ROME

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Italie : carte administrative

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La Trinité-des-Monts, Rome

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Rome: auditorium du Parc de la musique

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Colisée

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La Ville éternelle : depuis le ier siècle de notre ère, la ville sise au milieu de la péninsule italienne sur le Tibre à une trentaine de kilomètres de la mer tyrrhénienne bénéficie d'une image de puissance intemporelle. Ancien foyer de l'Empire romain, l'actuelle capitale de l'Italie et de la catholicité occupe une place symbolique importante en Europe, voire dans le monde, dont témoigne son attractivité touristique. L'organisation, le rayonnement et l'image de la ville fondée, selon la légende, par Romulus et Rémus en 753 avant J.-C. sont marquées jusqu'à nos jours par l'héritage de l'Antiquité, dans lequel les pouvoirs successifs puisent les conditions d'une légitimation et d'un renouveau. Le nom même de Rome peut désigner à la fois la ville et l'Empire. Le tissu urbain de Rome, ville par excellence du réemploi, juxtapose et imbrique des vestiges d'époques différentes. Dans Malaise dans la civilisation, Freud pointait déjà le « mode de conservation du passé propre à ce genre de villes historiques auquel Rome appartient ».

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Carte administrative de l'Italie. 

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La pérennité urbaine découle des métamorphoses de l'influence romaine et de l'adaptation aux changements géopolitiques. La figure des trois Rome (la Rome des empereurs, la Rome des papes et la Rome italienne), fréquemment utilisée dans la seconde moitié du xixe siècle et dans la première moitié du xxe, en témoigne. La trajectoire exceptionnelle de cette ville cosmopolite, ponctuée par une alternance de crises et de rénovations, s'identifie au cours du Moyen Âge et de l'époque moderne à la papauté dont elle est le siège. Elle interfère avec l'histoire de la chrétienté puis de la catholicité, avec l'histoire des États pontificaux puis, non sans difficultés, avec l'histoire de l'Italie unifiée. Rome structure le temps européen, par la diffusion de deux calendriers (julien sous Jules César et Auguste puis grégorien à la fin du xvie siècle) comme par son rôle dans notre conception de l'histoire (la transition entre Antiquité et Moyen Âge correspond traditionnellement à la chute de l'Empire romain d'Occident), et participe précocement à la construction du système-monde.

Cependant, à l'échelle nationale, Rome n'est que la capitale politique d'une Italie bicéphale. Agglomération de 2,74 millions d'habitants en 2007 située à la charnière entre le nord et le sud du pays, elle en partage avec Milan les fonctions directionnelles.

Histoire

La Rome médiévale : l'ombre de l'antique et l'affirmation du pouvoir pontifical

« Rome après Rome » (A. Giardina et A. Vauchez) : tel pourrait être le résumé de l'histoire de la Rome médiévale. Rome perd son pouvoir politique en plusieurs étapes. Le Bas-Empire est marqué par l'itinérance de la capitale. En 330, Constantin fait de Byzance, rebaptisée Constantinople, la nouvelle capitale impériale. En août 410, le sac de Rome par les Wisigoths d'Alaric marque, avant même la déposition du dernier empereur romain d'Occident Romulus Augustule en 476, la fin de l'ancienne Rome et le début d'une période d'instabilité politique. La décomposition de l'Empire romain d'Occident fait chuter la population romaine, évaluée à environ un million d'habitants au Ier siècle après J.-C., à 450 000 au ve siècle, et à moins de 30 000 au viiie siècle. Rome ne retrouve son maximum démographique impérial, exceptionnel avant l'industrialisation, qu'au xixe siècle. Ce déclin démographique entraîne une rétraction du tissu urbain vers l'anse du Tibre et le champ de Mars. Entre le ve et le viie siècle, les espaces publics antiques sont désertés. Le tissu urbain évolue en réutilisant des matériaux et des bâtiments de l'Antiquité tout au long du Moyen Âge. Le cirque du Colisée est occupé par des habitations, des temples antiques sont transformés en églises, tel le Panthéon d'Agrippa rebaptisé Sainte-Marie aux Martyrs.

L'autonomisation de Rome sous égide pontificale

Devenue chef-lieu d'une province périphérique de l'Empire byzantin, Rome est soumise à l'envoyé de Constantinople (l'exarque de Ravenne nomme un magister militum puis un duc), tandis que se maintiennent les magistratures antiques de la préfecture urbaine et du Sénat et que s'affirme le pouvoir politique du pape. L'évêque de Rome valorise son statut de successeur d'un apôtre pour asseoir progressivement sa prééminence religieuse. Grégoire Ier dit le Grand (590-604) fait de Rome le centre des missions en direction de l'Europe occidentale et centrale et remplace les quatorze régions augustéennes composant la ville par sept régions ecclésiastiques. Dans les années 760, la donation de Constantin, faux diplôme impérial selon lequel Constantin aurait donné au pape Silvestre la possession de vastes territoires italiens, à commencer par Rome, est élaborée dans l'entourage de Paul Ier. Cependant, dès le viiie siècle apparaissent des tensions fiscales et religieuses entre Rome et l'Empire byzantin, qui aboutissent en 1054 au schisme des Églises chrétiennes d'Orient et d'Occident.

Rome s'autonomise à la faveur des conflits récurrents entre Byzantins et Lombards en Italie centrale. L'alliance entre la papauté et la monarchie française débouche au viiie siècle sur les donations carolingiennes. Pépin le Bref et Charlemagne, couronné empereur à Rome par Léon III en 800, organisent des expéditions contre les Lombards et reconnaissent la souveraineté pontificale sur l'Italie centrale.

Rome capitale des États pontificaux et de la Chrétienté latine

Du xe au xiiie siècle, Rome et l'Italie centrale deviennent le théâtre et l'enjeu des conflits (querelle des Investitures de 1059 à 1122, lutte du Sacerdoce et de l'Empire à partir de 1157) entre les guelfes partisans de la papauté et les gibelins partisans de l'empereur germanique. Les luttes de factions aristocratiques se manifestent par la multiplication des fortifications urbaines.

Le vide impérial qui se produit à la mort d'Henri VI (1197) crée une conjoncture favorable à l'expansionnisme romain. Par la diplomatie et par la guerre, Innocent III (1198-1216) constitue les États pontificaux, organisés en provinces dirigées par des recteurs. Ces États présentent des frontières mouvantes au cours du Moyen Âge. Pour maintenir son pouvoir, la papauté s'allie à la monarchie angevine qui règne à partir de 1266 au sud de l'Italie.

Innocent III centralise également la Chrétienté latine, dont Rome s'affirme la capitale au xiiie siècle. Des artistes prestigieux, Cimabue, Arnolfo di Cambio ou Giotto, viennent y travailler. La création du jubilé par Boniface VIII draine à Rome en 1300 près de 200 000 pèlerins, qui obtiennent rémission de leurs péchés. Les années saintes remportent un grand succès en 1350, 1390 ou 1400. Le rayonnement culturel de la ville se voit renforcé par la fondation en 1303 de l'université de Rome, une des premières d'Europe.

Le mouvement communal

L'affirmation du pouvoir pontifical se heurte régulièrement à Rome au mouvement communal. La révolte menée par Arnaud de Brescia conduit à la résurrection du Sénat en 1143. Un accord durable avec la papauté, signé en 1188, permet la reconnaissance du statut de la Commune et un partage des pouvoirs. Les quartiers (rioni) forment la circonscription territoriale à la base du système communal.

Le pouvoir sénatorial, tout d'abord contrôlé par les marchands et la noblesse citadine, est accaparé à partir de la moitié du xiiie siècle par la noblesse féodale des barons, qui détient le commandement militaire. La République de Rome dirigée par Cola di Rienzo en 1347 s'oppose au pouvoir des barons, et inaugure une troisième période communale dominée par une coalition entre noblesse citadine et bourgeoisie.

En 1398, Boniface IX, doté des pleins pouvoirs, met fin à l'autonomie politique de la Commune, désormais réduite à un rôle purement administratif, et signe le début d'une expérience absolutiste.

Rome et Avignon

L'instabilité politique italienne et le souci de la monarchie française de contrôler la papauté conduisent à la résidence avignonnaise du pape d'origine française Clément V (1305-1314). La papauté s'installe véritablement en Avignon sous l'égide de Jean XXII (1316-1334), ancien évêque de la ville.

Cette période marque le début d'une crise pour Rome, en proie à la lutte entre les gibelins dirigés par les Colonna et les guelfes conduits par les Orsini. Cette crise renforcée par la Peste noire de 1348 entraîne un repli sur les activités agricoles. En 1352, Innocent VI dépêche d'Avignon à Rome le cardinal guerrier Albornoz pour reconquérir les États pontificaux.

Le Grand Schisme (1378-1417), qui divise la Chrétienté latine entre papes et antipapes, accentue la concurrence entre Rome et Avignon jusqu'au concile de Constance qui dépose les papes rivaux en 1417. Avec Martin V Colonna, le pontificat se stabilise durablement à Rome. La fin de l'anarchie permet une nouvelle croissance urbaine.

L'organisation économique et urbaine de Rome au Moyen Âge

Des transformations urbaines interviennent à partir de l'an 1000. L'urbanisation repliée sur le champ de Mars se densifie. De nouveaux monastères et églises sont fondés. À l'emplacement du Forum se dresse le « Campo Vaccino » (le champ des vaches).

À la fin du Moyen Âge, l'espace urbain est structuré autour de trois pôles : le Latran et le Vatican, sièges du pouvoir religieux, et le Capitole, siège du pouvoir communal et centre marchand. Constantin a établi une résidence pontificale près de la cathédrale Saint-Jean de Latran, et a fait bâtir au Vatican la basilique Saint-Pierre autour du tombeau de l'apôtre. Léon III y fait construire une première résidence pour accueillir Charlemagne. Léon IV (847-855) fortifie le Borgo, ou cité léonine développée autour de Saint-Pierre. À partir de la moitié du xiie siècle, différents papes y construisent afin d'affirmer leur autonomie vis-à-vis de la Commune. Innocent IV (1243-1254) fait édifier le palais du Vatican, qui devient en 1377 la résidence principale des papes et, à partir de la moitié du xve siècle, leur résidence officielle.

Centre de production artisanale au haut Moyen Âge, Rome connaît une reprise économique et démographique qui porte la population à environ 40 000 habitants vers 1300. Une bourgeoisie urbaine se développe, de nombreuses associations professionnelles se créent et le port fluvial de Ripa prend de l'importance. Rome se distingue par la présence de communautés étrangères nombreuses, notamment florentine et allemande.

La Rome moderne : de la rénovation urbaine au déclin

Au retour d'Avignon, les papes trouvent Rome, devancée démographiquement par Florence, Milan, Naples ou Venise, dans un état de délabrement.

Rome foyer de la seconde Renaissance

À partir de Nicolas III, ils mènent une politique culturelle et urbanistique active. L'humanisme se développe sous l'égide du Pogge, de Léon Battista Alberti et de Flavio Biondo. Nicolas V fonde en 1450 la bibliothèque vaticane. Les vestiges de l'Antiquité font l'objet de premiers relevés scientifiques. La statue du Laocoon, découverte en 1506, entre dans les collections du Vatican. Le mécénat pontifical, cardinalice et espagnol dote la ville de nombreux palais, tel le palais Farnèse (1517-1589) dû à Sangallo et à Michel-Ange, et monuments, comme le Tempietto de Bramante (1502). La ville accueille Fra Angelico puis Raphaël et Michel-Ange, qui ornent respectivement au Vatican la chapelle niccoline (1447-1449), les appartements pontificaux (1509-1514) et la chapelle Sixtine (les fresques de la voûte sont achevées en 1512, le Jugement dernier en 1541).

Un programme de grands travaux est lancé dans la perspective du jubilé de 1475, date à laquelle Rome devient un vaste chantier, auquel Du Bellay rend hommage en 1558 dans ses Antiquités de Rome. Jules II (1503-1513) décide de détruire puis de reconstruire la basilique Saint-Pierre en faisant appel aux meilleurs architectes du temps. Les travaux commencés en 1506 ne s'achèvent qu'au cours du xviie siècle. Urbain VIII inaugure la nouvelle basilique en 1626. Les papes Médicis Léon X (1513-1521) et Clément VII (1523-1534) achèvent d'ériger Rome en second foyer de la Renaissance, née à Florence. À la demande de Paul III, Michel-Ange dessine les nouveaux plans de la place du Capitole en 1536.

Cependant, le sac de Rome (1527) mené par les troupes impériales sous le commandement du connétable Charles de Bourbon disperse les artistes et désacralise l'image urbaine. Cet épisode des guerres d'Italie (1494-1559) s'inscrit dans le cadre de l'affrontement entre la France et les Habsbourg pour l'hégémonie politique en Italie.

La capitale d'un État moderne

Rome s'affirme également comme capitale d'un État élargi aux dimensions de l'Italie centrale. Alexandre VI (1492-1503) et son fils César Borgia exproprient les fiefs de grandes familles baronales. À partir du pontificat de Jules II, en qui Machiavel voit le restaurateur de l'État pontifical, l'expansion s'effectue vers le nord, par réduction des enclaves autonomes et soumission des féodaux. Elle se poursuit en 1598 avec la dévolution de Ferrare et se stabilise après l'annexion des duchés d'Urbino et de Castro sous Urbain VIII. Six légats dirigent autant de légations : Bologne, la Marche d'Ancône, la Romagne, l'Ombrie, le Patrimoine de Saint-Pierre (noyau de l'État pontifical), la Campagna e Marittima (région au sud de Rome) et Avignon. Paul IV (1555-1559) crée pour le cardinal, qui est aussi son neveu, Carlo Carafa une fonction unificatrice : la surintendance des États de l'Église. Au xvie siècle, l'État pontifical fait figure, grâce à une bureaucratisation précoce, de prototype de l'État moderne européen.

