STOÏCISME

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Zénon de Cittium

Zénon de Cittium
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Syllogismes de base de Chrysippe

Syllogismes de base de Chrysippe
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Contrairement à la plupart des doctrines philosophiques, le stoïcisme ne tire son nom ni de celui de son fondateur, comme le platonisme, ni de celui de son concept central, comme l'existentialisme, mais simplement de celui de l'endroit où sa voix s'est fait entendre pour la première fois : c'est au Portique des peintures, à la Stoa poikilè, à Athènes, que les premiers stoïciens donnèrent leur enseignement. En conservant ce nom, leurs successeurs, qui forment l'une des écoles les plus vigoureuses de l'Antiquité, témoignèrent à leur façon d'une fidélité qui ne s'adressait pas à la littéralité d'un catéchisme ou au prestige d'une personnalité supérieure, mais à l'esprit d'un lieu et à la tradition d'un style de pensée et de vie. Le stoïcisme, de Zénon à Marc Aurèle, est une longue création continuée ; chacun de ceux qui s'en réclament le revit et le reformule selon son génie propre, tout en s'insérant dans une lignée doctrinale.

Ce double aspect de la tradition stoïcienne explique aussi que cette philosophie partage avec celle de Platon le curieux privilège d'avoir donné naissance à deux adjectifs distincts : « stoïcien » et « stoïque ». Le stoïcisme est, en effet, la conjonction d'une doctrine complexe, hautement technique, et d'un style de vie parfaitement identifiable en dehors de toute référence doctrinale. À la relative indépendance de ces deux éléments est due, sans doute, l'extraordinaire influence que le stoïcisme a exercée dans la tradition morale de l'Occident, où il a fini par symboliser l'essentiel de ce qu'on entend communément par « philosophie ».

La longue histoire du stoïcisme s'étend [...]

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Autres références

«  STOÏCISME  » est également traité dans :

AFFECTIVITÉ

  • Écrit par 
  • Marc RICHIR
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Dans le chapitre « Affectivité et passions dans la tradition classique »  : […] Sans pouvoir entrer ici dans l'extrême complexité et la richesse immense de l'expérience grecque de l'affectivité et des passions – notamment dans la littérature tragique –, il est néanmoins possible de placer quelques repères significatifs chez les philosophes. « Le Grec, écrit E. R. Dodds, a toujours vu dans l'expérience d'une passion une chose mystérieuse et effrayante, l'expérience d'une forc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_2270

TERRE ÂGE DE LA

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  • Pascal RICHET
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Dans le chapitre « La force du raisonnement philosophique »  : […] Tout comme le jour et la nuit, les saisons, les années et les générations semblent se répéter inlassablement. D'un bout à l'autre de la Terre, il en résulta une conception du temps qu’on a qualifié de cyclique. Comme l’a résumé Mircea Eliade dans son classique Mythe de l’éternel retour (1949), « tout recommence à son début à chaque instant. Le passé n’ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/age-de-la-terre/#i_2270

ALEXANDRIE ÉCOLE PHILOSOPHIQUE D'

  • Écrit par 
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Dans le chapitre « L'éclectisme du Ier siècle avant J.-C. »  : […] Peu avant l'ère chrétienne, les principaux courants de la pensée grecque se trouvent représentés à Alexandrie. Mais ils ne se maintiennent pas à l'état pur ; chacune des écoles s'est ouverte sur les autres et leur a emprunté des éléments qu'elle essaie d'incorporer à sa doctrine originelle. Cet éclectisme constituera un caractère important, commun à presque toutes les époques de la philosophie al […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-philosophique-d-alexandrie/#i_2270

ÂME

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIR, 
  • Henri Dominique SAFFREY
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Dans le chapitre « Éclipse et retour des doctrines sur l'âme à la période hellénistique et romaine »  : […] Après la mort d'Alexandre le Grand (323 av. J.-C.), le monde hellénique se trouva plongé dans un bouleversement sans précédent : on passait sans transition de la petite cité grecque à la totalité de la « terre habitée » ; l'homme, défini par Aristote comme « le vivant qui habite une cité », devenait subitement « œcuménique », citoyen du monde et solidaire de l'univers, partout chez lui et infinime […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ame/#i_2270

ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 11 115 mots
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Dans le chapitre « Les philosophies hellénistiques »  : […] La mort d'Aristote (322), qui suit d'un an celle d'Alexandre, marque une coupure, au moins relative, dans l'histoire de la philosophie grecque. Le platonisme classique et, à un moindre degré ou avec moins de succès, l'aristotélisme tendaient à l'unité de la théorie et de la pratique : la vision des essences est la condition de l'action droite et, en particulier, de la politique juste. À la fin du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-naissance-de-la-philosophie/#i_2270

AUTONOMIE

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
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Dans le chapitre « Autonomie et liberté stoïcienne »  : […] Indépendance de toute régulation et de toute contrainte venant de l'extérieur, suffisance de besoins satisfaits sans que la cité ou l'individu ait à se constituer dans la dépendance de qui que ce soit, achèvement et perfection, tels sont les sens principaux attachés à la notion d'autonomie par la réflexion classique. Mais c'est sans doute chez les stoïciens – bien que le terme d'autonomie ne figu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autonomie/#i_2270

BONHEUR

  • Écrit par 
  • André COMTE-SPONVILLE
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Dans le chapitre « Bonheur, espoir et vertu »  : […] Une telle expérience – précisément parce qu'elle est absolument simple – suppose un bouleversement de notre rapport au temps. Si le désir est manque, presque toujours, c'est qu'il est temporel : le désir est manque à chaque fois qu'il se fait espérance. Arrêtons-nous là, un instant. On ne peut, on l'a vu, concéder à Platon que tout désir soit manque. C'est au contraire le propre de toute action – […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur/#i_2270

CATON D'UTIQUE (95-46 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Joël SCHMIDT
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Arrière-petit-fils de Caton l'Ancien, Marcus Portius Cato, dit Caton d'Utique, est devenu au cours de la période qui précède la prise du pouvoir par César le symbole de la République romaine vertueuse et agonisante . Caton d'Utique ne se contente pas seulement, comme le fit son bisaïeul, d'exiger de la cité et des citoyens une intégrité morale au-dessus de tout soupçon, une droiture intellectuelle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/caton-d-utique/#i_2270

CHARITÉ

  • Écrit par 
  • Michel MESLIN
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Le terme français « charité », dans son usage courant, ne recouvre pas toutes les significations du concept. Il provient du latin caritas , qui désigne un amour d'affection, de tendresse, de bienveillance dans les relations sociales, et il s'oppose à amor , l'amour passion. La charité, fondée sur l'amour de Dieu, est ouverture à l'autre jusqu'à l'oubli […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charite/#i_2270

CHRYSIPPE (281-208 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 284 mots

Philosophe grec, Chrysippe a joué un rôle capital dans la formation du système stoïcien. De son œuvre immense (705 livres selon Diogène Laërce, Vie des philosophes , livre VII, 180) il ne reste que des fragments (réunis par H. von Arnim, Stoicorum veterum fragmenta , 4 vol., Leipzig, 1903-1924), dans lesquels il est souvent difficile d'identifier l'appor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chrysippe/#i_2270

CONVERSION

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 4 057 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'Antiquité préchrétienne »  : […] Dans l'Antiquité, le phénomène de la conversion apparaît moins dans l'ordre religieux que dans les ordres politique et philosophique. C'est que toutes les religions antiques (sauf le bouddhisme) sont des religions d'équilibre, pour reprendre l'expression de Van der Leeuw : les rites y assurent une sorte d'échange de prestations entre Dieu et l'homme. L'expérience intérieure qui pourrait correspond […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conversion/#i_2270

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Dans le chapitre « L'assentiment »  : […] On doit aux stoïciens d'avoir ajouté un troisième trait à la philosophie grecque de l'opinion ; ce troisième trait devait conduire de façon décisive à la philosophie moderne (cartésienne, humienne, kantienne) du jugement. C'est d'une tout autre distribution des notions que cette dernière procède, à savoir d'une véritable analyse psychologique de l'opération en quoi consiste la saisie ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_2270

DEVOIR

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 115 mots

Le devoir désigne une action en tant qu'elle est non seulement justifiée mais exigible d'un point de vue moral. En ce sens, le devoir est distinct de la contrainte puisqu'il n'est pas l'effet mécanique d'une pression sur la volonté mais l'expression d'une obligation conçue et acceptée comme telle par le sujet agissant. Toute la difficulté, pour ce dernier, réside alors dans l'articulation entre l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/devoir/#i_2270

