EXPÉRIENCE

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On peut situer principalement la notion d'expérience à l'intersection de trois domaines : la philosophie de l'esprit, la philosophie de la connaissance et la philosophie des sciences. On appelle d'abord « expériences » les états mentaux qui, comme la sensation, semblent impliquer une relation immédiate de l'esprit avec un donné, et dont les contenus sont intrinsèquement subjectifs et qualitatifs. Comment caractériser ces contenus d'expérience, et sont-ils autonomes par rapport aux contenus de pensée conceptuels des jugements dont ils semblent se distinguer ?

Du point de vue de la théorie de la connaissance, on appelle expérience non seulement toute connaissance immédiate et non inférentielle, mais aussi une connaissance médiate, inférée ou induite à partir des données sensorielles, apprise et non innée. La connaissance sensible est-elle autonome par rapport à la connaissance rationnelle, et comment justifier la distinction philosophique entre des vérités de fait ou a posteriori et des vérités de raison ou a priori ? Pour l'empirisme, toute – ou la plus grande partie de – la connaissance provient de l'expérience et est justifiée par elle. Pour le rationalisme, aucune connaissance n'est possible s'il n'existe pas de vérités innées ou a priori.

Enfin, du point de vue de la philosophie des sciences, on appelle « expérience » toute procédure par laquelle une hypothèse ou une théorie scientifique est confrontée avec des faits. Quelle est la relation entre théorie et expérience ? D'un domaine à l'autre, la forme des problèmes est commune et s'organise autour de la relation entre le « donné » et le « construit » ou l'inféré. Il est douteux qu'une conception proposée dans l'un de ces domaines puisse être totalem [...]


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Écrit par :

  • : maître de conférences de philosophie, université de Grenoble-II et C.N.R.S

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ADAPTATION - Adaptation psychologique

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Dans le chapitre « L'appropriation de l'expérience »  : […] L'appropriation de l'expérience précède l'accession à la connaissance. Elle est essentielle pour dominer le cheminement qui conduit du geste à l'aisance, du geste au pouvoir. Elle est nécessaire pour renouveler les expériences, pour s'ancrer dans le monde, pour s'adapter. Mais elle est toujours l'intrusion dans un champ social dans lequel se retrouve l'autre. Alors, elle se développe sur lui, à se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adaptation-adaptation-psychologique/#i_1871

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BACHELARD GASTON (1884-1962)

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La philosophie de Bacon représente une des grandes ruptures avec la scolastique. Après Thomas More et Montaigne, qu'il admire, avant Descartes qui le lira et reprendra plusieurs de ses idées, Bacon cherche à dégager la connaissance humaine de l'autorité accordée à Aristote par les universités : « Le savoir dérivé d'Aristote, s'il est soustrait au libre examen, ne montera pas plus haut que le sav […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bacon-chancelier-francis/#i_1871

BOSCOVICH ou BOŠKOVIĆ RUDJER (1711-1787)

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Dans le chapitre « Les valeurs liées à l'expérience »  : […] On trouve dans les Essays on Truth and Reality toute une polémique, dirigée, d'une part, contre James, d'autre part, contre Russell ; ni le pragmatisme ni l' empirisme radical ne peuvent contenter Bradley. Il montre les ambiguïtés du pragmatisme. Si l'on parle d'expérience immédiate, que fait-on des expériences passées et des expériences à venir ? Aucun des deux philosophes, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francis-herbert-bradley/#i_1871

CATÉGORIES

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CAUSALITÉ

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CONNAISSANCE

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CONSCIENCE (notions de base)

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DESCRIPTION ET EXPLICATION

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DÉTERMINISME

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Dans le chapitre « Les limites de toute expérience possible »  : […] La limitation théorique ainsi introduite n'est pas du tout du même type que les limitations dans la précision des mesures rencontrées par la physique classique. Celles-ci peuvent être considérées comme dues à l'imperfection des instruments, et par là même elles apparaissent comme corrélatives d'un progrès indéfini dans la précision des mesures. Loin de contredire une représe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/determinisme/#i_1871