Parallèlement, le gouvernement pontifical, longtemps fondé sur les consistoires, évolue. La réforme menée en 1588 par Sixte Quint (1585-1590) sanctionne le rôle dirigeant des congrégations permanentes.

Rome capitale de la Contre-Réforme

La fonction de capitale religieuse de Rome, ville cosmopolite qui atteint 100 000 habitants vers 1600, se transforme à la même époque. Face aux attaques envers le népotisme et la corruption de la cour pontificale (Luther visite Rome en 1510-1511), elle est érigée en capitale de la Contre-Réforme.

L'Inquisition romaine est rétablie en 1542. Rome déploie une politique d'attractivité renforcée. La Santa Trinità dei Pellegrini, fondée par Philippe Néri (1515-1595), joue un rôle crucial dans l'accueil des flux de pèlerins venus par centaines de milliers de l'Europe entière, notamment lors des jubilés de 1575 et de 1600. Grégoire XV crée en 1622 la Congrégation pour la propagation de la foi, qui centralise des missions se déployant dans le monde entier, de l'Amérique latine à l'Extrême-Orient.

Sixte Quint mène une véritable « croisade urbanistique » (M. Boiteux), à laquelle rendent hommage les plans gravés de Bordino en 1588 et de Tempesta en 1593. L'architecte Domenico Fontana (1543-1607) dirige l'urbanisation de la zone collinaire de Rome, alors à l'état d'abandon, et l'ouverture de percées (par exemple la via Sistina) qui convergent en étoile vers Sainte-Marie Majeure et relient les principales basiliques romaines. Rome s'étend au-delà du Tibre, si bien que le quartier du Borgo devient un quatorzième rione.

Au xviie siècle, Rome devient un modèle international de ville baroque. La surcharge théâtrale de l'église jésuite du Gesù (1568-1584) due à Vignole est imitée dans toute la catholicité. Les grands artistes rivaux Bernin et Borromini dotent Rome de nouveaux monuments tels que la colonnade de la place Saint-Pierre, la fontaine des Quatre Fleuves ou l'église Sant'Agnese in Agone, place Navone, qui donnent à voir l'art catholique.

Le lent déclin de Rome et des États pontificaux

La fin de l'époque moderne et le début de l'époque contemporaine voient Rome et ses États décliner. Après l'arrêt de l'exploitation de l'alun de Tolfa découvert en 1462 dans les monts au nord-ouest de Rome et exporté par Civitavecchia tout au long du xvie siècle, le rôle économique de la ville stagne. Les politiques de modernisation urbaine menées par le préfet de Tournon durant l'occupation française (1808-1814) puis par Mgr de Mérode, ministre des armées pontificales dont les opérations immobilières préfigurent sous Pie IX les travaux de la Rome italienne, restent isolées.

Cependant, les débuts de l'époque contemporaine consacrent l'importance patrimoniale de la Ville éternelle. Au xviiie siècle, Rome devient une étape incontournable du Grand Tour, voyage effectué par les jeunes aristocrates anglais pour parfaire leur éducation, aux origines de notre tourisme. La première fouille du Forum est menée en 1778.

La Rome contemporaine : Rome et l'Italie

L'histoire de la Rome contemporaine devient indissociable de l'histoire de la construction de l'État-nation italien.

Vers le statut de capitale de l'Italie

Le pouvoir temporel du pape est remis périodiquement en question à partir des conquêtes de Bonaparte. Pie VI est destitué par la République romaine (1798-1800), qui s'inspire de la Révolution française. De 1809 à 1814, Pie VII est retenu prisonnier par Napoléon. Annexée en 1809 à l'Empire napoléonien, Rome est administrée par un préfet et fait figure de seconde capitale après Paris.

Les révolutions de 1831 et de 1849 destituent momentanément le pouvoir temporel du pape, rétabli après la chute du premier Empire. En février 1849 est proclamée la République romaine. Giuseppe Mazzini, Aurelio Saffi et Carlo Armellini prennent la tête d'un triumvirat qui veut promouvoir la « Rome du peuple ». Les troupes françaises du général Oudinot rétablissent en juillet 1849 le pouvoir pontifical. La défense du Janicule par les forces de Garibaldi érige la ville en lieu de mémoire du Risorgimento démocratique. Bientôt, les garibaldiens combattent en faveur de l'unification italienne au cri de O Roma o morte (« Rome ou la mort »).

En 1861, aux lendemains de la proclamation du royaume d'Italie, le Parlement proclame Rome capitale à l'instigation de Cavour. Mais l'opposition de la papauté, dont le pouvoir temporel est défendu par la France de Napoléon III et par des volontaires internationaux catholiques, ne permet à la Ville éternelle de devenir effectivement la capitale de l'Italie qu'une décennie plus tard. Les tentatives militaires de conquête de Rome dirigées par Garibaldi se heurtent, le 29 août 1862 à Aspromonte, aux troupes gouvernementales italiennes, puis, le 3 novembre 1867, à Mentana, aux troupes françaises du général Failly. Turin de 1861 à 1865, puis Florence, dans le cadre de la Convention franco-italienne de septembre 1864, assument les fonctions de capitale. Il faut attendre la défaite française de Sedan face à la Prusse pour que les troupes italiennes franchissent les frontières du territoire pontifical, puis entrent le 20 septembre 1870 dans Rome, sous la direction du général Cadorna, par la brèche réalisée dans la porta Pia.

En 1870, la Ville éternelle fait figure de ville d'ancien régime à la faible centralité. Son poids démographique (213 000 habitants) en fait la cinquième ville du pays, loin derrière Naples, qui compte alors un demi-million d'habitants. Son tissu économique proto-industriel entre en crise sous le choc de l'unification. Son organisation sociale est dominée par le poids du clergé, et fait coexister une haute aristocratie, dont le pouvoir repose sur ses liens étroits avec la papauté, et une plèbe vouée à l'artisanat ou à la construction.

Les alentours de Rome sont très peu peuplés, malsains du fait d'une malaria endémique, et pauvres. Les latifundia voués à l'agriculture extensive ne peuvent servir de base au développement urbain. Rome ne possède aucun grand port, Ripetta et Ripa Grande ayant décliné au cours de l'époque moderne. Sa desserte, notamment ferroviaire, témoigne d'un retard significatif par rapport au nord de l'Italie.

Rome présente de nombreuses zones non construites à l'intérieur de ses murailles, et est dépourvue des quartiers neufs qui se développent en périphérie des grandes villes européennes de l'époque. Son retard intra-urbain se manifeste dans l'absence de distinction entre des quartiers bourgeois et des quartiers populaires.

Rome nouvelle capitale de l'Italie

À peine intégrée à l'Italie, Rome connaît en décembre 1870 une grave inondation, interprétée par la papauté comme une punition divine. À partir de 1875, l'endiguement du fleuve, la régularisation et le déblaiement du lit fluvial réalisés sous la direction de l'ingénieur des travaux publics Raffaelo Canevari lui permettent de franchir sans dommage la grande crue de 1900.

Le gouvernement provisoire de Rome est assumé par une lieutenance générale du roi confiée au général Cadorna, au général La Marmora puis à Giuseppe Gadda. Le 2 octobre 1870, un référendum confirme le rattachement des provinces romaines à l'Italie et sanctionne la fin de l'État pontifical, dont les légations et délégations sont remplacées par la province de Rome, divisée en cinq circondari. Le transfert de la capitale du royaume de Florence à Rome, voté le 3 février 1871, est officialisé le 30 juin. L'État italien propose, le 13 mai, la loi des Garanties au pape, qui la refuse et se considère prisonnier au Vatican.

L'expropriation des biens du clergé, décrétée en février 1871 puis généralisée par la loi du 19 juin 1873 supprimant les ordres religieux, permet l'installation des nouvelles administrations italiennes. Des programmes de construction sont lancés pour héberger les ministères (notamment le long de la via Nazionale) et pour loger les Buzzurri, ces fonctionnaires ou travailleurs qui affluent vers la nouvelle capitale. Les percées entraînent des destructions dans le tissu urbain patrimonial, tandis que de nouveaux quartiers, comme celui des Prati au nord du centre, en rive droite du Tibre, sont construits. L'explosion démographique crée un manque de logements durant les trente premières années de Rome capitale. La desserte de la ville est améliorée, et la gare de Termini inaugurée en 1875. Cette transformation s'inscrit dans un contexte européen de modernisation et d'haussmannisation.

La capitale italienne est soumise au droit commun communal, sous la monarchie comme sous la République. Le pouvoir appartient au maire, entouré de la Giunta dotée de pouvoirs exécutifs, et d'un Conseil. Cependant, les grands travaux et les graves problèmes financiers récurrents de la Commune nécessitent des interventions de l'État. La multiplication des lois spéciales pour la capitale (huit entre 1881 et 1911) se poursuit dans la seconde moitié du xxe siècle. Des scandales financiers ternissent l'image de la capitale dès les années 1890.

Parallèlement se développe une planification urbaine. Les plans de 1883, 1909 et 1931 cherchent, sans grands résultats, à contrôler la croissance urbaine.

Un demi-siècle après son intégration à l'Italie, Rome, devenue une ville bourgeoise, a vu sa superficie quadrupler. La morphologie compacte et fonctionnellement mixte disparaît au profit de l'étalement urbain, de la séparation des fonctions et de la ségrégation sociale.

Les structures économiques se transforment, même si l'industrialisation de la capitale reste limitée dans un souci d'ordre social. Le début du xxe siècle est marqué par la municipalisation des réseaux techniques, et la réalisation d'un plan régulateur, dû à Sanjust (1908-1909). L'assainissement de l'arrière-pays romain est réalisé entre 1907 et 1911, sous l'égide du maire radical Ernesto Nathan. Lors de l'Exposition universelle de 1911, qui célèbre les cinquante ans de l'unité, Rome s'érige en vitrine de la culture italienne. Le monument à Victor-Emmanuel II est inauguré sur le Capitole.

La Première Guerre mondiale marque un tournant pour la société romaine : le rôle public de l'aristocratie et du haut clergé est limité, l'industrialisation s'accélère tandis que se forme une classe ouvrière.

Rome vitrine du fascisme

L'affirmation de la primauté de Rome, qui devient au cours des années 1930 la commune la plus peuplée d'Italie, s'accélère sous le régime fasciste. La Marche sur Rome de 1922 débouche sur la prise de pouvoir de Mussolini, qui promeut la « Troisième Rome » comme décor de sa mythologie politique. Les références à l'Antiquité culminent en 1937, lors de la Mostra Augustea della romanità qui célèbre le bimillénaire de la naissance de l'empereur Auguste. Le Natale de Rome (anniversaire supposé de la naissance de la ville) est commémoré le 21 avril.

Les transformations politiques

Pour mieux contrôler la capitale, le pouvoir fasciste supprime son autonomie municipale en 1925. Le gouverneur, assisté de deux vice-gouverneurs, est nommé par décret royal sur proposition du ministère de l'Intérieur, qui contrôle directement l'administration. La Giunta est remplacée par dix recteurs, le Conseil par une Consulta de onze membres en charge pour quatre ans. La capitale reçoit des subsides conséquents de l'État.

Le régime fasciste trouve par ailleurs un règlement à la question romaine. Au terme d'une négociation avec Pie XI, les accords du Latran du 11 février 1929 créent l'État du Vatican. Un concordat est signé, dont l'article 1 reconnaît le « caractère sacré de la Ville éternelle », qui fait l'objet d'une administration religieuse spécifique, le vicariat de Rome. Ce traité est reconnu ultérieurement par l'article 7 de la Constitution républicaine de 1947. Le concordat ne sera modifié qu'en 1984 par le président du Conseil socialiste Bettino Craxi. Le fascisme symbolise l'accord trouvé avec la papauté en construisant la via della Conciliazione, percée dans le quartier médiéval du Borgo.

Le renforcement des fonctions directionnelles de Rome

Sous le Gouvernorat, Rome connaît un renforcement notable de ses fonctions directionnelles, tandis que la bonification des marais Pontins (1928-1932) valorise son arrière-pays. La politique culturelle fasciste se montre très favorable à Rome, qui accueille de nouvelles institutions (Académie d'Italie, Conseil national des recherches, Institut central de statistiques, Encyclopédie italienne). Cinecittà ouvre, sur le modèle d'Hollywood, en 1937.

Sur le plan industriel, Rome s'affirme au travers des restructurations du capitalisme après la grande crise. En 1933, l'Istituto per la ricostruzione industriale (I.R.I) représente la première administration directement économique d'importance à Rome. La réforme bancaire de 1936 fait de la ville le centre du crédit italien, la Banca d'Italia devenant une banque nationale. Les nécessités de guerre accélèrent ce processus. À partir de 1938, le repli de grandes industries du Nord à Rome, qui peut ainsi renforcer les secteurs technologiques de pointe (chimie, électromécanique, optique, télécommunications), s'inscrit dans le cadre de la politique d'armement et d'autarcie. La loi du 2 février 1941 jette les bases d'une intervention publique en faveur de l'industrialisation de la capitale.

Les transformations de la morphologie urbaine

En outre, le fascisme transforme brutalement la morphologie urbaine romaine. De nombreuses percées sont effectuées, au détriment du tissu médiéval de Rome. La via dell'Impero, inaugurée en 1932 sous le nom de via dei Monti et actuellement nommée via dei Fori Imperiali, coupe en deux le Forum romain. La promotion d'un projet impérial pour Rome conduit à sélectionner les formes urbaines en valorisant l'Antiquité. Les vestiges de la Rome antique, et notamment du secteur compris entre piazza Venezia et le Colisée, sont mobilisés comme décor grandiloquent des manifestations de masse. Des monuments néoclassiques sont érigés, par exemple au Foro Mussolini (actuel Foro Italico), inauguré lui aussi en 1932.

Un quartier entier est réalisé ex nihilo au sud de la ville, en direction de la mer, pour accueillir l'Exposition universelle de 1942, qui n'aura pas lieu à cause de la guerre.