DEVOIR, notions de base

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 242 mots

Dans le chapitre « « Une voix intérieure » »  : […] Les stoïciens ont porté à sa perfection la conception antique du devoir, que l’on trouve exprimée en un adage : « Le sage est heureux même dans le taureau de Phalaris. » Phalaris, tyran d’Agrigente, avait demandé qu’on fabrique un taureau en airain creux dans lequel les suppliciés étaient enfermés avant qu’on allume un brasier sous la statue de métal. Premiers philosophes à avoir mis l’accent sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/devoir-notions-de-base/#i_2270

ÉPICTÈTE (50 env.-env. 130)

  • Écrit par 
  • Ilsetraut HADOT
  •  • 1 973 mots

Dans le chapitre « La doctrine »  : […] En ce qui concerne la doctrine philosophique d'Épictète, les travaux d'A. Bonhöffer restent fondamentaux. Il a pu démontrer qu'Épictète est resté fidèle aux doctrines de l'Ancienne Stoa. Au centre de toutes les considérations d'Épictète dans les Entretiens , figure le dogme fondamental de la théorie stoïcienne des biens, à savoir que les biens et les maux humains ne peuvent a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epictete/#i_2270

GÉOMÉTRIE DES PASSIONS (R. Bodei) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 1 366 mots

Géométrie des passions est la version française d'un essai du philosophe Remo Bodei paru en Italie il y a six ans, en 1991 (traduction de Marilène Raiola, aux Presses universitaires de France). Son sous-titre, Peur, espoir, bonheur  : de la philosophie à l'usage politique , en définit l'e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geometrie-des-passions/#i_2270

GESTION DU STRESS

  • Écrit par 
  • Jacques VAN RILLAER
  •  • 947 mots

Dans le chapitre « Des procédures qui remontent à l’Antiquité »  : […] De nombreuses méthodes sont censées réduire le stress : expression verbale et émotionnelle des tensions, relaxation, méditation, yoga, diététique, activités physiques, etc. L’idée de mieux gérer les troubles de la vie affective remonte à l’Antiquité. Elle a été développée surtout par les stoïciens, soucieux de réduire la peur, la colère et l’affliction. Ces philosophes estimaient essentiel de bie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gestion-du-stress/#i_2270

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 858 mots

Dans le chapitre « L'analyse logique du jugement »  : […] L'analyse du jugement s'est précisée au cours de l'histoire à travers une explicitation de sa structure propositionnelle. Ébauchée, d'une manière fondatrice mais incomplète, par Aristote, elle a été complétée et repensée par les écoles ultérieures. Aristote voit dans le jugement (l'ἀπόϕαυσις) la structure intermédiaire entre celle des concepts, qui sont ses composantes, et celle du raisonnement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/#i_2270

LES PHILOSOPHES HELLÉNISTIQUES (A. Long et D. Sedley) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Baptiste GOURINAT
  •  • 930 mots

Par analogie avec la période historique qui commence à la mort d'Alexandre en 323 avant J.-C., on appelle philosophies « hellénistiques » le scepticisme, l'épicurisme et le stoïcisme, apparus à Athènes une génération après Aristote, ou une ou deux générations après sa mort. Or, à quelques rares exceptions près, comme trois lettres d'Épicure ou l' Hymne à Zeus du stoïcien Clé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-philosophes-hellenistiques/#i_2270

LETTRES À LUCILIUS, Sénèque - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 796 mots
  •  • 1 média

Composées au cours des trois dernières années de la vie de Sénèque (4 av. J.-C.-65), ces 124 lettres qui nous sont parvenues, adressées à l'ami et poète Lucilius, constituent un manuel complet de philosophie. Entre Sénèque et le stoïcisme des origines, plus de trois siècles se sont écoulés. Mais, en ces temps troublés du règne de Néron (Rome est incendiée en 64), les exigences de mener une « vie p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lettres-a-lucilius/#i_2270

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Mégariques et stoïciens »  : […] Aristote avait eu à affronter les critiques des dialecticiens de l'école de Mégare. L'un d'eux, Eubulide, avait imaginé, entre autres paradoxes, celui du menteur. Fidèles à l'enseignement éléatique, posant une alternative entre l'être et le non-être, ils rejetaient l'être en puissance et, plus généralement, s'efforçaient de ramener les notions modales sur le plan de l'assertion pure. Philon défin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_2270

MANILIUS MARCUS (Ier s. env.)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 172 mots

