PHÉNOMÉNOLOGIE

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« Pour une part essentielle, la phénoménologie assume, en notre siècle, le rôle même de la philosophie » (Jean-Luc Marion). Si elle a pu assumer ce rôle, c'est grâce à l'œuvre de Husserl. L'expression elle-même fut forgée par Johann Heinrich Lambert (1728-1777) pour désigner la doctrine de l'apparaître, pour autant qu'elle se distingue de l'être même. En s'adossant au travail de Kant, Hegel fut le premier philosophe à envisager la possibilité d'une phénoménologie qui aurait pour tâche d'étudier systématiquement les figures phénoménales de la conscience que l'esprit doit parcourir pour s'élever au savoir absolu. Sa Phénoménologie de l'esprit (1807) se présente comme « science de l'expérience de la conscience », dans laquelle chaque figure, par le fait de parvenir à la pleine compréhension de soi, se dépasse dans la figure suivante.

C'est en un tout autre sens que la phénoménologie husserlienne peut être dite « science de l'expérience de la conscience ». L'expérience est ici celle de la conscience intentionnelle considérée sous ses multiples formes. De cette expérience subjective peut-il y avoir science, et science rigoureuse ? L'idée husserlienne de la phénoménologie a trouvé sa première expression canonique dans les Recherches logiques, dont la première édition a paru en 1900-1901. Un simple regard sur le paysage intellectuel du xxe siècle confirme que Husserl n'avait pas tort de les présenter, dans un projet de préface rédigé en 1913, comme un « ouvrage de percée » qui marque moins une fin qu'un commencement.

De la première génération des disciples de Husserl jusqu'à aujourd'hui, les penseurs qui se réclament du geste fondateur husserlien, n'ont cessé de s'int [...]


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Écrit par :

  • : docteur en philosophie, professeur émérite de la faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris, titulaire de la chaire "Romano Guardini" à l'université Humboldt de Berlin (2009-2012)
  • : agrégé et docteur en philosophie, maître de conférences à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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Autres références

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ACTE, philosophie

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  • Paul GILBERT
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Dans le chapitre « L'acte d'être »  : […] La tradition philosophique dit cependant plus habituellement que l'énergie contamine l'entéléchie, que l'être suit l'agir. Nous avons vu comment cette articulation se présentait déjà d'une certaine manière chez Aristote, de qui Thomas l'a reçue ; elle a été retenue surtout par le néo-platonisme, qui constitue une autre de ses sources. Pour Plotin, l'être suit l'agir, car il est énergie, mouvemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acte-philosophie/#i_3975

ALTRUISME

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Dans le chapitre « Autrui : l'obligation et la trace »  : […] Autrui comme autre que moi, qui se refuse originellement à l'identification, qui pourtant me lie à lui jusqu'à fissurer mon moi, et m'ouvre sans tristesse sur l'abîme des commencements et l'indistinction de la fin, telle pourrait être, simplifiée à l'extrême, la thèse d' Emmanuel Levinas, le penseur le plus radical de l'altérité. Éthique ? Non, si l'on entend par là le corollaire d'une conception […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/altruisme/#i_3975

BLUMENBERG HANS (1920-1996)

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  • Jean GREISCH
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Le philosophe allemand Hans Blumenberg est né le 13 juillet 1920 à Lübeck. Victime des lois raciales de Nuremberg, il est obligé d'interrompre ses études universitaires. D'abord inscrit comme étudiant en théologie à l'université jésuite de Francfort, il retourne comme simple ouvrier dans sa ville natale. C'est là qu'il est arrêté en 1944. Ayant réussi à s'enfuir du camp de concentration, il sera c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hans-blumenberg/#i_3975

BRENTANO FRANZ (1838-1917)

  • Écrit par 
  • Samuel Hugo BERGMAN
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Dans le chapitre « La « science de l'avenir » »  : […] Brentano considérait la psychologie comme la partie la plus importante de son œuvre, celle qui devait servir de base aux autres disciplines et rendre possible la solution des principaux problèmes philosophiques. D'après lui « science de l'avenir », elle exercera une profonde influence sur le développement de la pédagogie, de la politique et de la vie pratique en général. Dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-brentano/#i_3975

BUYTENDIJK FREDERIK (1887-1974)

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
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Occupant une place particulière parmi les meilleurs psychologues contemporains, le savant hollandais F. J. J. Buytendijk, qui fut pendant de longues années professeur aux universités de Nimègue et d'Utrecht, peut difficilement être rangé dans une école. On ne peut pas non plus le considérer comme un éclectique préoccupé de psychologie générale. Ce qui domine son œuvre est avant tout le souci de ré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/frederik-buytendijk/#i_3975

CARTÉSIANISME

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  • Pierre GUENANCIA
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Dans le chapitre « La « révolution » cartésienne et ses suites »  : […] La première vague du cartésianisme est assurément celle que forment des disciples fortement impressionnés par la puissance de cette méthode nouvelle comme par la netteté des distinctions conceptuelles entre les choses de nature corporelle et celles de nature intellectuelle. Mais cette reconnaissance ne signifie pas une adhésion sans réserve, attitude qui serait contraire à l'esprit de la philosoph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cartesianisme/#i_3975

COGNITION INCARNÉE

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  • Rémy VERSACE
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Pendant longtemps, les sciences de la cognition ont tenté de décrire les mécanismes à la base des comportements en privilégiant une approche modulariste décrivant le cerveau comme un ensemble de systèmes hautement spécialisés (des modules), impliquant différents niveaux de représentations internes, et intervenant avant tout selon un mode séquentiel. Au-delà de la modularité, que certains ont limi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cognition-incarnee/#i_3975

CONNAISSANCE

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  • Michaël FOESSEL, 
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Dans le chapitre « La phénoménologie »  : […] La phénoménologie s'est efforcée de surmonter l'opposition du réalisme et de l'idéalisme, en proposant une interprétation de la connaissance qui élimine l'idée de représentation. Le concept central de la phénoménologie est celui d' intentionnalité. La conscience n'est ni la pure présence à soi d'une intériorité capable de se donner de surcroît une représentation du monde (par exemple, grâce à des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_3975

