MOUVEMENT

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Certes, la conceptualisation du mouvement ne date pas des débuts de la science moderne. Force est de constater, cependant, que la physique moderne est née à propos de la question du mouvement et en réaction, sur ce point précis, contre la tradition de la science antique et médiévale. L'œuvre de Galilée marque à cet égard plus qu'un renouveau : une manière de commencement. L'importance du concept de mouvement dans la constitution de la science moderne est d'ailleurs telle que, pendant longtemps, on identifiera tout simplement l'étude de la nature (la physique au sens étymologique du mot) à la science du mouvement.

Aussi convient-il, dans une étude portant sur la notion de mouvement, d'établir au préalable ce contre quoi s'est édifiée la forme post-galiléenne du concept. Il ne s'agit évidemment pas, dans un espace aussi restreint, d'effectuer une analyse de la science aristotélicienne du mouvement (et de ses prolongements médiévaux à Paris et Oxford), mais bien plutôt de dégager les traits essentiels d'un mode de conceptualisation que la science galiléenne a rendu caduc en s'y opposant.

Une fois ces jalons posés, il sera possible de décrire en quoi consiste la nouvelle conception, celle qui est encore la nôtre aujourd'hui, à des modifications de détail près. On insistera sur le rôle fondamental que joue dans ce changement le principe de relativité énoncé par Galilée – première occurrence d'un principe d'invariance dans la physique moderne. On montrera comment ce principe, en rendant pensable et possible une description du mouvement en tant que tel (indépendamment de ses causes et des objets matériels qui y sont soumis), est à l'origine de la mathématisation du mouvement. Galilée introduit, entre la géométrie (science de l'espace) et la dynamique (étude des causes du mouvement) de la tradition antique, une « nouvelle science » : la [...]

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ABŪ L-HUDHAYL AL-‘ALLĀF (752-842)

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 792 mots

Premier grand penseur de la théologie mu‘tazilite, disciple indirect de Wāṣil b. ‘Atā', Abū l-Hudhayl al-‘Allāf est né à Baṣra et mort à Sāmarā. S'étant initié à la philosophie, il s'oppose vivement aux « physiciens » matérialistes, la dahriyya , qui soutiennent l'éternité du monde, défendant dans les polémiques les grands principes de l'École. Des doctrines de Platon et d'Ar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-l-hudhayl-al-allaf/#i_46

ACTION & RÉACTION, physique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND
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Dans le chapitre « Le principe de moindre action »  : […] L'aire sémantique très large du terme va le conduire, toujours dans le cas de la physique, à d'autres emplois, plus profonds sans doute. « La Nature dans la production de ses effets agit toujours par les moyens les plus simples. [...] Lorsqu'il arrive quelque changement dans la nature, la quantité d'action nécessaire pour ce changement est la plus petite qu'il soit possible. [...] Notre principe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/action-et-reaction-physique/#i_46

TERRE ÂGE DE LA

  • Écrit par 
  • Pascal RICHET
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Dans le chapitre « La force du raisonnement philosophique »  : […] Tout comme le jour et la nuit, les saisons, les années et les générations semblent se répéter inlassablement. D'un bout à l'autre de la Terre, il en résulta une conception du temps qu’on a qualifié de cyclique. Comme l’a résumé Mircea Eliade dans son classique Mythe de l’éternel retour (1949), « tout recommence à son début à chaque instant. Le passé n’ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/age-de-la-terre/#i_46

ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 11 115 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Les présocratiques »  : […] La philosophie n'est pas née à proprement parler en Grèce, mais dans les colonies grecques d'Asie Mineure. C'est à Milet qu'une lignée de physiciens, souvent appelés ioniens en raison de leur origine, commencent à spéculer, dès le début du vi e  siècle avant J.-C., sur la nature profonde des choses, c'est-à-dire sur ce qui, derrière les apparences […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-naissance-de-la-philosophie/#i_46

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
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Dans le chapitre « Être et essence »  : […] La tradition s'est trop aisément satisfaite de cette assimilation, attribuant volontiers à Aristote sous le nom d' analogie de l'être une théorie selon laquelle l'être se répandrait, sans perdre son unité, dans la diversité hiérarchisée du réel, chaque chose ayant reçu l'être, ou participant à l'être, à proportion de sa perfection. Une telle doctrine n'est pas aristotélicienn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_46