DEWEY JOHN (1859-1952)

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  • Jean-Pierre COMETTI
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DUHEM PIERRE (1861-1916)

  • Écrit par 
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Dans le chapitre « Le philosophe des sciences »  : […] Tout en poursuivant ses travaux en physique, Pierre Duhem s'est de plus en plus préoccupé de philosophie et d'histoire des sciences, surtout à partir de 1893 pour la première discipline et de 1904 pour la seconde. La Théorie physique rassemble dans un ouvrage riche et original, dont l'importance a également été récemment découverte – notamment dans le monde anglo-saxon –, le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-duhem/#i_1871

ÉCONOMIE (Définition et nature) - Une science trop humaine ?

  • Écrit par 
  • Bernard GUERRIEN
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Dans le chapitre « Théorie économique et expérimentation »  : […] Les théories, quelles qu'elles soient, sont au départ le fruit de l'imagination, des croyances et même, parfois, des opinions de ceux qui les formulent. Pour effectuer un tri parmi elles, jusqu'à n'en retenir qu'une seule, à propos d'un phénomène donné, la méthode idéale est celle des expériences contrôlées, où l'on isole le phénomène étudié, en ne conservant que ce qui est pris en compte dans la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/economie-definition-et-nature-une-science-trop-humaine/#i_1871

ÉCONOMIE EXPÉRIMENTALE

  • Écrit par 
  • Jean-Louis RULLIÈRE
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Dans le chapitre « Les limites de la méthode expérimentale en économie »  : […] Si l'économie expérimentale apparaît comme un instrument au service à la fois du chercheur et du décideur, il n'en demeure pas moins que la production de données en laboratoire requiert de respecter des principes très stricts. Il s'agit ainsi, selon Smith en 1982, de caractériser un système microéconomique qui précise le rôle de chaque acteur, les biens échangés, les dotations, la structure des p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/economie-experimentale/#i_1871

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 313 mots
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Dans le chapitre « L'empirisme défini comme théorie de l'évidence confirmative »  : […] Finalement, qu'est-ce que l'empirisme ? En dehors de la formule très générale qui affirme que nos informations sur le monde viennent de l'expérience, il est difficile de trouver une définition qui soit valable dans tous les cas. Ceux qui croient trouver dans la philosophie anglaise du xvii e et du xviii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_1871

EMPIRISME, sociologie

  • Écrit par 
  • Louis PINTO
  •  • 1 048 mots
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L’ empirisme désigne une théorie de la connaissance qui accorde un rôle fondamental à l’expérience sensible dans la genèse et la justification des connaissances : à l’exception des vérités logiques et mathématiques, celles-ci sont fondées sur les sens (selon Aristote, « rien n’est dans l’esprit qui n’ait été auparavant dans les sens »). Les auteurs de référence sont John Locke et David Hume auxq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme-sociologie/#i_1871

ENQUÊTE SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN, David Hume - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
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Dans le chapitre « Une nouvelle conception de l'entendement »  : […] La première des douze sections de l' Enquête , intitulée « Des différentes sortes de philosophie », annonce le programme des recherches et leur finalité : entre le traité systématique qui vire trop souvent au dogmatisme abstrus et la libre conversation qui se perd en digressions, l'enquête veut concilier rigueur et liberté, philosophie savante et communicabilité. Le programme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enquete-sur-l-entendement-humain/#i_1871

ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 13 082 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « L'épistémologie « post-cartésienne » »  : […] On ne peut ignorer que certains thèmes de la pensée de Descartes se sont trouvés placés par lui, et pendant quelque temps après lui, au centre d'une philosophie de la science. C'est d'abord l'idée d'une rationalité de l' étendue . Nous avons de l'étendue des idées claires et distinctes, qu'il est possible d'enchaîner pas à pas en conservant toujours l'é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/#i_1871

