utilisation de l'histoire résulte d'une réflexion originale que l'on a voulu faussement interpréter dans le sens hégélien. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-grillparzer/#i_965

HAMLET, William Shakespeare - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Line COTTEGNIES
  •  • 1 099 mots
  •  • 1 média

La Tragique histoire d'Hamlet, prince du Danemark (représentée en 1601 et en 1603) est probablement la tragédie de William Shakespeare (1564-1616) qui a fait couler le plus d'encre, tant est grand le pouvoir de fascination de son héros. C'est une pièce complexe, foisonnante, qui s'inscrit dans le contexte de la « tragédie de vengeance » – genre à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hamlet-william-shakespeare/#i_965

HEDDA GABLER, Henrik Ibsen - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Régis BOYER
  •  • 774 mots
  •  • 1 média

Au sein de la magistrale œuvre dramatique du Norvégien Henrik Ibsen (1828-1906), Hedda Gabler (1890), pièce en quatre actes, occupe une place centrale avec Une maison de poupée (1879). Elle relate le destin tragique d'une femme qui n'a pas su donner un sens à son existence. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hedda-gabler/#i_965

HERNANI, Victor Hugo - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Guy BELZANE
  •  • 946 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Un théâtre « qui va » »  : […] Hernani est d'abord une pièce-manifeste, une machine de guerre contre la tragédie classique. Dans la Préface de 1830, reprenant des thèmes déjà développés ailleurs (notamment dans la Préface de Cromwell , 1827), Hugo ne cesse d'en appeler, au nom de la liberté du créateur, à l'affranchissement des règles héritées de la dramaturgie classique. Et don […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hernani/#i_965

HOFMANNSTHAL HUGO VON (1874-1929)

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER
  •  • 2 845 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La collaboration avec Richard Strauss »  : […] Le 30 octobre 1903, au Kleines Theater de Berlin, fut créée Elektra , une tragédie de Sophocle adaptée par Hofmannsthal, dans une mise en scène de Max Reinhardt. Lecteur des Études sur l'hystérie de Josef Breuer et Sigmund Freud, Hofmannsthal avait su éviter l'académisme néo-classique en modernisant la psychologie des personnages : Électre était p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hugo-von-hofmannsthal/#i_965

HÖLDERLIN FRIEDRICH (1770-1843)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre LEFEBVRE
  •  • 4 965 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « “La Mort d'Empédocle”, “Odes”, “Hymnes”, “Élégies” »  : […] Il est vraisemblable que cette “histoire” influença indirectement le développement de son unique projet dramatique “propre”, La Mort d'Empédocle  : tragédie politique de l'homme qui refuse le trône que lui offrent ses concitoyens, mais aussi tragédie de l'homme fasciné par l'engloutissement dans la mort et le retour à l'élémentaire. Hölderlin y tr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-holderlin/#i_965

HORACE, Pierre Corneille - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 195 mots

On a coutume de lire Horace (joué en 1640 au théâtre du Marais, publié en 1641) et Cinna (probablement jouée en 1641 au théâtre du Marais, et publiée en 1643) comme des tragédies idéalisantes où se met en place un équilibre dramaturgique. L'ambition y est guidée par la volonté dans une voie vertueuse, vers une soif de gloire aristocratique jugul […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/horace-pierre-corneille/#i_965

IMITATION, esthétique

  • Écrit par 
  • Danièle COHN, 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 3 911 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  Littérature »  : […] La notion d'imitation doit sa place centrale dans la tradition critique à la Poétique d'Aristote. Elle traduit en effet le terme grec de mimèsis . Platon caractérisait déjà l'activité artistique comme imitation des choses ou plutôt de leur apparence – et les choses elles-mêmes n'offrant qu'un reflet dégradé de l'Idée, l'œuvre d'art serait une imit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/imitation-esthetique/#i_965

JODELLE ÉTIENNE (1532-1573)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
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Poète et dramaturge français, l'une des gloires — mais la plus méconnue — de la Pléiade, Jodelle est aussi musicien, peintre, architecte, orateur et « vaillant aux armes ». Élève de Muret au collège de Boncourt, il fait jouer dès l'âge de vingt ans une pièce, Eugène , première tentative pour créer une comédie nationale. Jodelle semble avoir écrit u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etienne-jodelle/#i_965

