POLLUTION

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Déchets

Déchets
Crédits : Chris Thomaidis, Getty Images

photographie

Marée noire : l'Exxon Valdez, 1989

Marée noire : l'Exxon Valdez, 1989
Crédits : Ken Graham, Getty Images

photographie

Principaux types de pollution

Principaux types de pollution
Crédits : Encyclopædia Universalis France

tableau

Pollution

Pollution
Crédits : Rosemary Calvert, Getty Images

photographie

Tous les médias


Bien que d'usage banal, le terme pollution recouvre des acceptions fort diverses et qualifie une multitude d'actions qui dégradent d'une façon ou d'une autre le milieu naturel. Certes, le vocable désigne sans ambiguïté les effets des innombrables composés toxiques rejetés par l'homme dans l'environnement ; cependant, il s'applique également à d'autres altérations du milieu de nature physique ou chimique (émission de dioxyde de carbone dans l'atmosphère par exemple) qui, sans être nocives par elles-mêmes pour la santé humaine, sont susceptibles de provoquer des perturbations écologiques d'ampleur catastrophique.

Polluer signifie étymologiquement profaner, souiller, salir, dégrader. Ces termes ne prêtent pas à équivoque et paraissent tout aussi adéquats que les longues définitions données par les experts. Parmi ces dernières, on peut cependant retenir la suivante : « constitue une pollution toute modification anthropogénique d'un écosystème se traduisant par un changement de concentration des constituants chimiques naturels, ou résultant de l'introduction de substances chimiques artificielles ; toute perturbation du flux de l'énergie, de l'intensité des rayonnements, de la circulation de la matière ; toute altération d'une biocénose naturelle provoquée par une modification due à l'homme de l'abondance de certaines de ses espèces ou à la pullulation d'espèces exotiques introduites dans des habitats éloignés de leur aire d'origine » (Ramade, 2007).

D'autres définitions, plus restrictives, limitent l'usage du terme pollution au rejet de produits chimiques ou radioactifs dans l'environnement et désignent sous le vocable général de nuisance les autres altérations du milieu ambiant provoquées par l'homme (on parlera alors, par exemple, de nuisance sonore ou de nuisance esthétique...).

Histoire et évolution du concept de pollution

Malgré une opinion fort répandue, les pollutions ne constituent en aucun cas un problème récent ou un phénomène épisodique. Leurs origines remontent aux époques protohistoriques lorsque se constituèrent les premières cités souillées par les ruisseaux d'écoulement des eaux usées domestiques et par l'entassement dans les rues des ordures ménagères et autres résidus. Depuis ces temps reculés, la pollution urbaine a toujours sévi de façon chronique.

Pendant des millénaires, les causes de pollution furent peu nombreuses et d'importance limitée, résultant surtout de la contamination localisée des eaux superficielles et des nappes phréatiques par des bactéries pathogènes et des substances fermentescibles introduites dans les réseaux hydrologiques par les déchets domestiques, problème toujours aigu dans les pays en développement où ces pollutions restent une cause de morbidité grave : salmonelloses, hépatites virales ou choléra en sont des exemples.

Au cours du xixe siècle, la mutation industrielle a exacerbé les besoins énergétiques, faisant d'abord appel pour les couvrir au charbon puis au pétrole, de sorte que les combustibles fossiles devinrent la source d'innombrables pollutions de l'air, de l'eau et des sols, depuis le stade de leur extraction jusqu'à celui de leur utilisation.

Avec le développement de la civilisation technologique contemporaine se sont ajoutées aux anciennes causes de contamination de l'environnement par les résidus des activités humaines des causes nouvelles liées, par exemple, à la spectaculaire croissance de la chimie organique de synthèse et, depuis les années 1960, à celle de l'énergie nucléaire.

Divers facteurs de nature socio-économique ont aggravé les problèmes de pollution. En premier lieu, l'urbanisation accélérée des pays industrialisés a eu pour corollaire une concentration incessante des industries et de l'habitat, multipliant les sources de contamination de l'environnement et les causes de nuisance. Ensuite, la technologie moderne, en permettant une expansion considérable de la production industrielle, a engendré des masses énormes de déchets, tout en élaborant une multitude de substances minérales ou organiques non biodégradables, parfois très toxiques, ou encore quasi indestructibles (matières plastiques, certains pesticides, résidus de fabrication tels les redoutables dioxines, métaux inoxydables, radionucléides, etc.).

Déchets

Déchets

photographie

Bouteilles, boîtes, cartons, autant de possibilités de recyclage. 

Crédits : Chris Thomaidis, Getty Images

Afficher

Quelques spectaculaires affaires de pollution, survenues au cours de la seconde moitié du xxe siècle, ont fait prendre conscience, non seulement au grand public mais aussi aux hommes politiques, de la gravité des conséquences pouvant résulter de la contamination accidentelle ou chronique de l'environnement.

L'accident de Seveso (Italie), survenu le 10 juillet 1976, a donné une illustration saisissante des risques écotoxicologiques (cf. encadré L'écotoxicologie : la discipline qui étudie les polluants dans les écosystèmes) associés à un polluant aussi toxique et persistant que les dioxines. Ce jour-là, l'explosion d'un réacteur de synthèse de trichlorophénol provoqua la contamination par ce redoutable sous-produit d'une surface de 1 500 hectares dans la banlieue de Milan où est située cette localité. Moins de 4 kilogrammes de dioxines ont été répandus dans cette zone suburbaine, mais cela suffit pour provoquer la mort de 600 gros animaux (chevaux et bovins) et l'intoxication de 1 288 personnes !

La catastrophe de Bhopal (Inde), en décembre 1984, provoquée par l'explosion d'un réservoir d'isocyanate de méthyle, dans une usine de pesticides de la firme multinationale Union Carbide, libéra au-dessus de la ville un nuage toxique de 40 tonnes de cette redoutable substance. Cette « brume » provoqua la mort immédiate de 4 000 personnes (quelque 12 000 à terme) et l'intoxication de 300 000 autres dont 40 000 restèrent invalides.

En matière de pollution nucléaire, l'accident de Tchernobyl, survenu le 26 avril 1986, a donné un exemple spectaculaire des dimensions cataclysmiques que peuvent prendre les pollutions liées à ce type d'énergie. Cette catastrophe provoqua la mort immédiate de trente-quatre personnes et l'irradiation à des doses très élevées de plusieurs centaines d'autres. De plus, un accroissement important de la prévalence des cancers de la thyroïde fut observé chez les enfants habitant dans les zones contaminées. Il convient toutefois de souligner que les prévisions alarmistes, qui estimaient à 130 000 la mortalité par cancer devant survenir dans le prochain demi-siècle parmi les millions de personnes exposées aux retombées radioactives, se sont fort heureusement révélées infondées. Un bilan sanitaire établi en 2006, soit vingt ans après le sinistre, a montré qu'aucun accroissement significatif des leucémies et autres affections radio-induites – à l'exception des cancers de la thyroïde –n'avait eu lieu. De même, aucune modification du taux de mutations géniques n'a pu être observée dans la descendance des « liquidateurs de Tchernobyl », les dizaines de milliers de personnes civiles et militaires qui furent chargées de la décontamination du site.. Il en fut tout autrement des conséquences écologiques car, aujourd'hui encore, 3 000 kilomètres carrés de terres cultivables, de prairies et de forêts contaminés sont toujours inutilisables bien qu'une fraction de la population locale, surtout des personnes âgées, s'y soit réinstallée en toute illégalité.

À côté des risques « qualitatifs » liés à la redoutable toxicité de certaines substances existent des causes de pollution « quantitatives » dont les conséquences écologiques peuvent être catastrophiques, malgré la moindre nocivité des polluants concernés, par suite de l'énormité des masses qui sont déversées dans le milieu naturel. Les « marées noires » en donnent un exemple fort illustratif. Ainsi, lors du naufrage de l'Exxon Valdez, qui a eu lieu le 24 mars 1989 dans la baie du Prince-Guillaume (Alaska), quelque 40 000 tonnes de pétrole brut contaminèrent près de 500 kilomètres de littoral, provoquant des ravages dans la flore et la faune marines (oiseaux de mer, phoques et surtout les rares loutres de mer). Plus récemment, la marée noire de l'Erika, survenue le 12 décembre 1999, contamina la côte atlantique, du Morbihan jusqu'aux bouches de la Gironde, sur plus de 400 km avec quelque 17 000 tonnes de fuel lourd no 2, provoquant des dommages économiques excédant, à l'époque, un milliard de francs.

Marée noire : l'Exxon Valdez, 1989

Marée noire : l'Exxon Valdez, 1989

photographie

La marée noire provoquée par le naufrage du pétrolier Exxon Valdez, en mars 1989, dans la baie du Prince-Guillaume, en Alaska (États-Unis). 

Crédits : Ken Graham, Getty Images

Afficher

En définitive, tout au long de son histoire, la civilisation industrielle s'est caractérisée par une croissance spectaculaire du nombre et de l'intensité des pollutions dont elle est la cause. En sus de leurs conséquences directement néfastes à la santé humaine, celles-ci perturbent de façon préoccupante divers processus écologiques fondamentaux propres au fonctionnement de la biosphère.

En ce qui concerne la classification des polluants, toute systématique est ici malaisée car elle repose sur des critères dont le choix est toujours arbitraire. On peut prendre une approche toxicologique et considérer la manière par laquelle les pollutions contaminent l'organisme humain (inhalation, ingestion, contact). Bien que d'usage courant, cette classification est anthropocentrique et donne au terme pollution un sens plus restrictif que celui envisagé jusqu'ici. On peut aussi considérer le niveau écologique touché par les pollutions : celui de l'individu, de la population, de la communauté, de l'écosystème, voire de la biosphère tout entière. Il est aussi possible de considérer la nature des milieux contaminés : atmosphère, eaux continentales, océans, sols. On peut également grouper les polluants selon leur nature : physique, chimique, biologique, etc. La classification ici adoptée (tabl. 1) fait la synthèse de ces deux derniers types de critères.

Principaux types de pollution

Principaux types de pollution

tableau

Classification des principaux types de pollutions et de nuisances en fonction des agents perturbateurs et/ou des polluants afférents (d'après F. Ramade, « Introduction à l'écotoxicologie », Lavoisier Tec&Doc, 2007. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

La notion de nuisance

Le terme nuisance désigne toute dégradation de l'environnement qui ne présente pas d'impact écotoxicologique mais qui a pour conséquence d'induire une gêne pour les personnes qui la subissent. À la différence des pollutions, les nuisances ne provoquent pas d'effet néfaste sur la santé humaine et/ou sur le plan écologique. Toutefois, elles sont perçues à juste titre par ceux qui y sont exposés comme une modification défavorable de l'environnement.

On peut citer, entre autres, les nuisances esthétiques provoquées par un urbanisme indigent (qui peut altérer gravement la qualité des paysages) ou par la dispersion d'emballages plastiques dans la nature, les nuisances sonores dues aux bruits liés au voisinage, à la circulation ou encore aux activités industrielles, ces bruits ayant des intensités inférieures au seuil de lésions physiologiques, les nuisances olfactives résultant de l'émanation d'odeurs nauséabondes provenant d'activités agricoles ou industrielles.

Une confusion fréquente est faite entre pollutions et nuisances. Elle résulte du fait que les premières réglementations destinées à protéger l'environnement de l'homme ne faisaient pas la distinction entre des altérations de l'environnement de nature fort différente et aux conséquences d'ampleur très inégale tant pour les populations humaines que pour les milieux naturels. Ainsi, les réglementations successives sur les installations classées – établissements industriels et autres usines dont les activités sont potentiellement polluantes et qui de ce fait entrent dans un cadre législatif qui définit leur zone d'implantation et contrôle les émissions de polluants – mettaient sur un même plan des industries malodorantes et des usines polluantes pour l'atmosphère. Elles ne prenaient donc pas en considération le fait qu'il existe une différence fondamentale entre l'émission d'effluents gazeux dont le seul inconvénient est de provoquer une mauvaise odeur et celle de gaz polluants – certes éventuellement malodorants – mais qui présentent surtout une toxicité souvent importante pour les animaux et les végétaux. À l'opposé, certains polluants de l'air peuvent être d'une effroyable toxicité pour l'homme tout en étant entièrement inodores.

À la différence des pollutions, les nuisances ne provoquent donc aucune perturbation écologique ou toxicologique et ne concernent généralement que le milieu urbain et les environs des agglomérations. Le concept de nuisance est essentiellement anthropocentrique.

Le bruit représente la nuisance la plus répandue. Elle est provoquée par des sons d'intensité trop forte. À partir d'une certaine intensité, dont les effets nocifs peuvent être accrus par des fréquences trop basses ou trop élevées, le bruit peut atteindre des valeurs où se produisent des effets physiologiques dangereux pour l'organisme (cf. sons). Dans la gamme des intensités sonores, il existe des valeurs qui dépassent le seuil de douleur de l'oreille (120 dB), à partir desquelles peuvent apparaître des lésions physiologiques irréversibles de l'oreille interne. Les infrasons (fréquences inférieures à 15 Hz) ont même pu expérimentalement provoquer, à de très fortes intensités, des hémorragies internes mortelles chez des animaux de laboratoire.

À la limite des intensités réputées tolérables, c'est-à-dire au-dessous de 80 dB, le bruit excessif, même pendant le sommeil, peut engendrer des effets psychophysiologiques défavorables.

Cependant, dans l'immense majorité des cas, le bruit reste du domaine des nuisances dans la mesure où ses intensités sont inférieures à celles qui causent des dommages physiologiques détectables ; il crée en revanche une gêne de voisinage psychologiquement intolérable.

La nuisance visuelle (dite encore esthétique) est hélas assez répandue. Elle est liée soit à la laideur de l'habitat, soit à l'existence de constructions qui dénaturent le paysage, soit encore à la présence de détritus chimiquement inertes mais qui souillent les sites. Une plage couverte d'emballages rejetés par la mer, la présence dans un espace naturel de nombreux résidus de matières plastiques entraînés par le vent et accrochés aux branchages constituent une nuisance esthétique, bien qu'il n'y ait très généralement aucune pollution chimique associée. Un autre type de nuisance est constitué par les mauvaises odeurs non associées à des émanations gazeuses toxiques. Cette nuisance, dite olfactive, est beaucoup moins fréquente que les précédentes et généralement circonscrite aux alentours de certaines installations telles que les porcheries et autres élevages industriels importants, les usines d'équarrissage, certaines stations d'épuration des eaux usées présentant un dysfonctionnement manifeste, etc.

Pollution

Pollution

photographie

Détritus rejetés par la marée, sur une plage du Texas, aux États-Unis. 

Crédits : Rosemary Calvert, Getty Images

Afficher

Les principales causes de pollution

De nos jours, les principales causes de pollution de l'environnement proviennent en premier lieu de la production et de l'utilisation des diverses sources d'énergie, puis des activités industrielles et, de façon paradoxale mais néanmoins importante, de l'agriculture.

À chacune de ces causes fondamentales de pollution vont correspondre d'innombrables sources de dispersion des agents polluants. Ces dernières prennent place depuis l'amont (industries extractives) jusqu'à l'aval, c'est-à-dire jusqu'aux usages domestiques, lesquels peuvent jouer dans certains cas (matières organiques fermentescibles polluant les eaux par exemple). Ainsi, la consommation de substances chimiques commercialisées auprès du grand public intervient de façon non négligeable dans la contamination de l'environnement, sans oublier les masses considérables d'engrais et de pesticides dispersés dans l'espace rural par les activités agricoles.

Pollutions liées à la production et à l'utilisation d'énergie

La production et l'utilisation d'énergie viennent incontestablement au tout premier rang des causes de pollution de la biosphère.

Malgré les crises pétrolières de 1973 et de 1979, et celle larvée et chronique qui a émergé depuis 2004, la consommation globale d'énergie a continué de croître. La diminution épisodique de la consommation du pétrole ou, à tout le moins, le ralentissement de la croissance de son usage, observé depuis la fin des années 1970, a été compensé par l'augmentation de la consommation du charbon, du gaz naturel et aussi par le développement de l'électronucléaire. En 2005, la consommation mondiale d'énergie dépassait 10 milliards de tonnes d'équivalent pétrole (tep). Sur ce total, le pétrole représentait près de 3,9 milliards de tonnes, le charbon 3 milliards de tep, le gaz naturel 2,5 milliards de tep, le reste étant assuré par l'hydroélectricité et le nucléaire.

Cette consommation d'énergie fossile a rejeté cette année-là quelque 7,6 milliards de tonnes d'équivalent carbone sous forme de CO2 dans l'atmosphère, contribuant ainsi de façon significative à l'augmentation de l'effet de serre.

À cela, il faudrait ajouter l'usage du bois comme combustible dans les divers pays en développement (3 milliards de tonnes par an), qui est la source d'une déforestation massive et d'une pollution sous-estimée de l'intérieur des habitations en raison des mauvaises combustions.

De telles données numériques permettent de saisir le rôle majeur joué par la production de l'énergie dans la pollution de la biosphère. À tous les stades de l'activité humaine, l'usage des hydrocarbures liquides et du charbon, les place au premier rang des sources de contamination de l'environnement.

L'exploitation et la combustion des produits pétroliers s'accompagnent d'innombrables pollutions : marées noires provenant des fuites de puits offshore ou d'accidents de transport qui contaminent l'océan mondial, raffinage qui pollue les eaux continentales, de même que les vidanges « sauvages » et autres usages dispersifs des hydrocarbures. Enfin, leur combustion libère dans l'atmosphère divers polluants (dioxyde de carbone, monoxyde de carbone, oxydes de soufre et d'azote, hydrocarbures imbrûlés, traces de métaux toxiques tels que le mercure, le molybdène, le vanadium). En définitive, la boulimie énergétique propre aux pays industrialisés s'accompagne d'une contamination sans cesse accrue de l'air, des eaux continentales, de l'océan et même des sols par les innombrables substances polluantes produites par les combustions.

D'autres inquiétudes résultent du développement de l'énergie nucléaire. Aux appréhensions justifiées dues à la prolifération des armements nucléaires s'ajoute la crainte d'une pollution insidieuse et généralisée provoquée par les rejets d'effluents radioactifs dans l'air et les eaux. On soulignera néanmoins, si l'on fait table rase de toute attitude « émotionnelle » sur ces questions, qu'un examen des données concrètes disponibles sur les pollutions potentielles ou observées dues à l'électronucléaire montre que le seul problème incontestable auquel on est confronté est celui de la gestion des déchets nucléaires, qui pourrait poser de sérieux problèmes de stockage au cours des prochaines décennies. On a pu calculer que, si les États-Unis voulaient subvenir à tous leurs besoins en électricité à l'aide de centrales nucléaires, ils devraient gérer dans les années qui viennent une production annuelle de déchets équivalente à celle engendrée par l'explosion de 8 millions de bombes atomiques de type Hiroshima. Force est de constater que ce problème deviendra préoccupant en l'absence de solution alternative aux modalités actuelles qui consistent à entreposer les déchets sur les sites de production ou dans des centres de stockages superficiels pour les moins radioactifs d'entre eux. Des études sont en cours pour valider la solution d'un stockage en profondeur, dans des couches géologiques judicieusement choisies. Il faut en effet convenir que le stockage des déchets radioactifs, pour l'instant maîtrisé, pourrait devenir critique en France dans la seconde moitié de ce xxie siècle, compte tenu d'un stock croissant de produits de fission et d'activation (déchets les plus radioactifs) dû au retraitement des combustibles irradiés des centrales nucléaires (cf. nucléaire - Les déchets). Cependant, aujourd'hui, les risques provenant de la filière nucléaire pour l'hygiène publique sont inférieurs, de plusieurs ordres de grandeur par kilowattheure produit, à ceux qui sont liés aux polluants rejetés par les centrales électriques au charbon ou au fuel, ce que les opposants au nucléaire omettent systématiquement d'évoquer.

En sus de la pollution chimique et autres nuisances engendrées par la production de l'énergie, on ne saurait omettre l'une d'entre elles, particulièrement importante, la pollution thermique des eaux, qui est de nature physique.

Comme le rendement thermodynamique des combustions excède rarement 40 p. 100, quelque 60 p. 100 de l'énergie potentielle est perdue dans l'environnement sous forme de basses calories inutilisables lorsque l'homme « brûle » du charbon, du pétrole ou de l'uranium 235. Le refroidissement d'une centrale électrique ayant une puissance nominale de 1 000 mégawatts nécessite de la sorte le débit d'un fleuve entier comme la Seine à son étiage ! La pollution thermique des eaux fluviales ou littorales qui en résulte se traduit par un réchauffement dont les conséquences sont catastrophiques pour les êtres vivants dulçaquicoles et marins.

Pollutions d'origine industrielle

L'industrie chimique moderne, mais aussi la métallurgie, voire l'électronique mettent en circulation dans la biosphère d'innombrables composés minéraux ou organiques de toxicité souvent élevée ou encore peu dégradables, parfois même indestructibles : mercure, cadmium, niobium, antimoine, vanadium représentent autant de corps simples ne se rencontrant qu'à l'état de trace dans les milieux terrestres ou aquatiques mais qui sont aujourd'hui devenus d'usage banal dans diverses branches industrielles.

Quant à la chimie organique de synthèse, elle élabore des composés artificiels en nombre sans cesse accru. En 1992, on estimait déjà que plus de 500 nouvelles molécules étaient mises sur le marché chaque année et qu'au total environ 120 000 molécules minérales ou organiques de synthèse faisaient l'objet d'un usage commercial dans le monde. Plus inquiétant encore, en ce qui concerne les risques écotoxicologiques de cette invasion chimique, on considère que tout au plus un tiers de ces substances ont fait l'objet d'une étude crédible de leur impact potentiel sur l'environnement de l'homme. À partir d'un tel constat, la directive Reach (enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques), adoptée par l'Union européenne en décembre 2006 et entrée en vigueur le 1er juin 2007, oblige les industries chimiques à procéder d'ici à 2018 au réexamen approfondi de quelque 30 000 substances les plus utilisées dans le monde, afin de mieux connaître leur impact potentiel sur l'environnement et la santé publique.

Un nombre considérable de substances chimiques est rejeté dans le milieu naturel et contribue à une pollution à vaste échelle des divers écosystèmes. Si l'opinion publique des pays industrialisés est depuis longtemps au fait des « retombées » radioactives, elle ignore souvent que le même phénomène se produit pour un grand nombre de contaminants d'origine industrielle. On trouve des fragments de matières plastiques dérivant dans les zones les plus reculées des océans et des concentrations parfois importantes de composés organochlorés non biodégradables (insecticides tels que le dichloro-diphényl-trichloréthane – D.D.T. –, ou de substances d'usage industriel telles que les polychlorobiphényles ou PCB) dans l'organisme des mammifères du Grand Nord canadien (ours blancs, par exemple) ou dans celui des manchots de l'Antarctique ! Un autre exemple de cette invasion chimique de l'écosphère a été donné par la mise en évidence, dans la seconde moitié des années 1980, de traces de chlorofluorocarbures (CFC) dans la stratosphère antarctique.

Les déchets solides

La civilisation moderne produit aussi des masses colossales de déchets solides, qui peuvent se classer selon diverses modalités. On pourra, par exemple, distinguer des déchets domestiques (ordures ménagères), agricoles et industriels (cf. déchets). Les deux premières catégories sont essentiellement constituées de matières organiques, donc biodégradables. En revanche, les déchets des industries minières, métallurgiques, chimiques et nucléaires renferment des résidus intrinsèquement non biodégradables, voire inaltérables, et/ou des substances dont la toxicité est importante. Certains composés, tels que les dioxines, présentent même la particularité d'être à la fois peu ou pas dégradables et extrêmement toxiques.

Les déchets domestiques et agricoles peuvent représenter des volumes considérables. Ainsi, les seuls déchets solides de l'agriculture américaine excédaient 1,5 milliard de tonnes par an à la fin des années 1990. Les déchets urbains posent aussi des problèmes spécifiques, car leur « production », si l'on peut dire, se concentre sur de faibles surfaces. En outre, les ordures ménagères posent, par les volumes considérables produits, de sérieux problèmes de protection de l'environnement. En France, la production urbaine d'ordures excède 1 kilogramme par personne et par jour, et dépasse 450 kg par personne et par an dans certaines grandes agglomérations.

Parmi les divers déchets produits, les plus redoutables – en dehors des résidus de l'industrie nucléaire, qui font l'objet de traitements spécifiques et très stricts dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (O.C.D.E.) – résultent des industries chimiques et éventuellement métallurgiques, qui produisent de grandes quantités de déchets toxiques.

