ECCLÉSIOLOGIE

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Il ne peut y avoir et il n'y a, pour le croyant et pour le théologien chrétien, qu'une seule Église de Jésus-Christ, à la fois visible et spirituelle, humaine et surnaturelle, qui est un article de foi du symbole des Apôtres. Cependant, on rencontre, non seulement dans le langage courant, mais encore dans celui des hommes de loi et même dans celui des théologiens, une application assez générale du mot « Église » aux communautés chrétiennes séparées les unes des autres. Il en résulte des variations dans la terminologie.

Selon un usage empirique, descriptif, voire purement sociologique du mot, on dit l'Église orthodoxe russe, l'Église luthérienne de Suède, l'Église vaudoise, l'Église réformée des Pays-Bas. Ces désignations commodes ne sont pas rigoureuses ; jamais, dans l'Antiquité, on n'aurait parlé de l'Église d'Arius ou de l'Église donatiste d'Afrique. Il vaudrait mieux, en ce cas, parler des communions orthodoxe, luthérienne, réformée. Mais l'usage courant prévaut souvent.

La langue juridique emploie le mot « confession » ou « Église » pour désigner les unités cultuelles reconnues. Ainsi parle-t-on de la séparation des Églises et de l'État, des rapports des Églises avec la société en général. Le mot désigne alors une société de droit n'ayant pas de territoire propre, mais fondée sur une confession de foi déterminée et sur des manifestations cultuelles réglées par une autorité légitime.

La tradition théologique, catholique ou orthodoxe évite d'appeler « Églises » les communautés qui n'ont pas les sacrements ni le ministère issus des Apôtres. En revanche, les confessions protestantes font du mot un emploi assez large, plutôt sociologique, sans lui attacher toujours une signification théologique proprement dite.

Les origines et les sens du mot « é [...]


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  • : directeur du Centre d'études Istina et de la revue Istina

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Bernard DUPUY, « ECCLÉSIOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/ecclesiologie/