ORFÈVRERIE

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Le XIXe siècle : du premier Empire à l'éclectisme

Le classicisme a trouvé un prolongement tout à fait naturel dans la production du début du xixe siècle. Le style Empire, en effet, dont l'inspiration est plus que jamais définie par la connaissance de l'Antiquité, n'est pas la conséquence d'une rupture avec la fin du siècle antérieur. En France, la coupure est réelle sur le plan des conditions de la production : suppression des corporations, disparition de la clientèle, tout contribua à réduire les orfèvres à l'inactivité ; cependant, dès le Consulat, le retour progressif de l'ordre devait rapidement leur permettre de se remettre à l'ouvrage ; on comprend donc pourquoi presque tous les orfèvres du début du xixe siècle, y compris les plus grands, sont souvent des hommes formés au xviiie. Henry Auguste, fils de Robert Joseph, illustre parfaitement ces liens ; on lui doit le « grand vermeil », service de table commandé pour le sacre de l'empereur en 1804 (Fontainebleau). Autre fournisseur de la cour, Jean-Baptiste Claude Odiot avait accédé à la maîtrise dès 1785 ; il livra en 1811 la grande toilette de Marie-Louise, dont subsiste à Vienne le berceau du roi de Rome. Enfin, Martin Guillaume Biennais, qui fut sans aucun doute le plus grand orfèvre de l'Empire, travaillait non seulement pour les souverains français, mais aussi pour les cours étrangères ; sa production, très abondante, se signale toujours par sa qualité et son élégance. En Angleterre, Paul Storr ou John Edwards, au Portugal, Pires de Gama et Teixero Pinto montrent par leurs œuvres que le style Empire s'était imposé dans toute l'Europe.

Sous la Restauration, le néo-classicisme se prolongea quelques années ; les œuvres de Jean-Charles Cahier ou de Jacques-Henri Fauconnier en sont de bons exemples. Toutefois apparurent bientôt les symptômes d'un profond renouvellement : la redécouverte des styles du passé, et plus précisément celui de la Renaissance ; François Durand, Benoît Marrel et surtout Froment-Meurice illustrent particulièrement cette tendance ; ce dernier surtout, so [...]


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Œnochoé ornée d'une scène de sacrifice

Œnochoé ornée d'une scène de sacrifice
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Couronne de Verghina

Couronne de Verghina
Crédits : Bridgeman Images

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Chaudron en or, art étrusque

Chaudron en or, art étrusque
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Écrit par :

  • : conservateur en chef au département des Objets d'art du musée du Louvre

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Pour citer l’article

Gérard MABILLE, « ORFÈVRERIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/orfevrerie/