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Robert SCTRICK

Assistant à l'université de Paris-X

Articles

  • ABLATIF

    • Écrit par
    • 359 mots

    Dans les langues à flexion, l'ablatif est une forme marquée dont les valeurs syntaxiques sont diverses. Les grammairiens de l'Antiquité lui avaient donné ce nom issu du radical latin qui signifie « ôter » dans la mesure où ils étaient sensibles à l'un de ses principaux rôles, celui de désigner une...

  • ACTANT

    • Écrit par
    • 455 mots

    Si l'on récuse comme entachée de mentalisme l'opposition entre sujet (ou thème) et prédicat, véritable fourre-tout auquel on peut notamment reprocher d'aplanir les reliefs de la structure, on est conduit à remanier la description des rapports formels qui lient les différents éléments d'une phrase....

  • ADJECTIF

    • Écrit par
    • 504 mots

    Élément linguistique appartenant à une classe dont les caractéristiques peuvent être envisagées du triple point de vue sémantique, morphologique ou syntaxique. Selon le niveau d'analyse retenu, l'extension de la classe présente certains flottements, alors même que sa compréhension ne semble...

  • ADVERBE

    • Écrit par
    • 312 mots

    L'une des parties du discours traditionnellement définie par sa propriété sémantique de modifier le contenu du prédicat ou de l'assertion, l'adverbe présente, en outre, la possibilité récursive de se combiner avec soi-même. Les difficultés de l'analyse proviennent surtout du fait qu'on...

  • AFFIXE, linguistique

    • Écrit par
    • 382 mots

    Lors de l'inventaire des morphèmes d'un système linguistique, on est conduit à distinguer plusieurs sortes d'unités identifiables dans l'ordre phonétique et partageant la caractéristique de se rapporter au plan de la signification : parmi ces unités, les unes ont un contenu...

  • AGRAMMATICALITÉ

    • Écrit par
    • 478 mots

    Une phrase est réputée agrammaticale lorsqu'elle est incompatible avec les schèmes qui régissent la structure et le fonctionnement de la langue où elle est émise.

    En raison des différents niveaux où l'on peut se placer pour apprécier la manière dont un code est violé par une production...

  • AUXILIAIRE, linguistique

    • Écrit par
    • 620 mots

    Un grand nombre d'éléments linguistiques qui font partie du constituant verbe sont traités par la grammaire traditionnelle comme des verbes, mais au comportement morphologique irrégulier, au contenu lexical moins plein, compensé par un rôle important dans la formation de certains temps...

  • CATÉGORIES LINGUISTIQUES

    • Écrit par
    • 287 mots

    Malgré les fréquents glissements que l'on constate dans l'usage et qui tendent à confondre l'emploi de ce mot avec celui de classe, on peut, au sens étroit, assigner au terme de catégories un rôle essentiellement métalinguistique : en effet, alors que la classe est l'ensemble des éléments...

  • CODE, linguistique

    • Écrit par
    • 560 mots

    La langue n'est qu'une variété de code, soit un ensemble préarrangé de signaux. Les linguistes ont souvent exploité la ressemblance qu'il y avait entre tout processus de communication (y compris lorsque émetteur et/ou récepteur sont des machines) et le langage. Ainsi, on suppose...

  • COMPLÉTIVES PROPOSITIONS

    • Écrit par
    • 380 mots

    La linguistique moderne n'a pas modifié fondamentalement le savoir grammatical traditionnel concernant les propositions complétives, autrement dit les subordonnées introduites par « que » et régies par un verbe sémantiquement caractérisé dans l'un des domaines suivants : déclaration, volition,...

  • CONSTITUANT IMMÉDIAT

    • Écrit par
    • 283 mots

    Lorsqu'on souhaite segmenter un énoncé en unités plus petites et ainsi de suite jusqu'à des éléments indécomposables, les morphèmes, on est conduit à user de procédures purement formelles qui permettent de décomposer l'ensemble et chaque sous-ensemble obtenu en sous-ensembles de rang immédiatement...