Le dernier des poètes didactiques latins. On sait fort peu de chose de lui. Il est l'auteur d' Astronomica , poème inachevé traitant d'astronomie et d'astrologie, probablement écrit entre 9 et 14, c'est-à-dire du vivant d'Auguste, pour les deux premiers livres, puis entre 14 et 17, sous le règne de Tibère. Stoïcien, Manilius met l'accent sur l'existence d'une providence qui g […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manilius-marcus/#i_2270

MANUEL, Épictète - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 634 mots

Exclusivement oral, l'enseignement d'Épictète (50 env.-130 env.) nous est parvenu par l'intermédiaire de son disciple Arrien (105 env.-180 env.), qui nous a conservé des Entretiens et le Manuel  : ce dernier est, avec les Pensées de Marc Aurèle, le plus connu et le plus lu des textes du stoïcisme ancien. Il sert de repoussoir à Pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manuel/#i_2270

MARC AURÈLE (121-180)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 2 198 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les « Pensées » »  : […] Les fameuses Pensées de Marc Aurèle (le titre de l'ouvrage attesté dans la tradition manuscrite est : À lui-même ) semblent avoir été rédigées à la fin de sa vie : deux livres au moins ont dû être écrits pendant la campagne du Danube, l'un « chez les Quades, au bord du Gran » (c'est-à-dire dans l'actuelle Slovaquie), l'autre « à Carnuntum » (c'est-à-dir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marc-aurele/#i_2270

MARIAGE

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT, 
  • Catherine LABRUSSE-RIOU, 
  • Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
  • , Universalis
  •  • 11 551 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le mariage en Occident »  : […] On pourrait se demander si les pratiques et les représentations de l'Occident ont été bien différentes avant la fin du xix e  siècle. Des survivances d'un tel système semblent demeurer à côté de nous. Une étude de Pierre Bourdieu (1962) relève qu'au Béarn, région depuis longtemps christianisée, la famille intervient dans les échanges matrimoniaux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mariage/#i_2270

MICROCOSME ET MACROCOSME

  • Écrit par 
  • Hélène VÉDRINE
  •  • 4 258 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Primat de l'unité et hiérarchie des êtres »  : […] Si l'on en croit Olympiodore, philosophe grec du vi e  siècle apr. J.-C., les rapports du microcosme et du macrocosme sont ainsi conçus par les penseurs de la tradition hermétique : « Hermès se représente l' homme comme un microcosme, tout ce que contient le macrocosme l'homme le contenant aussi. Le macrocosme contient des animaux terrestres et aq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/microcosme-et-macrocosme/#i_2270

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Nécessité, contingence et plénitude »  : […] L'histoire des conceptions philosophiques de la modalité est étroitement liée à celle des doctrines qui soutiennent la nécessité de ce qui est et de nos actions, dans leur opposition aux doctrines qui admettent qu'il y a, dans la nature ou en nous, une forme de contingence, c'est-à-dire au conflit philosophique traditionnel entre déterminisme et libre arbitre. On peut en retracer l'origine chez l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_2270

MORT - Les sociétés devant la mort

  • Écrit par 
  • Louis-Vincent THOMAS
  •  • 8 190 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Dédramatisation de la mort »  : […] Attitude philosophique, certes, mais qui ne manque pas de se manifester dans le comportement, la dédramatisation de la mort fut hautement illustrée dans l'Antiquité. N'est-ce pas la position de Socrate qui choisit de mourir en absorbant le poison pour convaincre ses disciples que la mort n'a rien de redoutable : « Je crois aux dieux athéniens, comme n'y croit aucun de mes accusateurs. Et puisque D […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-societes-devant-la-mort/#i_2270

NATUREL DROIT

  • Écrit par 
  • Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
  •  • 5 966 mots

Dans le chapitre « La signification ontologique de la loi naturelle »  : […] C'est avec l'élucidation du concept de nature que cette idée de loi non écrite accède à un statut philosophique. Sous ce concept viennent s'expliciter les notions de norme et de normalité que Platon dégage en liaison avec la théorie des idées : une chose est selon la nature lorsqu'elle réalise la conformité à son archétype. Mais les difficultés d'un monde d'idées, coupé radicalement du sensible, c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-naturel/#i_2270

PANÉTIUS DE RHODES (env. 180-env. 110 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 270 mots

