MOLIÈRE

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La carrière d'un comédien

Molière, de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin, naquit à Paris. Fils d'un tapissier ordinaire du roi, il fit ses études au collège de Clermont où les jésuites assuraient l'instruction des fils de la noblesse et de la riche bourgeoisie. Son père le destinait à lui succéder dans sa charge, mais le jeune homme se détourna de la carrière qui lui était préparée et forma avec quelques amis une troupe de comédiens.

Cette troupe se constitua par acte notarié le 13 juin 1643 et s'appela l'Illustre-Théâtre. Elle loua successivement deux salles. Dans les deux cas, l'échec fut complet. Elle fit faillite, et le jeune Poquelin fut emprisonné pour dettes. Libéré après quelques jours, il partit pour la province. La troupe où il entre est signalée en Gascogne, en Bretagne, en Languedoc et enfin dans la région du Rhône. En 1650, il fut choisi par ses compagnons pour être leur chef. Il avait pris le nom de Molière.

On est aujourd'hui suffisamment renseigné sur l'histoire de sa troupe pour savoir combien est fausse l'image qui en a été longtemps donnée. Les comédiens de Molière ne sont pas des gueux faméliques constamment sur les chemins. Ils font, à Bordeaux, à Toulouse, à Lyon, des séjours de plusieurs mois, ils y louent une maison pour la durée de leur présence. Ils placent en rentes des sommes importantes.

Toutefois, leur rêve était naturellement de retourner à Paris. Le 24 octobre 1658, après douze années passées en province, ils jouèrent pour la première fois devant le jeune Louis XIV, et en obtinrent la jouissance de la magnifique salle du Petit-Bourbon.

En 1660, ils durent la quitter parce que l'administration royale en avait décidé la destruction. Louis XIV mit alors à leur disposition la salle du Palais-Royal, construite par Richelieu et demeurée sans emploi depuis sa mort. C'est là que Molière joua jusqu'à son dernier jour.

La situation prestigieuse qu'il sut acquérir ne doit pas faire ignorer les difficultés et les tristesses de sa vie. Directeur d'une troupe venue de province, il se heurta aux Comédiens du roi. C [...]

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«  MOLIÈRE (1622-1673)  » est également traité dans :

MOLIÈRE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Jean-François PÉPIN
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15 janvier 1622 Baptême de Jean-Baptiste Poquelin en l'église Saint-Eustache à Paris.1636 Études chez les jésuites au collège de Clermont. Se prépare à devenir avocat.1643 Molière fonde avec les Béjart la troupe de l'Illustre-Théâtre.1644 Liaison amoureuse de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moliere-reperes-chronologiques/

AMPHITRYON (mise en scène C. Rauck)

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  • Didier MÉREUZE
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Amphitryon est l’une des comédies les mieux ciselées de Molière. Inspirée de Plaute, elle nous reconduit aux temps anciens de la Grèce, lorsque les dieux couvaient les hommes d’un regard jaloux.Victorieux d’Athènes, le valeureux Amphitryon s’apprête à regagn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/amphitryon-mise-en-scene-c-rauck/#i_2794

LES FEMMES SAVANTES, Molière - Fiche de lecture

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  • Christian BIET
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Avant-dernière comédie de Molière (1622-1673), Les Femmes savantes font écho aux Précieuses ridicules (1659) qui ont ouvert la carrière parisienne de l'auteur. Sur le même motif (les femmes et leur volonté de prétendre au savoir et à l'art dans une société de salon), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-femmes-savantes/#i_2794

DOM JUAN (mise en scène B. Jaques)

  • Écrit par 
  • Christian BIET
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À travers sa mise en scène d'Elvire Jouvet 40, d'après les carnets de travail de Louis Jouvet, Brigitte Jaques s'était intéressée au Dom Juan de Molière, aux rôles et à la manière de les dire. Cette fois, sans abandonner le travail de l'acte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dom-juan/#i_2794

DOM JUAN, Molière - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 131 mots
  •  • 1 média

Le 15 février 1665, Molière (1622-1673) donne Dom Juan, une comédie fort dangereuse, à la suite de Tartuffe qui venait d'être interdit. Quinze jours après la première, les pressions de toutes sortes et la prudence font que l'écrivain retire sa pièce : Le Festin de pierre, cette version originale qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dom-juan-moliere/#i_2794