KYD THOMAS (1558-1594)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 783 mots

Baptisé à Londres le 6 novembre 1558, le mois et l'année de l'accession au trône de la reine Élisabeth, Thomas Kyd eut pour père un membre de la Compagnie des scribes ( scriveners ) — écrivains publics, si l'on veut, ou copistes, pour lesquels les vrais écrivains avaient (bien à tort) peu de respect. C'étaient des gens qui savaient écrire, mais ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-kyd/#i_965

LEMIERRE ANTOINE MARIN (1723 env.-1793)

  • Écrit par 
  • Édouard GUITTON
  •  • 564 mots

La date de naissance d'Antoine Lemierre est incertaine : 1721 ? 1723 ? 1733 ? Tous ses biographes répètent qu'il avait « des idées, de l'imagination, de la verve » mais regrettent les cahots de sa versification, la rudesse abrupte de son style. L'un d'eux remarque avec finesse : « Dorat et lui, fondus ensemble, eussent fait un grand poète. » (On po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-marin-lemierre/#i_965

MAL

  • Écrit par 
  • Étienne BORNE
  •  • 5 218 mots

Dans le chapitre « La tragédie et le destin »  : […] La même créativité qui révèle et trompe l'angoisse de vivre s'exerce dans le mythe et dans l'art. N'interrogeons ici que les littératures, notamment dramatiques et romanesques, qui s'apparentent aux mythes dans la mesure où elles inventent des personnages en conflit les uns avec les autres dans des situations imaginaires. Elles n'ont d'autre matiè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mal/#i_965

MÉLODRAME

  • Écrit par 
  • Anne UBERSFELD
  •  • 3 298 mots

Le mélodrame est un genre décrié. Sa réputation a été grande et René Charles Guilbert de Pixérécourt (1773-1844), le « Corneille du mélodrame », gagnait, à produire des mélodrames, plus de 25 000 francs par an. Somme énorme. De nos jours, le mélodrame « est victime d'un reproche majeur et général : il est populaire, boulevardier, vulgaire ; c'est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/melodrame/#i_965

MONTCHRESTIEN ANTOINE DE (1576 env.-1621)

  • Écrit par 
  • Jean MEYER
  •  • 495 mots

Fils d'un apothicaire, Montchrestien se fait connaître, dès 1596, en faisant jouer sa tragédie La Carthaginoise ou la liberté à Rouen. En 1601, il publie un livre de tragédies ( L'Écossaise ou le désastre , Les Lacènes ou la constance , David ou l'adultère , etc.). En 1605 paraît une nouvelle édition, avec une pièce supplémentaire, Hector . À la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-de-montchrestien/#i_965

MONTHERLANT HENRY DE (1895-1972)

  • Écrit par 
  • Pierre SIPRIOT
  •  • 1 504 mots

Dans le chapitre « Un théâtre de la sensibilité »  : […] En 1942, Jean-Louis Vaudoyer eut la bonne idée de commander à Montherlant une pièce « espagnole » pour la Comédie-Française. Le théâtre est le lieu de la grande feinte, donc de l'irresponsabilité. Tout y est interprété. Se défendant de la force obscure et vague des idéologies, ne faisant chanter à ses personnages que le chant mystérieux qui a toujo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henry-de-montherlant/#i_965

LA NAISSANCE DE LA TRAGÉDIE, Friedrich Nietzsche - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER
  •  • 1 209 mots

Dans la première édition de 1872, cet ouvrage de Friedrich Nietzsche (1844-1900) s'intitulait La Naissance de la tragédie à partir de l'esprit de la musique. En 1886, trois ans après la mort de Richard Wagner et plus de dix ans après sa rupture avec le maître de Bayreuth, Nietzsche, parvenu à la pleine maîtrise de son propre système de pensée, in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-naissance-de-la-tragedie/#i_965

NORTON THOMAS (1532-1584)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 472 mots