Depuis le début du xxie siècle, les déchets dangereux produits par les industries américaines excèdent 200 millions de tonnes par an. La production allemande de déchets chimiques toxiques dépasse 5 millions de tonnes par an et celle de la France 2 millions de tonnes. Ce dernier pays est en réalité un importateur net de déchets chimiques toxiques avec une balance des flux largement excédentaire, supérieure à 200 000 tonnes par an. En particulier, il dispose d'incinérateurs spéciaux dans lesquels sont brûlées d'importantes quantités de polluants organiques persistants, certaines étant importées de régions très éloignées comme l'Asie orientale.

Même si l'on prend en considération les seules ordures ménagères, en sus de la nuisance esthétique associée à l'accumulation d'une fraction non négligeable de ces déchets solides dans des décharges à ciel ouvert dites « contrôlées », le lessivage par les eaux pluviales d'anciennes décharges utilisées sans étanchéisation du substrat provoque aujourd'hui encore une pollution clandestine et préoccupante de certaines nappes phréatiques. On notera qu'en dépit de l'interdiction faite par l'Union européenne de la mise en décharge des ordures ménagères depuis juillet 2002, la France persévère dans ce type de gestion des déchets, les pouvoirs publics délivrant encore en 2008 des autorisations d'extension de décharges existantes !

Pollutions d'origine agricole

L'agriculture moderne représente une importante source de pollution de l'espace rural mais aussi des milieux intégrés par l'homme. L'usage massif des engrais chimiques, le recours aux pesticides ont permis une augmentation considérable des rendements agricoles. Ils se sont malheureusement accompagnés d'une pollution accrue des eaux continentales, des terres cultivées, ainsi que des productions végétales et animales par divers contaminants minéraux ou organiques.

La consommation mondiale des engrais chimiques, en croissance incessante depuis plus d'un demi-siècle, tant dans les nations développées que dans les pays en développement, est passée de 5 millions de tonnes en 1945 à plus de 150 millions de tonnes en 2000.

L'abus des fertilisants en agriculture a été tel que, dans de nombreux pays, la pollution des eaux souterraines atteint localement des niveaux qui excèdent les concentrations réputées admissibles en nitrates dans l'eau potable. En France, c'est le cas d'environ 10 p. 100 des eaux de puits situées en général dans des zones de céréaliculture intensive. Les métaux et métalloïdes toxiques (cadmium, vanadium, chrome, cuivre, arsenic, etc.) contenus comme impuretés dans la deuxième grande catégorie d'engrais chimiques, les superphosphates, s'accumulent dans les sols et peuvent passer dans les plantes cultivées. L'usage des pesticides (insecticides, fongicides, herbicides, etc.) a également connu une expansion spectaculaire en agriculture. La consommation mondiale de ces produits (matières actives pures) approchait les deux millions de tonnes à la fin du xxe siècle, en dépit de mesures de réduction de leur usage déjà en œuvre dans certains pays développés. La masse de ces substances dispersées est considérable si l'on songe au pouvoir extraordinairement biocide de certains de ces produits dont la toxicité compense largement sur le plan du potentiel toxicologique la réduction en tonnage de divers composés insecticides tel le D.D.T., dont la fabrication est interdite dans les pays industrialisés. Il en est de même de certains insecticides tels les pyréthroïdes qui, bien que quasi inoffensifs pour les animaux à sang chaud, sont très toxiques pour les poissons et les autres organismes aquatiques.

L'usage excessif des pesticides, qui s'accompagne aujourd'hui d'une pollution croissante des nappes phréatiques – en sus de leurs impacts écologiques indésirables –, a conduit des pays comme les Pays-Bas à diviser par deux les quantités de ces substances employées en agriculture depuis la fin des années 1980. De telles mesures ont également été mises en œuvre aux États-Unis par l'U.S.D.A. En France, plus de 260 molécules présentant des propriétés pesticides sont actuellement homologuées pour des usages agricoles. Bien qu'une diminution des tonnages utilisés ait eu lieu, notre pays, avec plus de 70 000 tonnes de matières actives répandues annuellement, figure au troisième rang mondial pour l'utilisation de ces substances dites phytosanitaires ! Ces masses dispersées dans l'espace rural sont considérables si l'on réfléchit à la toxicité et/ou à la persistance de certaines d'entre elles. Ainsi, la toxicité aiguë de certains insecticides, comme le dimefox ou l'aldicarbe, place ces produits à la limite de celle qui est propre aux armes chimiques. La persistance (mesurée par le temps de demi-vie) d'un insecticide organochloré comme le chlordécone, molécule longtemps utilisée pour lutter contre les charançons dans les bananeraies des D.O.M.-T.O.M., en particulier aux Antilles, se compte en siècles, ce qui explique le scandale soulevé par la « découverte », en septembre 2007, d'une contamination généralisée des eaux et des produits agricoles en Martinique et en Guadeloupe, bien que cette molécule y soit officiellement interdite depuis 1992. Plus de 4 millions de tonnes de D.D.T. ont été dispersées dans le monde depuis sa mise au point dans les années 1940. Comme le temps moyen de résidence dans les biotopes de cet insecticide excède souvent vingt ans, il en subsistera des quantités appréciables dans les milieux qu'il a contaminés plus d'un siècle après son interdiction. L'insertion de ces pesticides dans les chaînes alimentaires n'est plus à démontrer et concerne en dernière analyse l'homme, qui est situé au sommet de la pyramide écologique.

Bananeraie à la Martinique

Bananeraie à la Martinique

photographie

Le chlordécone, un pesticide contre le charançon du bananier, a été largement utilisé à la Martinique et en Guadeloupe jusqu'en 1993 pour sauver l'industrie bananière. Depuis lors, il a été confirmé que le chlordécone est bien associé à une augmentation du risque de cancer de la... 

Crédits : Pack-Shot/ Shutterstock

Afficher

Circulation et dispersion des polluants

Deux erreurs fondamentales sont très souvent commises lorsque sont envisagés les problèmes de pollution. La première consiste à considérer que les effluents nocifs exercent essentiellement leurs méfaits dans le voisinage immédiat du point de rejet. La seconde présuppose que les substances toxiques se dilueront rapidement dans l'air, les sols ou les eaux, de sorte que leurs concentrations tomberont spontanément au-dessous des seuils de nocivité fixés par les réglementations nationales ou multilatérales. Ces deux propositions, toujours associées, sont considérées comme complémentaires, et elles postulent que les dilutions engendrées par les phénomènes biogéochimiques naturels diminueront les concentrations de polluants à un niveau assez faible pour que ne se manifeste aucun effet écotoxicologique nocif sur les communautés vivantes exposées.

L'expérience infirme hélas souvent cette conception par trop simpliste, qui méconnaît la complexité des mécanismes biogéochimiques caractérisant l'écosphère. Le rejet des polluants dans l'environnement est un phénomène complexe, il ne saurait être limité à l'aspect fallacieusement ponctuel du panache de fumée d'une cheminée d'usine ou à l'émissaire d'égout déversant ses effluents dans la mer. Dans la quasi-totalité des cas, les substances libérées dans l'écosphère vont être entraînées fort loin du point de rejet. La circulation atmosphérique et hydrologique les dispersera de façon progressive dans l'ensemble de l'écosphère.

Les mouvements atmosphériques jouent un rôle fondamental dans la dispersion des polluants et leur répartition dans les divers biotopes. Tout composé organique ou minéral, même s'il est solide, peut théoriquement passer dans l'air. Direct dans le cas des gaz, ce passage s'effectue sous forme d'aérosols pour les liquides à faible tension de vapeur et à l'état de fines particules dans le cas des solides non sublimables.

Certains des contaminants introduits par l'homme dans l'atmosphère sont en fait des constituants naturels. L'anhydride sulfureux, le dioxyde de carbone, les oxydes d'azote, ou même le mercure s'ajoutent aux quantités normalement présentes dans l'air. Ces dernières proviennent des divers processus biogéochimiques, donc de phénomènes naturels comme le volcanisme. D'autres substances polluantes : radionucléides, pesticides, PCB, agents plastifiants, etc., sont exclusivement d'origine technologique.

Lois générales de la circulation atmosphérique

La connaissance des lois générales de la circulation des masses d'air dans l'atmosphère est essentielle pour comprendre les mécanismes par lesquels s'effectue la contamination de la biosphère.

Ces lois décrivent les mouvements horizontaux et verticaux des masses d'air, qui assurent rapidement la dispersion des polluants dans l'ensemble de l'atmosphère.

Le sens et la vitesse des courants stratosphériques et troposphériques sont connus avec précision. Ainsi a-t-on pu montrer l'existence d'un vent dominant d'ouest qui souffle au niveau de la tropopause (limite entre la troposphère, qui correspond aux couches les plus basses de l'atmosphère, et la stratosphère) dans l'hémisphère Nord. Sa vitesse moyenne, de l'ordre de 35 mètres par seconde, permet un transit circumterrestre de toute substance injectée à ce niveau en douze jours. Cela explique la célérité avec laquelle les particules émises par une éruption volcanique se dispersent dans l'ensemble de l'atmosphère planétaire.

À ces courants horizontaux se combinent des mouvements verticaux des masses d'air, qui permettent une circulation atmosphérique du nord vers le sud. La combinaison des vents ouest-est, avec une dérive ascensionnelle au niveau des basses latitudes engendre un type de circulation atmosphérique dénommé cellule de Hadley. Celui-ci permet l'échange des masses d'air entre les deux hémisphères au niveau de la troposphère des régions équatoriales. Entre l'équateur et les régions polaires viennent se placer en contact avec les cellules de Hadley d'autres cellules – celle de Ferrel ainsi la cellule polaire –, qui assurent le transfert des masses d'air polaires vers les tropiques et des masses d'air tropicales vers les pôles (fig. 1).

Circulation en cellules de l'atmosphère

Circulation en cellules de l'atmosphère

dessin

Schéma de la circulation en cellules de l'atmosphère. La combinaison de mouvements verticaux et horizontaux provoque la dispersion de polluants dans l'ensemble de l'atmosphère à l'échelle globale (d'après F. Ramade, « Écologie fondamentale », Dunod Sciences, 2003). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Le transport à distance des polluants dans l'atmosphère

Les distances parcourues par les polluants introduits dans l'atmosphère dépendent de plusieurs paramètres et en particulier de l'intensité de l'émission, de son altitude d'injection, de la taille des particules (pour les produits solides et les aérosols) et de la stabilité chimique de la substance considérée.

On peut distinguer trois catégories de transport atmosphérique des polluants, qui correspondent à une circulation à l'échelle locale, moyenne ou globale (tabl. 2).

Transport atmosphérique des polluants

Transport atmosphérique des polluants

tableau

Principaux types de transport atmosphérique des polluants (d'après Miller et Robinson, 1989). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Dans le cas de la circulation globale, au transport troposphérique se superpose un transport stratosphérique et mésosphérique qui explique l'accumulation de certains polluants dans la stratosphère arctique et antarctique. Il existe en effet une ascendance verticale dans la basse stratosphère équatoriale qui prolonge la cellule de Hadley. Dans la stratosphère, cette branche se sépare en deux : l'une se dirige vers le pôle d'été, où elle s'associe au mouvement ascendant des masses d'air induit par le réchauffement dû à l'ozone stratosphérique, qui capte une partie de l'énergie solaire (fig. 2), puis se dirige vers le pôle d'hiver ; l'autre branche passe dans la mésosphère et se dirige directement vers le pôle d'hiver, où elle contribue, avec la première branche, en redescendant dans la stratosphère, à l'accumulation de polluants qui s'y observe pendant cette période de l'année.

Circulation stratosphérique

Circulation stratosphérique

graphique

Schéma de la circulation stratosphérique expliquant le transport d'aéropolluants émis dans l'hémisphère Nord vers la stratosphère antarctique (d'après F. Ramade, « Écotoxicologie », Masson, 1992). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

On y retrouve ainsi tous les gaz polluants dont la stabilité chimique est assez forte pour permettre leur transfert dans des zones si reculées de l'atmosphère : acides nitrique et sulfurique mais aussi des traces de leurs précurseurs (NO2, SO2). C'est à ces phénomènes de circulation stratosphérique des polluants gazeux que l'on doit attribuer l'existence du « brouillard arctique » mis initialement en évidence en Alaska au début des années 1980 et qui recouvre en fait toute la zone arctique boréale pendant l'hiver. Ce sont aussi ces phénomènes de circulation stratosphérique qui expliquent la présence, en Antarctique, au début du printemps, de polluants gazeux (fréons en particulier) et d'aérosols dans les nuages stratosphériques, situés entre 10 et 20 kilomètres d'altitude. Ces nuages constituent un site préférentiel de la destruction de l'ozone stratosphérique par les CFC. En dépit de l'interdiction de ces substances, par le protocole de Montréal en 1987, une production limitée subsiste dans certains pays nouvellement industrialisés, en particulier en Chine. En outre, leur temps de demi-vie excédant, pour la plupart d'entre ces substances, le siècle, des quantités significatives se trouvent encore dans l'atmosphère.

Le temps de séjour des polluants dans l'atmosphère

Si la diffusion des polluants est rapide, voire presque immédiate au niveau de la troposphère, elle s'effectue en revanche très lentement dans la stratosphère à cause de la faible vitesse d'échange entre les couches d'altitude différente. Les mouvements verticaux y atteignent tout au plus quelques centimètres par seconde, de sorte que des particules introduites à ce niveau peuvent y séjourner des années. On a pu calculer que la durée moyenne pendant laquelle une particule insédimentable demeure dans la stratosphère est comprise entre deux et trois ans à l'altitude de 30 kilomètres ; elle est d'un an dans la basse stratosphère (entre 15 et 18 km) et de deux mois au niveau de la tropopause. Cette durée ne dépasse pas trente jours dans la troposphère moyenne (vers 6 000 m). Les aérosols ne séjournent qu'une semaine dans la basse troposphère, au-dessous de 3 000 mètres d'altitude.

Quand un polluant est libéré dans l'atmosphère, il peut soit être transformé en une autre forme chimique, soit être éliminé ou demeurer dans l'atmosphère, contribuant ainsi au phénomène général d'accumulation.

En réalité, très peu de polluants chimiques se déplacent à grande distance dans l'air sans subir des mécanismes de transformation ou d'élimination par suite de phénomènes de réaction avec la vapeur d'eau, d'oxydation, associés ou non à des processus de dégradation photochimique.

En réalité, le temps de séjour d'un polluant dépend de l'efficacité des mécanismes physico-chimiques (lorsqu'ils existent), qui permettent leur extraction de l'atmosphère puis leur transformation et leur accumulation dans les eaux et les sols. De tels processus font défaut pour certaines substances volatiles peu réactives libérées dans l'air, comme les CFC et, a fortiori, pour les gaz rares radioactifs dont l'absence totale de réactivité chimique est bien connue. Ces éléments lorsque leur période est assez longue, peuvent donc s'accumuler et persister dans l'atmosphère pendant une durée indéterminée, mais prolongée, à des concentrations variables selon la valeur de l'intensité des rejets. C'est surtout le cas du krypton 85 produit par les réacteurs nucléaires, dont la période est de 10,5 ans.

Passage des polluants de l'atmosphère dans l'eau et les sols

Fort heureusement, à quelques rares exceptions près, les polluants atmosphériques ne séjournent pas indéfiniment dans l'air. Les précipitations et les mécanismes de dépôt sec des particules les ramènent à la surface du sol et/ou dans l'hydrosphère. Les particules solides sont entraînées mécaniquement ou par dissolution ; les substances gazeuses sont également dissoutes dans les eaux pluviales. Ces mécanismes inertes de dépôt à la surface des eaux, des sols et de la végétation constituent les processus d'épuration de l'atmosphère de loin les plus importants pour les polluants qui ne sont pas dégradés in situ dans l'air.

Les polluants circulent ensuite à la surface des continents, cheminant dans les sols et contaminant les eaux superficielles et les nappes phréatiques. En outre, le jeu du lessivage et de l'érosion hydrique intervient de façon essentielle dans le transfert des polluants des sols vers l'hydrosphère. En définitive, les phénomènes géochimiques vont avoir pour conséquence d'amener, tôt ou tard, la masse des polluants émis par l'homme dans l'océan mondial, qui constitue l'ultime réceptacle des agents toxiques et autres contaminants.

Le rôle fondamental du cycle de l'eau et de la circulation atmosphérique générale dans le transfert des polluants fut mis en évidence au cours des années 1950 lors du suivi des retombées radioactives provoquées par les expériences nucléaires (cf. infra).

De nombreuses études de chimie analytique sur les contaminants traces ont confirmé que le jeu combiné de la circulation atmosphérique et des précipitations pouvait transférer les polluants fort loin de leurs zones d'émission.

Le premier exemple démontrant le transport de composés chimiques polluants à l'échelle planétaire fut la découverte, dès la fin des années 1960, d'une contamination par le D.D.T. des neiges tombant sur l'Antarctique.

Les pluies acides constituent aussi un excellent exemple de transfert des polluants atmosphériques à grande distance. Elles peuvent affecter de grandes surfaces, voire des continents entiers. L'étude du pH des eaux de pluie montre que celui-ci a sérieusement diminué (augmentation de l'acidité) à la suite de l'usage sans cesse accru de combustibles fossiles riches en soufre. Les zones où les pluies sont les plus acides sont certes celles où se concentrent les industries et/ou les grandes agglomérations, mais on a remarqué le même phénomène dans des régions reculées de Scandinavie septentrionale. L'acidité des pluies dans ces dernières régions s'explique par le déplacement des masses d'air polluées émises par les pays d'Europe occidentale et centrale : plus de la moitié des apports annuels en SO2 étant importée du sud de la Grande-Bretagne et du nord-est de l'Europe occidentale sous l'effet des vents dominants d'ouest.

La catastrophe de Tchernobyl a, elle aussi, montré de façon concrète la vitesse à laquelle des masses d'air contaminées sont susceptibles d'atteindre des régions éloignées de la source d'émission. Le nuage radioactif s'étendit sur l'Europe puis sur tout l'hémisphère Nord dans la semaine qui suivit l'accident (fig. 3).

La circulation hydrologique assure ensuite le transfert des effluents liquides et des apports telluriques émis dans les fleuves à partir de sols pollués vers l'océan. Il faut mentionner que les quantités d'hydrocarbures dues aux pertes de carburants et aux rejets sauvages d'huiles de vidange (ainsi qu'aux éventuels accidents survenant en milieu terrestre) apportent dans l'océan plus de 1 million de tonnes de pétrole par an, soit une quantité nettement supérieure à celle qui a été déversée en moyenne chaque année par les marées noires depuis les années 1960.

Enfin, en milieu océanique, le jeu des courants marins contribue à introduire des contaminants fort loin des zones où ils ont été rejetés.

Le seul transport des hydrocarbures – même en l'absence de naufrage catastrophique d'un tanker – est la cause d'une contamination chronique de l'océan mondial, les courants dispersant le pétrole sur de vastes surfaces océaniques estimées à plus de 60 millions de kilomètres carrés en moyenne.

Transfert des polluants dans la biomasse et contamination des réseaux trophiques

La contamination des divers écosystèmes continentaux et marins par les agents polluants va se traduire par leur transfert sur les êtres vivants.

Ici intervient une notion importante, celle de dégradabilité. Il apparaît, de façon fort opportune, qu'un grand nombre de substances dispersées dans l'environnement sont instables. L'action des facteurs physico-chimiques les décomposera très vite en dérivés peu ou pas toxiques. Dans bien des cas, les micro-organismes – bactéries édaphiques ou aquatiques – joueront un rôle actif dans cette décomposition : on dit alors que la substance est biodégradable.

Malheureusement, si de nombreuses substances organiques et même minérales peuvent être converties par le jeu des facteurs biogéochimiques en des formes de toxicité atténuée, voire nulle, il existe toutefois toute une série de polluants qui sont peu ou pas biodégradables : les composés organochlorés, la plupart des matières plastiques, les diverses formes de métaux ou de métalloïdes toxiques en sont quelques exemples.

Ces éléments non biodégradables vont alors contaminer les communautés végétales puis animales, c'est-à-dire l'ensemble des réseaux trophiques (différents niveaux de la chaîne alimentaire) de chaque biocénose.

L'étude systématique de la contamination d'animaux terrestres ou marins à régime carnivore ou ichtyophage a révélé l'étendue de la pollution de la biosphère par des polluants non biodégradables, en particulier par les composés organohalogénés (insecticides tel le D.D.T., ou les polychlorobiphényles – PCB –), mais aussi par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ou encore les dioxines que l'on retrouve dans des poissons superprédateurs (thons ou requins par exemple) ou dans des oiseaux de mers (pétrels, puffins) prélevés dans les zones océaniques les plus reculées. Plus près de nous, l'accumulation de ces mêmes substances chez les phoques de la mer Baltique a été la cause d'une importante régression des populations de ces mammifères. Il en est de même des populations de bélougas, cétacés autrefois abondants dans le Saint-Laurent, au Québec, et dont les effectifs se sont effondrés au cours des années 1970 et 1980.

Concentration par les êtres vivants : notions de bioaccumulation et de bioconcentration

La dernière phase de la circulation d'un polluant dans la biosphère correspond en définitive à la contamination même des êtres vivants propres aux diverses communautés terrestres ou aquatiques.

Les processus évoqués ci-dessus montrent que non seulement les organismes effectuent une dispersion active de nombreux polluants, mais, pis encore, qu'ils peuvent les concentrer dans leurs tissus, ce qui accroît les risques toxicologiques.

En réalité, la valeur de la concentration « inerte » d'un polluant dans un biotope terrestre ou aquatique ne présente pas une grande signification biologique car elle n'apporte aucune information sur le fait que cette substance polluante pourra être absorbée par tel ou tel organisme constituant la biocénose. La biodisponibilité d'une substance en général, et d'un polluant en particulier, est donc la fraction de la quantité totale présente dans un habitat déterminé qui est absorbable par des producteurs (végétaux), des consommateurs (animaux) et/ou des décomposeurs (champignons, bactéries), et qui peut donc être prélevée dans le biotope par un organisme et être transférée, stockée et métabolisée par ce dernier.

La notion de biodisponibilité est particulièrement importante pour les éléments toxiques (métaux par exemple) car, selon leur état chimique, ils sont plus ou moins assimilables et d'une toxicité très variable. Ainsi, le chrome CrIII est beaucoup moins toxique que le CrVI toutes choses égales par ailleurs. De même, une concentration identique de plomb présentera sous forme de nitrate une toxicité 10 000 fois plus faible pour le zooplancton marin que si elle est sous forme de plomb tétraéthyle. Toutefois, la biodisponibilité intervient aussi pour les polluants organiques qui, selon par exemple la plus ou moins grande teneur en humus d'un sol, peuvent présenter un risque différent.

La biodisponibilité des polluants organiques présents dans un biotope donné peut varier selon leur constitution chimique et, aussi, dans un même biotope, en fonction du temps. Ainsi, la plus ou moins forte teneur en acides humiques d'une eau modifie la toxicité de deux insecticides, le chlorpyriphos et le DDT, pour divers crustacés propres aux eaux continentales.

La bioaccumulation correspond au processus d'absorption par lequel les êtres vivants peuvent accumuler dans leur organisme un polluant, quelle que soit la voie de pénétration dans l'organisme considéré. Chez les animaux terrestres, elle résulte des absorptions par voie digestive, respiratoire et cutanée. Chez les plantes, elle s'effectue, en règle générale, par les voies transradiculaires et transfoliaires – éventuellement par voie respiratoire, via les stomates, lorsqu'il s'agit de polluants gazeux. Chez les organismes aquatiques, la bioaccumulation correspond à la somme des absorptions par contact, par ingestion et par voie transbranchiale. Elle n'implique pas obligatoirement un accroissement de concentration d'un polluant quand celui-ci passe du biotope à l'organisme considéré.

La bioconcentration désigne le processus physiologique par lequel un polluant prélevé dans un biotope par un être vivant va se rencontrer dans l'organisme de ce dernier à des concentrations supérieures à celles auxquelles il se trouve selon le cas dans les eaux, l'air et/ou les sols.

Il n'existe pas de différence fondamentale entre les processus de bioaccumulation et de bioconcentration, ce dernier terme ne représentant qu'un cas particulier de la bioaccumulation : celui où il existe un accroissement de concentration lorsque le polluant passe du biotope dans la biomasse, quel que soit le niveau trophique de l'organisme concerné.

On appelle facteur de concentration Fc, le rapport entre la concentration d'un polluant dans les tissus d'un organisme donné et sa concentration dans le biotope.

