PORTRAIT

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Ebih-il l'Intendant, Mari

Ebih-il l'Intendant, Mari
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Sarcophage des Époux, Cerveteri

Sarcophage des Époux, Cerveteri
Crédits : G. Nimatallah/ De Agostini

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Portrait funéraire féminin, Fayoum, Égypte

Portrait funéraire féminin, Fayoum, Égypte
Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

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Portrait funéraire, Fayoum, Égypte

Portrait funéraire, Fayoum, Égypte
Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

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L'essor d'un genre

À la fin du premier quart du xve siècle, le portrait s'érige en genre indépendant. Le portrait florentin, très spécifiquement caractérisé – profils aigus, hommes et femmes traités comme des découpages de matières précieuses, couleurs brillantes, attitudes hiératiques –, débuta avec Masaccio et retrouva un écho dans les médailles et les bois de Pisanello. Le portrait flamand, à tendance réaliste, s'affirma dès 1431 avec le célèbre portrait dessiné du cardinal Albergati, de Van Eyck, et les peintures du Maître de Flémalle ; les Vénitiens suivirent, un peu plus tard, avec le portrait (disparu) de Lionello d'Este par Jacopo Bellini, suivi par une abondante production de ses fils (les Doges de Gentile Bellini, la série de Jeunes Hommes de Giovanni). Au xvie siècle, Venise imposera un style international du portrait auquel Giorgione et Titien impriment une marque que les plus grands portraitistes du siècle, Greco compris, auront du mal à oublier.

Cependant, le fond neutre, ce grand témoin de la libération du portrait, qui fait apparaître dans un orgueilleux isolement une tête ou un buste sobrement détachés, céda le pas à un fond imagé dès que se fut atténué le premier effet choc de la hardiesse victorieuse. Les Italiens du Quattrocento, Piero della Francesca, Mantegna, Botticelli, Signorelli, placèrent têtes et figures en pied sur des fonds de paysage, imités au xvie siècle par les Allemands engoués tardivement de la Renaissance, comme Dürer ou Cranach. Les Flamands, depuis que Van Eyck eut imaginé de peindre un couple dans un cadre domestique (le double portrait dit des Arnolfini, 1434), accordèrent leurs préférences aux intérieurs intimes, fussent-ils indiqués partiellement (Portrait d'Erasme de Quentin Metsys, 1517, musée Barberini, Rome). Moins évolutifs, et ayant marqué le pas au xve siècle, après [...]

Portrait d’un homme, A. Mantegna

Portrait d’un homme, A. Mantegna

Photographie

Andrea Mantegna, Portrait d'un homme, vers 1470. Tempera transposée du panneau initial sur toile, puis sur isorel, 24,2 cm x 19,1 cm. National Gallery of Art, Washington. 

Crédits : Courtesy National Gallery of Art, Washington

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Écrit par :

  • : docteur ès lettres, professeur honoraire à l'École des hautes études en sciences sociales

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Galienne FRANCASTEL, « PORTRAIT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/portrait/