L'ÉCOLE DES FEMMES, Molière - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 274 mots

Après le succès de L'École des maris (1661), Molière (1622-1673) décide de reprendre la même intrigue : une jeune fille échappe à son tuteur, un barbon, pour épouser un jeune homme qu'elle aime et dont elle est aimée. Le naturel et l'innocence triomphent du pouvoir et de l'argent. La farce venue de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-ecole-des-femmes-moliere/#i_2794

L'ÉCOLE DES FEMMES (mise en scène J. Lassalle)

  • Écrit par 
  • Christian BIET
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L'École des femmes, de Molière. À peine a-t-on prononcé ces quelques mots que tout se met en place. Le premier combat de Molière travesti en Arnolphe, les Maximes du mariage comme passage obligé du tyran domestique, le jeu des quiproquos. Et une pièce jugée éclatante, une comédie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-ecole-des-femmes-mise-en-scene-j-lassalle/#i_2794

LES FOURBERIES DE SCAPIN, Molière - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
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Comédie en trois actes créée en 1671 au théâtre du Palais-Royal à Paris, Les Fourberies de Scapin semblent reprendre à leur compte, avec virtuosité, les tours et les figures de la comédie latine, puis italienne. D'antiques problèmes, que Molière (1622-1673) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-fourberies-de-scapin-moliere/#i_2794

LES FOURBERIES DE SCAPIN (mise en scène J.-L. Benoit)

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  • Christian BIET
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« Dans ce sac ridicule où Scapin s'enveloppe, /Je ne reconnais plus l'auteur du Misanthrope. » (Boileau, Art poétique). On a souvent tort de s'en remettre aveuglément à Boileau en matière de comédie. Son jugement sur Les Fourberies a une fois pour toutes instal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-fourberies-de-scapin/#i_2794

LE MISANTHROPE, Molière - Fiche de lecture

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  • Christian BIET
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Dès Boileau et la fin du xviie et surtout durant le xviiie siècle, on n'a cessé de célébrer Le Misanthrope de Molière (1622-1673) : une pièce aussi harmonieuse, aussi rigoureuse, en un mot une comédie aussi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-misanthrope/#i_2794

LE TARTUFFE, Molière - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 477 mots
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Le 12 mai 1664, au dernier jour des Plaisirs de l'Ile enchantée, cette grande fête donnée dans les jardins de Versailles, Molière joua Le Tartuffe, ou l'imposteur, devant le roi. Dans cette comédie initialement en trois actes et qu'il remaniera ensuite, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-tartuffe-moliere/#i_2794

TARTUFFE (mise en scène S. Braunschweig)

  • Écrit par 
  • Didier MÉREUZE
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En 2003, Stéphane Braunschweig se confrontait à Molière avec une mise en scène mémorable du Misanthrope. Alceste, tyran et victime des autres mais surtout de lui-même, réactionnaire dans son dégoût de tout ce qui est « moderne ». Cinq ans après, à l'occasion de ses adieux au Théâtre na […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tartuffe/#i_2794

LE TARTUFFE (mise en scène J.-M. Villégier)

  • Écrit par 
  • Christian BIET
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Tartuffe ne serait-il pas, aussi, l'image insinuante et sombre d'une France malade ? Tartuffe ne pourrait-il point être l'une de nos constantes nationales : l'appétit de fausseté, le plaisir de vaincre par la force du calcul sordide ? Dès lors, ne peut-on pas trouver Tartuffe parmi les « collabos » vertueux et, un moment, triomphants ? Pour sa cinquième mise en scène au théâtre de l'Athénée-Louis- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-tartuffe/#i_2794

ALCESTE (J.-B. Lully)

  • Écrit par 
  • Christian MERLIN
  •  • 287 mots
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En 1671, Jean-Baptiste Lully donne avec Molière, Pierre Corneille et Philippe Quinault Psyché , une tragédie-ballet qui annonce un genre nouveau, la tragédie lyrique, auquel Alceste, ou Le triomphe d'Alcide , créé à l'Académie royale de musique de Paris le 19 janvier 1674, va conférer ses lettres de noblesse. Jusqu'alors, le compositeur d'origine italien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alceste-j-b-lully/#i_2794