Le pouvoir fasciste crée parallèlement une ville socialement duale, en expulsant les catégories populaires du centre, pour les loger dans de nouveaux quartiers de palazzine (immeubles de cinq ou six étages) ou dans des borgate (bourgades périphériques mal desservies et sous-équipées).

Bombardée pour la première fois en juillet 1943, Rome est bientôt déclarée ville ouverte par le maréchal Badoglio, nouveau chef du gouvernement. À partir de septembre 1943, les Allemands occupent Rome, où les exactions se multiplient (en particulier le massacre des fosses Ardéatines en mars 1944) et où la population juive est déportée. En janvier 1944, les Américains débarquent à Nettuno et à Anzio, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Rome, qu'ils libèrent au début du mois de juin. Rome devient en juin 1946 la capitale de la nouvelle République italienne. Le grand succès du jubilé de 1950 marque les débuts de la sortie de crise.

Rome dans la seconde moitié du xxe siècle

Une extension urbaine désordonnée

Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale et jusque dans les années 1970, Rome voit sa croissance s'accélérer du fait de l'afflux de migrants méridionaux et dans le contexte du « miracle économique » italien. Son extension s'effectue notamment en direction de la mer.

Malgré les plans régulateurs de 1959 et de 1962, la croissance s'effectue de façon désordonnée et les problèmes urbains s'aggravent. Ville longtemps sans banlieue, Rome est confrontée à la multiplication périphérique des borgate et des casette (maisonnettes) construites illégalement. La longue sous-industrialisation et les dysfonctionnements politico-administratifs déclenchent périodiquement des polémiques autour de la capitale.

L'industrialisation de Rome au contact du Mezzogiorno

L'industrialisation de l'agglomération romaine s'accélère à partir des années 1960 grâce à la politique d'aménagement menée en faveur de la moitié sud de l'Italie. La capitale reste toujours à l'extérieur de la zone d'intervention de la Caisse du Mezzogiorno créée en 1950, mais le nord de la province de Latina profite des aides industrielles étendues à partir de 1955 à certaines communes du sud du Latium.

La structure industrielle régionale, dominée dans les années 1950 par le primat des entreprises alimentaires et par la production de matériaux de construction, voit s'affirmer au cours de la décennie suivante la mécanique, la chimie et l'industrie du bois. I.B.M. fabrique des ordinateurs dans l'aire pontine à partir des années 1960. Dans les années 1980, qui voient la réduction des aides à la région romaine, le Latium est devenu la troisième région industrielle italienne après la Lombardie et le Piémont.

Rome aujourd'hui

La Rome actuelle, première commune italienne, présente une image ambivalente. Ville ancienne mais jeune capitale, elle bénéficie d'un centre historique exceptionnel, tandis que son agglomération manque d'unité. Le mythe de Rome, constitué dès l'Antiquité et sans cesse réactivé (par exemple par le film Fellini-Roma en 1972), entre parfois en conflit avec ses réalités multiples.

Une ville, deux capitales

Le Tibre partage en deux moitiés inégales la ville de pont qu'est Rome : la rive gauche, en totalité italienne, est la plus développée ; la rive droite abrite l'État du Vatican, entouré du quartier du Borgo et, au sud, le quartier populaire du Trastevere. Rome présente ainsi l'originalité de faire coexister deux capitales, séparées par une ligne frontière de 3,5 kilomètres de long qui passe à l'intérieur du bord externe de la colonnade du Bernin place Saint-Pierre.

L'enclave vaticane capitale de la catholicité

L'enclave vaticane, dont le régime est la monarchie absolue, occupe 0,44 kilomètre carré, et abrite le palais pontifical, la bibliothèque vaticane, les musées et les jardins. La chapelle Sixtine accueille le conclave chargé d'élire les papes. Il convient d'y ajouter plusieurs microterritoires au statut particulier : les territoires dotés du privilège d'exterritorialité (par exemple la basilique et le palais du Latran ou le collège de la Propagande), les immeubles exemptés d'expropriation (comme l'Université grégorienne) et la résidence d'été du pape à Castel Gondolfo.

Capitale religieuse, ville de pèlerinage, Rome a accueilli, lors du jubilé de l'an 2000, un total de 35 millions de visiteurs selon l'Agence pour le jubilé, et 22 millions de ressortissants du monde entier ont participé aux grands rassemblements religieux de la dernière année sainte.

La marque de l'Église catholique est omniprésente dans une ville riche de quatre basiliques papales (Saint-Pierre, Saint-Paul-hors-les-murs, Sainte-Marie Majeure et Saint-Jean de Latran) et de centaines d'églises.

La capitale politique de l'Italie

Depuis 1871, Rome assume la fonction de capitale de l'Italie, comme stipulé dans l'article 114 de la Constitution depuis la réforme fédérale de mars 2001. Le palais du Quirinal, ancienne résidence d'été du pape et ancienne résidence royale, abrite la présidence de la République italienne, et le palais Chigi la présidence du Conseil des ministres. Les députés siègent au palais de Montecitorio, les sénateurs au palais Madama. Rome abrite également le siège des principaux partis, syndicats et journaux. Ses trois universités, La Sapienza, Tor Vergata et Roma Tre, lui assurent un rayonnement intellectuel, Cinecittà, située sur la route de Naples, et le siège de la R.A.I. (Radiotelevisione Italiana) un rayonnement médiatique.

Elle partage en Italie le sommet de la hiérarchie urbaine et les fonctions directionnelles supérieures avec Milan, capitale économique du pays, parfois également présentée comme sa « capitale morale ». Rome est fortement distancée par Milan en ce qui concerne le revenu par habitant (en 2008, la région de Rome a produit 10,9 p. 100 du P.I.B. italien, contre 20,7 p. 100 pour la région milanaise), le secteur bancaire ou la grande industrie. Cependant, la troisième ville industrielle italienne après Milan et Turin s'affirme dans l'électronique, la chimie, la pharmacie, les télécommunications et le tertiaire avancé. Rome accueille le siège de l'I.R.I. et l'Ente Nazionale Idrocarburi (E.N.I., Office national des hydrocarbures), des anciens holdings d'État, mais peu de firmes multinationales. La zone d'influence de Rome couvre tout le sud du pays, tandis que Milan fait figure de capitale du nord. Une zone de chevauchement des deux zones d'influence se manifeste en Italie centrale.

Une métropole méditerranéenne et européenne, des fonctions internationales

À l'échelle européenne, Rome fait figure de métropole de rang moyen, devancée par Milan, qui profite de sa situation à la terminaison de la dorsale européenne et au sein du triangle industriel formé avec Turin et Gênes, et plus encore par Londres et Paris, avec laquelle Rome est jumelée depuis 1956.

Cependant, la Ville éternelle joue un rôle symbolique en Europe. Son héritage antique et chrétien explique son association aux moments forts de la construction européenne, du traité qui crée la Communauté économique européenne le 25 mars 1957 et porte son nom à la signature, au Capitole également, du projet de traité instituant une Constitution européenne le 29 octobre 2004. Grâce aux flux touristiques, les aéroports de Rome (Léonard de Vinci situé à Fiumicino et, secondairement, Ciampino), qui ont accueilli plus de 40 millions de passagers en 2008, se placent dans les premiers rangs européens, et devancent le hub de Milan-Malpensa.

Son statut de double capitale confère également à Rome un rayonnement international important. Elle accueille une double représentation diplomatique auprès de l'Italie et du Saint-Siège. L'ambassade de France occupe le palais Farnèse. La ville abrite en outre depuis 1951 environ 3 500 fonctionnaires de la F.A.O. (l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture des Nations unies). De nombreux organismes internationaux, souvent liés à la F.A.O. (Programme alimentaire mondial) ou aux Nations unies (par exemple une délégation du Haut-Commissariat aux réfugiés, dont le siège se trouve à Genève), sont basés à Rome depuis l'après-guerre.

Rome, dont la municipalité mise actuellement sur le développement des échanges au sein de la zone euro-méditerranéenne, s'affirme également comme une métropole méditerranéenne. La situation de l'Italie et l'attractivité de sa capitale sur les migrants d'Europe centrale et orientale (notamment des Roumains), d'Afrique (notamment des Égyptiens) ou d'Asie (notamment des Philippins, des Bengalis et des Chinois) expliquent la présence de 200 000 étrangers à Rome.

La capitale macrocéphale du Latium

Rome domine également, sur le plan démographique et fonctionnel, une province de 4,15 millions d'habitants et une région, le Latium (17 203 km2), peuplée de 5,6 millions de personnes. L'immense commune de Rome (1 285 km2), qui s'étend à 6 kilomètres en aval de la confluence du Tibre et de l'Aniene sur une plaine longtemps marécageuse, entourée à l'est par l'amphithéâtre des monts Sabins, Prénestins et Albains, premiers contreforts des Apennins, inclut des espaces ruraux. L'aire métropolitaine de Rome créée en 1995 s'étend sur environ 5 000 kilomètres carrés.

L'arrière-pays romain est marqué par la faiblesse des villes secondaires et des ports de la Maremme (Civitavecchia et Fiumicino), et par la présence d'anciens marécages. Dans les campagnes environnantes sont pratiqués l'élevage, la céréaliculture et la viticulture (vin blanc de Frascati). Les environs de Rome offrent aussi de nombreuses possibilités au tourisme culturel (catacombes, parc de la via Appia, villas d'Este et d'Hadrien à Tivoli, fouilles du port antique à Ostie, Castelli Romani) ou littoral (parc national du Circeo, Lido). Héritier de la politique méridionale italienne, un axe de développement industriel et tertiaire suit l'autoroute Rome-Naples et structure le sud de la région capitale, notamment la province de Latina.

Un centre exceptionnel, une agglomération à problèmes

Sur le plan intra-urbain, Rome est subdivisée administrativement en vingt municipes. L'agglomération se compose à une échelle plus fine de vingt-deux rioni, quartiers intra-muros, de trente-cinq quartieri, quartiers situés, eux, au-delà du mur d'Aurélien et formant la banlieue résidentielle et tertiaire, et de six suburbi (faubourgs) en cours d'urbanisation, dont la croissance s'effectue au détriment de l'agro romano (la campagne romaine).

L'organisation de l'agglomération

La ville se déploie classiquement selon un plan radio-concentrique. La muraille d'Aurélien, haute de 15 mètres et longue de 18 kilomètres, marque la limite de l'expansion urbaine à la fin du xixe siècle. La ségrégation sociale oppose, en périphérie, les quartiers bourgeois du nord et du sud et les quartiers populaires de l'est et de l'ouest.

Les fonctions directionnelles se partagent entre un centre historique au cœur duquel la mairie occupe le Capitole et un centre moderne situé au sud, en direction de la mer. Le quartier fonctionnel et monumental de l'Exposition universelle de Rome (E.U.R.), commencé sous le fascisme et réaménagé à l'occasion des jeux Olympiques de 1960, est devenu le quartier d'affaires de Rome. Ses massifs bâtiments néoclassiques abritent plusieurs ministères et sièges sociaux.

Un fort modèle centre-périphérie se manifeste à l'échelle de l'agglomération et de la région urbaine. La commune de Rome tend à perdre des habitants sous l'effet de la gentrification (l'embourgeoisement) du centre et de la croissance des prix de l'immobilier. Les périphéries urbaines sont, quant à elles, hétéroclites et mal intégrées. Un programme de requalification urbaine (ancien programme Cento Piazze) est en cours, et cherche à aménager les anciennes zones d'urbanisation abusive de la « ville diffuse » (C. Vallat). En 1986, une loi d'amnistie a régularisé la situation de plus de 200 000 habitants de quatre-vingt quatre borgate.

Les grandes voies héritées de l'Antiquité (anciennes voies Aurelia, Flaminia, Nomentana ou Appia par exemple) guident encore la croissance urbaine et structurent l'étoile de communications romaine. L'autoroute du Soleil dessert Rome, ceinte depuis 1970 d'un périphérique de 68 kilomètres de long, le grande raccordo anulare.

Les transports en commun, dont le développement est freiné dans le centre historique par l'importance des vestiges, présentent un déficit problématique qui alimente la pollution et pose des problèmes de mobilité depuis les années 1960. Les rues du centre convergent vers la piazza Venezia. Seules deux lignes de métropolitain se croisant à Termini desservent la ville, l'anse du Tibre n'est accessible que par le bus et le tramway. Les travaux pour le jubilé de l'an 2000 ont permis l'ouverture de la gare Tiburtina, de trois nouvelles stations de métro, et le creusement contesté d'un tunnel sous les rives du château Saint-Ange. Une troisième ligne de métro est en construction.

Un tissu urbain historique

Le centre ancien, en partie rendu aux piétons depuis la fin des années 1970 et classé au patrimoine mondial de l'U.N.E.S.C.O. depuis 1980 (la zone a été étendue, en 1990, aux biens du Saint-Siège bénéficiant dans Rome des droits d'extraterritorialité et à Saint-Paul-hors-les-Murs), se montre exceptionnel par sa densité patrimoniale et par ses perspectives monumentales. Il présente une juxtaposition de nombreux vestiges relevant de temporalités différentes.

Les traces de l'Antiquité, dont le graveur vénitien Piranèse et le peintre français Hubert Robert ont popularisé une image romantique au xviiie siècle, laissent des marques spectaculaires dans le tissu urbain, en particulier les aqueducs ou les obélisques dont Rome possède la plus forte concentration au monde. L'importante zone de vestiges antiques située au sud-est du champ de Mars (les forums et le Colisée en particulier) est aménagée en parc archéologique à partir des années 1980. Les ruines du Circus Maximus créent un immense espace vide au sud de cet ensemble.

L'Antiquité est aussi présente à travers la conservation des formes ou le réemploi de matériaux. La place Navone doit sa forme allongée à son emplacement sur le site de l'ancien stade de Domitien. La façade de la villa Médicis comprend des insertions de bas-reliefs antiques. De nombreux monuments ont été réutilisés à différentes époques. Ainsi, le château Saint-Ange, initialement construit comme mausolée de l'empereur Hadrien, est transformé en forteresse à l'époque médiévale. Surmonté d'une statue en bronze de l'archange Saint-Michel, il est devenu un marqueur de l'espace dominant la zone monumentale de Rome.