Né à Londres, élevé à Cambridge, puis étudiant en droit à l'Inner Temple (1555), Thomas Norton fit une carrière politique : il devint City Remembrancer (fonctionnaire chargé des rapports avec la Couronne) et entra au Parlement. Ce puritain, qui traduisit l' Institution chrétienne de Calvin (1561) et exhorta en 1574 le lord-maire de Londres à surve […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-norton/#i_965

OPÉRA - Histoire, de Peri à Puccini

  • Écrit par 
  • Jean-Vincent RICHARD
  •  • 9 136 mots
  •  • 32 médias

Dans le chapitre « La solitude de Jean-Philippe Rameau »  : […] Comme par nécessité dialectique, c'est l'opera seria qui va lui-même donner naissance à l' opera buffa . De la même manière, la tragédie lyrique engendrera indirectement l'opéra-comique à la française. Mais, auparavant, l'opéra français va connaître son heure de gloire avec Jean-Philippe Rameau (1683-1764) . Rameau n'aborde véritablement la scène […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/opera-histoire-de-peri-a-puccini/#i_965

OTHELLO, William Shakespeare - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Line COTTEGNIES
  •  • 1 328 mots
  •  • 1 média

Jouée pour la première fois sans doute en 1604 et publiée en 1622, cette tragédie de William Shakespeare (1564-1616) emprunte les éléments principaux de son intrigue à une nouvelle italienne du xvi e  siècle parue à Venise en 1565. Il semble impossible de déterminer si le dramaturge anglais avait eu connaissance de l'original italien, paru dans De […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/othello/#i_965

OTWAY THOMAS (1652-1685)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 697 mots

Élevé à Winchester, puis à Christ Church (Oxford), Thomas Otway vint à Londres en 1671 pour y faire une carrière de comédien. Déçu par son maigre succès, il se mit à écrire des pièces sans désemparer. À vingt-trois ans, il fit jouer sa première tragédie, Alcibiades (1675), en vers rimés, tant il avait le souci d'un style classique. Ce fut un échec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-otway/#i_965

PENTHÉSILÉE, Heinrich von Kleist - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Louis BESSON
  •  • 862 mots

Tragédie de Heinrich von Kleist, commencée en 1806, terminée à la fin de 1807, Penthésilée fut publiée l'année suivante. Elle se compose de vingt-quatre scènes, écrites en pentamètres ïambiques, sans division en actes. L'action se déroule sur « un champ de bataille dans les environs de Troie ». Les faits exposés dans la pièce, bien qu'éloignés des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/penthesilee-heinrich-von-kleist/#i_965

PHÈDRE, Jean Racine - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 001 mots
  •  • 1 média

Phèdre (1677) est certainement la tragédie la plus célèbre de Jean Racine (1639-1699). Après elle, Racine abandonna le théâtre pour devenir historiographe du roi. Auparavant, il avait dû affronter la querelle qui l'opposa à Pradon, auteur d'une autre Phèdre et Hippolyte (1677). Depuis cette date, presque toutes les grandes comédiennes françaises […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phedre-jean-racine/#i_965

POÉTIQUE, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 909 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La poésie comme art mimétique »  : […] Le texte qui nous est parvenu est pourtant l'un des plus imparfaits d'une œuvre elle-même soumise à beaucoup d'aléas dans sa transmission. Il n'a pas de plan apparent, semble très peu rédigé (certains philologues le considèrent plutôt comme un ensemble de notes réservé à l'usage privé du maître). Surtout, il est incomplet : l'essentiel est consacr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poetique-aristote/#i_965

POLYEUCTE MARTYR, Pierre Corneille - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 341 mots

Créé au théâtre du Marais en 1643, Polyeucte martyr est la première tragédie chrétienne de Pierre Corneille (1606-1684). Suivra Théodore, vierge et martyre , la seconde et dernière, en 1646. Le genre de la tragédie de saints et de martyrs, dans les années 1640, donne lieu à de nombreuses réalisations (Rotrou et Desfontaines s'y illustrent à propos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/polyeucte-martyr/#i_965

POUCHKINE ALEXANDRE SERGUEÏEVITCH (1799-1837)

