ONTOLOGIE

« Ontologie » veut dire : doctrine ou théorie de l'être. Cette simple définition, toute nominale d'ailleurs, propose une petite énigme de lexique : le mot « ontologie » est considérablement plus récent que la discipline qu'il désigne ; ce sont les Grecs qui ont inventé la question de l'être, mais ils n'ont pas appelé ontologie la discipline qu'ils instituaient. Aristote désigne de façon indirecte comme « la science que nous cherchons » la théorie de l'être en tant qu'être. Ses successeurs, mettant en ordre ses cours de philosophie, ont appelé Métaphysiques les traités contenant cette théorie, voulant signifier à la fois que ces traités succèdent aux traités sur la nature, ou Physiques, et que leur objet dépasse, transcende celui de la nature. On n'a songé à donner le nom d'ontologie à la science de l'être en tant qu'être que lorsqu'il a fallu préciser le statut de cette science par rapport aux sciences philosophiques qui traitaient, non de l'être en général, mais de l'être du monde, de l'être de l'âme, de l'être de Dieu et que l'on appelait cosmologie rationnelle, psychologie rationnelle, théologie rationnelle. On était amené, par une sorte de symétrie verbale, à placer en tête de ces trois sciences l'ontologie ; celle-ci jouait ainsi le rôle de métaphysique générale, par rapport à la métaphysique spéciale constituée par les trois autres disciplines. C'est cette dénomination qui a cours à la fin du xviiie siècle, lorsque Kant écrit la Critique de la raison pure. Mais les deux expressions « ontologie » et « métaphysique » se recouvrent tellement que Kant appelle métaphysique l'ontologie de ses prédécesseurs, sans aucun doute pour opposer ses insuccès aux succès de la mathématique et de la physique. Dans le contexte de la philosophie critique, c'est en effet le contraste avec la physique qui est significatif, et le destin de l'ontologie se confond avec celui de la métaphysique.

On ne doit pas, néanmoins, tenir pour accordée cette identification entre ontologie et métaphysique. On ne consacrera même qu'un paragraphe à l'histoire de l'ontologie comme métaphysiq [...]


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  • : professeur émérite à l'université de Paris-X, professeur à l'université de Chicago

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«  ONTOLOGIE  » est également traité dans :

ABSOLU

  • Écrit par 
  • Claude BRUAIRE
  •  • 4 206 mots

Dans le chapitre « Sens et existence »  : […] En second lieu, être infidèle à l'ontologie et enclore l'absolu dans l'élément abstrait du concept, revient peut-être, à nouveau, à réduire et à mutiler son sens. Ainsi du moins le prétend toute formulation de l'argument ontologique de l'existence de Dieu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/absolu/#i_51

ANALOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre DELATTRE, 
  • Alain de LIBERA
  • , Universalis
  •  • 10 455 mots

Dans le chapitre « La tradition antique et médiévale »  : […] La formulation médiévale du concept d'analogie de l'être est un phénomène tardif qui a été préparé par une longue suite de médiations et de transferts. Son point de départ est la théorie porphyrienne de l'homonymie transmise par Boèce et les Decem Categoriae […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analogie/#i_51

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 822 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Être quelconque et être suprême »  : […] Métaphysique proposait deux sortes de définition de la « science recherchée ». L'une la présente comme la science de l'être en tant qu'être, c'est-à-dire de l'être envisagé par où (έe, qua) il est être et seulement être, et non « nombre, ligne ou feu » (Γ, 2, 1004 b 6). Une telle science est opposée d'emblée, dès les premières […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_51

ARISTOTÉLISME MÉDIÉVAL

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 4 994 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'« aristotélisme commun » et la représentation de la nature »  : […] Organon. En métaphysique, l'aristotélisme médiéval n'est que la longue mise en argument de la distinction et des rapports entre ontologie, la science de l'être en tant qu'être, et théologie, la science de la substance immobile, laquelle ne fait qu'expliciter l'ambiguïté originaire de la Métaphysique aristotélicienne dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristotelisme-medieval/#i_51