Selon le groupe taxonomique, les valeurs de Fc peuvent varier considérablement. Cependant, on constate généralement que, pour la plupart des polluants et des espèces vivantes, les Fc sont inférieurs à un, ce qui signifie que l'on a affaire à une simple bioaccumulation puisque la concentration du polluant dans le biotope demeure supérieure à celle qui est observé dans l'organisme considéré. On utilise alors le terme facteur de bioaccumulation (FBA ou FBA) pour désigner ce cas de figure.

Lorsque la valeur de la concentration d'un polluant dans un organisme donné excède celle dans le biotope, c'est-à-dire aux cas où Fc est supérieur à 1, on parle alors de bioconcentration (FBC ou FBC).

Existence de concentreurs biologiques

Il existe toutefois dans la nature un nombre important d'espèces animales et végétales appartenant à divers groupes taxonomiques qui se comportent en véritables concentreurs biologiques. Avec ces espèces, les FBC atteignent ou dépassent largement un facteur dix et peuvent même être beaucoup plus élevés avec certains polluants persistants, atteignant des dizaines voire, dans les cas extrêmes, plus de cent mille fois la concentration du polluant dans le biotope.

Bioconcentration dans les organismes terrestres

Divers végétaux terrestres en particulier des plantes cultivées, comme la carotte, l'arachide, voire les tubercules de pomme de terre, sont capables de concentrer certaines substances minérales ou organiques présentes dans le sol, en particulier divers pesticides. Un des cas les plus extraordinaires de bioconcentration d'un métal toxique est celui d'un arbre de Nouvelle-Calédonie, Sebertia acuminata (Sapotacées), dont le latex renferme en moyenne 60 000 ppm de nickel, métal pourtant très phytotoxique, soit des concentrations de l'ordre de 11 p. 100 rapportées à l'extrait sec, mais qui peuvent atteindre dans les cas extrêmes 35 p. 100.

Le pouvoir de concentration biologique est aussi particulièrement élevé chez certaines espèces animales. Les lombrics et autres oligochètes peuvent bioaccumuler les éléments toxiques et les divers polluants organiques persistants (POP), en particulier les insecticides organochlorés à des taux plusieurs dizaines de fois supérieurs à celui auquel ils sont présents dans la litière ou le sol dont ils se nourrissent. Ainsi, des recherches effectuées dans les années 1980 sur des terres agricoles contaminées expérimentalement par de la dieldrine à des concentrations croissantes (de 0,56 à 9 kilogrammes par hectare), ont montré que, chez un oligochète épigée, Lumbricus terrestris, après quatre mois d'exposition, le FBC excédait 150 pour la parcelle la plus contaminée. De même, des expérimentations menées sur des vers de terre anoeciques, Eisenia andrei, en contact durant trois semaines avec un sol artificiel contaminé par divers métaux lourds, ont montré que les FBC atteignaient 31 pour le cadmium et 100 pour le zinc.

D'autres invertébrés terricoles se sont révélés être de forts bioconcentrateurs. Tel est en particulier le cas des oniscoïdes, isopodes dénommés vulgairement cloportes, pour les métaux lourds. Ces crustacés terrestres se nourrissent de détritus végétaux et autres matières organiques mortes présentes à la surface des sols. Ils sont donc particulièrement exposés à la contamination de ces derniers, qu'elle soit directe où causée par la retombée de polluants atmosphériques. Il a pu être montré qu'avec le cadmium, le FBC était supérieur à 37 chez le cloporte Porcellio scaber. D'autres recherches ont mis en évidence leur grande aptitude à bioconcentrer les polluants organiques tels les HAP ou encore des pesticides.

Bioconcentration dans les organismes aquatiques

Divers organismes autotrophes, tant océaniques qu'inféodés aux eaux continentales, se comportent comme d'hyper-bioconcentrateurs, c'est-à-dire qu'ils présentent des facteurs de bioconcentration particulièrement élevés.

Ainsi, l'aptitude des Fucus et plus encore des laminaires à concentrer l'iode mais aussi le brome et les autres halogènes « lourds » présents dans l'eau de mer est connue de longue date. Ces algues, qui présentent pour ces éléments des facteurs de concentration égaux ou supérieurs à 105, sont d'ailleurs employées pour l'extraction industrielle de ces deux éléments dilués dans les eaux océaniques et à l'état de traces. D'autres substances, encore plus rares dans l'hydrosphère, peuvent être absorbées et concentrées par certains animaux marins. Ainsi, le vanadium se rencontre à des taux très élevés dans le sang des calmars. L'hépato-pancréas des mollusques bivalves retient, lui, jusqu'à plus d'1 g.kg—1 de cadmium rapporté à son poids sec. On a en même trouvé, chez des Pecten, jusqu'à 1 500 ppm dans cet organe. Mais ce phénomène de bioconcentration n'est pas le seul fait de substances naturelles, il s'observe aussi avec de nombreux composés organiques de synthèse et bien d'autres substances produites par l'homme. Il a été mis en évidence pour des POP dès les années 1960. Ainsi Hunt et Bischoff (1960) constatèrent que le phytoplancton d'un lac de Californie renfermait 5 ppm d'un insecticide voisin du DDT, le DDD (ou TDE), alors que sa concentration dans les eaux n'était que de 0,014 ppm.

Parmi les Invertébrés aquatiques, les mollusques bivalves peuvent atteindre des facteurs de bioconcentration considérables. Ainsi, Butler dès 1965 montrait que l'huître Crassostraea virginica pouvait accumuler le DDT dans son organisme à un taux 70 000 fois supérieur à celui dans lequel il se trouvait dans l'eau de mer. Une des valeurs maximales de bioconcentration d'un polluant organique persistant chez des mollusques a été observée chez des moules (Mytilus galloprovincialis) de la région de Marseille qui ont présenté un facteur de concentration de 690 000 pour les PCB.

Circulation des polluants dans les réseaux trophiques

En réalité, tous les êtres vivants présentent, certes à des degrés divers, cette propriété de pouvoir bioconcentrer dans leur organisme toute substance peu ou pas biodégradable, tant minérale (mercure par exemple) qu'organique. De ce fait, il apparaîtra des phénomènes d'amplification biologique des polluants dans tout écosystème contaminé. En effet, les organismes qui ont ainsi concentré telle ou telle substance toxique vont servir de nourriture à d'autres espèces animales qui les accumuleront à leur tour dans leurs tissus. Le facteur de bioconcentration sera d'autant plus élevé, toutes choses égales par ailleurs, que la substance sera moins rapidement métabolisable.

Dans une chaîne trophique, on appelle facteur de transfert (Ft) le rapport entre la concentration d'un polluant dans les êtres vivants situé au niveau trophique n + 1 et celle à laquelle ce polluant se trouve dans les organismes du niveau trophique n, qui servent de proies aux précédents :

, où N.T. désigne le niveau trophique réel de l'organisme considéré. En effet, il faut tenir compte du fait qu'il existe des animaux omnivores et que des superprédateurs peuvent se nourrir de proies situées à des niveaux trophiques différents.

Il va se produire de la sorte, de proche en proche, une contamination de tout le réseau trophique de l'écosystème, initiée par les producteurs primaires qui « pompent » le polluant dispersé dans le biotope, les phénomènes de bioaccumulation se produisant dans l'ensemble de la chaîne trophique.

Avec les polluants xénobiotiques (c'est-à-dire correspondant à des substances étrangères aux êtres vivants) persistants peu ou pas biodégradables, il se produit assez souvent une bioconcentration de ces derniers dans toute la chaîne trophique le long de laquelle la concentration du toxique dans les êtres vivants s'élèvera à chaque niveau trophique. Ainsi, dans tous les cas, ce seront les superprédateurs, situés au sommet de la pyramide trophique, qui présenteront les taux de contamination les plus élevés. Ce phénomène est appelé bioamplification des polluants, terme qui est préférable à celui de biomagnification qui est d'origine anglo-saxonne.

Le schéma général de la contamination des chaînes trophiques dans les eaux lacustres est donné dans le schéma ci-après.

Il en est de même pour les chaînes trophiques océaniques.

De façon générale, on constate que, lors des phénomènes de bioamplification, les FBC atteignent leur valeur maximale dans les réseaux trophiques aquatiques. Cela résulte du fait que les chaînes trophiques aquatiques sont plus longues, possédant un nombre moyen de niveaux trophiques supérieur à celui des chaînes terrestres. De plus, le phytoplancton et le zooplancton, situés à la base des réseaux trophiques aquatiques, possèdent une forte aptitude à la bioconcentration des polluants des eaux se traduisant par des FBC élevés atteignant ou excédant souvent un facteur 10 000. De la sorte, les organismes des niveaux supérieurs de la pyramide écologique se nourrissent de proies présentant en règle générale un niveau élevé de contamination.

Des records de bioamplification ont ainsi été atteints dans les réseaux trophiques de divers écosystèmes lacustres contaminés par des POP tels que les insecticides organochlorés et les PCB.

Ainsi, à la suite de la contamination du lac Kariba, au Zimbabwe, par le DDT utilisé dans le traitement des gîtes larvaires d'Anopheles, vecteurs du paludisme, les crocodiles (Crocodilus niloticus), superprédateurs par excellence, situés au sommet de longues chaînes trophiques, présentaient un facteur de bioconcentration supérieur à 1,7 million par rapport à la teneur moyenne des eaux lacustres en cet insecticide (fig. 4).

Pollution : bioamplification du D.D.T.

Pollution : bioamplification du D.D.T.

dessin

Bioamplification du D.D.T. dans le réseau trophique du lac Kariba au Zimbabwe. Les nombres indiquent les concentrations en D.D.T. dans les différents maillons de la chaîne trophique, exprimées en ppb (1 ppb = 1 µg/l) (d'après Berg in F. Ramade, « Introduction à l'écotoxicologie »,... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

L'étude de la contamination des grands lacs nord-américains par les composés organochlorés a mis en évidence des phénomènes de bioamplification d'ampleur inégalée par toute autre substance et dans tout autre écosystème.

Dans les conditions naturelles, les facteurs de bioconcentration les plus élevés ont donc été observés chez des poissons des grands lacs d'Amérique du Nord (lacs Érié, Ontario et Michigan). Ils atteignaient 3 400 000 pour le DDT chez un omble (Salvellinus namayacush) du lac Érié. Ils s'élevaient à 120 × 106 pour les PCB dans les œufs de goélands, animaux situés au sommet des réseaux trophiques de ce même lac !

De même, des FBC excédant 2 × 107 ont été relevés pour les PCB chez les ombles et autres salmonidés des lacs Erié et Michigan.

Les processus de bioamplification sont donc très importants avec les PCB car ces molécules se caractérisent par une quasi-absence de biodégradabilité et par une telle stabilité chimique que ces éléments ne sont que très lentement dégradés par des processus physico-chimiques tels que la photolyse.

Les processus de bioamplification des polluants dans les chaînes trophiques peuvent aussi concerner des éléments-traces dits xénobiotiques pour lesquels il n'existe, selon toute évidence, aucun mécanisme de régulation de l'absorption à la différence des oligoéléments. En réalité, ces processus furent mis en évidence pour la première fois avec un métal lourd, lemercure, lors de la catastrophe de Minamata, au Japon, au début des années 1950. Cette dernière résulta d'une bioamplification du mercure rejeté par une usine chimique dans les chaînes trophiques marines de la baie de Minamata aux sommets desquelles se plaçaient les populations littorales japonaises affectées. Cette intoxication, dont les séquelles se prolongèrent pendant trois décennies, affecta plus de 2 000 personnes et se solda par la mort de 1 436 d'entre elles et par l'invalidité de plusieurs centaines d'autres. Les poissons dont se nourrissait la population victime de cette catastrophe en renfermaient une concentration moyenne 500 000 fois supérieure à celle des eaux marines polluées.

Bien évidemment, des phénomènes analogues de bioamplification des polluants dans des chaînes trophiques terrestres ont été décrits pour divers polluants persistants, tant minéraux qu'organiques.

La pollution atmosphérique

Provoquée par le rejet intempestif de substances diverses dans l'atmosphère, la pollution atmosphérique constitue sans aucun doute la plus évidente des dégradations de l'environnement.

La pollution de l'air est la résultante de multiples facteurs qui caractérisent la civilisation contemporaine : croissance de la consommation d'énergie, développement des industries extractives, métallurgiques et chimiques, de la circulation routière et aérienne, de l'incinération des ordures ménagères, des déchets industriels, des épandages de pesticides en agriculture, etc.

Elle sévit certes à son maximum d'intensité en zone urbanisée, non seulement en raison de la concentration des industries et des foyers domestiques, mais aussi à cause de la circulation des véhicules à moteur. Néanmoins, certains polluants sont sujets à une pollution diffuse et contaminent l'ensemble de l'atmosphère et cela à une échelle globale. Ce sont, en particulier, les rejets de gaz à effet de serre : dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4), dioxyde d'azote (NO2). Ces éléments sont en grande partie responsables du bouleversement climatique global hélas largement engagé. Il en est de même, quoique de façon moins ubiquiste, du dioxyde de soufre, produit par les combustions et la métallurgie des métaux non ferreux, ainsi que de polluants organohalogénés comme les CFC qui sont des agents de la destruction de l'ozone stratosphérique.

Principaux polluants atmosphériques

Il est possible de répartir les principaux polluants de l'atmosphère en deux groupes principaux : d'une part, les gaz et, d'autre part, les particules solides (poussières, fumées). Ces dernières sont dénommées à tort aérosols, ce terme devant être réservé aux suspensions de microgouttes de substances liquides présentes dans l'air (tabl. 3). Aujourd'hui, les polluants gazeux représentent plus de 95 p. 100 des masses globales de polluants rejetés dans l'air. Nous avons vu que l'origine de cette pollution est très variée. Le tableau 3 décrit la nature et les principales causes d'émission de ces polluants que nous qualifierons de primaires. En effet, le problème est compliqué par le fait que beaucoup de contaminants injectés dans l'atmosphère vont réagir entre eux, même à forte dilution, pour donner de nouveaux composés très toxiques. Ainsi, l'anhydride sulfureux (SO2) va s'oxyder dans l'air en SO3, lequel, à son tour, donnera, avec la vapeur d'eau, de l'acide sulfurique. Il contribuera ainsi, de façon déterminante, avec l'acide nitrique formé à partir des oxydes d'azote, à l'apparition des pluies acides. Si ces dernières ont été très importantes dans l'ensemble des pays de l'O.C.D.E. au cours des années 1980, elles régressent depuis lors. Toutefois, ce phénomène continue à s'amplifier dans des pays émergents comme la Chine ou l'Inde, ainsi que dans les zones industrialisées de l'Afrique australe ou encore de l'Amérique du Sud où des surfaces significatives sont notamment affectées au Brésil.

Polluants atmosphériques : nature et origine

Polluants atmosphériques : nature et origine

tableau

Nature et origine des principaux polluants atmosphériques. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Bien que, d'une façon générale, une tendance à la diminution de la pollution de l'air urbain se soit manifestée dans de nombreux pays industrialisés, essentiellement à la suite des chocs pétroliers des années 1970, la pollution atmosphérique demeure préoccupante dans l'ensemble des villes du monde, certains types d'aéropolluants, en particulier les dérivés de l'azote et de l'ozone, ayant même tendance à augmenter en raison de l'accroissement incessant de la circulation automobile urbaine. La réaction des oxydes d'azote avec les hydrocarbures imbrûlés rejetés dans l'air par les échappements des véhicules à moteur produit des PAN (peroxyacylnitrates), polluants secondaires beaucoup plus nocifs que les contaminants primaires dont ils proviennent.

Effets de la pollution atmosphérique

Les polluants de l'air vont induire une multitude d'effets néfastes non seulement sur les espèces vivantes exposées, homme inclus, mais également sur l'ensemble des écosystèmes et même à l'échelle globale en perturbant les grands cycles biogéochimiques.

Dérivés du soufre, de l'azote, du fluor

L'anhydride sulfureux (SO2) constitue le polluant atmosphérique dont l'impact sur l'ensemble des êtres vivants est de loin le plus préoccupant. Ce gaz se transforme rapidement dans l'air en acide sulfurique, très hygroscopique, qui joue un rôle essentiel dans la formation des smogs acides, brouillards propres aux milieux urbains des régions à climat tempéré froid où sévit une forte pollution de l'air.

L'anhydride sulfureux est aussi responsable des pluies acides, car il provoque une acidification incessante du pH des précipitations dans l'ensemble des pays industrialisés. Ces pluies acides sont responsables du dépérissement à vaste échelle des forêts de conifères, et de l'acidification des eaux des lacs situés sur terrains cristallins.

La pollution de l'air par le SO2 est particulièrement néfaste pour les végétaux. Parmi ces derniers, certains cryptogames comme les lichens présentent une telle sensibilité qu'on les utilise comme indicateurs biologiques de pollution de l'air. Aucune espèce de lichen ne peut survivre à une concentration supérieure à 35 ppb dans l'air (ppb = partie par milliard = 10—9). À Paris, la teneur moyenne annuelle de SO2 au début des années 2000 était de 30 mg/m3 d'air, soit 85 ppb, ce qui explique la disparition des lichens dans les parcs situés au centre des villes. Le SO2 est également fortement toxique pour les phanérogames, aucune plante supérieure ne pouvant croître normalement dans un air qui renferme en permanence plus de 80 ppb de SO2. Même chez les végétaux très résistants, des lésions foliaires apparaissent après à peine une demi-journée d'exposition à 0,25 ppm (ppm = partie par million  = 10—6) de ce gaz. Elles se caractérisent par une nécrose internervaire et bifaciale du limbe foliaire qui prend une coloration variable, souvent de teinte ivoire.

Parmi les arbres forestiers, les conifères présentent une sensibilité particulière au SO2, bien que les espèces à feuilles caduques soient aussi affectées.

Les animaux et l'homme souffrent également de la pollution de l'air par le SO2. Sa toxicité chez les mammifères se traduit par une diminution de l'élasticité pulmonaire à des concentrations de l'ordre de 0,5 ppm et, au-delà, par une hypersécrétion bronchique.

Le SO2 agit de façon synergique à la fumée de tabac dans l'induction chez l'homme de la bronchite chronique et de l'emphysème pulmonaire.

Les oxydes d'azote, quoique toxiques pour les végétaux et les animaux à de fortes concentrations, constituent une catégorie importante d'aéropolluants, surtout à cause de leurs effets indirects. Ils se transforment en effet en des composés très dangereux, les peroxyacylnitrates (PAN) dans les atmosphères urbaines polluées et ensoleillées, propices à la formation de smog photochimique, siège de diverses réactions conduisant à la formation d'ozone, lequel va à son tour agir sur d'autres polluants, les hydrocarbures imbrûlés, qu'il oxyde en peroxyacycles. La réaction de ces derniers avec les oxydes d'azote produit des PAN, lesquels sont particulièrement toxiques à la fois pour les végétaux et les animaux : 15 ppb de ces substances suffisent pour provoquer en quatre heures des brûlures foliaires chez les phanérogames une dizaine de ppb induit une forte irritation des muqueuses oculaires et bronchiques chez les mammifères alors que des taux de PAN supérieurs à 50 ppb sont par exemple relevés régulièrement dans diverses villes californiennes.

Les effets de l'exposition aux aéropolluants gazeux (SO2, oxydes d'azotes, PAN, ozone, etc.) et/ou aux précipitations acides sont à l'origine de sérieux dommages à la végétation, en particulier dans les écosystèmes forestiers qui présentent, dans l'ensemble des pays industrialisés depuis la fin des années 1970, divers signes de dégénérescence. En Europe occidentale et centrale, dans le nord-est de l'Amérique du Nord, les boisements de conifères sont particulièrement affectés.

Au début des années 2000, on pouvait estimer, en Europe, que de 1 à 4 p. 100 des arbres des forêts feuillues étaient morts sur pied selon les pays et jusqu'à 8 p. 100 de ceux des forêts de résineux.

Les dérivés fluorés constituent une autre catégorie importante de polluants atmosphériques.

Les fluorures sont rejetés dans l'air par diverses industries, surtout celle de l'électrochimie de l'alumine. La contamination des sols qui en résulte s'avère catastrophique pour de nombreuses plantes cultivées ou spontanées et pour les forêts de conifères. De plus, elle s'accompagne d'une concentration du fluor dans les chaînes alimentaires des animaux domestiques et de l'homme. Ainsi, de nombreux cas de fluorose ont été signalés chez les bovins pâturant des herbages contaminés par des rejets de fluor, surtout là ou existent des sites d'électrochimie de l'alumine qui sont des sources importantes d'émanations fluorées

Les chlorofluorocarbures, connus commercialement sous le nom de Fréons, sont des dérivés chlorofluorés chimiquement inertes du méthane et de l'éthane, longtemps utilisés comme gaz réfrigérant ou propulseur dans les bombes aérosols. L'adoption du protocole de Montréal, en 1987, qui a interdit ces substances, a été suivie d'une baisse significative de leur teneur dans la stratosphère. En conséquence, on observe depuis le début des années 2000 un arrêt de l'aggravation continue du trou dans la couche d'ozone, et même, depuis peu, une tendance à la réduction de ce dernier, qui apparaît chaque année dans la stratosphère antarctique lors du printemps austral.

Les Fréons s'accumulent dans la stratosphère, où ils se décomposent sous l'action des rayons ultraviolets en libérant du chlore, lequel réagit à son tour avec l'ozone qu'il dissocie en oxygène. On a pu calculer que le maintien de la production de CFC au niveau qu'elle atteignait au cours des années 1980 aurait pu provoquer une véritable catastrophe écologique due à une réduction significative du bouclier d'ozone stratosphérique. Toutefois, l'accumulation constatée des CFC dans la haute stratosphère, dont le temps de demi-vie est de l'ordre de la centaine d'années pour de nombreux Fréons, voire de plusieurs siècles pour certains d'entre eux, continuera donc à détruire l'ozone stratosphérique longtemps après l'arrêt total de rejet de ces substances.

La destruction de la couche d'ozone stratosphérique s'accompagnerait d'un tel accroissement de l'intensité des rayonnements ultraviolets (UV) de courte longueur d'onde à la surface des continents et des océans, qu'il pourrait détruire toute vie terrestre.

Dérivés du carbone

Les hydrocarbures imbrûlés constituent des contaminants prépondérants dans les atmosphères polluées des grandes agglomérations ; certains d'entre eux sont des polluants secondaires qui se forment dans les combustions incomplètes. Tel est le cas des hydrocarbures polycycliques carcinogènes : benzopyrène, benzanthracène, fluoranthrène, etc., qui sont particulièrement abondants dans les fumées, les suies et les échappements de moteurs (diesels notamment).

Gaz d'échappement

Gaz d'échappement

photographie

Les gaz d'échappement, principale source de la pollution atmosphérique urbaine. Cette pollution, surveillée aujourd'hui dans toutes les villes françaises de plus de cent mille habitants, devient un problème majeur de santé publique. 

Crédits : Nello Giambi/ Getty Images

Afficher

L'oxyde de carbone (CO), également produit par les combustions incomplètes, représente le principal polluant de l'air (en masse). Il se rencontre usuellement à des teneurs comprises entre 20 et 40 ppm dans les atmosphères urbaines polluées, le seuil de toxicité étant fixé à 100 ppm. Il s'agit d'un toxique respiratoire très puissant qui bloque la fixation de l'oxygène par l'hémoglobine en se combinant à cette dernière de façon irréversible.

Le dioxyde de carbone (CO2), bien qu'il soit un constituant normal de l'atmosphère, est rejeté dans l'air en quantités considérables par suite de l'usage des combustibles fossiles.

En 1960, les quantités de dioxyde de carbone introduites dans l'atmosphère atteignaient 10,5 milliards de tonnes ; en 2005, elles s'élevaient à 28 milliards de tonnes (ce qui correspond à 7,6 milliards de tonnes de CO2 en équivalent carbone).

En conséquence, on observe une croissance continue de la teneur de l'air en CO2, au rythme actuel de 2,25 ppm(v) par an. Les mesures effectuées à l'observatoire de Mauna Loa (Hawaii) et l'étude des bulles d'air emprisonnées dans les glaces de calottes polaires montrent que la concentration de ce constituant est passée d'environ 270 ppm dans les années 1850 (début de la civilisation industrielle) à 384 ppm en 2007.

La civilisation technologique a donc perturbé le cycle du carbone à l'échelle globale. En outre, cette augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique et des autres gaz à effet de serre induit un réchauffement climatique planétaire susceptible de provoquer un bouleversement global au cours de ce xxie siècle. Tout accroissement de la concentration de ces gaz dans l'atmosphère induit un réchauffement systématique des basses couches de la troposphère. En conséquence, corrélativement à l'accroissement de l'usage des combustibles fossiles et, donc, des masses de CO2 injectées dans l'atmosphère, on assiste à une hausse continue de la température moyenne de la Terre (tabl. 4).

