Robert SCTRICK

assistant à l'université de Paris-X

ABLATIF

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  • Robert SCTRICK
  •  • 359 mots

Dans les langues à flexion, l'ablatif est une forme marquée dont les valeurs syntaxiques sont diverses. Les grammairiens de l'Antiquité lui avaient donné ce nom issu du radical latin qui signifie « ôter » dans la mesure où ils étaient sensibles à l'un de ses principaux rôles, celui de désigner une opération d'extraction ; des emplois souvent voisins, sémantiquement, rappellent cette fonction essen […] Lire la suite

ACTANT

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  • Robert SCTRICK
  •  • 455 mots

Si l'on récuse comme entachée de mentalisme l'opposition entre sujet (ou thème) et prédicat, véritable fourre-tout auquel on peut notamment reprocher d'aplanir les reliefs de la structure, on est conduit à remanier la description des rapports formels qui lient les différents éléments d'une phrase. Par exemple, on ne peut manquer d'être frappé par le fait que figurent, dans le prédicat, des groupes […] Lire la suite

ADJECTIF

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  • Robert SCTRICK
  •  • 504 mots

Élément linguistique appartenant à une classe dont les caractéristiques peuvent être envisagées du triple point de vue sémantique, morphologique ou syntaxique. Selon le niveau d'analyse retenu, l'extension de la classe présente certains flottements, alors même que sa compréhension ne semble pas poser de problèmes majeurs ; en fait, on ne peut affirmer vér […] Lire la suite

ADVERBE

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  • Robert SCTRICK
  •  • 312 mots

L'une des parties du discours traditionnellement définie par sa propriété sémantique de modifier le contenu du prédicat ou de l'assertion, l'adverbe présente, en outre, la possibilité récursive de se combiner avec soi-même. Les difficultés de l'analyse proviennent surtout du fait qu'on ne prend pas toujo […] Lire la suite

AFFIXE, linguistique

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  • Robert SCTRICK
  •  • 382 mots

Lors de l'inventaire des morphèmes d'un système linguistique, on est conduit à distinguer plusieurs sortes d'unités identifiables dans l'ordre phonétique et partageant la caractéristique de se rapporter au plan de la signification : parmi ces unités, les unes ont un contenu lexical, qu'il soit univoque ou pluri […] Lire la suite

AGRAMMATICALITÉ

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  • Robert SCTRICK
  •  • 478 mots

Une phrase est réputée agrammaticale lorsqu'elle est incompatible avec les schèmes qui régissent la structure et le fonctionnement de la langue où elle est émise.En raison des différents niveaux où l'on peut se placer pour apprécier la manière dont un code est violé par une production de parole, il faut soigneusement distinguer des concepts qui lui sont voisins la notion, souvent fort opératoire, […] Lire la suite

AUXILIAIRE, linguistique

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  • Robert SCTRICK
  •  • 620 mots

Un grand nombre d'éléments linguistiques qui font partie du constituant verbe sont traités par la grammaire traditionnelle comme des verbes, mais au comportement morphologique irrégulier, au contenu lexical moins plein, compensé par un rôle important dans la formation de certains temps ou voix de la conjugaison : on a pris l'habitude de les appeler auxilia […] Lire la suite

CATÉGORIES LINGUISTIQUES

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  • Robert SCTRICK
  •  • 287 mots

Malgré les fréquents glissements que l'on constate dans l'usage et qui tendent à confondre l'emploi de ce mot avec celui de classe, on peut, au sens étroit, assigner au terme de catégories un rôle essentiellement métalinguistique : en effet, alors que la classe est l'ensemble des éléments de la langue présentant telle ou telle propriété, ce qui les rend mutuellement substituables, catégorie renvoi […] Lire la suite

CODE, linguistique

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  • Robert SCTRICK
  •  • 560 mots

La langue n'est qu'une variété de code, soit un ensemble préarrangé de signaux. Les linguistes ont souvent exploité la ressemblance qu'il y avait entre tout processus de communication (y compris lorsque émetteur et/ou récepteur sont des machines) et le langage. Ainsi, on suppose l'existence d'une mémoire dans laquelle sont stockées toutes les formes au […] Lire la suite