ASÉITÉ

  • Écrit par 
  • Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
  •  • 830 mots

Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aseite/#i_51

BADIOU ALAIN (1937-    )

  • Écrit par 
  • Elie DURING
  •  • 2 610 mots

Dans le chapitre « Le multiple pur »  : […] de Cantor), ce qui ouvre le champ à une hiérarchie d'infinis de puissance croissante. Délivrée du thème de l'Un ou du Tout, l'ontologie ne peut être que « soustractive ». Elle se confond avec les mathématiques ensemblistes, qui prennent désormais en charge le discours de l'être en tant qu'être en affrontant les apories de l'un et du multiple. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alain-badiou/#i_51

CATÉGORIES

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 6 074 mots

Dans le chapitre « Plans de la pensée catégoriale »  : […] La pensée grecque fournit des éléments suffisants pour situer la pensée catégoriale dans la connaissance. a)  Rien dans la philosophie grecque classique ne saurait être dit correspondre à la distinction entre ontologie matérielle et ontologie formelle. Il est vrai que l'Un, corrélat de l'Être selon Aristote (Métaphysique, 1003 b sqq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/categories/

CONCEPTUALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Joseph VIDAL-ROSSET
  •  • 1 327 mots

affirme transcendantes à celles-ci. Appelons cette forme de conceptualisme « conceptualisme ontologique ». L'ontologie conceptualiste est une position intermédiaire entre le nominalisme et le réalisme platonicien : elle accorde une réalité aux Idées et refuse de les réduire aux mots (comme le font les nominalistes), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conceptualisme-philosophie/#i_51

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
  • Yves GINGRAS, 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 9 092 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Mise en question de l'idée de représentation »  : […] donne pour tâche la détermination de l'être de l'étant. En s'attachant à la question de la nature ontologique de l'étant, la métaphysique est conduite à interpréter l'être à partir de l'étant et, par là, à oublier la différence ontologique et le vrai sens de l'être (qui doit être pensé précisément dans sa différence). Une pensée soucieuse de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_51

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 005 mots

Dans le chapitre « La « doxa » des Grecs : croyance et opinion »  : […] Tel est le paradoxe grec de la croyance-opinion : ce vocable désigne tour à tour : a) un degré du savoir, quand on accentue son déficit par rapport à la science, donc quand on la caractérise en terme ontologique par le défaut d'être de son objet ; b) le mouvement d'approximation de la vérité « dans le temps […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_51

DERRIDA JACQUES (1930-2004)

  • Écrit par 
  • Catherine MALABOU
  •  • 3 354 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une autre définition de l'écriture »  : […] La différance doit beaucoup à la « différence ontologique » pensée par Heidegger. L'écriture pourrait être l'autre nom de cet « écart » non thématisable qui est différence de l'être et de l'étant. Cependant — malgré l'évidente proximité de la différence ontologique et de la trace —, la pensée de Heidegger demeure, selon Derrida, prisonnière du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-derrida/#i_51

DESCARTES (R.), en bref

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 206 mots

Populaire au point d'avoir produit un adjectif – « cartésien » – devenu synonyme d'une certaine forme d'esprit (la foi en l'évidence rationnelle), la pensée de Descartes marque une rupture décisive dans l'histoire de la pensée occidentale. Homme de sciences (mathématiques et optique lui sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/descartes-r-en-bref/#i_51

DESCARTES RENÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 12 478 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La preuve ontologique »  : […] On trouve pourtant, chez Descartes, une autre preuve de l'existence de Dieu, celle que Kant nommera la preuve ontologique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_51

DESCRIPTION ET EXPLICATION

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 337 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'explication, réduction de l'arbitraire de la description »  : […] D'abord, l'explication et la description comportent l'emploi d'un langage et d'une ontologie : ce langage contient des règles génératives qui, à partir des propositions et entités primitives, en produisent d'autres. En principe, pour décrire, une générativité pauvre suffit, et l'ontologie est fournie par l'observation ou l'expérience ; en d'autres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-et-explication/#i_51