CONSCIENCE

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CORPS - Soma et psyché

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  • Pierre FÉDIDA
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Dans le chapitre « Fondements nouveaux d'une théorie du corps »  : […] On voit ainsi à quelle impasse conduit la légitimation scientifique positive d'une distinction entre soma et psyché, qui trouvait pourtant son fondement spécifique à l'intérieur d'une démarche métaphysique et morale. La positivité des savoirs physiologique et psychologique s'est constituée sur le principe des exclusions réciproques et des réductions complémentaires. Dans le même sens, on s'aperçoi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/corps-soma-et-psyche/#i_3975

CRÉATION - Création et créativité

  • Écrit par 
  • Bernard BOURGEOIS
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Dans le chapitre « Phénoménologie de la création humaine »  : […] Pour saisir le phénomène contradictoire de la création, il faut procéder dialectiquement, en nouant entre eux les moments opposés qu'il manifeste à tous ses niveaux et dans tous ses aspects. La création est le drame qui met aux prises l'homme et son milieu, l'homme et son œuvre, et enfin l'homme et lui-même . […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/creation-creation-et-creativite/#i_3975

LA CRISE DES SCIENCES EUROPÉENNES ET LA PHÉNOMÉNOLOGIE TRANSCENDANTALE, Edmund Husserl - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
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La réflexion ultime d'Edmund Husserl (1859-1938), l'auteur des Méditations cartésiennes et fondateur de la phénoménologie, au moment où l'Allemagne plonge dans le nazisme, porte sur la Krisis , « crise » des sciences qui met en péril son projet propre de philosophie comme « science rigoureuse » et, au-delà, crise de civilisation, « crise radicale de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-crise-des-sciences-europeennes-et-la-phenomenologie-transcendantale/#i_3975

CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
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Dans le chapitre « Les modèles « gnostiques » ou indéterminés »  : […] Faut-il ajouter un quatrième paradigme pour réunir certaines manières de la critique littéraire contemporaine ? Les trois précédents – explicatif, interprétatif, analytique – relèvent de conceptions du sujet et du langage – positiviste, phénoménologique, structurale – après lesquelles on n'a rien inventé. Toutefois, le modèle textuel ne se situe pas sur le même plan que les autres : il s'intéresse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-litteraire/#i_3975

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
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Dans le chapitre « Approche phénoménologique »  : […] Le débat entre Kant et Hegel n'épuise le problème philosophique de la croyance que si l'on tient l'équivalence entre croyance et foi pour le dernier développement d'une notion dont on a rappelé plus haut le triple enracinement dans le concept grec de doxa ou opinion, dans le concept stoïcien et cartésien d'assentiment, dans le concept humien de belief . […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_3975

DOXA, sociologie

  • Écrit par 
  • Louis PINTO
  •  • 699 mots

Le mot grec doxa (traduit en français par « opinion ») désigne chez Platon une forme dégradée de croyance qui s’oppose à la science ( epistêmê ) dont la philosophie est le modèle suprême. Chez Husserl, le terme a servi à caractériser une modalité préréflexive de rapport au monde fondée sur l’arrière-plan d’évidences du « monde de la vie » à la fois omni […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/doxa-sociologie/#i_3975

DURÉE

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 954 mots

Cette notion indique l'idée de persistance d'un phénomène, de maintenance temporelle d'une réalité. Pour saint Thomas, la durée est, suivant la formule d'E. Gilson, « de même nature que le mouvement même de l'être qui dure ». Descartes, au nom du mécanisme, rejette le principe de permanence fondé par les scolastiques sur les formes substantielles. Dans son œuvre, c'est un rabattement de la durée s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/duree/#i_3975

ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 13 082 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « L'épistémologie « post-kantienne » »  : […] Notons tout d'abord que l'adjectif de post-kantien n'est pas pris ici au sens habituellement utilisé pour désigner les philosophies de Fichte, de Schelling et de Hegel. En tant que source d'un développement de l'épistémologie, la philosophie transcendantale de Kant apparaît comme un rationalisme de la perception . L' objet de la science est, en effet, d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/#i_3975

ESPACE, philosophie

  • Écrit par 
  • Hubert FAES
  •  • 1 292 mots

Dans le chapitre « L'espace absolu »  : […] Emmanuel Kant remet en question, comme Leibniz, l'existence en soi de l'espace, ainsi que l'affirmation de son existence comme forme de la sensibilité d'un esprit infini, mais non l'absoluité que supposait la mécanique classique. Il pense, au contraire, pouvoir la fonder sans avoir besoin de la rattacher à Dieu, en la considérant comme la forme a priori de la sensibilité de tout esprit fini ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/espace-philosophie/#i_3975

ESTHÉTIQUE - Esthétique et philosophie

  • Écrit par 
  • Mikel DUFRENNE
  •  • 7 348 mots

Dans le chapitre « L'esthétique subjectiviste »  : […] L'esthétique subjectiviste est d'abord une réflexion sur la perception esthétique. Au début du xx e  siècle, cette réflexion s'est placée sous l'égide de la psychologie, et le concept clé qu'elle a mis en œuvre est celui d' Einfühlung (à quoi répond alors, en gros, chez Croce, le concept d'intuition). Cette esthétique en effe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-esthetique-et-philosophie/#i_3975

ESTHÉTIQUE - Histoire

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES
  •  • 11 893 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les esthétiques du sujet »  : […] Face à ces thèses, des esthétiques que l'on peut appeler philosophiques se montrent soucieuses de maintenir la part de la subjectivité. Ce sont principalement des esthétiques du spectateur. La pensée kantienne avait légué au xix e siècle une exigence de réconciliation avec la nature : cette exigence, d'origine elle-même rousseauiste, se déploie d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-histoire/#i_3975