ERREUR

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 867 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'erreur dans les théories physiques »  : […] Très schématiquement, on attribue deux objets aux théories physiques : expliquer la réalité ou représenter les phénomènes, c'est-à-dire des effets observables. Pour Pierre Duhem, au début du xx e siècle, « une théorie physique n'est pas une explication. C'est un système de propositions mathématiques, déduites d'un petit nombre de principes, qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/erreur/#i_1871

ESTHÉTIQUE - L'expérience esthétique

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES
  •  • 5 074 mots
  •  • 2 médias

La notion d'« expérience esthétique » recouvre des acceptions très distinctes. De nos jours, le sens « subjectiviste » qu'a légué le xix e  siècle paraît avoir prévalu, sans qu'il faille pour autant privilégier le point de vue du spectateur : nous trouvons normal, par exemple, qu'un compositeur nous parle de lui-même dans sa musique ; nous écarto […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-l-experience-esthetique/#i_1871

ESTHÉTIQUE & ANALYTIQUE TRANSCENDANTALES

  • Écrit par 
  • Françoise BURGELIN
  •  • 937 mots

Les deux expressions d'esthétique et d'analytique transcendantales désignent l'étude de l'entendement et celle de la sensibilité, saisis dans leur structure a priori, sources de toute notre connaissance des phénomènes. « Transcendantal », vieux terme scolastique, perd chez Kant son sens ontologique, réservé en principe à « transcendant », pour prendre une portée toute noétique : « J'appelle « tran […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-et-analytique-transcendantales/#i_1871

EXPÉRIENCE ET EXPÉRIMENTATION, sciences

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 1 591 mots

La naissance de la science moderne, au xvii e  siècle, est couramment rapportée à l'élaboration d'une méthode, dite expérimentale, qui se traduirait par une prise en compte de l'expérience, par l'observation des phénomènes et le recours à l'expérimentation. La signification de ces trois termes, en particulier celui d'expérience, est fort large. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience-et-experimentation-sciences/#i_1871

FEIJÓO BENITO JERÓNIMO (1676-1764)

  • Écrit par 
  • Robert RICARD
  •  • 2 335 mots

Dans le chapitre « Le culte de la vérité : un disciple de Bacon »  : […] Cet esprit, c'est le culte intransigeant de la vérité. Pour Feijóo, la vérité n'est pas seulement utile, elle est belle, elle est sainte. Il écrirait volontiers, comme l'avait fait au siècle précédent un autre fils de saint Benoît : « Quoi, on voudrait séparer la piété d'avec la vérité ? Peut-il donc y avoir contre la vérité une piété véritable et sincère ? Ou est-il permis d'en proposer une qui n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/benito-jeronimo-feijoo/#i_1871

FREUD SIGMUND (1856-1939)

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER, 
  • Marthe ROBERT
  •  • 16 134 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'expérience »  : […] La notion d' expérience n'était au fond pas mieux traitée. Charcot, par exemple, avait dressé un tableau impressionnant des symptômes hystériques, qui permettait de distinguer des nuances jusque-là inaperçues ; mais l'intérêt passionné qu'il donnait à ses malades entraînait une recrudescence spectaculaire de leurs troubles, à tel point qu'il lui suffisait d'entrer dans une salle pour provoquer ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sigmund-freud/#i_1871

GESTALTISME

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 6 595 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Science et phénoménologie »  : […] La contribution de l'école autrichienne a porté principalement sur les phénomènes de la perception, qui y sont abordés selon une méthode rompant avec les principes de l'école élémentariste. En écartant toute idée de réduire ces phénomènes à des agrégats de sensations et en refusant les perspectives associationnistes, l'école autrichienne, on le voit dès maintenant, aura fait beaucoup pour dégager […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gestaltisme/#i_1871

HEURISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI
  •  • 8 415 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Heuristique générale ou la logique de la découverte »  : […] Toute épistémologie est tenue de décider de deux problèmes : comment la certitude peut-elle être atteinte dans la connaissance scientifique – problème que l'on a coutume d'indexer sous le titre de « problème des fondements » –, et comment la découverte est-elle possible, découverte qui s'insère dans un mouvement spécifique résumé dans le terme de « progrès ». C'est la réponse à cette seconde inte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heuristique/#i_1871