ARISTOTÉLISME

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU
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  •  • 1 média

Dans le chapitre « La physique, la biologie »  : […] Aristote fait de la nature elle-même le principe du mouvement, que ce soit dans le ciel (où le mouvement des astres est circulaire et uniforme) ou sur la Terre (où ont lieu le changement substantiel, et le changement selon le lieu, la qualité ou la quantité). D'où les deux compartiments de la nature : le ciel, dont les mouvements sont éternels et nécessaires ; la Terre, où les changements obéis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristotelisme/#i_46

ARISTOTÉLISME MÉDIÉVAL

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
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Dans le chapitre « L'« aristotélisme commun » et la représentation de la nature »  : […] Restent les données de fond de l'aristotélisme, ce qu'on pourrait appeler l'« aristotélisme commun », la multitude des emprunts et des garanties que la science et les sciences aristotéliciennes fournissent au savoir médiéval. La matière est ici inépuisable. L'idée même de science et des critères de la scientificité est, durant toute la période scolastique, proprement aristotélicienne : le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristotelisme-medieval/#i_46

BALISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean GARNIER
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Dans le chapitre « Balistique extérieure »  : […] La balistique extérieure peut être considérée comme une branche de la mécanique rationnelle. À ce titre, elle cherche à mettre sous forme d'équation le mouvement d'un projectile tiré par une bouche à feu ou celle d'un missile autopropulsé. L'étude comporte le mouvement du centre de gravité du projectile et son mouvement autour de son centre de gravité. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/balistique/#i_46

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 12 999 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Vers la causalité scientifique »  : […] Ainsi posées, ces questions sont à la fois essentielles et insolubles : elles relèvent d'un choix plutôt que d'un savoir. On s'est donc demandé : comment formuler l'idée de cause pour qu'elle puisse recevoir de l'expérience une confirmation ou une réfutation ? Le cheminement de la notion métaphysique à un principe utilisable en sciences a été graduel et lent : il a fallu, du côté de la philosophie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_46

CINÉMATIQUE

  • Écrit par 
  • Michel CAZIN, 
  • Jeanine MOREL
  •  • 5 734 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Cinétique »  : […] La cinétique, théorie partielle de la mécanique, fait appel aux notions de longueur, de temps et de masse. Elle est le prolongement de la cinématique, puisque son élaboration ne demande que l'introduction d'une nouvelle notion : celle de masse (cf. masse ). On pose comme postulat que, en chaque point M du domaine de l'espace où se trouve un ensemble matériel, la masse d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinematique/#i_46

CINÉTIQUE DES FLUIDES THÉORIE

  • Écrit par 
  • Jean-Loup DELCROIX
  •  • 10 017 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Fonction de distribution simple »  : […] À un instant donné, le mouvement d'une molécule du gaz peut être caractérisé par son vecteur position r et son vecteur vitesse w . On représente la position par un point dans l'espace ordinaire et le vecteur vitesse par un point dans l'espace des vitesses. Dans chacun de ces deux espaces, on considère alors deux petits éléments de volume […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-cinetique-des-fluides/#i_46

DESCARTES RENÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 12 477 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La physique »  : […] La découverte fondamentale de Descartes en physique est celle de la loi de la réfraction, contenue dans Le Discours second de la Dioptrique. Là encore, il faut interpréter ce qu'il dit pour découvrir la fameuse formule : (sin  i )/(sin  r ) = n , ou sin i = n sin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_46

DESCRIPTION ET EXPLICATION

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 337 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'explication causale »  : […] Elle n'est pas absolument disjointe de l'explication spatiale, puisque le changement de place d'une qualité ou d'un principe plus ou moins immatériel est la première représentation qu'on a donnée de la causalité transitive. Réciproquement, la notion d'espace implique celle de localisation des objets (par exemple des particules) ; faute de celle-ci, la possibilité de suivre par continuité la trajec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-et-explication/#i_46

DIODORE CRONOS (mort en 296 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 312 mots

