MOLIÈRE

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Dans la longue tradition de la littérature comique, qui naît avec Aristophane et qui n'a cessé de se développer depuis la Grèce classique jusqu'au xxe siècle, le nom de Molière figure parmi les plus grands. Il n'est pas question de ramener tout l'art de la comédie à l'imitation de ses pièces et nul aujourd'hui n'aurait cette prétention. Mais elles gardent une valeur éminente. C'est dans le cadre de l'histoire du théâtre qu'il est le plus utile de les étudier. La vie même de l'écrivain et sa conception de l'art du comédien se relient étroitement à son œuvre et permettent d'en saisir la signification.

Philosophe du bon sens bourgeois, moraliste du juste milieu, autant de titres que Molière a acquis aux dépens de son renom d'homme de théâtre. L'homme du jeu corporel, de la posture, de la grimace, l'héritier des farceurs et le chef de troupe ont été longtemps négligés par la critique. C'est pourquoi l'homme de théâtre mérite une particulière attention.

La carrière d'un comédien

Molière, de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin, naquit à Paris. Fils d'un tapissier ordinaire du roi, il fit ses études au collège de Clermont où les jésuites assuraient l'instruction des fils de la noblesse et de la riche bourgeoisie. Son père le destinait à lui succéder dans sa charge, mais le jeune homme se détourna de la carrière qui lui était préparée et forma avec quelques amis une troupe de comédiens.

Cette troupe se constitua par acte notarié le 13 juin 1643 et s'appela l'Illustre-Théâtre. Elle loua successivement deux salles. Dans les deux cas, l'échec fut complet. Elle fit faillite, et le jeune Poquelin fut emprisonné pour dettes. Libéré après quelques jours, il partit pour la province. La troupe où il entre est signalée en Gascogne, en Bretagne, en Languedoc et enfin dans la région du Rhône. En 1650, il fut choisi par ses compagnons pour être leur [...]

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MOLIÈRE - (repères chronologiques)

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15 janvier 1622 Baptême de Jean-Baptiste Poquelin en l'église Saint-Eustache à Paris.1636 Études chez les jésuites au collège de Clermont. Se prépare à devenir avocat.1643 Molière fonde avec les Béjart la troupe de l'Illustre-Théâtre.1644 Liaison amoureuse de Molière avec Madeleine Béjart.1645 L'Illustre-Théâ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moliere-reperes-chronologiques/

AMPHITRYON (mise en scène C. Rauck)

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DOM JUAN, Molière - Fiche de lecture

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DOM JUAN (mise en scène B. Jaques)

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L'ÉCOLE DES FEMMES, Molière - Fiche de lecture

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Après le succès de L'École des maris (1661), Molière (1622-1673) décide de reprendre la même intrigue : une jeune fille échappe à son tuteur, un barbon, pour épouser un jeune homme qu'elle aime et dont elle est aimée. Le naturel et l'innocence triomphent du pouvoir et de l'argent. La […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-ecole-des-femmes-moliere/#i_2794

LES FEMMES SAVANTES, Molière - Fiche de lecture

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  • Christian BIET
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Avant-dernière comédie de Molière (1622-1673), Les Femmes savantes font écho aux Précieuses ridicules (1659) qui ont ouvert la carrière parisienne de l'auteur. Sur le même motif (les femmes et leur volonté de prétendre au savoir et à l'art dans une société de salon), Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-femmes-savantes/#i_2794

LES FOURBERIES DE SCAPIN, Molière - Fiche de lecture

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LE MISANTHROPE, Molière - Fiche de lecture

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LE TARTUFFE, Molière - Fiche de lecture

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Le 12 mai 1664, au dernier jour des Plaisirs de l'Ile enchantée, cette grande fête donnée dans les jardins de Versailles, Molière joua Le Tartuffe, ou l'imposteur, devant le roi. Dans cette comédie initialement en trois actes et qu'il remaniera ensuite, Molière s'était […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-tartuffe-moliere/#i_2794

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En 2003, Stéphane Braunschweig se confrontait à Molière avec une mise en scène mémorable du Misanthrope. Alceste, tyran et victime des autres mais surtout de lui-même, réactionnaire dans son dégoût de tout ce qui est « moderne ». Cinq ans après, à l'occasi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tartuffe/#i_2794

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En 1671, Jean-Baptiste Lully donne avec Molière, Pierre Corneille et Philippe Quinault Psyché , une tragédie-ballet qui annonce un genre nouveau, la tragédie lyrique, auquel Alceste, ou Le triomphe d'Alcide , créé à l'Académie royale de musique de Paris le 19 janvier 1674, va conférer ses lettres de noblesse. Jusqu'alors, le compositeur d'origine i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alceste-j-b-lully/#i_2794