DIEU - Problématique philosophique

  • Écrit par 
  • Jacques COLETTE
  •  • 5 677 mots

Dans le chapitre « Dieu et l'intellect »  : […] essence et existence, par rapport à l'existence des êtres de ce monde ou par rapport à la totalité du pensable. Comme l'a montré D. Henrich, c'est la raison pour laquelle la preuve ontologique et même la dimension ontothéologique au sens strict ne pouvaient apparaître qu'avec certains courants de pensée juive et gnostique dans l'Antiquité tardive […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-problematique-philosophique/#i_51

DIEU PREUVES DE L'EXISTENCE DE

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 1 014 mots

Au long de l'histoire de la philosophie, les preuves de l'existence de Dieu varient selon le type d'argument choisi pour les fonder. Le philosophe peut partir de l'expérience qu'il fait de la contingence du monde, et en inférer, se plaçant à différents […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuves-de-l-existence-de-dieu/#i_51

ÉLÉATES (-VIe--Ve s.)

  • Écrit par 
  • Henri Dominique SAFFREY
  • , Universalis
  •  • 1 038 mots

Dans le chapitre « Le monisme éléatique »  : […] La signification ontologique du monisme éléate peut se formuler en deux propositions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eleates/#i_51

ESSENCE, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 493 mots

Important terme philosophique ayant une très longue histoire. L'essence d'un être, c'est ce qu'il est vraiment, ce qui fait qu'il est ce qu'il est. « L'essence coïncide avec ce qu'il y a de plus intime et de presque secret dans la nature de la chose, bref ce qu'il y a en elle d'essentiel » (É. Gilson : L'Être […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/essence-philosophie/#i_51

ÊTRE, philosophie

  • Écrit par 
  • Giulio GIORELLO
  •  • 4 682 mots

La « question sur l'être » traverse l'histoire de la philosophie. Pour certains, elle serait le motif même de cette histoire, les différences entre les philosophies découlant, au plus profond, de la diversité des réponses à la question sur l'être. Dans ces termes, l'histoire de la philosophie se confondrait avec l'histoire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/#i_51

L'ÊTRE ET LE NÉANT, Jean-Paul Sartre - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 768 mots
  •  • 1 média

C'est durant la « drôle de guerre » que Jean-Paul Sartre (1905-1980) élabore cette somme d'« ontologie phénoménologique » qui paraît en 1943 sous le titre de L'Être et le Néant. Essai d'ontologie phénoménologique, donnant à l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-etre-et-le-neant/#i_51

EXISTENTIAL

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 455 mots

Terme technique de l'ontologie professée par Martin Heidegger et exposée par lui dans L'Être et le Temps (Sein und Zeit, 1927). Depuis lors, ce terme a été repris par différentes écoles existentialistes, mais non par toutes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/existential/#i_51

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 547 mots

Dans le chapitre « Ontologie qualitative et physique du sens »  : […] de phénophysique aussi bien sur le plan technique que sur le plan épistémologique. Sur cette base, il est justifié de reprendre de fond en comble le problème phénoménologique et ontologique de la forme. Ce programme de recherche dépasse la physico-chimie et la thermodynamique en tant que telles, même dans ce qu'elles ont de plus nouveau. En effet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forme/

HEIDEGGER MARTIN

  • Écrit par 
  • Jean BEAUFRET, 
  • Alphonse DE WAELHENS, 
  • Claude ROËLS
  •  • 5 249 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le projet initial de Heidegger »  : […] qui était très différente de celle de Husserl et qui devait s'en éloigner toujours davantage. Les premières lignes du livre nous en avertissent déjà : c'est l'ontologie (terme plus tard proscrit) et le problème de l'être qui formeront le thème central, et en quelque sorte unique, de l'ouvrage, comme aussi de toute pensée ultérieure de Heidegger […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-heidegger/#i_51

HERMÉNEUTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 3 285 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La compréhension comme modalité de l'être-au-monde (M. Heidegger)  »  : […] Verstehen/Auslegung) comme manières d'être du Dasein. Ce virage ontologique est amorcé dès les premiers enseignements de Fribourg (1919-23), où le philosophe jette les bases d'une « phénoménologie herméneutique de la vie facticielle » qui débouchera sur l'« analytique du Dasein », qui va trouver son expression canonique dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermeneutique/#i_51

HISTORICITÉ

  • Écrit par 
  • Hans Georg GADAMER
  •  • 6 442 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Existence et finitude »  : […] niveau de la philosophie classique, tout en détruisant la tradition de la métaphysique. Il renversa la problématique traditionnelle, du fait qu'il renonça à penser l'existence historique de l'homme à partir d'un concept de l'être évident par soi – concept qui est à l'origine de l'ontologie grecque de la substance –, mais, par une démarche inverse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/historicite/#i_51

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 497 mots

Dans le chapitre « Malebranche »  : […] Le point de départ de ces penseurs n'est pas un problème de théorie de la connaissance ; c'est une question d'ontologie, celle des rapports de l'étendue et de la perception (plus spécifiquement, pour Malebranche, l'union corps-esprit). Malebranche commence par constater, après Descartes, que nous ne connaissons les choses extérieures que par l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_51

JONAS HANS (1903-1993)

  • Écrit par 
  • Nicolas TERTULIAN
  •  • 1 276 mots

en prenant ses distances par rapport au subjectivisme de l'éthique kantienne. L'ontologie dont il se réclame est essentiellement intramondaine, car l'idée de “transcendance”, surtout dans le sens religieux du terme, lui apparaît obsolète. C'est une ontologie ancrée dans le devenir des choses, et qui souligne leur caractère transitoire et éphémère. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hans-jonas/#i_51

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 534 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Phénoménologie du langage »  : […] transcendance vers la vérité du sens à travers le jeu de l'expression. Phénoménologie et ontologie de l'expression sont ainsi associées dans une unique entreprise. L'interrogation sur la possibilité du langage est solidaire d'une interrogation sur la possibilité de la réflexion et son lieu dans l'architecture de l'être. Le langage est possible si […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/#i_51

LÉVINAS EMMANUEL (1905-1995)

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 3 188 mots

Dans le chapitre « Autrui me regarde : l'épiphanie du visage »  : […] Totalité et Infini, qu'explicite le sous-titre : Essai sur l'extériorité. Lévinas cherche à étayer par des descriptions phénoménologiques originales sa thèse selon laquelle l'ontologie, aussi bien celle d'Aristote que celle de Heidegger, pour fondamentale qu'elle soit, ne saurait revendiquer le titre de « […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-levinas/#i_51

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 11 646 mots
  •  • 1 média

un agent, c'est-à-dire l'auteur de ses actes, tel que le premier discours l'aura décrit ? Et qu'est-ce que la réalité pour que soit possible une entreprise morale et politique de libération, telle que le second discours l'aura prescrite ? Cette question – simple ou double – est, au sens propre du mot, une question ontologique, c'est-à-dire une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_51

MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 3 508 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le problème de la fin de l'histoire »  : […] C'est ainsi que même dans Le Visible et l'Invisible le thème de l'ontologie n'est que rarement explicite. Certes, en tout temps, Merleau-Ponty s'est préoccupé d'élucider ce que, implicitement, nous visons comme étant l'être du perçu, du pensé, du senti, du social, et, corrélativement, l'être de celui qui perçoit, pense, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-merleau-ponty/#i_51

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 361 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La métaphysique d'Aristote »  : […] ou de philosophie première, science qu'on appelle aujourd'hui métaphysique. À ce niveau, on peut dire que le problème qui occupa Aristote est éternel : Heidegger le reprend de nos jours quand il veut constituer une ontologie fondamentale. Pourtant, contrairement à ce que fera Heidegger, Aristote essaie de résoudre la question de l'être par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_51