Rome donne aussi à voir les héritages des époques médiévale ou moderne. Les hauts lieux touristiques que constituent aujourd'hui la place d'Espagne, la fontaine de Trevi et la place du Peuple d'où part le trident formé par la via Ripetta, la via del Babuino et par le Corso, autour duquel se concentre le commerce de produits de luxe, datent respectivement du xviie, du milieu et de la fin du xviiie siècle.

La Trinité-des-Monts, Rome

La Trinité-des-Monts, Rome

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Place d'Espagne, escaliers, obélisque et église de la Trinité-des-Monts, Rome. Architectes : Francesco De Santis (escalier), Domenico Fontana (obélisque), Carlo Maderno (façade de l'église), Bernin (fontaine de la Barcaccia). 

Crédits : Bridgeman Images

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Les politiques actuelles s'efforcent de mieux intégrer l'ensemble des vestiges et la ville contemporaine. Le dernier plan régulateur général de Rome, adopté en mars 2003, a remplacé la notion de centre historique par celle de ville historique. L'architecte Richard Meier a construit, en 2006, un écrin de verre pour abriter le nouveau musée de l'Ara Pacis (Autel de la Paix, bâti entre 13 et 19 avant J.-C.) situé piazza Augusto Imperatore, place bordée d'une église baroque et réaménagée par le pouvoir fasciste.

Un haut lieu du tourisme mondial

Rome partage avec Venise le titre de capitale touristique de l'Italie et entreprend actuellement de développer sa filière culturelle. Elle constituait, au xviiie et jusqu'à la moitié du xixe siècle, une étape obligée dans la formation des artistes, dont certains se voyaient récompensés par le prix de Rome, institué en 1663 par l'Académie de France à Rome. Aujourd'hui, sa renommée, son paysage urbain et ses nombreux musées, dont l'un des plus grands du monde, les Musées du Vatican, en font une destination privilégiée du tourisme de masse depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La ville aux sept collines a accueilli, en 2006, plus de 9 millions de nuitées touristiques. L'accueil des touristes se concentre autour de la via del Corso, de la via Veneto pour le tourisme de luxe et près de la gare pour le tourisme des classes moyennes.

Le jubilé de l'an 2000 a manifesté l'attractivité romaine à l'échelle mondiale. La réussite de l'année sainte organisée en coopération par l'Église, l'État et les collectivités locales, sous l'égide du maire de centre gauche Francesco Rutelli, a renforcé l'image positive de Rome et fourni l'occasion d'un vaste remodelage urbain. De nombreux bâtiments historiques civils ont été rénovés. De nouveaux musées ont ouvert, par exemple la Centrale Montemartini, annexe des musées Capitolins, en 1997 ou le palazzo Massimo alle Terme, annexe des Thermes de Dioclétien, en 1998. Les espaces publics font l'objet d'une attention accrue. Le lancement de nombreux concours urbanistiques internationaux a permis de doter Rome de bâtiments d'architecture moderne, dont le fleuron est l'auditorium de Renzo Piano inauguré en décembre 2002.

La Ville éternelle cherche à concilier patrimoine et modernité. Le jubilé de l'an 2000 a confirmé son aptitude historique à la rénovation urbaine et au rayonnement international.

Rome: auditorium du Parc de la musique

Rome: auditorium du Parc de la musique

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L'auditorium du Parc de la musique, dessiné par Renzo Piano, 1994-2002. 

Crédits : G. Cattermole/ Getty

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—  Géraldine DJAMENT

Rome, foyer artistique

Jusqu'au xixe siècle, Rome fut un des principaux foyers d'art de l'Europe. En instituant, en 1666, l'Académie de France à Rome, Colbert ne fit que sanctionner au profit des « pensionnaires » de Louis XIV une coutume internationale : le voyage à Rome, jugé indispensable à la formation d'un artiste. Depuis le xvie siècle, d'importantes colonies d'artistes, rassemblés par nations, s'étaient constituées à Rome et accueillaient les nouveaux venus. Les meilleurs cherchaient à bénéficier de la clientèle des papes et des riches amateurs ; tous pratiquaient assidûment les maîtres de la Renaissance et de l'Antiquité.

École féconde d'abord, où naissent les grands courants de l'art européen, Rome, au xixe siècle, s'épuise ; son évolution artistique ne concerne plus qu'elle-même. L'académisme solennel du temps du roi Humbert Ier, la manie fasciste de l'emphase affectèrent longuement l'architecture de la capitale de l'Italie. Cependant, l'expansion urbaine est planifiée depuis 1870, et, aujourd'hui, c'est surtout loin du centre historique, dans certains quartiers de création récente, que les urbanistes contemporains, délivrés des servitudes du pastiche, proposent des solutions neuves : Monte Mario, l'E.U.R. (exposition universelle de Rome).

Survivance de l'antique

Si l'exemple de l'art antique resta prééminent en Occident, ce fut en grande partie à cause du destin particulier de Rome. La ville survécut à sa déchéance (fondation, en 326, d'une nouvelle capitale de l'Empire romain sur le Bosphore, Constantinople). Pillée par les Barbares (en 410 par Alaric, en 455 par Genseric, en 472 par Ricimer, et encore en 1085 par le Normands de Robert Guiscard), elle ne fut pas rasée. La population décimée (probablement 1 million d'habitants sous l'Empire ; 50 000 habitants environ au viie siècle) avait abandonné les collines où l'eau ne coulait plus des aqueducs ruinés, pour se rassembler sur les bords du Tibre, dans l'ancien quartier monumental du champ de Mars, sur l'île Tibérine et sur les rives du Transtévère. Le peuple improvisait des logis dans les thermes abandonnés, au flanc des théâtres, sous les portiques, à l'aide de matériaux arrachés aux murs antiques. Les nobles accaparaient un ou plusieurs monuments : le mausolée d'Auguste servit de camp retranché aux Colonna (xie-xiiie siècle) ; les Frangipani s'embusquèrent sur le Palatin, tenant aussi, vers 1145, l'arc de Titus, le Colisée, le Septizonium et le Grand Cirque. Sur le Capitole, le Tabularium fut le repaire des Corsi (xie siècle), avant d'accueillir le sénat de la Commune de Rome, proclamée au xiie siècle. Le mausolée d'Hadrien, dès longtemps transformé en prison-forteresse (le château Saint-Ange), constituait l'avant-poste de la basilique et du palais pontifical du Vatican. En sorte que la ville médiévale, qui n'eut jamais de dessin propre, ne fut qu'une prolifération de la ville antique. Les tours baronales poussèrent sur les ruines croulantes, constituées en rocca. La tour des Milices, ouvrage des Conti (1210), domine encore aujourd'hui le quartier des marchés de Trajan.

Colisée

Colisée

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Le Colisée, ou amphithéâtre Flavien, Ier s. après J.-C., Rome. 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Forum de Trajan, Rome

Forum de Trajan, Rome

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La disposition et les dimensions (300 m sur 180 m) de ce forum conçu par Apollodore de Damas, l’architecte de Trajan, ont fasciné les Anciens. Ce complexe architectural se composait d’un temple, d’une esplanade, d’une basilique, de deux bibliothèques et d’une galerie marchande sur... 

Crédits : G. Veggi/ De Agostini

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Le prestige de la ville restait immense : on honorait à Rome la tombe de l'apôtre Pierre, et cette antique métropole d'un empire païen était devenue la ville sainte des chrétiens d'Occident. Son rang de capitale religieuse lui avait été officiellement acquis après la conversion de Constantin (313). Les fondations de cet empereur s'élevèrent, il est vrai, sur des tombes de martyrs et hors des murs ; ces lieux saints extra muros, où tendait la dévotion des pèlerins, devaient déterminer tout un système centrifuge d'axes urbains, mais qui, calqué sur le réseau divergent des voies antiques, n'amena pas de bouleversements fondamentaux dans la configuration de la ville : Saint-Paul-hors-les-Murs sur la voie Ostiense, Saint-Laurent-hors-les-Murs sur la Tiburtine, Sainte-Agnès-hors-les-Murs sur la Nomentane. Cependant la basilique Saint-Pierre au Vatican suscita un nouveau quartier, le Borgo ; un centre administratif et religieux s'établit durablement, loin des quartiers habités, au Latran, près du palais impérial, où Constantin avait établi le pape, et de la cathédrale de Rome : Saint-Jean-de-Latran.

Les églises de Constantin étaient construites sur le modèle de la basilique, l'édifice public romain par excellence. De la sorte, et quoiqu'on ait évité le type précis du temple romano-étrusque, c'est dans le cadre des formes romaines que s'épanouit la nouvelle liturgie. Les constructions pontificales du ve siècle, entreprises cette fois dans l'enceinte d'Aurélien, contribuèrent aussi à la revalorisation de l'art antique dans le contexte chrétien ; les basiliques de Sainte-Sabine (425), de Sainte-Marie-Majeure (440), la tholos de Saint-Étienne-le-Rond (483) sont d'excellentes imitations des constructions des iie et iiie siècles. Plus tard, on en vint même à convertir des édifices païens en églises : en 608, le Panthéon d'Agrippa devint Sainte-Marie-des-Martyrs. La continuité s'est ouvertement établie entre l'art païen et l'art chrétien.

Arts du Moyen Âge

Des influences extérieures, cependant, s'exerçaient : les ornements des basiliques paléo-chrétiennes étaient souvent importés de Constantinople. Les formules de la peinture byzantine ont pénétré la tradition de la mosaïque romaine, florissante depuis le ve siècle (mosaïques de Sainte-Marie-Majeure, de Sainte-Praxède, du Baptistère du Latran, de Saint-Marc, de Sainte-Marie in Domnica, etc.). Les campaniles romains, de type lombard, sont incrustés de céramiques musulmanes (campaniles des Saints-Jean-et-Paul, de Sainte-Françoise-Romaine). Le goût barbare, les modèles byzantins et la familiarité de l'antique ont présidé aux inventions scintillantes des marbriers romains (fin xie-début xive siècle) : ils couvrent d'une géométrie multicolore les pavements des églises (Sainte-Marie in Cosmedin, Sainte-Marie d'Aracoeli, etc.), les mobiliers de chœur (Saint-Clément), les porches (Saint-Thomas in Formis), les cloîtres (Saint-Jean-de-Latran, Saint-Paul-hors-les-Murs). Au xiiie siècle, ils exportent jusqu'en Angleterre (tombeaux d'Édouard le Confesseur et d'Édouard III à Westminster ; pavement de la cathédrale et tombeau d'Édouard II à Cantorbéry). Mais leurs marbres et leurs porphyres ont été souvent arrachés aux ruines, et ces héritiers des artisans antiques n'adoptèrent que difficilement les formes aiguës du gothique (le ciborium de Saint-Paul-hors-les-Murs, celui de Sainte-Marie-du-Transtévère, auxquels travailla d'ailleurs Arnolfo di Cambio). Car Rome préserva son inspiration spécifique : le style gothique, diffusé alors dans tout l'Occident par les ordres mendiants, n'y est guère représenté que par une seule église, Sainte-Marie-de-la-Minerve. Et, dans le temps qu'on l'entreprend (1280), Pietro Cavallini et Jacopo Torriti cherchent les voies d'un renouvellement de la peinture à partir des modèles du ve siècle : fresques de Saint-Paul-hors-les-Murs (disparues), de Sainte-Cécile-du-Transtévère ; mosaïque d'abside de Sainte-Marie-Majeure.

Fresques du Jugement dernier, P. Cavallini

Fresques du Jugement dernier, P. Cavallini

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Quatre apôtres, détail des fresques du Jugement dernier que Pietro Cavallini (1250 env.-1330) a peint vers 1293, à Sainte-Cécile-du-Transtévère, à Rome. 

Crédits : Bridgeman Images

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Renaissance

La Renaissance fut d'abord florentine. Mais, une fois admis le principe d'un art fondé sur l'imitation concertée de la nature et de l'antique, Rome reprendra la prééminence. Quand, au xve siècle, après l'épisode de la papauté d'Avignon et la crise du Schisme, elle recouvre son rang de ville pontificale, elle est l'objet de l'universel intérêt des humanistes. Alberti, Francesco di Giorgio, Giuliano de Sangallo vinrent tour à tour mesurer ses monuments, s'efforçant à travers eux d'interpréter Vitruve. Le mécénat des papes et des cardinaux humanistes attire aussi les artistes, et c'est à Rome que s'accomplissent les promesses de Florence. Le palais de Venise, dont le grand cortile a été parfois attribué à L. B. Alberti, fut commencé en 1455 pour le cardinal Barbo, le futur Paul II. L'influence de Bramante est sensible au palais de la Chancellerie, élevé entre 1485 et 1511 pour le cardinal Riario. Lieu de rencontre de la religion et de l'humanisme (constitution de la bibliothèque Vaticane, seconde moitié du xve siècle), Rome promettait de devenir une cité idéale : le premier, Nicolas V (1447-1455) patronna un projet, peut-être établi par Alberti, pour la rénovation du Borgo. Sixte IV (1471-1484) et Jules II (1503-1513) ordonnèrent des remaniements dans la vieille ville du champ de Mars : le tracé des grandes voies rectifiées procède directement de la géométrie orthogonale de la ville antique (via dei Coronari, della Lungara, di San Celso, où Bramante bâtit l'église Saint-Celse et Antonio da Sangallo le Jeune, la Monnaie ; via di Ripetta). Sur la nouvelle via Giulia doit s'élever le palais des Tribunaux (inachevé), projeté par Bramante qui, dans l'intimité des modèles antiques et paléo-chrétien accomplit l'ultime romanisation de son style : le tempietto de San Pietro in Montorio (1504). Durant le premier quart du xvie siècle, les parfaits chefs-d'œuvre de la Renaissance sont produits à Rome : Michel-Ange décore la voûte de la Sixtine (1512). L'atelier de Raphaël travaille aux Loges du Vatican, aux chambres de la Signature, d'Héliodore, de l'Incendie du Bourg, et préconise, en architecture, des ordonnances dérivées de Bramante (villa Madame, palais Branconio dell'Aquila, palais Caffarelli-Vidoni) qu'élaboreront plus tard Sanmicheli et Palladio. Les fouilles révèlent d'incomparables trouvailles (le Laocoon, en 1506). Rome, de nouveau, recèle les modèles d'un art universel. Jules II ayant décidé d'abattre la basilique constantinienne du Vatican et de reconstruire un nouveau Saint-Pierre, les architectes qui se succédèrent à la tête des travaux de la première église d'Occident entre 1506 et 1614 (Bramante, Raphaël, Fra Giocondo, G. da Sangallo, A. da Sangallo, Michel-Ange, Vignole, Domenico Fontana, Giacomo della Porta, Carlo Maderno) édifièrent un modèle de « grand » style pour toute l'Europe. Non seulement le bâtiment réalisé, mais les projets non avenus, largement diffusés, furent imités ; l'abandon du plan central, originellement prévu, et l'édification d'une basilique à coupole pesèrent sur l'évolution de l'architecture religieuse, classique et baroque.

