MÉTAPHYSIQUE

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À la physique, qui étudie la nature, on oppose souvent la métaphysique. Celle-ci est définie soit comme la science des réalités qui ne tombent pas sous le sens, des êtres immatériels et invisibles (ainsi l'âme et Dieu), soit comme la connaissance de ce que les choses sont en elles-mêmes, par opposition aux apparences qu'elles présentent. Dans les deux cas, la métaphysique porte sur ce qui est au-delà de la nature, de la ϕ́υσις, ou, si l'on préfère, du monde tel qu'il nous est donné, et tel que les sciences positives le conçoivent et l'étudient.

Mais, précisément, ce qui est au-delà de la nature n'est-il pas inconnaissable ? L'ambition de fonder une métaphysique passe donc, aux yeux de beaucoup, pour chimérique, et le mot de métaphysique qui, selon certains philosophes, tel Descartes, désigne la connaissance à la fois fondamentale et suprême, est pris, par d'autres, en un sens dépréciatif. Dire qu'une question est métaphysique, n'est-ce pas avouer qu'elle est insoluble, et que ceux qui se consacrent à son étude ne pourront jamais nous offrir que verbiage et divagations ?

Il est donc d'abord nécessaire de considérer historiquement ce qu'a été la métaphysique, de préciser les sens divers que le terme a reçus, d'examiner les attitudes que les différents penseurs ont adoptées en ce qui concerne cette connaissance, effective ou prétendue. On pourra alors se demander si la métaphysique peut garder, à l'heure actuelle, un sens et une valeur.

L'Antiquité

Platon et l'au-delà des apparences

La notion de métaphysique, comme science de l'au-delà de la nature, résulte, à l'origine, d'une sorte de contresens sur le mot grec μετ̀α. L'ouvrage d'Aristote que nous appelons La Métaphysique a été nommé ainsi parce que, dans l'édition qu'en donna Andronicos de Rhodes, il faisait suite à la physique. Les livres qui le constituaient furent donc désigné [...]

Platon - Athènes

Platon - Athènes

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Né vers 428 avant J.-C. à Athènes, Platon a reçu l’éducation d’un jeune aristocrate athénien. Disciple de Socrate, qu’il met en scène dans ses Dialogues,  il fonde sa propre école, l’Académie. La forme du dialogue oriente la pensée vers la parole et le questionnement. Elle permet... 

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'université de Paris-Sorbonne, membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques)

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ALAIN DE LILLE (1128-1203)

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ANALOGIE

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ARISTOTE

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BERGSON HENRI (1859-1941)

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BOUTANG PIERRE (1916-1998)

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Né à Saint-Étienne le 20 septembre 1916, Pierre Boutang avait quarante-huit ans de moins que le maître qu'il s'était choisi dès son adolescence : Charles Maurras. En politique, domaine dans lequel l'adhésion implique une appartenance, c'est beaucoup ; d'autant plus que celle-ci n'était pas insignifiante : il s’agissait de l'Action française. Lorsque, en 1935, Pierre Boutang entre à l'École normal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/boutang/#i_7992

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Naître à Saint-Quentin dans une vieille famille picarde, grandir sous la protection de François et Charles de Hallewin, évêques d'Amiens et de Noyon, être l'élève de Jacques Lefèvre d'Étaples au collège du Cardinal-Lemoine avant d'en devenir l'un des maîtres, vivre dans le commerce des Champier, Clichtove, Budé, Bérauld, Boucher et autres humanistes, courir l'Europe des spirituels, des mystiques, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-de-bovelles/#i_7992

CAJÉTAN TOMMASO DE VIO dit (1469-1534)

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  • Bruno PINCHARD
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Le plus grand théologien catholique de la Renaissance, Tommaso de Vio, était né à Gaète (d'où le nom qu'on lui donna — Il Caietano), dans une famille noble. Il entra chez les dominicains à Naples en 1484, dans ce même couvent où furent admis, avant lui, Thomas d'Aquin et, après lui, Tommaso Campanella et Giordano Bruno. C'est d'abord dans la dispute philosophique qu'il sut s'imposer. Après des étu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cajetan/#i_7992

CAMPANELLA TOMMASO (1568-1639)

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Dans le chapitre « La métaphysique primalitaire »  : […] Une conception triadique de l'être en général (créé et incréé) sous-tend toute la vision campanellienne du réel. Rationalisation évidente de la doctrine théologique des vestiges de Dieu dans la création, elle retrouve à tous les niveaux de l'être, et selon des modalités variables, les trois « proprincipes » ou « primalités » qui essentient Dieu ( Metaphysica , Paris, 1638). C […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tommaso-campanella/#i_7992

CARTÉSIANISME

  • Écrit par 
  • Pierre GUENANCIA
  •  • 1 862 mots

Dans le chapitre « Une pensée inaugurale »  : […] Quoique de taille relativement modeste, l'œuvre de Descartes s'étend à de très nombreux sujets. Elle a exercé une influence considérable sur la philosophie moderne et contemporaine dont elle est indiscutablement à l'origine, toutes tendances confondues. Car, à la différence des philosophies de ces trois derniers siècles, la philosophie cartésienne s'est engagée simultanément dans la voie de la phi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cartesianisme/#i_7992

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
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  •  • 12 999 mots
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Dans le chapitre « Questions métaphysiques »  : […] La causalité constitue un principe dont les philosophes de l'Antiquité ont donné plusieurs formulations. Platon l'énonce ainsi : « Tout ce qui naît naît nécessairement par l'action d'une cause » et précise : « car il est impossible que quoi que ce soit puisse naître sans cause » ( Timée , 28 a). Cette seconde proposition passe en maxime : «  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_7992

COMTE AUGUSTE (1798-1857)

  • Écrit par 
  • Bernard GUILLEMAIN
  •  • 9 458 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'idée comtienne de la science »  : […] Pourquoi Auguste Comte, contrairement à Saint-Simon, présente-t-il une réflexion sur la science en préambule à un plan de réforme sociale ? Cela tient à l'idée qu'il se fait de la science, non pas seulement somme de savoirs, mais rapport global de l'homme au monde. Par suite, elle s'offre avant tout comme un principe et un système de croyances. Or toute organisation sociale repose, en dernière an […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/auguste-comte/#i_7992

