INSECTES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Développement des Insectes

Développement embryonnaire

L'œuf est une cellule polarisée. Lors de sa formation, certaines molécules (ARN messagers et/ou protéines) sont déposées de façon localisée ; cette distribution sera ainsi à l'origine de l'établissement d'une polarité antéro-postérieure (ARNm et protéine bicoid) ainsi que d'une polarité dorso-ventrale (ARNm et protéine nanos).

Dans le cas de la drosophile, le développement embryonnaire est extrêmement rapide (24 heures). Ce modèle est particulièrement bien connu grâce à la possibilité de provoquer de nombreuses mutations qui affectent le développement embryonnaire et d'identifier ensuite les gènes correspondants. Les connaissances acquises ont mis en lumière un ensemble de mécanismes fondamentaux, bien conservés au cours de l'évolution animale et applicables aux Vertébrés.

Dans une première phase, on observe une multiplication du nombre des noyaux qui vont ensuite gagner la périphérie de l'œuf. Ce n'est qu'après la formation de 28 (soit 256 noyaux) que le processus de cellularisation va démarrer dans une zone postérieure de l'œuf qui contient un cytoplasme aux qualités particulières. Ces cellules représenteront les cellules germinales primordiales (celles qui vont donner les cellules reproductrices) et correspondent à une individualisation très précoce de la lignée germinale. La cellularisation gagne ensuite l'ensemble de l'œuf, tandis que la multiplication des noyaux se poursuit, et s'achève lorsque l'œuf compte environ 6 000 noyaux (cellules). Les cellules périphériques, de loin les plus nombreuses, constituent le blastoderme, tandis que quelques cellules centrales forment des vitellophages, cellules chargées de la digestion du vitellus. À ce stade, dit blastula, les cellules sont déjà en partie déterminées et non interchangeables. La destruction de certaines d'entre elles se traduira par l'absence de tel ou tel territoire à un stade ultérieur ; il n'y a pas de compensation, et la blastula est donc une mosaïque de territoires dét [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 20 pages

Médias de l’article

Classifications diverses

Classifications diverses
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Classification des insectes

Classification des insectes
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Aile

Aile
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Chenille du sphinx du tabac

Chenille du sphinx du tabac
Crédits : S. Bower/ Shutterstock

photographie

Afficher les 35 médias de l'article


Écrit par :

Classification

Autres références

«  INSECTES  » est également traité dans :

DÉCOUVERTE DES DÉFENSES IMMUNITAIRES DES INSECTES

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 659 mots

Ilia (Élie) Metchnikov démontre, en 1882, la capacité des cellules intestinales de l’étoile de mer à ingérer et détruire des particules étrangères, dont les microbes. Il appelle ces cellules des « phagocytes ». Ce phénomène, la phagocytose, est universel ; c’est une réponse défensive spontanée, innée. À partir de 1890, […] Lire la suite

SURVEILLANCE DES INSECTES VECTEURS

  • Écrit par 
  • Yannick SIMONIN
  •  • 3 405 mots
  •  • 5 médias

L’extension géographique desmaladies à transmission vectorielle comme le paludisme ou le chikungunya, à travers tous les continents, représente un problème majeur de santé publique. Elle résulte principalement de l’intensification de la mondialisation des échanges de biens et des mouvements de personnes, notammen […] Lire la suite

ABEILLE

  • Écrit par 
  • Catherine BLAIS
  •  • 652 mots
  •  • 2 médias

Insecte dont le plus connu est l'abeille domestique vivant dans une ruche et produisant du miel . Classe : Insectes ; ordre : Hyménoptères ; super-famille : Apoïdés. Les Abeilles rassemblent deux familles, les Sphécidés (7 700 espèces, toutes solitaires) et les Apidés, comprenant 20 000 espèces dans le monde entier, dont moins de 15 p. 100 sont sociales. C'est le cas des espèces classées dans le […] Lire la suite

ANGIOSPERMES

  • Écrit par 
  • Sophie NADOT, 
  • Hervé SAUQUET
  •  • 6 118 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Angiospermes et relations avec les autres êtres vivants »  : […] Peu d’Angiospermes vivent de façon totalement autonome, sans interactions avec d’autres êtres vivants au sein de leur écosystème. Ces interactions peuvent être des relations symbiotiques qui impliquent une interaction physique étroite, des relations mutualistes dans lesquelles chaque partenaire tire un bénéfice de l’interaction, ou des relations de parasitisme dans lesquelles l’un des partenaires […] Lire la suite

ANIMAUX MODES D'ALIMENTATION DES

  • Écrit par 
  • René LAFONT, 
  • Martine MAÏBECHE
  •  • 4 302 mots

Dans le chapitre « Le régime carnivore »  : […] La majorité des animaux carnivores (qu'il ne faut pas confondre avec le taxon des Carnivores) sont des carnassiers prédateurs : la masse alimentaire est mobile et il y a nécessité de capturer la proie avant ingestion, avec des organes spécialisés (pouvant déverser des venins toxiques) et grâce à des comportements spécifiques. Comme le font certaines plantes, les animaux qu'attaquent les prédateu […] Lire la suite

ANIMAUX MODES DE REPRODUCTION DES

  • Écrit par 
  • Catherine ZILLER
  •  • 4 437 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Déterminisme de la gamétogenèse »  : […] Quel est le déterminisme de l'état sexuel, c'est-à-dire de l'état physiologique dans lequel doit se trouver un organisme pour que ses cellules germinales, ségrégées tôt ou tard des autres lignées cellulaires, se différencient en subissant la gamétogenèse ? La question se pose d'une part pour les animaux chez lesquels le cycle biologique comporte les deux modes de reproduction, agame et sexuée ; […] Lire la suite

ANOPLOURES

  • Écrit par 
  • Robert GAUMONT
  •  • 1 019 mots
  •  • 10 médias

Les Anoploures ou poux sont des insectes aptères, ectoparasites des mammifères dont ils sucent le sang. L'adaptation parasitaire se traduit chez eux par des caractères régressifs comme l'absence d'ailes, mais aussi par la différenciation de griffes préhensiles qui leur permettent de s'accrocher aux poils, et par la spécialisation poussée de leur appareil buccal hématophage. Leur développement se […] Lire la suite

APICULTURE

  • Écrit par 
  • Minh-Hà PHAM-DELÈGUE
  •  • 1 256 mots
  •  • 1 média

Dès la Préhistoire, l'homme a exploité des capacités de l'abeille Apis mellifera L . à produire du miel à partir du nectar de fleurs, ce qui a permis le développement d'une véritable domestication de l'abeille à partir du xviii e  siècle en Europe. On peut définir l'apiculture comme l'art d'élever les abeilles en vue, principalement, de la récolte du miel et de la cire. D'autres produits, comm […] Lire la suite

APTÉRYGOTE

  • Écrit par 
  • Jean-Yves TOULLEC
  •  • 424 mots
  •  • 3 médias

Le terme aptérygote a été utilisé en classification jusque dans les années 1980 pour désigner les insectes chez lesquels l'absence d'ailes est un caractère originel et non une perte secondaire liée au phénomène d'adaptation. S'opposant aux ptérygotes (insectes pourvus d'ailes), il comprenait les diploures, les protoures, les collemboles et les thysanoures, c'est-à-dire les insectes les plus […] Lire la suite

ARAIGNÉES ou ARANÉIDES

  • Écrit par 
  • Christine ROLLARD
  •  • 5 363 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Les ennemis des araignées »  : […] Les araignées, tout en étant elles-mêmes de redoutables prédatrices, sont les proies d'une grande variété d'animaux, et ce à n'importe quel stade de leur développement. Parmi les prédateurs occasionnels, c'est-à-dire qui se nourrissent d'araignées entre autres proies, il faut bien sûr compter les araignées elles-mêmes et d'autres arachnides tels que les scorpions, les solifuges, les pseudo-scorpi […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

René LAFONT, Jean-Yves TOULLEC, « INSECTES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 février 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/insectes/