COMPLÉTIVES PROPOSITIONS

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  • Robert SCTRICK
  •  • 380 mots

La linguistique moderne n'a pas modifié fondamentalement le savoir grammatical traditionnel concernant les propositions complétives, autrement dit les subordonnées introduites par « que » et régies par un verbe sémantiquement caractérisé dans l'un des domaines suivants : déclaration, volition, opinion ou, plus généralement, opération de l'esprit ou des sens. Cette description a toutefois été rempl […] Lire la suite

CONSTITUANT IMMÉDIAT

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  • Robert SCTRICK
  •  • 283 mots

Lorsqu'on souhaite segmenter un énoncé en unités plus petites et ainsi de suite jusqu'à des éléments indécomposables, les morphèmes, on est conduit à user de procédures purement formelles qui permettent de décomposer l'ensemble et chaque sous-ensemble obtenu en sous-ensembles de rang immédiatement inférieur : on établit ainsi une hiérarchie de constituants immédiats. La question se pose de savoir […] Lire la suite

CORPUS, linguistique

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  • Robert SCTRICK
  •  • 309 mots

Ensemble homogène et significatif de données linguistiques observées et à partir desquelles pourra s'élaborer la théorie. La notion de corpus est évidemment fondamentale dans la linguistique structurale : désireuse de substituer à la normativité de la grammaire ou aux fondements pseudo-logiques de la significati […] Lire la suite

DATIF

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  • Robert SCTRICK
  •  • 178 mots

Dans le système de déclinaison des langues flexionnelles, le datif est un des cas masqués ; ce mot créé pour les grammairiens anciens (du latin dare : « donner ») rappelle par son origine une des valeurs essentielles du cas, mais non la seule. Comme actant du procès, le groupe au datif exprime dans l'intérêt ou au détriment de qui s'effect […] Lire la suite

DÉNOTATION

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  •  • 446 mots

Terme qui désigne en linguistique l'ensemble des sens d'un signe, objet d'un consentement entre les usagers d'une langue. Il est emprunté à la logique, où il renvoie à l'extension du concept ; en linguistique, le terme dénotation n'a d'intérêt théorique que dans le couple qu'il forme avec connotation : il représente alors l'hypothèse selon laquelle il e […] Lire la suite

DÉTERMINANT, linguistique

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  • Robert SCTRICK
  •  • 611 mots

On appelle déterminants une catégorie d'éléments linguistiques ayant pour fonction de se rapporter syntaxiquement au nom, avec lequel ils forment l'essentiel du syntagme (ou groupe) nominal. Du point de vue logique, leur rôle est d'actualiser le substantif en l'insérant dans la situation de parole. Il s'ensuit que beaucoup donnent aux déterminants le nom d' […] Lire la suite

DISCOURS PARTIES DU

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  • Robert SCTRICK
  •  • 602 mots

L'étude systématique des différences portant sur les éléments (« parties ») mis en jeu dans le langage réalisé (« discours ») a été entreprise il y a fort longtemps par les grammairiens. C'est déjà pour les Indiens un début d'inventaire structural que d'inventorier le verbe, le nom, les prépositions et les particules. En Grèce, pour Aristote, « l'élocution se ramène tout entière aux parties suivan […] Lire la suite

EMPHASE

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  •  • 263 mots

Procédure qui semble être le simple produit de la fantaisie du locuteur, et, comme telle, ne nécessiter aucun traitement particulier, l'emphase, ou accentuation au moyen de divers procédés phoniques, syntaxiques ou stylistiques, peut néanmoins faire l'objet d'une étude particulière, dans la mesure où elle fait porter une marque sur un énoncé, qu'elle situe alors au sein d'une opposition dont l'aut […] Lire la suite

FONTANIER PIERRE (1768-1844)

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  • Robert SCTRICK
  •  • 270 mots

Éditeur en 1818 du Commentaire des tropes de Du Marsais et auteur de deux ouvrages — étroitement liés dans son esprit et destinés à constituer un unique Traité général — sur les figures du discours, Manuel classique pour l'étude des tropes (1821) et Des figures autres que tropes […] Lire la suite