MOI

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT, 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 12 435 mots

Dans le chapitre « L'héritage de Descartes »  : […] après la mort de l'humanisme (Heidegger, ou du moins le second Heidegger), la tentative d'ontologies qui, par scepticisme sur l'identité du moi, sur l'unité et la cohérence des discours du moi, recherchent un être pluriel et un langage pluriel : ceux de « différences » ou de singularités dont aucune logique ne percera le secret, car ce qui est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moi/#i_51

MONDE

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 5 934 mots

Dans le chapitre « L'horizon de la question du fondement »  : […] Mais le concept de monde n'est encore qu'un concept intermédiaire. Il doit être lui-même interrogé quant à son fondement ontologique, c'est-à-dire dans l'horizon de la question de l'être, qui est l'horizon ultime de toutes les questions. C'est aussi dans cette perspective que doit être élucidée en définitive la question de l'être des étants […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monde/#i_51

LE MOT ET LA CHOSE, Willard van Orman Quine - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 961 mots

Dans le chapitre « Ce qu'il y a »  : […] Si l'enquête de Quine paraît se concentrer sur des questions relatives au langage, elle n'en est pas moins clairement orientée, à travers le problème de la référence, vers une dimension ontologique des problèmes, qui se manifeste dans les interrogations formulées dans les derniers chapitres du livre. Dans le tout dernier, notamment, Quine pose à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-mot-et-la-chose/#i_51

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « Grammaire, logique et théologie »  : […] l'une ou l'autre – ici la « substance du nom » (substantia nominis), le sujet ontologique, là sa « qualité » (qualitas nominis), la forme qui le fait être –, elle est elle aussi loin d'être littérale. En effet, bien que généralement justifiée par la « règle de Boèce » ou règle de l'« exigence du prédicat » ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_51

NÉANT

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 210 mots

Dans le chapitre « « L'homme est l'être par qui le néant arrive au monde » »  : […] Malgré la part faite aux références germaniques, c'est à partir de Descartes que Jean-Paul Sartre va élaborer une ontologie dualiste indiquée par le titre même de son ouvrage L'Être et le Néant et dont la première partie porte sur « le problème du néant ». En face de la massivité, de la matérialité de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neant/#i_51

NIETZSCHE FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 9 775 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'idéal onto-théologique »  : […] qui préside à la détermination de l'« être » par la notion de l'Idéal et qui fait donc de la métaphysique une « ontologie morale » (XVI, 40). L'idéalisme, explique Nietzsche, c'est « le concept de la morale en tant qu'essence du monde » (VIII, 225). Une semblable ontologie glisse immédiatement à la théologie et l'être-idéal coïncide avec la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-nietzsche/#i_51

NOMINALISME

  • Écrit par 
  • Paul VIGNAUX
  •  • 3 602 mots

Dans le chapitre « La théorie des distinctions »  : […] que Hume pour lequel « tout ce qui est discernable est différent, et tout ce qui est différent est séparable ». Mais, pour le théologien-logicien du xive siècle, nier toute distinction qui n'implique pas séparabilité relevait d'une ontologie liée à une théologie fondée dans le dogme de l'Église […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nominalisme/#i_51

NON & NÉGATION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 962 mots

Opérateur linguistique de la négation, « non » apparaît dans le dialogue ou dans l'interaction comme réponse à l'interlocuteur ou au partenaire et exprime soit le rejet d'une croyance, soit le refus de la poursuite d'un processus. On peut distinguer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/non-et-negation-philosophie/#i_51

NON-ÊTRE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 355 mots

Le non-être n'est pas le néant, si l'on entend par néant la simple absence d'être (l'idée de néant ne surgit qu'après coup, de façon imaginaire, comme suppression de l'être). Au sens le plus fort, le non-être est la part de négativité qui est présente dans le réel ou bien le pouvoir de négation qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/non-etre/#i_51

PARMÉNIDE (-VIe-Ve s.)