  • Écrit par 
  • Michel AUCOUTURIER
  •  • 3 387 mots

Dans le chapitre « Les formes »  : […] L'œuvre de ces années de maturité se caractérise par la variété des genres qu'elle aborde successivement. Dans le domaine lyrique, le romantisme a affranchi Pouchkine de l'épicurisme de convention de ses premiers maîtres français et a ouvert sa poésie à l'expression spontanée des sentiments et des goûts individuels. La poésie politique, d'inspirati […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-sergueievitch-pouchkine/#i_965

PRESTON THOMAS (1537-1598)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 689 mots

Si l'auteur du Roi Cambyse est bien Thomas Preston qui fut fellow de King's College (Cambridge), master de Trinity Hall (1584-1598) et vice-chancelier de l'université de Cambridge (1589-1590), les dates indiquées de sa vie et de sa mort sont bien exactes. Mais les critiques modernes ne croient plus que cet universitaire érudit ait pu écrire une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-preston/#i_965

RACINE JEAN

  • Écrit par 
  • Paul BÉNICHOU
  •  • 4 340 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'univers racinien »  : […] La tragédie racinienne est diverse ; l'unité de la forme et du ton y recouvre une matière multiple. On peut y découvrir dès l'abord une unité négative : le tragique chez Racine s'est détaché de l'héroïsme. Il faut observer que la tragédie héroïque était en déclin dix ans déjà avant les débuts de Racine : Quinault, Thomas Corneille avaient souvent, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-racine/#i_965

RICHARD III, William Shakespeare - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Line COTTEGNIES
  •  • 1 039 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Un héros ambigu »  : […] La tragédie prend ici une dimension rituelle et symbolique : la spirale du mal et de la corruption , à laquelle tous ont participé comme le souligne Margaret, veuve d'Henri VI, dans sa célèbre prophétie de l'acte I, induit un mécanisme purificateur, qui doit se solder par l'expulsion du mal incarné par Richard III pour qu'une nouvelle fondation de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/richard-iii-william-shakespeare/#i_965

RICHARD III (mise en scène T. Ostermeier)

  • Écrit par 
  • Jean CHOLLET
  •  • 915 mots
  •  • 1 média

Depuis qu’il a découvert Shakespeare à l’âge de dix-sept ans, Thomas Ostermeier voue une véritable passion au dramaturge, dont il a mis en scène Le S onge d’une nuit d’été (2006 ) , Othello (2010 ), Mesure pour mesure (2011 ) à la Schaubühne de Berlin, qu’il codirige depuis 1999. Autant de manifestations d’une quête faite d’interrogations, de réf […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/richard-iii/#i_965

LE ROI LEAR, William Shakespeare - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Line COTTEGNIES
  •  • 1 044 mots

Publié pour la première fois en 1608, Le Roi Lear , dont Victor Hugo admirait la « construction inouïe », est l'une des grandes tragédies de la maturité de William Shakespeare (1564-1616), l'une des plus intensément émouvantes aussi. Inspirée entre autres du chroniqueur médiéval Holinshed, mais aussi d'une pièce anonyme jouée en 1590 ( The True Chr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-roi-lear/#i_965

ROJAS Y ZORRILLA FRANCISCO DE (1607-1648)

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 449 mots

L'un des principaux dramaturges de l'époque de Calderón. Plusieurs de ses pièces furent jouées au palais royal. Rojas y Zorrilla a écrit quelque soixante-dix comedias et une quinzaine d' autos sacramentales dont El Rico Avariento ( Le Riche Avare ) et La Viña de Nabot ( La Vigne de Nabhot ). Ses principales qualités sont : le sens du tragique e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francisco-de-rojas-y-zorrilla/#i_965

ROMÉO ET JULIETTE, William Shakespeare - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Line COTTEGNIES
  •  • 903 mots

Pièce mythique, Roméo et Juliette , composée vers 1595 et publiée en 1597, est sans doute la tragédie la plus bouleversante de William Shakespeare (1564-1616). À partir de sources préexistantes (Masuccio de Salerne, Luigi Da Porto, Bandello), le dramaturge fait des jeunes amants tragiques le symbole de l'innocence sacrifiée et de l'amour sublime. L […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/romeo-et-juliette/#i_965