Combustibles fossiles et pollution

Combustibles fossiles et pollution

tableau

Consommation de combustibles fossiles, accroissement corrélatif des rejets de CO2 dans l'atmosphère et augmentation de la température à la surface du globe (d'après Worldqatch Institute, 2007). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Le G.I.E.C. (Groupe international d'experts sur l'évolution du climat ; en anglais I.P.C.C., Intergovernmental Panel on Climate Change) a pu estimer, lors de son rapport de 2007, que d'ici à la fin du xxie siècle, dans le scénario moyen – le plus probable – de consommation des combustibles fossiles, la température moyenne terrestre s'élèverait de 3,2 0C (de 1,8 0C à 6 0C dans les scénarios extrêmes), ce qui vient confirmer leurs estimations antérieures (rapport de 2001). Cette élévation générale des températures terrestres sera particulièrement sensible aux moyennes et hautes latitudes de l'hémisphère Nord. Simultanément se produirait une baisse moyenne des précipitations de l'ordre de 15 p. 100 dans deux bandes comprises, d'une part, entre 300 et 500 N et, d'autre part, entre l'équateur et 200 S. Le réchauffement général et les autres modifications climatiques associées à cette augmentation de la teneur de l'atmosphère en CO2 et autres gaz à effet de serre atteignent déjà des niveaux désastreux, comme en témoigne la fonte accélérée de la banquise arctique, les accidents climatiques répétés tels que les inondations qui ont atteint des dimensions inégalées en Asie en 2007, ou encore l'accroissement de la fréquence et de l'intensité des ouragans aussi bien dans les zones tempérées que tropicales.

Polluants atmosphériques xénobiotiques

L'air, essentiellement en milieu urbain et dans les zones périphériques des grandes agglomérations, est pollué par un large spectre de traces de substances xénobiotiques, c'est-à-dire des substances chimiques – naturelles ou artificielles– étrangères au vivant et qui sont généralement hautement toxiques. Outre divers métaux et les dérivés gazeux du soufre et de l'azote, on relève la présence de divers pesticides – une quarantaine de molécules de ce groupe ont, par exemple, été détectées voici quelques années dans l'air de la ville de Strasbourg, en provenance des zones rurales avoisinantes – et aussi de redoutables dioxines (généralement appelées PCDD, polychlorodibenzodioxines). Ces dernières proviennent surtout des rejets des incinérateurs d'ordures. En France, ces installations ont encore la particularité, pour la plupart d'entre elles, d'excéder les 0,1 ng/m3 de PCDD qui est la limite maximale autorisée selon les normes de l'Union européenne. Dans les années 1990, plusieurs de ces incinérateurs ont été la cause de graves contaminations de terres cultivées et d'herbages avoisinants. Le cas de celui de Gilly-sur-Isère (Savoie) a conduit à une véritable catastrophe écologique, cet incinérateur « hors norme » ayant rejeté pendant une vingtaine d'années des quantités de dioxines 750 fois supérieures aux normes européennes en vigueur. Fermée en octobre 2001 par décision administrative, cette installation a pollué par les dioxines plusieurs dizaines de milliers d'hectares de prairies et d'alpages, contaminant les productions animales – lait et viande – sur une surface significative du département de la Savoie (cf. encadré : Les dioxines).

Particules solides

On es classe en catégories de taille décroissante, les plus petites, dites insédimentables, car incapables de se déposer au sol sous l'effet de la gravitation, possèdent un diamètre inférieur à 0,1 micromètre. Ce sont les plus dangereuses pour la santé humaine car elles sont susceptibles de pénétrer dans les alvéoles pulmonaires. Par ailleurs, elles contaminent les plus hautes couches atmosphériques et sont donc responsables d'une pollution globale.

Deux types de « particules » soulèvent des problèmes d'hygiène publique des plus préoccupants en milieu urbain depuis l'interdiction des additifs au plomb des supercarburants : les fibres d'amiante, qui polluent les locaux ; les particules carbonées, qui sont émises par les moteurs Diesel et lors des combustions incomplètes de fuels et de charbons. Les plus redoutables de ces particules, celles qui présentent un diamètre inférieur à 2 μm, pénètrent jusque dans les alvéoles pulmonaires, favorisant la prévalence de l'asthme en plus du fait qu'elles sont de redoutables cancérogènes. L'amiante est un matériau isolant et ignifuge qui a été fort utilisé dans les industries métallurgiques et dans le bâtiment, avant d'être interdite dans de nombreux pays (dont le 1er janvier 1997 pour la France... alors que l'Allemagne avait signé un accord volontaire avec l'industrie dès 1979 avec pour objectif de parvenir en dix ans à une totale interdiction). L'inhalation des fibres d'amiante polluant l'atmosphère induit diverses pneumopathies dont une affection redoutable, le mésothéliome pulmonaire.

La pollution des eaux continentales

La pollution des eaux continentales constitue sans aucun doute un des problèmes les plus graves auxquels sont confrontés les pays industrialisés. À l'échelle mondiale, on a pu estimer que 80 p. 100 des eaux fluviales servent à transporter des déchets vers l'océan. En France, malgré les efforts entrepris depuis la fin des années 1960, l'essentiel de notre réseau hydrographique, et en particulier les grands fleuves (Rhin, Seine, Rhône, partie inférieure des cours de la Loire et de la Garonne), présente toujours un état de pollution préoccupant. En effet, la tendance à la diminution de la charge en matières fermentescibles ne s'est pas accompagnée, tant s'en faut, de celle en micropolluants xénobiotiques.

Pollution « biologique »

La pollution « biologique » des eaux, qui vient au tout premier rang des causes de dégradation des écosystèmes dulçaquicoles, résulte du rejet dans ces derniers d'effluents chargés de matières organiques fermentescibles et de nombreux agents pathogènes qui leur sont généralement associés.

Les eaux d'égout chargées d'effluents domestiques, celles qui sont produites par de nombreuses industries alimentaires, par les papeteries, etc., exercent une influence catastrophique sur la qualité des eaux fluviales dans lesquelles elles sont rejetées, en l'absence de traitement épurateur.

Une conséquence quasi immédiate de la pollution des eaux par des matières organiques fermentescibles tient en la diminution de la teneur en oxygène dissous (fig. 5). Celle-ci résulte de l'action des bactéries aérobies qui se mettent à dégrader par voie oxydative les matières organiques polluantes. Il en résulte une demande biochimique d'oxygène, dite DBO5, car elle se mesure après cinq jours, qui sert d'étalon pour évaluer la charge de pollution en matières organiques d'un cours d'eau ou d'une nappe phréatique. Si Q est le débit de l'effluent pollué rejeté par une industrie, on peut évaluer la pollution organique exprimée en équivalent-habitant par la formule DBO5 (i)/Q × DBO5 (h), où DBO5 (i) est la DBO de l'effluent industriel et DBO5 (h) la pollution organique correspondant aux eaux usées produite par habitant en moyenne. Lorsque la pollution organique des eaux par des matières fermentescibles est par trop importante, elle provoque leur désoxygénation totale avec pour conséquence la mort massive des poissons et autres animaux qui les peuplent. Ces accidents, souvent spectaculaires, surviennent pendant la saison estivale, époque où la teneur en oxygène est la plus basse et l'activité bactérienne maximale en raison de l'échauffement des eaux.

Notons, en outre, que certains polluants organiques (tanins, par exemple) ne seront pas toujours dégradés par voie biologique mais par oxydation chimique. On parle alors de DCO, demande chimique en oxygène de l'effluent pollué.

Pollution « chimique »

Les sels minéraux représentent, à la fois par les masses mises en cause et par leurs effets biologiques, des polluants majeurs des eaux continentales.

Le rejet de chlorure de sodium par diverses installations minières nuit à la potabilité des eaux superficielles et même aux usages industriels s'il est important. En France, plusieurs millions de tonnes de sel ont été déversées annuellement dans le Rhin par les Potasses d'Alsace pendant plusieurs décennies et ont soulevé de graves problèmes d'environnement avec les autres États riverains.

Les engrais chimiques, nitrates et phosphates, provenant du lessivage des terres cultivées, représentent aussi une importante cause de pollution des eaux continentales. Dans les régions d'agriculture intensive, les rivières, les lacs, les nappes phréatiques renferment des concentrations anormalement élevées de ces sels minéraux nutritifs tant en Europe occidentale qu'en Amérique du Nord. Il s'agit donc de la conséquence directe de la fertilisation des sols [cf. sols]. En France, dans les zones céréalicoles, la plupart des eaux souterraines renferment des teneurs en nitrates supérieures à 50 mg/l (exprimée en azote nitrique). Cette valeur est nettement supérieure à la concentration maximale admissible (CMA) définie par l'Union européenne qui est de 25 mg/l, ce qui a conduit la France à être condamnée à nouveau en 2007 par les autorités de Bruxelles pour non-conformité avec la directive de l'Union européenne sur la qualité des eaux de boisson. L'excès de nitrates dans l'alimentation humaine est susceptible de provoquer une anémie, la méthémoglobinémie. En outre, les nitrates en excès sont suspectés de provoquer la formation, dans le tube digestif, de nitrosamines, composés hautement cancérogènes.

Cependant, la conséquence la plus préoccupante de la pollution des eaux continentales par les nitrates et les phosphates tient à présent dans l'induction du phénomène de dystrophisation (parfois dénommée à tort eutrophisation).

La plupart des lacs et même les fleuves à débit très lent (le Rhône dans la région de Lyon, par exemple) sont exposés à une dystrophisation chronique. Celle-ci résulte de l'apport direct ou secondaire de ces sels minéraux aux eaux superficielles par suite de l'usage des engrais en agriculture, mais aussi de divers effluents industriels, et surtout, de façon certes paradoxale, par suite des rejets des stations d'épuration. Celles-ci ont en effet précisément pour rôle de minéraliser, c'est-à-dire de transformer en sels dérivés de l'azote et du phosphore les matières organiques fermentescibles.

La dystrophisation des eaux lacustres ou fluviales se manifeste par une multiplication anarchique du phytoplancton et des phanérogames aquatiques résultant de cette surfertilisation en sels minéraux nutritifs (fig. 6).

Les masses colossales de matières végétales produites par l'activité photosynthétique accrue qui en résulte vont s'accumuler au fond du lac. Les bactéries aérobies vont alors se mettre à dégrader par voie oxydative ces masses considérables de matières organiques fermentescibles, engendrant une DBO très importante, dite secondaire, car c'est une conséquence de la pollution primaire par les sels minéraux. Il en résulte une désoxygénation totale des eaux du lac à l'exception des parties les plus superficielles où la photosynthèse est très active, avec pour corollaire la mort massive des animaux benthiques et la disparition des poissons nobles (salmonidés) qui exigent une bonne oxygénation des eaux. Un stade ultime de dystrophisation peut être atteint, caractérisé par l'apparition de fermentations anaérobies dans les sédiments et les couches profondes avec dégagement de méthane et de divers gaz putrides (SH2 et NH3 en particulier).

La plupart des Grands Lacs nord-américains, la quasi-totalité des lacs alpins de quelque importance et maintenant de nombreux lacs chinois sont atteints à des degrés divers par la dystrophisation.

Les eaux continentales sont également polluées de façon permanente ou épisodique par divers composés minéraux et organiques fortement toxiques. Parmi ces derniers, nous citerons des métaux lourds : cadmium, mercure, plomb, zinc, vanadium, d'origine agricole (pesticides, impuretés des engrais) ou industrielle, ainsi que des anions toxiques (dérivés arséniés, cyanures, chromates en particulier).

Parmi les composés organiques, les détergents de synthèse et de nombreux pesticides (insecticides organohalogénés, herbicides dérivés de l'acide phenoxyacétique) représentent les micropolluants le plus souvent détectés dans les sols [cf. sols] comme dans les eaux. En France, on a pu ainsi mettre en évidence, dans les zones d'agriculture intensive, jusqu'à plus de 50 pesticides différents dans les eaux des nappes phréatiques.

La pollution des eaux continentales et des eaux littorales (toutefois à un degré moindre) par les composés organiques de synthèse pose également de redoutables problèmes écotoxicologiques. Il s'agit, en règle générale, de micropolluants xénobiotiques présents dans le milieu aquatique (eaux et sédiments) à l'état de traces, toujours inférieures à la fraction de ppm, voire de ppb. Parmi ces substances, les composés organochlorés (insecticides, solvants, PCB, dioxines) sont les plus ubiquistes.

Plus haut a déjà été évoqué le cas des Grands Lacs nord-américains, qui présentent une pollution chronique marquée par une bioamplification importante des PCB dans les réseaux trophiques des poissons d'intérêt halieutique. Alors que la teneur en PCB des eaux des Grands Lacs atteint en moyenne 0,005 ppb, elle peut atteindre environ 4,53 ppm dans les tissus des truites et à 124 ppm dans les œufs de goélands, animaux se trouvant au sommet de la pyramide écologique) (fig. 7)

Bioamplification des PCB

Bioamplification des PCB

tableau

Les polychlorobiphényles (PCB) sont des composés très résistants aux dégradations. Adsorbés par des particules en suspension, ils sont entraînés vers les milieux aquatiques où ils se déposent. Une fois dans l'eau, ils sont captés par le phytoplancton, consommé à son tour par le... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Pollution : dystrophisation des eaux

Pollution : dystrophisation des eaux

dessin

Principales étapes de la dystrophisation des eaux (d'après F. Ramade, 2005). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Cette pollution d'un grand nombre d'écosystèmes aquatiques de l'est des États-Unis et du Canada a conduit les autorités responsables de l'hygiène publique des États concernés à interdire la consommation des poissons pêchés dans les lacs ou les cours d'eau concernés.

La pollution des océans

Bien que les eaux marines soient exposées aux mêmes catégories de polluants que les écosystèmes dulçaquicoles, la pollution des océans comporte quelques particularités.

Le rejet intempestif de métaux lourds en milieu marin pose des problèmes majeurs. L'affaire du Minamata au Japon, déclenchée dans les années 1950, a présenté des conséquences sanitaires d'une ampleur jusque-là inégalée. D'autres cas de pollution des eaux côtières par des métaux spécifiques se sont manifestés depuis lors. On peut citer ceux qui sont liés à l'usage de composés organostanniques comme le Tributylétain (TBT) et du Triphénylétain (TPT) utilisés dans les peintures anti-salissures des coques des navires. Il a été montré que ces substances étaient toxiques pour les mollusques à des concentrations inférieures à 0,1 μg/l, soit 0,1 ppb. La France a interdit l'emploi du TBT sur les bateaux à partir de 1982.

Les rejets d'hydrocarbures

Le pétrole répandu en mer constitue une pollution encore plus préoccupante à l'échelle globale. Plus du tiers des quelque 3,8 milliards de tonnes de pétrole extraites annuellement emprunte les grandes voies maritimes sous forme brute ou raffinée. En outre, une proportion importante de la production pétrolière mondiale est extraite de gisements offshore. En conséquence, les accidents survenus pendant l'extraction et le transport des hydrocarbures, et, surtout, le lavage des soutes en mer – qui est responsable à lui seul de près de 90 p. 100 de cette pollution – constituent les principales causes de rejets d'hydrocarbures dans les eaux marines. Les plus grandes marées noires d’origine accidentelle furent celles des plates-formes Ixtoc One (ayant déversé, de juin 1979 à février 1980, entre 470 000 tonnes – estimation basse – et 1 500 000 tonnes de brut – estimation haute) et Deepwater Horizon (dont la fuite, qui a débuté le 20 avril 2010 et a duré 86 jours, a officiellement répandu 780 000 tonnes de pétrole), situées toutes les deux dans le golfe du Mexique. La cause majeure de la contamination chronique des océans par les hydrocarbures est donc le « déballastage » des pétroliers. Ces derniers nettoient en effet leurs soutes avec de l'eau de mer après déchargement. Quelque 20 p. 100 des tankers se débarrassent toujours de cette eau souillée de pétrole en la rejetant en haute mer – ce qui est toléré –, ou parfois dans les eaux littorales, mais alors clandestinement. Comme de 1 à 3 p. 100 de la cargaison reste dans les soutes, on estime à plus de 1 million de tonnes par an la pollution océanique qui en résulte dans les principales voies maritimes empruntées par les pétroliers. On peut évaluer à quelque 5 millions de tonnes par an la quantité totale d'hydrocarbures introduite dans l'océan mondial par l'ensemble des activités humaines. Comme une tonne de pétrole peut recouvrir 12 kilomètres carrés d'océan, des surfaces considérables du milieu marin sont de la sorte recouvertes en permanence par un film d'hydrocarbures.

Nettoyage des plages polluées

Nettoyage des plages polluées

photographie

Nettoyage d'une plage polluée par une marée noire, aux États-Unis, en 1990. 

Crédits : Jonathan Nourok/ Getty Images

Afficher

Lors des marées noires, l'impact de la pollution pétrolière sur les êtres vivants benthiques et pélagiques est considérable cf. marées noires). Les oiseaux de mer paient aussi un lourd tribut. Au cours du xxe siècle, la colonie de macareux des îles Scilly en Cornouailles, par exemple, a connu une régression particulièrement spectaculaire, passant de 100 000 oiseaux au début des années 1900 à 100 individus en 1967, à la suite de la catastrophe du Torrey Canyon, première grande marée noire dans les eaux européennes. Lors du naufrage de l'Erika, on a pu estimer entre 100 000 et 300 000 le nombre d'oiseaux de mer qui ont péri, surtout des guillemots de Troïl (Uria aalge) (L. Laubier et al., 2008). Ce nombre est considérable si l'on songe que la catastrophe de l'Amoco-Cadiz, ayant déversé en Manche quelque 223 000 tonnes de pétrole léger, certes moins toxique que le fuel lourd de l'Erika, avait provoqué la mort de moins de 10 000 oiseaux de mer.

La pollution chronique des océans par le pétrole présente aussi des effets désastreux sur les populations d'oiseaux marins. Ainsi, dans l'ensemble de l'Atlantique nord, on estime que les rejets clandestins ou légaux d'hydrocarbures – hors marée noire –, provoqueraient chaque année la mort de quelque 500 000 individus, les familles les plus atteintes étant les Procellariidés (pétrels, puffins) et les Alcidés (pingouins, guillemots, macareux).

La pollution chronique de l'océan par le pétrole exerce aussi des effets pernicieux sur les ressources vivantes marines. Ainsi, des doses modérées de pétrole diminuent l'activité photosynthétique des algues et du phytoplancton. Les poissons qui vivent dans des zones contaminées accumulent des hydrocarbures dans leurs muscles, ce qui les rend inconsommables.

Enfin, en période de couvaison, le pétrole qui souille les plumes des oiseaux adultes contamine les œufs et provoque la mort des embryons. On a pu montrer, par exemple, que 20 microgrammes de fuel no 2 déposés sur des œufs d'eider cause 90 p. 100 de mortalité chez ces derniers.

Apports telluriques

Les apports telluriques constituent une cause très importante de pollution des eaux marines. Des quantités colossales de matières solides en suspension et de substances dissoutes sont amenées dans l'océan par des rejets d'effluents domestiques et industriels provenant des émissaires d'égout qui se déversent dans des fleuves ou directement dans les eaux littorales. Une autre cause de pollution des milieux néritiques résulte des exploitations minières, des opérations d'endigage et d'autres grands travaux qui mettent en suspension dans l'eau de grandes quantités de particules solides. Un autre facteur majeur est lié à l'érosion des sols cultivés qui est une source importante d'apports terrigènes dans les océans.

Apports terrigènes, Tahiti

Apports terrigènes, Tahiti

photographie

Apports terrigènes, provenant de l'érosion des sols à la suite de fortes pluies, dans le lagon du récif frangeant à Tahiti. 

Crédits : M. Porcher

Afficher

Rejets d'effluents urbains

Les rejets d'effluents urbains sont constitués par des eaux usées d'origine domestique et industrielle. Ainsi, sur la côte nord-méditerranéenne, depuis Gibraltar jusqu'à la frontière turque, les rejets s'accroissent en permanence sous l'effet conjugué de l'afflux des touristes et de la migration de la population vers le littoral. Pendant la saison estivale, l'activité de ces villes touristiques se surajoute aux rejets des cités plus anciennes, ce qui accroît la pollution des eaux marines par des matières organiques fermentescibles d'autant que, même s'il existe des stations d'épuration, ces dernières sont saturées par les variations de charge intempestives qu'elles subissent.

Les conséquences de la pollution organique engendrée par ces rejets d'eaux usées d'origine urbaine sont catastrophiques pour la quasi-totalité des organismes constituant les peuplements des milieux néritiques. Des études effectuées dans la zone de rejet du grand émissaire de l'agglomération toulonnaise, au cap Sicié, avant que ne soit construite l'usine d'épuration des eaux usées de cette communauté urbaine (mise en service en 1997), ont montré que le déversement d'effluents pollués à raison de « seulement » 7,5 m3 . sec—1 suffisait pour dégrader, voire pour détruire totalement les peuplements sous-marins sur plus d'une centaine d'hectares, les dégâts étant décelables jusqu'à des profondeurs excédant 40 mètres. Ces dégâts se manifestent en réalité bien au-delà de la nappe de pollution visible et se traduisent par des destructions, entre autres celle des herbiers de posidonies, ces grandes plantes à fleur sous-marines qui constituent une des communautés vivantes les plus riches et les plus productives de toutes les eaux littorales méditerranéennes.

Des observations analogues sur les peuplements infra-littoraux à Cystoseira stricta, une grande algue brune, furent réalisées sur la côte des calanques, au niveau du grand émissaire de Cortiou qui déversait les effluents urbains de la région marseillaise jusqu'en 1989. Depuis cette date, correspondant à la mise en service de la station d'épuration, l'ensemble des eaux usées de la région marseillaise sont traitées avant d'être rejetées en mer bien que l'épuration soit incomplète pour la charge en matières organiques fermentescibles.

Le développement touristique des côtes des mers chaudes bordées de récifs coralliens présente également un impact désastreux sur ces écosystèmes. La pollution organique des eaux due aux rejets des hôtels et des habitations résidentielles provoque la mort des coraux en raison de la turbidité et de la désoxygénation des eaux induites par le déversement de ces effluents pollués.

Rejets de matières solides d'origine industrielle

Au cours du xxe siècle, plusieurs affaires de décharges en milieu marin de boues résiduaires d'origine industrielle ont suscité des mouvements d'opinion en Europe occidentale. Il s'agissait, en règle générale, de résidus du traitement de minerais non ferreux (d'alumine ou de bioxyde de titane).

Aujourd'hui, le problème subsiste dans les zones côtières de bien d'autres régions du monde où sont exploités des gisements de minerais de métaux non ferreux, cette exploitation étant la source de déversements de divers effluents inorganiques toxiques. Ainsi, en Nouvelle-Calédonie, l'exploitation du nickel a déjà conduit à la dégradation de la grande barrière corallienne calédonienne par des apports telluriques de métaux toxiques à l'état dissous ou particulaire. Un vif débat s'est élevé au cours de ces dernières années, autour de la mise en exploitation (prévue pour 2009) du gisement nickélifère et cobaltifère de Goro, localisé dans le sud de l'île. Cela conduira à déverser par semaine, dans les eaux récifales, des millions de mètres cubes d'eaux de traitement chargées de nombreux métaux toxiques, avec des concentrations anormalement élevées de manganèse, mais aussi de nickel, cobalt, cadmium...

Baie de Prony, Nouvelle-Calédonie

Baie de Prony, Nouvelle-Calédonie

photographie

Vue de la baie de Prony dans l'extrême sud de la Nouvelle-Calédonie. La mise en exploitation du gisement nickélo-cobaltifère de Goro conduira à une pollution de ces eaux récifales classées parmi les eaux marines côtières les plus pures du monde. 

Crédits : F. Ramade

Afficher

Pollution de l'océan par les composés organiques de synthèse

On a pu montrer que les composés organochlorés (DDT, PCB) contaminaient la biomasse marine même dans les zones les plus reculées de l'océan mondial. Des requins capturés en plein centre de l'Atlantique en 1972 renfermaient dans leur foie plus de 1 ppm (partie par million) de DDT et de ses dérivés (DDE, par exemple) et jusqu'à 13 ppm de PCB. Ces dernières substances, dont l'utilisation est strictement industrielle, ont même été observées vers l'océan glacial antarctique où elles contaminent les chaînes trophiques tant pélagiques (calmars et phoques) que benthiques (poissons notothenioides). Elles se sont déplacées, par voie atmosphérique, depuis les moyennes latitudes boréales pour finir leur course dans les eaux océaniques antarctiques.

