ARISTOTE, en bref

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C'est à partir de l'œuvre de Platon que la pensée d'Aristote peut être comprise. Tant en physique, métaphysique, ou logique, qu'en morale et en politique, il rompt avec son maître, ouvrant un chantier de réflexion qui aura des échos considérables dans les pensées médiévales islamique ou chrétienne. À la séparation tranchée du « monde intelligible » et du « monde sensible » opérée par Platon, il substitue le couple « matière-forme », qui permet de mieux rendre raison de la réalité. Il fonde la logique en inventant la syllogistique (et il faudra attendre Leibniz pour que des nouveautés apparaissent dans ce domaine). Ses études réunies sous le nom de « métaphysique », orientées selon deux versants (théologique et ontologique), ne cesseront d'être interrogées par la pensée scolastique et viendront nourrir la réflexion de Heidegger. Sa méthode quasi empirique lui fera jeter les bases d'une cosmologie et d'une biologie qui devront attendre le xviie siècle (Galilée, Descartes) pour se voir mises en cause. Enfin, son réalisme politique, moral et psychologique marquera d'une empreinte durable les recherches dans les « sciences humaines ».

Aristote

Aristote

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De la «Physique» à la «Métaphysique», Aristote (385 env.-322 avant J.-C.) dresse l'inventaire exhaustif d'un monde où la réalité s'ordonne selon les catégories logiques de la pensée. Juste de Gand, Portrait d'Aristote, Musée du Louvre, Paris. 

Crédits : Photos.com/ Jupiterimages

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—  Francis WYBRANDS

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Pour citer l’article

Francis WYBRANDS, « ARISTOTE, en bref », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote-en-bref/