AMPHITRYON

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 289 mots

Dans la mythologie grecque, fils d'Alcée, roi de Tirynthe. Ayant tué par accident son oncle Élektryon, roi de Mycènes, Amphitryon s'enfuit avec Alcmène, la fille d'Élektryon, et se réfugia à Thèbes, où le roi Créon, son oncle maternel, lui accorda le pardon de sa faute. Alcmène accepta d'épouser Amphitryon à la condition qu'il vengeât ses frères, qui avaient tous, sauf un, été tués en combattant l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/amphitryon/#i_2794

BALLET

  • Écrit par 
  • Bernadette BONIS, 
  • Pierre LARTIGUE
  •  • 12 645 mots
  •  • 21 médias

Dans le chapitre « La comédie-ballet »  : […] Le ballet connaît le danger de se faire absorber par l'opéra ; il y échappera grâce à Molière qui l'intègre au théâtre. L'importance de cette tentative sera reconnue plus tard. Certes, il arrive aussi à Molière d'avoir simplement recours au ballet de cour dans Le Mariage forcé ou à des danses décoratives dans ses premières pièces, mais dans Les Fâcheux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ballet/#i_2794

BAROQUE

  • Écrit par 
  • Claude-Gilbert DUBOIS, 
  • Pierre-Paul LACAS, 
  • Victor-Lucien TAPIÉ
  •  • 20 831 mots
  •  • 23 médias

Dans le chapitre « Les binômes « Renaissance-maniérisme » et « baroque-classicisme » »  : […] Pour comprendre la formation simultanée des styles baroque et classique, il convient de s'appuyer sur le complexe culturel appelé Renaissance. Ce mouvement, qui se manifeste en Italie à partir du Trecento ( xiv e  siècle), y atteint son point d'intensité maximale au xv e  si […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baroque/#i_2794

GENRES DRAMATIQUES

  • Écrit par 
  • Elsa MARPEAU
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Dans le chapitre « Le temps du drame »  : […] De façon plus générale, le xviii e  siècle lutte contre les théories et les systèmes figés. Trop à l'étroit dans les genres déjà existants, les dramaturges inventent une forme nouvelle qu'ils nomment le drame bourgeois, l'apparition du terme « drame » dans le Dictionnaire de l'Académie datant seulement de 1762. Il se fonde s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genres-dramatiques/#i_2794

CHRISTIE WILLIAM (1944- )

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 2 311 mots

Dans le chapitre « Du miracle d'« Atys » à Mozart »  : […] William Lincoln Christie naît à Buffalo (État de New York) le 19 décembre 1944. Sa formation musicale, commencée auprès de sa mère, comprend l'étude des instruments à clavier (piano, avec Laura Kelzy, orgue, auprès de Reed Jerome, clavecin, avec Igor Kipnis, au Berkshire Music Center de Tanglewood) ; elle est couronnée par un diplôme d'histoire de l'art obtenu en 1966 à l'université Harvard. Il a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-christie/#i_2794

COMÉDIE

  • Écrit par 
  • Robert ABIRACHED
  •  • 5 416 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'entrée en littérature »  : […] Mais, aux alentours de 1630, voici que l'évolution se précipite soudain. L'aristocratie commence à se policer et à s'intéresser aux débats littéraires et philosophiques ; les femmes prennent une place de plus en plus importante dans la société ; des salles de théâtre se créent, encore mal équipées, mais animées par des troupes de premier ordre qui s'y fixent en permanence. Les nouveaux théoriciens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comedie/#i_2794

COMÉDIE-BALLET

  • Écrit par 
  • Philippe BEAUSSANT
  •  • 736 mots

L'histoire de la comédie-ballet est fort courte : onze ans à peine, 1661-1672. Elle naît, en apparence, par hasard : lors de la fête de Vaux donnée par Fouquet (août 1661), afin de donner aux danseurs le temps de se changer entre les « entrées » du ballet, on intercale celle-ci entre les scènes d'une comédie. Cela s'était fait déjà : mais la nouveauté, due sans doute à l'initiative de Molière, est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comedie-ballet/#i_2794

DON JUAN

  • Écrit par 
  • Michel BERVEILLER
  •  • 5 639 mots

Dans le chapitre « Molière : un chef-d'œuvre ambigu »  : […] Grâce à ces auteurs, aux troupes italiennes, au théâtre forain, le mythe était déjà populaire en France quand Molière le reprit pour son compte en 1665, dans une pièce en prose qui, si elle n'est pas la plus belle de toutes ses comédies, en est la plus audacieuse et la plus troublante. Audacieuse dans sa forme, mais davantage en son propos. Alors que la cabale dévote avait réussi à faire interdire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/don-juan/#i_2794

FARCE

  • Écrit par 
  • Cedric E. PICKFORD
  •  • 1 160 mots

Dans le chapitre « L'importance de la farce française »  : […] L'influence de la farce française sur la littérature européenne a souvent été sous-estimée. Aux Pays-Bas, les acteurs ont joué des farces dans les mêmes conditions qu'en France, comme en témoignent les tableaux des peintres flamands tel Pieter Balten (surtout sa Kermesse des paysans ). Selon Gustave Cohen, les guerres d'Italie ont offert l'occasion d'influencer la commedia de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/farce/#i_2794

FIORELLI TIBERIO (1608-1694)

  • Écrit par 
  • Armel MARIN
  •  • 384 mots

Un des plus célèbres acteurs italiens, passé à la postérité sous les traits de Scaramouche, personnage de la commedia dell'arte, variante du Capitan, mais qui comporte quelque chose du Zanni (ou bouffon). Fils de Silvio Fiorelli, le “capitaine Matamoros”, Tiberio serait venu en France pour la première fois en 1645 avec la troupe de Guiseppe Bianchi ; après plusieurs séjours, il s'y installe vers 1 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tiberio-fiorelli/#i_2794

FOYERS DE CULTURE

  • Écrit par 
  • Gilbert GADOFFRE
  •  • 9 694 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Versailles, théâtre de l'autorité royale »  : […] L'organisation de Versailles en foyer de civilisation et de culture en même temps que de gouvernement et d'administration a fait de cette ville artificielle un exemple de centralisation absolue unique au monde. Mais ses activités étaient si nombreuses qu'on peut se demander à quel niveau se plaçaient les fonctions culturelles dans cet ensemble polymorphe, à la fois logis du roi, hôtel de cour, ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/foyers-de-culture/#i_2794

HARPAGON

  • Écrit par 
  • Hélène LACAS
  •  • 647 mots

L'une des créations les plus fortes de Molière, Harpagon , appartient à cette catégorie de personnages qui sont passés à la postérité. Molière a trouvé dans Euclion ( La Marmite , de Plaute) le modèle de son avare. En l'appelant Harpagon, il lui donne un nom d'injure à l'intention des maîtres rapaces. De scène en scène, détail par détail, avec de plus en plus de relief jusqu' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/harpagon/#i_2794

IMBROGLIO

  • Écrit par 
  • Denise BRAHIMI
  •  • 267 mots

Mot d'origine italienne qui n'est guère attesté en France qu'à la fin du xvii e siècle. Il signifie « embrouille » et il semble surtout employé pour désigner certaines pièces de théâtre dont l'intrigue est d'une particulière complexité. Le plaisir du public consiste à résoudre l'énigme, au terme de nombreux épisodes plaisants. On trouve des exemp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/imbroglio/#i_2794

FRANÇAISE LITTÉRATURE, XVIIe s.

  • Écrit par 
  • Patrick DANDREY
  •  • 7 323 mots

Dans le chapitre « La comédie »  : […] Entre-temps, la comédie a opéré dans la hiérarchie des jugements poétiques une ascension considérable, au point de rivaliser en considération avec le genre tragique. Corneille et Rotrou avaient d’abord tiré de la comédie d’intrigue romanesque et de registre galant, dans le sillage de la commedia erudita italienne, un miroir flatte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-francaise-xviie-s/#i_2794

LULLY JEAN-BAPTISTE

  • Écrit par 
  • Philippe BEAUSSANT
  •  • 2 203 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'avènement de la comédie-ballet »  : […] Vers 1660, Lulli a déjà atteint la notoriété. Favori du roi, riche, il se fait naturaliser et francise son nom en Lully. En 1664 commence la collaboration de Lully avec Molière, qui va donner le jour à neuf comédies-ballets ( Le Mariage forcé , La Princesse d'Élide , 1664 ; L'Amour médecin , 1665 ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-lully/#i_2794