HUME DAVID (1711-1776)

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 3 326 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La méthode de Hume »  : […] Les maîtres de Hume sont Locke, Newton et Berkeley. Comme Locke, Hume procède par l'analyse psychologique de nos idées, et voit dans l'expérience l'unique source de notre savoir : en ce sens, il est le représentant le plus illustre de l'empirisme philosophique. Comme Newton, il tient la science pour inductive, et borne ses prétentions à la découverte de lois, c'est-à-dire de relations constantes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-hume/#i_1871

INCONSCIENT

  • Écrit par 
  • Christian DEROUESNE, 
  • Hélène OPPENHEIM-GLUCKMAN, 
  • François ROUSTANG
  •  • 8 260 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Progressivité de la conscience »  : […] Dans ce cadre, le problème principal est plus d'expliquer pourquoi certaines activités sont conscientes que de démontrer l'influence d'une activité inconsciente. La conscience, dans une conception fonctionnaliste, caractérise l'activité psychique normale de l'état de veille chez l'homme. Elle est associée à un certain niveau de fonctionnement du psychisme ou du système nerveux central qui le sous- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inconscient/#i_1871

INDUCTION, philosophie

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 253 mots

Dans le chapitre « De l'énoncé à la loi »  : […] On a souvent remarqué que toutes les propositions ne se prêtaient pas à la généralisation : quand on a constaté que plusieurs échantillons d'un même métal sont bons conducteurs de l'électricité ou de la chaleur, on incline à penser que tous les morceaux de ce métal jouiront de cette propriété. Si, en revanche, deux personnes dans un groupe se trouvent être les aînées de leur famille, on ne croira […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/induction-philosophie/#i_1871

KANT EMMANUEL

  • Écrit par 
  • Louis GUILLERMIT
  •  • 13 382 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une théorie de l'expérience »  : […] Une « analytique transcendantale » décompose alors ce pouvoir de concevoir et de juger qu'est l'entendement, la fonction de la spontanéité intellectuelle étant de procurer identiquement l'unité à l'acte de composer le divers représenté dans l'intuition et à la synthèse des représentations qu'opère le jugement. Cette analytique peut se présenter comme logique de la vérité puisqu'elle expose les con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-kant/#i_1871

LOCKE JOHN (1632-1704)

  • Écrit par 
  • Geneviève BRYKMAN
  •  • 3 989 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le déclin du pur « cogito » »  : […] Ayant chassé de l'esprit les pseudo-principes de l'innéisme, Locke ne parlera plus qu'en termes d'idées, entendant par là « tout ce qui est objet de l'entendement quand l'homme pense ». Seront distinguées les idées de sensation, « impressions faites sur nos sens par les objets extérieurs », et les idées de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-locke/#i_1871

MÉMOIRE

  • Écrit par 
  • Francis EUSTACHE
  •  • 4 250 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Mémoire de travail et mémoire à long terme »  : […] La mémoire de travail est un système à court terme, responsable du traitement et du maintien temporaire – quelques secondes ou minutes – des informations nécessaires à la réalisation d’activités très diverses comme la compréhension d’un texte ou le raisonnement face à un problème précis. Elle est en fait composée de deux sous-systèmes satellites de stockage (la boucle phonologique et le calepin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/memoire/#i_1871

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Métaphysique et expérience »  : […] On a rencontré, en effet, à côté des métaphysiques du système, des métaphysiques de l'expérience, telle celle de Bergson : ici l'intuition, abolissant toute distance entre le sujet et l'objet, prétend donner à l'homme le moyen de se placer au cœur même des choses. Et l'on pourrait soutenir aussi que ce que Spinoza appelle connaissance du troisième genre comporte une expérience immédiate de l'être. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_1871

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 011 mots

Dans le chapitre « L'hypothèse et l'expérience mentale »  : […] Les analyses des épistémologues depuis C. Bernard sont centrées autour de la méthode expérimentale et la discussion roule sur les rôles respectifs de l'hypothèse ou de l' invention et de l'expérience. Lequel est premier, le fait ou l'idée ? Peut-on se passer d'hypothèse ? L'hypothèse procède de notre tendance spéculative, du besoin de compléter mentalement les apparences ou les observations. Ell […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_1871

