Abonnez-vous à Universalis pour 1 euro

MOLYBDÈNE

Élément chimique métallique de symbole Mo et de numéro atomique 42, le molybdène appartient au groupe VI A de la classification périodique. C'est un élément de transition compris entre le chrome et le tungstène. Il est le trente-sixième élément par ordre d'abondance dans la croûte terrestre. La molybdénite MoS2 en est le principal minerai. Carl Wilhelm Scheele (1742-1786) en détermine la nature en 1778 et Peter Jacob Hjelm (1746-1813) isole le molybdène en 1782.

Les applications sont peu nombreuses et limitées à certains produits chimiques et teintures au xviiie siècle. Cet élément commence à être mieux connu au xixe siècle. Jöns Jacob Berzelius (1779-1848) entreprend l'étude des principaux composés du molybdène en 1826, Henri Moissan (1852-1907) fond du molybdène métallique au four électrique, détermine sa masse atomique et ses propriétés physiques en 1894, et, la même année, les usines Schneider du Creusot utilisent pour la première fois du molybdène comme élément d'alliage dans des aciers pour blindages.

La production minière reste sporadique jusqu'en 1900 ; ensuite, la production devient continue, mais c'est la Première Guerre mondiale, sous la pression exercée par l'insuffisance des approvisionnements en tungstène, qui donne l'impulsion nécessaire à la mise en exploitation du prodigieux gisement de Climax dans le Colorado.

Aujourd'hui encore, la plus importante application du molybdène est son introduction comme élément d'alliage dans les aciers. Cependant, son utilisation s'est diversifiée dans de nombreux autres domaines : matériaux réfractaires, alliages non ferreux, catalyseurs, lubrifiants, engrais, industrie électronique, etc.

Production et utilisations

Les principales sources de molybdène exploitées sont des gisements à faible teneur (de 0,1 à 0,5 p. 100) et des gisements de sulfure de cuivre dans lesquels la molybdénite (MoS2) est un sous-produit. Les gisements de wulfénite (PbMoO4) sont exploités très exceptionnellement.

Les minerais sont enrichis par flottation et pratiquement tous les concentrés de molybdénite sont transformés par grillage dans des fours en oxyde technique de molybdène (MoO3). À la fin de 2008 et en 2009, les producteurs ont massivement réduit leur production en raison de l’effondrement de la demande occidentale. Ainsi, en 2009, la production minière de molybdène (200 000 tonnes) a diminué de 12 p. 100, alors que, entre 2000 et 2008, elle augmentait au rythme annuel de 5 p. 100

Molybdène : pays producteurs - crédits : Encyclopædia Universalis France

Molybdène : pays producteurs

. Les principaux producteurs sont présentés dans le tableau 1. Les principaux produits provenant des concentrés de molybdénite et leurs utilisations sont mentionnés sur la figure 1, tandis que le tableau 2 montre la répartition de la consommation de molybdène dans les différents secteurs d'utilisation.

Produits et applications - crédits : Encyclopædia Universalis France

Produits et applications

Usages du molybdène - crédits : Encyclopædia Universalis France

Usages du molybdène

La suite de cet article est accessible aux abonnés

  • Des contenus variés, complets et fiables
  • Accessible sur tous les écrans
  • Pas de publicité

Découvrez nos offres

Déjà abonné ? Se connecter

Écrit par

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Médias

Molybdène : pays producteurs - crédits : Encyclopædia Universalis France

Molybdène : pays producteurs

Produits et applications - crédits : Encyclopædia Universalis France

Produits et applications

Usages du molybdène - crédits : Encyclopædia Universalis France

Usages du molybdène

Autres références

  • ACIER - Technologie

    • Écrit par Louis COLOMBIER, Gérard FESSIER, Guy HENRY, Joëlle PONTET
    • 14 176 mots
    • 10 médias
    Le molybdène se rencontre dans beaucoup d'aciers alliés. Comme le chrome, il est alphagène et, plus que lui encore, tend à former des carbures. Il augmente la trempabilité.
  • CARBONE

    • Écrit par Jean AMIEL, Henry BRUSSET
    • 8 257 mots
    • 11 médias
    ...très toxiques et il convient d'éviter de les répandre dans l'atmosphère même à faibles concentrations. On prépare les carbonyles de nickel, fer, cobalt, molybdène par synthèse directe. La réaction est favorisée par une augmentation de pression et par le choix d'une température appropriée à la nature du...
  • CORROSION

    • Écrit par Gérard BERANGER, Jean TALBOT
    • 5 142 mots
    • 3 médias
    ...grands métaux de base que sont le fer, l'aluminium et le cuivre, ainsi que leur résistance à la corrosion dans certains milieux. Dans le cas du fer, par exemple, l'addition de chrome, de nickel, de molybdène est utilisée pour la préparation de différentes classes d' aciers inoxydables.
  • NICKEL

    • Écrit par Jacques GRILLIAT, Bernard PIRE, Michel RABINOVITCH, Jacques SALBAING
    • 4 774 mots
    • 6 médias
    Le nickel est, avec le chrome, l'élément essentiel des aciers inoxydables et des aciers réfractaires qui sont ses débouchés les plus importants. À ces deux métaux on ajoute quelquefois du molybdène, du cuivre, du tungstène, etc.
  • Afficher les 11 références

Voir aussi