LULLY JEAN-BAPTISTE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Christian MERLIN
  •  • 431 mots

29 novembre 1632 Giovanni Battista Lulli naît à Florence. 16 mai 1661 Louis XIV nomme Jean-Baptiste Lully surintendant et compositeur de la musique de la Chambre du roi ; Lully est naturalisé français en décembre 1661. 14 octobre 1670 La comédie-ballet Le Bourgeois gentilhomme est créée au ch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lully-reperes-chronologiques/#i_2794

PRÉCIOSITÉ

  • Écrit par 
  • Roger LATHUILLÈRE
  •  • 2 980 mots

Dans le chapitre « Apparences et caricatures »  : […] On se fonde, pour dater l'apparition des précieuses, sur une lettre du chevalier Renaud de Sévigné à Christine de France, duchesse de Savoie, le 3 avril 1654 : « Il y a une nature de filles et de femmes à Paris que l'on nomme « précieuses », qui ont un jargon et des mines, avec un démanchement merveilleux : l'on en a fait une carte pour naviguer en leur pays. » Dès lors, on trouve de nombreuses al […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preciosite/#i_2794

ROUSSILLON JEAN-PAUL (1931-2009)

  • Écrit par 
  • Didier MÉREUZE
  •  • 1 029 mots

Metteur en scène et interprète de plus d'une centaine de pièces, Jean-Paul Roussillon, sociétaire honoraire de la Comédie-Française, est décédé le 31 juillet 2009 à Auxerre, à l'âge de soixante-dix-huit ans, au terme d'une vie qui se confond avec le théâtre. Né à Paris, Jean-Paul Roussillon est le fils d'un chanteur de caf'conc' à Bordeaux devenu souffleur, puis directeur de scène à la Comédie-F […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-paul-roussillon/#i_2794

SCAPIN

  • Écrit par 
  • Hélène LACAS
  •  • 961 mots

Dans le théâtre de Molière, entre le fils avide, fringant mais désargenté, et le père, fortuné mais sénile et méfiant, le valet, lié à l'un et à l'autre, serviteur familier et dépendant des deux, participe en tant que témoin et confident à l'éternel affrontement des générations. Ce rôle privilégié qui lui est donné fait de lui parfois, dans le monde à l'envers qu'est la scène, le maître de jeu. Ni […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scapin/#i_2794

SHADWELL THOMAS (1642-1692)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 762 mots

Né dans le Norfolk, Thomas Shadwell est étudiant à Gonville and Caius College (Cambridge), puis passe au Middle Temple (Londres). Selon la coutume des jeunes intellectuels, il voyage quelque temps sur le continent. À son retour, il prend le goût du théâtre et fait jouer sa première pièce, Les Amants maussades ( The Sullen Lovers ) en 1668. C'est une ada […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-shadwell/#i_2794

THÉÂTRE OCCIDENTAL - Histoire

  • Écrit par 
  • Robert PIGNARRE
  •  • 8 346 mots

Dans le chapitre « Le classicisme français »  : […] Le classicisme apparaît, à sa date, comme un réveil tardif de la poussée vitale qui avait produit la comedia , la commedia dell'arte et le drame élisabéthain. Seulement, au baroque triomphant dans ces trois écoles il oppose un parti pris de stricte économie des moyens. Si cette volonté n'a pas été stérilisante, c'est principalement grâce à l'étonnante co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-histoire/#i_2794

THÉÂTRE OCCIDENTAL - L'interprétation des classiques

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 7 281 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les plaisirs de l'exigence »  : […] Durant tout ce temps on joue et l'on rejoue Molière. Peut-être par confort, ou par pédagogie, mais peu importe, il passe encore la rampe. Molière est donc sans cesse revisité depuis Vilar, Planchon et Vitez. Chaque saison apporte son lot de « lectures », sans qu'on puisse déterminer une unité, ou même des écoles. Il y a donc des manières, spécifiques aux metteurs en scène. Molière- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-l-interpretation-des-classiques/#i_2794

Pour citer l’article

Antoine ADAM, Alfred SIMON, « MOLIÈRE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/moliere/