GÉNITIF, grammaire

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  • Robert SCTRICK
  •  • 229 mots

Cas de la flexion dont le nom provient du fait qu'il permet d'identifier de façon certaine (casus genitivus, cas qui engendre) la base morphologique du thème. Le génitif est donc le seul cas à ne pas englober sous sa dénomination l'indication des fonctions syntaxiques qu'il assume par rapport au reste de la phrase. Celles-ci dépendent d'ailleurs beaucoup de la totalité du systè […] Lire la suite

GENRE GRAMMATICAL

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  • Robert SCTRICK
  •  • 722 mots

Catégorie morphologique supportée par diverses parties du discours, variables du reste selon les langues considérées, la seule constante qu'on puisse observer étant le caractère lexicalisé de la catégorie : entendons qu'à l'inverse du nombre le genre est donné dans la compétence du sujet pour chaque nom, indépendamment de la volonté du locuteur. Deux directions principales organisent, à partir de […] Lire la suite

GRAMMATICALITÉ

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  •  • 317 mots

Une bonne grammaire doit être capable de « projeter le corpus fini et toujours plus ou moins aléatoire des énoncés observés sur l'ensemble, qu'on présuppose infini, des phrases grammaticales », écrit N. Chomsky (Structures syntaxiques). Ce passage de l'induction à la projection ne peut se faire qu'au moyen d'un appar […] Lire la suite

HOMONYMIE

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  • Robert SCTRICK
  •  • 372 mots

On parle d'homonymie lexicale à chaque fois qu'à des signifiants identiques correspondent des signifiés différents. En français, « manche » ou « mousse » en fournissent des exemples. Néanmoins, dans ces deux cas, on est en présence d'items dont la catégorie du genre grammatical lève l'ambiguïté (le manche/la manche ; le mousse/la mousse). Mais il n […] Lire la suite

INSTRUMENTAL, grammaire

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  • Robert SCTRICK
  •  • 108 mots

En linguistique, le terme instrumental caractérise la valeur sémantique attribuée à l'un des rapports possibles (traditionnellement, l'expression du moyen) entre le procès et un syntagme nominal, généralement prépositionnel. Dans les langues flexionnelles, ce rapport s'exprime le plus souvent par l'ablatif, lorsqu'il existe (cas du latin), ou par le […] Lire la suite

LOCATIF, grammaire

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  •  • 90 mots

Cas de la déclinaison qu'on trouve dans quelques langues indo-européennes, et qui, dans les langues classiques, n'existe plus que sous forme de traces, pour exprimer la localisation du procès : seule une série sémantiquement et morphologiquement caractérisée (en latin, les noms de villes en a ou en um, par exemple) ainsi que quelques mots isolés ont conservé […] Lire la suite

LOCUTEUR

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  •  • 607 mots

Dans le schéma de communication, on donne le nom de locuteur à la personne qui parle ; on l'appelle aussi parfois émetteur ou destinateur. Le locuteur s'oppose alors à l'auditeur ou, dans ces autres terminologies, au récepteur ou destinataire. La notion de locuteur a l'avantage de cerner une fonction mobile dans la situation de parole, ce qui a des imp […] Lire la suite

MÉTALANGUE & MÉTALANGAGE

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  • Robert SCTRICK
  •  • 646 mots

Toute science est tentée de se constituer un savoir sur les outils qu'elle emploie : dès lors que l'on parle, dans n'importe quel langage, sur un autre langage, il y a un phénomène de métalangage. Lorsque ce langage second est organisé lui-même et forme un tout, c'est une métalangue. Si Hilbert a nettement constitué la métamathématique, si les logiciens sont conscients des problèmes que pose pour […] Lire la suite

MODALITÉ, linguistique

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  • Robert SCTRICK
  •  • 708 mots

Terme de logique dont la linguistique fait deux emplois relativement distincts : pour A. Martinet, le mot désigne les déterminants grammaticaux du nom et renvoie à la classe des « actualisateurs » défini, indéfini, singulier, pluriel. Cette acception repose sur la distinction saussurienne entre langue et parole : pour devenir des éléments du discours, les n […] Lire la suite

