ALLÉGORIE

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Le Roman de la Rose

Le Roman de la Rose
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Les Amants trépassés, anonyme

Les Amants trépassés, anonyme
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Horloge astronomique (détail), Prague, République tchèque

Horloge astronomique (détail), Prague, République tchèque
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On définit généralement l'allégorie en la comparant au symbole, dont elle est le développement logique, systématique et détaillé. Ainsi, dans la poésie lyrique, l'image de la rose apparaît souvent comme le symbole de la beauté, de la pureté ou de l'amour ; Guillaume de Lorris en a fait une allégorie en racontant les aventures d'un jeune homme épris d'un bouton de rose. Il est évident qu'entre le symbole et l'allégorie, la faveur du public moderne va plutôt au premier, qui semble plus riche et plus profond. Mais cette préférence tient parfois à une conception trop étroite et trop superficielle de l'allégorie, conception dont les grammairiens du Moyen Âge sont tout autant responsables que les critiques contemporains.

Le mot ἀλληγορία a remplacé tardivement chez les Grecs, à l'époque de Plutarque, le mot ὑπόνοια pour désigner la « signification cachée » sous la donnée sensible du langage, par exemple dans la narration ou la description. Mais ce changement de terme s'accompagne d'une restriction de sens : on désigne par le mot ἀλληγορία une forme de l'exposé littéraire plutôt qu'une méthode d'interprétation. Les grammairiens latins ont confirmé ce point de vue en présentant l'allégorie comme une figure de rhétorique, la métaphore continuée (Quintilien).

Trop soucieux d'étymologie, les théoriciens du Moyen Âge se contentent souvent de définir l'allégorie par un certain décalage entre ce qui est dit et ce qui est signifié : Allegoria est cum aliud dicitur et aliud significatur. D'où une certaine difficulté à distinguer, dans les Arts poétiques de Mathieu de Vendôme ou Geoffroi de Vinsauf, ce qu'ils appellent permutatio (allégorie) de ce qu'ils nomment tran [...]

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Écrit par :

  • : docteur ès lettres, maître assistant en histoire de l'art médiéval à l'université de Genève (Suisse)
  • : maître de conférences, département de philosophie, université de Paris-X-Nanterre
  • : professeur d'archéologie romaine à l'université de Paris-IV-Sorbonne
  • : ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de l'Université, ancien membre de l'École française de Rome, professeur d'histoire de l'art médiéval à l'université de Bourgogne
  • : ancien élève de l'École normale supérieure, professeur à l'université de Paris-Sorbonne
  • : écrivain, chercheur

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LE SPLEEN CONTRE L'OUBLI. JUIN 1848 (D. Oehler)

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MILTON JOHN (1608-1674)

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  • Jacques BLONDEL
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MORALITÉ, genre littéraire

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Genre théâtral du xv e siècle, caractérisé par son propos moralisateur et par la forme allégorique de ses personnages. La moralité met en scène, de manière satirique, les dangers et les conséquences du vice, ou la récompense d'une vie vertueuse et chrétienne. Dans Métiers et Marchandises, le Temps qui court , (1440), on voit l'apparition symboliqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moralite-genre-litteraire/#i_4139

NATURE MORTE

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  • Robert FOHR
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PARABOLE, religion

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  • Henri-Jacques STIKER
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Récit allégorique, habituellement assez bref, sous lequel, dans les textes néo-testamentaires et spécialement dans les Évangiles, se cache un enseignement, selon un procédé populaire et oriental consistant à faire passer un message au moyen d'une comparaison (en grec, parabolè ) : « Le royaume de Dieu est semblable à un grain de sénevé, [...] à une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parabole-religion/#i_4139

PERSONNIFICATION, esthétique

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
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« Figure de pensée », selon la terminologie de la rhétorique, consistant à représenter à l'aide des traits humains, physiques ou moraux, une abstraction ou une chose inanimée : ainsi les vices et les vertus dans la littérature (comme dans la peinture ou la sculpture) médiévale, et les vertus encore dans l'œuvre de Péguy. (Si l'écrivain prête, en ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/personnification-esthetique/#i_4139

