SOPHISTES

SOPHISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Barbara CASSIN
  •  • 6 775 mots

Dans le chapitre « La constitution de l'objet sophistique »  : […] H. Diels et W. Kranz (D. K.), puis M. Untersteiner ont rassemblé les fragments des sophistes. De ces grands ensembles ressort la minceur du corpus authentique, c'est-à-dire attribuable expressis verbis à l'un des sophistes. Il comporte deux lignes de force bien visibles : l'œuvre de Gorgias, avec l'ontologie, ou la méontologie, du Traité du non-être , l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophistique/#i_8640

ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 11 115 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « La philosophie à Athènes aux Ve et IVe siècles avant J.-C. »  : […] L'exemple d'Anaxagore, bientôt suivi de celui, plus tragique, de Socrate, montre quelles difficultés dut surmonter la philosophie pour s'implanter à Athènes. La tradition proprement athénienne était en effet tout autre et rien moins que spéculative. L'intérêt exclusif que les Athéniens accordaient à la parole comme lieu privilégié des relations humaines les condamnait à se désintéresser du spectac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-naissance-de-la-philosophie/#i_8640

RHÉTORIQUE, notion de

  • Écrit par 
  • Alain BRUNN
  •  • 1 669 mots

Dans le chapitre « Le discours contre le vrai »  : […] La rhétorique est, dès le début de son histoire, opposée à la philosophie : dénonçant les sophistes, Platon condamne dans le même geste la rhétorique qui est flatterie, et par là mensonge. Cette condamnation témoigne d'un pouvoir : entre la grammaire qui dit justement et la logique qui dit vrai, la rhétorique, troisième terme du trivium défini par les arts libéraux, élabore […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rhetorique-notion-de/#i_8640

CONFUCIUS & CONFUCIANISME

  • Écrit par 
  • ETIEMBLE
  •  • 14 466 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les écoles combattantes »  : […] Après la mort de Confucius, sa pensée fut violemment prise à partie, et de tous côtés. Le plus âpre et l'un des plus doués parmi ses adversaires, Mozi, condamnait en lui un ennemi du genre humain : rites funèbres, relations de clan, arts libéraux tenaient à son avis trop de place chez Kongzi, qui, d'autre part, « néglige de former le peuple ». Dans une période de guerres civiles et féodales, Mozi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/confucius-et-confucianisme/#i_8640

DE L'ESSENCE DE LA VÉRITÉ et PLATON LE SOPHISTE (M. Heidegger) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 602 mots

Il faut espérer que la traduction des tomes 19 et 34 de la Gesamtausgabe , qui rassemblent les cours des semestres d'hiver 1924-1925 et 1931-1932 : Platon « Le Sophiste » (Gallimard, 2001) et De l'essence de la vérité. Approche de l'« allégorie de la caverne » et du « Théétète » de Platon ( ibid. ), marqueront […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-l-essence-de-la-verite-et-platon-le-sophiste/#i_8640

DION CHRYSOSTOME DIO COCCEIANUS dit (40-120)

  • Écrit par 
  • Marcel BÉNABOU
  •  • 761 mots

Le rhéteur grec Diôn ho Khrusostomos (Dio Cocceianus), à qui sera donné le surnom de Chrysostome (c'est-à-dire Bouche d'or), est né à Pruse en Bithynie, dans une famille riche. Il reçoit une bonne éducation qui lui permet de débuter comme rhéteur et de connaître le succès. Mais des difficultés l'amènent à quitter sa patrie et à se rendre à Rome, sous le règne de Vespasien. En 82, indirectement imp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dio-cocceianus-dion-chrysostome/#i_8640

ESTHÉTIQUE - Histoire

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES
  •  • 11 893 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Du visible à l'invisible »  : […] Ce n'est pas uniquement de façon métaphysique, comme le veut Platon, qu'il convient d'interpréter la formule homérique selon laquelle « l'Océan est le père des choses ». Cette première grande affirmation du Devenir a aussi valeur esthétique. Elle renvoie en effet à l'élément liquide, archétype de ce miroitement éblouissant qu'est, pour Homère, le Beau. Car le poète ne nous propose pas vraiment un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-histoire/#i_8640