Philosophe stoïcien grec, originaire de Rhodes, Panétius (ou Panaitios) fut le disciple de Diogène de Babylonie et d'Antipater de Tarse, puis le maître de Posidonius. Son œuvre est totalement perdue (fragments réunis par M. Van Straaten, Panaetii Rhodii Fragmenta , 1962) : elle comprenait notamment un traité Du devoir , que Cicéron a utilisé dans son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/panetius-de-rhodes/#i_2270

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Dans le chapitre « Les stoïciens »  : […] En toute rigueur, on devrait réserver le terme de panthéisme (apparu pendant la Renaissance) à un petit nombre de philosophes chez lesquels apparaît explicitement l'affirmation de l'identité de Dieu avec le tout de l'être, celui-ci englobant la nature ou se réduisant à elle. C'est pourquoi on fera commencer l'histoire du panthéisme avec les stoïciens et non pas avec les présocratiques ; on ne tro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_2270

PERSE (34-62)

  • Écrit par 
  • Élizabeth BINE
  •  • 511 mots

Né en Étrurie, à Volaterrae, dans une famille appartenant à l'ordre équestre, Perse (lat. Aulus Persius Flaccus) est encore petit enfant lorsqu'il perd son père, et dès lors il est élevé par sa mère. Ses études sont des plus studieuses, tout d'abord à Volaterrae, puis à Rome, chez le grammairien Remmius Palaemon et chez le rhéteur Virginius Flaccus. À l'âge de seize ans, Perse se lie d'une grande […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perse-34-62/#i_2270

PHÉNOMÈNE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 3 342 mots

Dans le chapitre « Le relativisme »  : […] En même temps que se construit cette explication scientifique, s'élabore sur le même modèle un schéma philosophique : à la réalité physique du phénomène correspond le statut philosophique du relatif. En tant que produit mixte, le phénomène est un relatif. La catégorie du relatif étend à toutes choses le statut de cette médiation. Pour le sophiste Protagoras, toutes les choses sont relatives. De m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene/#i_2270

PHYSIS

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 3 788 mots

Dans le chapitre « Dualisme et naturalisme »  : […] C'est précisément ce dualisme de la nature et de la matière, ou encore de la nature et du hasard, que refuseront les stoïciens. La nature n'est pour eux rien d'autre que le Logos répandu dans la totalité des parties du monde et présent dans chacun de ses événements. Cette nature omniprésente et toute-puissante se confond avec Dieu, dont elle manifeste la providence. Dès lors, tout ce qui arrive da […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physis/#i_2270

POSIDONIUS D'APAMÉE (135-51 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 292 mots

Philosophe stoïcien grec, élève de Panétius, Posidonius d'Apamée, après de nombreux voyages, se fixa à Rhodes, où Cicéron et Pompée vinrent entendre ses leçons. Tous ses écrits sont perdus : on n'en possède que des fragments (recueillis par L. Edelstein et I. G. Kidd). À la fin du xix e  siècle et au début du xx […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/posidonius-d-apamee/#i_2270

PROVIDENCE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 487 mots

Si l'on s'en tient à l'histoire des idées, le concept de providence n'est pas d'origine judéo-chrétienne : il est d'origine hellénique, de facture stoïcienne. En contexte stoïcien, « providence » ne signifie pas vigilance ou bienveillance personnelle d'un dieu sage et bon qui prend soin de chacune de ses créatures ; le terme est synonyme de « nécessité ». En effet, dans l'ancien stoïcisme, il y a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/providence/#i_2270

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « Le rationalisme de l'Antiquité classique »  : […] Dans un grand nombre de systèmes philosophiques apparaissent les traits d'une attitude rationaliste dominant l'organisation de thèses tout à fait diverses, et à certains égards opposées. Ainsi peut-on qualifier de rationalistes, quoique à des titres différents, Platon et Aristote, les épicuriens, les stoïciens, les pyrrhoniens ou sceptiques... Nonobstant les contenus « idéalistes », « empiristes  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_2270

ROME ET EMPIRE ROMAIN - Rome et la pensée grecque

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 1 516 mots
  •  • 2 médias

Le rôle joué dans l'histoire de la pensée par la langue latine et, à travers elle, par la civilisation romaine est considérable. De Boèce à Kant, soit pendant près de treize siècles, le latin sera par excellence la langue philosophique de l'Occident chrétien. Mais ce latin, tour à tour classique, patristique et scolastique, et dont la terminologie philosophique actuelle reste encore tributaire, n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome-et-empire-romain-rome-et-la-pensee-grecque/#i_2270