PRESTON THOMAS (1537-1598)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 689 mots

Si l'auteur du Roi Cambyse est bien Thomas Preston qui fut fellow de King's College (Cambridge), master de Trinity Hall (1584-1598) et vice-chancelier de l'université de Cambridge (1589-1590), les dates indiquées de sa vie et de sa mort sont bien exactes. Mais les critiques modernes ne croient plus que cet universitaire érudit ait pu écrire une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-preston/#i_4139

PSYCHOMACHIE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 347 mots

Le genre psychomachique naît de la rhétorique de l'Antiquité tardive, et plus particulièrement de la Psychomachie de l'Espagnol Prudence (348-env. 410) ; celle-ci raconte le combat allégorique des vertus et des vices représentés comme des héros de l'épopée classique ; parmi les vices sont rangés les dieux païens ; la victoire de chaque vertu sur l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychomachie/#i_4139

RAOUL DE HOUDENC ou DE HOUDAN (XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Jean-Paul MOURLON
  •  • 138 mots

Trouvère, Raoul de Houdan reçut une éducation de clerc et mena, semble-t-il, une vie pauvre et errante. L'origine de son nom reste incertaine : Le Houdenc (Picardie) ou Houdan (Yvelines) ? Il est l'auteur d'un roman arthurien, Méraugis de Portlesguez , et de deux poèmes allégoriques, Le Songe d'Enfer et le Roman des Eles de courtoisie . Disciple e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raoul-de-houdenc-de-houdan/#i_4139

RECLUS DE MOLLIENS BARTHÉLEMY dit LE (XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 315 mots

On identifie le Reclus de Molliens avec l'abbé de Saint-Fuscien, près d'Amiens (1225-1231), qui aurait d'abord vécu enfermé dans une recluserie attachée à l'église de Molliens-Vidame. On lui attribue deux grandes œuvres qui témoignent d'une solide formation rhétorique et d'une culture étendue. Son Roman de Charité ou Carité appartient à la traditi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reclus-de-molliens-barthelemy-dit-le/#i_4139

RIPA CESARE (1560-env. 1623)

  • Écrit par 
  • Marc LE CANNU
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Attaché à la cour du cardinal A. M. Salviati en qualité de majordome, Ripa (de son vrai nom Giovanni Campani) est l'auteur d'un unique ouvrage, l' Iconologia , publié en 1593, dont l'influence sera profonde sur la pensée artistique et littéraire de deux siècles. Il s'agit d'un recueil de personnifications allégoriques de vertus, de vices, de tempér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cesare-ripa/#i_4139

ROMAN DE LA ROSE

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 1 559 mots
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Dans le chapitre « Guillaume de Lorris et l'aventure courtoise »  : […] La première partie due à Guillaume de Lorris se présente comme le récit d'un songe. Le narrateur se souvient d'un rêve de jeunesse, qui s'est avéré prophétique. Un matin de printemps, il part dans la nature, où les fleurs et les oiseaux manifestent la joie du renouveau. Il arrive bientôt devant un verger clos de murs infranchissables. D'effrayante […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-de-la-rose/#i_4139

ROMAN DE LA ROSE (G. de Lorris et J. de Meun) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Emmanuèle BAUMGARTNER
  •  • 1 009 mots

Dans le chapitre « Dits et contredits »  : […] Jean de Meun reprend à son prédécesseur le motif de la quête et le grand ballet des allégories. Mais à l'écriture très ornée de Guillaume, il substitue un style où domine le débat d'idées – sur le modèle des pratiques universitaires – et inscrit dans la trame narrative des digressions qui forment finalement l'essentiel de l'œuvre. Condamnant le dis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-de-la-rose-g-de-lorris-et-j-de-meun/#i_4139

Voir aussi

Pour citer l’article

Frédéric ELSIG, Jacqueline LICHTENSTEIN, Gilles SAURON, Daniel RUSSO, Daniel POIRION, Jean-François GROULIER, « ALLÉGORIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/allegorie/