MORPHOLOGIE, linguistique

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  • Robert SCTRICK
  •  • 323 mots

Au sens étroit, la morphologie est la partie de la grammaire qui s'occupe de la formation des mots par adjonction d'affixes à des thèmes. En ce sens, morphologie s'oppose essentiellement à syntaxe, ce dernier champ étant l'étude des rapports entre les éléments de la phrase. Ainsi, l'étude des cas en latin se prête au […] Lire la suite

MOT

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  • Robert SCTRICK
  •  • 467 mots

L'unité que le sens commun serait enclin à considérer comme fondamentale au niveau de la parole est pour la linguistique la source d'un certain nombre de critiques fécondes : le mot ne correspond, en effet, que très imparfaitement aux éléments mis en jeu dans le discours ; ce sont plutôt nos habitudes graphiques que des raisons vraiment de structure qui sont responsables de l'importance donnée au […] Lire la suite

NÉGATION, linguistique

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  •  • 739 mots

La langue réalise de plusieurs façons l'opérateur logique fondamental qu'on appelle négation et qui a pour propriété essentielle d'inverser la valeur de vérité d'un jugement : le terme de foncteur de vérité monadique (ou singulaire) dont on le désigne parfois signifie qu'à la différence des connectifs il ne s'applique pas à l'union de deux jugements atomiques mais à un seul qu'il fait passer de la […] Lire la suite

NOM, linguistique

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  • Robert SCTRICK
  •  • 694 mots

L'une des parties du discours, appelée encore, dans une terminologie fondée sur la logique, « substantif », transposition du nomen substantivum des Anciens par opposition au nomen adjectivum, parce qu'il lui est dévolu de représenter dans la langue la « substance » de l'êtr […] Lire la suite

NOMBRE, linguistique

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  •  • 619 mots

À part de rares exceptions lexicalisées, tout substantif est susceptible d'être à volonté employé dans l'énoncé au singulier ou au pluriel. Dans certaines langues, on rencontre, en outre, la désignation d'une paire d'objets dénombrables, le « duel ». Mais la catégorie du nombre connaît rarement une partition plus fine, quoique, a priori, cela ne soit pas impossible. Catégorie grammaticale qui semb […] Lire la suite

NOMINATIF, grammaire

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  • Robert SCTRICK
  •  • 154 mots

Cas du groupe nominal sujet dans les langues à flexion. Bien que, dans les langues européennes, il soit porteur d'une marque morphologique, du reste souvent caduque, on peut parler, à propos du nominatif, de cas non marqué, dans la mesure où il affecte le thème, indispensable à tout jugement assertif bien formé (lorsque du moins il n'est pas représenté sous la forme zéro). C'est également la raiso […] Lire la suite

OCCURRENCE, linguistique

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  • Robert SCTRICK
  •  • 308 mots

On appelle « occurrence » la possibilité, pour un item linguistique, d'apparaître à un point de la chaîne. Le concept est fondamental dans la théorie distributionnelle, qui pratique sur l'axe syntagmatique des segmentations en constituants immédiats et définit notamment la notion de liberté d'occurrence, faculté pour un constituant de se retrouver dans […] Lire la suite

PERSONNE GRAMMATICALE

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  • Robert SCTRICK
  •  • 399 mots

Modalité portée, explicitement ou implicitement, par le verbe dans l'énoncé et renvoyant aux différents cas du schéma de communication. Si l'on envisage la phrase nominale, et sans tenir compte de certains éléments isolés qui peuvent à eux seuls fournir un énoncé complet (« déjà ? », « interdiction de prendre des photos »), plusieurs configurations son […] Lire la suite

PRÉPOSITION

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  •  • 771 mots

On appelle « préposition » une des parties du discours, invariable et toujours liée à un syntagme qu'elle régit et précède immédiatement (c'est le cas le plus général et le terme même de pré-position l'atteste), qu'elle peut suivre (certains lui réservent alors la dénomination de postposition : en allemand […] Lire la suite