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
  • Yves GINGRAS, 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 9 092 mots
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Dans le chapitre « Mise en question de l'idée de représentation »  : […] Il faudrait évoquer ici la problématique heideggérienne de la déconstruction de la métaphysique, qui contient une mise en question radicale de l'idée de représentation (on remarquera d'emblée que cette mise en question englobe la tentative phénoménologique, interprétée elle-même comme relevant encore d'une « métaphysique de la subjectivité »). Cette problématique doit être comprise sur le fond d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_7992

CONSCIENCE

  • Écrit par 
  • Henri EY
  •  • 10 465 mots
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Le mot latin conscientia est naturellement décomposé en « cum scientia ». Cette étymologie suggère non seulement la connaissance de l'objet par le sujet, mais que cet objet fait toujours référence au sujet lui-même. Le terme allemand Bewusstsein comporte la même résonance de sens. L'emploi du substantif conscience fausse la solution du problème qu'il i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conscience/#i_7992

CONTINGENCE

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 892 mots

Dans le chapitre « Formes composées »  : […] Ces remarques nous acheminent vers des formes plus complexes de l'idée de contingence, celles qui mettent en jeu non plus un, mais deux des trois termes dont nous étions parti : nature, liberté, Dieu. L'idée de contingence revêt alors des sens fort différents suivant qu'on se place ou non dans une philosophie athée. Si, en effet, on met entre parenthèses le problème de l'existence de Dieu, et qu'o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contingence/#i_7992

CRITIQUE DE LA RAISON PURE, Emmanuel Kant - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 961 mots
  •  • 1 média

Dans la Préface à la première édition de la Critique de la raison pure (1781), Emmanuel Kant (1724-1804) établit un parallèle célèbre entre les progrès des sciences exactes et la confusion qui règne dans la « métaphysique », pourtant la plus ancienne et longtemps la plus prestigieuse des sciences. Alors que les premières ont su se doter de méthodes et de procédures, la sec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-de-la-raison-pure/#i_7992

DE L'ÂME, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 959 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Entre physique et métaphysique, une pensée du vivant »  : […] Né à Stagire vers 385 avant J.-C., Aristote , venu à Athènes à l'âge de dix-sept ans, devint l'élève et l'assistant de Platon, avant de fonder sa propre école, le Lycée. Il mourut en 322. En 1923, le philologue allemand Werner Jaeger a profondément renouvelé les études aristotéliciennes en considérant l'ensemble des œuvres, qui pour la plupart nous sont parvenues dans un état lacunaire et probléma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-l-ame/#i_7992

DESCARTES RENÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 12 477 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Une métaphysique appelée par la science »  : […] Et pourtant, la méthode et la science cartésiennes semblent appeler cette métaphysique qui, dans le système achevé, constituera leur racine. Les critères de vérité invoqués dans les Règles pour la direction de l'esprit sont relatifs non au réel, mais au seul sujet. La simplicité, signe du vrai, n'est jamais pour Descartes celle d'un élément objectif : elle est non dans la ch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_7992

DESCHAMPS dom (1716-1774)

  • Écrit par 
  • Jean-Robert ARMOGATHE
  •  • 293 mots

Bénédictin français, né à Rennes, Léger Marie Deschamps semble avoir mené une vie tranquille, comme procureur du petit monastère bénédictin de Montreuil-Bellay, près de Saumur. L'événement le plus marquant de sa vie est sans doute, après 1760, la rencontre d'un protecteur et ami, bientôt d'un disciple, en la personne du marquis de Voyer, fils du comte d'Argenson, lui-même poète et philosophe. En 1 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dom-deschamps/#i_7992

DÉTERMINISME

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 9 720 mots

C'est le xix e  siècle, dans la mesure où il a fait de la mécanique l'archétype des sciences expérimentales, sources de toute action technique efficace, qui a pratiquement identifié « science » et « déterminisme ». Lorsque, dans un contexte idéologique bien différent, celui des années 1920-1940, les premières découvertes de la physique quantique o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/determinisme/#i_7992

DIEU - L'affirmation de Dieu

  • Écrit par 
  • Claude GEFFRÉ
  •  • 7 959 mots

Dans le chapitre « L'objectivisme théologique »  : […] Leur limite est d'entretenir une équivoque sur le mot « Dieu » et donc sur sa mort. On confond la mort du Dieu-concept, d'un Dieu dont on fait la clé de voûte du cosmos et d'une certaine rationalité, avec la mort du Dieu vivant en Jésus-Christ. L'aboutissement logique d'une telle théologie, c'est l'athéisme total. Mais ce mouvement, dit de « la mort de Dieu », n'est que la forme extrême de la cri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-l-affirmation-de-dieu/#i_7992

DIEU PREUVES DE L'EXISTENCE DE

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 1 014 mots

Au long de l'histoire de la philosophie, les preuves de l'existence de Dieu varient selon le type d'argument choisi pour les fonder. Le philosophe peut partir de l'expérience qu'il fait de la contingence du monde, et en inférer, se plaçant à différents points de vue, l'existence nécessaire d'un Dieu soutenant dans l'être et expliquant à la pensée la contingence de l'expérimenté. C'est ainsi que to […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuves-de-l-existence-de-dieu/#i_7992

DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  • , Universalis
  •  • 6 225 mots

Dans le chapitre « La foi et la raison (positions comparées de Thomas d'Aquin et de Duns Scot) »  : […] À l'exemple d'Étienne Gilson, il nous paraît éclairant d'interroger d'abord le prologue de l' Ordinatio , parce qu'il contient un véritable dialogue entre les théologiens et les philosophes. La question est de savoir s'il y a place, à côté de la réflexion naturelle, pour une révélation surnaturelle. Longtemps on s'était plutôt demandé quelle aide le théologien pouvait recevo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-duns-scot/#i_7992

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 313 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La croyance chez Kant et chez Hume »  : […] Or ce concept de croyance, qui permet d'anticiper pas à pas les possibilités de l'expérience, est justement ce qui va disparaître chez Kant au profit d'une anticipation globale des possibilités de l'expérience en général. Dans l'introduction à la Critique de la raison pure (2 e  éd.), Kant écrit : « Si toute connaissance débute avec l'expérience, cel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_7992

