KANT EMMANUEL

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La meilleure image que l'on puisse proposer de la nouveauté que Kant introduit dans l'histoire de la pensée et qui le promeut au rang du petit nombre des très grands philosophes de tous les temps, c'est peut-être celle à laquelle il songea lui-même pour qualifier le changement de méthode dont il faisait l'essai en philosophie : celle de la révolution opérée par Copernic en astronomie lorsqu'il supposa que le centre immobile privilégié pour l'observateur pourrait ne plus être la Terre mais le Soleil. Car dans les deux cas on peut bien dire que la modeste hypothèse d'un changement de point de vue destiné à tirer la connaissance d'embarras et à procurer une conception plus satisfaisante des choses dans le domaine limité d'une activité particulière de la pensée s'est trouvée dépassée de très loin par le nombre et l'importance des conséquences qu'elle mit au jour, puisque c'est toute la façon de penser des hommes qui s'en trouva finalement elle-même changée.

Emmanuel Kant

Emmanuel Kant

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Avec ses trois «Critiques» («Critique de la raison pure», 1781, «de la faculté de juger», 1788 et «de la raison pratique», 1790), Emmanuel Kant (1724-1804) fonde les conditions d'une connaissance et d'une morale universelles de possibles. Portrait d'Emmanuel Kant, vers 1790. 

Crédits : AKG

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Qu'une transformation aussi profonde ait été apportée par un penseur qui se sentait lui-même appartenir pleinement à son temps, à ce siècle des Lumières auxquelles il ne cessa de vouloir contribuer, peut s'expliquer par le fait qu'il le comprit radicalement comme « siècle de la Critique à laquelle il faut que tout se soumette ». Car, en se proposant de faire de cette critique une science, afin précisément de conférer un statut scientifique à cette connaissance des fins de la raison humaine dont le passé de la philosophie lui léguait le projet sous le nom de métaphysique, il fut amené à procurer à la pensée un point d'appui tout à fait nouveau pour sa réflexion. Si la raison peut être à la fois le [...]

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KANT EMMANUEL - (repères chronologiques)

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  • Francis WYBRANDS
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22 avril 1724 Naissance de Kant à Königsberg (Prusse orientale).1755 Son mémoire d'habilitation, Nouvelles Explications des premiers principes métaphysiques, lui permet de devenir privat-dozent à l'université de Königsberg.1762 Lecture de Rousseau.1764Observations sur le sentiment du beau et du sublime.1770 Kant soutient sa thèse : De la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kant-reperes-chronologiques/

KANT EMMANUEL, en bref

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Véritable « révolution dans l'art de penser », la critique kantienne se veut en rupture avec tout ce qui l'a précédée. Si Kant loue Hume de l'avoir « réveillé de son sommeil dogmatique » c'est pour reposer à nouveaux frais les questions fondamentales de la philosophie : « Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que m'est-il permis d'espérer ? Qu'e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kant-e-en-bref/

CRITIQUE DE LA FACULTÉ DE JUGER, Emmanuel Kant - Fiche de lecture

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  • François TRÉMOLIÈRES
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La Critique de la faculté de juger (Kritik der Urteilskraft, 1790) est la troisième et dernière des Critiques d'Emmanuel Kant (1724-1804). Elle vient après la Critique de la raison pure (1781) et la Critique de la raison pratique (1786). Il ne s'agit pas tant d'ajo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-de-la-faculte-de-juger/#i_3748

CRITIQUE DE LA RAISON PURE, Emmanuel Kant - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
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Dans la Préface à la première édition de la Critique de la raison pure (1781), Emmanuel Kant (1724-1804) établit un parallèle célèbre entre les progrès des sciences exactes et la confusion qui règne dans la « métaphysique », pourtant la plus ancienne et longtemps la plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-de-la-raison-pure/#i_3748

FONDEMENTS DE LA MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS, Emmanuel Kant - Fiche de lecture

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  • François TRÉMOLIÈRES
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En 1781, la Critique de la raison pure d'Emmanuel Kant (1724-1804) marquait nettement la différence de statut entre les sciences exactes et les sciences humaines. Elle soulignait aussi que toute science se décompose […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fondements-de-la-metaphysique-des-moeurs/#i_3748

ABSTRAIT ART

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Dans le chapitre « Les formes et le sens »  : […] Lorsque Kant oppose la « beauté adhérente », déterminée par la perfection de ce que doit être l'objet dans lequel elle se manifeste, à la « beauté libre », sans concept, il prend pour exemple de cette dernière non seulement les fleurs, le colibri, l'oiseau de paradis, les crustacés marins, les rinceaux ou les papiers peints, mais encore la « musiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-abstrait/#i_3748

AFFECTIVITÉ

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  • Marc RICHIR
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Dans le chapitre « La disjonction de l'affect et de la passion : Kant »  : […] La profonde nouveauté de Kant dans l'histoire de la philosophie, le « renversement » ou la « révolution copernicienne », consiste en sa conception architectonique de la pensée, c'est-à-dire en ce que les termes (concepts) et les choses ( Sachen ) de la pensée dépendent, dans leur pouvoir de signifier, de l'orientation préliminaire de la pensée au s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_3748

ALTÉRITÉ, philosophie

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Dans le chapitre « Vers une reconnaissance de l'expérience d'autrui : Kant, Scheler »  : […] La phénoménologie husserlienne restant prisonnière de la représentation et de la perception, la voie d'accès à l'existence d'autrui, à l'intersubjectivité, ne se trouverait-elle pas du côté du sentiment, de l'affectivité ( Einfühlung ), laquelle relie les êtres en deçà de la dualité sujet-objet, dans la mesure où elle met directement « en présence […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alterite-philosophie/#i_3748

ANALYTIQUE PROPOSITION

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  • Françoise ARMENGAUD
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Le mot « analytique » a au moins trois sens. 1. Au sens large, une proposition est dite analytique si elle est vraie en vertu de la signification des termes qu'elle contient. La simple considération des significations suffit à donner l'assurance de sa vérité. À ce sens se rattachent le nominalisme de Hobbes, pour qui la vérité nécessaire est telle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proposition-analytique/#i_3748

ANIMALITÉ

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Dans le chapitre « L'animalité de l'homme »  : […] Il est nécessaire de préciser ce que recouvre cette notion d'« animalité de l'homme ». Dans le langage courant, le terme « animalité » désigne communément les pulsions, les déviances, le refoulé d'un état quasi indomptable que la raison, d'une part, la civilisation, d'autre part, tentent de maîtriser. Comment tenir à bonne distance cette part négat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/animalite/#i_3748

ANTINOMIE

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N'est pas antinomie n'importe quelle contradiction, mais seulement celle qui joue entre des lois — soit des lois juridiques ou théologiques, soit des lois de la raison (Kant), soit des thèses déduites de lois logiques (théorie des ensembles) —, ni n'importe quel paradoxe, mais seulement ce qui heurte l'attente d'une cohérence entière dans un systèm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antinomie/#i_3748

ARCHITECTURE (Thèmes généraux) - Architecture et philosophie

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Dans le chapitre « L'architecture des philosophies, de Platon à Hegel »  : […] Le premier volet de notre enquête nous a révélé la fragilité de l'union des deux mots, archè et tektonikos , qui composent l'« architecture » en elle-même : vécue « de l'intérieur », dans la mémoire de la langue. Et donc posée comme susceptible de susciter sa propre philosophie. Mais qu'en pensent les philosophes ? L'investigation doit ici, semble […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/architecture-themes-generaux-architecture-et-philosophie/#i_3748

ART (Aspects esthétiques) - Le beau

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
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Dans le chapitre « La beauté des arts »  : […] Le développement des études et réflexions sur ces sentiments donne naissance à l'esthétique proprement dite. Ce sera l'œuvre des théories du goût, depuis le père Bouhours jusqu'à David Hume en passant par l'abbé Du Bos, Shaftesbury, Voltaire, Montesquieu, Francis Hutcheson. C'est du sensible qu'il est maintenant question, d'abord tel qu'il est épro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-aspects-esthetiques-le-beau/#i_3748

ART (Aspects culturels) - La consommation culturelle

  • Écrit par 
  • Pierre BOURDIEU
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Dans le chapitre « L'unité du goût : la disposition esthétique dans le système des dispositions »  : […] Le regard pur implique une rupture avec l'attitude ordinaire à l'égard du monde, qui, étant donné les conditions de son accomplissement, est une rupture sociale. On peut croire Ortega y Gasset lorsqu'il attribue à l'art moderne un refus systématique de tout ce qui est « humain », donc générique, commun – par opposition à distinctif, ou distingué –, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-aspects-culturels-la-consommation-culturelle/#i_3748