La flore et la faune marines les plus contaminées se rencontrent évidemment dans les zones littorales des pays les plus industrialisés. Le record de concentration de ces polluants organiques persistants est détenu par des moules (Mytilus galloprovincialis) du littoral méditerranéen français, dans la région de Fos-sur-Mer, près de Marseille. Ces mollusques renfermaient 680 000 fois plus de PCB que l'eau de mer dans laquelle elles se développaient. On peut estimer à plus de 1,5 million de tonnes de DDT ont été rejetées dans l'océan, essentiellement au niveau du plateau continental, depuis le début de son utilisation (1943). Même dans l'hypothèse d'un arrêt immédiat et total de l'emploi de cet insecticide et de d'autres encore plus persistants (dieldrine, chlordécone), ils persisteront dans l'environnement pendant des siècles. En effet, le temps de demi-vie de ces composés dans les sédiments peut être estimé à cinquante ans, voire bien au-delà pour le chlordécone.

Pollution nucléaire

Les usages pacifiques de l'énergie nucléaire et a fortiori ses applications militaires soulèvent toute une série de problèmes spécifiques liés aux particularités qu'elle présente et à son immense potentiel de pollution.

Causes de la pollution nucléaire

Depuis les premiers travaux du projet Manhattan jusqu'au milieu des années 1960, les essais atmosphériques d'armement nucléaire ont constitué, de fort loin, la principale cause de pollution radioactive de la biosphère. Cette cause de pollution a considérablement régressé après le traité de 1963 qui interdit ce genre d'expérimentation, bien qu'il n'ait pas été ratifié par tous les États. Cependant, d'autres préoccupations provoquées par la crise pétrolière de 1973 sont apparues, liées à l'important développement de l'industrie électronucléaire observé entre cette date et la fin des années 1980. Ainsi la puissance électronucléaire française qui atteignait 3,5 gigawatts électriques (GWe) en 1970 s'est élevé à 59,5 GWe en 1990. Puis, la baisse transitoire des prix du pétrole a diminué l'intérêt qu'avait suscité cette source d'énergie. Ainsi, alors qu'elle était passée de 45 GWe en 1973 à 328 GWe en 1990, la capacité électronucléaire installée dans le monde n'a crû que de 58 GWe supplémentaires entre cette dernière date et 2005. Toutefois, depuis 2004, l'envolée des prix du pétrole et du gaz naturel relance l'intérêt pour l'énergie d'origine nucléaire. Cette filière énergétique présente l'avantage stratégique de ne pas produire de gaz à effet de serre, donc de ne pas avoir d'influence sur le climat, et d'être largement indépendante du prix de son « combustible », l'uranium 235, lequel peut en outre être stocké massivement, sans problème technique en raison de son faible volume. De plus, les gisements majeurs d'uranium sont totalement indépendants des pays de l'O.P.E.P. puisque une partie importante des réserves connues est localisée au Canada et en Australie.

Plusieurs préoccupations se sont toutefois manifestées par le passé et persistent face au développement des usages pacifiques de l'atome, en un temps exacerbées par l'accident de Tchernobyl (1986). Elles concernent les effets biologiques chroniques et à long terme des radiations, ainsi que les risques écologiques inhérents au problème de la pollution radioactive, que celle-ci soit accidentelle ou liée au fonctionnement du cycle du combustible nucléaire, en particulier ceux associés aux rejets de radioactivité sous forme d'effluents dilués dans les eaux continentales ou marines.

La connaissance du cycle du « combustible » nucléaire est indispensable pour comprendre où se situent les principaux risques de pollution (fig. 8).

Pollution : bioamplification des P.C.B.

Pollution : bioamplification des P.C.B.

dessin

Bioamplification des PCB dans le réseau trophique du lac Érié, l'un des cinq grands lacs d'Amérique. Ces substances atteignent une concentration de 124 ppm dans les œufs des goélands, animaux représentant le sommet de cette chaîne trophique, soit un facteur de biococentration de 107... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Au niveau des mines d'uranium, il existe un danger d'irradiation des mineurs par un gaz rare radioactif, le radon, lequel émet un rayonnement alpha. Par ailleurs, il a été montré, dans certains cas, que les rejets de « stériles » par ces mines étaient susceptibles de provoquer une pollution des eaux superficielles par divers actinides, le radium en particulier.

Les réacteurs électronucléaires constituent, même en fonctionnement normal, une source de pollution radioactive de l'air et des eaux. Le type de réacteurs de loin le plus courant est dénommé R.E.P. (réacteur à eau pressurisée), dont l'actuel E.P.R. (European Pressurized water Reactor), en construction dans certains pays (dont la France), n'est qu'une version perfectionnée du R.E.P., utilisant mieux la matière fissile et produisant moins de déchets nucléaires par kilowattheure généré, tout en ayant une sûreté de fonctionnement encore accrue. Ces types de réacteurs sont refroidis par de l'eau légère sous pression, qui sert aussi de ralentisseur de neutrons. Comme il existe, en fonctionnement normal, une certaine fréquence de rupture des gaines qui isolent de façon étanche le « combustible » nucléaire (uranium enrichi à 3 p. 100 d'uranium 235), l'eau du circuit de refroidissement est contaminée par divers produits de fission. En outre, l'intensité du flux neutronique à l'intérieur du cœur du réacteur est telle qu'elle engendre, par irradiation des matériaux qui le constituent, des produits d'activation extrêmement dangereux (manganèse 54, cobalt 60, par exemple). On est donc obligé de renouveler périodiquement l'eau du circuit de refroidissement, ce qui entraîne une pollution de l'air et des eaux de surface dans lesquelles les effluents dilués sont déversés. Il convient toutefois de noter que cette pollution est vraiment modeste en fonctionnement normal. Ainsi, malgré la présence de nombreuses installations nucléaires sur le Rhône, on relève, en Arles, dans les eaux de ce fleuve, une radioactivité hors tritium de l'ordre de 1 Bq/l pour la somme des deux principaux polluants que sont le ruthénium 106 et le césium 144, valeur vraiment minime.

Des travaux effectués sur la contamination radioactive des sédiments des étangs de la réserve naturelle de Camargue, zone pourtant située en aval de toutes ces installations, montrent aussi des valeurs est très faibles. Seul, un pic important par rapport au « bruit de fond » de cette pollution a été détecté, correspondant aux retombées de l'accident de Tchernobyl.

En réalité, les principaux problèmes de contamination de l'environnement propres à l'industrie nucléaire se situent à l'endroit des usines de retraitement des combustibles irradiés (la Hague, en France, par exemple).

Celles-ci ont pour objet de séparer la matière fissile résiduelle (uranium 235 non brûlé) ainsi que le précieux plutonium, qui s'est formé par capture neutronique dans les éléments combustibles, et les divers déchets radioactifs inclus dans ces derniers. En sus des produits de fission qui proviennent de la désintégration de l'uranium (les uns ayant une masse atomique voisine de 90 : krypton 85, strontium 90, par exemple ; les autres une masse atomique voisine de 130 : iode 131, césium 137, par exemple), ces déchets nucléaires renferment aussi des produits d'activation (tritium, divers matériaux activés). En outre, comme aucune technique de récupération n'est efficace de façon absolue, on trouve dans les résidus du retraitement du plutonium 239 et d'autres transuraniens (americium, curium), dont la période se chiffre en milliers d'années. Il convient toutefois de reconnaître que des progrès considérables ont été effectués au cours des années 1980 et 1990, diminuant les rejets de radioactivité contenus dans les effluents dilués d'un facteur 104, tant à l'usine de retraitement de combustibles irradiés de Sellafield en Angleterre que dans celle de la Hague en France.

Le seul problème réel auquel on n'a pas encore apporté une solution satisfaisante, laquelle tiendrait en leur destruction, résulte de la production par les usines de retraitement de déchets hautement radioactifs.. Ainsi, le programme électronucléaire français nécessite le retraitement annuel de quelque 800 tonnes de combustibles irradiés. Aux États-Unis, les autorités responsables du nucléaire ont décidé, depuis le début des années 1980, de ne pas procéder au retraitement des combustibles irradiés et de les stocker dans des piscines. Cette décision est, entre autres raisons, justifiée par le prix relativement bas de l'uranium, même si ce dernier a doublé depuis 2005 à la suite du démarrage des programmes de construction de réacteurs électronucléaires par la Chine, l'Inde et d'autres pays.

Le fait de ne pas retraiter immédiatement les combustibles irradiés présente aussi l'avantage de permettre une baisse considérable de radioactivité de ces derniers avec le temps par le jeu de la désintégration spontanée des radioéléments.

Conséquences radioécologiques

La pollution nucléaire se traduit par une augmentation de la quantité d'irradiation à laquelle l'homme est en moyenne soumis dans son environnement par exposition externe ou interne (respiration, alimentation). Cette pollution ajoute en effet son action à celle de l'irradiation naturelle (rayons cosmiques, « vents » solaires, radioactivité de l'air, des roches, etc.) à laquelle tous les êtres vivants sont soumis en milieu terrestre (fig. 9).

Risques de pollution nucléaire

Risques de pollution nucléaire

dessin

Risques inhérents aux diverses phases du cycle de traitement et de l'usage des matières fissiles comme « combustibles » dans les réacteurs nucléaires de puissance. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

En l'absence de guerre nucléaire, la seule cause d'irradiation aiguë à laquelle les populations humaines pourraient être exposées résulterait d'un accident qui surviendrait à des installations nucléaires civiles. Jusqu'à présent, seule la catastrophe de Tchernobyl, en avril 1986, a donné lieu à de telles conséquences et à une contamination d'importantes surfaces d'habitats naturels terrestres et aquatiques.

La principale cause de contamination à laquelle l'espèce humaine est exposée provient de la pollution de sa nourriture par le jeu des phénomènes de bioconcentration des radionucléides dans les chaînes trophiques terrestres et aquatiques. Les radioéléments les plus dangereux de ce point de vue sont, en règle générale, ceux qui possèdent une activité biologique spécifique intense comme l'iode 131 par exemple, qui se fixe en quelques heures dans la thyroïde. Ce sont aussi les radioéléments de période assez longue, supérieure à l'année, qui leur permet donc d'irradier l'organisme qu'ils contaminent pendant une durée prolongée. Tel est par exemple le cas du strontium 90 (période de 28 ans), qui se fixe dans les os car il est chimiquement voisin du calcium, ou du césium 137 (analogue du potassium), de période de trente-deux ans, qui se fixe dans les muscles.

On a pu de la sorte observer une concentration de tels éléments dans diverses chaînes alimentaires de l'homme, soit en raison de la pollution de sols par des retombées radioactives, soit à cause du rejet, dans les eaux, d'effluents dilués par des usines de retraitement de combustibles irradiés. Lors de l'accident de Tchernobyl, on a pu assister à une contamination – importante en Europe centrale et septentrionale – du lait (fig. 10) et de la viande des animaux domestiques.

Nucléaire : causes d'irradiation et doses reçues

Nucléaire : causes d'irradiation et doses reçues

graphique

Principales causes d'irradiation et importance des doses reçues par la population aux États-Unis. On constate que le radon, contenu dans l'air des habitations construites avec des roches magmatiques ou dissous dans les eaux minérales, représente à lui seul 55 % de la dose totale reçue et... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Plusieurs milliers de rennes ont dû être abattus en Laponie, car leurs muscles renfermaient des doses excessives de césium 137, ce qui interdisait leur consommation. Pour la même raison, plusieurs milliers de tonnes de lait en poudre ont été détruits en Allemagne.

Pour les populations humaines exposées, la pollution nucléaire se traduit par une augmentation de la probabilité d'effets carcinogènes et de l'induction de mutations génétiques provoquées par l'exposition permanente à de faibles doses de radiations. Les experts estiment qu'un doublement de la dose d'irradiation naturelle à laquelle l'homme est soumis augmenterait de 20 p. 100 le taux de mutation, et qu'une exposition à une dose de 20 millisieverts (mSv) par an pendant toute une vie accroîtrait de 10 p. 100 la mortalité par cancer.

En conséquence, la Commission internationale de radioprotection a établi des normes très strictes. Celles-ci stipulent que l'on ne doit pas dépasser une dose d'irradiation annuelle de 30 mSv chez les travailleurs de l'industrie nucléaire, de 3 mSv chez les « individus isolés » qui vivent au voisinage d'installations nucléaires, enfin de 1 mSv (une valeur analogue à la dose moyenne d'irradiation naturelle) pour l'ensemble des populations humaines. Enfin, une autre conséquence redoutable de la pollution nucléaire pour les populations humaines tient, en certaines circonstances, en la contamination des sols qui peut rendre certaines zones inutilisables pendant des décennies (cas de la zone d'exclusion de Tchernobyl).

Le problème des déchets radioactifs

Le problème des déchets radioactifs constitue la question la plus préoccupante associée au développement de l'énergie nucléaire eu égard aux masses considérables de combustibles irradiés qui devront être retraitées. Au niveau des usines de retraitement, la plupart des radionucléides sont contenus dans des effluents liquides. Ceux-ci sont concentrés et stockés dans des récipients étanches afin de confiner la radioactivité. Cependant, les gaz rares radioactifs et certaines radio-iodes sont libérés dans l'atmosphère au niveau des évaporateurs. Par ailleurs, le tritium ainsi qu'une partie des produits de fission ou d'activation (90Sr, 137Cs, 106Ru, 60Co, transuraniens, par exemple), qui ne peuvent pas entièrement récupérés, sont déversés dans les fleuves ou la mer sous forme très diluée (effluents dits de faible activité). En définitive, pour se débarrasser des déchets radioactifs, l'industrie nucléaire est assez désarmée, car elle ne peut ni détruire – dans les données techniques actuelles – ni modifier les rayonnements émis. Elle ne peut donc protéger l'homme et le milieu naturel qu'en diminuant la densité du rayonnement par dilution ou interposition d'écrans.

Depuis quelques années, une solution provisoire a été trouvée pour résoudre le préoccupant problème des volumes considérables et croissants d'effluents de haute activité qui s'accumulaient sur les aires de stockage des usines de retraitement. Mise au point en France par le C.E.A., cette solution consiste à déshydrater totalement les effluents et à insolubiliser par vitrification à haute température les déchets radioactifs qu'ils renferment. Les cylindres de « verre » ainsi obtenus peuvent être stockés sous contrôle en surface, dans des locaux adéquats, voire dans des mines de sel désaffectées, et de façon sûre en raison de l'insolubilité du verre.

Il n'empêche que la durée pendant laquelle ces déchets radioactifs devront être stockés à l'extérieur de la biosphère est très considérable. Comme il faut attendre une vingtaine de périodes pour qu'ils se désactivent de façon suffisante par décroissance radioactive, cela implique des durées de stockage fort longues, à l'échelle des temps historiques (fig. 11). À titre d'exemple, cette durée doit s'étendre sur six cent quarante ans dans le cas des déchets renfermant du césium 137 (période 32 ans) et sur quatre cent quatre-vingt-dix mille ans dans le cas de déchets renfermant du plutonium 239 (période de 24 500 ans) !

Qui prétendrait pouvoir se porter garant de l'étanchéité des containers pendant de telles durées ? Certes, la solution d'enfouir ces containers dans des couches géologiques, étanches et profondes, et selon un cadre réglementaire, permettra de les stocker pour des durées considérables. Après tout, si l'on dispose d'une mine de sel remontant à la fin du Trias (Rhétien), cela signifie que depuis 203 millions d'années aucune trace d'eau n'a accédé à ces couches sinon cet élément aurait depuis longtemps disparu par dissolution. On voit mal comment de l'eau pourrait apparaître à brève échéance dans de telles strates. Toutefois, il faut bien convenir que la seule solution rationnelle du problème des déchets de l'industrie nucléaire tient en la mise en œuvre d'une technologie nouvelle, aujourd'hui en cours d'étude, qui permettrait de les détruire physiquement.

Durée de stockage des déchets nucléaires

Durée de stockage des déchets nucléaires

graphique

Durée pendant laquelle devraient être stockés les déchets nucléaires si l'on attend qu'ils s'inactivent spontanément par décroissance naturelle de leur radioactivité. Cette durée du risque est définie arbitrairement en la comparant à celle qui serait liée à l'ingestion par voie bucale... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

—  François RAMADE

Bibliographie

P. Bourdeau, J. A. Haines, W. Klein & K. Murti, « Ecotoxicology and climates », in Scope, no 38, John Wiley and Sons, 1989

S. O. Rydings & W. Rast, L'Eutrophisation des lacs et réservoirs, U.N.E.S.C.O.-Masson, 1994

International institute of environment & development (I.I.E.D.), World Resources 1992/1993, Oxford Univ. Press, Washington, 1992

International Panel on Climate Change (I.P.C.C.), The Fourth Assessment Report « Climate Change 2007 », P.N.U.E., 2007

L. Laubier et al., La Marée noire de l'« Erika ». Quelles conséquences écologiques ?, Institut océanographique, Paris, 2008

HLe Treut & R. Kandel, « L'Effet de serre », in La Recherche, vol. XXIII, 1992

J. Mc Cormick, Acid Earth, the Global Threat of Acid Deposition, Earthscan, Londres, 1990

P. Mathy et al., Air Pollution and Ecosystems, Reidel Publ., Dordrecht, 1988

A. Misch, « Assessing Environmental Health Risks », in L. Brown et al., State of the World 1994, Norton and Co., New York, 1993

Programme des Nations unies pour l'environnement (P.N.U.E.), Environmental Data Report, 1991-1992, M.A.R.C., Kings College, Londres, 1992 ; ibid. 1994

F. Ramade, Des catastrophes naturelles ?, Dunod, 2006 ; « Les Pollutions globales », in Les Catastrophes écologiques, Mc Graw Hill, Paris, 1987 ; Ecotoxicology, John Wiley, Chichester-New York, 1987 ; Écologie appliquée, Ediscience-Dunod, 6e éd. 2005 ; Précis d'écotoxicologie, Masson, Paris, 1992 ; Dictionnaire encyclopédique de l'écologie et des sciences de l'environnement, Ediscience International, Dunod, 2002 ; Dictionnaire encyclopédique des pollutions, Ediscience international, 2001 ; Introduction à l'écotoxicologie, Tec & doc, Lavoisier, 2007

R. S. Stolarski, « The Antarctic Ozone Hole », in Scient. Amer., vol. CCLVIII, no 1, 1988

J. C. White, Global Climate Change Linkages : Acid Rains, Air Quality and Stratospheric Ozone, Elsevier, 1989.

Écrit par :

  • : professeur émérite d'écologie à la faculté des sciences d'Orsay, université de Paris-Sud-Orsay

Classification


Autres références

«  POLLUTION  » est également traité dans :

AÉRONOMIE

  • Écrit par 
  • Gaston KOCKARTS
  •  • 4 144 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre «  Formation de nouveaux constituants »  : […] cycle sont essentiellement d'origine anthropogénique (dus aux activités humaines). En effet, les chlorofluorocarbures (CFC), utilisés massivement comme gaz réfrigérants, ou comme gaz propulseur dans les aérosols ont libéré des composés chlorés. Lors du Protocole de Montréal (signé le 16 août 1987 et entré en vigueur le 1er […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aeronomie/#i_5536

AÉROPORTS

  • Écrit par 
  • Jean-Yves VALIN
  •  • 6 547 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « La qualité de l'air »  : […] air ambiant : les stations de mesure de la qualité de l'air ambiant implantées sur les aéroports et dans leur voisinage permettent de suivre les concentrations des « marqueurs » habituels de pollution – ozone, oxydes d'azote, hydrocarbures imbrûlés –, généralement inférieures aux teneurs habituellement rencontrées dans les grandes agglomérations […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aeroports/#i_5536

AGRICULTURE - Histoire des agricultures depuis le XXe siècle

  • Écrit par 
  • Marcel MAZOYER, 
  • Laurence ROUDART
  •  • 9 956 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Revers écologiques »  : […] Dans les pays développés, les pollutions environnementales ou alimentaires dues à l'usage abusif d'engrais minéraux, de produits de traitement des plantes ou des animaux, ou à de trop fortes concentrations d'animaux dans des ateliers de production hors-sol, sont devenues manifestes à partir des années 1970. La spécialisation des exploitations et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/agriculture-histoire-des-agricultures-depuis-le-xxe-siecle/#i_5536

AGRONOMIE

  • Écrit par 
  • Stéphane HÉNIN, 
  • Michel SEBILLOTTE
  •  • 9 159 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un nouveau problème pour l'agronomie : la protection de l'environnement »  : […] devenu un nouveau problème pour l'agronomie. On a commencé à demander au xxe siècle et l'on demande toujours à l'agriculture de contribuer à la lutte contre les pollutions, et, simultanément, on l'accuse de polluer. C'est un vaste problème qui ne pourra être traité ici qu'à l'aide de quelques exemples […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/agronomie/#i_5536

AIR

  • Écrit par 
  • Jean PERROTEY
  •  • 2 150 mots
  •  • 2 médias

e siècle, par divers rejets gazeux dans l'air. Les problèmes de pollution ont dépassé les seuils critiques dans certaines régions du globe, avec parfois des conséquences dramatiques pour la vie des habitants. En France, un certain nombre de réseaux d'analyses automatiques d'air fonctionnent en permanence ; les pouvoirs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/air/#i_5536

ALIMENTATION (Aliments) - Risques alimentaires

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre RUASSE
  •  • 4 747 mots

Dans le chapitre « Contaminations accidentelles »  : […] Un cas particulier, remis en lumière par des intoxications graves, est celui de la contamination mercurielle liée à des déversements en mer de déchets industriels. Il est spécialement important parce qu'il met l'accent sur des phénomènes écologiques ignorés ou méprisés jusqu'alors. L'illustration en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alimentation-aliments-risques-alimentaires/#i_5536

AMOCO CADIZ MARÉE NOIRE DE L' (16 mars 1978)

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 469 mots

Le soir du 16 mars 1978, le supertanker Amoco Cadiz s'échoue face au petit port breton de Portsall (Finistère-Nord), libérant, en quinze jours, 223 000 tonnes de pétrole léger et 4 000 tonnes de fioul lourd. Les conséquences en sont lourdes : 300 kilomètres de côtes polluées, entre 19 000 et 37 000 oiseaux morts ainsi que des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maree-noire-de-l-amoco-cadiz/#i_5536

ANTARCTIQUE

  • Écrit par 
  • Pierre CARRIÈRE, 
  • Edmond JOUVE, 
  • Jean JOUZEL, 
  • Gérard JUGIE, 
  • Claude LORIUS
  •  • 16 437 mots
  •  • 26 médias

Dans le chapitre « Le trou dans la couche d'ozone »  : […] obtenues par satellite en ont confirmé l'ampleur et l'extension géographique, tandis que le suivi des modifications de composition chimique associée à ce phénomène démontre l'implication des chlorofluorocarbures. Ces produits de l'industrie chimique, utilisés pour la réfrigération, la fabrication des mousses synthétiques et les bombes aérosols, se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antarctique/#i_5536

ARCTIQUE (géopolitique)

  • Écrit par 
  • François CARRÉ
  •  • 6 916 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les enjeux environnementaux  »  : […] L'océan Arctique n'est qu'un élément de l'océan mondial. Comme il participe aux flux atmosphériques et océaniques planétaires, il est victime de pollutions venues d'ailleurs, d'autant plus que les milieux polaires, du fait de leurs basses températures, de l'absence saisonnière d'eau liquide et de leur couverture de neige et de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arctique/#i_5536

ASIE (Géographie humaine et régionale) - Dynamiques régionales

  • Écrit par 
  • Manuelle FRANCK, 
  • Bernard HOURCADE, 
  • Georges MUTIN, 
  • Philippe PELLETIER, 
  • Jean-Luc RACINE
  •  • 24 806 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Fleuves, eaux cachées, eaux perdues, montagnes-refuges »  : […] 69 500 km2 en 1960 contre 20 000 à la fin des années 2000. La pollution par les engrais (et les essais d'armes chimiques) ont fait de la mer d'Aral une des zones les plus polluées du monde. La pollution de la Caspienne compromet également la production de caviar, qui conserve une part plus importante que l'industrie dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/asie-geographie-humaine-et-regionale-dynamiques-regionales/#i_5536

ASTHME

  • Écrit par 
  • Philippe GODARD, 
  • François-Bernard MICHEL
  •  • 5 849 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La pollution atmosphérique »  : […] Les gaz ou particules atmosphériques constituent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/asthme/#i_5536

ASTHME ET IMMUNITÉ INNÉE

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 2 488 mots
  •  • 1 média

du dépeuplement des campagnes, un changement de style de vie, le développement majeur des pollutions industrielles, etc. Pour l’opinion publique, l’évolution de la vie moderne (développement des villes, de la chimie, etc.) est responsable de la recrudescence de ces maladies respiratoires. Qu’aurions-nous donc progressivement perdu depuis la fin du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/asthme-et-immunite-innee/#i_5536