  • CORPUS, linguistique

    • Écrit par
    • 309 mots

    Ensemble homogène et significatif de données linguistiques observées et à partir desquelles pourra s'élaborer la théorie. La notion de corpus est évidemment fondamentale dans la linguistique structurale : désireuse de substituer à la normativité de la grammaire ou aux fondements pseudo-logiques...

  • DATIF

    • Écrit par
    • 178 mots

    Dans le système de déclinaison des langues flexionnelles, le datif est un des cas masqués ; ce mot créé pour les grammairiens anciens (du latin dare : « donner ») rappelle par son origine une des valeurs essentielles du cas, mais non la seule. Comme actant du procès, le groupe au datif...

  • DÉNOTATION

    • Écrit par
    • 446 mots

    Terme qui désigne en linguistique l'ensemble des sens d'un signe, objet d'un consentement entre les usagers d'une langue. Il est emprunté à la logique, où il renvoie à l'extension du concept ; en linguistique, le terme dénotation n'a d'intérêt théorique que dans le couple qu'il forme avec connotation...

  • DÉTERMINANT, linguistique

    • Écrit par
    • 611 mots

    On appelle déterminants une catégorie d'éléments linguistiques ayant pour fonction de se rapporter syntaxiquement au nom, avec lequel ils forment l'essentiel du syntagme (ou groupe) nominal. Du point de vue logique, leur rôle est d'actualiser le substantif en l'insérant dans la...

  • DISCOURS PARTIES DU

    • Écrit par
    • 602 mots

    L'étude systématique des différences portant sur les éléments (« parties ») mis en jeu dans le langage réalisé (« discours ») a été entreprise il y a fort longtemps par les grammairiens. C'est déjà pour les Indiens un début d'inventaire structural que d'inventorier le verbe, le nom, les prépositions...

  • EMPHASE

    • Écrit par
    • 263 mots

    Procédure qui semble être le simple produit de la fantaisie du locuteur, et, comme telle, ne nécessiter aucun traitement particulier, l'emphase, ou accentuation au moyen de divers procédés phoniques, syntaxiques ou stylistiques, peut néanmoins faire l'objet d'une étude particulière, dans la mesure...

  • FONTANIER PIERRE (1768-1844)

    • Écrit par
    • 270 mots

    Éditeur en 1818 du Commentaire des tropes de Du Marsais et auteur de deux ouvrages — étroitement liés dans son esprit et destinés à constituer un unique Traité général — sur les figures du discours, Manuel classique pour l'étude des tropes (1821) et Des figures autres que tropes...

  • GÉNITIF, grammaire

    • Écrit par
    • 229 mots

    Cas de la flexion dont le nom provient du fait qu'il permet d'identifier de façon certaine (casus genitivus, cas qui engendre) la base morphologique du thème. Le génitif est donc le seul cas à ne pas englober sous sa dénomination l'indication des fonctions syntaxiques qu'il assume par...

  • GENRE GRAMMATICAL

    • Écrit par
    • 722 mots

    Catégorie morphologique supportée par diverses parties du discours, variables du reste selon les langues considérées, la seule constante qu'on puisse observer étant le caractère lexicalisé de la catégorie : entendons qu'à l'inverse du nombre le genre est donné dans la compétence du sujet pour...

  • GRAMMATICALITÉ

    • Écrit par
    • 317 mots

    Une bonne grammaire doit être capable de « projeter le corpus fini et toujours plus ou moins aléatoire des énoncés observés sur l'ensemble, qu'on présuppose infini, des phrases grammaticales », écrit N. Chomsky (Structures syntaxiques). Ce passage de l'induction à la projection...

  • HOMONYMIE

    • Écrit par
    • 372 mots

    On parle d'homonymie lexicale à chaque fois qu'à des signifiants identiques correspondent des signifiés différents. En français, « manche » ou « mousse » en fournissent des exemples. Néanmoins, dans ces deux cas, on est en présence d'items dont la catégorie du genre...

  • INSTRUMENTAL, grammaire

    • Écrit par
    • 108 mots

    En linguistique, le terme instrumental caractérise la valeur sémantique attribuée à l'un des rapports possibles (traditionnellement, l'expression du moyen) entre le procès et un syntagme nominal, généralement prépositionnel. Dans les langues flexionnelles, ce rapport s'exprime le plus souvent par...