Cependant Rome, où l'argent drainé de toute la chrétienté se convertissait en fastueuses constructions et en œuvres d'art, commit aussi la faute, en la personne de Clément VII, de s'allier à la France contre Charles Quint. La Réforme luthérienne et la prise de la ville, en 1527, par les Impériaux furent de dures leçons.

Le catholicisme triomphant

La politique des papes se fit plus réaliste. La Contre-Réforme s'organisa (concile de Trente, 1545-1563). Après des années d'austérité, une détente s'amorça sous Paul III Farnèse (1534-1550), qui répara les ruines du sac de 1527, confia la fortification de la ville à Antonio da Sangallo le Jeune, ordonna de grands travaux à Michel-Ange vieillissant (place du Capitole). Mais le mécénat des papes est guidé désormais par des impératifs nouveaux : l'art est mis au service de la propagande catholique et la cité de Rome doit offrir l'image du triomphe de la religion. Le monument de la victoire de l'Église, à la gloire de l'ordre des Jésuites, le Gesù, est entrepris en plein centre de la ville (à partir de 1568). L'énorme bâtiment du Collège romain, dessiné par Ammannati, s'implante non loin de la via Lata (1585). L'église des Oratoriens, ou Chiesa Nuova, est construite à dessein sur l'emplacement du quartier mal famé du Pozzo Bianco (1575-1605). Le repeuplement des collines, abandonnées au Moyen Âge, mais contenues dans l'enceinte d'Aurélien, est décidé : Pie IV (1559-1565) ressuscite, sous le nom de strada Pia, l'antique Alta Semita du Quirinal (actuelle via XXi Settembre) qui mène désormais à la résidence d'été des papes (palais du Quirinal) et à la chartreuse de Sainte-Marie-des-Anges, que Michel-Ange aménage dans les ruines des thermes de Dioclétien.

Place du Capitole, Rome

Place du Capitole, Rome

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Place du Capitole, Rome. Architecte : Michel-Ange. 

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Sixte Quint, enfin, trace sur Rome un réseau de larges voies carrossables, rayonnant à partir des principales églises (la Trinité-des-Monts, Sainte-Marie-Majeure, Sainte-Croix-de-Jérusalem, Saint-Jean-de-Latran). Les longues perspectives des rues droites qu'empruntent les pèlerins s'arrêtent sur la façade d'une église, sur un obélisque antique marqué d'un signe pieux, trophée païen christianisé.

Rome baroque

Cependant, le courant profane du maniérisme européen reculait devant l'imagerie officielle imposée par le concile de Trente ; un nouveau langage formel se constituait, grandiloquent mais vigoureux. C'est dans le milieu cosmopolite des artistes de Rome qu'eurent lieu les expériences décisives : en 1595, Annibal Carrache, de Bologne, commençait à décorer la galerie du palais Farnèse dans un style qui réconciliait Raphaël, le dessin académique et la couleur vénitienne : les fondements des deux courants complémentaires de l'art européen du xviie siècle, baroque et classicisme, étaient jetés. De Carrache encore naquit la tradition du paysage classique, illustrée à Rome même par les Bril, Poussin et Le Lorrain. Cependant Caravage, un Lombard, peint au vrai, dans un éclairage dramatique, les misères physiques et les gestes naïfs d'humbles modèles. Son genre fait école parmi les Nordiques qui imitent aussi ses scènes de la bohème des tavernes. Guido Reni, Giovanni Lanfranco et, enfin, Pierre de Cortone (plafond du grand salon du palais Barberini, 1639) découvrent la qualité émotionnelle, la luminosité et l'abondance d'un nouveau style édifiant que sanctionnent les papes.

Plafond du palais Barberini, P. de Cortone

Plafond du palais Barberini, P. de Cortone

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Plafond du palais Barberini, à Rome, peint par Pietro da Cortona, ou Pierre de Cortone (1596-1669). 

Crédits : Bridgeman Images

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Depuis le règne de Paul V (1605-1621), actif diplomate, la vie de cour connaît un nouveau faste. Les papes mécènes ont des émules dans leur famille, que la pratique du népotisme porte au faîte des honneurs et des richesses. Le cardinal Scipion Borghèse, neveu de Paul V, entretient à sa solde une équipe d'artistes qui restaure ses antiques, décore ses palais et accroît la fameuse collection qu'il abrite dans sa villa. La magnificence de Rome devient l'affaire des Barberini durant le long règne d'Urbain VIII (1623-1644), à qui Bernin dut sa fortune. Ce virtuose du marbre, qui a pratiqué les modèles hellénistiques, porte à l'échelle architecturale les effets plastiques de la sculpture et fait triompher un art coloré, sensuel et théâtral, essentiellement religieux (Baldaquin et gloire du Trône, tombeaux d'Urbain VIII et d'Alexandre VII, à Saint-Pierre ; église Saint-André-du-Quirinal). Ses analogies bouleversantes traduisent les idées en réalités sensibles (Transverbération de sainte Thérèse à Sainte-Marie-de-la-Victoire ; colonnades courbes de la place Saint-Pierre enserrant la foule des pèlerins comme les bras de l'Église maternelle). Toutefois, son rival Borromini, que lui préféra Innocent X Pamphili (1644-1655), méprise le marbre (nef de Saint-Jean-de-Latran) ; chez lui, la dynamique des masses résulte d'une géométrie savante et du jeu de volumes complexes (lanterne hélicoïdale de Saint-Yves-de-la-Sapience ; campanile de Saint-André delle Fratte ; Saint-Charles-aux-Quatre-Fontaines). Tous deux cependant ont travaillé au palais Barberini, demeure de ville d'un type nouveau, et à la place Navone, traitée, selon une formule désormais fréquente dans l'urbanisme romain, comme l'espace complémentaire d'un monument : ici, l'église Sainte-Agnès. Leurs inventions sont réconciliées dans le style scénographique de leurs disciples qui imprime à Rome son aspect définitif (façade de Sainte-Marie-de-la-Paix par Pierre de Cortone ; façades de Saint-André della Valle et de Sainte-Marie in Campitelli, loggia du palais Borghèse par Carlo Rainaldi, etc.). Dans la cité pontificale décadente du xviiie siècle, l'art baroque survit dans de séduisantes réalisations (escalier de la Trinité-des-Monts, 1725 ; fontaine de Trevi, 1762). Hors de Rome, si Paris avait mal accueilli Bernin (1665), la veine borrominienne resurgit à Turin (Guarino Guarini), à Vienne (Fischer von Erlach), en Espagne, et jusqu'en Amérique latine.

Piazza della Minerva, Rome

Piazza della Minerva, Rome

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Devant l'église Santa Maria sopra Minerva, la fameuse statue de l'éléphant dessinée par le Cavalier Bernin, portant un obélisque rapporté d'Égypte à l'époque antique. L'éléphant était un symbole de spiritualité et de sagesse. 

Crédits : A. Coyard

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Chapelle Cornaro, Bernin

Chapelle Cornaro, Bernin

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Sainte Thérèse d'Avila en extase, chapelle funéraire du cardinal Cornaro, conçue par l'Italien Bernin (1598-1680). Église Sainte-Marie-de-la-Victoire, Rome. 

Crédits : Joseph Martin, Bridgeman Images

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Place Saint-Pierre, Rome

Place Saint-Pierre, Rome

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La place Saint-Pierre, à Rome, construite par Bernin pour le pape Alexandre VII de 1656 à 1667. 

Crédits : John Lamb/ Getty Images

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Église Saint-Charles-aux-Quatre-Fontaines, Rome, F. Borromini

Église Saint-Charles-aux-Quatre-Fontaines, Rome, F. Borromini

photographie

Francesco Borromini, intérieur de l'église Saint-Charles-aux-Quatre-Fontaines, Rome. 1638-1641. 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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La fontaine de Trevi

La fontaine de Trevi

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La fontaine de Trevi, monument baroque de 1762, non loin du Quirinal, siège du gouvernement italien, à Rome, Italie. 

Crédits : Travelpix Ltd/ The Image Bank/ Getty Images

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Un conservatoire des arts

Mais l'Europe se lasse et, après les excès du rococo, aspire encore à la sérénité des modèles classiques. Il n'y a jamais eu autant d'étrangers à Rome qu'en 1750. Les fausses ruines de la villa Albani (vers 1760), les stèles de la place des Chevaliers de Malte (1765) satisfont un goût nouveau, antiquisant et romantique à la fois. Bientôt le Vatican ouvre ses galeries d'antiques, récemment décorées dans le style pompéien (musées Pio-Clementin, 1777 ; Chiaramonti, 1817). Mais, en dépit de Valadier qui remodèle la place du Peuple et le Pincio, le néoclassicisme romain reste un épisode dans l'histoire de l'art européen. Rome n'est plus guère qu'un conservatoire des formes. Lorsqu'en 1870 elle devient capitale de l'Italie unifiée, sa brusque croissance (elle s'étend, après 1900, au-delà des murs d'Aurélien) suscite d'immenses lotissements, de grands travaux (quais du Tibre), mais point de renouveau architectural. Avant et après la Première Guerre mondiale, les mouvements futuristes, implantés en Italie du Nord, ne la concernent pas. Cependant, les fouilles systématiques entreprises depuis le début du xxe siècle et la mise au jour d'imposants vestiges archéologiques en plein centre de la ville (temples du Largo Argentina, Forum romain et forums impériaux) confèrent au paysage urbain une incomparable qualité. L'administration napoléonienne en effet avait prévu l'aménagement d'une large zone archéologique comprenant le Palatin, le Grand Cirque et l'actuelle « Promenade archéologique ». Au vrai, le sentiment de l'histoire fut toujours à l'origine des réveils successifs de cette très vieille ville ; et, depuis la Seconde Guerre mondiale, Rome s'est ouverte à des expériences nouvelles : gare Termini (1950), Palazzo dello Sport (1960) de Pier Luigi Nervi, auditorium Parco della Musica (2002) de Renzo Piano, Musée national des arts du xxe siècle (2010) de Zaha Hadid.

Forum romain, Rome

Forum romain, Rome

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Remontant à l’époque royale, le Forum romanum est le cœur politique de la cité sous la République, dominé par la curie, où siègent les sénateurs. Il est aussi, avec le Capitole, le centre religieux abritant les temples les plus sacrés de la ville, et, avec ses deux basiliques, le siège... 

Crédits : Angelo Ferraris/ Shutterstock

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—  Sylvia PRESSOUYRE

Bibliographie

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M. Boiteux, « Espace urbain, pratiques rituelles, parcours symbolique », in F. Hinard et M. Royo dir., Rome. L'espace urbain et ses représentations, Presses de l'université de Paris-Sorbonne, Paris, 1991

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※ Art

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Écrit par :

  • : conservateur des Musées nationaux, attachée de recherche au C.N.R.S.
  • : agrégée de géographie, ancienne élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, docteur en géographie, maître de conférences en géographie

Classification


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BERNIN À ROME - (repères chronologiques)

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1619-1625 Statues pour les jardins de la Villa Borghèse. 1624-1626 Façade de l'église Santa Bibiana. 1624-1633 Baldaquin de la basilique Saint-Pierre ; début de l'élaboration de la décoration des quatre piliers intérieurs qui supportent le dôme (statue de Saint Longin , 1629-1638). 1628-1647 Tombeau d'Urbain VIII dans la basilique Saint-Pierre. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernin-a-rome-reperes-chronologiques/#i_95001

BORROMINI (1599-1667)

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  • Yann LIGNEREUX
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CARAVAGE (vers 1571-1610)

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  • Arnauld BREJON DE LAVERGNÉE, 
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CASTRUM

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  • Jean-Pierre ADAM
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La légion romaine en campagne est associée invariablement au castrum , c'est-à-dire le camp fortifié à l'intérieur duquel cantonne la troupe à chaque étape. Ce mode d'installation est fixé dès la seconde guerre punique (~ 219-~ 202) et Polybe, au livre VI de ses Histoires (27-32), le définit parfaitement. Au centre d'un plan quadrangulaire, souven […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/castrum/#i_95001

CATACOMBES

  • Écrit par 
  • Philippe PERGOLA
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COLISÉE (Rome)

  • Écrit par 
  • Gilles SAURON
  •  • 249 mots
  •  • 1 média

Appelé à l'origine amphithéâtre Flavien, le Colisée a été édifié sur le site du lac de la Domus Aurea de Néron, à l'initiative de Vespasien qui voulait rendre aux plaisirs du peuple romain une partie de l'espace urbain que Néron avait confisqué pour sa propre jouissance. La construction se prolongea jusqu'aux règnes de Titus puis de Domitien, les f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/colisee-rome/#i_95001