GORGIAS (env. 483-env. 374 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 440 mots

Né en Sicile, dans la colonie chalcidienne de Léontinum, Gorgias est avec son contemporain Protagoras le plus ancien et le plus fameux de tous les sophistes. Diogène Laërce (VIII, 58-59) en fait le disciple d'Empédocle. Ses concitoyens l'envoyèrent en ambassade à Athènes en 427 pour demander de l'aide contre les Syracusains, et son talent de rhéteur fit, dit-on, courir la ville. Voyageant de cité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gorgias/#i_8640

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - La cité grecque

  • Écrit par 
  • François CHÂTELET, 
  • Pierre VIDAL-NAQUET
  •  • 7 726 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Aristophane et les sophistes »  : […] L'affaire se complique avec les difficultés qui surgissent à partir de 431. La comédie aristophanesque témoigne d'une première attitude critique qui, certes, ne parvient pas à la théorie mais qui, précisément, est significative du refus de l'attitude théorique. Si la situation de la ville se dégrade, c'est qu'on a fait une confiance excessive à la pensée, c'est-à-dire, à l'in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-la-cite-grecque/#i_8640

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Langue et littérature

  • Écrit par 
  • Joseph MOGENET, 
  • Jacqueline de ROMILLY
  •  • 8 250 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La philosophie »  : […] C'est encore de la sophistique que dépend la naissance du dernier des genres à triompher en prose : la philosophie. Après les recherches des premiers « physiciens », intéressés à la découverte rationnelle des principes de la nature, les sophistes se sont davantage tournés vers les problèmes qui concernent l'homme et la morale. Parmi eux, c'est surtout Socrate l'Athénien qui a eu l'influence la pl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-langue-et-litterature/#i_8640

INTÉRIORITÉ

  • Écrit par 
  • Étienne BORNE
  •  • 5 258 mots

Dans le chapitre « Composante sceptique et composante mystique »  : […] L'histoire de la philosophie occidentale, interrogée en ses commencements, illustre bien ce dramatique embarras, contemporain de ses origines. La grandeur, le plus souvent méconnue, des sophistes est d'avoir découvert la subjectivité humaine et su tirer toutes les conséquences de cette découverte. L'homme qui est « la mesure de toutes choses » est cet homme intérieur dont la subjectivité condamne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interiorite/#i_8640

LANGAGE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 304 mots

Dans le chapitre « Les mots et les choses »  : […] Dès la philosophie grecque, deux approches ont pu être théorisées. La première repose sur l’absence de dissociation entre les mots et les choses, la seconde sur une séparation radicale entre les uns et les autres. La première approche prend racine dans une conception magique ou infantile du langage, ou encore dans ce qu’on a pu qualifier d’« obstacle épistémologique ». L’idée selon laquelle la vil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage-notions-de-base/#i_8640

MÉGARIQUE ÉCOLE

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 768 mots

Du chef de l'école de Mégare, Euclide, aucun texte ne nous est parvenu ; l'enseignement du maître et celui de ses successeurs à la tête de l'école, Eubulide, Alexinus, Diodore Cronos, nous sont seulement connus par des allusions et des critiques de Platon, d'Aristote, de Diogène Laërce et d'Aristoclès. On sait de façon certaine qu'Euclide défendait certains principes de l'éléatisme ; mais, d'autre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-megarique/#i_8640

PARMÉNIDE (VIe-Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 2 233 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les Routes »  : […] Grâce à Simplicius, on possède une suite de soixante et un vers du premier discours ontologique de l'Occident ; assez de textes par ailleurs, notamment grâce à Sextus Empiricus, pour se faire une idée de la construction du poème. Cet ensemble fut composé pour être appris et récité, par transmission de la bouche à l'oreille : non qu'on ne sût écrire à Élée, mais on se défiait encore de l'écriture. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parmenide/#i_8640

MAÎTRES DE SAGESSE (Grèce antique)

