MOYEN ÂGEL'affirmation des langues vulgaires

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Consécration moderne

Du Moyen Âge au xvie siècle, les langues nationales vont progressivement annexer tous les domaines d'abord réservés au latin. Dans le domaine juridique, l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) abolit l'usage du latin dans les tribunaux. Dans le domaine religieux, le mouvement de la Réforme est intimement lié à la traduction en langue vernaculaire de l'Écriture sainte : la traduction de la Bible en « nouveau haut allemand », achevée par Luther en 1534, fixe et diffuse dans tout l'Empire une langue unique, tandis que paraît en anglais la « version autorisée » de la Bible dite du roi James (1611).

En France, la reconnaissance à part entière de la langue nationale est notamment signifiée par l'apparition au xvie siècle de dictionnaires (Dictionaire françoys-latin de R. Estienne, Thresor de la langue françoyse, en 1606, de Nicot) dans lesquels les mots sont progressivement décrits et définis en français et non plus en latin. La fondation, en 1635, de l'Académie française et la mise en œuvre dès 1636 du Dictionnaire de l'Académie représenteront le point d'aboutissement de ce phénomène de reconnaissance de la langue nationale.

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Pour citer l’article

Emmanuèle BAUMGARTNER, « MOYEN ÂGE - L'affirmation des langues vulgaires », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 juin 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-l-affirmation-des-langues-vulgaires/