COLLECTIONNISME

  • Écrit par 
  • Olivier BONFAIT
  •  • 11 958 mots
  •  • 24 médias

Dans le chapitre « Le « studiolo » et le « cortile » »  : […] Dans leur culte de l'Antiquité, les humanistes développent l'intérêt pour ses monuments, édifices, statues, médailles (c'est-à-dire des monnaies) et pierres gravées (gemmes et camées ). Ils légitiment en outre un rapport de plaisir artistique entre l'œuvre d'art et son propriétaire, comme en témoigne dans une lettre Pétrarque à propos du portrait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/collectionnisme/#i_95001

CONTRE-RÉFORME

  • Écrit par 
  • Jean DELUMEAU
  •  • 4 229 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'application des décisions du concile »  : […] Rome, qui n'avait pas veillé à l'application des décisions prises dans les conciles qui précédèrent celui de Trente, travailla, en revanche, à faire entrer les décrets tridentins dans la vie quotidienne. Pie IV les confirma dès le 26 janvier 1564 (les pères s'étaient séparés le 4 décembre précédent) et une bulle précisa en juillet qu'ils seraient o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contre-reforme/#i_95001

DELLA PORTA GIACOMO (1533 env.-1602)

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL
  •  • 321 mots
  •  • 1 média

Élève et disciple de Vignole, l'architecte romain d'origine gênoise Giacomo Della Porta a eu le soin de terminer quelques-unes des œuvres majeures de Michel-Ange : le palais Farnèse, le dôme de Saint-Pierre (en collaboration avec Domenico Fontana) et le palais des Sénateurs, sur la place du Capitole. Le travail accompli au Dôme en moins de deux ans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giacomo-della-porta/#i_95001

DOMINIQUIN DOMENICO ZAMPIERI dit LE (1581-1641)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 504 mots
  •  • 1 média

Après un premier apprentissage orageux chez Calvaert, peintre flamand établi à Bologne, le Dominiquin travaille chez Ludovic Carrache et participe, sous l'autorité de celui-ci, au décor de l'oratoire de San Colombano, en même temps que Guido Reni et l'Albane (vers 1600-1601). Appelé à Rome par Annibal Carrache, il collabore à la galerie Farnèse, qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dominiquin/#i_95001

DOMUS AUREA

  • Écrit par 
  • Gilbert-Charles PICARD
  •  • 438 mots

Les ruines de la Domus Aurea, résidence construite à Rome par Néron, subsistent sur le flanc méridional de l'Esquilin. À l'avènement de Néron, la résidence impériale principale était la Domus Tiberiana sur le Palatin (pratiquement inconnue puisqu'elle est recouverte par les jardins Farnèse), qui était probablement massive et assez austère. Néron, d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/domus-aurea/#i_95001

DU QUESNOY FRANÇOIS (1597-1643)

  • Écrit par 
  • Marion BOUDON
  •  • 1 368 mots
  •  • 1 média

Né à Bruxelles, d'origine flamande, François du Quesnoy fut l'un des plus importants sculpteurs actifs à Rome dans la première moitié du xvii e  siècle, à l'égal de Bernin, de l'Algarde et de Mochi. Comme son frère cadet, Jérôme le Jeune (1602-1654), il avait été formé à Bruxelles, sa ville natale, par son père, Jérôme l'Ancien (vers 1570-1641 ou 1 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-du-quesnoy/#i_95001

ÉCOLE FRANÇAISE DE ROME

  • Écrit par 
  • Pierre GROS
  •  • 1 381 mots

Comme la plupart des autres grands établissements français à l'étranger, l'École française de Rome (E.F.R.) est une vieille dame à qui les réformes progressives, et particulièrement celles des années 1970-1975, ont permis d'épouser son temps. Née en 1875, par décret du ministre Henri Wallon, trente ans après l'École française d'Athènes, dans un cli […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-francaise-de-rome/#i_95001

ENSEIGNEMENT DE L'ART

  • Écrit par 
  • Annie VERGER
  •  • 16 047 mots

Dans le chapitre « L'enseignement des « beaux-arts » »  : […] Garantes de la définition dominante de l'art, l'Académie royale de peinture et de sculpture (devenue l'Académie des beaux-arts en 1816), l'Académie de France à Rome et l'École de dessin appelée par la suite des beaux-arts de Paris ont subi, à chaque rupture historique, les attaques les plus violentes. La Convention les supprime ; le Directoire les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enseignement-de-l-art/#i_95001

ÉPHÉMÈRE ARCHITECTURE

  • Écrit par 
  • Anne-Marie LECOQ
  •  • 5 977 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Pyramides et catafalques »  : […] Pour la religion romaine, c'est au moment où le corps disparaît dans les flammes qu'a lieu le passage du défunt dans l'au-delà et, dans le cas du héros ou de l'empereur divinisé, sa glorification. À partir d'Auguste , le bûcher funéraire impérial devient une véritable architecture. Les descriptions et les revers des médailles commémoratives permett […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/architecture-ephemere/#i_95001

ÉTATS DU PAPE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Vincent GOURDON
  •  • 672 mots

755-756 À l'appel du pape Étienne II, menacé par les Lombards, l'armée franque de Pépin descend en Italie. Les territoires conquis sur les Lombards, autour de Ravenne et de Rome, sont donnés au pape, sous le nom de « Patrimoine de Saint-Pierre ». 846 Les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul-Hors-les-Murs de Rome sont pillées par les Sarrasins. E […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-du-pape-reperes-chronologiques/#i_95001

FILARÈTE (1400 env.-env. 1469)

  • Écrit par 
  • Noëlle de LA BLANCHARDIÈRE
  •  • 1 212 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Rome et les leçons de l'Antiquité »  : […] Si l'on connaît les lieux de naissance et de mort de Filarète, Florence et Rome, on en ignore par contre les dates précises. Est-ce parce qu'il avait travaillé avec L. Ghiberti au Baptistère de Florence que l'artiste fut appelé en 1433 par le pape Eugène IV pour sculpter la porte de bronze de Saint-Pierre ? On sait seulement que G. Vasari – qui ne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/filarete/#i_95001

FONTAINE MONUMENTALE

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME
  •  • 644 mots
  •  • 1 média

La fontaine est un lieu aménagé et orné où la nature dit sa puissance de fécondité, d'où la très ancienne habitude de faire jaillir l'eau de protomés ou d'orifices imités de pertuis organiques. Mais la valorisation de l'eau ne suit pas des cheminements uniques ; le signalent, ainsi, les fantasmes attachés au projet médiéval de la fontaine de Jouven […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fontaine-monumentale/#i_95001

FONTANA CARLO (1634-1714)

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL
  •  • 394 mots
  •  • 1 média

Dans la Rome de la fin du xvii e et du début du xviii e  siècle, Carlo Fontana occupe une place qui n'est pas sans rappeler celle d'un Jules Hardouin-Mansart en France ; c'est l'autorité suprême en matière de monuments, le chef d'un atelier important, celui entre les mains de qui toutes les affaires passent. Né, comme son homonyme Domenico dans le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/carlo-fontana/#i_95001

FONTANA DOMENICO (1543-1607)

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL
  •  • 396 mots
  •  • 2 médias

Ingénieur et architecte, Domenico Fontana est probablement, avec Bernin, celui qui a le plus contribué à donner sa physionomie à la Rome moderne. Il était originaire du nord de l'Italie, de la région de Lugano. Vers sa vingtième année, on le trouve déjà établi à Rome où il passera la majeure partie de son existence. La chance de Domenico Fontana fu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/domenico-fontana/#i_95001

FORUM

  • Écrit par 
  • Gilbert-Charles PICARD
  •  • 538 mots
  •  • 2 médias

Place publique de Rome et des villes romaines. Comme la ville grecque, et à la différence des villes orientales, la ville italique possède en son centre une place où les citoyens se réunissent pour traiter d'affaires politiques ou économiques. À Rome, cette place s'établit dès le ~ vii e siècle dans la dépression qui s'étend au nord du Palatin. C […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forum/#i_95001

GARIBALDI GIUSEPPE (1807-1882)

  • Écrit par 
  • Pierre MILZA
  •  • 2 648 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'artisan de l'unité italienne (1848-1867) »  : […] À l'annonce des premiers frémissements révolutionnaires, Garibaldi a décidé de rentrer en Italie où, dit-on, Mazzini s'est rallié à Pie IX, première étape d'une unification de la péninsule que l'on croit imminente. De retour à Nice en juin 1848, alors que déjà la réaction triomphe à Vienne, Berlin et Paris, il est accueilli en héros et s'apprête à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giuseppe-garibaldi/#i_95001

GENTILESCHI ORAZIO (1563-1639)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 389 mots
  •  • 1 média

Peintre italien baroque né en 1563 à Pise, mort vers 1639 à Londres. Orazio Gentileschi, de son vrai nom Orazio Lomi, étudie tout d'abord la peinture avec son demi-frère, Aurelio Lomi. Vers 1585, il se rend à Rome où, entre 1590 et 1600, en compagnie du peintre paysagiste Agostino Tassi, il peint des fresques pour les basiliques Sainte-Marie-Maje […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/orazio-gentileschi/#i_95001

GESÙ ÉGLISE DU

  • Écrit par 
  • Renée PLOUIN
  •  • 526 mots

Le pape Paul III concède, en 1541, à la Compagnie de Jésus (approuvée en 1540) la petite église de Santa Maria della Strada, à Rome. Quelques années plus tard, on décide de construire un nouvel édifice dédié au saint nom de Jésus, l'église du Gesù, dont Giovanni di Bartolommeo Lippi dit Nanni di Baccio Bigio donne les plans. La première pierre est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eglise-du-gesu/#i_95001

GHETTO

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 4 208 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le quartier juif médiéval »  : […] S'il existe dans le haut Moyen Âge un quartier juif dans plusieurs villes, les juifs ne sont pas contraints d'y résider. Si, parfois même, de tels quartiers sont établis par un prince, il n'est pas encore question d'y confiner ses habitants. En 1084, par exemple, à Spire, l'évêque Rüdiger crée en faveur des juifs un quartier entouré de murs, afin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ghetto/#i_95001

GIOVANNI DA UDINE (1487-1561)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 499 mots

C'est apparemment en chassant et en capturant des oiseaux avec son père que, tout enfant, Giovanni prend le goût d'observer les animaux et de les dessiner. Son père, frappé de ses dispositions, le met en apprentissage, à Udine, chez Pellegrino da San Daniele. Après avoir séjourné à Venise, il part pour Rome et devient le collaborateur de Raphaël. L […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giovanni-da-udine/#i_95001

GUIDES DE VOYAGE, Renaissance

  • Écrit par 
  • Florence COLIN-GOGUEL
  •  • 1 037 mots

Si les récits des voyageurs ont toujours invité au voyage, les guides proprement dits sont nés et se sont multipliés à la fin du xv e siècle avec l'invention de l'imprimerie. Cette étude sera centrée sur les guides de Rome, qui en sont les meilleurs exemples : pour leur visite de la ville sainte, les pèlerins ont en effet disposé très tôt d'itinér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guides-de-voyage-renaissance/#i_95001

HABITAT - L'habitat gréco-romain

  • Écrit par 
  • Bernard HOLTZMANN
  •  • 6 558 mots
  •  • 16 médias

Dans le chapitre « L'habitat primitif »  : […] Avant que l'urbanisation n'ait généralisé les maisons à plan orthogonal, qui seules peuvent être mitoyennes, la Grèce et Rome ont connu des maisons ovales ou absidales, généralement à pièce unique, proches des cabanes primitives. Cette forme permet en effet de résoudre très simplement le problème de l'écoulement des eaux sur la toiture et de la pro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/habitat-l-habitat-greco-romain/#i_95001

ITALIE - Géographie

  • Écrit par 
  • Dominique RIVIÈRE
  •  • 9 054 mots
  •  • 17 médias

Dans le chapitre « Deux modèles articulés l'un à l'autre »  : […] Ces deux modes de développement sont sans doute plus complémentaires que concurrents. Sur le moyen terme, c'est la grande entreprise qui a dessiné les contours majeurs du développement de l'après-guerre. L'affirmation de Rome a elle aussi indirectement servi la troisième Italie, qui se trouve en situation intermédiaire entre les pôles majeurs : Bo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie/#i_95001

JARDINS - De l'Antiquité aux Lumières

  • Écrit par 
  • Pierre GRIMAL, 
  • Maurice LEVY
  •  • 8 134 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « Rome et les jardins »  : […] L'Empire de Rome fondit en un art nouveau du jardin ces différentes tendances, ces éléments épars dans le monde antique. Cet art peut être baptisé, en latin, du nom d' ars topiaria , que l'on traduirait par « art du paysage » ; le jardin de plaisance, à Rome, est en effet appelé à créer des lieux privilégiés, des compositions formées d'éléments ar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jardins-de-l-antiquite-aux-lumieres/#i_95001

LA FASCINATION DE L'ANTIQUE(exposition)

  • Écrit par 
  • Marianne ROLAND MICHEL
  •  • 1 083 mots

Il faut saluer la double réussite d'une exposition et de son livre-catalogue, dont la complémentarité est exemplaire. L'exposition La Fascination de l ' Antique, 1700-1770 s'est tenue au musée de la Civilisation gallo-romaine, à Lyon, du 20 décembre 1998 au 14 mars 1999. Cent soixante objets, peintures, dessins, sculptures, mosaïques, fragments an […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-fascination-de-l-antique/#i_95001

LATRAN ACCORDS DU (1929)

  • Écrit par 
  • Vincent GOURDON
  •  • 208 mots
  •  • 1 média

Signés par le pape Pie XI (1922-1939) et Mussolini, les accords du Latran règlent la « question romaine », qui envenimait les relations entre la papauté (et, par suite, les catholiques) et l'État unitaire italien, depuis que ce dernier avait annexé Rome le 2 octobre 1870, mettant fin à l'existence millénaire des États du pape. La papauté, qui dispo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/accords-du-latran/#i_95001

