MARQUE, marketing

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

De la marque au contrat

La marque ne devient elle-même qu'à partir du moment où une part importante du public associe ce nom à des satisfactions quasi certaines. L'essence de la marque est de fournir une certitude. L'aversion des clients pour l'incertitude est la clé du pouvoir des marques. La marque promet non pas le meilleur, mais le certain. Toshiba ne fabrique pas nécessairement les meilleurs ordinateurs, ni Intel les meilleures puces ou micro-processeurs. En revanche, la prestation promise est certaine. La marque fonctionne comme un quasi-contrat, tacite, passé avec le public.

Avec le temps et les efforts de la recherche et développement, de la production, de la logistique, de la distribution, la marque acquiert ses lettres de noblesse : la confiance. Elle est reconnue par tous comme porteuse d'une promesse liée aux bénéfices matériels et immatériels que sa possession procurera. Une vraie marque est donc un signe, une identité qui pèse sur les choix des acheteurs, qu'il s'agisse de consommateurs devant le rayon de leur supermarché ou devant leur site d'achat en ligne, de patrons choisissant des ordinateurs, d'analystes financiers évaluant les perspectives d'une entreprise dont le nom est réputé.

La marque : une promesse et un repère

Quelles sont les sources des satisfactions attendues de la marque ? La marque est fondamentalement un repère de valeurs. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Édouard Leclerc a choisi le terme « marque repère » pour dénommer sa marque de distributeurs.

Société de consommation oblige, la profusion des nouveaux produits ne fait qu'augmenter le choix, donc la difficulté de choisir, et l'incertitude des clients. Dans ce contexte, il faut trouver la solution qui aidera le client à se repérer, à identifier immédiatement le produit qui va le mieux lui apporter les valeurs qu'il recherche, consciemment ou non. La marque est cette solution. Car, bien plus qu'un nom connu, un ha [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 11 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  MARQUE, marketing  » est également traité dans :

AGRICOLE RÉVOLUTION

  • Écrit par 
  • Abel POITRINEAU, 
  • Gabriel WACKERMANN
  •  • 10 248 mots

Dans le chapitre « Les effets de la mondialisation »  : […] L'industrialisation et la tertiairisation de l'agriculture ont en effet bousculé de fond en comble structures et pratiques habituelles. Les stratégies agroalimentaires sont le fait des trois grands qui constituent la triade : Amérique du Nord, Japon et Europe occidentale. Cette triade procède à des investissements massifs dans la recherche en vue de découvrir des biotechnologies capables de perme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-agricole/#i_27454

ALIMENTATION (Économie et politique alimentaires) - Économie agroalimentaire

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre HUIBAN, 
  • Egizio VALCESCHINI
  •  • 7 299 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « L'expansion de la certification et de la normalisation »  : […] Dès le début des années 1990, dans tous les secteurs agroalimentaires, les industriels commencent à mettre en place de nouvelles méthodes de gestion de la qualité pour s'assurer que leurs marques « tiennent leurs promesses » et justifient leur réputation. Le but est d'aboutir au « zéro défaut ». On parle de « maîtrise de la qualité totale » ( Total Quality Control ). Ce type […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alimentation-economie-et-politique-alimentaires-economie-agroalimentaire/#i_27454

AUTOMOBILE - Conception

  • Écrit par 
  • Jean-Paul MANCEAU, 
  • Alfred MOUSTACCHI, 
  • Jean-Pierre VÉROLLET
  •  • 10 529 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Développement du design automobile »  : […] Plusieurs facteurs ont permis au design automobile, que l'on a longtemps appelé style, de devenir un enjeu majeur dans la compétition internationale que se livrent les différents acteurs de cette branche de l'industrie. Les principaux sont : –  Les mutations de l'industrie automobile . Mondialisation oblige, les quelque cinquante marques, qui couvraient le marché automobile […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/automobile-conception/#i_27454

ENFANCE (Situation contemporaine) - L'enfant dans la société de consommation

  • Écrit par 
  • Benoît HEILBRUNN
  •  • 4 981 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les âges de l'enfant-consommateur »  : […] L'enfant ne naît pas consommateur. Son désir d'obtenir des produits provient du développement de ses capacités cognitives et sensori-motrices, ainsi que de son immersion dans un univers social et culturel. En regardant agir leurs parents, en observant leurs pairs dans la cour de récréation ou encore en regardant la télévision, les enfants prennent mimétiquement et graduellement conscience que la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enfance-situation-contemporaine-l-enfant-dans-la-societe-de-consommation/#i_27454

LUXE

  • Écrit par 
  • Olivier ASSOULY
  •  • 3 927 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  L'original et la copie »  : […] Si le luxe renvoie à un état d'exception, comment entraver la banalisation du luxe dont la diffusion – ou la démocratisation – est assurée techniquement par l'industrie et socialement par la mode ? D'abord, la diffusion sociale du luxe est liée au fait que le capitalisme – en témoigne au xxi e  siècle l'expansion économique de la Chine – modifie l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/luxe/#i_27454

MODE - Histoire et composantes

  • Écrit par 
  • Catherine ORMEN
  • , Universalis
  •  • 12 465 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Changer d'image et sensibiliser le public »  : […] Les organisations professionnelles commencent, dès 1946, par changer de nom : le terme désuet « confection » se mue en « industries du vêtement féminin ». Robert Weill et son fils Jean-Claude emploient le néologisme « prêt-à-porter » dès 1948, pour qualifier les collections des établissements Weill. Conscientes de la nécessité de mieux se faire connaître, les entreprises comprennent qu'il leur fa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mode-histoire-et-composantes/#i_27454

NO LOGO, LA TYRANNIE DES MARQUES (N. Klein)

  • Écrit par 
  • Marie-Paule NOUGARET
  •  • 1 106 mots

La publicité chic ne vend plus d'objets, elle loue les vertus des marques. Telle affiche propose une griffe de mode comme un état d'esprit, sans montrer un seul vêtement, avec une femme nue : La City. C'est ce branding de nos inconscients que la Canadienne Naomi Klein analyse dans No Logo , traduit chez Actes Sud en 2001, un an après sa parution au Cana […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/no-logo-la-tyrannie-des-marques-n-klein/#i_27454

PRÊT-À-PORTER

  • Écrit par 
  • Catherine ORMEN
  •  • 3 582 mots

Dans le chapitre « Changer d'image et sensibiliser le public »  : […] Les organisations professionnelles commencent, dès 1946, par changer de nom : le terme désuet de « confection » se mue en « industries du vêtement féminin ». Robert Weill et son fils Jean-Claude emploient le néologisme « prêt-à-porter » dès 1948, pour qualifier les collections des établissements Weill. Conscientes de la nécessité de mieux se faire connaître, les entreprises comprennent qu'il leur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pret-a-porter/#i_27454

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean-Noël KAPFERER, « MARQUE, marketing », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/marque-marketing/