RÉCURSIVITÉ, linguistique

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  •  • 441 mots

Est dit récursif, dans la linguistique générative, tout élément qui présente la propriété de se reproduire dans l'algorithme d'une structure de phrase à la fois comme constituant et comme constitué, c'est-à-dire à droite et à gauche de la flèche de réécriture. C'est un langage artificiel qui servira ici d'exemple concret : si l'on veut engendrer une suite qui comporte un nombre indéterminé d'occur […] Lire la suite

SOUS-JACENTE STRUCTURE, linguistique

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  • Robert SCTRICK
  •  • 291 mots

Aussi bien la Grammaire de Port-Royal que, plus tard, celle de Du Marsais ont reconnu la nécessité d'une description psychologique portant sur le passage des opérations prédicatives, porteuses d'un contenu sémantique, aux « constructions » réalisées dans l'énoncé terminal. Si ces dernières ne concernent que les phénomènes physiques de […] Lire la suite

SYNTAGME

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  • Robert SCTRICK
  •  • 372 mots

Le concept de syntagme, dans les théories structurales de la linguistique, s'oppose à paradigme et renvoie à la succession chronologique des unités mises en œuvre dans l'énoncé réalisé : au sens étroit, « renverrons » est un syntagme, car il consiste en une suite de quatre morphèmes, à savoir le préfixe (qui commute à cette place avec zéro), le radical lexical (qui pourrait être ani […] Lire la suite

TAXINOMIE, linguistique

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  • Robert SCTRICK
  •  • 215 mots

En linguistique, la conception taxinomique de la grammaire caractérise la plupart des théories structurales qui veulent aboutir, selon l'expression de Z. Harris, à une « grammaire de listes » ayant pour souci d'inventorier les classes d'items et celles, plus complexes, des séquences d'items ; il est bien clair qu'à l'image des sciences exactes qui, au prix […] Lire la suite

THÈME, linguistique

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  •  • 390 mots

S'il se fait un large accord parmi les linguistes pour dissocier le plan sémantique et le plan formel, concernant l'analyse en constituants de la phrase, il reste néanmoins des cas où le recours au sens paraît difficile à éviter : ainsi, à côté du couple de termes sujet/prédicat qui s'applique aux fonctions traditionnellement admises pour décrire les rapp […] Lire la suite

VERSIFICATION

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  • Robert SCTRICK
  •  • 1 209 mots

Dans les langues où la longueur de la syllabe est pertinente (soit par la nature de la voyelle, soit par sa position, c'est-à-dire son environnement consonantique de droite), les vers sont construits et identifiés d'après un nombre relativement fixe de pieds (séquence rythmée de syllabes longues, notées ▂, et de syllabes courtes, notées ⌣). Les vers de six pieds sont dits hexamètres, et sont surto […] Lire la suite

VOCABULAIRE

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  • Robert SCTRICK
  •  • 265 mots

La linguistique, qui appelle plutôt « lexique » ce que le sens commun entend généralement derrière le terme de vocabulaire, laisse à des disciplines spécialisées le soin d'analyser, statistiquement ou par des procédures descriptives, les différents problèmes qui se posent au moment de décrire les « lexèmes » d'une langue (le français), d'un dialecte (le wallon), d'un idiolecte (le français de Raci […] Lire la suite

VOCATIF, grammaire

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  • Robert SCTRICK
  •  • 92 mots

Cas marqué dans certaines langues flexionnelles, le vocatif s'oppose au nominatif dont il représente le thème nu, qui peut être allongé d'une voyelle. Syntaxiquement, son rôle est de dénoter l'interpellatif, terme détaché du procès, qu'on s'attend donc, par définition, à rencontrer à la deuxième personne. Dans quelques langues, le vocatif est volontiers assorti d'une particule de renforcement, ono […] Lire la suite

VOIX GRAMMATICALES

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  • Robert SCTRICK
  •  • 558 mots

L'une des catégories de la conjugaison des verbes, appelée « voix », porte essentiellement sur l'orientation du procès. On ne peut guère que la définir différentiellement, en étudiant, pour une langue donnée, la manière dont les actants du procès se distribuent par rapport à celui-ci. Le degré zéro, ou si l'on veut la forme non marquée, est appelé « voix active » par la tradition, mais le terme ne […] Lire la suite