SHAKESPEARE WILLIAM

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 8 219 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'amour, la fureur et la mort »  : […] Avec Hamlet , et même Jules César qui le précède, nous sommes entrés dans la période dite « noire » des grandes tragédies. Il ne s'agit plus seulement ici d'un refus cynique des cruelles réalités humaines dont naguère les personnages semblaient s'accommoder, mais d'une négation sans recours, d'un recul devant l'horreur d'une insupportable vision. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-shakespeare/#i_965

STEINER GEORGE (1929- )

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques LECERCLE
  •  • 2 179 mots

Dans le chapitre « La tragédie »  : […] Steiner refuse de se considérer comme un maître à penser : il se voudrait, ce qui pour lui est plus important, « maître de lecture ». Toute son œuvre en effet est une célébration de l'activité humaine la plus haute : la compréhension, incarnée dans l'acte de lecture. C'est le sens de son attachement à la tradition littéraire, de son incessante reco […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/george-steiner/#i_965

SURÉNA, Pierre Corneille - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 054 mots

Dernière tragédie de Corneille (1606-1684), Suréna (1674) ne connut pas le succès à son époque : on ne voulut pas l'entendre et l'on croyait l'auteur trop vieux et dépassé. Pourtant, cette tragédie, longtemps oubliée, passe depuis peu pour un chef-d'œuvre. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/surena-pierre-corneille/#i_965

THÉÂTRE OCCIDENTAL - Histoire

  • Écrit par 
  • Robert PIGNARRE
  •  • 8 346 mots

Dans le chapitre « Le théâtre élisabéthain »  : […] L'épanouissement du théâtre élisabéthain doit beaucoup à l'Université. De bonne heure, à Londres, les étudiants de l'École de droit s'amusent à jouer la comédie ; leurs régents les y encouragent, s'improvisant auteurs à l'occasion. Les jeunes choristes de la Chapelle royale donnent des représentations en ville et devant la cour. En province, des tr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-histoire/#i_965

THÉÂTRE OCCIDENTAL - La dramaturgie

  • Écrit par 
  • Christian BIET, 
  • Hélène KUNTZ
  •  • 12 310 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La théorie dramatique « classique » »  : […] Partons néanmoins de ce qu'il est convenu d'admettre. Que l'art dit « classique » est destiné à n'être pas ostensible, qu'il se veut présent mais invisible, qu'il souhaite émouvoir le spectateur et le transporter sur la scène d'une fable, d'une fiction, qu'il entend représenter. Que la tragédie, le genre le plus remarquable et le plus élevé, est, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-la-dramaturgie/#i_965

THÉÂTRE OCCIDENTAL - L'interprétation des classiques

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 7 281 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Corneille, enjeu majeur »  : […] C'est autour de la figure de Corneille que se sont concentrés les enjeux majeurs en matière de répertoire classique, avant même d'entraîner les auteurs baroques, puis Racine, dans son sillage. Depuis les premiers festivals d'Avignon, et grâce à Vilar, les comédies de Corneille sont régulièrement revisitées alors que, parallèlement, la critique litt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-l-interpretation-des-classiques/#i_965

TITUS ANDRONICUS (mise en scène L. Hemleb)

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 042 mots

Depuis le xviii e  siècle et Samuel Johnson, qui pensait que le grand Shakespeare ne pouvait s'être rendu coupable de cette tragédie vraiment trop sanglante, l'aversion pour La Très Lamentable Histoire de Titus Andronicus a longtemps marqué la critique. T. S. Eliot jugeait «  Titus Andronicus une des pièces les plus stupides que l'on ait jamais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/titus-andronicus/#i_965

TOURNEUR CYRIL (1575?-1626)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 747 mots

On a peu de détails sur la vie de Cyril Tourneur. Il a pu naître entre 1570 et 1580, à Great Parndon, Essex, mais, entre ces dates, le registre de la paroisse présente de graves lacunes. Il ne figure dans les archives d'aucune école ni d'aucune université. Sa vie semble se partager entre deux périodes, l'une de production littéraire, l'autre de voy […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cyril-tourneur/#i_965

TRISTAN L'HERMITE FRANÇOIS L'HERMITE dit (1601-1655)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 398 mots