AUTOMOBILE - Défis

  • Écrit par 
  • Daniel BALLERINI, 
  • François de CHARENTENAY, 
  • André DOUAUD, 
  • Francis GODARD, 
  • Gérard MAEDER, 
  • Jean-Jacques PAYAN
  •  • 11 548 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Les filières actuelles de fabrication de biocarburants »  : […] Par rapport aux carburants pétroliers, l'utilisation des biocarburants entraîne, à production énergétique semblable, une diminution de certains polluants (hydrocarbures imbrûlés, monoxyde de carbone, particules) mais génère plus d'oxydes d'azote (NOX). Elle conduit aussi à des gains sur les niveaux d'émission de G.E.S., sans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/automobile-defis/#i_5536

BACTÉRIOLOGIE

  • Écrit par 
  • Jean-Michel ALONSO, 
  • Jacques BEJOT, 
  • Michel DESMAZEAUD, 
  • Didier LAVERGNE, 
  • Daniel MAZIGH
  •  • 18 334 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Dépollution »  : […] En tout cas, il fallait éviter de laisser les résidus récalcitrants encombrer les milieux naturels […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bacteriologie/#i_5536

BAÏKAL LAC

  • Écrit par 
  • Laure ARJAKOVSKY, 
  • Pierre CARRIÈRE
  •  • 4 057 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Des décennies de pollution »  : […] destinée à la fabrication des pneus d'avion. Cela ne manquerait pas d'entraîner une pollution chimique, mais c'était le prix à payer pour rivaliser avec les Américains. En 1966, le combinat de pâte à papier de Baïkalsk, construit par le ministère de l'Industrie forestière, de la Cellulose et du Papier, était mis en service […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lac-baikal/#i_5536

BALKHACH LAC

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 729 mots

a baissé de plusieurs mètres tandis que les eaux devenaient de plus en plus salines. Ces dernières sont également polluées par les fuites des dépôts de stockage de combustible ainsi que par l'exploitation des mines de cuivre le long des rives. Une partie des prises de pêche est aujourd'hui impropre à la consommation. Les forêts et les terres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lac-balkhach/#i_5536

BHOPAL ACCIDENT CHIMIQUE DE (2-3 décembre 1984)

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 591 mots
  •  • 1 média

Le 3 décembre 1984, un nuage mortel a flotté au-dessus de Bhopal, État du Madhya Pradesh en Inde, formé à partir de 40 tonnes de méthyle isocyanate (MIC) échappé d’une importante usine de la firme multinationale Union Carbide. Selon les chiffres officiels, la « brume étrange » a provoqué la mort de 6 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/accident-chimique-de-bhopal/#i_5536

BIODÉPOLLUTION

  • Écrit par 
  • Sylvain CHAILLOU, 
  • Jérôme COMBRISSON
  •  • 2 986 mots

Depuis le milieu du xixe siècle, les effets de l'industrialisation ont rompu l'équilibre existant pour le recyclage naturel des éléments. Le rejet brutal et massif de résidus toxiques dans l'environnement a peu à peu conduit à l'apparition de risques nouveaux, encore mal évalués, pour l'équilibre des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/biodepollution/#i_5536

BIOTECHNOLOGIES

  • Écrit par 
  • Pierre TAMBOURIN
  •  • 5 348 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les biotechnologies et l'environnement »  : […] En revanche, nombre de pollutions environnementales, qu'elles soient chimiques, biologiques, d'origine industrielle ou autres, sont ou seront traitées par des méthodes biotechnologiques. On utilise déjà des micro-organismes pour dégrader des déchets toxiques en produits non dangereux, en particulier en eau et dioxyde de carbone (biorestauration). […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/biotechnologies/#i_5536

BRAER MARÉE NOIRE DU (janv. 1993)

  • Écrit par 
  • Christophe ROUSSEAU
  •  • 529 mots
  •  • 1 média

20 kilomètres et s'échoue vers 11h20 à l'ouest de Sumburgh Head, au sud des îles Shetland. Il se brise progressivement, laissant échapper sa cargaison, constituée de 84 500 tonnes de pétrole brut dans la mer du Nord et de 1 700 tonnes de fioul lourd de propulsion. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maree-noire-du-braer/#i_5536

CADMIUM

  • Écrit par 
  • Alexandre TRICOT
  •  • 8 048 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre «  Propriétés physiologiques »  : […] Les études épidémiologiques visent à déterminer si la pollution de l'environnement par le cadmium, comme cela peut se produire dans certaines zones industrielles, est susceptible de conduire à des affections rénales sur la population en général, autre que celle particulière des ouvriers concernés professionnellement. Ces études sont notamment […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cadmium/#i_5536

CANCER - Cancer et santé publique

  • Écrit par 
  • Maurice TUBIANA
  •  • 14 712 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Identification des agents cancérogènes »  : […] La pollution pose des problèmes complexes car aucune étude biologique ou épidémiologique n'apporte des arguments en faveur d'un risque cancérogène lié à la pollution des aliments et de l'eau. En particulier, les nitrates (parfois incriminés), les dioxines (aucun excès de cancer n'a été constaté parmi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cancer-cancer-et-sante-publique/#i_5536

CANCER ET ENVIRONNEMENT

  • Écrit par 
  • Dominique BELPOMME
  •  • 1 544 mots
  •  • 2 médias

beaucoup plus fréquentes. Le nouveau paradigme ici proposé est que santé et environnement sont indissociables : nombre de cancers non liés au tabagisme sont causés par la pollution physico-chimique de notre environnement et les facteurs qui en relèvent agissent en complémentarité de ceux qui découlent de notre mode de vie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cancer-et-environnement/#i_5536

CANCÚN CONFÉRENCE DE (2010)

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 932 mots

globale à 2 0C par rapport aux niveaux pré-industriels, les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (G.E.S.) de 25 à 40 p. 100 d'ici à 2020, en prenant 1990 comme année de référence. Ce point est inscrit dans le chapitre consacré à l'avenir du protocole de Kyōto : il n'implique donc pas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conference-de-cancun/#i_5536

CARBURANTS

  • Écrit par 
  • Daniel BALLERINI, 
  • Jean-Claude GUIBET, 
  • Xavier MONTAGNE
  •  • 10 526 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre «  Les carburants et la protection de l'environnement »  : […] de l'environnement, s'est développé tout d'abord aux États-Unis au cours des années 1980. Il est maintenant répandu dans le monde entier, de telle sorte que, désormais, les contraintes relatives à la réduction de la pollution atmosphérique gouvernent, autant que les exigences des moteurs, l'évolution des caractéristiques des carburants […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/carburants/#i_5536

CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE

  • Écrit par 
  • François RAMADE
  •  • 995 mots
  •  • 1 média

les pollutions chimiques, qu'elles soient accidentelles, comme les marées noires, ou issues de rejets permanents de contaminants (pluies acides, pollutions diffuses par des polluants organiques persistants […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/catastrophe-ecologique/#i_5536

CATASTROPHE NUCLÉAIRE DE FUKUSHIMA-DAIICHI, en bref

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 313 mots

celle des groupes électrogènes de secours.Au cours des jours qui suivent, l'interruption du refroidissement entraîne la fusion partielle du cœur des réacteurs, des explosions d'hydrogène qui endommagent davantage les installations et ralentissent les opérations de secours. Du matériel radioactif est relâché dans l'atmosphère et dans l'eau de mer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/catastrophe-nucleaire-de-fukushima-daiichi-en-bref/#i_5536

CATASTROPHES INDUSTRIELLES - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 2 484 mots

1976 Explosion, le 10 juillet, d'une usine chimique localisée à Seveso (Italie), provoquant la formation d'un nuage contenant des dioxines, composés toxiques. Près de 15 000 personnes sont évacuées et 250 cas d'affections cutanées sont recensés. L'exploitant paie 650 millions de francs en dépollution […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/catastrophes-industrielles-reperes-chronologiques/#i_5536

CHANGEMENT CLIMATIQUE

  • Écrit par 
  • Robert KANDEL
  •  • 8 797 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Un cap à ne pas franchir »  : […] va de 2 (pour la France, largement nucléarisée) à plus de 7 tonnes par an (États-Unis). Les aérosols liés à la pollution continueront de compenser partiellement le renforcement de l'effet de serre dû au CO2 ajouté à l'atmosphère, mais leur importance relative ira en diminuant. En effet, leur temps de résidence atmosphérique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/changement-climatique/#i_5536

CHANGEMENT CLIMATIQUE ET SANTÉ

  • Écrit par 
  • Virginie CAVIER
  •  • 2 489 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Effets indirects identifiés de changement de l’environnement »  : […] Les fortes pluies de l’hiver et les sécheresses estivales sont autant de facteurs de pollution de l’eau. Là où n’existe plus de terre végétale, les pluies lessivent les sols et entraînent dans le réseau hydrique une multitude de substances : polluants industriels, phytosanitaires en tout genre, ou lixiviats de centres de traitement des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/changement-climatique-et-sante/#i_5536

CHARBON - Industrie charbonnière

  • Écrit par 
  • Michel BENECH, 
  • Pierre BERTE, 
  • Jacques BONNET, 
  • Robert PENTEL
  •  • 11 875 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre «  Quels enjeux environnementaux pour le charbon ? »  : […] On ne reviendra pas sur les impacts associés à l'extraction, au transport et au stockage. En ce qui concerne les centrales thermoélectriques, les émissions acides (SOx et NOx) des années 1980 ont été bien réglées, même si le parc mondial présente des disparités notables entre les centrales à émissions extrêmement réduites […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charbon-industrie-charbonniere/#i_5536

CHIMIE - Histoire

  • Écrit par 
  • Élisabeth GORDON, 
  • Jacques GUILLERME, 
  • Raymond MAUREL
  •  • 11 166 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « La chimie et les secteurs socio-économiques »  : […] Dans le cadre de l'environnement, il revient aux chimistes de détecter les polluants dans l'atmosphère ou dans l'eau et le sol, puis de les analyser. Ils interviennent également dans l'étude du cycle des éléments (azote, carbone...) et des formes successives sous lesquelles les éléments se trouvent dans la nature. Ils sont enfin chargés de mettre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chimie-histoire/#i_5536

CHIMIE - La chimie aujourd'hui

  • Écrit par 
  • Pierre LASZLO
  •  • 10 831 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Chimie environnementale »  : […] La chimie environnementale fournit des critères de qualité : air, eau, etc. Elle mesure des teneurs en polluants, comme des métaux lourds (exemple : cadmium de piles électriques usagées) ou des toxines (exemple : dioxines), venus contaminer des sols. Surtout, et c'est son objectif le plus délicat et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chimie-la-chimie-aujourd-hui/#i_5536

CHIMIE - Chimie durable

  • Écrit par 
  • Hagop DEMIRDJIAN
  •  • 2 941 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre «  Initiatives publiques et privées »  : […] promotion de la chimie durable proprement dite, les États-Unis font figure de pionniers. Dès 1990, ils adoptent la « loi de prévention de la pollution » (Pollution Prevention Act), qui marque un changement d'attitude radical vis-à-vis de la pollution : plutôt que d'accepter le cycle pollution-dépollution, la loi impose de concentrer les efforts […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chimie-chimie-durable/#i_5536

CHINE - Cadre naturel

  • Écrit par 
  • Guy MENNESSIER, 
  • Thierry SANJUAN, 
  • Pierre TROLLIET
  •  • 5 866 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Environnement, flore et faune »  : […] vents et l'érosion des sols, et les réserves naturelles se multiplient, notamment dans le Sud-Ouest chinois. Mais la pollution des eaux, des sols et de l'air ne cesse de s'aggraver en raison des rejets des industries et des villes qui restent sous-équipées en stations d'épuration, et elle se transforme en une véritable […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chine-cadre-naturel/#i_5536

CHINE - Économie

  • Écrit par 
  • Françoise LEMOINE, 
  • Thomas VENDRYES
  •  • 8 216 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Insatisfactions, instabilité et risques pesant sur l’équilibre social »  : […] Une source de ces insatisfactions est l’extrême dégradation de l’environnement. Non seulement celle-ci constitue une menace directe pour la soutenabilité et la durabilité du développement chinois, mais elle affecte très directement la qualité de vie des citoyens, qui subissent les effets des produits toxiques présents dans la nourriture ou dans l’ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chine-economie/#i_5536

COASE RONALD HARRY (1910-2013)

  • Écrit par 
  • Françoise PICHON-MAMÈRE
  •  • 1 306 mots

Dans le chapitre « Le problème du coût social »  : […] les individus des effets négatifs des actions d'autres individus (les externalités). Prenant l'exemple du contrôle de la pollution, il explique que s'il y a des droits de propriété clairement affectés à toutes les ressources considérées, et si tous les agents économiques peuvent se mettre en relation pour négocier entre eux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ronald-harry-coase/#i_5536

COLBORN THEODORA EMILY dite THEO (1927-2014)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 519 mots
  •  • 1 média

sous l’influence des actions humaines. C’est à ce moment, vers la fin des années 1980, qu’elle démontre que de nombreux produits chimiques présents dans l’eau, sont absorbés par les animaux et que les femelles de ces derniers les transmettent à leur descendance – qu’elles soient vivipares ou ovipares – et y induisent des perturbations du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/colborn-theodora-emily-dite-theo/#i_5536

COP 21

  • Écrit par 
  • Catherine AUBERTIN
  •  • 3 290 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le cadrage de la question climatique remis en cause »  : […] La question climatique est alors investie par l’économie de l’environnement et traitée comme une question de pollution. Un accord multilatéral sous l'égide des Nations unies devait fixer un plafond souhaitable d'émissions de GES, exprimé en équivalents de dioxyde de carbone (CO2), afin de partager le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cop-21/#i_5536

COÛT SOCIAL

  • Écrit par 
  • Xavier GREFFE
  •  • 4 114 mots

Dans le chapitre « L'économie de l'environnement »  : […] les agents sauront ouvrir entre eux des quasi-marchés qui conduiront à un taux optimal de pollution. Cette option, à l'encontre de ce qui se passe dans les manuels de théorie économique, est peu plausible : elle se heurte à une très forte demande sociale qui ne se satisfait ni des effets redistributifs que ce genre d'allocation entraînera ni des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cout-social/#i_5536

CYCLES BIOGÉOCHIMIQUES

  • Écrit par 
  • Jean-Claude DUPLESSY
  •  • 7 880 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « La perturbation par les activités humaines »  : […] azote passe finalement à l'océan sous forme de nitrate. Les conséquences de cette perturbation sont encore inconnues à l'échelle globale mais se traduisent par un accroissement, parfois catastrophique, de la production primaire des zones côtières polluées, provoquant les fameuses marées rouges, coloration due à la prolifération de micro-algues […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cycles-biogeochimiques/#i_5536

DÉCHETS

  • Écrit par 
  • Jean GOUHIER
  •  • 9 260 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « L'extension des traitements thermiques : production d'énergie et purification  »  : […] rapide de la filière de l'incinération, des négligences d'équipements ont entraîné des pollutions avérées de bétail atteint par la dioxine dans le Nord de la France (1998) et en Savoie (2001). En 1996, en France, moins de la moitié des incinérateurs de forte capacité (de plus de 6 tonnes/heure) étaient aux normes recommandées par deux directives […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dechets/#i_5536

DÉCROISSANCE

  • Écrit par 
  • Fabrice FLIPO
  •  • 5 443 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les thèses en présence »  : […] humain en 1972, organisé par les pays développés pour évoquer la question de l'augmentation des pollutions, leur position est claire : la pollution est un problème de riches, qui consomment énormément. Si la situation est grave, alors les pays riches doivent agir en premier, laissant aux pays en développement l'espace qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/decroissance/#i_5536

DÉVELOPPEMENT DURABLE

  • Écrit par 
  • Dominique BOURG
  •  • 1 886 mots
  •  • 1 média

e siècle 80 p. 100 de l'énergie non renouvelable annuellement consommée) ; une dégradation dangereuse de la biosphère (imputable à la concentration de gaz à effet de serre, à l'érosion accélérée de la biodiversité, à l'accumulation de polluants divers, etc.) qui compromet le développement et peut-être l'existence même […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/developpement-durable/#i_5536

DIOXINES

  • Écrit par 
  • François RAMADE
  •  • 456 mots
  •  • 2 médias

La connaissance des problèmes écotoxicologiques liés à la pollution de l'environnement par les dioxines est apparue au cours de la guerre du Vietnam à la suite de l'usage de défoliants renfermant des résidus de ces substances. Ultérieurement a été observée une pollution diffuse par les PCDD liée à leur formation lors de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dioxines/#i_5536

EAU - Les défis de l'eau

  • Écrit par 
  • Ghislain de MARSILY
  •  • 7 681 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Qualité des milieux aquatiques et des écosystèmes »  : […] Les atteintes à la qualité des milieux aquatiques dans les pays développés sont aujourd'hui, par ordre d'importance, la pollution diffuse d'origine agricole, les pollutions urbaines, la pollution industrielle et enfin les retombées des pollutions atmosphériques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eau-les-defis-de-l-eau/#i_5536

EAU - Approvisionnement et traitement

  • Écrit par 
  • Georges BREBION, 
  • Cyrille GOMELLA, 
  • Bernard LEGUBE
  •  • 10 033 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Épuration des eaux usées »  : […] milieu naturel possède un certain pouvoir d'absorption de toutes les pollutions, à de rares exceptions près ; mais le plus souvent, les charges polluantes atteignent une valeur telle que les micro-organismes présents dans le milieu naturel ne peuvent plus réaliser une autoépuration suffisante. C'est une question de dose. Le degré d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eau-approvisionnement-et-traitement/#i_5536

EAU (notions de base)

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DELÉAGE
  •  • 6 214 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Le traitement des eaux »  : […] leur propagation, il n'en va pas partout de même. À ces dangers s'ajoutent ceux des pollutions des eaux « usées » déversées par les activités domestiques, agricoles et industrielles. Ces pollutions constituent l'un des facteurs les plus graves de la crise de l'environnement, car les charges polluantes atteignent de tels niveaux que les micro- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eau-notions-de-base/#i_5536

EAU CYCLE URBAIN DE L'

  • Écrit par 
  • Nassima MOUHOUS-VOYNEAU
  •  • 1 760 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Effet sur la qualité »  : […] on peut les séparer des eaux usées et les diriger directement vers le milieu récepteur. Or l’utilisation de plus en plus importante de moyens de transport particuliers s’accompagne de dépôts de quantités non négligeables d’hydrocarbures et autres polluants sur les chaussées, les parkings, etc. Ces polluants, déposés et accumulés pendant les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cycle-urbain-de-l-eau/#i_5536

ÉCLAIRAGE DOMESTIQUE

  • Écrit par 
  • Georges ZISSIS
  •  • 8 123 mots
  •  • 12 médias

du tiers pour l’éclairage résidentiel (dit aussi domestique). Cette production d’énergie électrique destinée à l’éclairage entraîne inévitablement une pollution de l'environnement puisque, au niveau mondial, quelque 1,9 milliard de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) sont libérées chaque année dans l’atmosphère, contribuant à l'effet de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eclairage-domestique/#i_5536

ÉCOLOGIE

  • Écrit par 
  • Patrick BLANDIN, 
  • Denis COUVET, 
  • Maxime LAMOTTE, 
  • Cesare F. SACCHI
  •  • 20 603 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Lutte contre les pollutions »  : […] On appelle pollution toute intervention de l'homme dans les équilibres naturels par la mise en circulation de substances toxiques, nuisibles ou encombrantes, qui troublent ou empêchent l'évolution naturelle du milieu. La mise en évidence des sources de pollution et des moyens efficaces pour les combattre et les faire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecologie/#i_5536

ÉCOTAXE

  • Écrit par 
  • Franck-Dominique VIVIEN
  •  • 2 344 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les objectifs de l'écotaxe »  : […] d'écotaxe revient à vouloir réguler par les prix les comportements des agents économiques, l'incertitude demeurant quant à la quantité de polluants qui sera effectivement générée. À l'inverse, le système de permis négociables fixe la quantité de polluants émise, en la répartissant entre les agents en autant d'autorisations de polluer, l'incertitude […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecotaxe/#i_5536

ÉCOTOXICOLOGIE

  • Écrit par 
  • François RAMADE
  •  • 316 mots

L'écotoxicologie peut se définir, de la façon la plus simple, comme l'étude des polluants toxiques dans les écosystèmes. Cette discipline scientifique est donc à l'interface entre l'écologie et la toxicologie. Son objectif est d'évaluer les modalités par lesquelles les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecotoxicologie/#i_5536

EKOFISK ACCIDENT PÉTROLIER D' (22 avril 1977)

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 492 mots

La pollution marine fut importante, puisqu'on estime à 12 000 tonnes la quantité de pétrole qui s'est ainsi échappée. La moitié s'est évaporée rapidement, car le pétrole d'Ekofisk est de température élevée (90 0C) et très léger, le reste s'est déposé à la surface de la mer en formant une gigantesque […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/accident-petrolier-d-ekofisk/#i_5536

ÉLEVAGE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul CHARVET
  •  • 6 688 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Élevage et gestion de l’environnement »  : […] Les pollutions de l’environnement, en particulier des eaux, générées par les déjections d’animaux sont à l’origine de sérieux défis. Elles sont plus particulièrement marquées lorsqu’elles proviennent de concentrations importantes d’élevages hors-sol à l’intérieur d’espaces régionaux relativement réduits comme la Bretagne en France ou encore la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/elevage/#i_5536

ÉNERGIE - Les ressources

  • Écrit par 
  • Jean-Marie CHEVALIER, 
  • Daniel CLÉMENT, 
  • François MOISAN, 
  • Jean-Pierre TABET
  •  • 6 340 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  Les enjeux à long terme : maîtrise des consommations d'énergie et des émissions de CO2 »  : […] Les émissions de CO2, dues à la consommation de combustibles fossiles, représentent la part la plus importante (plus des deux tiers) des émissions de gaz à effet de serre (G.E.S.) imputables aux activités humaines. Des accords internationaux, difficiles à négocier et à conclure, sont constamment en discussion afin de réguler […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/energie-les-ressources/#i_5536

ENGRAIS

  • Écrit par 
  • Albert DAUJAT, 
  • Philippe ÉVEILLARD, 
  • Jean HEBERT, 
  • Jean-Claude IGNAZI
  •  • 9 962 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « L'air »  : […] L'activité agricole contribue par ses émissions gazeuses, à certaines formes de la pollution atmosphérique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/engrais/#i_5536

ENVIRONNEMENT - Un enjeu planétaire

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DELÉAGE
  •  • 2 011 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  Le mot et son histoire »  : […] omniprésent pour désigner de nouveaux problèmes qui accablent la société tels que les pollutions, la destruction des paysages, les risques industriels. Paradoxalement, il disparaît du langage de l'écologie scientifique... Désormais, l'environnement émerge comme l'expression de la prise de conscience dans les sociétés dites développées, et bien au- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/environnement-un-enjeu-planetaire/#i_5536

ENVIRONNEMENT - Environnement et économie

  • Écrit par 
  • Sylvie FAUCHEUX, 
  • Christelle HUE
  •  • 6 537 mots
  •  • 1 média

Dans les années 1980, les pollutions et l'utilisation des ressources naturelles ont changé d'échelle. La découverte du trou dans la couche d'ozone, la mise en garde contre les conséquences climatiques des émissions de gaz à effet de serre, la pollution marine, la perte en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/environnement-environnement-et-economie/#i_5536

ENVIRONNEMENT - Droit de l'environnement

  • Écrit par 
  • Raphaël ROMI
  •  • 4 416 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Lutte contre les pollutions »  : […] Dans le cas des pollutions de l'eau, qu'elles nuisent à la vie des poissons ou à la potabilité, la législation prévoit la soumission, encore très imparfaite, des rejets à autorisation et l'énoncé de normes de pollution. Il a fallu tout de même attendre 1992 pour que le droit de l'eau soit clairement lié au droit de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/environnement-droit-de-l-environnement/#i_5536

ENVIRONNEMENT GLOBAL

  • Écrit par 
  • Robert KANDEL
  •  • 8 100 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « La pollution par l'ozone dans la troposphère »  : […] (les réactions du smog). Ces conditions se rencontrent en été dans l'air pollué par un fort trafic automobile. Pour les émissions des moteurs, les ingénieurs essaient de faire mieux, mais il est certain qu'un moteur ne peut qu'être néfaste s'il tourne alors que l'automobile se trouve immobile. L'ozone est produit aussi dans les régions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/environnement-global/#i_5536

ENVIRONNEMENT ÉCONOMIE DE L'