NÉO-POSITIVISME ou POSITIVISME LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 3 400 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'empirisme »  : […] L 'expérience, en tant qu'elle se résout en sensations, telle est en effet, pour les néo-positivistes, la source unique du contenu de nos connaissances. Il n'y a pas de jugements synthétiques a priori ; toute proposition valide a priori est analytique, c'est-à-dire que sa vérité ne dépend que des propriétés du langage. Il est vrai qu'un philosophe pourtant proche par ses origines du néo-positivism […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-positivisme-positivisme-logique/#i_1871

NOVUM ORGANUM (F. Bacon)

  • Écrit par 
  • Michel MALHERBE
  •  • 783 mots

Le philosophe anglais Francis Bacon (1561-1626), au terme de plusieurs ébauches, fait paraître en 1620 son ouvrage le plus célèbre, le Novum Organum (c’est-à-dire « Le nouvel instrument »). Son ambition est de fournir une nouvelle logique pour la science à venir et par là même – comme le suggère le titre – de supplanter l’ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/novum-organum-f-bacon/#i_1871

NUMINEUX

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
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C'est en 1917 que Rudolf Otto publie son livre intitulé Le Sacré , portant en sous-titre « L'Élément non rationnel dans l'idée de divin et sa relation avec le rationnel ». Il y introduit un nouveau concept dans le champ des sciences des religions, le concept de « numineux » ou de « numinosité ». Cette création conceptuelle portait en soi une possible remise en perspective de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/numineux/#i_1871

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

Dans le chapitre « Les objets des sciences de la nature »  : […] C'est dans les sciences de la nature que la notion d'objet se présente de la façon la plus spontanée, parce qu'il semble tout d'abord que les objets de la physique, de la chimie, de la biologie, etc., ne sont que le prolongement convenablement schématisé des objets primitifs de notre perception. Une telle homogénéité de la perception et de la science est en effet la thèse généralement adoptée par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/#i_1871

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Phénoménologie et ontologie »  : […] Un nouvel accès à l'ontologie est ouvert par la phénoménologie, science descriptive des traits essentiels de l'expérience prise dans son intégralité. On peut y venir en partant de la discussion précédente : la possibilité que le langage se réfère à la réalité suppose que nous soyons déjà tournés vers la réalité et reliés à elle par divers liens que le discours vient seulement porter au langage. D […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_1871

PASCAL BLAISE (1623-1662)

  • Écrit par 
  • Dominique DESCOTES, 
  • François RUSSO
  •  • 8 433 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Physique »  : […] L'œuvre de Pascal en physique porte seulement sur la pneumatique et l' hydrostatique et, en outre, elle y est restreinte aux concepts et principes de base. Elle n'en est pas moins de grande portée, pour une double raison : d'abord Pascal a clarifié, approfondi et justifié, par des expériences particulièrement probantes, les conceptions nouvelles qui avaient été dégagées depuis la fin du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/blaise-pascal/#i_1871

PHÉNOMÈNE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 3 342 mots

Dans le chapitre « Kant »  : […] Au xvii e  siècle, au moment du renouveau de la philosophie moderne, le terme de phénomène désigne les faits empiriques. Ce sens est manifeste chez Descartes et Leibniz. Mais, chez ces deux auteurs, le phénomène ne correspond pas à des réalités empiriques prises en dehors de la pensée qui les situe, en éprouve l' expérience et les reconnaît comme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene/#i_1871

PHÉNOMÈNE (sciences)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 790 mots

Selon l'étymologie grecque ( phainomenon , « ce qui apparaît »), un phénomène est un événement qui se produit à un certain moment par opposition à ce qui est immuable. Pour les physiciens ioniens ( vi e  siècle av. J.-C.), la science des phénomènes consiste à établir des relations intelligibles, et souvent mathématiques, qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene-sciences/#i_1871