  • Écrit par 
  • Luc BRISSON
  •  • 2 336 mots

Dans le chapitre « Mythe et savoir »  : […] Jusqu'à Platon, en effet, le terme sophía peut recevoir n'importe quel contenu dans la mesure où la sophía n'est, dans le monde sensible, liée à aucun contenu particulier. Être sophós, dans ce contexte, c'est dominer son activité, se dominer soi-même et dominer les autres ; voilà pourquoi peuvent être déclarés sophoí le charpentier, le pilote de navire, le médecin, le devin et surtout le poète, qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maitres-de-sagesse/#i_8640

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Réduction linguistique »  : […] La sophistique n'était pas seulement caractérisée par ce que nous appellerions un relativisme culturel, mais aussi et peut-être principalement par une philosophie du langage. Le succès des plus célèbres sophistes semble avoir reposé sur leur virtuosité dans les jeux rhétoriques interchangeables ; mais, au-delà de la recherche d'un profit immédiat, était proposée une critique linguistique généralis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_8640

PHYSIS

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 3 788 mots

Dans le chapitre « Nature et art, nature et loi »  : […] Toutefois, il n'existe pas seulement des êtres naturels. Il est des êtres qui ne doivent pas leur constitution au développement d'un principe immanent, mais qui existent soit par hasard, soit par l'effet d'une initiative délibérée et extérieure. Ces derniers sont les produits de l'art ou, d'un mot qui a le même sens en grec, de la technique. Il semble que, pendant très longte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physis/#i_8640

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La question du savoir »  : […] De la position des Formes, la pensée tire son espace : elle se déploie dans un lieu purement intelligible. Nommer dialectique cette sorte de savoir, c'est indiquer la manière dont il procède, ce n'est pas dire ce qu'il est. Faut-il, pour savoir, savoir ce que c'est que savoir ? Après s'être enquis auprès de tous ceux qui passent pour savants (artisans, poètes et politiques), le Socrate de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_8640

POLITIQUE - La philosophie politique

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 10 294 mots

Dans le chapitre « La philosophie grecque »  : […] La philosophie grecque découvre très tôt la multiplicité des formes dans lesquelles s'exerce le pouvoir et, grâce à cette observation, le rôle central du pouvoir. Les sophistes, il est vrai, ne s'intéressent pas à la question de son usage bon ou mauvais, mais ils constatent, omniprésente, la lutte pour le pouvoir : chacun désire les avantages que son détenteur en retire, richesse, considération, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/politique-la-philosophie-politique/#i_8640

PRODICOS (entre 470 av. J.-C. et 460-apr. 399 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 638 mots

Sophiste ionien originaire de Julis, dans l'île de Céos, Prodicos est surtout connu par les dialogues de Platon. Socrate, le louant et le ridiculisant à la fois, dépeint Prodicos comme un frileux Tantale dont, tout omniscient, ou omnisage, et divin qu'il soit, la voix de basse produit un bourdonnement qui rend ses paroles indistinctes ( Protagoras , 315 d, e). C'est pourtant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prodicos/#i_8640

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Des sophistes à Socrate »  : […] Les sophistes expriment cette façon de penser. D'une part, ils s'adonnent à l'enseignement des techniques au sens le plus large (l'un d'eux se présente à Olympie dans un costume d'apparat dont il a façonné lui-même toutes les pièces, jusqu'à la bague qu'il porte à son doigt) ; d'autre part, ils se présentent comme maîtres du discours, non de celui de la vérité absolue, mais du discours efficace, u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_8640

RHÉTORIQUE

  • Écrit par 
  • Françoise DOUAY-SOUBLIN
  •  • 6 015 mots

Dans le chapitre « Racines antiques : rhètôr, l'orateur »  : […] En grec, la rhétorique –  rhétorikè , sous-entendu technè  – est l'art de celui qui parle ( rhètôr ) . La tradition veut que la rhétorique soit née en Sicile, alors colonie grecque, au début du v e  siècle avant J.-C., lorsque la chute des tyrans d'Agrigente e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rhetorique/#i_8640

SOPHISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 901 mots

Transcription du grec sophisma , désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit que du feu ; le raisonnement paraît v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophisme/#i_8640

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation »  : […] Du Cratyle au Sophiste , Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle , de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste encore à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_8640