AUTONOMIE

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  • François BOURRICAUD
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Dans le chapitre « Du blasphème pascalien au « respect » kantien »  : […] Cette obéissance a quelque chose d'ambigu, puisqu'elle nous constitue en individus parfaitement suffisants. C'est ce thème que Pascal développe avec éclat dans l' Entretien avec M. de Saci sur Épictète et Montaigne. Après avoir fait crédit à Épictète, pris comme symbole de la sagesse « païenne », d'être « un des philosophes du monde qui a le mieux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autonomie/#i_3748

BEAU ET LAID (philosophie)

  • Écrit par 
  • Olivier TINLAND
  •  • 1 421 mots

La dichotomie du beau et du laid trouve en philosophie son illustration première dans la figure de Socrate, personnage énigmatique et contradictoire aux yeux de ses contemporains fascinés par la beauté des formes corporelles et artistiques : Socrate, en effet, est à la fois celui qui a la plus belle âme, et celui dont le visage est le plus laid. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/beau-et-laid/#i_3748

BERGSON HENRI (1859-1941)

  • Écrit par 
  • Camille PERNOT
  •  • 8 102 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'idée vraie de la philosophie »  : […] La philosophie se caractérise avant tout par la précision  : l'explication qu'elle fournit doit être, en chaque cas, exactement adaptée à son objet, et donc ne convenir à aucun autre. La première condition de cette précision absolue est que la pensée porte sur la réalité elle-même et non sur des symboles censés la représenter ; la seconde, qu'elle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-bergson/#i_3748

BIEN, philosophie

  • Écrit par 
  • Monique CANTO-SPERBER
  •  • 6 603 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les biens objectifs et la bonne volonté kantienne »  : […] L'hypothèse d'une objectivité du bien humain correspond à l'intuition qu'il est possible de juger du bonheur selon des critères relativement stables, en adoptant un point de vue de troisième personne. Plusieurs philosophes ont souligné l'aspect propositionnel du bonheur. Cette conception est étroitement liée à l'idée qu'il existe des biens humains […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bien-philosophie/#i_3748

BIOÉTHIQUE ou ÉTHIQUE BIOMÉDICALE

  • Écrit par 
  • Gilbert HOTTOIS
  •  • 7 814 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les sources philosophiques »  : […] La réflexion bioéthique se réclame aussi de philosophes classiques tels Aristote (la prudence, la voie moyenne), Kant ou Stuart Mill (utilitarisme, libertés individuelles). Au sein de la bioéthique eurocontinentale, Kant est le plus sollicité. Il permet de fonder les notions d’autonomie et de dignité de la personne humaine et de justifier des impé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bioethique-ethique-biomedicale/#i_3748

BONHEUR

  • Écrit par 
  • André COMTE-SPONVILLE
  •  • 7 850 mots

Dans le chapitre « Félicité, béatitude et amour »  : […] Est-ce à dire qu'il n'est de bonheur que pour le sage ? Ce serait faire du bonheur – et d'ailleurs aussi de la sagesse – un absolu qui nous l'interdirait. En vérité, personne n'est sage tout entier, ni fou, et tout bonheur en cela est relatif : on est plus ou moins heureux, et c'est ce qu'on appelle être heureux. Qui voudrait l'être absolument ne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur/#i_3748

BONHEUR, notions de base

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 588 mots

Dans le chapitre « La représentation du bonheur »  : […] Parmi bien d’autres philosophes, Kant affirme que nous n’avons aucune représentation claire du bonheur. Produit de l’imagination, l’idée du bonheur serait éminemment subjective et ne posséderait aucun contenu rigoureux. Mais, si tel était le cas, comment saurions-nous ce qu’il en est du malheur ? Sans l’idée de ce que devrait être une vie heureuse, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur-notions-de-base/#i_3748

CATÉGORIES

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 6 074 mots

Dans le chapitre « Plans de la pensée catégoriale »  : […] La pensée grecque fournit des éléments suffisants pour situer la pensée catégoriale dans la connaissance. a)  Rien dans la philosophie grecque classique ne saurait être dit correspondre à la distinction entre ontologie matérielle et ontologie formelle. Il est vrai que l'Un, corrélat de l'Être selon Aristote ( Métaphysique , 1003  b sqq.), amène à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/categories/#i_3748

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 12 999 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Vers la causalité scientifique »  : […] Ainsi posées, ces questions sont à la fois essentielles et insolubles : elles relèvent d'un choix plutôt que d'un savoir. On s'est donc demandé : comment formuler l'idée de cause pour qu'elle puisse recevoir de l'expérience une confirmation ou une réfutation ? Le cheminement de la notion métaphysique à un principe utilisable en sciences a été gradu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_3748

CIVISME

  • Écrit par 
  • Bernard GUILLEMAIN
  •  • 4 694 mots

Dans le chapitre « Le fondement du civisme »  : […] Civisme et moralité pure . Il serait en effet tentant de faire du civisme une obligation de la moralité pure. Si l'on y parvenait, l'anticivisme se changerait en incivisme de la pensée, c'est-à-dire, encore que les termes jurent entre eux, en une faute purement théorique. Kant a pourtant voulu fonder un devoir de servir la société politique. On sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/civisme/#i_3748

CONCEPT

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 3 815 mots

Dans le chapitre « Genèse et évolution des concepts »  : […] La plupart de nos concepts sont construits par l'esprit à partir de l'expérience sensible. Le mécanisme de cette construction constitue un problème important (auquel a tenté de répondre jadis la doctrine de l'abstraction et que l'épistémologie génétique de Jean Piaget a repris de nos jours sur une base scientifique). Mais en est-il ainsi de tous n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept/#i_3748

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
  • Yves GINGRAS, 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 9 092 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Réalisme et idéalisme »  : […] La position réaliste accorde la priorité à l'être, à la réalité objective (c'est-à-dire à la réalité considérée indépendamment des actes de connaissance qui portent sur elle), et elle conçoit corrélativement la connaissance comme un processus essentiellement réceptif : le sujet n'est qu'une capacité d'être affecté par une action venue du dehors. So […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_3748

CONTINU & DISCRET

  • Écrit par 
  • Jean-Michel SALANSKIS
  •  • 7 679 mots

Dans le chapitre « Jeu scientifique sur le continu et le discret »  : […] Conformément aux valeurs affectées par Kant au continu et au discret, la physique, science mathématique de la nature, se sert du continu et du discret pour modéliser le monde et comprendre la tension entre celui-ci et le discours qu'elle tient. L'interférence entre ce que dit la physique et le sens philosophique du continu, du discret et de leur op […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/continu-et-discret/#i_3748

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Dans le chapitre « Croyance et foi »  : […] Le développement des trois acceptions majeures de la croyance – opinion, opiner-juger, assentiment – nous a fait passer de l'époque antique à l'époque classique. Or nous avons feint de croire que ce développement se bornait à exploiter le fonds grec de la notion et des notions avoisinantes. Notre introduction nous avait pourtant mis en présence d'u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_3748

CULTURE - Le choc des cultures

  • Écrit par 
  • Jean-François MATTÉI
  •  • 6 362 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Les cultures sociales »  : […] Dans l'histoire de l'Europe, les œuvres de la culture ont été créées par des philosophes et des savants, des peintres, des musiciens et des dramaturges, des architectes, des poètes et des romanciers, parfois avec le soutien de mécènes, souvent avec la protection du roi ou du pape, toujours en harmonie avec la société dans laquelle les créateurs viv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/culture-le-choc-des-cultures/#i_3748

DES HÉGÉMONIES BRISÉES (R. Schürmann)

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 1 345 mots

Dans son livre Le Principe d'anarchie paru en 1982, consacré à « Heidegger et la question de l'agir », Reiner Schürmann (né de parents allemands, à Amsterdam en 1941, mort à New York le 20 août 1993) citait quelques lignes de Novalis, elles-mêmes méditées par Heidegger, qui peuvent servir de fil conducteur aux textes rédigés en français et rassemb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/des-hegemonies-brisees/#i_3748

DÉTERMINISME

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 9 720 mots

Dans le chapitre « Liberté humaine et nécessité naturelle »  : […] Selon Bloch et Wartburg ( Dictionnaire étymologique de la langue française ), le mot déterminisme n'apparaît en français qu'en 1836. Mais il est plus ancien en allemand, où il appartient au vocabulaire de la théologie et de la philosophie morale ( Determinismus ). Dans le réseau contradictoire des échanges de significations et de problèmes, qui von […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/determinisme/#i_3748

DEVOIR

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 115 mots

Le devoir désigne une action en tant qu'elle est non seulement justifiée mais exigible d'un point de vue moral. En ce sens, le devoir est distinct de la contrainte puisqu'il n'est pas l'effet mécanique d'une pression sur la volonté mais l'expression d'une obligation conçue et acceptée comme telle par le sujet agissant. Toute la difficulté, pour ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/devoir/#i_3748