Philosophe de l'école de Mégare, sur l'enseignement duquel nous ne possédons que des témoignages fragmentaires. Comme les autres mégariques, Diodore se situe dans la tradition éléate et cherche, comme Zénon d'Élée, à nier dialectiquement l'existence du mouvement (cf. Sextus Empiricus, Adversus mathematicos , X, 85) : si l'on admet l'existence d'atomes (indivisibles), ces atom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/diodore-cronos/#i_46

DURÉE

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 954 mots

Cette notion indique l'idée de persistance d'un phénomène, de maintenance temporelle d'une réalité. Pour saint Thomas, la durée est, suivant la formule d'E. Gilson, « de même nature que le mouvement même de l'être qui dure ». Descartes, au nom du mécanisme, rejette le principe de permanence fondé par les scolastiques sur les formes substantielles. Dans son œuvre, c'est un rabattement de la durée s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/duree/#i_46

DYNAMIQUE

  • Écrit par 
  • Michel CAZIN, 
  • Jeanine MOREL
  •  • 10 004 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Relation entre théorèmes généraux et équations de Lagrange »  : […] Pour un ensemble de solides, on a posé : En désignant par O S j un point lié au solide S j , on a, sur chaque S j , en particulier, pour un solide unique S : L'équation de Lagrange d'indice i est donc une combinaison linéaire des conséquences scalaires des théorèmes généraux, obtenues par projection sur les ta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dynamique/#i_46

EINSTEIN ALBERT (1879-1955)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 6 510 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Mouvement moléculaire »  : […] Einstein s'aperçut que les fluctuations pourraient trouver une application dans les propriétés du mouvement brownien, mouvement aléatoire de nature macroscopique affectant de petits corps en suspension dans un fluide, qui résulte de l'agitation thermique des molécules. Élargissant la notion de pression osmotique des molécules des corps dissous aux corps en suspension, il montra, en 1905, que la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/albert-einstein/#i_46

ESPACE-TEMPS

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre PROVOST, 
  • Marie-Antoinette TONNELAT
  • , Universalis
  •  • 6 018 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Espace et temps absolus »  : […] Dans l'Antiquité, la notion d'espace absolu est liée à la conception hiérarchique d'un Cosmos. La plupart des cosmologies des Anciens supposent l'existence d'un Univers tridimensionnel fini, avec la Terre pour centre. L'espace est alors formé par un ensemble de sphères homocentriques correspondant à chacun des astres errants ; il est fermé par la sphère des fixes. Le mouvement circulaire des astre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/espace-temps/#i_46

FLUIDES MÉCANIQUE DES

  • Écrit par 
  • Jean-François DEVILLERS, 
  • Claude FRANÇOIS, 
  • Bernard LE FUR
  •  • 8 846 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Champ des vitesses »  : […] Imaginons à l'intérieur d'un fluide une surface fermée entourant un point M, à l'intérieur de laquelle se trouvent, à un instant donné t , un certain nombre de molécules dont le centre d'inertie se déplace avec une certaine vitesse. Lorsque les dimensions de la surface tendent vers zéro, cette vitesse tend vers un vecteur appelé vitesse V du fluide au point M et à l'instant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanique-des-fluides/#i_46

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 547 mots

Dans le chapitre « Logique transcendantale et mécanique rationnelle »  : […] Dans les Premiers Principes métaphysiques de la science de la nature , Kant explique fort bien pourquoi et comment l'idée d'une dynamique de l'intériorité substantielle de la matière doit être abandonnée. La mécanique doit décrire le mouvement comme manifestation spatio-temporelle de la matière. Comme nature et existence, la matière possède certes une intériorité substantiel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forme/#i_46

FROTTEMENT

  • Écrit par 
  • Jacques-Jean CAUBET, 
  • Jean POLTI
  •  • 3 374 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Typologie des frottements »  : […] Le cas le plus général est celui du « frottement de glissement ». Si l'on désigne par F la force, parallèle au plan tangent commun aux corps A et B, nécessaire pour obtenir le glissement de A par rapport à B, le coefficient global de frottement de glissement  f est égal à F/N ( a) ; c'est un scalaire. Il y a frottement de pivotement lorsqu'un point donné de A coïncide penda […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/frottement/#i_46