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 2 234 mots
  •  • 1 média

est pas le dieu, et ne possède même pas l'attribut divin. Si donc Parménide a évité de parler du dieu quand d'autres le faisaient autour de lui, cette correction n'est-elle pas signifiante ? La naissance de l'ontologie prendrait le sens d'un refus : non d'un refus réducteur, mais d'un refus amplificateur, prononcé au nom d'une plus haute exigence […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parmenide/#i_51

PHÉNOMÉNOLOGIE

  • Écrit par 
  • Renaud BARBARAS, 
  • Jean GREISCH
  •  • 7 227 mots

Dans le chapitre « La phénoménologie après Husserl »  : […] à mettre au jour. La radicalité de cette démarche est commandée par le point de départ. Heidegger porte au premier plan le souci ontologique qui animait déjà la phénoménologie husserlienne : la tâche de la philosophie est de poser à nouveaux frais la question de l'être, de s'ouvrir l'accès au sens même de l'être, en tant que distinct des étants […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie/#i_51

PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES, 
  • Denis ZASLAWSKY
  •  • 13 404 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'analyse linguistique et conceptuelle »  : […] du langage, à un problème épistémologique classique comme celui de la perception. Par exemple, on peut montrer que, pour une bonne part, les problèmes de l'ontologie traditionnelle sont liés à certaines particularités logiques du verbe « être » tel qu'il a été utilisé dans les langues classiques ; et, plus généralement, les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie-analytique/#i_51

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Jacques MOUTAUX
  •  • 6 726 mots

Dans le chapitre « Les décisions fondatrices de l'histoire de la philosophie comme étude des systèmes »  : […] pas. Même une philosophie irrationaliste doit justifier par système son irrationalisme. Pour être première, ou ontologie, la philosophie doit donc être système. Les diverses philosophies n'étant philosophies que par le fait qu'elles se prononcent sur ce qui est véritablement, la philosophie est essentiellement métaphysique, recherche et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_51

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 742 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La pensée des essences et la réminiscence »  : […] l'action de n'importe quoi. Avec Phédon se précise, négativement, le statut ontologique de l'essence (il ne semble pas y avoir d'innovation sur ce point : Socrate affirme qu'il « ne dit rien là de nouveau »). Les réalités en soi possèdent une manière d'être qui les soustrait à la diversité des représentations subjectives, à la mobilité de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_51

POÈME, Parménide - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 786 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'affirmation ontologique »  : […] Les vers du fragment 2 semblent légitimer l'opposition radicale entre ces deux voies : « Je vais te dire quelles sont les deux seules voies de recherche à concevoir : la première – comment il est et qu'il n'est pas possible qu'il ne soit pas – est le chemin auquel se fier – car il suit la Vérité. La seconde, à savoir qu'il n'est pas et que le non- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poeme/#i_51

QUINE WILLARD VAN ORMAN (1908-2000)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 566 mots

Dans le chapitre « Une certaine idée de la philosophie »  : […] que celles des savants, mais elles sont en parfaite continuité avec ces dernières et gardent avec elles une solidarité totale ; de même, les réponses qu'on peut leur apporter sont soumises aux mêmes exigences de précision et de sobriété. C'est, pour Quine, dans le domaine de l'ontologie que cette continuité est le plus clairement perceptible […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/willard-van-quine/#i_51

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « Historique »  : […] par des détours qui cesseront d'être admis à l'époque suivante, tel le postulat d'un Dieu vérace, tirer de la pensée un réel non pensé. Le cartésianisme, qui admet une ontologie nominaliste d'individus, achoppe sur l'énigme de la communication des substances, c'est-à-dire sur la difficulté de rendre compte des liaisons causales en termes d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_51

RELATION

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 7 662 mots

Dans le chapitre « La doctrine des catégories : Aristote et Kant »  : […] – un prédicat à un sujet »). Mais, comme la synthèse judicative a une signification ontologique, les catégories doivent elles-mêmes être considérées comme des déterminations réelles de l'être. Ce sont les genres les plus généraux de l'être. À ce titre, elles constituent des notions irréductibles : on ne peut les définir les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relation/#i_51