  • Écrit par 
  • Sylvie FAUCHEUX
  •  • 6 153 mots
  •  • 1 média

ont constitué deux disciplines qui se sont développées de façon indépendante. L'économie de l'environnement traite des modalités selon lesquelles peuvent être gérés (et éventuellement tempérés) les rejets, pollutions ou nuisances qu'entraînent les activités économiques. L'économie des ressources naturelles, quant à elle, s'intéresse à l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/economie-de-l-environnement/#i_5536

ERIKA MARÉE NOIRE DE L' (déc. 1999)

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 978 mots

8 h 9, le pétrolier commence à se briser en deux, la partie avant se dresse vers le ciel. Un tiers de la cargaison se déverse dans l'océan ; le reste se répartit dans les deux tronçons, qui continuent de flotter. Le puissant remorqueur Abeille Flandre s'efforce de contrôler la partie arrière qui dérive vers Belle-Île, cherchant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maree-noire-de-l-erika/#i_5536

EUTROPHE MILIEU

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 276 mots

Milieu encombré de matières nutritives en surabondance, ne pouvant être totalement utilisées par le peuplement « normal » d'un biotope. C'est donc un milieu déséquilibré parce que trop riche en ressources alimentaires, ce qui favorise l'intrusion d'espèces envahissantes habituellement mal adaptées au biotope non eutrophisé, mais dont le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/milieu-eutrophe/#i_5536

EUTROPHISATION

  • Écrit par 
  • Roger CHESSELET
  •  • 523 mots

Lorsque, par son activité, l'homme introduit par inadvertance des éléments nutritifs comme le phosphore (principalement sous forme d'orthophosphates) ou l'azote (sous forme d'ammonium, de nitrates ou de nitrites) dans le milieu marin ou lacustre, un phénomène appelé eutrophisation se produit souvent, qui se manifeste par un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eutrophisation/#i_5536

EXTERNALITÉ, économie

  • Écrit par 
  • Dominique HENRIET
  •  • 1 767 mots

Une externalité peut être positive ou négative selon que sa conséquence sur le bien-être est favorable ou défavorable. La pollution sous toutes ses formes est un exemple typique d'externalité négative : lorsqu'une usine rejette des déchets dans l'environnement, elle inflige, sans contrepartie, une nuisance aux habitants de la région. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/externalite-economie/#i_5536

EXXON VALDEZ MARÉE NOIRE DE L' (24 mars 1989)

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 459 mots
  •  • 1 média

Par suite d'une inexplicable erreur, le 24 mars 1989, le tanker américain Exxon Valdez s'échouait sur un récif dans la baie du Prince-Guillaume (Alaska) et déversait 40 000 tonnes de pétrole brut qui polluèrent des centaines de kilomètres de côtes. Cette marée noire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maree-noire-de-l-exxon-valdez/#i_5536

FORÊTS - Dépérissement des forêts

  • Écrit par 
  • Maurice BONNEAU, 
  • Guy LANDMANN
  •  • 5 648 mots

Dans le chapitre « Le programme de recherche Déforpa  »  : […] L'étude des transformations physico-chimiques de l'atmosphère, du déplacement des masses d'air et de la pollution atmosphérique en forêt, sous forme gazeuse (dioxyde de soufre, ou SO2, produit par la combustion d'énergie fossile ; ozone, ou O3, résultant de la transformation des oxydes d'azote, ou NOx, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forets-deperissement-des-forets/#i_5536

FUKUSHIMA-DAIICHI CATASTROPHE NUCLÉAIRE DE

  • Écrit par 
  • Karine HERVIOU
  •  • 2 587 mots
  •  • 2 médias

de la sûreté des entreposages, en piscines, d'assemblages de combustibles usés ; rejets radioactifs importants dans l'environnement par voie atmosphérique mais également par voie liquide, en mer. D'autres centrales nucléaires, notamment celles de Fukushima-Daiini et d'Onagawa, ont également été touchées par ces événements mais sans que cela n' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/catastrophe-nucleaire-de-fukushima-daiichi/#i_5536

GAZ DE SCHISTE

  • Écrit par 
  • Pierre THOMAS
  •  • 2 996 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Inconvénients et risques associés à l'exploitation des gaz de schiste »  : […] entre le compresseur et la couche imperméable cible, entraînerait irréversiblement la dispersion d'énormes quantités d'eau polluée par les additifs dans les roches environnantes, avec de grands risques de pollution des nappes phréatiques profondes. La fracturation hydraulique est une technique très délicate. Maîtriser la longueur et la direction de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaz-de-schiste/#i_5536

GAZ NATUREL

  • Écrit par 
  • Bernard CLÉMENT, 
  • François DEBIEN, 
  • Évrard DE FOSSEUX, 
  • Jean-Pierre PERRET, 
  • Odile PUYRAIMOND, 
  • Patrick de RENÉVILLE, 
  • Michel RICHARD
  •  • 16 819 mots
  •  • 26 médias

Dans le chapitre « Un environnement énergétique favorable au gaz naturel »  : […] combinés (CCG, cycle combiné gaz), ainsi que du plus faible niveau d'émissions polluantes par comparaison avec d'autres combustibles, comme le charbon. L'abandon programmé des centrales nucléaires dans certains pays (en Allemagne ou en Belgique, par exemple) et la mise en place d'une taxation des émissions de CO2, qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaz-naturel/#i_5536

GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE

  • Écrit par 
  • Isabelle THOMAS
  •  • 6 604 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Nuisances »  : […] Certaines activités polluent ou sont source d’accidents (Seveso, Bhopal, Fukushima…). Ces nuisances, ou externalités négatives, conduisent certains décideurs à les éloigner de la population ; c’est le cas des déchetteries ou des centrales nucléaires. Notons que les externalités peuvent se faire sentir à un autre endroit qu’à la source, comme dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geographie-economique/#i_5536

GIEC (5e RAPPORT D'ÉVALUATION DU)

  • Écrit par 
  • Jean JOUZEL
  •  • 1 028 mots
  •  • 1 média

Les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines ont continué à augmenter entre 1970 et 2010, pour atteindre leur valeur la plus élevée au cours de la dernière décennie. Pour 78 p. 100, elles résultent de l’usage des combustibles fossiles, les croissances économique et démographique continuant à être les moteurs les plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rapport-d-evaluation-du-g-i-e-c-5e/#i_5536

GOBI DÉSERT DE

  • Écrit par 
  • Guy S. ALITTO, 
  • Mikhail Platonovich PETROV
  •  • 2 133 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  Population et économie  »  : […] la partie désertique du Gobi au détriment des steppes semi-arides situées à la périphérie. Dans les années 1980, l'industrialisation du Gobi a accéléré la pollution environnementale. Ainsi, la contamination au phosphate des nappes phréatiques, provoquée par l'usine de fabrication d'engrais de la région de Hohhot, a été et reste néfaste pour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/desert-de-gobi/#i_5536

GOLFE DU MEXIQUE MARÉE NOIRE DANS LE (2010)

  • Écrit par 
  • CEDRE, 
  • Loïc KERAMBRUN
  •  • 1 241 mots

des premières heures (11 disparus) prend très vite l'allure d'une catastrophe régionale. Un flot continu de brut s'échappe à 1 500 mètres de profondeur, le bloc obturateur qui devait fermer automatiquement la tête de puits n'ayant pas fonctionné. C'est la première fois qu'une éruption (blow-out) survient à une telle profondeur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maree-noire-dans-le-golfe-du-mexique/#i_5536

HYDROLOGIE URBAINE

  • Écrit par 
  • Michel DESBORDES
  •  • 2 603 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Comment réaliser le contrôle des flux ? »  : […] La gestion en temps réel des systèmes d'assainissement devrait être, en particulier, un moyen efficace de lutte contre la pollution rejetée par les grandes agglomérations, pollution qui constitue l'une des causes de dégradation de la qualité des eaux superficielles. En effet, les ouvrages sont généralement réalisés pour maîtriser des écoulements […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hydrologie-urbaine/#i_5536

HYGIÈNE

  • Écrit par 
  • Philippe HARTEMANN, 
  • Maurice MAISONNET
  •  • 9 489 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  L'hygiène du XXIe siècle »  : […] qui luttent pour leur développement sont de plus en plus confrontés à des problèmes de pollution, de l’eau, de l’air intérieur et extérieur, du sol, des aliments. Cette pollution chimique, microbiologique, voire physique (champs électromagnétiques, radioactivité) est de plus en plus liée aux progrès et à l’augmentation permanente des nuisances. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hygiene/#i_5536

IMPRIMERIE

  • Écrit par 
  • Isabelle ANTONUTTI, 
  • Jean-Pierre DRÈGE, 
  • Henri-Jean MARTIN
  • , Universalis
  •  • 14 458 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La situation des industries graphiques au XXIe siècle »  : […] L’impact écologique, longtemps sous-estimé, requiert une sérieuse vigilance, car ces usines sont polluantes. La réalisation d’imprimés fait appel à des produits présentant des risques de pollution pour les sols, l’eau et l’air. Les entreprises sont donc soumises à des règles environnementales. Elles doivent respecter des conditions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/imprimerie/#i_5536

INDE (Le territoire et les hommes) - L'économie contemporaine

  • Écrit par 
  • Gilbert ÉTIENNE, 
  • Joël RUET
  •  • 11 949 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « L'environnement »  : […] développement. Depuis les années 1980, les dangers provoqués par la dégradation de l'environnement ont pris des proportions telles qu'il s'agit pour le pays d'un défi majeur. Les dommages causés à l'environnement pourraient correspondre à 4 voire 6 p. 100 du P.I.B. par an, et à 7 milliards de dollars, dus aux seules pollutions de l'eau et de l'air […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inde-le-territoire-et-les-hommes-l-economie-contemporaine/#i_5536

INONDATIONS

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 4 243 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « L'impact de l'homme sur les inondations »  : […] stationnement –, qui va favoriser le ruissellement aux dépens de l'infiltration. Au-delà du risque d'inondation, il y a aussi un risque de pollution. Les eaux de ruissellement urbaines entraînent en effet de nombreux déchets, poussières, hydrocarbures abandonnés ou répandus. Les eaux de ruissellement, en particulier celles qui s'écoulent les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inondations/#i_5536

INTERVENTION DE L'ÉTAT, économie

  • Écrit par 
  • Dominique HENRIET, 
  • André PIETTRE
  •  • 10 782 mots

Dans le chapitre « Externalités »  : […] a une incidence sur le bien-être d'un autre, sans que cette interaction fasse l'objet d'une transaction économique. La pollution est un effet externe négatif évident : en produisant, une usine peut déverser dans la nature des matières polluantes qui affectent l'état de santé et donc le bien-être des populations environnantes. De la même façon, l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intervention-de-l-etat-economie/#i_5536

INTOXICATIONS

  • Écrit par 
  • Jacques-Robert BOISSIER, 
  • Claude PIVA
  •  • 4 135 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Intoxications publiques »  : […] On peut regrouper sous l'expression « intoxications publiques » les agressions constituées par la pollution ou certaines habitudes de l'homme civilisé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intoxications/#i_5536

ITALIE - Géographie

  • Écrit par 
  • Dominique RIVIÈRE
  •  • 9 059 mots
  •  • 17 médias

Dans le chapitre « Un environnement fragile et menacé »  : […] hui les espaces urbanisés illégalement. Là encore, ce n'est pas tant le milieu naturel que sa gestion qui est en cause. La pollution est une autre donnée préoccupante : la crise des déchets qui a ces dernières années terni l'image de Naples est la partie la plus choquante d'une situation globale où le tri sélectif, par exemple, ne concerne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie/#i_5536

JAPON (Le territoire et les hommes) - Histoire

  • Écrit par 
  • Paul AKAMATSU, 
  • Vadime ELISSEEFF, 
  • Valérie NIQUET, 
  • Céline PAJON
  •  • 41 075 mots
  •  • 47 médias

Dans le chapitre « Le miracle économique »  : […] plus locaux, dont le symbole le plus fort reste l'organisation des grands procès antipollution après le scandale de Minamata. Autour du port de Minamata, dans l'île de Kyūshū, la population fut victime d'une grave intoxication due à la pollution par le mercure de l'eau de mer et du poisson consommé (des rejets industriels […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/japon-le-territoire-et-les-hommes-histoire/#i_5536

KAWASAKI

  • Écrit par 
  • Raphaël LANGUILLON-AUSSEL
  •  • 805 mots

Ville toutefois polluée par les activités industrielles et le trafic routier, autoroutier et maritime qui la traversent, Kawasaki a lancé dans les années 1990 et 2000 une politique volontariste d'amélioration de son environnement, conduisant en 1996 à sa labellisation en eco-town (ville écologique) par le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kawasaki/#i_5536

KITAKYŪSHŪ

  • Écrit par 
  • Nicolas LEPRÊTRE
  •  • 655 mots

fabricant de sanitaires TOTO ou la firme d’ingénierie Yaskawa Electric. Conséquence d’une forte production, les pollutions de l’air et de l’eau à Kitakyūshū ont atteint des niveaux critiques dans les années 1950-1960. La mobilisation de mouvements de citoyens a alors eu un effet direct sur la mise en place d’accords volontaires de réduction de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kitakyushu/#i_5536

KYŌTO PROTOCOLE DE (déc. 1997)

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 1 046 mots

La conférence de Kyōto sur le réchauffement climatique a réuni cent cinquante-neuf pays du 1er au 10 décembre 1997 et abouti à un accord sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/protocole-de-kyoto/#i_5536

LACS

  • Écrit par 
  • Bernard DUSSART
  •  • 9 337 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Évolution trophique et productivité »  : […] des substances qui, nutritives, sont « piégées » par les organismes producteurs de matière organique, il y a pollution chronique (chaque humain riverain d'un lac y apporte annuellement 5 kg d'azote et 1 kg de phosphore sous forme de déchets) et détérioration de l'équilibre initial de la masse d'eau. Tous les lacs sont appelés ainsi à évoluer et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lacs/#i_5536

LANTHANE ET LANTHANIDES

  • Écrit par 
  • Concepcion CASCALES, 
  • Patrick MAESTRO, 
  • Pierre-Charles PORCHER, 
  • Regino SAEZ PUCHE
  •  • 11 273 mots
  •  • 21 médias

Dans le chapitre « Catalyseurs dans la postcombustion automobile »  : […] Il s'agit d'une application majeure des oxydes de terres rares, plus particulièrement ceux du cérium et du lanthane. L'opération a pour objet de diminuer les effets nocifs des gaz d'échappement des automobiles. En effet, la combustion des hydrocarbures dans le moteur à explosion donne du gaz carbonique CO2, de l'anhydride de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lanthane-et-lanthanides/#i_5536

LOS ANGELES

  • Écrit par 
  • Cynthia GHORRA-GOBIN
  •  • 3 643 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La prédominance des services »  : […] Au fur et à mesure de l'expansion démographique économique et spatiale, le réseau autoroutier a atteint un seuil de saturation tandis que la pollution de l'air devenait préoccupante. Aussi, dès la fin des années 1980, à l'initiative de l'agence régionale Southern California Air Quality Management District, elle fut l'une des premières villes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/los-angeles/#i_5536

MARCHÉS DE DROITS À POLLUER

  • Écrit par 
  • Stéphanie MONJON
  •  • 836 mots

Un marché de droits à polluer, encore appelé marché de permis négociables, est un instrument économique de politique environnementale qui vise à limiter le niveau global de rejets polluants en répartissant les coûts à supporter pour respecter cette contrainte de manière efficace […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marches-de-droits-a-polluer/#i_5536

MARÉE NOIRE DANS LE GOLFE DU MEXIQUE, en bref

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 210 mots

dans le golfe du Mexique. Elle sombre deux jours plus tard. Le pétrole s'écoule alors librement en mer, à partir de la tête du puits, à 1 500 mètres de profondeur. Après une période pendant laquelle on minimise l'ampleur des rejets, il faut admettre que de 6 000 à 8 000 tonnes de pétrole sont rejetées chaque jour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maree-noire-dans-le-golfe-du-mexique-en-bref/#i_5536

MARÉE NOIRE DU PRESTIGE, en bref

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 253 mots

en Espagne, dans une zone déjà frappée en 1976 puis en 1992 par des marées noires.Le fioul qui s'échappe de l'épave du Prestige souille gravement la côte de Galice ; il se répand jusque dans le golfe de Gascogne et sur les côtes du sud de la Bretagne. Aucune intervention de pompage, de colmatage ou de rétention sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maree-noire-du-prestige-en-bref/#i_5536

MARÉES NOIRES

  • Écrit par 
  • Lucien LAUBIER
  •  • 7 599 mots
  •  • 7 médias

des risques inhérents au transport par voie maritime des hydrocarbures, sans parler des risques de pollution liés à l'exploration et à l'exploitation pétrolière en mer. Pourtant, depuis 1967, année du naufrage du Torrey Canyon, première grande marée noire dans les eaux européennes, des conventions internationales […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marees-noires/#i_5536

MARÉES VERTES

  • Écrit par 
  • Alain MENESGUEN
  •  • 734 mots

: un faible déplacement (confinement naturel) des masses d'eau peu profondes et un apport considérable de nitrate dans ces eaux depuis cinquante ans, lié au développement d'une agriculture intensive. Dans les sites naturellement confinés, les observations sur le terrain confirment en effet une bonne corrélation avec les apports printaniers et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marees-vertes/#i_5536

MER DROIT DE LA

  • Écrit par 
  • Charles VALLÉE
  •  • 3 169 mots

Dans le chapitre « Protection et préservation du milieu marin »  : […] La mer devient un grand déversoir. La pollution ne peut être combattue que par la création d'obligations internationales précises, une répression accrue et la mise en œuvre d'une responsabilité pour risque destinée à réparer les pollutions involontaires. On en est encore relativement loin, quelles que soient les sources de la pollution, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-de-la-mer/#i_5536

MERCURE, élément chimique

  • Écrit par 
  • Guy PÉREZ, 
  • Jean-Louis VIGNES
  •  • 2 309 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Usages et toxicité »  : […] Les rejets de mercure dans l'environnement marin forment du méthyl-mercure qui, absorbé par le plancton, se concentre ensuite dans les poissons. La pollution de la baie de Minamata (Japon), de 1956 (année de la découverte des premiers cas d'intoxication humaine) à 1967, par une usine chimique (active depuis 1932) qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mercure-element-chimique/#i_5536

MEXICO

  • Écrit par 
  • Fernando BENITEZ, 
  • Marie-France PRÉVÔT-SCHAPIRA, 
  • Sergio SARMIENTO
  •  • 3 028 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les défis de la gestion environnementale  »  : […] À la raréfaction et à la dégradation des ressources en eau s'ajoutent les émissions polluantes. Le site de la ville, une vallée cernée de hauts volcans dont le Popocatépetl (5 452 m), favorise la stagnation de l'air, surtout lors des inversions thermiques d'hiver où se produisent les pics de pollution […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mexico/#i_5536

MINAMATA MALADIE DE

  • Écrit par 
  • Yugi SATO
  •  • 288 mots

Intoxication au mercure observée, dès 1956, dans la ville de Minamata (petit port japonais de la côte ouest de l'île de Kyūshū), d'abord chez les chats, puis chez les pêcheurs et leur famille qui ont consommé du poisson ou des coquillages. Cette intoxication — qui , au début du xxie siècle, selon les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maladie-de-minamata/#i_5536

NAGOYA

  • Écrit par 
  • Rémi SCOCCIMARRO
  •  • 1 173 mots

développement économique de la ville, mais elles ont aussi été responsables de nombreuses pollutions, dont celles générées par un combinat pétrochimique situé au sud-ouest de la ville, à l’origine de l’« asthme de Yokkaichi ». En revanche, la vitalité industrielle de la ville dans des secteurs à haute valeur ajoutée, où le Japon reste compétitif, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nagoya/#i_5536

NESTERENKO VASSILI (1934-2008)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 933 mots

jours qui suivent l'accident, il survole en hélicoptère la centrale détruite et mesure l'épouvantable ampleur du dégagement de matières radioactives. Au mépris des consignes reçues, il réoriente toute l'activité de son laboratoire vers l'analyse des conséquences sanitaires du sinistre. Conscient du degré de contamination des terrains avoisinants, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vassili-nesterenko/#i_5536

NIGER, fleuve

  • Écrit par 
  • Georges COURADE
  •  • 1 852 mots

Dans le chapitre «  La « malédiction » du pétrole et les stigmates du passé dans le delta maritime »  : […] Mille six cents villages voisinent avec des installations pétrolières ou gazières où les torchères brûlent en permanence, engendrant pollution de l'air avec le gaz brûlé et de l'eau avec les déversements de pétrole. Marginalisée, la région est ulcérée de devoir subir les effets d'une exploitation pétrolière peu soucieuse de son sort, d'autant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/niger-fleuve/#i_5536

NUCLÉAIRE - Sûreté des centrales nucléaires

  • Écrit par 
  • Bernard LAPONCHE
  •  • 2 314 mots

Dans le chapitre « Accident nucléaire grave et accident nucléaire majeur »  : […] L'accident majeur est un accident grave non maîtrisé conduisant à d'importants relâchements de radioactivité dans l'environnement : dans ce cas, les deux barrières au-delà de la gaine sont également défaillantes et ne parviennent pas à contenir les éléments radioactifs à l'intérieur du réacteur. Les possibilités de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nucleaire-surete-des-centrales-nucleaires/#i_5536

ŌSAKA

  • Écrit par 
  • Patricia MARMIGNON
  •  • 1 120 mots

Depuis Meiji et jusqu’en 1973, le paysage côtier de la ville d’Ōsaka est constitué d’une ceinture industrielle, édifiée sur des terre-pleins littoraux construits dans la baie. Dans les années 1965-1975, des plaintes s’élèvent contre la pollution. Ces mouvements d’habitants et l’autonomie locale deviennent les questions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/osaka/#i_5536

OZONE ATMOSPHÉRIQUE

  • Écrit par 
  • Robert KANDEL
  •  • 8 298 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Les épisodes de pollution »  : […] La « canicule » de l'été de 2003 a fourni une illustration particulièrement dramatique de pollution par l'ozone. En effet, cette année là, le « blocage » anticyclonique a entraîné une absence quasi-totale de couverture nuageuse entre le 1er et le 12 août sur une grande partie de l'Europe occidentale et centrale. Avec un fort […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ozone-atmospherique/#i_5536

PARTICULES ATMOSPHÉRIQUES

  • Écrit par 
  • Karine DESBOEUFS, 
  • Jean-François DOUSSIN
  •  • 6 939 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Cycle des particules atmosphériques  »  : […] des sources en général spatialement plus étendues. Elles se forment dans le panache de pollution des villes ou lors de phénomènes biogéniques de grande ampleur. Du fait de leur petite taille, et donc de leur faible masse, elles sont moins sujettes au dépôt gravitationnel, ce qui leur confère une longue durée de vie. Elles sont souvent transportées […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/particules-atmospheriques/#i_5536

PATRIMOINE INDUSTRIEL AUX ÉTATS-UNIS

  • Écrit par 
  • Louis BERGERON
  •  • 2 809 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le gigantisme industriel, un héritage empoisonné »  : […] Le grand handicap du patrimoine légué par l'industrie lourde depuis une centaine d'années, c'est l'état de pollution dans lequel cette industrie a laissé les lieux après fermeture. Parmi les États de la côte nord-est, le New Jersey a édicté, en 1986, une législation particulièrement contraignante : tout propriétaire d'un site industriel doit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/patrimoine-industriel-aux-etats-unis/#i_5536

PAYS-BAS

  • Écrit par 
  • Christophe DE VOOGD, 
  • Frédéric MAURO, 
  • Guido PEETERS, 
  • Christian VANDERMOTTEN
  • , Universalis
  •  • 35 589 mots
  •  • 24 médias

Dans le chapitre « Climat et paysages semi-naturels »  : […] Les pertes de biodiversité, les problèmes de pollution, générés sur le territoire du pays ou apportés d'ailleurs par les fleuves et par les vents, sont importants dans un pays aussi densément peuplé, et il reste peu d'espaces semi-naturels, malgré une forte attention portée dès le début du xx […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pays-bas/#i_5536

PÉKIN ou BEIJING

  • Écrit par 
  • Jean CHESNEAUX, 
  • Marie-Annick LANCELOT
  • , Universalis
  •  • 5 901 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre «  L'agglomération »  : […] de la ville. Dans ces conditions, il n’est guère étonnant que Pékin batte des records de pollution, ce qui a même provoqué jusqu’à l’inquiétude du C.I.O. (Comité international olympique) à propos du bon déroulement des épreuves d’athlétisme des Jeux. Compte tenu de la situation, des problèmes de santé publique sont à redouter dans les années à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pekin-beijing/#i_5536