DEVOIR, notions de base

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 242 mots

Dans le chapitre « Le devoir, une affirmation de la raison »  : […] Un siècle avant Nietzsche, Emmanuel Kant (1724-1804) avait dû admettre que la morale ne se prouve pas. Mais il complétait ce constat par l’idée suivante : si nous sommes dans l’illusion en supposant que nous menons nos existences d’après des principes que nous choisissons de suivre, si nous ne sommes que des êtres conditionnés ou des animaux-machi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/devoir-notions-de-base/#i_3748

DIALECTIQUE

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 039 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Résurrection kantienne de la dialectique »  : […] À défaut d'une théorie de la dialectique, on en retrouvera après Descartes une certaine pratique : par exemple dans la méthode de division des difficultés par dichotomie chez Leibniz, ou dans les classifications de Wolf. Mais il faudra attendre Kant et la Critique de la raison pure pour que la catégorie de dialectique soit à nouveau pensée. Elle l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique/#i_3748

DIEU - Problématique philosophique

  • Écrit par 
  • Jacques COLETTE
  •  • 5 672 mots

Dans le chapitre « Le souverain bien »  : […] Que l'idée du bien régisse le domaine entier du savoir, telle était l'essence même du platonisme. Philosophiquement réfléchie, l'expérience morale et politique donnait ainsi à penser, pour la première fois de manière principielle, la totalité de l'étant. Cette inspiration capitale traverse les siècles, mais c'est avec Kant que ce discernement éthi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-problematique-philosophique/#i_3748

DIEU PREUVES DE L'EXISTENCE DE

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 1 014 mots

Au long de l'histoire de la philosophie, les preuves de l'existence de Dieu varient selon le type d'argument choisi pour les fonder. Le philosophe peut partir de l'expérience qu'il fait de la contingence du monde, et en inférer, se plaçant à différents points de vue, l'existence nécessaire d'un Dieu soutenant dans l'être et expliquant à la pensée l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuves-de-l-existence-de-dieu/#i_3748

DUALISME

  • Écrit par 
  • Simone PÉTREMENT
  •  • 6 146 mots

Dans le chapitre « Philosophie occidentale »  : […] Les pythagoriciens, qui sont peut-être les plus anciens philosophes d'Occident (car les Ioniens étaient des physiciens), sont aussi, semble-t-il, les premiers qui puissent être appelés dualistes. D'une part, ils enseignaient que toutes choses sont composées de contraires : un et multiple, limité et illimité, impair et pair, masculin et féminin, rep […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dualisme/#i_3748

EINSTEIN ALBERT (1879-1955)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 6 510 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Philosophie de la connaissance »  : […] Les nouvelles conceptions de la physique contemporaine provenant de la théorie de la relativité et de la mécanique quantique ont entraîné, en tout cas, dans le domaine philosophique, de substantielles remises en cause. Tout d'abord, quelle que soit la continuité des concepts et des énoncés physiques avec les conceptions antérieures, ils se présente […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/albert-einstein/#i_3748

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 313 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La croyance chez Kant et chez Hume »  : […] Or ce concept de croyance, qui permet d'anticiper pas à pas les possibilités de l'expérience, est justement ce qui va disparaître chez Kant au profit d'une anticipation globale des possibilités de l'expérience en général. Dans l'introduction à la Critique de la raison pure (2 e  éd.), Kant écrit : « Si toute connaissance débute avec l'expérience, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_3748

ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 13 082 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « L'épistémologie « post-kantienne » »  : […] Notons tout d'abord que l'adjectif de post-kantien n'est pas pris ici au sens habituellement utilisé pour désigner les philosophies de Fichte, de Schelling et de Hegel. En tant que source d'un développement de l'épistémologie, la philosophie transcendantale de Kant apparaît comme un rationalisme de la perception . L' objet de la science est, en ef […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/#i_3748

ESPACE, philosophie

  • Écrit par 
  • Hubert FAES
  •  • 1 292 mots

Dans le chapitre « L'espace absolu »  : […] Emmanuel Kant remet en question, comme Leibniz, l'existence en soi de l'espace, ainsi que l'affirmation de son existence comme forme de la sensibilité d'un esprit infini, mais non l'absoluité que supposait la mécanique classique. Il pense, au contraire, pouvoir la fonder sans avoir besoin de la rattacher à Dieu, en la considérant comme la forme a p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/espace-philosophie/#i_3748

ESTHÉTIQUE - Esthétique et philosophie

  • Écrit par 
  • Mikel DUFRENNE
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Dans le chapitre « L'objet de l'esthétique »  : […] Science ou philosophie, l'esthétique ne peut tenir un discours qui lui soit propre et qui soit cohérent que si elle se donne un objet déterminé. Un objet, cela signifie ici à la fois une intention et un domaine. Autrement dit, ce qui détermine l'objet, c'est la méthode qui se propose de le saisir. Les sciences nous l'apprennent tous les jours : le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-esthetique-et-philosophie/#i_3748

ESTHÉTIQUE - Histoire

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES
  •  • 11 892 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'esthétique de Kant »  : […] Il est possible, à partir de Baumgarten, de saisir le sens de l'entreprise kantienne. Celle-ci, dans la Critique du jugement (1790), commence par démentir, à la façon de Dubos, qu'il soit possible de fixer « une règle d'après laquelle quelqu'un pourrait être obligé de reconnaître la beauté d'une chose ». Le jugement esthétique est donc subjectif  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-histoire/#i_3748

ESTHÉTIQUE & ANALYTIQUE TRANSCENDANTALES

  • Écrit par 
  • Françoise BURGELIN
  •  • 937 mots

Les deux expressions d'esthétique et d'analytique transcendantales désignent l'étude de l'entendement et celle de la sensibilité, saisis dans leur structure a priori, sources de toute notre connaissance des phénomènes. « Transcendantal », vieux terme scolastique, perd chez Kant son sens ontologique, réservé en principe à « transcendant », pour pren […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-et-analytique-transcendantales/#i_3748

ÉTHIQUE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 5 714 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le moment terminal de la loi »  : […] Le tournant de l'interdiction est ce qui conduit de la valeur à l'impératif et à la loi. Ces deux notions, avons-nous dit, sont connexes, bien qu'elles ne se recouvrent pas tout à fait. La grammaire de l' impératif , ou encore du commandement , est à cet égard tout à fait intéressante. Elle révèle le caractère de scission qui s'attache à l'idée mêm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethique/#i_3748

ÊTRE, philosophie

  • Écrit par 
  • Giulio GIORELLO
  •  • 4 682 mots

Dans le chapitre « L'existence n'est pas un prédicat »  : […] Rappelons brièvement la réponse donnée jadis par Leibniz. Pour Leibniz, il y a « une raison » pour que quelque chose existe plutôt que rien, en vertu du principe même de la raison suffisante. Cette raison doit se trouver dans un Être nécessaire – autrement, on devrait à nouveau chercher une cause en dehors de lui, en vertu de laquelle lui-même exi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/#i_3748

EUDÉMONISME

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 157 mots

Du grec eudaimonia (bonheur). Se dit des systèmes où l'activité morale consiste dans la recherche du bonheur, tenu pour souverain bien. Les eudémonismes diffèrent selon la définition qu'ils donnent du bonheur : harmonie de diverses vertus et dispositions (Platon) ; activité noétique et éthique accompagnée d'occurrences favorables (Aristote) ; cons […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eudemonisme/#i_3748

EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean WAHL
  •  • 6 149 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le « Dieu perdu » »  : […] Comment se fait-il qu'une pensée originairement religieuse, celle de Kierkegaard, se soit transformée en une philosophie non religieuse et même antireligieuse ? À cette observation, on peut répondre que, s'il y a une branche non religieuse et une branche a-religieuse de la philosophie de l'existence, la tendance religieuse persiste toujours, notamm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-existence/#i_3748

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le défi empiriste »  : […] L'empirisme a ceci de commun avec la conception « cartésienne » de l'esprit qu'il conçoit les expériences comme des épisodes mentaux conscients (des « idées »), qui nous représentent le monde d'une certaine façon. Comme le cartésianisme, il est une tentative pour fonder la connaissance. Mais, sous ses formes classiques, il s'en distingue à la fois […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/#i_3748

FICHTE JOHANN GOTTLIEB (1762-1814)

  • Écrit par 
  • Alexis PHILONENKO
  • , Universalis
  •  • 8 846 mots

Dans le chapitre « L'intuition intellectuelle »  : […] Très tôt, Fichte a été obligé de défendre son système. En 1797, devant l'incompréhension générale, il publie les deux Introductions à la « Doctrine de la science » et cherche à clarifier plusieurs points de sa doctrine. En premier lieu, il repousse l'idée de « chose en soi » que les kantiens avaient entendue comme l'idée d'une réalité qui serait t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-gottlieb-fichte/#i_3748

FINALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond RUYER
  •  • 6 602 mots

Dans le chapitre « La finalité « artificialiste » »  : […] En Occident, avant la science proprement dite, un effort a été fait, soit pour nier radicalement la finalité, soit, avec Platon, Aristote et les stoïciens, pour la régulariser. Aristote surtout veut fonder une science finaliste de la nature, en rationalisant la nature magique, en définissant des substances et des accidents classables, des changeme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/finalite/#i_3748

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 547 mots

Dans le chapitre « Logique transcendantale et mécanique rationnelle »  : […] Dans les Premiers Principes métaphysiques de la science de la nature , Kant explique fort bien pourquoi et comment l'idée d'une dynamique de l'intériorité substantielle de la matière doit être abandonnée. La mécanique doit décrire le mouvement comme manifestation spatio-temporelle de la matière. Comme nature et existence, la matière possède certes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forme/#i_3748

GÉNIE

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 1 312 mots

À l'éloge réitéré depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du xvii e siècle du génie comme « divine ardeur », « fureur démoniaque », « sublime folie », « inspiration surhumaine », fait place au début du xviii e une description positive du genius , de ses causes et de sa nature. Un peu postérieure à la renaissance (grâce à la traduction que donna Boileau […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genie/#i_3748

ÉDITION DU GÉNOME HUMAIN

  • Écrit par 
  • Jean-Hugues DÉCHAUX
  •  • 6 468 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les termes du débat éthique »  : […] L’une des questions les plus délicates au sujet de l’édition du génome germinal concerne la distinction entre visée thérapeutique destinée à guérir ou prévenir une pathologie et visée méliorative destinée à augmenter les capacités biologiques de l’être humain. Cela se traduit par le fait que les plaidoyers privilégient l’argument thérapeutique alor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edition-du-genome-humain/#i_3748

GÉOGRAPHIE

  • Écrit par 
  • Dominique CROZAT, 
  • Jean DRESCH, 
  • Pierre GEORGE, 
  • Philippe PINCHEMEL, 
  • Céline ROZENBLAT, 
  • Jean-Paul VOLLE
  •  • 20 423 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La Renaissance : XVIe-XVIIIe siècle »  : […] La géographie européenne trouva les éléments de sa renaissance à la période des grandes découvertes, suivie de l'expansion coloniale, commerciale et missionnaire. Les progrès de la cartographie (les portulans apparaissent dès le xiii e  s.) avec les mappemondes, les planisphères (carte de Gérard  Mercator, 1512-1594), les atlas ( Theatrum Orbis Ter […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geographie/#i_3748

GÉOMÉTRIE DES PASSIONS (R. Bodei)

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 1 366 mots

Géométrie des passions est la version française d'un essai du philosophe Remo Bodei paru en Italie il y a six ans, en 1991 (traduction de Marilène Raiola, aux Presses universitaires de France). Son sous-titre, Peur, espoir, bonheur  : de la philosophie à l'usage politique , en définit l'espace et les enjeux. L'auteur – né à Cagliari en 1938, ensei […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geometrie-des-passions/#i_3748

GRANGER GILLES GASTON (1920-2016)

  • Écrit par 
  • Elisabeth SCHWARTZ
  •  • 1 695 mots

Dans le chapitre « L’épistémologie comparative »  : […] C’est en ce sens que la philosophie de Granger est bien une « philosophie de professeur » dont il n’aurait pas renié la définition laborieuse. Il aimait évoquer le mot de Kant à propos du « ton grand seigneur adopté naguère en philosophie », qu’il devait placer en exergue du livre publié peu après son arrivée au Collège de France ( Pour la connaiss […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/granger-gilles-gaston-1920-2016/#i_3748

HAMANN JOHANN GEORG (1730-1788)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 548 mots

Les écrits de Hamann, le « mage du Nord », restent difficilement accessibles à ceux que rebutent les aphorismes, les apophtegmes déclamatoires, le langage « hiéroglyphique ». C'est au cours d'un voyage en Angleterre que Hamann passa par une expérience de type piétiste, qu'il relata peu après dans Gedanken über meinen Lebenslauf (1758-1759). Il res […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-georg-hamann/#i_3748

HERBART JOHANN FRIEDRICH (1776-1841)

  • Écrit par 
  • Louise LAMBRICHS
  •  • 841 mots

Les débuts de la psychologie scientifique, généralement attribués à Wundt (1879), remontent en fait aux années 1824-1825. Ces dates sont celles de la publication de l'œuvre principale de Herbart, intitulée Psychologie als Wissenschaft neugegründet auf Erfahrung, Metaphysik und Mathematik ( La Psychologie comme science fondée sur l'expérience, la m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-friedrich-herbart/#i_3748

HILBERT DAVID (1862-1943)

  • Écrit par 
  • Rüdiger INHETVEEN, 
  • Jean-Michel KANTOR, 
  • Christian THIEL
  •  • 14 855 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Philosophie des mathématiques »  : […] Chez Hilbert, la pensée axiomatique n'est pas seulement liée à une philosophie des mathématiques, mais à une philosophie de la science dans son ensemble. Pour lui, penser axiomatiquement est synonyme de « ne pas penser autrement qu'avec conscience » ; en formulant des axiomes de plus en plus profonds, nous obtenons des vues de plus en plus pénétran […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-hilbert/#i_3748

HOMME - La réalité humaine

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 14 321 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Kant et Rousseau »  : […] De ce point de vue, on doit constater l'ambiguïté du kantisme. Certes, on l'a maintes fois souligné, et il faut s'y tenir quelle que soit la valeur de certaines interprétations opposées, le kantisme a été une entreprise soucieuse avant tout de fonder la vérité de la science. Certes encore, Kant a montré que ce souci ne pouvait s'étendre jusqu'à as […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homme-la-realite-humaine/#i_3748

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Kant : la métaphysique ramenée à une épistémologie »  : […] Berkeley a eu l'inspiration fondatrice ; Kant l'a développée de manière à en tirer une théorie de la connaissance plausible. L'univers berkeléyen, qui consiste dans les idées que Dieu met en nous, paraît trop instable pour que la notion de loi ou de régularité se fasse jour : il faut que Dieu assure à chaque instant la concordance entre les représe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_3748

IDÉALISME ALLEMAND

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT
  •  • 7 090 mots

Dans le chapitre « Créer un monde »  : […] L'esprit idéaliste souffle à un moment où le monde s'animait d'une aspiration générale à l'estime de soi, à l'indépendance personnelle, à la liberté, aspiration qui trouve une de ses expressions dans la Révolution française. Trop longtemps soumis au bon plaisir de l'absolutisme, les philosophes et ceux qui font profession de penser aspirent à une r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme-allemand/#i_3748

ILLUSION

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 760 mots

Métaphoriquement dérivé de la réduction psychologique des enchantements magiques et des découvertes de l'optique géométrique, couronnant, avec Kant, la critique relativiste de l'optimisme leibnizien, le concept moderne d'illusion a conquis une position centrale dans la réflexion de Schopenhauer et dans celle de Nietzsche, avant de soutenir le dével […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/illusion/#i_3748

IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 276 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le réalisme métaphysique et religieux »  : […] Dans l'esprit de la métaphysique classique, depuis Platon, les deux notions d'immanence et de transcendance sont liées (que ces termes soient présents ou non), s'impliquant l'une l'autre comme des contraires qui s'appellent et s'excluent. L'idéalisme platonicien peut servir de paradigme ou d'exemplaire pour éclairer leur signification. C'est à par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immanence-et-transcendance/#i_3748

IMMÉDIAT

  • Écrit par 
  • Dominique LECOURT
  •  • 3 909 mots

Dans le chapitre « Kant : l'immédiat aux portes de la connaissance »  : […] Dans la Critique de la raison pure , Kant dénonce ce privilège de l'immédiat comme une imposture, comme une illusion. La « révolution copernicienne » faisant de l' objet de la connaissance une construction du sujet connaissant, Kant est amené à rejeter hors de la connaissance toute forme d'immédiateté. D'une part, dans notre contact avec le monde, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immediat/#i_3748

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Le fini sans infini »  : […] Le criticisme kantien, dans sa rigoureuse distinction entre, d'une part, l'intuition dont le temps est la forme pure et où la nature est donnée , et, d'autre part, la raison qui possède l'idée de l'infini sans pouvoir s'assurer de l'être, instaure d'une nouvelle façon le fini et l'infini. Contrairement à la tradition cartésienne, le fini, chez Kant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_3748

INFINI RÉGRESSION À L'