PHÉNOMÉNOLOGIE

  • Écrit par 
  • Renaud BARBARAS, 
  • Jean GREISCH
  •  • 7 227 mots

« Pour une part essentielle, la phénoménologie assume, en notre siècle, le rôle même de la philosophie » (Jean-Luc Marion). Si elle a pu assumer ce rôle, c'est grâce à l'œuvre de Husserl . L'expression elle-même fut forgée par Johann Heinrich Lambert (1728-1777) pour désigner la doctrine de l'apparaître, pour autant qu'elle se distingue de l'être même. En s'adossant au travail de Kant, Hegel fut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie/#i_1871

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Jacques MOUTAUX
  •  • 6 726 mots

Dans le chapitre « De l'histoire de la philosophie à la philosophie »  : […] L'apparition et le développement de l'histoire de la philosophie comme discipline autonome fondée sur la notion de système transforment la question des rapports entre la philosophie et son histoire. Ainsi conçue, en effet, l'histoire de la philosophie constitue une expérience objective en son ordre, autorisant par conséquent à poser la question transcendantale quid juris . S […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_1871

PRAGMATISME

  • Écrit par 
  • Gérard DELEDALLE
  •  • 4 590 mots

Dans le chapitre « Le pragmatisme, théorie de la vérité ou théorie de la signification ? »  : […] Le pragmatisme est-il essentiellement une théorie de la vérité ? Il l'est certainement pour James. On n'a pas pris garde cependant que ce dernier est surtout préoccupé du statut des « vérités établies ». S'il y a vérification, ou plutôt « validation » comme le dit James – et le choix du mot est suggestif –, cette opération a une fonction de validation rétrospective : « La vérité vit à crédit. » «  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pragmatisme/#i_1871

PRATIQUE ET PRAXIS

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 6 693 mots

Dans le chapitre « Théorie et pratique dans la science moderne : la technique rationnelle »  : […] Le concept de théorie change de signification avec l'apparition de la nouvelle science. L'intention platonico-aristotélicienne demeure, mais seulement en ce qu'elle a de plus profond, la volonté de déceler le permanent dans le changeant, de réduire le flux des sensations et des observations immédiates à quelque chose d'immuable qui le sous-tend et le rend ainsi saisissable et compréhensible. La mi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pratique-et-praxis/#i_1871

PSYCHOLOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre GRÉCO
  •  • 16 218 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les divers types d'expériences »  : […] Un usage courant oppose l' observation (l' experientia vaga des classiques, où l'on se borne à relever des faits) à l'expérimentation, seule vraiment scientifique, où l'on produit les faits pour vérifier des hypothèses, ce qui suppose la possibilité d'intervenir dans la réalité pour manipuler les variables. On ne suivra pas cet usage, pour toutes sortes de raisons pratiques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie/#i_1871

PSYCHOLOGIE COGNITIVE ET CONSCIENCE

  • Écrit par 
  • Axel CLEEREMANS
  •  • 1 620 mots

La conscience, en tant qu’objet d’étude, représente un des plus grands défis scientifiques du xxi e   siècle. Le concept de conscience est multiple. Dans son sens premier, le mot « conscience », qui tire son origine du latin conscientia , « avec connaissance », fait référence au savoir : nous dirons […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-cognitive-et-conscience/#i_1871

PSYCHOLOGIE COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Michel DENIS
  •  • 4 733 mots

Dans le chapitre « Directions de recherche en psychologie cognitive »  : […] Les limites du présent article ne permettent pas de passer en revue la variété des modèles qui ont été proposés dans les différents secteurs de la psychologie cognitive. On rappellera au moins la controverse qui occupa longtemps les psychologues sur la question de la nature des représentations mentales. Pour les uns, en effet, les représentations conservent la trace de la modalité sensorielle à pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-cognitive/#i_1871