ÉSOTÉRISME

  • Écrit par 
  • Serge HUTIN
  •  • 7 491 mots
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Dans le chapitre « Ésotérisme, gnose, hermétisme »  : […] Mais qu'est-ce qui se trouve ainsi transmis ? Une connaissance grâce à laquelle l'homme parviendrait à reconstruire la métaphysique traditionnelle, une et universelle. Il importe tout de suite, pour éviter tout contresens, de préciser que ladite connaissance, dans les perspectives de l'ésotérisme traditionnel, ne constitue pas du tout une « philosophie » au sens moderne, s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esoterisme/#i_7992

ESSAIS ET CONFÉRENCES, Martin Heidegger - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 923 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « « L'essence de la technique n'est rien de technique » »  : […] La méditation sur l'essence de la technique, celle sur l'habiter poétique de l'homme, les limites de la métaphysique et de son possible dépassement, la remontée aux origines de la pensée occidentale lient ces textes en un rapport essentiel. Pour Heidegger, la technique, telle qu'elle se déploie dans la modernité à l'échelle de la planète entière, est complice, quant à son essence, de l'essence im […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/essais-et-conferences/#i_7992

ESTHÉTIQUE & ANALYTIQUE TRANSCENDANTALES

  • Écrit par 
  • Françoise BURGELIN
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Les deux expressions d'esthétique et d'analytique transcendantales désignent l'étude de l'entendement et celle de la sensibilité, saisis dans leur structure a priori, sources de toute notre connaissance des phénomènes. « Transcendantal », vieux terme scolastique, perd chez Kant son sens ontologique, réservé en principe à « transcendant », pour prendre une portée toute noétique : « J'appelle « tran […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-et-analytique-transcendantales/#i_7992

ÉTHIQUE, Baruch Spinoza - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
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Rédigée entre 1661 et 1675, publiée de façon posthume et quasi anonymement, en 1677, l'année de la mort de son auteur, interdite avec le reste des écrits du philosophe en 1678, l' Éthique ( Ethica ordine geometrico demonstrata ) est une des œuvres majeures de la philosophie occidentale. Contrairement à Descartes, Spinoza (1623-1677) ne s'attarde pas sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethique-baruch-spinoza/#i_7992

ÊTRE, philosophie

  • Écrit par 
  • Giulio GIORELLO
  •  • 4 682 mots

Dans le chapitre « Être, étant, néant »  : […] Dans Sein und Zeit (1927), Martin Heidegger part de l'affirmation aristotélicienne que « l'être se prend en de multiples acceptions » pour demander laquelle est fondamentale, laquelle constitue l'être de l'étant. C'est la question qui a « tenu en haleine » Platon et Aristote, celle qui s'est constamment posée dans la pensée de l'Occident. Heidegger ne cherche pas ici à donne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/#i_7992

FINITUDE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 550 mots

Dans la philosophie grecque, fini et infini forment couple ; ils rendent compte de deux aspects du réel. Le fini, c'est le degré de détermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle a un caractère précis, achevé dans son ordre. L'infini, c'est le degré d'indétermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle comporte une part d'inconnu, de mystère, par excès ou par défaut, a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/finitude/#i_7992

FONDEMENTS DE LA MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS, Emmanuel Kant - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
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En 1781, la Critique de la raison pure d'Emmanuel Kant (1724-1804) marquait nettement la différence de statut entre les sciences exactes et les sciences humaines. Elle soulignait aussi que toute science se décompose en connaissance a priori (ce que Kant appelle, en un sens technique, « métaphysique ») et connaissance empirique. Les mœurs, c'est-à-dire l'ensemble des activit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fondements-de-la-metaphysique-des-moeurs/#i_7992

HEIDEGGER MARTIN

  • Écrit par 
  • Jean BEAUFRET, 
  • Alphonse DE WAELHENS, 
  • Claude ROËLS
  •  • 5 248 mots
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Dans le chapitre « Le projet initial de Heidegger »  : […] À la vérité – et Husserl ne s'y trompa point, bien qu'il n'ait jamais compris le véritable sens de l'œuvre de celui qui fut d'abord son disciple –, L'Être et le Temps inaugura dès le départ une réflexion qui était très différente de celle de Husserl et qui devait s'en éloigner toujours davantage. Les premières lignes du livre nous en avertissent déjà : c'est l' ontologie (te […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-heidegger/#i_7992

HUSSERL EDMUND

  • Écrit par 
  • Gérard GRANEL
  •  • 8 638 mots

Dans le chapitre « La métaphysique moderne et les mathématiques »  : […] Il faut faire deux remarques sur ce lien initial entre le point de départ mathématique et la réouverture d'une dimension « platonicienne » du logique chez le premier Husserl. La première concerne la métaphysique des modernes, déjà plusieurs fois « accusée » de relever d'un exercice naturel ou naïf du pouvoir théorétique. Il y a là en effet quelque chose qui pourrait n'être pas du tout compris, d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edmund-husserl/#i_7992

HYLÉMORPHISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 939 mots

Théorie philosophique d'Aristote selon laquelle la constitution de tout être relevant du cosmos est expliquée par deux principes corrélatifs : la matière ( hylê  : bois, matériau de construction) et la forme ( morphê  : figure, disposition). L'hylémorphisme élucide deux difficultés philosophiques : celle de la théorie platonicienne des idées séparées, se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hylemorphisme/#i_7992

HYPOSTASE, philosophie

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 321 mots

Du grec hupostasis , ce qui est en dessous, au fond, d'où le sens de dépôt (Aristote), de fondement, de structure, de réalité par opposition à quelque fruit de l'imagination (Aristote). Le terme n'acquiert de sens philosophique que tardivement. L'Épître aux Hébreux, où Jésus-Christ est dit « empreinte de l'hypostase du Père », est la première attestation d'un usage philosophi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypostase-philosophie/#i_7992

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Les éléments de la représentation : le sujet et l'objet »  : […] Croire à la réalité de ce que nous révèlent les sens est la réaction primitive et naturelle. Les premiers philosophes grecs considéraient comme un principe du monde un élément intuitif (l'eau, l'air, le feu) élevé au rang d'abstraction. (Hegel remarquait que l'eau de Thalès n'est pas l'eau empirique : c'est une idée, non pas une chose qu'on trouve dans la nature – en fait, c'est un état ou une ph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_7992

IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 276 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le réalisme métaphysique et religieux »  : […] Dans l'esprit de la métaphysique classique, depuis Platon, les deux notions d'immanence et de transcendance sont liées (que ces termes soient présents ou non), s'impliquant l'une l'autre comme des contraires qui s'appellent et s'excluent. L'idéalisme platonicien peut servir de paradigme ou d'exemplaire pour éclairer leur signification. C'est à partir et au moyen du platonisme que la métaphysique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immanence-et-transcendance/#i_7992

INDIVIDUATION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 414 mots

Sur le plan philosophique, et d'une façon très générale, l'individuation désigne le processus d'organisation qui détermine la réalisation d'une forme individuelle complète et achevée. Qu'il y ait une réalité individuelle est une énigme métaphysique. Elle se constate. Comment la comprendre ? Derrière toute émergence d'une forme individuelle, comprise comme passage de la puissance à l'acte, Aristote […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/individuation/#i_7992

INFINI RÉGRESSION À L'

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 838 mots

Parce qu'expliquer c'est remonter du présent à ce qui l'a précédé, du composé au simple, la régression à l'infini est un procédé logique qui tente de rencontrer une limite ou un terme premier ne dépendant plus d'aucune condition. L'impossibilité d'accomplir ainsi la régression, s'agissant d'un tout infini, est un argument sceptique, tandis que des dogmatistes assurent l'intelligibilité de l'univer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/regression-a-l-infini/#i_7992

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

La philosophie a emprunté la notion de l' infini – corrélative de la notion du fini – à la réflexion sur l'exercice de la connaissance, d'une part ; à l'expérience ou à la tradition religieuse, de l'autre. Ces deux sources déterminent la variété des significations qui s'attachent à cette notion, les problèmes qu'elle pose et l'évolution qu'elle subit au cours de l'histoire d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_7992

INTELLECT & INTELLIGIBLES

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 1 724 mots

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_7992

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Dans le chapitre « D'Ibn Sīnā à Ibn Rušd »  : […] Le premier d'entre eux est Abū ‘Alī al-Ḥusayn Ibn Sīnā, l' Avicenne des Latins chez lesquels il exerça à partir du xii e  siècle une influence considérable. Né en 370/980, mort en 429/1037, Ibn Sīnā mena une vie agitée entre plusieurs cours princières du nord-est et du nord de l'Iran, fort d'un savoir encyclopédique très tôt acquis et connu surto […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-la-philosophie/#i_7992

JANKÉLÉVITCH VLADIMIR (1903-1985)

  • Écrit par 
  • Pierre-Alban GUTKIN-GUINFOLLEAU
  •  • 3 320 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La création, objet véritable de la métaphysique »  : […] Les vertus sont les effets concrets dans l’action de ces trois principes. Si l’on peut tenir le Traité des vertus pour un aboutissement de l’œuvre de Jankélévitch, il n’en marque pas pour autant l’achèvement. Avec cet ouvrage, Jankélévitch a certes soldé la question de l’action, mais il n’a pas fondé philosophiquement les principes métaphysiques de sa pensée. Il reviendra à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vladimir-jankelevitch/#i_7992

KANT EMMANUEL

  • Écrit par 
  • Louis GUILLERMIT
  •  • 13 382 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La métaphysique en question »  : […] La première ambition annoncée par le mot « critique », qui se retrouve dans le titre des trois œuvres capitales de Kant, est celle de décider une bonne fois du sort de la métaphysique, de s'assurer qu'elle est possible et d'en faire une science. Ce nom de métaphysique formulait une prétention à acquérir la connaissance d'objets qui se situent au-delà de la nature, dont l'expérience sensible permet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-kant/#i_7992

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 532 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « La conception « analytique » »  : […] La conception « analytique » de la philosophie du langage est particulièrement riche en œuvres ; l' empirisme logique et la philosophie du langage ordinaire ont continué de se partager l'influence, du moins dans l'aire anglo-saxonne, tandis que de nouvelles tendances se font jour. L'un et l'autre mouvements assignent à la tâche de clarification une fonct […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/#i_7992

LAVELLE LOUIS (1883-1951)

  • Écrit par 
  • Jean-Louis DUMAS
  •  • 373 mots

Métaphysicien français. Professeur à Strasbourg, puis à la Sorbonne (1932-1934), enfin au Collège de France. Louis Lavelle commence par la psychologie philosophique : La Perception visuelle de la profondeur et La Dialectique du monde sensible (Strasbourg, 1921). Son œuvre comprend en outre : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-lavelle/#i_7992

LE BUISSON ARDENT ET LES LUMIÈRES DE LA RAISON (J. Greisch)

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 997 mots

La philosophie de la religion a mauvaise presse. Remise en question par la théologie au nom de la distance qu'elle prend avec son objet, elle est soupçonnée par la science religieuse et, plus généralement, les sciences humaines, d'une trop grande proximité avec la foi. C'est sans doute ce qui explique le relatif abandon d'une telle approche au cours de ces dernières décennies du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-buisson-ardent-et-les-lumieres-de-la-raison-j-greisch/#i_7992

LEIBNIZ GOTTFRIED WILHELM

  • Écrit par 
  • Martine DE GAUDEMAR
  •  • 5 064 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Des instruments pour la raison »  : […] Gottfried Wilhelm Leibniz , né le 1 er  juillet 1646, perd tôt un père professeur de sciences morales qui lui avait appris à lire dans des livres d'histoire. Il fut autorisé à vagabonder dans la bibliothèque paternelle malgré l'inquiétude de certains précepteurs alarmés par sa précocité. Il y acquit le goût de la libre recherche, voletant de poésie en philosophie, mathémat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leibniz-g-w/#i_7992

LÉVINAS EMMANUEL (1905-1995)

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 3 188 mots

Dans le chapitre « Autrui me regarde : l'épiphanie du visage »  : […] L'expérience du « déchirement profond d'un monde attaché à la fois aux philosophes et aux prophètes » ( Totalité et Infini ) est un aspect du thème central autour duquel gravite Totalité et Infini , qu'explicite le sous-titre : Essai sur l'extériorité . Lévinas cherche à étayer par des descriptions phénoménologiques originales sa t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-levinas/#i_7992