AMPHITRYON

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Dans la mythologie grecque, fils d'Alcée, roi de Tirynthe. Ayant tué par accident son oncle Élektryon, roi de Mycènes, Amphitryon s'enfuit avec Alcmène, la fille d'Élektryon, et se réfugia à Thèbes, où le roi Créon, son oncle maternel, lui accorda le pardon de sa faute. Alcmène accepta d'épouser Amphitryon à la condition qu'il vengeât ses frères, q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/amphitryon/#i_2794

BALLET

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  • Écrit par 
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COMÉDIE

  • Écrit par 
  • Robert ABIRACHED
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Dans le chapitre « L'entrée en littérature »  : […] Mais, aux alentours de 1630, voici que l'évolution se précipite soudain. L'aristocratie commence à se policer et à s'intéresser aux débats littéraires et philosophiques ; les femmes prennent une place de plus en plus importante dans la société ; des salles de théâtre se créent, encore mal équipées, mais animées par des troupes de premier ordre qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comedie/#i_2794

COMÉDIE-BALLET

  • Écrit par 
  • Philippe BEAUSSANT
  •  • 736 mots

L'histoire de la comédie-ballet est fort courte : onze ans à peine, 1661-1672. Elle naît, en apparence, par hasard : lors de la fête de Vaux donnée par Fouquet (août 1661), afin de donner aux danseurs le temps de se changer entre les « entrées » du ballet, on intercale celle-ci entre les scènes d'une comédie. Cela s'était fait déjà : mais la nouvea […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comedie-ballet/#i_2794

DON JUAN

  • Écrit par 
  • Michel BERVEILLER
  •  • 5 639 mots

Dans le chapitre « Molière : un chef-d'œuvre ambigu »  : […] Grâce à ces auteurs, aux troupes italiennes, au théâtre forain, le mythe était déjà populaire en France quand Molière le reprit pour son compte en 1665, dans une pièce en prose qui, si elle n'est pas la plus belle de toutes ses comédies, en est la plus audacieuse et la plus troublante. Audacieuse dans sa forme, mais davantage en son propos. Alors q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/don-juan/#i_2794

FARCE

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Dans le chapitre « L'importance de la farce française »  : […] L'influence de la farce française sur la littérature européenne a souvent été sous-estimée. Aux Pays-Bas, les acteurs ont joué des farces dans les mêmes conditions qu'en France, comme en témoignent les tableaux des peintres flamands tel Pieter Balten (surtout sa Kermesse des paysans ). Selon Gustave Cohen, les guerres d'Italie ont offert l'occasion […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/farce/#i_2794

FIORELLI TIBERIO (1608-1694)

  • Écrit par 
  • Armel MARIN
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Un des plus célèbres acteurs italiens, passé à la postérité sous les traits de Scaramouche, personnage de la commedia dell'arte, variante du Capitan, mais qui comporte quelque chose du Zanni (ou bouffon). Fils de Silvio Fiorelli, le “capitaine Matamoros”, Tiberio serait venu en France pour la première fois en 1645 avec la troupe de Guiseppe Bianchi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tiberio-fiorelli/#i_2794

FOYERS DE CULTURE

  • Écrit par 
  • Gilbert GADOFFRE
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Dans le chapitre « Versailles, théâtre de l'autorité royale »  : […] L'organisation de Versailles en foyer de civilisation et de culture en même temps que de gouvernement et d'administration a fait de cette ville artificielle un exemple de centralisation absolue unique au monde. Mais ses activités étaient si nombreuses qu'on peut se demander à quel niveau se plaçaient les fonctions culturelles dans cet ensemble pol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/foyers-de-culture/#i_2794

GENRES DRAMATIQUES

  • Écrit par 
  • Elsa MARPEAU
  •  • 1 607 mots

Dans le chapitre « Le temps du drame »  : […] De façon plus générale, le xviii e  siècle lutte contre les théories et les systèmes figés. Trop à l'étroit dans les genres déjà existants, les dramaturges inventent une forme nouvelle qu'ils nomment le drame bourgeois, l'apparition du terme « drame » dans le Dictionnaire de l'Académie datant seulement de 1762. Il se fonde sur une opposition conjo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genres-dramatiques/#i_2794

HARPAGON

  • Écrit par 
  • Hélène LACAS
  •  • 647 mots

L'une des créations les plus fortes de Molière, Harpagon , appartient à cette catégorie de personnages qui sont passés à la postérité. Molière a trouvé dans Euclion ( La Marmite , de Plaute) le modèle de son avare. En l'appelant Harpagon, il lui donne un nom d'injure à l'intention des maîtres rapaces. De scène en scène, détail par détail, avec de p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/harpagon/#i_2794