LIGORIO PIRRO (1500 env.-1583)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 191 mots
  •  • 2 médias

Né à Rome, Pirro Ligorio travaille dans cette ville de 1534 à 1569 comme peintre et comme architecte : le casino de Pie IV et la villa d'Este à Tivoli témoignent de son œuvre architecturale. La seule décoration certaine de cette période romaine, La Danse de Salomé (1540-av. 1550, oratoire de San Giovanni Decollato) est marquée par l'influence de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pirro-ligorio/#i_95001

MAÇONNERIE EN BLOCAGE

  • Écrit par 
  • Gilles SAURON
  •  • 220 mots
  •  • 1 média

L'utilisation du mortier, formé d'un mélange de sable ou de pouzzolane (sable volcanique) et de chaux, pour lier de petits blocs de roche concassée, a constitué une révolution des techniques de construction dans toutes les zones contrôlées par le pouvoir de Rome. Ce type de maçonnerie appelée opus caementicium permettait le recours à une main-d'œu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maconnerie-en-blocage/#i_95001

MADERNO CARLO (1556-1629)

  • Écrit par 
  • Renée PLOUIN
  •  • 386 mots
  •  • 1 média

Neveu de Domenico Fontana, Carlo Maderno arrive en 1588 à Rome, appelé par son oncle qui l'utilise comme stucateur et décorateur dans les travaux que lui a confiés Sixte Quint. Carlo Maderno organise les décors de la fête du Corpus Domini et des funérailles de Sixte Quint. Il s'initie à l'architecture au contact des œuvres de Domineco Fontana et de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/carlo-maderno/#i_95001

MAINI GIOVANNI BATTISTA (1690-1752)

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL
  •  • 318 mots

Lombard d'origine, le sculpteur Giovanni Battista Maini vint faire sa carrière à Rome après une première formation reçue à Milan. Travaillant un moment avec son compatriote Camillo Rusconi, qui passait dans le premier tiers du xviii e  siècle pour le plus grand sculpteur de Rome, il se vit attribuer une part dans les entreprises majeures de l'époqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giovanni-battista-maini/#i_95001

MANIÉRISME

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN, 
  • Marie-Alice DEBOUT
  •  • 10 194 mots
  •  • 29 médias

Dans le chapitre « Rome »  : […] Le rôle fondamental joué par Michel-Ange sur la formation de la maniera et son influence sur les artistes italiens a été souligné par tous les historiens récents : le Tondo Doni (1505-1506, Offices, Florence), le carton de la Bataille de Cascina (1504), la voûte de la Sixtine (1508-1512), qui offraient une conception de l'espace tout à fait perso […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manierisme/#i_95001

MICHEL-ANGE (1475-1564)

  • Écrit par 
  • Martine VASSELIN
  •  • 12 223 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Une vie entre la Florence de Laurent le Magnifique et la Rome de Pie IV »  : […] L'art de Michel-Ange, la hauteur de ses conceptions et l'originalité de ses œuvres apparaissent bien souvent sans commune mesure avec les données quotidiennes d'une vie retirée, frugale, plutôt sédentaire, timorée (n'a-t-il pas fui les armées étrangères ou les menaces qu'il croyait peser sur sa vie à six reprises ?), toute consacrée au travail soli […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-ange/#i_95001

MUSÉE

  • Écrit par 
  • Robert FOHR
  •  • 11 420 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Trésors, collections, musées »  : […] Les premiers rassemblements historiques d'objets précieux furent, en Occident comme en Égypte ou en Chine, les trésors des temples, constitués d'offrandes remises aux dieux en reconnaissance de leurs bienfaits, et les trésors funéraires. La pinacothèque des Propylées à Athènes, qui contenait, selon le témoignage de Pausanias, des tableaux de Poly […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musee/#i_95001

NÉRON (37-68)

  • Écrit par 
  • Claude LEPELLEY
  •  • 1 233 mots

Dans le chapitre « Néron de 62 à 68 »  : […] Dès 62, on remit en vigueur la redoutable loi de majesté , qui punissait de mort toute atteinte à l'État romain, donc à l'empereur. Les victimes furent nombreuses ; citons Octavie, femme de Néron, les derniers descendants d'Auguste : la famille julio-claudienne devait s'éteindre avec Néron. Il y eut des victimes dans l'aristocratie où l'impopularit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neron/#i_95001

OBÉLISQUE

  • Écrit par 
  • Jean LECLANT
  •  • 614 mots
  •  • 4 médias

Tirant son nom d'un mot grec signifiant « broche », l'obélisque est une survivance du culte préhistorique des pierres dressées (bétyles). Au cours de l'Ancien Empire égyptien, sous la V e dynastie (~ 2510-~ 2460), les temples solaires d'Abousir présentaient des dispositifs construits en blocs ajustés, se dressant, en pointe, sur un socle élevé, da […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/obelisque/#i_95001

ORDRES, architecture

  • Écrit par 
  • Bernard HOLTZMANN, 
  • Claude MIGNOT, 
  • Éliane VERGNOLLE
  •  • 13 398 mots
  •  • 23 médias

Dans le chapitre « Le langage des ordres : rhétorique et symbolique »  : […] Outil plastique, à la fois structural et ornemental, l'ordre est redevenu l'un des fondements du langage architectural. Certaines ordonnances dérivent directement des ordonnances antiques : portiques à la manière des frontispices de temples comme le Panthéon (chapelle de la villa Maser, villas Rotonda et Malcontenta, façade sur cour de la chapelle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ordres-architecture/#i_95001

PALATIN, Rome, archéologie

  • Écrit par 
  • Manuel ROYO
  •  • 3 889 mots

Dominant le Forum au nord et le Circus Maximus au sud, la colline du Palatin culmine à cinquante mètres environ au-dessus du Tibre et s'incline en direction du Forum Boarium par une pente, le Germal, autrefois considéré comme l'un de ses sommets. Voisin du fleuve et situé au centre du dispositif des collines sur lequel se développera Rome, le Pal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/palatin-rome-archeologie/#i_95001

PALÉOCHRÉTIEN ART

  • Écrit par 
  • François BARATTE, 
  • Françoise MONFRIN, 
  • Jean-Pierre SODINI
  •  • 13 547 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Les églises »  : […] Mais de tous les bâtiments publics, les plus caractéristiques de l'époque et les mieux connus par les fouilles sont sans aucun doute les églises. Ces édifices n'occupèrent que rarement et tardivement l'emplacement des temples et il ne paraît pas y avoir eu de règle stricte pour le choix de leur implantation : espace libre acquis par la communaut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-paleochretien/#i_95001

PANTHÉON D'HADRIEN (Rome)

  • Écrit par 
  • Gilles SAURON
  •  • 324 mots
  •  • 1 média

Le premier Panthéon avait été construit par Agrippa au centre du champ de Mars entre — 27 et — 25, sur le modèle des sanctuaires dédiés aux douze dieux du monde hellénistique, où les rois successeurs d'Alexandre le Grand se faisaient représenter aux côtés des grandes divinités de l'Olympe. Auguste refusa un honneur de ce genre et fit placer sa stat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheon-d-hadrien/#i_95001

PARTAGE DE L'EMPIRE ROMAIN, en bref

  • Écrit par 
  • Patrick PÉRIN
  •  • 234 mots

Contrairement à ce qui est couramment admis, la date de 395, qui marque le partage de l'Empire romain en une pars occidentalis et une pars orientalis , n'est pas significative d'une volonté de désolidarisation qui aurait permis à l'Orient de se désengager de la question barbare et conduit l'Occident à sa perte. Quand Théodose I er le Grand décida […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/partage-de-l-empire-romain-en-bref/#i_95001

PATRIMOINE, art et culture

  • Écrit par 
  • Jean-Michel LENIAUD
  •  • 10 146 mots

Dans le chapitre « L'apport du XIXe siècle »  : […] Il ne saurait être question de retracer ici l'histoire du patrimoine du Moyen Âge à nos jours. De nombreux auteurs l'ont déjà fait. On notera cependant quelques faits touchant la gestion de l'héritage antique à Rome devenue capitale d'un État qu'on désigna de façon significative comme le patrimoine de saint Pierre : cet héritage n'est pas seulemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/patrimoine-art-et-culture/#i_95001

PIERRE DE CORTONE (1596-1669)

  • Écrit par 
  • Giuliano BRIGANTI, 
  • Claude MIGNOT
  •  • 3 229 mots
  •  • 2 médias

La vie et l'œuvre de Pierre de Cortone , peintre et architecte, sont indissolublement liées à l'histoire du mouvement baroque, dont il fut un des premiers et des plus éminents représentants . Il a marqué de son empreinte l'évolution de la peinture italienne, en créant quelque chose de neuf, qui répondait en même temps aux exigences de la société co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-de-cortone/#i_95001

PINTURICCHIO BERNARDINO DI BETTO dit (1454-1513)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 513 mots

Pinturicchio travaillait à Pérouse avec Pérugin, lorsque Sixte IV, en 1481, appela celui-ci à participer au décor de la chapelle Sixtine, avec Luca Signorelli, Botticelli, Ghirlandaio, et Cosimo Rosselli, assisté de Piero di Cosimo. Pinturicchio y fait ses débuts sous la direction de son maître avec la Circoncision du fils de Moïse . Après l'achève […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pinturicchio/#i_95001

PLACE SAINT-PIERRE, BERNIN (Rome)

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 191 mots
  •  • 1 média

La colonnade colossale de la place Saint-Pierre, à Rome, couronne plus de quarante ans d'activités de Bernin au service de la papauté. Sous le long pontificat d'Urbain VIII Barberini (1623-1644), il est le « grand ordonnateur des arts » dès l'élection du nouveau pape. L'essentiel de son travail est consacré à l'intérieur de la basilique et du palai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/place-saint-pierre-bernin/#i_95001

POIRIER ANNE (1941- ) et PATRICK (1942- )

  • Écrit par 
  • Paul-Louis RINUY
  •  • 935 mots
  •  • 1 média

Depuis plus de quatre décennies, les artistes plasticiens Anne et Patrick Poirier se font les explorateurs d'un univers singulier dans lequel, contrairement à la célèbre affirmation de Sigmund Freud, « l'inconscient (n') ignore (pas) le temps ». C'est en effet l'épreuve du temps, les traces et les cicatrices de son passage, la fragilité de toute c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poirier-anne-et-patrick/#i_95001

POMERIUM

  • Écrit par 
  • Jean-Paul BRISSON
  •  • 359 mots

D'après Tite-Live (I, 44), le mot pomerium désignait une bande de terrain, immédiatement contiguë à l'enceinte fortifiée de Rome, sur laquelle « il n'était mystiquement fondé ni d'habiter ni de labourer ». Cette définition fait clairement apparaître le pomerium comme une ligne de démarcation entre deux espaces dont la distinction est bien attesté […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pomerium/#i_95001

POZZO ANDREA (1642-1709)

  • Écrit par 
  • Germain BAZIN
  •  • 1 993 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le peintre »  : […] À la fin du xvi e  siècle, l' art de la quadratura , ou mise en perspective des images peintes sur les surfaces courbes des voûtes, s'élabore dans les écoles bolonaise et milanaise. Les artistes baroques utiliseront cette technique pour peupler les grands salons des palais et les nefs des églises de figures volant dans le paradis ou l'Olympe, et qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andrea-pozzo/#i_95001

PRISE DE ROME PAR LES GAULOIS

  • Écrit par 
  • Xavier LAPRAY
  •  • 268 mots

La tradition rapporte que Rome dut faire face en — 390 à une invasion gauloise dirigée par Brennus : après la défaite de l'Allia, un affluent du Tibre, la ville et ses vieillards furent livrés aux Gaulois, qui la détruisirent tandis que la jeunesse résistait sur le Capitole et que les objets sacrés furent transférés à Caere (Cerveteri) ; échouant à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prise-de-rome-par-les-gaulois/#i_95001

RAPHAËL (1483-1520)

  • Écrit par 
  • Vincenzo GOLZIO
  •  • 3 573 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « La période romaine (1509-1520) »  : […] À Rome, l'activité de Raphaël se déroule sous les pontificats de Jules II (1503-1513) et de Léon X (1513-1521). Comme il n'avait exécuté qu'une seule fresque, celle de San Severo, le projet de lui confier les stanze était sans conteste audacieux. Raphaël commence son travail par la chambre du milieu, dite chambre de la Signature, à laquelle il se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raphael/#i_95001

RATTAZZI URBANO comte (1808-1873)

  • Écrit par 
  • Paul GUICHONNET
  •  • 850 mots

Piémontais d'Alexandrie, où il est né, Urbano Rattazzi se voue tout d'abord exclusivement à la profession d'avocat et n'entre que tardivement dans la politique avec son élection, en 1848, au parlement subalpin. Député de sa ville natale, qui le réélira constamment jusqu'à sa mort, il prend une part active aux travaux législatifs, ce qui lui vaut le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/urbano-rattazzi/#i_95001

RIENZO COLA DI (1310 env.-1354)

  • Écrit par 
  • Gérard RIPPE
  •  • 549 mots

Notaire romain de petite naissance, Cola di Rienzo s'exalte aux souvenirs des grandeurs de la Rome antique. Instigateur d'une révolte populaire tendant à restaurer le régime communal, le 20 mai 1347, il se fait céder par la foule romaine les plus grands pouvoirs. Ses partisans sont avant tout des popolani , animés d'un fort esprit antinobiliaire. S […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cola-di-rienzo/#i_95001

ROMAN ART

  • Écrit par 
  • Marcel DURLIAT
  •  • 20 510 mots
  •  • 19 médias

Dans le chapitre « Les grands domaines de la peinture murale »  : […] C'est en Italie surtout qu'on perçoit la référence constante aux prestigieux modèles byzantins. La proximité géographique et l'étroitesse des relations de tout genre expliquaient la persistance de cette longue tradition. Une ville comme Venise est plus qu'à demi byzantine et ses mosaïstes demeurent entièrement acquis, du xi e au xiii e  siècle, au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-roman/#i_95001