Après une jeunesse errante et aventureuse qu'il a racontée — ou plutôt romancée — dans un récit curieux et attachant, Le Page disgracié (1642), Tristan l'Hermite entre vers 1621 au service de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, qu'il quittera vingt-cinq ans plus tard pour suivre le duc de Guise. Il mourra pauvre et désenchanté, regrettant ses a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tristan-l-hermite/#i_965

TROIS DISCOURS SUR LE POÈME DRAMATIQUE, Pierre Corneille - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 721 mots

Dans le chapitre « Du vraisemblable au sublime »  : […] Concernant l'Histoire, le vrai, le vraisemblable, le nécessaire, Corneille affirme que l'auteur doit donner l'impression au spectateur qu'il assiste au déroulement d'une action véritable dont la catastrophe doit être reculée le plus loin possible dans l'ordonnance de la pièce ( Cinna étant le plus bel exemple). Au travers des complexités et des pé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/trois-discours-sur-le-poeme-dramatique/#i_965

UNITÉS RÈGLE DES TROIS, histoire littéraire

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 516 mots

Observées dans certaines tragédies du xvi e  siècle, les unités d'action, de temps et de lieu sont posées comme règle par Jean de La Taille (1572), sous l'influence de la Poétique de Castelvetro (1570), qui emprunte les deux premières à Aristote. Mais le théâtre baroque fait triompher l'irrégularité dans la tragi-comédie, la pastorale et même la t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/regle-des-trois-unites-histoire-litteraire/#i_965

VRAISEMBLABLE, esthétique

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 647 mots

La règle de la vraisemblance — l'une des plus importantes et des plus générales de la doctrine classique — trouve sa source dans la Poétique d'Aristote : « Il est évident que l'œuvre du poète n'est pas de dire ce qui est arrivé, mais ce qui aurait pu arriver, ce qui était possible selon la nécessité ou la vraisemblance. » Le vrai est l'objet de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vraisemblable-esthetique/#i_965

WAGNER HEINRICH LEOPOLD (1747-1779)

  • Écrit par 
  • Lore de CHAMBURE
  •  • 655 mots

Né à Strasbourg, Heinrich Leopold Wagner étudie le droit et devient précepteur à Sarrebruck. En 1776, il obtient l'autorisation d'ouvrir un cabinet d'avocat, mais préfère travailler pour le compte de la Société Seyler, une troupe théâtrale. Il meurt à l'âge de trente-deux ans. Goethe, à l'entourage duquel, tels Klinger et Lenz, Wagner appartenait, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heinrich-leopold-wagner/#i_965

WEBSTER JOHN (1580-1625)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 779 mots

Dramaturge élisabéthain. La vie de John Webster comme celle de nombre de ses contemporains est très peu connue, et il est difficile de le situer autrement que par ses deux chefs-d'œuvre, Le Démon blanc ( The White Devil , 1609-1612) et La Duchesse d'Amalfi ( The Duchess of Malfi , 1613-1614, éd. 1623). Son nom apparaît pour la première fois sur l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-webster/#i_965

WILMOT ROBERT (1568 env.-1608)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 467 mots

On sait peu de chose de Robert Wilmot, sinon qu'il était dans les ordres, recteur de North Ockendon, Essex, en 1582, puis de Horndon-on-the-Hill, Essex, en 1585. Mais il a attaché son nom à une tragédie assez célèbre dans la production dramatique qui a précédé la grande époque, Gismond de Salerne , dont il écrivit le cinquième acte. La pièce fut jo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-wilmot/#i_965

WYSPIAŃSKI STANISŁAW (1869-1907)

  • Écrit par 
  • Jón BLONSKI
  •  • 1 323 mots

Dans le chapitre « Spectacle total et théâtre engagé »  : […] Wyspiański s'efforce donc de créer des spectacles où le rythme, la vision plastique, l'ambiance musicale comptent autant sinon plus que le verbe ; l'intrigue y est remplacée par l'exposé d'un mythe ou d'un combat d'idées. L'acteur, le décor, le costume, la lumière, la musique constituent l'« orchestre », et l'auteur impose la réalisation scénique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stanislaw-wyspianski/#i_965

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean-Pierre VERNANT, Jacques MOREL, Bernard DORT, « TRAGÉDIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/tragedie/