GÉOCENTRISME

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre VERDET
  •  • 3 225 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Cosmologie et physique »  : […] Dans l' Almageste se mêlent trois composantes bien distinctes. D'abord, une vision globale du monde : une cosmologie. Ensuite, un outil mathématique, essentiellement la trigonométrie, au service de la résolution des triangles plans et sphériques. Enfin, une astronomie pratique, en l'occurrence un ensemble de modèles géométriques, de tableaux de nombres et de règles calculato […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geocentrisme/#i_46

GESTALTISME

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 6 595 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les précurseurs »  : […] En 1830, le physicien belge Joseph Plateau construisit un dispositif qu'il destinait à l'étude des lois de la vision. Cet appareil, appelé «  phénakistiscope », était constitué de deux disques parallèles. L'un, divisé en secteurs, portait les images successives d'un personnage en mouvement ; l'autre, percé de fentes radiales, permettait de voir le personnage exécuter de façon continue les mouvemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gestaltisme/#i_46

HOBBES THOMAS (1588-1679)

  • Écrit par 
  • Raymond POLIN
  •  • 2 662 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un mécanisme strict »  : […] On parle souvent de Hobbes comme d'un philosophe matérialiste. Certes, il définit bien les corps comme ce qui coïncide avec quelque partie de l'étendue et ne dépend pas de notre pensée. Mais l'étendue elle-même n'est rien d'autre pour lui que le phénomène d'une chose existant sans l'esprit, le phénomène de l'extériorité. Et la matière n'est rien elle-même, sinon un mot par lequel on désigne les c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-hobbes/#i_46

HYLÉMORPHISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 939 mots

Théorie philosophique d'Aristote selon laquelle la constitution de tout être relevant du cosmos est expliquée par deux principes corrélatifs : la matière ( hylê  : bois, matériau de construction) et la forme ( morphê  : figure, disposition). L'hylémorphisme élucide deux difficultés philosophiques : celle de la théorie platonicienne des idées séparées, se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hylemorphisme/#i_46

LÉONARD DE VINCI (1452-1519)

  • Écrit par 
  • André CHASTEL
  •  • 12 068 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Le savoir »  : […] La « science » de Léonard a généralement déçu les philosophes qui mettent, comme il se doit, l'accent sur la systématisation des observations ; elle a ébloui ceux qui sont sensibles à la capacité d'appréhender méthodiquement les phénomènes et d'isoler leurs caractères. Il n'y a aucun doute, l'activité intellectuelle de Léonard est plus conforme à l'orientation aristotélicienne qui part de la saisi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leonard-de-vinci/#i_46

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 11 650 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le langage de l'action »  : […] Agir , faire , ces deux mots désignent le vaste domaine des comportements ou des conduites par lesquels l'homme produit des changements dans son milieu physique ou son environnement social ; tout le monde comprend la différence entre changer les choses ou simplement les considérer ; à cette différence majeure correspond la distinction du pratique et du t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_46

LOCKE JOHN (1632-1704)

  • Écrit par 
  • Geneviève BRYKMAN
  •  • 3 989 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le déclin du pur « cogito » »  : […] Ayant chassé de l'esprit les pseudo-principes de l'innéisme, Locke ne parlera plus qu'en termes d'idées, entendant par là « tout ce qui est objet de l'entendement quand l'homme pense ». Seront distinguées les idées de sensation, « impressions faites sur nos sens par les objets extérieurs », et les idées de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-locke/#i_46

MAGNÉTOHYDRODYNAMIQUE (M.H.D.)

  • Écrit par 
  • Jean-Loup DELCROIX
  •  • 4 454 mots
  •  • 14 médias

La magnétohydrodynamique (M.H.D.) est une branche de la physique consacrée à l'étude des mouvements des fluides conducteurs de l'électricité en présence de champs magnétiques. Elle s'applique aux métaux liquides (mercure, métaux alcalins fondus), aux gaz faiblement ionisés et aux plasmas. Lorsqu'un fluide conducteur se déplace dans un champ magnétique, il est le siège d'un champ électrique qui y p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/magnetohydrodynamique/#i_46

MASSE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 1 654 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La masse inerte et la masse grave »  : […] Johannes Kepler semble avoir été le premier à développer la notion d'inertie liée à l'idée d'opposition au mouvement et à la vitesse acquise par un corps céleste soumis à une force ; il associait ce concept d'inertie à la quantité de matière contenue dans un volume donné, entretenant la confusion entre masse et densité. Le concept sera défini clairement par Isaac Newton, qui attachera à tout corp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/masse/#i_46