  • LOCATIF, grammaire

    • Écrit par
    • 90 mots

    Cas de la déclinaison qu'on trouve dans quelques langues indo-européennes, et qui, dans les langues classiques, n'existe plus que sous forme de traces, pour exprimer la localisation du procès : seule une série sémantiquement et morphologiquement caractérisée (en latin, les noms de villes en ...

  • LOCUTEUR

    • Écrit par
    • 607 mots

    Dans le schéma de communication, on donne le nom de locuteur à la personne qui parle ; on l'appelle aussi parfois émetteur ou destinateur. Le locuteur s'oppose alors à l'auditeur ou, dans ces autres terminologies, au récepteur ou destinataire. La notion de locuteur a l'avantage de cerner une...

  • MÉTALANGUE & MÉTALANGAGE

    • Écrit par
    • 646 mots

    Toute science est tentée de se constituer un savoir sur les outils qu'elle emploie : dès lors que l'on parle, dans n'importe quel langage, sur un autre langage, il y a un phénomène de métalangage. Lorsque ce langage second est organisé lui-même et forme un tout, c'est une métalangue. Si Hilbert a...

  • MODALITÉ, linguistique

    • Écrit par
    • 708 mots

    Terme de logique dont la linguistique fait deux emplois relativement distincts : pour A. Martinet, le mot désigne les déterminants grammaticaux du nom et renvoie à la classe des « actualisateurs » défini, indéfini, singulier, pluriel. Cette acception repose sur la distinction saussurienne...

  • MORPHOLOGIE, linguistique

    • Écrit par
    • 323 mots

    Au sens étroit, la morphologie est la partie de la grammaire qui s'occupe de la formation des mots par adjonction d'affixes à des thèmes. En ce sens, morphologie s'oppose essentiellement à syntaxe, ce dernier champ étant l'étude des rapports entre les éléments de la phrase....

  • MOT

    • Écrit par
    • 467 mots

    L'unité que le sens commun serait enclin à considérer comme fondamentale au niveau de la parole est pour la linguistique la source d'un certain nombre de critiques fécondes : le mot ne correspond, en effet, que très imparfaitement aux éléments mis en jeu dans le discours ; ce sont plutôt nos habitudes...

  • NÉGATION, linguistique

    • Écrit par
    • 739 mots

    La langue réalise de plusieurs façons l'opérateur logique fondamental qu'on appelle négation et qui a pour propriété essentielle d'inverser la valeur de vérité d'un jugement : le terme de foncteur de vérité monadique (ou singulaire) dont on le désigne parfois signifie qu'à la différence des connectifs...

  • NOM, linguistique

    • Écrit par
    • 694 mots

    L'une des parties du discours, appelée encore, dans une terminologie fondée sur la logique, « substantif », transposition du nomen substantivum des Anciens par opposition au nomen adjectivum, parce qu'il lui est dévolu de représenter dans la langue la « substance » de l'être, alors...

  • NOMBRE, linguistique

    • Écrit par
    • 619 mots

    À part de rares exceptions lexicalisées, tout substantif est susceptible d'être à volonté employé dans l'énoncé au singulier ou au pluriel. Dans certaines langues, on rencontre, en outre, la désignation d'une paire d'objets dénombrables, le « duel ». Mais la catégorie du nombre connaît rarement...

  • NOMINATIF, grammaire

    • Écrit par
    • 154 mots

    Cas du groupe nominal sujet dans les langues à flexion. Bien que, dans les langues européennes, il soit porteur d'une marque morphologique, du reste souvent caduque, on peut parler, à propos du nominatif, de cas non marqué, dans la mesure où il affecte le thème, indispensable à tout jugement assertif...

  • OCCURRENCE, linguistique

    • Écrit par
    • 308 mots

    On appelle « occurrence » la possibilité, pour un item linguistique, d'apparaître à un point de la chaîne. Le concept est fondamental dans la théorie distributionnelle, qui pratique sur l'axe syntagmatique des segmentations en constituants immédiats et définit notamment la notion de liberté...

  • PERSONNE GRAMMATICALE

    • Écrit par
    • 399 mots

    Modalité portée, explicitement ou implicitement, par le verbe dans l'énoncé et renvoyant aux différents cas du schéma de communication. Si l'on envisage la phrase nominale, et sans tenir compte de certains éléments isolés qui peuvent à eux seuls fournir un énoncé complet (« déjà ?...

  • PRÉPOSITION

    • Écrit par
    • 771 mots

    On appelle « préposition » une des parties du discours, invariable et toujours liée à un syntagme qu'elle régit et précède immédiatement (c'est le cas le plus général et le terme même de pré-position l'atteste), qu'elle peut suivre (certains lui réservent alors la dénomination de postposition...

  • RÉCURSIVITÉ, linguistique

    • Écrit par
    • 441 mots

    Est dit récursif, dans la linguistique générative, tout élément qui présente la propriété de se reproduire dans l'algorithme d'une structure de phrase à la fois comme constituant et comme constitué, c'est-à-dire à droite et à gauche de la flèche de réécriture. C'est un langage artificiel qui servira...

  • SOUS-JACENTE STRUCTURE, linguistique

    • Écrit par
    • 291 mots

    Aussi bien la Grammaire de Port-Royal que, plus tard, celle de Du Marsais ont reconnu la nécessité d'une description psychologique portant sur le passage des opérations prédicatives, porteuses d'un contenu sémantique, aux « constructions » réalisées dans l'énoncé terminal. Si ces...

  • SYNTAGME

    • Écrit par
    • 372 mots

    Le concept de syntagme, dans les théories structurales de la linguistique, s'oppose à paradigme et renvoie à la succession chronologique des unités mises en œuvre dans l'énoncé réalisé : au sens étroit, « renverrons » est un syntagme, car il consiste en une suite de quatre morphèmes, à savoir...

  • TAXINOMIE, linguistique

    • Écrit par
    • 215 mots

    En linguistique, la conception taxinomique de la grammaire caractérise la plupart des théories structurales qui veulent aboutir, selon l'expression de Z. Harris, à une « grammaire de listes » ayant pour souci d'inventorier les classes d'items et celles, plus complexes, des séquences d'items ; il...

  • THÈME, linguistique

    • Écrit par
    • 390 mots

    S'il se fait un large accord parmi les linguistes pour dissocier le plan sémantique et le plan formel, concernant l'analyse en constituants de la phrase, il reste néanmoins des cas où le recours au sens paraît difficile à éviter : ainsi, à côté du couple de termes sujet/prédicat qui s'applique...

  • VERSIFICATION

    • Écrit par
    • 1 209 mots

    Dans les langues où la longueur de la syllabe est pertinente (soit par la nature de la voyelle, soit par sa position, c'est-à-dire son environnement consonantique de droite), les vers sont construits et identifiés d'après un nombre relativement fixe de pieds (séquence...

  • VOCABULAIRE

    • Écrit par
    • 265 mots

    La linguistique, qui appelle plutôt « lexique » ce que le sens commun entend généralement derrière le terme de vocabulaire, laisse à des disciplines spécialisées le soin d'analyser, statistiquement ou par des procédures descriptives, les différents problèmes qui se posent au moment de décrire...

  • VOCATIF, grammaire

    • Écrit par
    • 92 mots

    Cas marqué dans certaines langues flexionnelles, le vocatif s'oppose au nominatif dont il représente le thème nu, qui peut être allongé d'une voyelle. Syntaxiquement, son rôle est de dénoter l'interpellatif, terme détaché du procès, qu'on s'attend donc, par définition, à rencontrer à la deuxième personne....

  • VOIX GRAMMATICALES

    • Écrit par
    • 558 mots

    L'une des catégories de la conjugaison des verbes, appelée « voix », porte essentiellement sur l'orientation du procès. On ne peut guère que la définir différentiellement, en étudiant, pour une langue donnée, la manière dont les actants du procès se distribuent par rapport à celui-ci. Le degré zéro,...