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 6 285 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Philosophie analytique et philosophie continentale »  : […] Les quelque trente années pendant lesquelles la philosophie analytique a acquis une position dominante, en particulier dans certaines universités comme Princeton ou Harvard, ont aussi contribué à creuser un fossé avec la philosophie européenne, largement dominée dans le même temps par la phénoménologie, l'herméneutique et l'existentialisme ou le structuralisme. Ce fossé est à la source de l'opposi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-la-philosophie/#i_3975

ETHNOMÉTHODOLOGIE

  • Écrit par 
  • Louis QUÉRÉ
  •  • 2 353 mots

Dans le chapitre « Le souci d'une observation concrète de la vie sociale »  : […] Présentées en 1967 dans l'ouvrage Studies in Ethnomethodology , les recherches de Harold Garfinkel ont été très largement inspirées au départ par la phénoménologie sociale d'Alfred Schütz, sociologue et philosophe autrichien qui a essayé d'articuler la pensée d'Edmund Husserl et celle de Max Weber. Par la suite, Garfinkel s'est éloigné de la pensée de Schütz, tout en conserv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethnomethodologie/#i_3975

L'ÊTRE ET LE NÉANT, Jean-Paul Sartre - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 768 mots
  •  • 1 média

C'est durant la « drôle de guerre » que Jean-Paul Sartre (1905-1980) élabore cette somme d'« ontologie phénoménologique » qui paraît en 1943 sous le titre de L'Être et le Néant. Essai d'ontologie phénoménologique , donnant à l'existentialisme français son véritable départ. Avec ce livre, Sartre inaugure un style nouveau en philosophie : les analyses réflexives y deviennent in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-etre-et-le-neant/#i_3975

ÉVÉNEMENT, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 1 927 mots

Dans le chapitre « L'événement contre la métaphysique »  : […] Dans cette redécouverte de la notion d'événement, la phénoménologie contemporaine n'est pas en reste. Ce qui retient l'attention des phénoménologues, ce ne sont pas les événements anonymes de la nature ou de l'histoire, attestant que quelque chose s'est passé. Certains événements rendent possible une scansion du temps chronologique. Tout n'est pas également mémorable. C'est en référence à des évé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/evenement-philosophie/#i_3975

EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean WAHL
  •  • 6 149 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'existentialisme en procès »  : […] La dernière pensée de Maurice Merleau-Ponty, notamment dans Le Visible et l'Invisible (1904) et les Résumés de cours (1968), voudrait faire sentir quelque chose qui est situé au-delà de la philosophie, même si cette dernière se présente sous forme d'une phénoménologie. Merleau-Ponty cherche à s'évader de la représentation. C'est à la peinture qu'il rec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-existence/#i_3975

FINK EUGEN (1905-1975)

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 849 mots

Entre Husserl et Heidegger, Fink occupe une place singulière dans le mouvement phénoménologique. Après des études de philosophie, d'histoire et d'économie aux universités de Münster et de Berlin, c'est à Fribourg-en-Brisgau qu'il s'installe. Là, il devient, à vingt-trois ans (il est né à Constance en 1905), assistant de Husserl jusqu'à la mort de ce dernier en 1938. Chassé de l'Université, il quit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eugen-fink/#i_3975

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 547 mots

Dans le chapitre « Représentationalisme et intentionnalité »  : […] Le problème n'est pas nouveau. À partir du moment où l'on adopte une conception représentionnaliste faisant de la perception un processus s'édifiant à partir de la transduction sensorielle, on se condamne à faire de l'apparaître phénoménal une apparence subjective-relative n'ayant d'autre contenu objectif que celui d'une information physique conçue au sens physicaliste du terme. Il devient par co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forme/#i_3975

GARFINKEL HAROLD (1917-2011)

  • Écrit par 
  • Louis QUÉRÉ
  •  • 1 725 mots

Dans le chapitre « Situations »  : […] L'entrée des États-Unis dans la guerre interrompt ses études. Après la guerre, il s'inscrit en thèse avec Talcott Parsons à Harvard. Il se confronte alors sérieusement à l'œuvre de Parsons, qui l'intéresse pour la manière dont elle articule l'étude de l'action sociale et celle de l'ordre social. Mais il a l'intuition qu'il faut concevoir autrement cette articulation, et notamment reformuler les id […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/harold-garfinkel/#i_3975

GÉOGRAPHIE HUMANISTE

  • Écrit par 
  • Antoine BAILLY, 
  • Laurent VIALA
  •  • 1 074 mots

Étudier la Terre comme « la maison de l'homme », tel est le premier objectif de la géographie humaniste, introduite en partie, dans les années 1960, par l'école française de géographie régionale consciente de l'importance des phénomènes culturels, en partie par la phénoménologie. Une « maison » à la fois matérielle et idéale, car elle n'est pas seulement conçue comme une unité statistique dans la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geographie-humaniste/#i_3975

GESTALTISME

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 6 595 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Un double courant originel : Wilhelm Wundt et Franz Brentano »  : […] La psychologie moderne, à ses origines, est représentée par deux noms de première importance : Wilhelm Wundt (1832-1920) et Franz Brentano (1838-1917). Wundt est le fondateur de la psychologie expérimentale, qui s'assigne alors pour tâche de reconstruire scientifiquement la conscience en tentant d'appliquer les méthodes physiologiques de l'époque aux « éléments » qu'elle suppose pouvoir différe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gestaltisme/#i_3975

GRANEL GÉRARD (1930-2000)

  • Écrit par 
  • Dominique JANICAUD
  •  • 653 mots

Philosophe au style éclatant, Gérard Granel a fait une carrière universitaire classique qui ne correspond qu'à une facette de sa forte personnalité. Traducteur, il fut aussi éditeur, polémiste, penseur d'avant-garde faisant converger de manière originale la phénoménologie heideggérienne avec le néo-marxisme de Gramsci. Né à Paris dans un milieu de la bourgeoisie aisée, il couronne de solides étude […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gerard-granel/#i_3975