MASSE, physique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND, 
  • Bernard PIRE
  •  • 4 054 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Masse et inertie »  : […] Il existe une autre caractérisation de la masse d'un corps à partir de son comportement dynamique. L'expérience courante l'indique aussi bien : plus la masse (quantité de matière) d'un objet est grande, plus il est difficile de le mettre en mouvement ou de l'arrêter, autrement dit, de modifier son état de mouvement. Le principe de l'inertie, ébauché par Galilée, puis par Descartes, et énoncé par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/masse-physique/#i_46

MÉCANIQUE - Histoire de la mécanique

  • Écrit par 
  • Pierre COSTABEL
  •  • 6 180 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « De Galilée à Newton »  : […] Dans l'histoire de la mécanique, c'est incontestablement le grand ouvrage de Galilée, Discours et démonstrations mathématiques concernant deux sciences nouvelles ( Discorsi e dimostrazioni matematiche intorno a due nuove scienze attenanti alla meccanica ed i movimenti locali , Leyde, 1638), qui ouvre une ère elle aussi nouvelle. Si le titre même mentionn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanique-histoire-de-la-mecanique/#i_46

MÉCANIQUE - Mécanique analytique

  • Écrit par 
  • Francis HALBWACHS, 
  • Jean-Marie SOURIAU
  •  • 3 807 mots
  •  • 1 média

La mécanique analytique représente une approche de la mécanique rationnelle qui s'est développée, à partir des travaux de Maupertuis (1744), dans un certain isolement par rapport aux autres branches de la mécanique et de la physique. Le point de départ en est le « principe de moindre action », qui permet de déterminer le mouvement d'un point matériel dans un champ de forces. Si on considère le mo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanique-mecanique-analytique/#i_46

MÉCANIQUE - Liaisons mécaniques

  • Écrit par 
  • Armand GIET
  •  • 9 082 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « Liaisons partielles et guidages »  : […] On ne peut communiquer à un corps quelconque un mouvement déterminé qu'en limitant ses degrés de liberté par d'autres corps. On dit alors qu'il existe, entre les corps, des liaisons partielles. L'assemblage qui permet certaines libertés de mouvement et en empêche d'autres s'appelle guidage. Une barre cylindrique n'ayant aucune liaison avec d'autres corps peut prendre n'importe quel mouvement. Plac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanique-liaisons-mecaniques/#i_46

MÉCANIQUE - Mécanismes

  • Écrit par 
  • Robert LE BORZEC
  •  • 1 832 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Classification des mécanismes »  : […] Ainsi définis, les mécanismes peuvent être classés d'après la nature des mouvements « moteurs » et « utilisateurs ». Un mouvement est caractérisé par la trajectoire, la course, la vitesse et l'accélération en chaque point. Les mouvements moteurs le plus souvent utilisés sont la rotation continue uniforme et la translation alternative de course donnée. Les mouvements utilisateurs sont beaucoup plu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanique-mecanismes/#i_46

MÉCANIQUE CÉLESTE

  • Écrit par 
  • Bruno MORANDO
  •  • 6 163 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le mouvement de la Lune »  : […] Le corps central est ici la Terre de masse M  ; m est la masse de la Lune et m ′ celle du Soleil. Les équations s'écrivent toujours sous la forme : et de façon analogue en y et z . Ici, x , y , z sont les coordonnées de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanique-celeste/#i_46

MÉCANIQUE SPATIALE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre CARROU
  •  • 6 668 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Les lois fondamentales »  : […] Dans un repère inertiel, ou galiléen, il y a proportionnalité entre la force  F qui est appliquée à une particule de masse  m et l'accélération γ qui en résulte ; il s'agit de l' équation fondamentale de la dynamique  : Dans un repère non galiléen, l'accélération absolue γ a est la somme de trois accélérations : l'accélération r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanique-spatiale/#i_46

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « La pensée et le mouvement »  : […] La distinction aristotélicienne d'un principe passif dans l'âme humaine, l' intellect possible « capable de tout devenir », et d'un principe actif, l'intellect agent « capable de tout produire » ( De anima , III, 5), a alimenté des dizaines de doctrines de la connaissance abstractive destinées à rendre compte de la manière dont l'esprit pouvait entrer en possession (techniqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_46