ROSMINI-SERBATI ANTONIO (1797-1855)

  • Écrit par 
  • François EVAIN
  •  • 655 mots

Prêtre, philosophe et patriote italien. Né en 1797 à Rovereto, Antonio Rosmini-Serbati fit ses études universitaires à Padoue (1817-1819). Il fonda en 1828 une congrégation religieuse, l'Institut de la charité (rosminiens). Le roi Charles-Albert l'envoya établir des accords politiques avec Pie IX. Rosmini accompagna le pape en fuite à Gaète (nov. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonio-rosmini-serbati/#i_51

SARTRE JEAN-PAUL

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME, 
  • Juliette SIMONT
  •  • 8 906 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Pour-soi et en-soi »  : […] L'Être et le Néant (1943) porte en sous-titre : Essai d'ontologie phénoménologique. L'influence husserlienne est donc encore présente, mais le terme d'« ontologie », qui renvoie à la question heideggérienne de l'Être, indique une nouvelle orientation de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-paul-sartre/#i_51

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 644 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Science et ontologie »  : […] la plupart du temps implicite. « Toute science de l'étant abrite nécessairement une ontologie latente, plus ou moins élaborée, qui la porte et qui la fonde. » De ce point de vue, la science procède nécessairement de la philosophie, même si elle a depuis longtemps oublié et renié cette origine. Cet oubli de la philosophie, loin d'être négatif ou un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_51

SOPHISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Barbara CASSIN
  •  • 6 775 mots

Dans le chapitre « De l'ontologie à la logologie »  : […] cette série de renversements n'est pas un petit jeu : c'est une critique radicale de l'ontologie. Elle rend manifeste, comme le reconnaîtra Platon dans le Sophiste (237 b), que l'énoncé parménidéen lui-même fait être le non-être rien qu'en en parlant : comme le note Hegel, « ceux qui insistent sur la différence entre l'être et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophistique/#i_51

SUBLIME, philosophie

  • Écrit par 
  • Philippe LACOUE-LABARTHE
  •  • 6 168 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Longin : la question de l'essence de l'art »  : […] mimèsis, a le pouvoir de révéler la nature qui, sans cela, comme l'énonçait Héraclite, resterait cachée parce qu'elle « aime se dissimuler ». Il y a là bien entendu un enjeu ontologique, et ce n'est pas un hasard si Aristote, au chapitre iv de la Poétique, indique que la mimèsis est à l'origine du savoir (mathèsis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sublime-philosophie/#i_51

SUBSTANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 5 343 mots

Dans le chapitre « Aristote »  : […] comme science de l'être) est-elle identique à la théologie, ou science de Dieu ? On peut supposer (et ici prévaut l'interprétation heideggérienne) que c'est l'ontologie, comme authentique science de l'être, qui constitue le véritable domaine de la métaphysique, et qu'elle est à ce titre antérieure à la théologie, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/

VÉRITÉ ET MÉTHODE, Hans Georg Gadamer - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 818 mots

Dans le chapitre « L'horizon du langage »  : […] La troisième partie du livre, intitulée « Tournant ontologique pris par l'herméneutique sous la conduite du langage », jette les bases d'une telle tâche à partir de la prise en compte de « l'universalité du langage ». « La langue est [...] le médium universel dans lequel s'opère la compréhension même, qui se réalise dans l'interprétation. » Bien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite-et-methode/#i_51

VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 8 199 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Violence et négativité »  : […] Hegel s'inscrit dans cette tradition. Pour lui, l'Être, ou ce qu'il appelle la substance, est sujet : il ne se réalise que dans le mouvement de son développement, qui ne saurait aller sans douleur ni déchirement. La vie, l'accomplissement de la nature et de l'esprit, l'histoire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/violence/#i_51

Voir aussi

Pour citer l’article

Paul RICŒUR, « ONTOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/