IMBROGLIO

  • Écrit par 
  • Denise BRAHIMI
  •  • 267 mots

Mot d'origine italienne qui n'est guère attesté en France qu'à la fin du xvii e siècle. Il signifie « embrouille » et il semble surtout employé pour désigner certaines pièces de théâtre dont l'intrigue est d'une particulière complexité. Le plaisir du public consiste à résoudre l'énigme, au terme de nombreux épisodes plaisants. On trouve des exempl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/imbroglio/#i_2794

LULLY JEAN-BAPTISTE

  • Écrit par 
  • Philippe BEAUSSANT
  •  • 2 203 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'avènement de la comédie-ballet »  : […] Vers 1660, Lulli à déjà atteint la notoriété. Favori du roi, riche, il se fait naturaliser et francise son nom en Lully. En 1664 commence la collaboration de Lully avec Molière, qui va donner le jour à neuf comédies-ballets ( Le Mariage forcé , La Princesse d'Élide , 1664 ; L'Amour médecin , 1665 ; La Pastorale comique , 1667 ; Le Sicilien , 1667 ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-lully/#i_2794

LULLY JEAN-BAPTISTE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Christian MERLIN
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29 novembre 1632 Giovanni Battista Lulli naît à Florence. 16 mai 1661 Louis XIV nomme Jean-Baptiste Lully surintendant et compositeur de la musique de la Chambre du roi ; Lully est naturalisé français en décembre 1661. 14 octobre 1670 La comédie-ballet Le Bourgeois gentilhomme est créée au château de Chambord. 17 janvier 1671 La tragédie-balle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lully-reperes-chronologiques/#i_2794

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Dans le chapitre « Apparences et caricatures »  : […] On se fonde, pour dater l'apparition des précieuses, sur une lettre du chevalier Renaud de Sévigné à Christine de France, duchesse de Savoie, le 3 avril 1654 : « Il y a une nature de filles et de femmes à Paris que l'on nomme « précieuses », qui ont un jargon et des mines, avec un démanchement merveilleux : l'on en a fait une carte pour naviguer en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preciosite/#i_2794

ROUSSILLON JEAN-PAUL (1931-2009)

  • Écrit par 
  • Didier MÉREUZE
  •  • 1 029 mots

Metteur en scène et interprète de plus d'une centaine de pièces, Jean-Paul Roussillon, sociétaire honoraire de la Comédie-Française, est décédé le 31 juillet 2009 à Auxerre, à l'âge de soixante-dix-huit ans, au terme d'une vie qui se confond avec le théâtre. Né à Paris, Jean-Paul Roussillon est le fils d'un chanteur de caf'conc' à Bordeaux devenu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-paul-roussillon/#i_2794

SCAPIN

  • Écrit par 
  • Hélène LACAS
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Dans le théâtre de Molière, entre le fils avide, fringant mais désargenté, et le père, fortuné mais sénile et méfiant, le valet, lié à l'un et à l'autre, serviteur familier et dépendant des deux, participe en tant que témoin et confident à l'éternel affrontement des générations. Ce rôle privilégié qui lui est donné fait de lui parfois, dans le mond […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scapin/#i_2794

SHADWELL THOMAS (1642-1692)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
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Né dans le Norfolk, Thomas Shadwell est étudiant à Gonville and Caius College (Cambridge), puis passe au Middle Temple (Londres). Selon la coutume des jeunes intellectuels, il voyage quelque temps sur le continent. À son retour, il prend le goût du théâtre et fait jouer sa première pièce, Les Amants maussades ( The Sullen Lovers ) en 1668. C'est u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-shadwell/#i_2794

THÉÂTRE OCCIDENTAL - Histoire

  • Écrit par 
  • Robert PIGNARRE
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Dans le chapitre « Le classicisme français »  : […] Le classicisme apparaît, à sa date, comme un réveil tardif de la poussée vitale qui avait produit la comedia , la commedia dell'arte et le drame élisabéthain. Seulement, au baroque triomphant dans ces trois écoles il oppose un parti pris de stricte économie des moyens. Si cette volonté n'a pas été stérilisante, c'est principalement grâce à l'étonn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-histoire/#i_2794

THÉÂTRE OCCIDENTAL - L'interprétation des classiques

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Dans le chapitre « Les plaisirs de l'exigence »  : […] Durant tout ce temps on joue et l'on rejoue Molière. Peut-être par confort, ou par pédagogie, mais peu importe, il passe encore la rampe. Molière est donc sans cesse revisité depuis Vilar, Planchon et Vitez. Chaque saison apporte son lot de « lectures », sans qu'on puisse déterminer une unité, ou même des écoles. Il y a donc des manières, spécifiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-l-interpretation-des-classiques/#i_2794

Voir aussi

Pour citer l’article

Antoine ADAM, Alfred SIMON, « MOLIÈRE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/moliere/