HARTMANN NICOLAÏ (1882-1950)

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 217 mots

Philosophe allemand, né à Riga et mort à Göttingen, Nicolaï Hartmann, par la manière dont il aborde les problèmes de l'être et de la connaissance, se rattache au courant de la phénoménologie. Après des études à Saint-Pétersbourg, il fut l'élève de Hermann Cohen et de Paul Natorp, deux maîtres de l'École néo-kantienne de Marburg, dont fit partie aussi Ernst Cassirer. Il enseigna lui-même à Marburg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolai-hartmann/#i_3975

HEIDEGGER MARTIN

  • Écrit par 
  • Jean BEAUFRET, 
  • Alphonse DE WAELHENS, 
  • Claude ROËLS
  •  • 5 248 mots
  •  • 1 média

Heidegger est celui qui, au sortir de la phénoménologie de Husserl, s'est porté phénoménologiquement au cœur de la question de l' être comme question du sens de l'être. Cette question est la question de Être et Temps . « Le temps, tel qu'il est défini dans Être et Temps comme le sens de l'être, n'est là ni un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-heidegger/#i_3975

HENRY MICHEL (1922-2002)

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 799 mots

Philosophe français. Né le 10 janvier 1922 à Haiphong, en Indochine, Michel Henry fait ses études secondaires au lycée Henri-IV. Entré très tôt dans la Résistance, il passe l'agrégation de philosophie en 1945. Son cursus universitaire s'achève avec une thèse monumentale intitulée L'Essence de la manifestation (1963), doublée d'une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-henry/#i_3975

HISTORICITÉ

  • Écrit par 
  • Hans Georg GADAMER
  •  • 6 441 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La phénoménologie et les philosophies de l'existence »  : […] De l'historicité, il a été aussi question dans un autre ensemble systématique de la philosophie de cette époque ; ainsi chez Bergson et dans l'idée, dont l'influence est durable, d'une phénoménologie génétique et constitutive, telle que l'a développée Edmund Husserl. La question qui dirigeait les recherches de ce dernier était la suivante : comment, à partir de la temporalité absolue de la vie de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/historicite/#i_3975

HOMME - La réalité humaine

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 14 321 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le débat avec Freud »  : […] On l'a déjà dit : le début du présent siècle a vu mûrir lentement deux tentatives majeures de repenser la condition du sujet et la situation de l'homme dans le monde. Elles diffèrent grandement par leur esprit, leurs moyens, leurs fins immédiates et peut-être lointaines, au point qu'on a relevé entre elles, et avec raison, bien des oppositions. Il semble, cependant, que sous un certain angle de vu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homme-la-realite-humaine/#i_3975

HUSSERL EDMUND

  • Écrit par 
  • Gérard GRANEL
  •  • 8 638 mots

Dans le chapitre « La « fondation platonicienne de la logique » »  : […] La question sur le sens et le fondement de la modernité, en laquelle se rassemblent toutes les autres questions de la phénoménologie, s'est d'abord jouée pour Husserl, à l'époque des Logische Untersuchungen (1900), dans une sorte de marginalité indéterminée et précieuse par rapport aux deux disciplines modernes qui seules pouvaient être, ou se prétendre, « compétentes » à l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edmund-husserl/#i_3975

HUSSERL EDMUND, en bref

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 198 mots

Fondateur de la phénoménologie, Husserl est, par l'ampleur de son œuvre et son influence, l'un des plus importants philosophes du xx e  siècle. C'est contre la menace du « psychologisme », réduisant les idéalités à de pures productions psychologiques, et contre le relativisme, qui se limitait à faire de toute œuvre de l'esprit humain l'expression […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/husserl-e-en-bref/#i_3975

IMAGINAIRE ET IMAGINATION

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 12 540 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'expression onirique : psychanalyse et phénoménologie »  : […] Que l'apport de la psychanalyse freudienne ait été décisif à cet égard, on s'en convaincra d'autant mieux qu'on l'aura plus précisément déterminé sur le terrain qui lui est propre. De toute évidence en effet, Freud n'aurait en rien innové, s'il s'était borné à assigner pour ressort aux processus d'imagination une force pulsionnelle. Une telle conception « dynamique » de l'imaginaire est déjà prése […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/imaginaire-et-imagination/#i_3975

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Le fini sans infini »  : […] Le criticisme kantien, dans sa rigoureuse distinction entre, d'une part, l'intuition dont le temps est la forme pure et où la nature est donnée , et, d'autre part, la raison qui possède l'idée de l'infini sans pouvoir s'assurer de l'être, instaure d'une nouvelle façon le fini et l'infini. Contrairement à la tradition cartésienne, le fini, chez Kant, n'est plus compris à la lu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_3975

INTENTIONNALITÉ, philosophie

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 282 mots

Notion phénoménologique dérivée d'une notion scolastique. La philosophie du Moyen Âge appelait intentio (intention) l'application de l'esprit à un objet ; dans cette application, l'esprit tend vers l'objet, il se dirige vers lui. S'agissant d'un objet de connaissance, l'intentio était dite formelle. S'agissant d'un objet voulu, l'intentio était dite volitive. C'est grâce à s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intentionnalite-philosophie/#i_3975

INTERACTION, sciences humaines

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 3 847 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De la genèse phénoménologique à la psychanalyse de l'interaction »  : […] Qu'il y ait correspondance de la représentation sociale de l'interaction à la constitution phénoménologique d'autrui, telle que la présente en un texte fameux la cinquième Méditation cartésienne de Husserl, ressort de la constitution du concept évoquée, d'après Ormond, par le Traité de Park et Burgess. Rappelons en effet que pour Ormond l'interaction […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interaction-sciences-humaines/#i_3975

INTÉRIORITÉ

  • Écrit par 
  • Étienne BORNE
  •  • 5 258 mots

Dans le chapitre « Du positivisme à la pensée contemporaine »  : […] Sans se référer à l'hégélianisme, le positivisme d' Auguste Comte lui est cependant consonant par sa négation d'une expérience de l'intériorité et sa dénonciation de l'illusion réflexive (d'où il suit que la psychologie ne saurait être une science), par cette affirmation majeure que l'esprit humain n'existe pas en lui-même, mais dans la suite liée de ses manifestations culturelles, par la mise en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interiorite/#i_3975

INTUITION

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 568 mots

Dans le chapitre « Vers une intuition non catégorielle de la vie et du sens »  : […] L'intuitionnisme contemporain est, en effet, la recherche d'un au-delà de la logique. Au lieu que l'idéalisme kantien et post-kantien ne voulait concevoir l'objet que comme une médiation du concret par le formel, il s'annonce comme un retour au concret et veut mettre la conscience dans un rapport direct avec la réalité. Il se dessine dans un certain climat implicite du phénoménisme anglais et expl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intuition/#i_3975

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 858 mots

Dans le chapitre « Concept et jugement »  : […] À vrai dire, cette conversion de la philosophie du concept dans une philosophie du jugement n'est pas acceptée sans discussion par le rationalisme philosophique. Tandis que l'idéalisme postkantien porte l'acte judicatif au niveau d'un « fiat » inconditionné de la conscience constituante, Hegel conteste la priorité du jugement, qu'il assimile au moment de la subjectivité, ou de la conscience abstr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/#i_3975

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 532 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Phénoménologie du langage »  : […] Comment la réalité doit-elle être faite pour que des signes apparaissent qui la représentent et la désignent ? Cette question était posée à partir du langage dans les philosophies antérieures : c'était le problème de la référence, et plus précisément de la référence identifiante qui, avec Strawson, conduisait hors du langage et débouchait sur la notion des particuliers de bas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/#i_3975

LE BUISSON ARDENT ET LES LUMIÈRES DE LA RAISON (J. Greisch)

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 997 mots

La philosophie de la religion a mauvaise presse. Remise en question par la théologie au nom de la distance qu'elle prend avec son objet, elle est soupçonnée par la science religieuse et, plus généralement, les sciences humaines, d'une trop grande proximité avec la foi. C'est sans doute ce qui explique le relatif abandon d'une telle approche au cours de ces dernières décennies du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-buisson-ardent-et-les-lumieres-de-la-raison-j-greisch/#i_3975

LÉVINAS EMMANUEL (1905-1995)

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 3 188 mots

Toute sa vie durant, le philosophe Emmanuel Lévinas a poursuivi un seul et même combat : montrer pour quelles raisons l'éthique, qui trouve sa source dans l'expérience primordiale de la responsabilité pour autrui, doit être reconnue comme la vraie « philosophie première » digne de ce nom. Disciple de Husserl et de Heidegger, il est le pionnier de la phénoménologie française. C'est la découverte p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-levinas/#i_3975

MALDINEY HENRI (1912-2013)

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 759 mots

C'est en 1973, seulement, que paraît le premier livre d'Henri Maldiney, Regard Parole Espace , la même année qu'un recueil d'hommages, Présent à Henri Maldiney qui, s'ouvrant sur un texte de Francis Ponge, célébrait son « vif et comme torrentiel désir de communication ». Henri Maldiney est né à Meursault (Bourgogne). Lycéen à Besançon puis à Lyon, élèv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-maldiney/#i_3975

MARION JEAN-LUC (1946- )

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 1 063 mots

Sans conteste l'un des plus brillants philosophes de sa génération, Jean-Luc Marion, né à Meudon le 3 juillet 1946, a suivi un parcours universitaire sans faute : l'École normale supérieure, où il étudie avec Louis Althusser et Jacques Derrida, l'agrégation, le doctorat. Il enseigne ensuite à l’université de Poitiers en 1981, puis à l’université Paris X-Nanterre avant d'occuper la chaire de philos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-luc-marion/#i_3975

MÉDITATIONS CARTÉSIENNES, Edmund Husserl - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 977 mots

Les Méditations cartésiennes marquent une étape importante dans l'œuvre d'Edmund Husserl (1859-1938), le créateur de la phénoménologie. C'est d'abord l'un des rares exposés synthétiques et introductifs qu'il ait tenté de cette dernière, la plupart de ses écrits publiés, depuis les inaugurales Recherches logiques (1900-1901), constituant plutôt des état […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/meditations-cartesiennes/#i_3975

MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 3 508 mots
  •  • 1 média

L'œuvre de Merleau-Ponty représente un moment essentiel dans le développement de la phénoménologie. Husserlien, il n'a pourtant jamais accepté le moi transcendantal et a exprimé toujours davantage sa méfiance à l'égard d'une conscience conçue comme absolument transparente à elle-même. C'est un point sur lequel, dès ses premiers ouvrages, il s'oppose avec une discrète mais ferme résolution au Sar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-merleau-ponty/#i_3975

MINKOWSKI EUGÈNE (1885-1972)

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 313 mots

Psychiatre français d'origine polonaise. Après des études médicales à Kazan (Russie), Minkowski se spécialise en psychiatrie à Berlin avec le professeur Ziehen et à Zurich avec Bleuler. Engagé volontaire dans l'armée française en 1915, il se fixe, à la fin de la Première Guerre mondiale, à Paris où, après sa naturalisation, en 1926, il obtient le diplôme médical français pour sa thèse sur la « not […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eugene-minkowski/#i_3975

MOI

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT, 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 12 471 mots

Dans le chapitre « Mirages de la pureté »  : […] C'est dans la thématique traditionnelle – et souvent décriée – de l'introspection qu'on trouvera un premier modèle de la psychologie du moi. En fait, toute une série de démarches s'y rattachent, s'il s'agit, par le regard tourné vers l'intérieur, de saisir un moi séparé de l'extériorité qui l'altère, un moi pur. Valéry peut servir ici d'illustration, car il s'essaye, tant dan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moi/#i_3975

MONDE

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 5 934 mots

Le terme de monde est utilisé dans des contextes très divers pour indiquer, d'une manière ou de l'autre, une totalité d'appartenance. Ainsi on parle du « monde grec » ou du « monde de la Renaissance », pour désigner des ensembles culturels spécifiques, situés dans notre passé historique et auxquels nous avons accès à travers un certain nombre d'œuvres qui sont venues jusqu'à nous. C'est en un sens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monde/#i_3975

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

Dans le chapitre « Mort et temporalité : mort propre et mort d'autrui »  : […] À la mort ponctuelle, Scheler substitue l'expérience du « mourir ». L'homme ne sympathise avec la mort d'autrui que parce qu'il y projette sa propre mort. Et il est vrai que la souffrance sensibilise et qu'inversement une certaine indifférence n'est que l'égoïsme d'une bonne santé. Maladie, intervention chirurgicale, vieillesse sont hantées par l'imminence d'une fin, qui approche, susceptible sou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_3975

NEUROSCIENCES SOCIALES

  • Écrit par 
  • Jean DECETY
  •  • 3 146 mots
  •  • 1 média

Le tournant du xxi e siècle a vu une explosion de recherches sous l’étiquette des neurosciences sociales. Étant donné le charme des découvertes si l’on en croit les titres de certains articles (axés sur les bases neurales de l’amour, de l’altruisme, du jugement moral, de la générosité ou de la confiance), ces travaux suscitent non seulement l’int […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neurosciences-sociales/#i_3975

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Phénoménologie et ontologie »  : […] Un nouvel accès à l'ontologie est ouvert par la phénoménologie, science descriptive des traits essentiels de l'expérience prise dans son intégralité. On peut y venir en partant de la discussion précédente : la possibilité que le langage se réfère à la réalité suppose que nous soyons déjà tournés vers la réalité et reliés à elle par divers liens que le discours vient seulement porter au langage. D […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_3975

LANGAGE

  • Écrit par 
  • Domenico JERVOLINO
  •  • 1 255 mots

Dans le chapitre « Le débat contemporain »  : […] D'après Karl Otto Apel, à partir des xiii e et xiv e  siècles, la réflexion occidentale sur l'idée de langage emprunte quatre voies distinctes : la mystique du Verbe (de Maître Eckhart jusqu'aux versions sécularisées du logos ), la critique nominaliste du langage (de Guillau […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage/#i_3975

PATOČKA JAN (1907-1977)

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 1 202 mots

Philosophe tchèque de réputation mondiale, signataire du Manifeste de la Charte 77 , Jan Patočka était venu étudier à Paris en 1929. Il est alors introduit par Alexander Koyré et par Georges Gurvitch à la philosophie phénoménologique allemande et assiste aux Pariser Vorträge de Husserl, noyau des futures Méditations cartésiennes . […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-patocka/#i_3975

PEIRCE CHARLES SANDERS

  • Écrit par 
  • Gérard DELEDALLE
  •  • 3 101 mots

Dans le chapitre « Le phénoménologue »  : […] Peirce donna à sa théorie des catégories le nom de phénoménologie ou de phanéroscopie. Cette phénoménologie ne doit rien cependant à celle de Husserl. Il cite ce dernier une fois, en 1906, mais c'est pour lui reprocher de prétendre se garder du psychologisme et d'y sombrer lui-même. Peirce n'a employé le terme « phénoménologie » que pendant une période très courte, de 1902 à 1904, bien qu'il ait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-sanders-peirce/#i_3975

PENSÉE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 8 282 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Pensée, machines et fonctionnalisme »  : […] Tout cela peut-il être tenu comme une réfutation définitive du cartésianisme ? Jusqu'à un certain point seulement. Ce dernier s'accorde avec la psychologie du sens commun quand il traite les états mentaux comme des causes du comportement. Mais la difficulté propre au dualisme a toujours été d'expliquer l'interaction entre le mental et le physique, qu'il rend mystérieuse. Supprime-t-on le problème […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pensee/#i_3975

PHÉNOMÈNE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 3 342 mots

Dans le chapitre « La notion de phénoménologie »  : […] Le mot de phénoménologie, sans doute créé par J. H. Lambert ( Neues Organon , 1764), signifie théorie de l'apparence. La conclusion de Lambert est que le monde des corps ne se montre à nous que comme une apparence. La formule précédait de dix-sept ans la première édition de la Critique de la raison pure . Par quel retournement la phénoménologie devait-e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene/#i_3975

PHÉNOMÉNOLOGIE, mathématique

  • Écrit par 
  • Jean-Michel SALANSKIS
  •  • 1 341 mots

La phénoménologie, courant majeur de la philosophie au xx e  siècle, a donné lieu à un regard sur les mathématiques, non seulement parce que, philosophie absolument générale, elle ne jugeait rien comme étranger à sa compétence, mais aussi parce que le fondateur du courant, Edmund Husserl (1859-1938), fut d'abord mathématicien et a gardé une relat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie-mathematique/#i_3975

PHÉNOMÉNOLOGIE DE LA PERCEPTION, Maurice Merleau-Ponty - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 942 mots
  •  • 1 média

Brutalement interrompue par la mort, l'œuvre de Maurice Merleau-Ponty (1908-1961) reste dominée par une philosophie de la conscience, inspirée de la phénoménologie de Husserl, et dont la Phénoménologie de la perception (1945) constitue le livre majeur. Il ne s'agissait pourtant que d'un commencement : l'ouvrage appelait de lui-même, dans son dernier chapitre, un questionnem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie-de-la-perception/#i_3975

PHÉNOMÉNOLOGIE DE L'ESPRIT, Georg Wilhelm Friedrich Hegel - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 796 mots
  •  • 1 média

Une des œuvres les plus difficiles et les plus diversement interprétées de G. W. F. Hegel (1770-1831) , la Phénoménologie de l'esprit (1807), ne peut être abordée sans guides sûrs. S'agit-il, en effet, d'un préambule au système ou bien, déjà, d'une première version du système soit « la forme que prend l'édifice total – connaissance et action – qui cherche à rendre compte de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie-de-l-esprit/#i_3975

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « La philosophie en dialogue »  : […] Les grandes tendances qui ont marqué les périodes antérieures restent fécondes et dominantes : la phénoménologie, qui a exploré le moment du sensible dans les processus de connaissance, en remettant en cause les frontières entre l'objet et le sujet, met en valeur, notamment à partir du fonds Husserl, de nouveaux pans de l’œuvre. Elle s'étend à de nouveaux domaines de pensée (architecture, urbanis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_3975

PSYCHANALYSE

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 17 217 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Phénoménologie et logique »  : […] Quel est donc le statut de cette vérité historique sur laquelle est entré le sujet dans les phases successives de son développement ? Relève-t-elle d'une logique ? À quel titre cette logique serait-elle appelée à régir la théorie de la pratique psychanalytique ? Quelles incidences enfin la critique de la raison psychanalytique peut-elle avoir dans le registre de la pratique ? Si Lacan a su aborde […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychanalyse/#i_3975

PSYCHOLOGIE DES ÉMOTIONS

  • Écrit par 
  • David SANDER
  •  • 5 817 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L’émotion est-elle une réaction corporelle ? »  : […] La plupart des théories s’accordent sur le fait que les modifications corporelles, notamment celles liées au système nerveux périphérique (par ex. l’accroissement de la sudation ou l’accélération du rythme cardiaque), représentent une composante de l’émotion. Le rôle et la spécificité des réactions corporelles dans le cadre des émotions demeurent deux points débattus. Concernant le rôle des manif […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-des-emotions/#i_3975

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « Les thèses métaphysiques du réalisme »  : […] Renouvier rejette une histoire de la philosophie écrite comme le récit d'une évolution dont les étapes sont les systèmes particuliers, absorbés dans une série que l'auteur clôt en en proposant la somme (Hegel). La suite des systèmes est plutôt une succession de réponses à un petit nombre de questions qui ne se peuvent trancher que par l'affirmative ou la négative. Au lieu de se ranger selon un ord […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_3975

RÉALITÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 4 964 mots

Dans le chapitre « De Berkeley à Kant »  : […] La notion de transcendance horizontale, ou de dépassement de l'esprit par soi, si elle est fort utilisée par les modernes, est pourtant bien loin de résoudre la véritable question. Et ce n'est pas sans raison que l'on a reproché aux phénoménologues de reprendre à leur compte, de façon plus subtile, un idéalisme voisin de celui de Berkeley. L'argumentation de Berkeley repose essentiellement sur l'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_3975

RECHERCHES LOGIQUES, Edmund Husserl - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 955 mots

La première édition, à Halle, des Recherches logiques ( Logische Untersuchungen ) date de 1900-1901 et fonde véritablement la phénoménologie, tout comme L'Interprétation des rêves de Freud (1900) fonde la psychanalyse. C'est contre le psychologisme qui, à partir des lectures néo-kantiennes, fait des catégories de la pensée des di […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/recherches-logiques/#i_3975

RÉDUCTION EIDÉTIQUE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 342 mots

Dans la phénoménologie de Husserl, la réduction eidétique consiste en une méthode grâce à laquelle le philosophe passe de la conscience des objets individuels et concrets au royaume transempirique des pures essences et atteint ainsi une intuition de l' eidos de la chose, c'est-à-dire de ce qu'elle est dans sa structure essentielle et invariable, une fois éliminé tout ce qui, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reduction-eidetique/#i_3975

RÉDUCTION PHÉNOMÉNOLOGIQUE ou TRANSCENDANTALE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 513 mots

Processus spécifique de la phénoménologie de Husserl, la réduction phénoménologique — ou réduction transcendantale — consiste en un effort pour arriver à la source de la signification du monde vécu à travers un mouvement qui fait qu'on cesse de voir celui-ci d'une manière naturelle et quotidienne pour le voir d'une manière réflexive en tant que phénomène pur ; une telle méthode implique la mise en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reduction-phenomenologique-transcendantale/#i_3975

ANIMALITÉ

  • Écrit par 
  • Florence BURGAT
  •  • 7 668 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Le comportement animal »  : […] C'est à la phénoménologie qu'il revient d'avoir ouvert la voie la plus féconde dans la compréhension de la singularité de la vie animale, en ruinant, par le type même des questions qu'elle pose, cette ontologie renversée qui, pour la métaphysique, qualifie l'animalité. C'est, entre autres, pour ne pas avoir regardé l'animal pour lui-même, dans son être propre, dans sa différence par originalité, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/animalite/#i_3975

SARTRE JEAN-PAUL

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME, 
  • Juliette SIMONT
  •  • 8 906 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Pour-soi et en-soi »  : […] L'Être et le Néant (1943) porte en sous-titre : Essai d' ontologie phénoménologique . L'influence husserlienne est donc encore présente, mais le terme d'« ontologie », qui renvoie à la question heideggérienne de l'Être, indique une nouvelle orientation de la pensée de Sartre – qui va de pair avec une certaine […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-paul-sartre/#i_3975

SCHELER MAX (1874-1928)

  • Écrit par 
  • Daniel CHRISTOFF
  •  • 2 381 mots

Dans le chapitre « Phénoménologie et connaissance »  : […] Dans la phénoménologie, Scheler avait d'emblée reconnu une méthode plus précise que celle de son premier maître Eucken pour dépasser l'empirisme et pour saisir les actes de visée émotionnelle et leurs objets. Mais, attaché surtout, comme les phénoménologues de Munich, à l'étude des essences, opposé au transcendantalisme de Husserl, il fit de la « réduction » un dépassement spirituel de la vie et t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/max-scheler/#i_3975

SCHÜTZ ALFRED (1899-1959)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 191 mots

Sociologue et philosophe américain d'origine autrichienne, Alfred Schütz a élaboré une approche phénoménologique des sciences sociales. Né à Vienne le 13 avril 1899, Alfred Schütz émigre aux États-Unis en 1939. Il enseigne à la New School for Social Research de New York de 1943 à 1959. Il attire l'attention sur les présupposés sociaux qui sous-tendent la vie quotidienne et la création de la réal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-schutz/#i_3975

SCIENCES - Sciences et discours rationnel

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 6 601 mots

Dans le chapitre « Le type herméneutique »  : […] Les sciences humaines posent un problème particulier, car elles s'intéressent aux systèmes de comportement et d'action, individuels et collectifs, dans lesquels la signification (des situations et des conduites) paraît jouer un rôle important, sinon capital. Deux positions peuvent être et sont effectivement défendues. On peut décider de mettre entre parenthèses les significations et de prendre po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sciences-et-discours-rationnel/#i_3975

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le souci de l'intelligibilité »  : […] On peut assigner, avec René Thom, deux buts fondamentaux à la science : l' action ou la connaissance. « S'il est légitime de considérer la totalité des activités scientifiques comme un continuum, dit le mathématicien, il n'en demeure pas moins que ce continuum a pour ainsi dire deux pôles. Un pôle regarde la connaissance pure : comprendre le réel, tel est, en ce point le but fondamental de la scie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_3975

SENSIBILITÉ, psychologie et philosophie

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 031 mots

En raison du devenir et du changement qui le caractérisent, le sensible est traditionnellement opposé à la fixité et à la permanence de l'intelligible. Dans ces conditions, la sensibilité, comme propriété d'un sujet d'être modifié ou informé par le milieu sensible, peut être opposée à la raison et à ses procédures pour accéder à la vérité. Abordé philosophiquement, le concept de sensibilité permet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sensibilite-psychologie-et-philosophie/#i_3975

STEIN EDITH (1891-1942)

  • Écrit par 
  • Philibert SECRETAN
  •  • 834 mots

Philosophe d'origine juive, Edith Stein fit ses premières études universitaires à Breslau, sa ville natale. En 1911, elle rejoint Husserl et son école à Göttingen ; en 1915, elle s'engage comme aide-infirmière dans un hôpital militaire ; en 1916, elle présente sa thèse de doctorat sur l'Einfühlung ou « empathie », et accepte la charge d'assistante privée de Husserl. Dès 1918 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edith-stein/#i_3975

STUMPF CARL (1848-1936)

  • Écrit par 
  • Pierre LECOCQ
  •  • 379 mots

Un des fondateurs de la psychologie de la forme, théorie qu'il appliqua, en particulier, à l'étude de la musique. Né dans une famille de médecins, Carl Stumpf s'oriente très tôt vers des préoccupations scientifiques, mais s'intéresse aussi beaucoup à la musique. À sept ans, il étudie le violon et compose à dix ans. Il fait des études à l'université de Würzburg, où il fréquente les cours de Brentan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/carl-stumpf/#i_3975

TEMPS

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU, 
  • Olivier COSTA DE BEAUREGARD
  •  • 14 773 mots

Dans le chapitre « Husserl »  : […] Au cours de sa carrière, Husserl est revenu plusieurs fois sur la question du temps et de la temporalisation. Pour ne pas prêter à cet auteur une évolution illusoire, il est prudent de s'en tenir à la version tardive des Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps , dont Husserl lui-même confia le texte à Heidegger ; celui-ci en assura l'édition en 1928. O […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps/#i_3975

TOTALITÉ ET INFINI, Emmanuel Lévinas - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 711 mots

Dans le chapitre « Une pensée du visage »  : […] Autrui, ici, n'est pas l'alter ego, l'autre moi que je rencontre dans les luttes, plus ou moins pacifiques, du monde quotidien. Le rapport à autrui, dont le face-à-face est la modalité la plus exemplaire, ne saurait se dire en effet dans les termes par lesquels s'affirment les rapports aux choses du monde. Le visage auquel Totalité et Infini consacre des pages inoubliables n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/totalite-et-infini/#i_3975

TWARDOWSKI KASIMIERZ (1866-1938)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 515 mots

Philosophe polonais, né à Vienne, K. Twardowski passe son doctorat de philosophie en 1892 ; en 1895, il obtient une chaire de philosophie à l'université de Lwow où il enseigne jusqu'en 1930. Son rôle pédagogique est essentiel ; c'est lui qui forme les représentants de la philosophie polonaise du xx e siècle : J. Łukasiewicz, Lesniewski, K. Ajduki […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kasimierz-twardowski/#i_3975

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation »  : […] Du Cratyle au Sophiste , Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle , de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste encore à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_3975

VOLONTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 8 783 mots

Dans le chapitre « Le noyau phénoménologique »  : […] Au terme de ce parcours à travers quelques-uns des contextes philosophiques, on peut se demander s'il existe une signification stable qui permette de dire qu'il s'agit chaque fois du même phénomène. Par deux voies différentes, la phénoménologie, à la suite de Husserl, et la philosophie du langage ordinaire, dans la ligne de la Linguistic Analysis de l'école d'Oxford, ont ten […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/#i_3975

WEIZSÄCKER VIKTOR VON (1886-1957)

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 763 mots

L'œuvre de V. von Weizsäcker est, au même titre que celle de Kurt Goldstein, issue de l'observation neurologique. Elle tend comme telle à l'instauration d'une psychologie centrée sur le sujet vivant, c'est-à-dire vers cette biologie particulière de la conduite qui n'est pas concevable comme un pur domaine d'application de la biologie générale. Cependant, si Goldstein enseigne qu'aucun symptôme psy […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/viktor-von-weizsacker/#i_3975

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean GREISCH, Renaud BARBARAS, « PHÉNOMÉNOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie/