IDÉALISME

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Les mathématiques et l'idéalisme

La réalité mathématique se présente sous trois aspects : entités, conceptions abstraites, symboles. Privilégier l'un de ces aspects à l'exclusion des autres donne à chaque fois une philosophie des mathématiques : platonisme ou réalisme, constructivisme, formalisme. L'attitude constructiviste, représentée par les intuitionnistes qui se rangent du côté de Luitzen Egbertus Jan Brouwer, correspond à l'idéalisme.

Les intuitionnistes soutiennent que les mathématiques consistent en une activité mentale d'engendrement d'objets et de preuves. Aucune proposition n'a de valeur de vérité indépendamment du fait que nous en possédons une démonstration ou une réfutation. Admettre qu'une proposition est vraie ou fausse en soi implique la croyance à une réalité mathématique en soi, alors que seule une construction effective peut conférer à une proposition une valeur logique. Les raisons par lesquelles les intuitionnistes rejettent la validité universelle et a priori du tiers exclu suffisent à mettre en lumière le caractère idéaliste de la doctrine : les mathématiques sont coextensives à l'expérience subjective qu'on en a, dans des constructions ou des opérations réalisées dans la pensée. Le langage symbolique n'est qu'un moyen d'enregistrement qui facilite la communication.

Le point de vue formaliste s'apparente au positivisme, qui attribue un caractère de certitude fondamentale aux constatations des sens. Ce qui est objet de perception sensible en l'occurrence, ce sont les symboles concrets et les suites de tels symboles, appelées formules. Les mathématiques seront donc des systèmes de formules obtenues par des manipulations réglées de symboles concrets. Une démonstration formelle ou formalisée est une suite de formules dont chacune est soit un axiome soit un conséquent de règle dont l'antécédent est un axiome ou une formule déjà démontrée. En fait, personne n'a jamais vu de dé [...]


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Écrit par :

  • : professeur à l'université Paris-XII-Val-de-Marne, Créteil

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BERKELEY GEORGE (1685-1753)

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  • Geneviève BRYKMAN
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Soucieux d'enrayer la marée montante du scepticisme induite par le progrès des sciences positives, Berkeley fut essentiellement un apologiste. Mais il fut aussi un authentique philosophe, dont l'ambition paradoxale était de définir, d'une façon à la fois nouvelle et traditionnelle, les rapports entre Dieu et les êtres finis. Selon lui, la distinction aristotélicienne, reprise par Locke, entre le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/george-berkeley/#i_50

BOSANQUET BERNARD (1848-1923)

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  • Françoise ARMENGAUD
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Philosophe anglais, qui fut professeur à Saint Andrews. Bosanquet est un représentant original, avec Bradley et Royce, de l'idéalisme néo-hégélien. Il était le combattant d'une cause perdue en ce qu'il se voulait le défenseur de l'idéalisme ancien (absolu) contre les « hérésies » de l'idéalisme personnaliste en un temps où se dissociaient les deux sources traditionnelles d'inspiration de la philos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-bosanquet/

BRUNSCHVICG LÉON (1869-1944)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
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Philosophe français, né à Paris, Léon Brunschvicg entre, en 1880, à l'École normale supérieure et suit à la Sorbonne les cours de Victor Brochard et d'Émile Boutroux. Sa thèse de doctorat a pour sujet et pour titre La Modalité du jugement (1892). Il fonde, en 1893, la Revue de métaphysique et de morale , avec Xavier Léon et Élie Halévy. Nommé professeur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leon-brunschvicg/#i_50

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
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Dans le chapitre « Idéalisme ou réalisme »  : […] Le principe de causalité peut être envisagé de deux points de vue radicalement différents : ou bien on suppose que notre raison saisit la réalité et le mot « causalité » désigne un ensemble de relations d'ordre entre les choses elles-mêmes, touchant leur permanence, leur succession et leurs interactions ; ou bien l'idée de causalité ne dénote pas une propriété des choses elles-mêmes, mais seulemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_50

CIVISME

  • Écrit par 
  • Bernard GUILLEMAIN
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Dans le chapitre « Le fondement du civisme »  : […] Civisme et moralité pure . Il serait en effet tentant de faire du civisme une obligation de la moralité pure. Si l'on y parvenait, l'anticivisme se changerait en incivisme de la pensée, c'est-à-dire, encore que les termes jurent entre eux, en une faute purement théorique. Kant a pourtant voulu fonder un devoir de servir la société politique. On sait que, contre Wolff, Kant r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/civisme/#i_50

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
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Dans le chapitre « Le problème de la connaissance »  : […] La question se complique du fait que la connaissance ne peut être analysée selon un modèle unique. Il y a une forme de connaissance qui est liée à la présence physique de la chose connue et à une interaction entre celle-ci et le système nerveux (par l'intermédiaire des organes des sens) : c'est la perception sensible. Mais il est aussi possible de se représenter un objet qui n'est pas physiquement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_50

CORPS - Soma et psyché

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  • Pierre FÉDIDA
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La distinction entre soma et psyché et le jeu d'oppositions complémentaires que sous-tendent et engagent ces notions participent d'une prise de conscience dont l'histoire s'identifie, pour une large part, à la tradition de l'idéalisme occidental. On sait que cette distinction, pour aussi évidente qu'elle soit devenue à notre habitude de pensée, ne tro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/corps-soma-et-psyche/#i_50

DESCARTES RENÉ

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  • Ferdinand ALQUIÉ
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Dans le chapitre « Le primat de la pensée »  : […] Là ne se borne pas, cependant, sa fécondité. Le cogito permet d'affirmer le primat de la pensée sur tout objet connu, ce qui ouvre la voie à l' idéalisme, au kantisme, à la phénoménologie. À la fin de la Méditation seconde , la célèbre analyse dite du morceau de cire établit que la perception des corps se réduit à une « inspection de l'esprit », et que l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_50

EMPIRISME

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  • Edmond ORTIGUES
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Dans le chapitre « La croyance chez Kant et chez Hume »  : […] Or ce concept de croyance, qui permet d'anticiper pas à pas les possibilités de l'expérience, est justement ce qui va disparaître chez Kant au profit d'une anticipation globale des possibilités de l'expérience en général. Dans l'introduction à la Critique de la raison pure (2 e  éd.), Kant écrit : « Si toute connaissance débute avec l'expérience, cel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_50

FICHTE JOHANN GOTTLIEB (1762-1814)

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Dans le chapitre « De la politique à la philosophie »  : […] Les questions que suscite la politique sont aussi théoriques et transcendantales. Que l'on considère le problème de l'existence d'autrui, dont Fichte, dans les Leçons sur la destination du savant ( Einige Vorlesungen über die Bestimmung des Gelehrten , 1794), souligne la portée systématique. Si ce problème n'est pas résolu, le fondement de la politique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-gottlieb-fichte/#i_50

GOURMONT REMY DE (1858-1915)

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S'il fut un esprit attentif jusqu'à la passion au « paysage littéraire » (l'expression est de lui) de son temps, c'est bien Remy de Gourmont pour qui « la littérature est peut-être avec la religion la passion abstraite qui secoue le plus violemment les hommes ». En plein essor de la « littérature industrielle », Gourmont choisit son camp, celui du petit nombre de ceux qui, en cette fin du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/remy-de-gourmont/#i_50

HAMELIN OCTAVE (1856-1907)

  • Écrit par 
  • Jean-Louis DUMAS
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Professant un idéalisme dialectique, Octave Hamelin enseigna la philosophie à l'université de Bordeaux, puis à l'École normale supérieure et à la Sorbonne. Il écrivit notamment : Essai sur les éléments principaux de la représentation (1907), Le Système de Descartes (1911), Le Système d'Aristote (1920), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/octave-hamelin/#i_50

HEGEL GEORG WILHELM FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT, 
  • Yves SUAUDEAU
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Dans le chapitre « L'idée, concret ultime »  : […] Hegel situe lui-même sa philosophie dans la tradition idéaliste, en assimilant habilement à celle-ci, ou en récupérant à son profit, tout ce qui dans l'histoire de la pensée a fait mine de s'en séparer ou de la contrarier : matérialisme, « réalisme », empirisme, « naturalisme », etc. Tout ce qui a pu croire échapper illusoirement à l'idéalisme s'y retrouve heureusement après avoir parcouru des éta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-wilhelm-friedrich-hegel/#i_50

HEGEL GEORG WILHELM FRIEDRICH, en bref

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 183 mots
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Par son ampleur, sa volonté de systématisation, la technicité de ses analyses, son encyclopédisme, l'œuvre de Hegel demeure l'un des massifs les plus impressionnants de la philosophie occidentale. Son « idéalisme absolu » est en fait une remise en cause du dualisme platonicien qui oppose sensible et intelligible. Pour Hegel, l'Esprit n'est qu'à s'objectiver dans des œuvres (politiques, artistiques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hegel-g-w-f-en-bref/#i_50

IDÉALISME ALLEMAND

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT
  •  • 7 090 mots

Dans le chapitre « Une généalogie philosophique »  : […] La sélection et la classification des philosophies s'opèrent selon des critères divers. Elles s'ordonnent traditionnellement selon des couples d'opposés : philosophies intellectuelles ou sentimentales, systématiques ou éclectiques, rationnelles ou mystiques, métaphysiques ou positivistes, dogmatiques ou critiques, etc. L'un des affrontements les plus significatifs, et peut-être le plus communémen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme-allemand/#i_50

IMMÉDIAT

  • Écrit par 
  • Dominique LECOURT
  •  • 3 909 mots

La constitution du mot recèle le nœud des problèmes philosophiques où s'embarrasse la pensée qui veut prendre l'immédiat pour objet. Mieux vaudrait dire : sa re -constitution puisque l'adjectif substantivé –« immédiat » – n'est que le double tardif du substantif « immédiateté ». Qu'on ne tienne pas cette formation seconde pour secondaire. Les deux mots ne font pas double empl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immediat/#i_50

INTUITION

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 568 mots

Dans le chapitre « De l'intuition opératoire à l'intuition productive »  : […] La critique kantienne, qui est à l'origine de la plupart des épistémologies modernes, maintient le rôle fondamental de l'intuition, mais lui donne un sens tout nouveau. En vertu du principe de l' idéalisme transcendantal, qui est une philosophie du sujet, cette notion perd son caractère réceptif ou contemplatif ; elle relève de l'acte ou de l'objet comme produit d'un acte. La doctrine de l'intui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intuition/#i_50

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 11 650 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La mise en question de l'« esprit » hégélien »  : […] C'est à ce point que survient la philosophie hégélienne. On a dit plus haut quel rôle y joue l'activité médiatrice de la raison, pour surmonter successivement l'opposition de la nature et de l'esprit, celle de l'esprit subjectif et de l'esprit objectif, dans le monde de la culture et de l'État. Mais, au niveau de l'histoire profonde auquel on se situe maintenant, ce qui doit être mis en question, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_50

MARXISME - Le matérialisme dialectique

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 6 386 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  Les thèses du matérialisme dialectique »  : […] Le contenu du matérialisme dialectique peut être ramené à quelques énoncés élémentaires : le premier affirme que toute l'histoire de la philosophie est déterminée par la lutte entre deux tendances, deux camps : le matérialisme et l'idéalisme. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marxisme-le-materialisme-dialectique/#i_50

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 011 mots

Dans le chapitre « Méthodes et philosophie »  : […] On a souvent noté que les disciplines les moins avancées ou les plus pauvres en grands résultats font le plus de place aux discussions méthodologiques. Elles se perdent dans les préalables. Le vrai est que la méthode ne précède pas la connaissance, elle la suit, on le voit sur l'exemple des mathématiques. Quand ils ont résolu un problème, les mathématiciens en tirent la leçon. La réussite suggère […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_50

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le statut philosophique des concepts modaux »  : […] Les difficultés qu'on rencontre pour représenter dans un formalisme cohérent les diverses notions modales expliquent que les logiciens les aient rejetées aux frontières de la logique classique du vrai et du faux, et que, quand ils les ont prises en compte, ils se soient heurtés au fait qu'elles semblent indissociables de leurs contenus particuliers. Il y a en effet une ambiguïté fondamentale dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_50

MOORE GEORGE EDWARD (1873-1958)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 564 mots

Dans le chapitre « La critique du psychologisme, de l'idéalisme et du naturalisme éthique »  : […] Le plus important des articles de jeunesse de Moore, « The Nature of judgment » ( Mind , 1899), est consacré à la critique des Principles of Logic de Francis Herbert Bradley, et, par-delà, du psychologisme. Nos jugements ne portent pas sur « nos idées », mais sur ce à quoi nos idées se réfèrent, c'est-à-dire ce que Moore appelle un «  concept ». Ce dern […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/george-edward-moore/#i_50

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

Dans le chapitre « Les doctrines de la chute »  : […] Si le courant des doctrines de la chute est dominé par la figure de Platon, son élaboration philosophique s'inaugure cependant avec les Upanishads et se prolonge, par-delà Origène, jusqu'à Descartes et Malebranche. L'axe qui joint des philosophies aussi différentes est le dualisme de l'âme et du corps. La vie humaine naît de leur rencontre et la mort est leur séparation. Mais, pour la pensée grec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_50

NIETZSCHE FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 9 775 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'idéalisme métaphysique »  : […] Selon Nietzsche, la philosophie, depuis Parménide, est dans son principe essentiel une ontologie métaphysique. Cela signifie qu'elle s'efforce de fixer les prédicats qui doivent appartenir à l' être identifié à l'Idéal ou au Bien. C'est en vertu de cette conception de l' être que l'ontologie reçoit la qualification d'idéalisme. Mais comme, d'autre part, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-nietzsche/#i_50

NIHILISME

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 4 432 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'origine du nihilisme : le néant de l'Idéal »  : […] Que recouvre le mot « Dieu » dans la proposition « Dieu est mort » ? Nietzsche l'explique : Dieu est la dénomination de l'être dans la philosophie occidentale et il cautionne un idéalisme métaphysique pour lequel l'être désigne une réalité intelligible, identifiée au Bien absolu et située au-delà du monde sensible. Or, la spéculation idéaliste, si elle a triomphé historiquement avec le christiani […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nihilisme/#i_50

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'être de Parménide »  : […] Si l'on fait ici une place à Parménide, alors qu'on sacrifie tant de grands auteurs dont on a gardé autre chose que des fragments, c'est que le Poème de Parménide permet de ressaisir l'affirmation ontologique en deçà de la métaphysique. « Il est », dit le Poème de Parménide ; ce disant, le penseur ne donne pas de sujet au verbe être ; il le laisse être d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_50

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Jacques MOUTAUX
  •  • 6 726 mots

Dans le chapitre « De l'histoire de la philosophie à la philosophie »  : […] L'apparition et le développement de l'histoire de la philosophie comme discipline autonome fondée sur la notion de système transforment la question des rapports entre la philosophie et son histoire. Ainsi conçue, en effet, l'histoire de la philosophie constitue une expérience objective en son ordre, autorisant par conséquent à poser la question transcendantale quid juris . S […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_50

POSTMODERNISME

  • Écrit par 
  • Carla CANULLO, 
  • Romain JOBEZ, 
  • Erik VERHAGEN
  •  • 5 158 mots

Dans le chapitre « Le crépuscule des « grands récits » »  : […] En philosophie, le postmodernisme devient sujet de débat en 1979 avec la publication de l'ouvrage de Jean-François Lyotard, La Condition postmoderne , que l'auteur caractérise par la perte de crédibilité et le déclin des métarécits qui sous-tendent le discours philosophique de la modernité. C'est autour de cette question que va éclater une querelle, dont les protagonistes se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/postmodernisme/#i_50

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Le mot « réalisme » a plusieurs acceptions. Le réalisme logique s'oppose au nominalisme, théorie des termes généraux : ceux-ci sont des noms d'entités pour le premier, des abréviations qui désignent collectivement des particuliers pour le second. Le réalisme métaphysique a pour antithèse l' idéalisme, que Berkeley appelle immatérialisme et qui consiste à nier l'existence d'une matière des corps, i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_50

RÉALITÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 4 964 mots

Dans le chapitre « De Berkeley à Kant »  : […] La notion de transcendance horizontale, ou de dépassement de l'esprit par soi, si elle est fort utilisée par les modernes, est pourtant bien loin de résoudre la véritable question. Et ce n'est pas sans raison que l'on a reproché aux phénoménologues de reprendre à leur compte, de façon plus subtile, un idéalisme voisin de celui de Berkeley. L'argumentation de Berkeley repose essentiellement sur l'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_50

ROYCE JOSIAH (1855-1916)

  • Écrit par 
  • Charles BALADIER
  •  • 592 mots

S'inscrivant, avec Francis Herbert Bradley et Bernard Bosanquet dans la ligne de l'« idéalisme » hégélien — étiquette que les intéressés récusent néanmoins —, Josiah Royce reprend, pour l'essentiel de son apport philosophique, le problème que posait le premier de ces trois penseurs anglo-saxons au sujet du rapport de l'individu avec l'absolu. Tandis que, pour Bradley, nous sommes en contact avec l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/josiah-royce/#i_50

SAGESSE

  • Écrit par 
  • Manuel de DIÉGUEZ
  •  • 10 380 mots

Dans le chapitre « L'intelligence visionnaire »  : […] Pour toute la tradition idéaliste, la sagesse véritable reposait sur la prétention à la connaissance de l'« être » ; et l'« être » passait pour l'« essence » locutrice de la chose. De cette fameuse essence parlante, l'Idée était censée porteuse. Si Lachès est jugé peu sage, dans Platon, c'est parce qu'il prétendait faire la guerre sans savoir, au juste, ce qu'est le courage militaire en son princ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sagesse/#i_50

SCHELLING FRIEDRICH WILHELM JOSEPH VON (1775-1854)

  • Écrit par 
  • Jean-François MARQUET
  •  • 4 155 mots

Comme l'a remarqué Schopenhauer, tout philosophe allemand, après Kant, se situe selon la place qu'il occupe en acceptant ou en rejetant la coupure instaurée par la Critique de la raison pure entre « ce qui apparaît » (le phénomène) et ce qui est en soi. D'un côté, Schopenhauer lui-même et, finalement, Nietzsche maintiennent cette frontière et l'aggrave […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-wilhelm-joseph-von-schelling/#i_50

SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 154 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La métaphysique de la volonté »  : […] Schopenhauer se veut le véritable successeur de Kant, capable de résoudre la crise ouverte par la philosophie critique sans en trahir les résultats. À ses yeux, l'acquis définitif du kantisme est la dualité irréductible du phénomène et de la chose en soi. Le postkantisme de Schopenhauer est donc radicalement distinct de celui d'un Fichte, d'un Schelling ou d'un Hegel, qui croient pouvoir surmonte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-schopenhauer/#i_50

STIRNER MAX (1806-1856)

  • Écrit par 
  • Henri ARVON
  •  • 2 147 mots

Dans le chapitre « Critique de l'idéalisme »  : […] L'histoire de l'humanité se divise pour Stirner en trois périodes successives : le réalisme, l'idéalisme et l'égoïsme. Le centre de gravité de cette triade dialectique se situe autour de la négation, représentée par le deuxième moment. Stirner s'efforce de faire basculer vers l'égoïsme l'idéalisme, qui, avec l' Essence du christianisme (1841) de Feuerbach, vient d'atteindre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/max-stirner/#i_50

SUBSTANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 5 343 mots

Dans le chapitre « Leibniz »  : […] L'idée selon laquelle la substance est force et activité se retrouvera, certes, chez Leibniz, mais dans un contexte si apologétique (il s'agit explicitement pour lui de construire une Théodicée ) qu'on pourrait dater de ce philosophe le déclin de l'ontologie si une renaissance de l'influence spinoziste, au xviii e et au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/#i_50

VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 8 198 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Violence et rapport à autrui »  : […] Une approche philosophique très différente consiste à envisager la violence du point de vue du rapport à autrui et de l'intersubjectivité. Hegel dans la Phénoménologie de l'esprit (B-IV-A) a ouvert la voie à ces analyses avec sa dialectique du maître et de l'esclave. Dans la mesure où toute conscience dans son désir tend à réifier autrui, la violence est inévitable. Il ne pe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/violence/#i_50

WHITEHEAD ALFRED NORTH (1861-1947)

  • Écrit par 
  • Jean-Luc VERLEY, 
  • Jean WAHL
  •  • 2 204 mots

Dans le chapitre « La négation de la bifurcation cartésienne »  : […] Né à Ramsgate (Kent), Alfred North Whitehead se forma à Cambridge, où il devint fellow de Trinity College, puis fut professeur de physique mathématique à l'université de Londres, collaborant alors avec Russell pour la rédaction des Principia mathematica (1910-1913) et publiant lui-même, en 1920, The Concept of Nature . À Cambridge […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-north-whitehead/#i_50

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean LARGEAULT, « IDÉALISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/