NAẒẒĀM AL- (775-846)

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 322 mots

Théologien mu‘tazilite. Disciple d'Abū l-Hudhayl al-‘Allāf, Naẓẓām est remarquable par l'étendue de ses connaissances en matières religieuses et philosophiques. Comme son maître, il combat les dualistes et les « physiciens » matérialistes ( dahriyya ). Reprenant une distinction d'Abū l-Hudhayl entre les actes des membres et les actes du cœur, il montre que les premiers sont d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-nazzam/#i_46

NEWTON ISAAC (1642-1727)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 4 663 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La gravitation universelle et les « Principia » »  : […] Si Newton conçut l'idée d'une gravitation universelle et la loi de l'inverse carré des distances pour sa force dès ses « années merveilleuses », quand il s'intéressait déjà aux mouvements curvilignes et au problème de la Lune, il ne donna cependant tout leur développement à ses conceptions que dans la période décisive qui va de 1679 à 1684, sous la stimulation de Hooke, de Flamsteed, de Halley . I […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isaac-newton/#i_46

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

Dans le chapitre « L'objet scientifique irréductible à l'objet perçu »  : […] Le but de la « constitution » était de produire le cadre tout préparé pour les descriptions et l'établissement des lois empiriques de la physique, ainsi que – mais avec quelques réserves – de la psychologie et des sciences sociales. De telles constructions systématiques sont, dans une large mesure, des échecs instructifs. L'une des raisons en est que l'hypothèse d'une homogénéité de la perception […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/#i_46

ORESME NICOLE D' (1325-1382)

  • Écrit par 
  • Francis RUELLO
  •  • 292 mots

Né en Normandie, Oresme suit à Paris, à la faculté des arts, les cours de Jean Buridan dont il est le disciple et l'ami. Maître ès art en 1362, il est nommé évêque de Lisieux en 1377. En philosophie de la nature, Oresme expose avec prédilection sa théorie de la rotation de la Terre et la défend contre des objections tirées de l'expérience et de la raison, sans toutefois apporter des arguments véri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicole-d-oresme/#i_46

PENDULES & MOUVEMENTS PENDULAIRES

  • Écrit par 
  • Michel CAZIN
  •  • 2 358 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Mouvement pendulaire relatif à un repère galiléen »  : […] Étudions d'abord le mouvement d'un seul solide relativement à un repère de référence galiléen ( g ) et supposons que l'axe du rotoïde soit O g z g  =  O z , faisant avec le plan horizontal du lieu d'expérience un angle β constant (− π/2  <  β ≤ π/2). Désignons alors par [O| […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pendules-et-mouvements-pendulaires/#i_46

PERPÉTUEL MOUVEMENT

  • Écrit par 
  • Pierre COSTABEL
  •  • 2 792 mots

Le vocabulaire et le thème du mouvement perpétuel appartiennent essentiellement à l'histoire des sciences, et, plus précisément, en Europe, à l'époque qui va du début du xvi e à la fin du xviii e  siècle. Le rôle important qu'ils ont tenu dans l'élaboration de la science positive justifie qu'on l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mouvement-perpetuel/#i_46

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La question du savoir »  : […] De la position des Formes, la pensée tire son espace : elle se déploie dans un lieu purement intelligible. Nommer dialectique cette sorte de savoir, c'est indiquer la manière dont il procède, ce n'est pas dire ce qu'il est. Faut-il, pour savoir, savoir ce que c'est que savoir ? Après s'être enquis auprès de tous ceux qui passent pour savants (artisans, poètes et politiques), le Socrate de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_46

RELATIVITÉ - Relativité restreinte

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 3 431 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Dilatation du temps et contraction des longueurs »  : […] Les équations de Lorentz impliquent que le mouvement a pour effet de dilater les intervalles d'un facteur γ. Cela ne signifie pas qu'un voyageur dans une fusée se sent vieillir moins vite lorsque son véhicule a une vitesse élevée par rapport à la Terre, ni que des horloges en mouvement retardent comme si leur mécanisme était grippé par un effet dû à la vitesse. Le premier postulat affirme même ex […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relativite-relativite-restreinte/#i_46