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 838 mots

Parce qu'expliquer c'est remonter du présent à ce qui l'a précédé, du composé au simple, la régression à l'infini est un procédé logique qui tente de rencontrer une limite ou un terme premier ne dépendant plus d'aucune condition. L'impossibilité d'accomplir ainsi la régression, s'agissant d'un tout infini, est un argument sceptique, tandis que des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/regression-a-l-infini/#i_3748

INNÉISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis DUMAS
  •  • 548 mots

Doctrine philosophique d'après laquelle sont en quelque sorte inscrits ou présents dans l'esprit humain des idées, des vérités (rapports entre idées) ou des principes. On la fait parfois remonter jusqu'à Platon (théorie de la réminiscence : l'âme conserve le souvenir confus des idées contemplées avant cette vie). La théologie chrétienne a souvent r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inneisme/#i_3748

INTELLECT & INTELLIGIBLES

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 1 724 mots

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisants arabes et latins, l'intellect, capable d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_3748

INTERACTION, sciences humaines

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 3 847 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Sources kantiennes, épistémologie comparée et genèse phénoménologique »  : […] Ainsi que le soulignent encore Park et Burgess, c'est de la Critique de la raison pure , rompant avec le système leibnizien des monades, que la notion d'interaction a reçu ses lettres de noblesse. « Le concept d'interaction universelle, écrivent les auteurs, a été formulé en premier par la philosophie. Kant rangeait la communauté ou la réciprocité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interaction-sciences-humaines/#i_3748

INTÉRÊT, sciences humaines et sociales

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 7 557 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Psychanalyse et philosophie »  : […] Une chose, remarquons-le, est la genèse d'une philosophie de l'intérêt, à laquelle il appartiendra de décider par elle-même si elle est d'ordre structural ou transcendantal, autre chose la restitution historique de son avènement. De ce dernier point de vue, la philosophie de l'intérêt prend origine de la révision critique à laquelle Kant a soumis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interet-sciences-humaines/#i_3748

INTÉRIORITÉ

  • Écrit par 
  • Étienne BORNE
  •  • 5 258 mots

Dans le chapitre « De saint Augustin à Descartes et à Kant »  : […] Le christianisme, qui n'est pas une philosophie, mais n'a jamais cessé d'exercer sur les philosophies toutes les sortes d'influences – fascinatrices ou répulsives –, a permis une reprise créatrice des philosophies de l'intériorité. Non pas qu'il ait apporté au problème une solution apaisante par recours au dogmatisme théologique et à l'expérience r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interiorite/#i_3748

INTUITION

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 568 mots

Dans le chapitre « De l'intuition opératoire à l'intuition productive »  : […] La critique kantienne, qui est à l'origine de la plupart des épistémologies modernes, maintient le rôle fondamental de l'intuition, mais lui donne un sens tout nouveau. En vertu du principe de l' idéalisme transcendantal, qui est une philosophie du sujet, cette notion perd son caractère réceptif ou contemplatif ; elle relève de l'acte ou de l'obj […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intuition/#i_3748

JACOBI FRIEDRICH HEINRICH (1743-1819)

  • Écrit par 
  • Valerio VERRA
  •  • 2 836 mots

Dans le chapitre « Les contradictions de Kant »  : […] En réalité, cette polémique dépassa de loin la question de savoir si Lessing avait été spinoziste ou non : elle entraîna une renaissance spinoziste qui influa profondément sur la culture allemande de la fin du xviii e  siècle ainsi que sur la formation même de la mentalité romantique et de la philosophie idéaliste. Quant à Jacobi lui-même, l'énergi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-heinrich-jacobi/#i_3748

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 858 mots

Dans le chapitre « Les perspectives classiques »  : […] Toute doctrine de la raison a cherché à situer la liaison judicative vis-à-vis de ses corrélatifs, d'une part la liaison associative des épreuves sensibles, d'autre part la cohésion qui unit les éléments du concept ou ceux du discours probatoire. On peut parler d'une tradition de la « philosophie du jugement », qui voit dans celui-ci la mesure prin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/#i_3748

JUSNATURALISME

  • Écrit par 
  • Simone GOYARD-FABRE
  •  • 1 664 mots

Dans le chapitre « Les présupposés du jusnaturalisme »  : […] De quelque manière qu'il enracine le droit dans la nature humaine, le jusnaturalisme est l'expression juridique du mouvement humaniste qui apparaît à la Renaissance. Délaissant l'harmonie ontologique d'un cosmos hiérarchisé et finalisé aussi bien que les mystères insondables de la Création divine, la pensée moderne a, selon l'expression de Leo Stra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jusnaturalisme/#i_3748

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 11 650 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Éclatement de la synthèse kantienne »  : […] La philosophie pratique de Kant est un intermédiaire décisif entre Aristote et Hegel. Sa force, sa vérité, c'est d'avoir tenté de penser jusqu'au bout la différence entre la liberté arbitraire et la liberté sensée. Comprendre cette différence est l'objet de la Critique de la raison pratique. Si la Critique de la raison pure est une recherche sur l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_3748

LIBERTÉ, notions de base

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 519 mots

Dans le chapitre « « Je dois » : un postulat fondateur »  : […] Cependant, aussi extravagante qu’elle paraisse sur un plan métaphysique, l’hypothèse du libre arbitre peut-elle être aisément éliminée ? On doit à Kant , au xviii e  siècle, d’avoir enrichi en la rendant plus subtile l’idée de libre arbitre. C’est en partant à la recherche des fondements de la morale qu’Emmanuel Kant (1724-1804) va revisiter la t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte-notions-de-base/#i_3748

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Bernard Bolzano »  : […] La logique de Bolzano, comme celle de ses prédécesseurs, est englobée dans une théorie de la science dont le but est d'explorer toutes les activités mises en œuvre dans la construction d'une science. Sa théorie de la science part donc de la logique formelle, exposée dans les deux premiers volumes de la Wissenschaftslehre (1837), suivie d'une théor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_3748

LUMIÈRES

  • Écrit par 
  • Jean Marie GOULEMOT
  •  • 7 857 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  Qu'est-ce que les Lumières ? »  : […] En décembre 1784, Emmanuel Kant répond à cette question, posée en janvier 1783 par le pasteur Zöllner dans la Berlinische Monatsschrift . Alors que tous les grands noms des Lumières françaises ont disparu, Kant fait comme si, oubliant les antagonismes et les fractures, il était devenu possible de proposer une vue d'ensemble, d'atteindre une sorte d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lumieres/#i_3748

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'activité du sujet et la science »  : […] Il est clair, cependant, que le naturalisme du xviii e  siècle aboutit à quelque scepticisme. Pourquoi les mêmes faits se suivent-ils toujours ? Pourquoi notre attente causale est-elle satisfaite ? Ces questions, Hume ne les pose pas ou les tient pour insolubles. Il y a, entre l'homme et la nature, une certaine harmonie, dont on semble alors se con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_3748

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le statut philosophique des concepts modaux »  : […] Les difficultés qu'on rencontre pour représenter dans un formalisme cohérent les diverses notions modales expliquent que les logiciens les aient rejetées aux frontières de la logique classique du vrai et du faux, et que, quand ils les ont prises en compte, ils se soient heurtés au fait qu'elles semblent indissociables de leurs contenus particulier […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_3748

MŒURS

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
  •  • 7 982 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La morale subjective et la moralité réalisée »  : […] Montesquieu reconnaît aux mœurs et aux manières une constance et une consistance qui les constituent comme des objets naturels. C'est pourquoi il recommande aux législateurs de n'aborder les coutumes des peuples que d'« une main tremblante ». Mais sa prudence et son empirisme laissent en suspens le statut de ces règles coutumières qui parmi d'autre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moeurs/#i_3748

MOI

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT, 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 12 471 mots

Dans le chapitre « L'héritage de Descartes »  : […] Husserl sera le dernier à lui faire crédit ; ou plutôt il ne recommencera le cartésianisme qu'en le modifiant. S'il recourt au procédé de la suspension du monde, ce n'est pas pour atteindre un cogito qui ne penserait qu'à lui, qui ne penserait que lui ; c'est pour tirer à la lumière la structure intentionnelle de toute connaissance objective. Il n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moi/#i_3748

LE MONDE COMME VOLONTÉ ET COMME REPRÉSENTATION, Arthur Schopenhauer - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 746 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L’expression d’une « pensée unique » »  : […] La composition de l’œuvre est justifiée par l’auteur dans la Préface à la première édition : métaphysique, éthique, esthétique y forment un tout destiné à déployer « une pensée unique ». La dispersion en parties relève des nécessités de l’exposition qui semblent entrer en contradiction avec l’intuition initiale dont elles ne sont que le déploiement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-monde-comme-volonte-et-comme-representation/#i_3748

