RENAISSANCE

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L'Ospedale degli Innocenti, Florence

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André Chastel faisait remarquer un jour que la Renaissance était la seule période de l'histoire qui se fût donné un nom dès les premières manifestations de son essence (les humanistes italiens du Quattrocento parlaient déjà de Rinascità), et Alphonse Dupront commençait un célèbre article intitulé « Espace et humanisme » en identifiant la Renaissance à une idée ou à un mythe spécifique de force, de création, de jeunesse. On ne s'attardera pas ici, après tant d'autres, à examiner l'état actuel d'un problème historique qui, depuis Michelet et Burckhardt, a suscité tant de controverses et de prises de position. Donnera-t-on au mot « Renaissance », du point de vue d'une histoire totale, la signification que lui attribue Jean Delumeau, à savoir « la promotion de l'Occident à l'époque où la civilisation de l'Europe a de façon décisive distancé les civilisations parallèles » ? Ou bien, sous prétexte que la continuité entre le Moyen Âge et la Renaissance se révèle dans tant de domaines de la vie sociale, économique, politique, parlera-t-on, comme on le faisait il y a une quinzaine d'années, d'un « crépuscule de la Renaissance », d'une Renaissance Dämmerung, en problématisant le terme à l'instar de ceux de maniérisme ou de baroque ? Comme on prouve le mouvement en marchant, Chastel démontrait, dans un colloque sur la Renaissance en 1956, le caractère infiniment original de l'esthétique et du développement des arts des xve et xvie siècles européens ; de son côté, le médiéviste M. Mollat insistait sur l'élargissement du champ de l'économie propre aux « marchands » du xvie siècle, tout en montrant que leur dynamisme expansionniste était pondéré par une inquiétude religieuse et métaphysique, alimentée aux sources vives de la morale scolastique ; enfin, troisième volet du triptyque, la notion d'État confrontée à l'idée de la Renaissance permettait à F. Chabod de définir une « modernité » de l'État centralisateur dont le xvie siècle présente plus qu'une ébauche, avec des traits encore accentués par l'idéal d [...]

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Écrit par :

  • : professeur de philosophie à l'université de Tours, directeur du département de philosophie et histoire de l'humanisme au Centre d'études supérieures de la Renaissance, Tours
  • : professeur à l'université de Florence et à la Pennsylvania State University, membre de l'Institute for the Arts and Humanities
  • : professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Rennes
  • : professeur à l'université de Paris-IV

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Pour citer l’article

Jean-Claude MARGOLIN, Eugenio BATTISTI, Jean MEYER, Jacques CHOMARAT, « RENAISSANCE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/renaissance/