ROBOTIQUE ET PSYCHOLOGIE

  • Écrit par 
  • Philippe GAUSSIER
  •  • 2 143 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le robot comme outil »  : […] Les robots sont des outils que l’on rencontre de plus en plus fréquemment dans les laboratoires de psychologie. Ils sont souvent utilisés pour présenter à des sujets des actions qu’ils devront effectuer. L’analyse et la reproduction par un robot de gestes ou d’actions normalement réalisés par des humains permettent leur répétition de façon parfaitement identique. À l’inverse, on peut programmer u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/robotique-et-psychologie/#i_46

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Science et ontologie »  : […] Radicalisant la critique husserlienne, Heidegger affirme, dans un cours donné en 1952 à l'université de Fribourg-en-Brisgau : « la science ne pense pas, et ne peut pas penser ; et c'est même là, ajoute-t-il, sa chance, je veux dire ce qui lui assure sa démarche propre et bien définie » ( Qu'appelle-t-on penser ? ). Revenant quelque temps après sur cette proposition, si choqua […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_46

SÉISMES ET SISMOLOGIE - Le génie parasismique

  • Écrit par 
  • Philippe GUÉGUEN
  •  • 8 872 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre «  Comportement sismique d'une structure »  : […] L'objectif principal d'une étude de dynamique des structures est la détermination de l'histoire dans le temps de ses déplacements lorsqu'elle subit un chargement donné et variable dans le temps. Les déplacements d'un corps solide soumis à un chargement dynamique sont obtenus au moyen d'expressions mathématiques, appelées équations dynamiques du mouvement. Elles doivent tenir compte des lois de co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/seismes-et-sismologie-le-genie-parasismique/#i_46

STABILITÉ

  • Écrit par 
  • Michel CAZIN
  •  • 3 764 mots
  •  • 2 médias

Pour un ensemble mécanique (D), dont la situation par rapport à un repère galiléen ( g ) est caractérisée par la donnée de n paramètres géométriques indépendants ( q 1 , ..., q i , ..., q n ), la connaissance des conditions initiales et des cham […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stabilite/#i_46

TEMPS / MÉMOIRE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 720 mots

Dans le chapitre « Mesurer le temps ? »  : […] Six siècles environ avant Augustin, Aristote (384-322 av. J.-C.) avait proposé dans sa Physique une définition du temps qui peut apparaître comme opposée à l’approche augustinienne. En affirmant du temps qu’il serait « le nombre du mouvement » (livre IV, 11), Aristote ne donne-t-il pas au temps la réalité objective que lui conteste Augustin ? Le philosophe précise qu’il s’a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps-memoire-notions-de-base/#i_46

THÉORIE DU MOUVEMENT DES CORPS SOLIDES OU RIGIDES (L. Euler)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 352 mots
  •  • 1 média

Le mathématicien suisse Leonhard Euler (1707-1783) pose les fondements de la mécanique analytique en publiant en 1765 un volumineux ouvrage de plus de 500 pages titré Theoria motus corporum solidorum seu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-du-mouvement-des-corps-solides-ou-rigides/#i_46

VIBRATIONS MÉCANIQUES

  • Écrit par 
  • Michel CAZIN
  •  • 6 840 mots
  •  • 11 médias

On dit qu'un ensemble mécanique est le siège de vibrations s'il est animé de petits mouvements au voisinage d'une position d'équilibre . Une vibration est définie à l'aide de une ou de plusieurs fréquences  ; elle est également caractérisée par son amplitude . La vibration la plus simple peut être traduite mathématiquement à l'aide […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vibrations-mecaniques/#i_46

ZÉNON D'ÉLÉE (Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU
  •  • 1 925 mots

Zénon d'Élée, né aux environs de l'an 500 avant J.-C., fut l'élève et l'ami de Parménide. Celui-ci enseignait que l'être est un, indivisible et immobile, que la multiplicité et le mouvement ne sont qu'illusion. Cette doctrine était taxée d'incohérence par ses adversaires. Afin de défendre son maître, Zénon imagina une série d'arguments qui devaient montrer que les positions de ces détracteurs éta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zenon-d-elee/#i_46

Voir aussi

Pour citer l’article

Françoise BALIBAR, « MOUVEMENT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mouvement/