MORALE

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 15 730 mots

Dans le chapitre « Le principe d'universalité »  : […] Ce qu'est la liberté, non pas conçue comme une idée théorique, métaphysique, mais la liberté agissante, la volonté libre et la volonté de liberté, c'est donc le principe de l'universalité : la volonté libre est volonté d'universalité, puisqu'elle est la volonté de tout être humain qui se veut humain, elle est raison pratique (Kant). Le devoir est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morale/#i_3748

MOYEN, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 664 mots

Ce qui rend possible et réel l'accomplissement d'une fin. Un débat traditionnel et toujours actuel de la philosophie morale a pour objet la préséance des moyens ou des fins, leur éventuelle dénaturation réciproque. La structure téléologique de l'action humaine autorise la distinction des moyens et des fins ; il est dans la nature de la volonté huma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-philosophie/#i_3748

MYTHE - L'interprétation philosophique

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 830 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'interprétation kantienne de la mythologie »  : […] Ce n'est pas seulement dans La Religion dans les limites de la simple raison qu'il faut chercher la réponse de Kant à la question du statut de la représentation dans l'économie de la philosophie. C'est le projet entier d'une philosophie des limites qui donne son sens à cette réponse partielle. Dans une philosophie des limites, la prétention à conn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-l-interpretation-philosophique/#i_3748

NATURE PHILOSOPHIES DE LA

  • Écrit par 
  • Maurice ÉLIE
  •  • 6 379 mots

Dans le chapitre « Physique et philosophies de la nature »  : […] D'un point de vue historique, il semble que cette distinction n'ait pas toujours existé, si l'on admet que les penseurs présocratiques furent indissolublement physiciens et philosophes de la nature, eux qui cherchèrent l' Archè , le principe des choses, s'interrogèrent sur leurs éléments, terre, air, eau ou feu, ainsi que sur leurs modes de composi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-la-nature/#i_3748

NÉCESSITÉ

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 126 mots

L'usage courant rapproche la nécessité de l'idée de destin, c'est-à-dire de l'advenue d'un événement inévitable. Est « nécessaire », en effet, ce qui ne peut pas ne pas être ou ce qui ne peut pas être autrement qu'il n'est. Dans le Timée , Platon (428-347 av. J.-C.) rencontre déjà la nécessité ( anankè ) sous la figure de l'inexorable : le démiurge […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/necessite/#i_3748

NOSTALGIE

  • Écrit par 
  • Marie-Claude LAMBOTTE
  •  • 5 257 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un concept philosophique »  : […] On connaît l'image romantique du voyageur à la recherche d'une terre d'accueil ; et l'on sait déjà que le mirage du port s'évanouira au fur et à mesure que le voyageur s'en approchera. Rappelons à ce propos l'importance des cycles musicaux de Schubert, qui, sur les poèmes de Wilhelm Müller dans le Voyage d'hiver , condamnera le voyageur à l'erranc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nostalgie/#i_3748

NOUMÈNE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 704 mots

Terme créé par Kant et qui n'a guère d'usage et de sens qu'à l'intérieur de la philosophie kantienne. Le mot « noumène » est transcrit du grec, et sa signification littérale est empruntée à la philosophie platonicienne ; noumène ( noumênon ) est employé par Platon pour désigner les idées en tant qu'elles sont l'objet de l'intelligence pure ( nous ) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noumene/#i_3748

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

Dans le chapitre « L'objet scientifique irréductible à l'objet perçu »  : […] Le but de la « constitution » était de produire le cadre tout préparé pour les descriptions et l'établissement des lois empiriques de la physique, ainsi que – mais avec quelques réserves – de la psychologie et des sciences sociales. De telles constructions systématiques sont, dans une large mesure, des échecs instructifs. L'une des raisons en est q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/#i_3748

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Aristote et la métaphysique »  : […] L'ontologie d'Aristote diffère de celle de Platon en ceci que ce qui est fondamentalement, ce ne sont pas les idées, mais les individus concrets : Callias, cet arbre, ce temple. Les idées sont ramenées à leur statut de genres, dont l'existence n'est que virtuelle, comme l'homme en Callias. L'Être, c'est à titre primordial la substance ( ousia , éta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_3748

OPPOSITION CONCEPT D'

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 18 813 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Kant »  : […] Kant a introduit, à l'état de thème philosophique explicite, le concept d'opposition polaire, de couples de contraires contrastés. Cette innovation apparaît tout d'abord dans le cadre de sa réflexion critique sur les principes de la physique newtonienne ( Histoire générale de la nature et théorie du ciel , 1755). Elle s'enrichit ultérieurement par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept-d-opposition/#i_3748

PARALOGISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 256 mots

Raisonnement erroné, fait en toute bonne foi et sans intention de tromper (ce qui le distingue du sophisme, qui est un paralogisme perpétré avec l'intention de tromper). Étymologiquement, commettre un paralogisme c'est « raisonner à côté ». Historiquement, sont demeurés célèbres les paralogismes de la raison pure énoncés par Kant dans la dialectiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paralogisme/#i_3748

PASSION

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 6 821 mots

On note avec étonnement la quasi-disparition du terme passion dans le vocabulaire de la psychologie contemporaine, qui utilise bien plus volontiers les concepts de tendance, d'affect ou de pulsion. La notion ne figure même pas à l'index de manuels aussi classiques que ceux de Munn et de O. Fenichel ; et, s'il se rencontre encore parfois dans la ps […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/passion/#i_3748

PÉCHÉ ORIGINEL

  • Écrit par 
  • André-Marie DUBARLE, 
  • André DUMAS
  •  • 6 925 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Kant »  : […] Kant s'est intéressé à plusieurs reprises au récit de la chute dans la Genèse . Le texte lui fournit d'abord matière à une explication des débuts de la civilisation dans l'espèce humaine. Même si le premier homme a pâti, comme il était fatal, de ses expériences nouvelles, sortant des limites étroites mais sûres de l'instinct, s'il y a trouvé la sou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peche-originel/#i_3748

PERSONNALISME

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 2 383 mots

Dans le chapitre « La constitution d'une catégorie »  : […] Dans sa recherche des sources du personnalisme, l'historien doit procéder avec prudence, afin d'éviter l'illusion rétrospective : l'apparition d'une catégorie mentale est toujours un phénomène complexe, localisé et qui draine beaucoup d'ambiguïté. Étudiant le statut évolutif des termes πρ́οσωπον et persona qui désignent d'abord, dans l'Antiquité c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/personnalisme/#i_3748

PHÉNOMÈNE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 3 342 mots

Dans le chapitre « Kant »  : […] Au xvii e  siècle, au moment du renouveau de la philosophie moderne, le terme de phénomène désigne les faits empiriques. Ce sens est manifeste chez Descartes et Leibniz. Mais, chez ces deux auteurs, le phénomène ne correspond pas à des réalités empiriques prises en dehors de la pensée qui les situe, en éprouve l' expérience et les reconnaît comme p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene/#i_3748

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Vers un paradigme esthétique »  : […] Dans ce contexte, le discours sur « la fin de la métaphysique », la prise en compte de l'expérience de la négativité, de l'absence, de l'ouvert amènent bien des philosophes à privilégier le champ de l'esthétique au détriment du spéculatif. Autrement dit, la création d'œuvres d'art ( poiesis ) et l'expérience de la réceptivité ( aisthésis ) de leurs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_3748

PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES, 
  • Denis ZASLAWSKY
  •  • 13 431 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La réponse aux questions kantiennes »  : […] Tout d'abord, le discours qui prend pour thème le rapport entre une formulation linguistique et l'expérience (quel que soit le type de langage utilisé) est philosophique. L'analyse logique de la formulation entre dans ce discours comme son moment formel. Si l'on veut bien prendre garde qu'ici l'acte linguistique joue le rôle d'acte originaire de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie-analytique/#i_3748

LA PHILOSOPHIE DES FORMES SYMBOLIQUES, Ernst Cassirer - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 657 mots

La Philosophie des formes symboliques ( Die Philosophie der symbolischen Formen , 1923-1929) est considérée comme l'œuvre maîtresse du philosophe allemand Ernst Cassirer (1874-1945) . Formé par le kantisme et héritier direct de l' Aufklärung , esprit encyclopédique, Cassirer a tenté la synthèse de l'idéalisme kantien (le criticisme) avec une pensé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-philosophie-des-formes-symboliques/

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Jacques MOUTAUX
  •  • 6 726 mots

Dans le chapitre « De la philosophie à l'histoire de la philosophie »  : […] L'exigence d'une histoire de la philosophie qui ne soit pas une simple doxographie, mais une discipline philosophique, se fait jour en philosophie à la fin du xviii e siècle et au début du xix e , avec, notamment, Kant et Hegel. Déterminant les pouvoirs de la raison et les limites de notre faculté de connaître en général, la critique kantienne se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_3748