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La raison discursive et l'intellect aristotéliciens »  : […] Le plus grand parmi les platoniciens, Aristote, a donné des réponses différentes de celles de son maître, parfois diamétralement opposées, mais il les a données aux mêmes problèmes. Il nie l'existence supra-sensible des idées-formes, il ne pense pas qu'une définition universelle du concept de vertu puisse être très utile quand il s'agit de comprendre et, par la suite, de régler la vie des individ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_1871

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « Le rationalisme cartésien »  : […] Les traits rationalistes de la philosophie cartésienne, qui sont souvent considérés comme exemplaires, ne correspondent pourtant qu'à une variante de cette attitude. On y relèvera tout d'abord le refus d'une pensée seulement imitative, se complaisant dans le commentaire, le développement ou la répétition de ce que d'autres ont dit avec autorité magistrale. Le doute cartésien, contrairement au dou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_1871

ROGER BACON (1212/1220-1292)

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 1 837 mots

Dans le chapitre « Les mathématiques et l'expérience »  : […] « Type accompli de l'augustinisme avicennisant » pour les uns, « aristotélicien néoplatonisant » pour les autres, Bacon échappe définitivement à toute classification dès qu'il s'adonne à la pratique effective des sciences. Mathématiques et langues sont pour lui les indispensables instruments de la réforme de l'organisation du savoir chrétien programmée dans les sept livres de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-bacon/#i_1871

SACRÉ, religion

  • Écrit par 
  • Dominique CASAJUS, 
  • André DUMAS, 
  • Universalis
  •  • 10 203 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les sources des théories durkheimiennes »  : […] Le sacré est donc, chez Durkheim, on le voit, à la confluence de deux mouvements. Il est, d'une part, le lieu de l'interdit et, d'autre part, le siège d'une puissance pouvant se manifester dans certaines circonstances. Pour résumer le fait d'une formule, disons qu'il est au croisement de W. R.  Smith et de Hubert et Mauss. Que l'ethnographie australienne autorise effectivement ce croisement est sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sacre-religion/#i_1871

SCIENCES - Sciences et discours rationnel

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 6 601 mots

Dans le chapitre « Le type empirico-formel »  : […] Le modèle par excellence des sciences de type empirico-formel est fourni par la physique. À la différence des sciences formelles pures, qui construisent entièrement leur objet (ou, plus exactement, ne le découvrent qu'en le construisant), la physique se rapporte à un objet extérieur, qui est donné dans l'expérience empirique : la réalité matérielle, considérée dans ses manifestations non vivantes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sciences-et-discours-rationnel/#i_1871

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Les fondements transcendantaux de la connaissance scientifique : le néo-kantisme »  : […] Le néo-kantisme, et singulièrement le néo-kantisme de l'école de Marbourg, fondée par Hermann Cohen, se veut d'abord et avant tout une réflexion sur le fait de la science, et principalement de la science physico-mathématique de la nature. « Quiconque nous est lié, écrivent Cohen et Paul Natorp en lançant le journal de l'école de Marbourg, s'en tient avec nous à la fondation de la méthode transcen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_1871

SCIENCES - Sociologie

  • Écrit par 
  • Yves GINGRAS
  •  • 5 538 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La sociologie des intérêts et l'étude des controverses »  : […] Pour la nouvelle génération de sociologues des sciences qui entre en scène au début des années 1970, l'ouvrage de Thomas Kuhn , La Structure des révolutions scientifiques , paru en 1962, servira de tremplin pour dépasser la sociologie mertonienne. En proposant la notion de paradigme scientifique, expression assez vague et regroupant des composantes à la fois cognitives et so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sociologie/#i_1871

VOIE, symbolique

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 963 mots

Traditionnellement, il faut entendre par « voie », voie d'éveil à la réalité, à ce qui est . Il est néanmoins très difficile de définir ce que les différentes traditions de sagesse entendent par « voie ». Ce terme peut y désigner à la fois la recherche de la vérité, l'attitude du chercheur, le chercheur lui-même, la méthode pour accéder à la sagesse, la connaissance de la réa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/voie-symbolique/#i_1871

Voir aussi

Pour citer l’article

Pascal ENGEL, « EXPÉRIENCE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/