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 11 650 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Être de l'acte et éthique de l'action »  : […] C'est dans les termes suivants qu'on a, au début de cet article, introduit le troisième discours : comment la réalité dans son ensemble doit-elle être constituée pour que l'homme y soit un agent, c'est-à-dire l'auteur de ses actes, au double sens du pouvoir psychologique et de l'imputation morale que les deux premières recherches ont permis d'élaborer ? Cette question ouvre un type d'investigatio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_7992

LIVRE DE LA GUÉRISON, Avicenne - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 618 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'essence et l'existence »  : […] Profond métaphysicien, Avicenne a subi l'influence d'al-Fārābī et de Plotin – assimilée à celle d'Aristote, car les Arabes (et après eux les Latins, jusqu'au xiii e  siècle) attribuaient au Stagirite une Théologie qui était en réalité d'origine néo-platonicienne. Le Dieu de la physique, premier moteur ou cause première, est-i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livre-de-la-guerison/#i_7992

LUMIÈRES

  • Écrit par 
  • Jean Marie GOULEMOT
  •  • 7 857 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une anti-métaphysique ? »  : […] Pour définir la « philosophie des Lumières » on avance toujours leur rejet de la métaphysique, réclamé par Voltaire. Rien n'est plus vrai. Mais une telle affirmation risque de conduire à confondre ici cause et conséquence. Ce rejet de la métaphysique, qui trouve ses prémices dans le Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (1696) et dans les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lumieres/#i_7992

MARXISME - Le matérialisme dialectique

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 6 386 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Métaphysique et dialectique »  : […] Le principe matérialiste, en troisième lieu, se présente comme inséparable de l'affirmation du caractère dialectique de la matière. La propriété essentielle de la matière est le mouvement : elle n'est elle-même qu'en se transformant, en s'altérant. Cela signifie que la matière n'est pas une substance, la « Nature » comme totalité achevée et éternelle, mais un processus : « La nature, en dernière […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marxisme-le-materialisme-dialectique/#i_7992

MÉDITATIONS MÉTAPHYSIQUES, René Descartes - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 988 mots

Les Méditations métaphysiques ( Meditationes de prima philosophia , 1641) sont la première œuvre proprement philosophique de Descartes (1596-1650), et d'ailleurs le premier ouvrage publié sous son nom. Alors que le Discours de la méthode (1637) garde un caractère de circonstance, ne se voulant que le préliminaire à des essais scie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/meditations-metaphysiques/#i_7992

MÉTASTABILITÉ

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 1 077 mots

«  Ce qui se manifeste , c'est aussi, en premier et le plus souvent, l'apparente stabilité des choses visibles, leur extraordinaire entêtement à demeurer en leur état » (J. T. Desanti, Natura Rerum : ordre ou désordre ? ). La stabilité désigne la condition de possibilité de la réalité phénoménale. Mais signifie-t-elle pour autant la propriété essentielle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metastabilite/#i_7992

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 011 mots

Dans le chapitre « Méthodes et philosophie »  : […] On a souvent noté que les disciplines les moins avancées ou les plus pauvres en grands résultats font le plus de place aux discussions méthodologiques. Elles se perdent dans les préalables. Le vrai est que la méthode ne précède pas la connaissance, elle la suit, on le voit sur l'exemple des mathématiques. Quand ils ont résolu un problème, les mathématiciens en tirent la leçon. La réussite suggère […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_7992

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

Dans le chapitre « Les doctrines de l'information »  : […] Aristote domine le courant des doctrines de l'information ou de l'« âme informante » : ce courant commence d'ailleurs avec lui pour être repris et christianisé par Thomas d'Aquin au Moyen Âge ; il est retrouvé au xix e  siècle, sur le mode expérimental, par Maine de Biran et Bergson, et se voit confirmé aujourd'hui par des représentants de la biol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_7992

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « De la lumière comme métaphore à la lumière comme modèle »  : […] Le thème de la lumière est à ce point essentiel à la pensée médiévale qu'on le retrouve pour ainsi dire partout. La théologie symbolique lui fait une place déterminante, au titre de signe ou de symbole d'un Bien suprême connu par ses effets : pour un théologien, lecteur de Denys, le mot de « lumière », bien que « figuré », nous dit pourtant quelque chose […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_7992

NATURE PHILOSOPHIES DE LA

  • Écrit par 
  • Maurice ÉLIE
  •  • 6 379 mots

Dans le chapitre « Physique et philosophies de la nature »  : […] D'un point de vue historique, il semble que cette distinction n'ait pas toujours existé, si l'on admet que les penseurs présocratiques furent indissolublement physiciens et philosophes de la nature, eux qui cherchèrent l' Archè , le principe des choses, s'interrogèrent sur leurs éléments, terre, air, eau ou feu, ainsi que sur leurs modes de composition et de séparation. Ainsi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-la-nature/#i_7992

NÉANT

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 210 mots

Dans le chapitre « « L'être et le néant sont la même chose » »  : […] La réduction « humaniste » de la dialectique permettait d'éviter ou d'atténuer le paradoxe des formulations de la Science de la logique . Hegel s'attendait d'ailleurs à des sarcasmes qui n'ont pas manqué. « Cela n'exige pas une grande dépense d'esprit, écrit-il dans la Logique de 1817, de tourner la proposition qu'être et néant sont la même chose et d'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neant/#i_7992

NÉO-POSITIVISME ou POSITIVISME LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 3 400 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La philosophie comme analyse du langage »  : […] Tel n'est pas, toutefois, le point de vue de tous les néo-positivistes, et en particulier de Rudolf Carnap, qui vise à faire de la philosophie une science parmi les sciences. Dans sa Logische Syntax der Sprache (1934), il veut montrer que les questions métaphysiques traditionnelles sont de pseudo-questions, dans la mesure où leur mystère repose sur la confusion et le mélange […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-positivisme-positivisme-logique/#i_7992