SARTRE JEAN-PAUL

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME, 
  • Juliette SIMONT
  •  • 8 906 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Image et émotion »  : […] Donc, une conscience irréfléchie, tout entière tournée vers le monde, étrangement oublieuse de cet ancrage dans soi qui fait l'habituelle consistance du cogito . Cette « vacuolisation » que Sartre fait inauguralement subir à la conscience, loin de la laisser exsangue et paralysée, va de pair avec l'affirmation de son irrépressible spontanéité. C'est ce qu'il s'attache à montr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-paul-sartre/#i_2270

SCEPTICISME

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 7 740 mots

Dans le chapitre « Évolution du relativisme »  : […] Cependant, le iii e  siècle avant J.-C. est marqué par un bouleversement profond touchant la théorie de la perception, et les principaux responsables de cette évolution scientifique sont les stoïciens. Zénon et surtout Chrysippe se distinguent de leurs prédécesseurs sur deux points essentiels. D'une part, ils refusent absolument d'admettre, comme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scepticisme/#i_2270

SÉMIOLOGIE

  • Écrit par 
  • Julia KRISTEVA
  •  • 5 451 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les stoïciens »  : […] Un bref parcours historique permet de comprendre comment le discours sémiotique a pu se produire en suivant de près les idéologies dominantes des différentes époques et les coupures scientifiques qui s'y sont opérées. La question du signe semble apparaître pour la première fois dans l'aire culturelle occidentale avec les stoïciens ( iii e siècl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/semiologie/#i_2270

SÉNÈQUE (4 av. J.-C. - 65 apr. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Ilsetraut HADOT
  •  • 4 285 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Signification philosophique de l'œuvre »  : […] L'œuvre de Sénèque constitue une source précieuse pour la connaissance de la philosophie d'époque hellénistique et impériale. Pour toute la période qui va de la fondation de l'école stoïcienne, vers 300 avant J.-C., jusqu'au i er  siècle après J.-C., ses écrits représentent la seule œuvre d'envergure composée par un stoïcien qui nous soit parvenue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/seneque/#i_2270

SEXTUS EMPIRICUS (2e moitié IIe-déb. IIIe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 303 mots

Du philosophe sceptique grec Sextus Empiricus on possède trois grandes œuvres : les Hypotyposes pyrrhoniennes en six livres ; le traité Contre les professeurs ( Adversus mathematicos ) en trois livres (contre les grammairiens, contre les rhéteurs, contre les géomètres, contre les arithméticiens, contre les astrologues, contre les m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sextus-empiricus/#i_2270

SUICIDE

  • Écrit par 
  • René ARLABOSSE, 
  • Jean-Pierre BLANADET, 
  • Baldine SAINT GIRONS
  • , Universalis
  •  • 7 381 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le paradoxe d'un désir de mort »  : […] « Il existe pour la mort, écrit Sénèque, une inclination inconsidérée [...]. Surtout évitons jusqu'à cette passion qui s'est emparée de plusieurs : le désir de mourir, la libido moriendi.  » Certes, il faut condamner le suicide en tant que passion, c'est-à-dire comme propre des insensés et des lâches. Cependant choisir soi-même l'heure où l'on quittera ce monde, quand nul re […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/suicide/#i_2270

UN PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 3 714 mots

Dans le chapitre « Quelques modèles d'unité »  : […] Il est maintenant certain qu'il y a autant de manières d'unifier que de systèmes philosophiques. On se bornera à signaler les modèles les plus caractéristiques. Appelons doctrines pluralistes les philosophies les moins unifiantes. Elles renoncent à toute origine unitaire ou bien multiplient à l'infini les principes. Il y a autant de centres que de points de vues possibles. Et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-un/#i_2270

VIRTUS

  • Écrit par 
  • Jean-Paul BRISSON
  •  • 468 mots

Littéralement, la «  virtus  » est la qualité propre du vir , c'est-à-dire du mâle. Aussi la première acception du mot fut-elle de désigner le courage physique dont doit faire preuve le soldat sur le champ de bataille. En ce sens, la notion de virtus entre en couple avec fortuna , la chance : courage et chance […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/virtus/#i_2270

Voir aussi

Pour citer l’article

Urs EGLI, Jacques BRUNSCHWIG, « STOÏCISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/stoicisme/