PÉKIN (JEUX OLYMPIQUES DE) [2008] - Contexte, organisation, bilan

  • Écrit par 
  • Pierre LAGRUE
  •  • 4 313 mots

sont consacrés par la Chine à la modernisation des transports et aux travaux d'urbanisme. Sur le plan de la pollution et de l'environnement, la Chine fait des efforts considérables : 20 p. 100 de l'énergie nécessaire au fonctionnement des sites olympiques provient de sources éoliennes et solaires ; durant les Jeux, la moitié des déchets sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pekin-jeux-olympiques-de-2008-contexte-organisation-bilan/#i_5536

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

  • Écrit par 
  • Vincent LAUDET
  •  • 3 828 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Les principales pistes de recherche »  : […] préoccupant de la gamme des molécules potentiellement nuisibles à l'environnement. On a ainsi observé une contamination des eaux de rivières, d'estuaires et même, dans certains cas rares, de nappes phréatiques avec des résidus de médicaments utilisés par l'homme. En effet, que deviennent les médicaments avec lesquels l'homme se soigne ? La […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perturbateurs-endocriniens/#i_5536

PESTICIDES

  • Écrit par 
  • Alain BLOGOWSKI
  •  • 5 070 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les résidus de pesticides dans l’environnement »  : […] par le Commissariat général au développement durable (C.G.D.D.), il ne restait, en 2011, que 7 p. 100 des cours d’eau français vierges de toute trace de pesticides. Pour plus de la moitié des rivières, les quantités de pesticides détectées sont faibles. Sur les 176 secteurs hydrographiques surveillés en métropole, 99 d’entre eux (ce qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pesticides/#i_5536

PÉTROLE - Le transport

  • Écrit par 
  • Pierre HOUSSIN, 
  • Georges WESSELS
  •  • 6 968 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre «  Évolution de la réglementation internationale »  : […] La sauvegarde de la vie humaine en mer, la sécurité sous tous ses aspects et la protection contre la pollution de la mer et des côtes par les hydrocarbures font l'objet de conventions internationales élaborées sous l'égide de l'O.M.I. Les pollutions très importantes qui se sont produites, telles que celles dont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/petrole-le-transport/#i_5536

PÉTROLE - Économie pétrolière

  • Écrit par 
  • Jean-Marie BOURDAIRE
  •  • 7 218 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le déclenchement du premier choc pétrolier (1973) »  : […] ..) avec comme mots d’ordre la préservation de l'environnement et la qualité de vie. La pollution de la belle plage de Santa Barbara, à côté de Los Angeles, en 1969, par une fuite d'un puits de pétrole en mer, va cristalliser la contestation, conduire à la promulgation des grandes lois environnementales américaines de 1969 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/petrole-economie-petroliere/#i_5536

PHOTOCHIMIE

  • Écrit par 
  • Jacques JOUSSOT-DUBIEN
  •  • 3 532 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Applications de la photochimie »  : […] Un problème qui revêt aujourd'hui une grande importance est la pollution atmosphérique dont certains aspects sont d'ordre photochimique (smog photochimique). La lumière solaire agissant sur le mélange gazeux issu des tuyaux d'échappement des automobiles et constitué par de l'oxyde nitrique NO et des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/photochimie/#i_5536

PLAN D'ACTION POUR LA MÉDITERRANÉE

  • Écrit par 
  • François RAMADE
  •  • 588 mots
  •  • 1 média

1976, une convention pour la protection de la mer Méditerranée contre la pollution. Cette convention, dite de Barcelone, a alors pour missions de lutter contre la décharge de déchets et les rejets d’hydrocarbures en mer, de prévenir les pollutions d’origine côtière, et, par ailleurs, de contribuer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plan-d-action-pour-la-mediterranee/#i_5536

PLATINE ET PLATINOÏDES

  • Écrit par 
  • Jean-Paul GUERLET, 
  • Roger LACROIX, 
  • Jean-Louis VIGNES
  • , Universalis
  •  • 3 051 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Applications »  : […] l'essentiel, apparue avec la mise en vigueur progressive des catalyseurs de postcombustion automobile en fonction de nouvelles normes antipollution adoptées par les États-Unis à partir de 1979 et par l'Europe en mars 1985. Le platine est utilisé pour diminuer la pollution créée par les gaz d'échappement des moteurs à essence (oxyde de carbone, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platine-et-platinoides/#i_5536

PLOMB

  • Écrit par 
  • Claude FOUASSIER, 
  • Michel PÉREYRE, 
  • Michel RABINOVITCH, 
  • Jean-Louis VIGNES
  •  • 6 741 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Applications »  : […] de la qualité des carburants et les efforts en vue de réduire la pollution atmosphérique, notamment par l'emploi de systèmes catalytiques incompatibles avec les additifs au plomb, ont entraîné la disparition totale de leur emploi aux États-Unis, au Japon et en Europe. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plomb/#i_5536

POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE URBAINE

  • Écrit par 
  • Isabelle ROUSSEL
  •  • 3 595 mots
  •  • 3 médias

La pollution atmosphérique préoccupe fortement l’Organisation mondiale de la santé (O.M.S.), qui a lancé plusieurs alertes, en déclarant la pollution de l’atmosphère comme cancérigène et en rappelant qu’elle est responsable de quelque sept millions de morts par an dans le monde. À cette pollution s’ajoute la pollution de l’ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pollution-atmospherique-urbaine/#i_5536

POT CATALYTIQUE OBLIGATOIRE EN EUROPE

  • Écrit par 
  • Mathieu FLONNEAU
  •  • 380 mots

L'entrée en vigueur, en 1993, d'une directive européenne réglementant les émissions polluantes des véhicules constituait une réponse technique à un problème politique et environnemental qui avait déjà entraîné l'adoption de normes draconiennes aux États-Unis, et notamment dans l'État de Californie ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pot-catalytique-obligatoire-en-europe/#i_5536

PRESTIGE MARÉE NOIRE DU (nov. 2002)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre RAFFIN
  •  • 528 mots

En difficulté depuis le 13 novembre 2002, le Prestige – pétrolier âgé naviguant sous pavillon de complaisance et chargé de 77 000 tonnes de fioul lourd – laisse s'échapper une première nappe le 17 novembre, au large de La Corogne en Galice (Espagne). Cette région avait déjà été frappée, en 1976 et 1992, par les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maree-noire-du-prestige/#i_5536

PROBO KOALA DÉCHETS TOXIQUES DU

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 527 mots

de pétrole, importées des États-Unis, auraient été transformées en essence à son bord. Près de 400 tonnes de déchets, contenant un mélange de produits de distillation du pétrole, de sulfure d'hydrogène, de mercaptan, de composés phénoliques et d'hydroxydes de sodium, sont déversées dans douze sites autour du grand port ivoirien. Au bout de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dechets-toxiques-du-probo-koala/#i_5536

PROPULSION AÉRONAUTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean CALMON
  •  • 7 130 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le respect de l'environnement »  : […] La combustion la plus parfaite se traduit par des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et de vapeur d'eau (H2O). L'effet dit de serre pose un problème de société qui résulte de l'utilisation des carburants fossiles dans tous les domaines de consommation énergétique et pour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/propulsion-aeronautique/#i_5536

PROPULSION NAVALE

  • Écrit par 
  • Serge BINDEL, 
  • Michel BONNOTTE, 
  • Jacques HARTWEG, 
  • Roger ROUDIL
  •  • 4 772 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Turbines à gaz »  : […] Les contraintes de pollution aérienne (limitation des taux de NOx et SOx émis) pourraient contribuer à promouvoir la turbine à gaz, moins polluante du fait de sa température de combustion moins élevée (réduction du NO […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/propulsion-navale/#i_5536

REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals)

  • Écrit par 
  • Pierre LASZLO
  •  • 8 034 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Catastrophes industrielles »  : […] L'industrie chimique a un lourd passif de catastrophes dont plusieurs ont marqué les esprits […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reach/#i_5536

RESPIRATOIRE (APPAREIL) - Pathologie

  • Écrit par 
  • Raoul KOURILSKY
  •  • 27 407 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre «  Pathologie liée aux pollutions atmosphériques »  : […] Les dégâts infligés aux structures respiratoires par l'inhalation d'air chargé de poussières et de gaz ont pris une place de plus en plus importante en pathologie pulmonaire et bronchique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/respiratoire-appareil-pathologie/#i_5536

RIO CONFÉRENCE DE (1992)

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 2 870 mots

Dans le chapitre « La Convention sur le changement climatique »  : […] climatique se limita à une convention-cadre, non contraignante, par laquelle 150 pays se sont engagés à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre pour la fin du xxe siècle. En prise directe avec les choix énergétiques des nations, et se heurtant notamment à une résistance de la part des États-Unis inquiets pour leur industrie, elle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rio-conference-de/#i_5536

ROYAUME-UNI - Géographie

  • Écrit par 
  • Jacqueline BEAUJEU-GARNIER, 
  • Catherine LEFORT, 
  • Frédéric RICHARD
  •  • 15 003 mots
  •  • 16 médias

Dans le chapitre «  La question de l'environnement et du développement durable »  : […] mais surtout 33 p. 100 du charbon. En 2006, ces centrales thermoélectriques sont justement la principale source d'émission de CO2 (33 p. 100) devant l'industrie (18,5 p. 100) et les transports (24,7 p. 100), dont les émissions ont augmenté de 50 p. 100 entre 1990 et 2006 (près de 100 Mt en 2006). Or cet état de fait résulte en grande partie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/royaume-uni-geographie/#i_5536

SANDOZ ACCIDENT DE L'USINE DE BÂLE (31 octobre 1986)

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 519 mots
  •  • 1 média

et agrochimiques : insecticides, pesticides, mercure, etc. L'incendie provoqua dans un premier temps un épais nuage de gaz toxique qui conduisit les autorités bâloises à déclencher dans la nuit un plan d'urgence prévu pour ce type de catastrophe. Le 1er novembre, l'alerte est levée car, comme le signalera en France un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/accident-de-l-usine-de-bale-sandoz/#i_5536

SANTÉ ET ENVIRONNEMENT

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 7 722 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « De la toxicité des produits industriels et agricoles à la pollution en général »  : […] La réalité ou la crainte de l'introduction pour longtemps, de substances toxiques dans les sols et l'eau autour des installations industrielles fait le lien avec les craintes induites par les pollutions en général, qui sont devenues une préoccupation collective majeure […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sante-et-environnement/#i_5536

SEVESO ACCIDENT CHIMIQUE DE (10 juillet 1976)

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 373 mots
  •  • 1 média

Le 10 juillet 1976, des vapeurs toxiques de dioxine – précisément de 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine, cancérigène et tératogène même à faible dose – s'échappent d'un réacteur chimique produisant du chlorophénol de l'usine Icmesa (filiale de Givaudan), près de Milan (Italie). Ce produit, qui était présent comme impureté dans l'agent Orange […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/accident-chimique-de-seveso/#i_5536

SEVESO DIRECTIVE

  • Écrit par 
  • Maryse ARDITI
  •  • 599 mots

problème dans une usine chimique – Icmesa (filiale de Givaudan) – survenu le 10 juillet 1976 à Seveso (Italie), qui a provoqué l'émission d'un nuage toxique lourdement chargé en dioxines, l'Europe se dote, le 24 juin 1982, de sa première directive pour prévenir les risques d'accidents industriels majeurs. Cette directive, dite « Seveso I », […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/directive-seveso/#i_5536

SILENT SPRING, Rachel Carson

  • Écrit par 
  • Valérie CHANSIGAUD
  •  • 572 mots

diphényl-trichloroéthane) et autres pesticides de synthèse. La pollution par les pesticides n'est pourtant pas un phénomène nouveau : environ 34 millions de tonnes d'arséniate de plomb furent utilisées par les agriculteurs américains durant la seule année 1944. La presse a régulièrement dénoncé des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/silent-spring/#i_5536

SMOG MORTEL À LONDRES

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 185 mots

Au début de décembre 1962, un nuage nauséabond et asphyxiant, de plus de 150 mètres d'épaisseur, envahit Londres. Le smog (contraction des mots anglais smoke, fumée, et fog, brouillard) peut se révéler mortel pour toute personne ayant une fragilité de l'appareil respiratoire : au 8 décembre, on dénombre 106 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/smog-mortel-a-londres/#i_5536

SOLS - Microbiologie

  • Écrit par 
  • Yvon DOMMERGUES
  •  • 7 161 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Réhabilitation des sols et dépollution de l'environnement »  : […] depuis longtemps au traitement des eaux usées. Devant l'ampleur des autres types de pollution des eaux et des sols, notamment par les hydrocarbures et les pesticides, on développe actuellement des méthodes biologiques fondées sur l'introduction de souches microbiennes biodégradant les composés toxiques, conjuguées à l'addition d'éléments nutritifs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sols-microbiologie/#i_5536

SOLS - Dégradation des sols

  • Écrit par 
  • Mireille DOSSO
  •  • 4 895 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « Évaluation à l'échelle de l'Europe  »  : […] hectares dans le monde, dont près de 19 millions situés en Europe sont concernés par une pollution chimique. Ces phénomènes de compaction et de pollution se révèlent donc inquiétants pour l'Europe. Cependant, ils peuvent être en partie réversibles, ce qui n'est pas le cas des pertes liées à l'artificialisation des terres (sols définitivement perdus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sols-erosion/#i_5536

SOUFRE

  • Écrit par 
  • Fernande CHATAGNER, 
  • René LECLERCQ, 
  • Noël LOZAC'H, 
  • Serge MASSON
  •  • 6 536 mots
  •  • 19 médias

Dans le chapitre « Oxydation des sulfures en sulfates »  : […] par les pluies et répandus sur les sols des continents, dans les fleuves et les océans. W. Kellog et ses collaborateurs (1972) ont décrit le « déséquilibre » des composés soufrés du système atmosphère-océans provoqué par les activités humaines, tout particulièrement les combustions, et souligné l'importance de ces phénomènes en relation avec les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/soufre/#i_5536

STOCKAGE GÉOLOGIQUE DU CO2

  • Écrit par 
  • Bénédicte MÉNEZ
  •  • 2 271 mots
  •  • 1 média

Les teneurs en dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre (G.E.S.), ne cessent d'augmenter dans notre atmosphère et il est désormais admis que la combustion de nos ressources fossiles (gaz, pétrole et charbon), qui bat son plein depuis les débuts de l'ère industrielle, y contribue pour la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stockage-geologique-du-co2/#i_5536

TCHERNOBYL

  • Écrit par 
  • François-Xavier COGNÉ, 
  • Roland MASSE
  •  • 6 535 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Cancers non thyroïdiens »  : […] Cinq millions d'habitants vivent en Biélorussie, Russie et Ukraine dans des zones significativement contaminées par les retombées radioactives de l'accident de Tchernobyl. Cette population a été répartie en groupes en fonction de la contamination des sols en césium 137 (tabl. 2) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tchernobyl/#i_5536

THREE MILE ISLAND

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 445 mots
  •  • 1 média

a pas été isolée à temps, l'eau radioactive est passée dans un bâtiment auxiliaire ; les rejets radioactifs résultant du dégazage de cette eau contaminée ont ensuite rejoint l'extérieur par le système de ventilation. L'arrêt prématuré de l'injection de secours pour compenser la perte de réfrigérant et l'arrêt pendant une douzaine d'heures des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/three-mile-island/#i_5536

TIERS MONDE

  • Écrit par 
  • Sylvie BRUNEL, 
  • Jean-Jacques FRIBOULET
  •  • 15 073 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Le développement durable, utopie ou projet ? »  : […] Ce sous-développement est une cause essentielle de mortalité. La deuxième menace est la pollution de l'air dans les grandes villes. Dans les pays qui connaissent un début d'industrialisation, la pollution de l'air dans les cités est beaucoup plus importante que dans les pays occidentaux. En 1985, plus de 1,3 milliard de personnes vivaient dans des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tiers-monde/#i_5536

TORREY CANYON MARÉE NOIRE DU (1967)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre RAFFIN
  •  • 328 mots
  •  • 2 médias

Même si des marées noires avaient déjà eu lieu lors des deux conflits mondiaux, le naufrage du pétrolier libérien Torrey Canyon, le 18 mars 1967, au large de la Grande-Bretagne, allait frapper l'opinion publique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maree-noire-du-torrey-canyon/#i_5536

TOXICOLOGIE

  • Écrit par 
  • René TRUHAUT
  •  • 4 988 mots

Dans le chapitre « La toxicologie moderne »  : […] Un des chapitres de la toxicologie moderne est l'étude des risques de nocivité pouvant résulter de la pollution chimique de l'air des villes. On concevra qu'il s'agisse d'un problème extrêmement sérieux, si l'on songe que l'air est l'« aliment » le plus fondamental de l'homme qui, chaque jour, en absorbe un peu plus de 15 kilogrammes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/toxicologie/#i_5536

TRANSPORTS - Transports et risques

  • Écrit par 
  • Michel QUATRE
  •  • 8 622 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Les marchandises transportées »  : […] Des pollutions de grande ampleur, soit dues aux fumées des incendies, soit provoquées par le déversement de grandes quantités de produits polluants comme les hydrocarbures en mer. La taille des navires pétroliers, jusqu'à 325 000 tonnes de port en lourd, actuellement, et la toxicité des produits transportés font de leur naufrage des événements […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/transports-transports-et-risques/#i_5536

TRANSPORTS - Transports et environnement

  • Écrit par 
  • Michel BADRÉ
  •  • 6 800 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les gaz à effet de serre »  : […] Le sujet le plus souvent évoqué à ce titre concerne les émissions de gaz à effet de serre et leur lien avec les évolutions climatiques prévisibles, les transports étant régulièrement cités comme un facteur aggravant de ces évolutions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/transports-transports-et-environnement/#i_5536

TROU DANS LA COUCHE D'OZONE

  • Écrit par 
  • Florence DANIEL
  •  • 314 mots
  •  • 1 média

L'ozone (O3) situé dans la stratosphère joue un rôle protecteur en absorbant les rayons ultraviolets. Une diminution de sa teneur a pour conséquence d'augmenter le bombardement de la surface terrestre par les U.V., ce qui a des effets néfastes sur tous les êtres vivants […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/trou-dans-la-couche-d-ozone/#i_5536

TUNNELS

  • Écrit par 
  • Michel MAREC, 
  • Jean PÉRA
  •  • 8 817 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Longs tunnels ferroviaires »  : […] La traction Diesel, utilisée dans de nombreux pays, crée des bouchons d'air pollué dans les tunnels de plus de 4 à 5 kilomètres de longueur, si les trains circulent dans les deux sens. Le polluant critique est constitué par les oxydes d'azote, mélange comportant environ 90 p. 100 de NO et 10 p. 100 de NO2. La teneur en oxyde […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tunnels/#i_5536

TURBINES À GAZ

  • Écrit par 
  • Jean FABRI, 
  • Yves RIBAUD
  •  • 4 053 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Le foyer »  : […] souhaitées dans le tube et assurent une dilution des produits de combustion. Des travaux de recherche sont actuellement consentis pour diminuer sensiblement la pollution (poussières, NOx, CO, SO2, etc.). Dans le cas des machines aéronautiques, la difficulté provient du fait que le foyer fonctionne à différents régimes (ralenti, montée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/turbines-a-gaz/#i_5536

VENISE

  • Écrit par 
  • Anna PALLUCCHINI, 
  • Michel ROUX, 
  • Freddy THIRIET
  • , Universalis
  •  • 8 054 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Difficultés de la ville contemporaine »  : […] ville « sacrée » (Le Corbusier) est posé avec vigueur. Les pétroliers défilent devant le palais ducal, additionnant les funestes effets de la pollution et des ondes de choc qui ébranlent les fondations de monuments augustes. Le sel, l'acide sulfurique, les nebbie (brouillards) et l'acqua alta (les hautes eaux), plus redoutable qu'autrefois […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/venise/#i_5536

WATT-CLOUTIER SHEILA (1953-    )

  • Écrit par 
  • André BÉLISLE
  •  • 974 mots

. C'est à cette époque que la société québécoise s'éveille à la réalité choquante des pluies acides, cette pollution transportée du sud vers le nord par les vents dominants. Nul doute qu'à ce moment un déclic se fit dans l'esprit de la jeune fille. Si le vent et la pluie déplaçaient vers le nord la pollution produite par l'industrie et les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sheila-watt-cloutier/#i_5536

Voir aussi

ACCIDENTS    ACCIDENTS NUCLÉAIRES    AÉROSOLS    AGGLOMÉRATION    ALUMINE    ANHYDRIDE SULFUREUX ou DIOXYDE DE SOUFRE    VIE AQUATIQUE    RÉGION ARCTIQUE    BIODÉGRADABILITÉ    BIODISPONIBILITÉ    BRUIT    CYCLE DU CARBONE    CARBONIQUE GAZ ou DIOXYDE DE CARBONE    CATASTROPHES NATURELLES    CATASTROPHES TECHNOLOGIQUES    CENTRALE NUCLÉAIRE    INDUSTRIES CHIMIQUES    SUBSTANCES CHIMIQUES écotoxicologie    CHLOROFLUOROCARBURES    CHLORURE DE SODIUM    CIRCULATION ATMOSPHÉRIQUE GÉNÉRALE    COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE    COMBUSTIBLES    CONCENTRATION ou ACCUMULATION    CONTAMINATION    D.D.T.    DÉCHARGE DE DÉCHETS    DÉCHETS RADIOACTIFS ou DÉCHETS NUCLÉAIRES    DEMANDE BIOCHIMIQUE EN OXYGÈNE    DÉPÉRISSEMENT DES FORÊTS    DOSE radiobiologie    MILIEUX DULÇAQUICOLES    DYSTROPHISATION écologie    EAU agriculture    CYCLE DE L'EAU    EAU DE MER    EAUX CONTINENTALES    EAUX USÉES    ÉCOSPHÈRE    EFFET DE SERRE    ÉGOUT    ÉCONOMIE DE L'ÉNERGIE    PRODUCTION D'ÉNERGIE    ÉNERGIE FOSSILE ou COMBUSTIBLES FOSSILES    ÉNERGIE NUCLÉAIRE    ÉPURATION DES EAUX    ESSAIS NUCLÉAIRES    PRODUITS DE FISSION    FLUORURES    FOS-SUR-MER    FRANCE droit et institutions    FUMÉES    GAZ D'ÉCHAPPEMENT    GISEMENTS MÉTALLIFÈRES    CELLULE DE HADLEY    INCINÉRATION DES DÉCHETS ET ORDURES    INDICATEURS BIOLOGIQUES    SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE    INSECTICIDES    IRRADIATION    LAMINAIRE    LOMBRIC ou VER DE TERRE    BIOLOGIE MARINE    MONOXYDE DE CARBONE ou OXYDE DE CARBONE    PROTOCOLE DE MONTRÉAL    NAPPE PHRÉATIQUE    NITRATES    INDUSTRIE NUCLÉAIRE    POLLUTION NUCLÉAIRE    NUISANCES    OLIGOCHÈTES    ORDURES MÉNAGÈRES    COMPOSÉS ORGANOCHLORÉS    OXYDES D'AZOTE    OZONE    PAYSAGES environnement    PÉRIODE ou DEMI-VIE    PEROXYACYLNITRATES    PÉTROLIER    pH    PHOSPHATES    PHYTOPLANCTON    PLUIES ACIDES    POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE ou POLLUTION DE L'AIR    POLYCHLOROBIPHÉNYLS ou BIPHÉNYLES POLYCHLORÉS    POUSSIÈRES    RADIOÉLÉMENTS ou RADIONUCLÉIDES ou RADIO-ISOTOPES    RÉACTEUR À EAU PRESSURISÉE ou P.W.R.    RÉACTEUR NUCLÉAIRE    RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE    REFROIDISSEMENT technologie    RÉSEAUX TROPHIQUES ou CHAÎNES ALIMENTAIRES    PATHOLOGIE RESPIRATOIRE    RETRAITEMENT génie nucléaire    RISQUES ALIMENTAIRES    RISQUES TECHNOLOGIQUES    SANTÉ PUBLIQUE    SELS MINÉRAUX    SMOG    STOCKAGE    STOCKAGE GÉOLOGIQUE PROFOND    STRATOSPHÈRE & STRATOPAUSE    TOXICITÉ    TRANSPORT & TRAFIC MARITIMES    TRIBUTYLÉTAIN    TROPOSPHÈRE & TROPOPAUSE    URBANISATION    VIE VÉGÉTALE    VITRIFICATION génie nucléaire    ZOOPLANCTON

Pour citer l’article

François RAMADE, « POLLUTION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pollution/