PLANÉTAIRES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Dominique PROUST
  •  • 5 144 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La nébuleuse primitive »  : […] La compréhension de la formation et de l'évolution de notre propre système planétaire, la cosmogonie, représente une étape nécessaire à la recherche de systèmes planétaires extrasolaires. Diverses théories ont été proposées pour rendre compte de l'existence du système solaire. René Descartes (1596-1650) est l'auteur de la première cosmogonie rati […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-planetaires/#i_3748

PRAGMATIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES
  •  • 6 532 mots

Dans le chapitre « La leçon philosophique »  : […] L'approche pragmatique intéresse le philosophe à plusieurs titres ; tout d'abord, dans la mesure où sa genèse est complexe et où son programme requiert des interprétations multiples ; ensuite, du fait qu'elle requiert des arbitrages interdisciplinaires entre linguistes, logiciens, sémioticiens, socio-linguistes et spécialistes de la communication ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pragmatique/#i_3748

PRATIQUE ET PRAXIS

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 6 693 mots

Dans le chapitre « Le pragmatisme et le problème kantien du sens »  : […] Le pragmatisme, au nom significatif, en tire les conséquences : les spéculations des métaphysiciens, que ceux-ci soient dogmatiques ou critiques, sont dénuées de sens, étant donné qu'aucun prolongement concret n'est donné à leurs thèses, qu'on les accepte ou qu'on les nie ; qu'il n'y ait qu'un monde ou qu'il y en ait plusieurs n'importe pratiqueme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pratique-et-praxis/#i_3748

PRIÈRE ET CONTEMPLATION

  • Écrit par 
  • Albert-Marie BESNARD
  •  • 4 081 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Contestation de la prière »  : […] Par rapport à ce point de départ assez universel, la civilisation occidentale a vu se développer deux sortes de pensée rationnelle, d'ailleurs étroitement conjointes, qui sont lentement devenues des facteurs de dissuasion de la prière. La première est la pensée philosophique, qui, au cours d'une tradition quasi ininterrompue, a récusé l' anthropoce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/priere-et-contemplation/#i_3748

PROGRÈS

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 8 634 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Schémas de croissance : les modèles leibniziens »  : […] C'est précisément sur le mode problématique qu'entre 1694 et 1716 Leibniz a pensé le progrès . Substituant un idéal d'invention à l'exigence cartésienne de certitudes, il a échappé à la régression dubitative vers le fameux point ferme auquel on est toujours tenu de revenir. L'utilisation de la méthode de l'indétermination lui a permis de poser les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/progres/#i_3748

PSYCHOLOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre GRÉCO
  •  • 16 218 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les méthodes expérimentales »  : […] Que l'on puisse, pour étudier au moins certains aspects des phénomènes psychologiques, utiliser les procédures et les schémas conceptuels des sciences expérimentales, cela paraît aujourd'hui d'une telle évidence, et épistémologiquement si banal, qu'on a peine à comprendre pourquoi personne ne s'y est vraiment risqué avant la fin du xix e  siècle. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie/#i_3748

PSYCHOLOGIE HISTOIRE DE LA

  • Écrit par 
  • Serge NICOLAS
  •  • 4 964 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Naissance d’une discipline autonome, émancipée de la philosophie »  : […] C’est le successeur de Leibniz, le philosophe allemand Christian Wolff (1679-1754), qui introduira le terme « psychologie » dans la littérature pour désigner la science de l’ âme et qui établira une distinction fondamentale entre une « psychologie empirique » (1732) et une « psychologie rationnelle » (1734). Selon lui, la psychologie empirique (exp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-de-la-psychologie/#i_3748

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Kant et l'universalité de la raison »  : […] On a dit avec juste raison que tous les motifs de l'histoire de la pensée philosophique se rejoignent dans la pensée de Kant, qui est déterminée par cette tension-unité du sensible et du suprasensible. En effet, non satisfait de l'empirisme sensualiste et sceptique, Kant en maintient toutes les affirmations, rejetant seulement ses négations. Il est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_3748

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « Le rationalisme kantien »  : […] L'attitude rationaliste est ici essentiellement critique. Entre la méthode « dogmatique » et la méthode « sceptique », dit Kant, « la route critique est la seule qui soit encore ouverte » ( Critique de la raison pure , III, 552, 1, p. 1401). La tâche de la philosophie peut alors être présentée sous la forme de trois questions fondamentales ( op. ci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_3748

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « Historique »  : […] Anciens et médiévaux sont réalistes. Les présocratiques commencent par un réalisme de la substance, qui pouvait être, dans les cosmogonies milésiennes, une qualité ou une phase de l'être. Avec Anaximandre apparaît la substance au sens développé plus tard par Aristote, de substrat ou de support de qualités ( hypokeiménon plutôt que ousia ). L'atomi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_3748

RÉALITÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 4 964 mots

Dans le chapitre « Réalité et croyance »  : […] On n'a pas, en cet exposé, à se prononcer sur l'essence dernière de l'Être, mais à analyser la notion de réalité, à découvrir ce que signifie le mot réalité pour une conscience humaine. Or, il paraît incontestable que les précédentes analyses n'épuisent pas cette notion. Ici apparaît déjà la force du réalisme. C'est en vain que certains philosophes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_3748

RÉDUCTIONNISME & HOLISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 924 mots

Dans le chapitre « Historique »  : […] En simplifiant, suivant les procédés aristotéliciens de libre interprétation des textes, le matérialisme a surgi du premier coup, avec tous ses traits caractéristiques, chez les penseurs grecs d'avant Socrate. Considérant les choses sensibles, ils en cherchent le principe abstrait, et, afin d'expliquer comment ce principe unique engendre la diver […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reductionnisme-et-holisme/#i_3748

RELATION

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 7 662 mots

Dans le chapitre « La doctrine des catégories : Aristote et Kant »  : […] Une théorie des catégories fournit un lieu dans lequel peut s'inscrire le concept de relation et assigne à celui-ci une place déterminée dans ce lieu ; il le situe, si l'on peut dire, topologiquement. On retiendra ici deux conceptions des catégories, qui ont l'une et l'autre une signification exemplaire : celle d' Aristote et celle de Kant. Chez […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relation/#i_3748

SCEPTICISME

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 7 740 mots

Dans le chapitre « Rationalisme et scepticisme »  : […] Le rationalisme ne peut que repousser comme stérile et erroné le scepticisme académique. L'expression d'un savoir qui se résumerait à la proposition « je ne sais rien », qu'il s'agisse du non-savoir de Métrodore, de la vérité insaisissable de Démocrite ou du nihil scire d'Arcésilas, est traditionnellement dénoncée comme se détruisant elle-même. Dé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scepticisme/#i_3748

SCHELER MAX (1874-1928)

  • Écrit par 
  • Daniel CHRISTOFF
  •  • 2 381 mots

Dans le chapitre « Les valeurs et l'éthique »  : […] Scheler a développé sa théorie des valeurs en critiquant la morale formelle de Kant ( Le Formalisme en éthique et l'éthique matériale des valeurs ). Cette morale rigoriste, en affirmant que la volonté se donne à elle-même sa loi, rend vaine l'autorité de Dieu, de la personne, du commandement d'amour ; hostile aux penchants, elle ignore la lucidité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/max-scheler/#i_3748

SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 154 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La métaphysique de la volonté »  : […] Schopenhauer se veut le véritable successeur de Kant, capable de résoudre la crise ouverte par la philosophie critique sans en trahir les résultats. À ses yeux, l'acquis définitif du kantisme est la dualité irréductible du phénomène et de la chose en soi. Le postkantisme de Schopenhauer est donc radicalement distinct de celui d'un Fichte, d'un Sch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-schopenhauer/#i_3748

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Les fondements transcendantaux de la connaissance scientifique : le néo-kantisme »  : […] Le néo-kantisme, et singulièrement le néo-kantisme de l'école de Marbourg, fondée par Hermann Cohen, se veut d'abord et avant tout une réflexion sur le fait de la science, et principalement de la science physico-mathématique de la nature. « Quiconque nous est lié, écrivent Cohen et Paul Natorp en lançant le journal de l'école de Marbourg, s'en tie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_3748

SIGNE ET SENS

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 7 769 mots

Dans le chapitre « La pensée contemporaine »  : […] Cette oscillation est très perceptible dans la philosophie contemporaine. La Critique de la raison pure ignore le langage ; sans aucunement revenir à l'intuition intellectuelle, à la vision des idées, Kant constitue le sens de nos propositions empiriques sur la base des opérations de jugement, qui sont elles-mêmes directement réglées par des stru […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/signe-et-sens/#i_3748

SIMMEL GEORG (1858-1918)

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON
  •  • 2 759 mots

Dans le chapitre « Les fondements de la sociologie « formelle » »  : […] Très célèbre de son vivant et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Simmel a subi, en France surtout, une éclipse d'une vingtaine d'années, éclipse qui, comme celle de Weber d'ailleurs, trouve sa principale explication dans le fait que son œuvre ressortit à ce qu'on appelle souvent la sociologie de l'action. Or les principes de celle-ci sont peu com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-simmel/#i_3748

SPENCER HERBERT (1820-1903)

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 3 676 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Passage de la physique mécaniste à la métaphysique de l'inconnaissable »  : […] L'unification théorique à laquelle Spencer est ainsi parvenu doit beaucoup à la Correlation of Physical Forces de W. Grove, ouvrage, d'ailleurs cité par Carpenter, antérieur d'un an au mémoire de Helmholtz Sur la conservation de la force (1847), dont Ostwald a dit toute l'influence qu'il a exercée au xix e siècle sur l'histoire des idées. Sans dou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/herbert-spencer/#i_3748

SUBLIME, philosophie

  • Écrit par 
  • Philippe LACOUE-LABARTHE
  •  • 6 168 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le problème de la présentation »  : […] Mais si le sublime peut se définir comme la présentation du métaphysique, on ne peut manquer de voir apparaître une redoutable difficulté. Toute présentation étant par définition sensible (physique), comment du non-sensible ou du suprasensible peut-il se présenter ou se manifester ? La tradition la moins philosophique du sublime ne s'embarrasse guè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sublime-philosophie/#i_3748

SUJET

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 3 607 mots

Dans le chapitre « Le sujet psychanalytique »  : […] Ce passage à la limite opéré par Descartes n'avait pourtant cessé d'être contesté tout au long de l'histoire de la philosophie. «  Veritas filia temporis » , rappelait G. Vico : la vérité est fille du temps, non de l'évidence instantanée. Aussi bien l'idéal de la science moderne, n'admettant comme valeur que l'idée claire et distincte, se montrait- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sujet/#i_3748

SUPERSTITION

  • Écrit par 
  • Sylvain MATTON
  •  • 5 378 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De la Renaissance aux Lumières »  : […] La définition thomiste de la superstition devint la définition courante de la scolastique. C'est elle que l'on rencontre chez Gerson ou Denys le Chartreux. En la commentant, Cajetan, comme ensuite Suarez, insistera sur la spécificité psychologique du superstitieux, qui se signale par une attitude cultuelle où il apparaît « tout occupé des cérémonie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/superstition/#i_3748

SUPRANATIONALITÉ

  • Écrit par 
  • Jacques TÉNIER
  •  • 2 177 mots

Dans le chapitre « La pensée de la supranationalité : universalisme et cosmopolitisme »  : […] Une autre voie avait été empruntée dès l'époque médiévale. Dans son traité politique De Monarchia , de 1311, Dante affirmait : « Le genre humain peut être gouverné par un prince suprême unique, le monarque. » Cette thèse des gibelins partisans de l'Empire se révèle impraticable, car elle signerait la domination de l'empereur germanique sur les autr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/supranationalite/#i_3748

SYNTHÈSE, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 343 mots

Pour présenter la synthèse, on s'inspirera plus particulièrement de deux philosophes qui ont fait d'elle un moment essentiel de la pensée : Kant et Hegel. Kant introduit la distinction entre les jugements analytiques, qui élucident et expliquent un concept sans communiquer d'information nouvelle (par exemple : « Tous les corps sont divisibles »), e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/synthese-philosophie/#i_3748

TEMPS

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU, 
  • Olivier COSTA DE BEAUREGARD
  •  • 14 773 mots

Chacun sait à quel aspect de son expérience répond le mot de temps ; mais aucune définition de la notion correspondante n'a reçu jusqu'ici, chez les savants comme chez les philosophes, une approbation unanime. Sensible à cette difficulté qu'il jugeait caractéristique de toutes les notions premières, Pascal estimait que le temps est de ces choses qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps/#i_3748

THÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY, 
  • Claude GEFFRÉ, 
  • Jacques POULAIN
  •  • 13 334 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Théologie chrétienne et onto-théologie »  : […] La remise en cause des présupposés philosophiques traditionnels de la théologie constitue un autre signe de la fermentation théologique actuelle. À l'intérieur du catholicisme comme des autres confessions chrétiennes, on tient en suspicion le caractère trop étroit de l'alliance entre le Dieu de la philosophie grecque et le Dieu de Jésus-Christ. C' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theologie/#i_3748

TOTALITÉ

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 3 269 mots

Dans le chapitre « Totalité sans réalité »  : […] La remontée vers la totalité ultime, monde ou être absolu, admet des différences, même dans son formalisme. La totalité des individus appartenant au même genre diffère de la totalité des hommes appartenant à une nation, laquelle diffère, à son tour, de la totalité des épisodes constituant une histoire, de celle des points constituant un espace, ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/totalite/#i_3748

TRANSCENDANTALISME

  • Écrit par 
  • Paul GILBERT
  •  • 939 mots

Transcendantalisme dépend de « transcendantal », mot qui a été inventé au début du xiv e  siècle pour distinguer de « transcendant » (est transcendant « tout objet qui est objet pour la conscience, vers lequel la conscience „s'éclate“ » [Sartre]) les caractéristiques (un, vrai, bon) qui appartiennent à tout étant, objectif ou subjectif. La théorie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/transcendantalisme/#i_3748

UTILITÉ PRINCIPE D'

  • Écrit par 
  • Francisco VERGARA
  •  • 2 292 mots

Dans le chapitre « Le droit naturel, principale doctrine rivale »  : […] Le « bonheur », entendu comme une vie agréable, le plus possible remplie de joie, a été récusé comme bien suprême par les philosophes qui pensaient, comme Kant, que « notre existence a un but autre , et bien plus noble, que le bonheur » ( Fondements de la métaphysique des mœurs , 1785). D'autres notions telles que la « volonté de Dieu », la confor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/principe-d-utilite/#i_3748

VALEURS, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre LIVET
  •  • 10 285 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La motivation contre la loi morale »  : […] Mais que faut-il entendre par « motivation » ? En un sens fort, il s'agit d'une impulsion pour agir. Elle peut être effective, ou bien simplement exigée. Les valeurs morales ne nous motivent pas nécessairement, mais elles le devraient. En un sens bien plus faible, il s'agit d'une inclination, d'une tendance de nos appréciations. Chez certains aute […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeurs-philosophie/#i_3748

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation »  : […] Du Cratyle au Sophiste , Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle , de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste encore à s'assurer de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_3748

VERTU

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 4 480 mots

Dans le chapitre « La vertu créatrice »  : […] Ainsi est formulée l'idée romantique d'une « loi du cœur ». Cependant, que cette notion recouvre une simple nostalgie, et qu'elle ne puisse pas même servir de pierre de touche à une lutte authentiquement révolutionnaire, voilà ce que l'histoire, la littérature et la philosophie de la fin du xviii e  siècle se sont appliquées à démontrer. D'une part […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vertu/#i_3748

VIE

  • Écrit par 
  • Georges CANGUILHEM
  •  • 10 960 mots

Dans le chapitre « La vie comme organisation »  : […] C'est, encore une fois, à Aristote qu'il faut faire remonter le terme de corps organisé. Un tel corps est un corps disposé pour fournir à l'âme les instruments ou les organes indispensables à l'exercice de ses pouvoirs. C'est pourquoi, jusqu'au xvii e  siècle, le corps organisé exemplaire c'est le corps animal. On s'interroge sur l'organisation du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vie/#i_3748

VOLONTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 8 783 mots

Dans le chapitre « Le contexte « critique » : Kant »  : […] Avec Kant disparaissent les conditions de la certitude réflexive qui permettaient de parler d'une expérience intérieure de la volonté et de la liberté. La philosophie critique, en effet, conclut de l'analyse des conditions de possibilité de la connaissance que seule est objective la connaissance soumise aux conditions de l'espace et du temps et or […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/#i_3748

ZÉNON D'ÉLÉE (-Ve s.)

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU
  •  • 1 925 mots

Dans le chapitre « Les commentateurs »  : […] Les commentateurs ont cherché à découvrir quel sens était caché dans l'ordre de tels arguments, en particulier pour les quatre derniers qui sont relatifs au mouvement et qui semblent bien appartenir au même développement. On se bornera ici à examiner les interprétations proposées pour les arguments 5-8, qui ont reçu les appellations traditionnelles […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zenon-d-elee/#i_3748

Voir aussi

Pour citer l’article

Louis GUILLERMIT, « KANT EMMANUEL », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-kant/