ROME SEPT COLLINES DE

  • Écrit par 
  • Joël SCHMIDT
  •  • 397 mots

Nombre de villes se sont établies dans des sites géographiques élevés ou particuliers, qui non seulement leur assurent une manière de protection naturelle, mais encore les placent sous l'autorité bienveillante et rassurante des divinités. Les collines à l'abri desquelles Rome s'est développée forment une sorte d'amphithéâtre à l'est dont le Tibre à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sept-collines-de-rome/#i_95001

ROME, CAPITALE ARTISTIQUE AU XVIIIe SIÈCLE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 626 mots

1701 Un décret du pape Clément XI interdit l'exportation des statues, bronzes et gemmes, afin de protéger le patrimoine antique des États pontificaux. Un autre décret, en 1704, protégera les stucs, les mosaïques, les documents et les inscriptions. Cela n'empêchera pas la vente, tout au long du siècle, de collections formées par les grandes famille […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome-capitale-artistique-au-xviiie-siecle-reperes-chronologiques/#i_95001

ROME ET EMPIRE ROMAIN - Le Haut-Empire

  • Écrit par 
  • Yann LE BOHEC, 
  • Paul PETIT
  •  • 35 194 mots
  •  • 17 médias

Dans le chapitre « Rome »  : […] On ne peut pas ne pas commencer par Rome, « le centre du pouvoir », la Ville, qui a conquis l'Italie puis l'ensemble du bassin méditerranéen et qui règne sans partage sur des territoires qui vont de l'Écosse au Sahara et de l'Atlantique à l'Euphrate. Ce qui la caractérise d'abord, c'est son immensité, qui s'explique en partie par sa fonction de ca […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome-et-empire-romain-le-haut-empire/#i_95001

ROME ET EMPIRE ROMAIN - L'art romain

  • Écrit par 
  • Gilbert-Charles PICARD
  •  • 14 633 mots
  •  • 33 médias

Dans le chapitre « L'essor de l'architecture romaine »  : […] C'est vers le milieu du ii e  siècle avant J.-C. que l'architecture romaine acquiert les moyens qui vont lui permettre de s'affirmer comme fondamentalement différente de l'architecture grecque. Ces moyens sont d'abord d'ordre technique. Désormais, le matériau de base sera le blocage, composé d'un ciment très dur dans lequel sont noyés des moellons […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome-et-empire-romain-l-art-romain/#i_95001

ROME, NOUVELLE CAPITALE DES ARTS

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 193 mots
  •  • 1 média

Si Rome, au début du xvi e  siècle, redevient un des centres artistiques européens les plus importants, c'est en grande partie grâce au mécénat volontariste du pape Jules II (1503-1513), qui y réunit une incomparable pléiade d'artistes, notamment Bramante, Michel-Ange et Raphaël, qui travaille à partir de 1508 aux fresques de son appartement du Vat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome-nouvelle-capitale-des-arts/#i_95001

ROME. PORTRAIT D'UNE VILLE, 312-1308 (R. Krautheimer)

  • Écrit par 
  • Françoise CHOAY
  •  • 1 123 mots

Alors que, en France, comme dans la plupart des pays européens, l'enseignement du latin est menacé, la traduction de Rome, Profile of a City (1980), Rome. Portrait d'une ville, 312-1308 (Le Livre de poche, Paris, 1999), venait à point nommé rappeler que cette menace vise du même coup une identité culturelle plus de deux fois millénaire. L'ouvrage […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome-portrait-d-une-ville-312-1308/#i_95001

SAC DE ROME (410)

  • Écrit par 
  • Patrick PÉRIN
  •  • 229 mots

Premier peuple germanique à s'être établi dans l'Empire romain d'Orient en bénéficiant du statut de « fédérés », c'est-à-dire d'alliés militaires, les Wisigoths ne tardèrent pas à violer les traités et, le 9 août 378, ils battirent l'armée impériale à Andrinople, où l'empereur Valens lui-même périt. Ils ravagèrent alors les Balkans, avant que l'emp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sac-de-rome/#i_95001

SACCHI ANDREA (1599-1661)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 311 mots

Peintre italien, né en 1599 à Nettuno (États pontificaux), mort le 21 juin 1661 à Rome. Après avoir été l'élève de l'Albane à Bologne, Andrea Sacchi s'installe à Rome en 1621 et y travaillera jusqu'à sa mort, à l'exception de quelques courts séjours en Italie du Nord après 1635 et à Paris en 1640. Sa formation bolonaise le porte vers le classicisme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andrea-sacchi/#i_95001

SACCONI GIUSEPPE (1854-1905)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre MOUILLESEAUX
  •  • 112 mots

Architecte italien, représentant l'éclectisme triomphant dans l'art officiel du xix e  siècle, Sacconi est connu pour avoir édifié sur le Capitole, le Vittoriano (1885-1911). La construction au cœur de la Rome antique de ce colossal monument patriotique a suscité de vifs débats ; architecture-assemblage, il est surchargé d'un programme décoratif év […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giuseppe-sacconi/#i_95001

SALVI NICOLA (1687-1751)

  • Écrit par 
  • Catherine CHAGNEAU
  •  • 125 mots

Peintre de formation, Nicola Salvi, architecte du début du xviii e  siècle, donna l'un des ultimes chefs-d'œuvre du baroque romain en dessinant, en 1732, la fontaine de Trevi à laquelle il travailla toute sa vie. La même année, il participa au concours pour la façade de Saint-Jean-de-Latran. Membre de l'Académie de Saint-Luc en 1733, il entra à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicola-salvi/#i_95001

SALVIATI FRANCESCO DE' ROSSI dit (1510-1563)

  • Écrit par 
  • Catherine MONBEIG GOGUEL
  •  • 1 404 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le protégé du cardinal Salviati »  : […] Francesco, surnommé Cecchino, puis Salviati du nom de son protecteur le cardinal Giovanni Salviati, était le fils de Michelangelo de' Rossi, tisserand de velours. Après un premier apprentissage chez un orfèvre, il passa rapidement dans l'atelier du peintre florentin Giuliano Buggiardini (1523), puis dans ceux du sculpteur Baccio Bandinelli (1526-15 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salviati/#i_95001

SANCTUAIRE, Grèce hellénistique et Rome antique

  • Écrit par 
  • Pierre GROS, 
  • John SCHEID
  •  • 8 290 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Rites de fondation »  : […] Les premiers rituels dont un sanctuaire est le théâtre sont ceux de sa fondation, à commencer par les règles spatiales auxquelles il est soumis. En effet, un sanctuaire n'est pas élevé n'importe où. Comme les habitants de Rome, les dieux romains ne sont pas tout à fait égaux entre eux. Sans même parler de ceux qui, du haut du Capitole, gèrent et p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sanctuaire-grece-hellenistique-et-rome-antique/#i_95001

SANGALLO LES

  • Écrit par 
  • Renée PLOUIN
  •  • 552 mots
  •  • 2 médias

Le surnom de Sangallo fut donné à une famille d'architectes toscans, les Giamberti, parce qu'ils étaient établis, à Florence, près de la Porta San Gallo. Sculpteur sur bois dans sa jeunesse, Giuliano (1443-1516) fait un premier séjour à Rome, avant 1479, et travaille ensuite comme ingénieur militaire, créant les fortifications d'Ostie, de Poggio Im […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-sangallo/#i_95001

SIGNORELLI LUCA (1450 env.-1523)

  • Écrit par 
  • Pasquale ROTONDI
  •  • 2 187 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Travaux de la chapelle Sixtine »  : […] En 1482, Signorelli est appelé à Rome pour participer aux travaux de décoration de la chapelle Sixtine, aux côtés de Pérugin, Pinturicchio, Botticelli, Ghirlandaio et Cosimo Rosselli. À Rome, il retrouve Melozzo, qu'il avait connu à Urbino, et, avec Melozzo, Antoniazzo Romano. C'est, sans nul doute, l'occasion de rencontres fréquentes, au cours de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/luca-signorelli/#i_95001

THÉÂTRE DE POMPÉE (Rome)

  • Écrit par 
  • Gilles SAURON
  •  • 205 mots
  •  • 1 média

À la suite de son troisième triomphe en — 61, obtenu grâce aux victoires remportées sur les pirates de la Méditerranée et sur Mithridate, Pompée entreprit la construction d'un ensemble monumental en plein centre du Champ de Mars, comprenant d'ouest en est un temple de Vénus Victrix (Victorieuse), un théâtre en marbre, un parc bordé de portiques et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-de-pompee/#i_95001

TIBALDI PELLEGRINO (1527-1596)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 306 mots

Né à Puria in Valsolda, formé à Bologne, Pellegrino Tibaldi, artiste très précoce, travaille à Rome, dès 1545-1546, avec Perino del Vaga au château Saint-Ange (décoration de la salle du Conseil, qu'il achèvera entre 1547 et 1549 dans un style nettement michelangelesque). Ce style est celui de ses autres œuvres romaines (Belvédère ; Sant'Andrea), pe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pellegrino-tibaldi/#i_95001

TORLONIA VILLA

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 269 mots

Dernière des trois grandes catacombes découvertes à Rome, la villa Torlonia renferme un grand nombre d'épitaphes marquées du chandelier, signe de reconnaissance de la plupart des sépultures juives. Comme la catacombe de Monteverde, la plus ancienne des trois, sa décoration se compose d'éléments exclusivement juifs. Au centre du plafond, un chandeli […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/villa-torlonia/#i_95001

URBAIN V, GUILLAUME DE GRIMOARD (1310-1370) pape (1362-1370)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 402 mots

Né en 1310 (ou 1309) au château de Grizac, près de Mende (Lozère), mort le 19 décembre 1370 à Avignon, Guillaume (III) de Grimoard est le fils aîné de Guillaume II de Grimoard (1266 env.-1366) et d'Amphélise de Sabran, sœur de saint Elzéar de Sabran (1285-1323), son parrain. Il entre chez les Bénédictins puis enseigne le droit canonique à Avignon. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-de-urbain-v/#i_95001

URBANISME - Urbanisme et architecture

  • Écrit par 
  • Bruno ZEVI
  •  • 3 304 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Cités antiques et construction nouvelle »  : […] Une ville cohérente sous tous ses aspects, née d'un plan régulateur se réalisant dans des architectures adéquates, ne peut exister que si elle est abandonnée au bout de quelques décennies, comme ce fut le cas pour Tell-el-Amarna construite par le pharaon Aménophis IV au milieu du xii e  siècle avant l'ère chrétienne. Autrement, les villes se dilate […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/urbanisme-urbanisme-et-architecture/#i_95001

VALADIER GIUSEPPE (1762-1839)

  • Écrit par 
  • Daniel RABREAU
  •  • 423 mots

L'architecture néo-classique italienne possède deux représentants importants, Giuseppe Valadier et Giacomo Quarenghi. Mais, tandis que Quarenghi s'illustrera avant tout en Russie, Valadier demeure fidèle à Rome, sa ville natale. Architecte au service des États pontificaux, Valadier est nommé directeur des travaux publics en 1810, et devient le prin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giuseppe-valadier/#i_95001

VATICAN CITÉ DU

  • Écrit par 
  • Émile POULAT
  •  • 4 587 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Un État témoin »  : […] On peut dire que le Vatican est, en un double sens, un État témoin : il est le témoin d'un long passé historique, dont le présent n'est plus qu'un modeste souvenir, comme on le dit en géologie d'une butte ou en biologie d'un organe ; il est aussi témoin, parmi les puissances de ce monde et au sein de la société des États, de cette idée que tout ne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cite-du-vatican/#i_95001

VATICAN (MUSÉES DU)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 640 mots

Les musées du Vatican à Rome abritent les collections d’art de la cité papale depuis le début du xv e  siècle, dans les palais du Vatican et dans divers autres édifices appartenant au Saint-Siège. Le musée Pio-Clementino, fondé dans la seconde moitié du xviii e  siècle par Clément XIV et agrandi par son successeur Pie VI, est le plus ancien de la c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vatican-musees-du/#i_95001

VÉDUTISTES

  • Écrit par 
  • Giuliano BRIGANTI
  •  • 4 224 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le rôle des Nordiques italianisés »  : […] Les éléments figuratifs, qui sont à l'origine du genre de la vue topographique, sont variés et parfois opposés, leurs racines pénètrent dans la culture artistique de la première moitié du xvii e siècle et dans certains cas remontent même au siècle précédent. Il s'ajoute à l'élément prospectif une vraisemblance optique, c'est-à-dire un élément ré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vedutistes/#i_95001

VIGNOLE, ital. JACOPO BAROZZI DA VIGNOLA (1507-1573)

  • Écrit par 
  • Renée PLOUIN
  •  • 438 mots
  •  • 1 média

Architecte italien. Jacopo Barozzi, dit Vignole, reçoit sa première formation d'architecte à Bologne, où il a peut-être été l'élève de Serlio. À Rome, il fréquente le cercle des Sangallo et se met à l'étude des monuments antiques. On le trouve ensuite au côté de Primatice à Fontainebleau, occupé sans doute à réaliser des fontes d'après l'antique. D […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vignole-ital-jacopo-barozzi-da-vignola/#i_95001

ZUCCARO TADDEO (1524-1566)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 277 mots
  •  • 1 média

Né à Sant'Angelo in Vado (Marches), Taddeo Zuccaro reçoit une première formation de son père Ottavio et de Pompeo da Fano ; il la complète à Rome, dès 1540, en copiant surtout les antiques et les chefs-d'œuvre de Raphaël et de Michel-Ange. La décoration de la façade du palais Mattei (1548) révèle à tous son talent et, en 1551, Guidobaldo II, duc d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/taddeo-zuccaro/#i_95001

Voir aussi

Pour citer l’article

Sylvia PRESSOUYRE, Géraldine DJAMENT, « ROME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome/