NOM, linguistique

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L'une des parties du discours, appelée encore, dans une terminologie fondée sur la logique, « substantif », transposition du nomen substantivum des Anciens par opposition au nomen adjectivum, parce qu'il lui est dévolu de représenter dans la langue la « substance » de l'être, alors que l'adjectif n'en représente que les attributs. Dans une perspective soucieuse d'universalité, la définition du nom est particulièrement malaisée, si l'on veut du moins s'en tenir à l'immanence du système de la langue : peu caractérisable par le genre, qui varie d'une langue à une autre au moins en ce qui concerne ce qui n'est pas porteur du trait « humain », le nom ne l'est pas davantage par le nombre, qui dépend le plus souvent de la situation de parole, mais également parfois d'un trait lexical arbitraire (« les ténèbres », « les obsèques »...).

La classification des noms en animés et inanimés est souvent commode d'un point de vue descriptif, notamment sur le plan des compatibilités sémantiques ; mais elle présuppose un certain savoir au lieu de découler de l'observation purement structurale des énoncés. On peut aussi s'interroger sur la référence même du nom, ce que la logique n'a pas manqué de faire : faut-il attribuer la même valeur à des concepts (et, dans ce cas, le « rouge » est-il la rougeur — si l'on veut, le « être rouge » — ou, au contraire, la somme de toutes les choses rouges ?), à des déverbaux (« la course », « l'achat »), à des noms propres renvoyant à des objets uniques (quelle serait alors la différence de statut entre « Périclès » et « l'étoile du berger » ?), à des êtres imaginaires (« le triangle », « la licorne ») ? Ce n'est pas un problème d'école dans la mesure où la question de la synonymie est centrale quand il s'agit du sens et de la signification, car, si l'on veut pouvoir définir les unités dont on parle et qu'on pose dans l'univers du discours, il faut qu [...]

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ADJECTIF

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  • Robert SCTRICK
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Élément linguistique appartenant à une classe dont les caractéristiques peuvent être envisagées du triple point de vue sémantique, morphologique ou syntaxique. Selon le niveau d'analyse retenu, l'extension de la classe présente certains flottements, alors même que sa compréhension ne semble pas poser de problèmes majeurs ; en fait, on ne peut affirmer véritablement l'homogénéité de la catégorie de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adjectif/#i_51173

CAUCASE

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  • André BLANC, 
  • Georges CHARACHIDZÉ, 
  • Louis DUBERTRET, 
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Dans le chapitre « Morphologie »  : […] Le monde des formes grammaticales est d'une richesse et d'une diversité peu communes, qu'il s'agisse du nom ou du verbe. Par exemple : en avar, la déclinaison complète des pronoms démonstratifs comporte 1 229 formes, produites à partir de sept unités lexicales de base auxquelles sont appliqués trois mécanismes élémentaires ; en artchi, plus d'un million de formes différentes peuvent être dérivées […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/caucase/#i_51173

DÉTERMINANT, linguistique

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On appelle déterminants une catégorie d'éléments linguistiques ayant pour fonction de se rapporter syntaxiquement au nom, avec lequel ils forment l'essentiel du syntagme (ou groupe) nominal. Du point de vue logique, leur rôle est d'actualiser le substantif en l'insérant dans la situation de parole. Il s'ensuit que beaucoup donnent aux déterminants le nom d'actualisateurs ou même (Martinet) de moda […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/determinant-linguistique/#i_51173

GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) - Les grammairiens grecs

  • Écrit par 
  • Jean LALLOT
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Dans le chapitre « Les « parties du discours » : la grammaire comme étude autonome »  : […] Le deuxième apport important du chapitre xx de la Poétique touche un point central – pour ne pas dire le point central – de la grammaire antique, celui des parties du discours . Nul doute qu'on ait observé depuis longtemps que, si parler consiste à assembler des mots, tous les mots formant le répertoire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaires-histoire-des-les-grammairiens-grecs/#i_51173

NOM

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Dans le chapitre « Le nom et ses usages »  : […] Qu'est-ce que nommer  ? Transitivement, c'est l'acte de conférer un nom, de « baptiser », qu'il s'agisse d'un être humain, d'un animal, d'un navire, ou d'une variété de roses. Cet acte, qui est de portée performative, s'effectue selon des règles. Il n'est réussi ou acquis que si les conventions sont respectées : qui a autorité pour donner le nom, quel type de nom est conform […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nom/#i_51173

NOMBRE, linguistique

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  • Robert SCTRICK
  •  • 619 mots

À part de rares exceptions lexicalisées, tout substantif est susceptible d'être à volonté employé dans l'énoncé au singulier ou au pluriel. Dans certaines langues, on rencontre, en outre, la désignation d'une paire d'objets dénombrables, le « duel ». Mais la catégorie du nombre connaît rarement une partition plus fine, quoique, a priori, cela ne soit pas impossible. Catégorie grammaticale qui semb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nombre-linguistique/#i_51173

QUANTIFICATION, linguistique

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La quantification est une série d'opérations de détermination qui sont constitutives de la bonne formation de l'énoncé. Le terme de quantification, en tant qu'opérations, a été introduit par C. S. Peirce et par G. Frege pour analyser des particules grammaticales comme « quelques », « certains », « chaque », « tous les », « aucun »... Ils ont retenu deux quantificateurs : l'existentiel (« Il y a de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/quantification-linguistique/#i_51173

ROGER BACON (1212/1220-1292)

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  • Alain de LIBERA
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Dans le chapitre « L'apport principal de Roger Bacon : sa logique et sa philosophie du langage »  : […] De toutes les faiblesses de la société chrétienne, c'est, cependant, l'incapacité des jeunes théologiens mendiants à fonder l'exégèse sur une connaissance approfondie des langues qui répugne le plus à Bacon. Il n'a jamais assez de mots pour stigmatiser la « bêtise » et la « frivolité » de ses contemporains en matière de linguistique et de logique. C'est cette hargne polémique qui lui fait composer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-bacon/#i_51173

Pour citer l’article

Robert SCTRICK, « NOM, linguistique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/nom-linguistique/