NIETZSCHE FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 9 775 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'idéalisme métaphysique »  : […] Selon Nietzsche, la philosophie, depuis Parménide, est dans son principe essentiel une ontologie métaphysique. Cela signifie qu'elle s'efforce de fixer les prédicats qui doivent appartenir à l' être identifié à l'Idéal ou au Bien. C'est en vertu de cette conception de l' être que l'ontologie reçoit la qualification d'idéalisme. Mais comme, d'autre part, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-nietzsche/#i_7992

NIHILISME

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 4 432 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Nihilisme et oubli de l'être »  : […] Quant à Heidegger, il accorde à l'analyse du nihilisme par Nietzsche une signification cruciale : « Le nihilisme, indique-t-il, est le mouvement universel des peuples de la terre engloutis dans la sphère de puissance des Temps modernes. » Mais il estime que Nietzsche, loin de surmonter le nihilisme, l'a porté à son achèvement, parce qu'il n'a jamais pu saisir l'essence intime de la métaphysique, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nihilisme/#i_7992

NOMINALISME

  • Écrit par 
  • Paul VIGNAUX
  •  • 3 602 mots

Dans le chapitre « La théorie des distinctions »  : […] Dans le commentaire d'Ockham sur le Livre des sentences de Pierre Lombard, les cinq Questions sur les universaux sont posées en vue d'une sixième sur « l' univocité » de « l'être » que le théologien dit de Dieu comme des créatures ; ce terme garde-t-il le même sens comme gardent le même sens les prédicats spécifiques ou génériques appliqués aux individus ou aux espèces ? L'ex […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nominalisme/#i_7992

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

« Ontologie » veut dire : doctrine ou théorie de l' être. Cette simple définition, toute nominale d'ailleurs, propose une petite énigme de lexique : le mot « ontologie » est considérablement plus récent que la discipline qu'il désigne ; ce sont les Grecs qui ont inventé la question de l'être, mais ils n'ont pas appelé ontologie la discipline qu'ils instituaient. Aristote désigne de façon indirecte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_7992

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Dans le chapitre « Les stoïciens »  : […] En toute rigueur, on devrait réserver le terme de panthéisme (apparu pendant la Renaissance) à un petit nombre de philosophes chez lesquels apparaît explicitement l'affirmation de l'identité de Dieu avec le tout de l'être, celui-ci englobant la nature ou se réduisant à elle. C'est pourquoi on fera commencer l'histoire du panthéisme avec les stoïciens et non pas avec les présocratiques ; on ne tro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_7992

PARCOURS (J. Habermas) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Isabelle AUBERT
  •  • 1 070 mots

Dans le chapitre « Une pensée politique »  : […] En laissant à l’arrière-plan les ouvrages majeurs de Habermas qui sont souvent lus de façon isolée, à savoir la Théorie de l’agir communicationnel , De l’éthique de la discussion et Droit et démocratie , Parcours permet de saisir des lignes de continuité entre des écrits très variés et séparés dans le temps. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parcours/#i_7992

PARMÉNIDE (VIe-Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 2 233 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les interprétations »  : […] Il est une manière purement logique de lire Parménide. Elle consiste à laisser la place du sujet vide, prête à recevoir n'importe quel sujet positif, tel un X auquel substituer les variables appropriées. Loisible ensuite d'enchaîner les attributs dans la structure close d'un anneau, tous vrais à la fois, et prenant sens les uns avec les autres, en créant le champ sémantique de l'Être. À la limite, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parmenide/#i_7992

PEIRCE CHARLES SANDERS

  • Écrit par 
  • Gérard DELEDALLE
  •  • 3 101 mots

Dans le chapitre « Le métaphysicien »  : […] Aux trois catégories phénoménologiques ou ontologiques répondent trois catégories cosmologiques auxquelles Peirce donne, comme à l'accoutumée, suivant sa « morale terminologique », des noms grecs mais barbares : tychisme, agapisme et synéchisme. Chacune d'elles régit son propre univers de l'expérience. L'univers premier est celui du hasard ( tychè ), l'univers deuxième celui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-sanders-peirce/#i_7992

PERELMAN CHAÏM (1912-1984)

  • Écrit par 
  • Michel MEYER
  •  • 1 393 mots

L'œuvre de Chaïm Perelman s'inscrit depuis la fin des années 1950 dans le paysage de la pensée contemporaine, avec la parution du Traité de l'argumentation (2 vol., P.U.F., Paris, 1958) qu'il a écrit en collaboration avec M me  Olbrechts-Tyteca. Par la réhabilitation de la rhétorique, qui retrouve le statut philosophique que Platon lui avait dénié en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chaim-perelman/#i_7992

PERSONNE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY, 
  • Nicole SINDZINGRE
  •  • 4 549 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De l'étymologie à la métaphysique »  : […] Selon l'étymologie traditionnelle, « personne » vient du latin persona , terme lui-même dérivé du verbe personare , qui veut dire « résonner », « retentir », et désigne le masque de théâtre, le masque équipé d'un dispositif spécial pour servir de porte-voix. Cette étymologie est généralement attribuée à Boèce ( vi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/personne/#i_7992

PHÉNOMÉNOLOGIE

  • Écrit par 
  • Renaud BARBARAS, 
  • Jean GREISCH
  •  • 7 227 mots

Dans le chapitre « Un temps de crise et de maturation »  : […] Le renouveau est d'autant plus remarquable que la mort de Merleau-Ponty, en 1961 semblait sonner le glas de cet âge d'or. S'ouvre alors une longue période de silence apparent, qui va durer presque vingt ans. Ce n'est qu'à partir des années 1980 que l'on se rend compte que cette période de relative clandestinité marquait un temps d'incubation et non une interminable agonie. Une fois encore, le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie/#i_7992

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Différence et sens »  : […] Le lent effritement des modèles marxistes et freudiens après 1968 amène la philosophie spéculative française à privilégier de nouvelles références, d'origine allemande encore : Friedrich Nietzsche, pour sa critique de la vérité métaphysique à partir de la puissance affirmative de la vie, Edmund Husserl, pour sa méthode phénoménologique d'analyse des intentionnalités de conscience, Martin Heidegger […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_7992

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Jacques MOUTAUX
  •  • 6 726 mots

Dans le chapitre « Les décisions fondatrices de l'histoire de la philosophie comme étude des systèmes »  : […] Ces définitions fondatrices définissent une discipline philosophique positive et autonome dont les tâches et les méthodes sont déterminées par le fait philosophique lui-même, par les prétentions, les exigences et la dignité de la justification rationnelle en philosophie ; elles excluent donc toutes les attitudes qui négligent, méconnaissent, mécomprennent, ignorent ou refusent la systématicité phi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_7992

PHYSIS

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 3 788 mots

Dans le chapitre « La philosophie aristotélicienne de la nature »  : […] On pourrait être tenté, au premier abord, de retrouver cette même tendance chez Aristote. Aristote n'est-il pas le fondateur de la «  métaphysique », c'est-à-dire d'une science qui prétend étudier ce qui est au-delà de la nature, science première et éminente qui réduirait à un rang dérivé et second la science des réalités naturelles ? De fait, même si le titre « métaphysique  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physis/#i_7992

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La raison constructive et ses critiques »  : […] Raison et antiraison, souvent raisonnante, entrent ainsi en conflit. Foisonnement des sectes, affaiblissement, sinon du dogme, du moins de son rôle, concentration sur un domaine qui est considéré comme propre à la religion, tout cela exprime un antirationalisme tantôt inconscient ou larvé, tantôt hautement proclamé. De l'autre côté, s'affirme le pouvoir de la raison, mais d'une raison qui, comme l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_7992

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « Les thèses métaphysiques du réalisme »  : […] Renouvier rejette une histoire de la philosophie écrite comme le récit d'une évolution dont les étapes sont les systèmes particuliers, absorbés dans une série que l'auteur clôt en en proposant la somme (Hegel). La suite des systèmes est plutôt une succession de réponses à un petit nombre de questions qui ne se peuvent trancher que par l'affirmative ou la négative. Au lieu de se ranger selon un ord […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_7992

RECHERCHES PHILOSOPHIQUES SUR L'ESSENCE DE LA LIBERTÉ HUMAINE, Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 828 mots

Dans le chapitre « Le fond de l'être »  : […] Décalage au sein du fondement, trouée ( Lichtung ) en elle-même irreprésentable, la substance se voit, pour la première fois, déboutée des prérogatives qui lui permettaient de fonder la métaphysique occidentale. Les conséquences quant à une anthropologie sont impressionnantes : on ne peut se contenter de postuler la rationalité. Ce qu'il faut expliquer, c'est son apparition. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/recherches-philosophiques-sur-l-essence-de-la-liberte-humaine/#i_7992

RELATION

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 7 662 mots

Dans le chapitre « La doctrine des catégories : Aristote et Kant »  : […] Une théorie des catégories fournit un lieu dans lequel peut s'inscrire le concept de relation et assigne à celui-ci une place déterminée dans ce lieu ; il le situe, si l'on peut dire, topologiquement. On retiendra ici deux conceptions des catégories, qui ont l'une et l'autre une signification exemplaire : celle d' Aristote et celle de Kant. Chez ces deux auteurs, les catégo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relation/#i_7992

RESPONSABILITÉ

  • Écrit par 
  • Jacques HENRIOT
  •  • 2 319 mots

La notion de responsabilité prend place à la double jonction de l'éthique et du métaphysique, d'une part, de l'éthique et de l'anthropologique, de l'autre. En proclamant la responsabilité du sujet nouménal sans autre preuve que la douteuse évidence d'une « loi morale » dont histoire et psychologie incitent à penser qu'elle n'est, en réalité, que le produit d'une évolution, le métaphysicien se mont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/responsabilite/#i_7992

ṢADRĀ SHĪRĀZĪ (1572-1640)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DUCASSÉ
  •  • 1 907 mots

Dans le chapitre « Une métaphysique de l'acte d'exister »  : […] L'esquisse de bibliographie consacrée à Ṣadrā Shīrāzī par Henry Corbin comporte en tout quarante-deux titres, plus onze ouvrages d'attribution incertaine. Deux ouvrages peuvent aider à situer d'emblée Mollā Ṣadrā comme philosophe : un commentaire d'Avicenne ( Gloses sur la métaphysique du Shīfā d'Avicenne ) et un commentaire de Sohrawardī ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sadra-shirazi/#i_7992

SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 154 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La métaphysique de la volonté »  : […] Schopenhauer se veut le véritable successeur de Kant, capable de résoudre la crise ouverte par la philosophie critique sans en trahir les résultats. À ses yeux, l'acquis définitif du kantisme est la dualité irréductible du phénomène et de la chose en soi. Le postkantisme de Schopenhauer est donc radicalement distinct de celui d'un Fichte, d'un Schelling ou d'un Hegel, qui croient pouvoir surmonte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-schopenhauer/#i_7992

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Science et philosophie de la vie »  : […] Dans le Gai Savoir , Nietzsche entreprend de dissiper une illusion entretenue par les positivistes et les rationalistes de tous bords. Nous pensons d'ordinaire que les progrès de la science ont repoussé les frontières de la foi, qu'en devenant plus savants nous sommes devenus moins croyants. Mais cette victoire du savoir sur la foi, de l'esprit positif sur l'esprit théologi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_7992

SENSIBILITÉ, psychologie et philosophie

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 031 mots

En raison du devenir et du changement qui le caractérisent, le sensible est traditionnellement opposé à la fixité et à la permanence de l'intelligible. Dans ces conditions, la sensibilité, comme propriété d'un sujet d'être modifié ou informé par le milieu sensible, peut être opposée à la raison et à ses procédures pour accéder à la vérité. Abordé philosophiquement, le concept de sensibilité permet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sensibilite-psychologie-et-philosophie/#i_7992

SPIRITUALISME

  • Écrit par 
  • Dominique JANICAUD
  •  • 2 202 mots

Dans le chapitre « L'instauration bergsonienne »  : […] Henri Gouhier a bien montré, en particulier dans son introduction à l'édition du Centenaire, que « le bergsonisme se présente comme la prise de conscience d'une situation nouvelle dans l'histoire des sciences ». Tandis que, depuis Descartes, les mathématiques constituaient l'archétype méthodologique par excellence, c'est alors la biologie qui offre un nouveau modèle d'intelligibilité : à travers […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/spiritualisme/#i_7992

STÉNON, STENONIS NICOLAS ou STEENSEN NIELS (1638-1686)

  • Écrit par 
  • Françoise DREYER
  •  • 1 954 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Chaos »  : […] Un manuscrit exceptionnel intitulé Chaos , retrouvé à Florence en 1946 par Gustav Scherz, éclaire le travail solitaire de Sténon lors du siège de Copenhague. Ce manuscrit contient le résumé de quelques-uns des nombreux ouvrages étudiés entre le 8 mars et le 2 juillet 1659. Dans quelques notes, Sténon évoque des événements sociaux, religieux ou personnels. Enthousiasmé par la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stenon-stenonis-steensen/#i_7992

STRAWSON PETER FREDERICK (1919-2006)

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES
  •  • 2 337 mots

Dans le chapitre « L'idée d'une métaphysique descriptive »  : […] Strawson développe en partie sa théorie de la vérité dans Individuals (1959) et dans son étude sur Kant, The Bounds of Sense (1967). On retrouve en 1959 les thèmes précédents, soit que Strawson traite des conditions sous lesquelles il est possible d'identifier des objets particuliers dans le discours, soit qu'il élucide les relations entre universels […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peter-frederick-strawson/#i_7992

SUBLIME

  • Écrit par 
  • Philippe LACOUE-LABARTHE
  •  • 6 168 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Sublime et métaphysique »  : […] Tel est, semble-t-il, le fond de la problématique du sublime. Et tel est ce qui la définit comme une problématique proprement métaphysique, en somme toujours affrontée à ce paradoxe matriciel qui est peut-être le paradoxe même de l'ontologie : dans le sublime, c'est la nature qui demande à l'art de la seconder, de la faire être afin qu'elle se révèle. Mais du coup elle supprime l'art, au sens de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sublime/#i_7992

SUBSTANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 5 343 mots

Une idée reçue particulièrement tenace occupe le devant de la scène philosophique depuis l'époque du positivisme d'Auguste Comte, c'est-à-dire depuis plus d'un siècle : l'idée selon laquelle la métaphysique serait morte avec Kant, à la fin du xviii e  siècle, pour ne laisser la place qu'à des recherches éparses, empiriques et positives, se constit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/#i_7992

TEMPS

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU, 
  • Olivier COSTA DE BEAUREGARD
  •  • 14 773 mots

Dans le chapitre « Genèse de la notion du temps »  : […] En faisant du temps la forme du sens interne, la conception kantienne s'élevait, en quelque sorte, au-dessus de l'opposition des notions statique et dynamique du temps. Elle n'ignorait pas, en effet, que le temps concerne la sensibilité, qui reçoit des impressions successives, plus encore que l'entendement, qui conçoit l'ordre général d'apparition des phénomènes, mais elle ne laissait pas de fair […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps/#i_7992

THÉODICÉE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 174 mots

Terme créé par Leibniz (cf. Essais de théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l'homme et l'origine du mal , 1710), « théodicée » désigne la justification de la bonté de Dieu (thèse de l'optimisme), en dépit du mal inhérent au monde. En France, l'école éclectique (seconde moitié du xix e siècle) a appelé théodicée l'une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theodicee/#i_7992

THÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY, 
  • Claude GEFFRÉ, 
  • Jacques POULAIN
  •  • 13 334 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Théologie chrétienne et onto-théologie »  : […] La remise en cause des présupposés philosophiques traditionnels de la théologie constitue un autre signe de la fermentation théologique actuelle. À l'intérieur du catholicisme comme des autres confessions chrétiennes, on tient en suspicion le caractère trop étroit de l'alliance entre le Dieu de la philosophie grecque et le Dieu de Jésus-Christ. C'est là le contrecoup inévitable de la crise de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theologie/#i_7992

THOMISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 5 228 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une métaphysique dynamique de l'être comme acte »  : […] Le vœu d'une philosophie réaliste proposé par Aristote est adopté par Thomas. Accordant au monde corporel une consistance ontologique que lui refusait Platon, le philosophe grec se fonde sur la réalité physique de l'homme. De son encyclopédie des sciences naturelles le maître médiéval fait, comme ses contemporains, grand cas, mais sans aucune prétention personnelle. C'est en philosophie première […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomisme/#i_7992

UN PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 3 714 mots

Dans le chapitre « L'Un au-delà de l'Être »  : […] Ainsi définie, la philosophie de l'Un au-delà de l'Être coïncide avec le néo-platonisme. On entend par cette dénomination, non pas n'importe quel platonisme, mais une école déterminée de commentateurs platoniciens, dont les grands maîtres sont Plotin ( iii e  s. apr. J.-C.), Porphyre, Jamblique ( iii e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-un/#i_7992

UNIVERSAUX, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 840 mots

La question des universaux est posée (mais non résolue, par dessein exprès de l'auteur) dans l' Introduction ( Eisagogè ) de Porphyre ( iii e  s.) à la Logique d'Aristote : les genres et les espèces existent-ils réellement ou sont-ils de pures conceptions de l'esprit ? Par le biai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/universaux-philosophie/#i_7992

VEDĀNTA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 2 721 mots

Signifiant proprement « fin (c'est-à-dire accomplissement, couronnement) du Veda », le mot sanskrit vedānta désigne l'un des plus importants courants de pensée de l'hindouisme classique. À ce titre, il constitue l'un des six grands « systèmes philosophiques » ( darśana ) brahmaniques et fut illustré par des maîtres tels que Śankara, Rāmānuja, Madhava. V […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vedanta/#i_7992

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation »  : […] Du Cratyle au Sophiste , Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle , de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste encore à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_7992

VIENNE CERCLE DE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 1 309 mots

Dans le chapitre « Le programme »  : […] Sous le nom de « conception scientifique du monde », le programme commun caractérise un « tournant de la philosophie » (Schlick). Il présente trois principes majeurs. 1. La science doit pouvoir être unifiée dans son langage et dans les faits qui la fondent. Toute connaissance scientifique, en effet, vient soit de l'expérience, soit de la « mise en forme tautologique de la pensée ». 2. La philosoph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cercle-de-vienne/#i_7992

Voir aussi

Pour citer l’article

Ferdinand ALQUIÉ, « MÉTAPHYSIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/