DESCARTES RENÉ

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Portrait présumé de René Descartes, S. Bourbon

Portrait présumé de René Descartes, S. Bourbon
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Systèmes planétaires de Copernic, Brahe et Descartes

Systèmes planétaires de Copernic, Brahe et Descartes
Crédits : AKG

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La métaphysique : le doute et le « je pense »

Le point de départ de la métaphysique de Descartes est le doute. Cette métaphysique n'est pas formée d'un ensemble d'affirmations pouvant être présentées dans un ordre quelconque. Elle est constituée par une suite de moments intellectuels dont chacun suppose celui qui le précède et engendre celui qui le suit. Elle se présente donc comme une suite de démarches vécues, qui se succèdent naturellement dans un ordre ne pouvant être modifié. Nous en possédons, à vrai dire, plusieurs exposés : celui de la quatrième partie du Discours de la méthode, celui des Méditations métaphysiques, celui de la première partie des Principes de la philosophie. Mais, à quelques différences près (ainsi en ce qui concerne l'ordre des diverses preuves de l'existence de Dieu), ces exposés suivent la même voie. Tous commencent par le doute.

Le doute et ses degrés

Cela ne veut pas dire, du reste, qu'ils aient le même degré de profondeur. Il est clair, par exemple, que, dans le Discours de la méthode, le doute garde un caractère scientifiquement sélectif, alors que le doute des Méditations met en jeu l'existence même du monde. De même, dans le Discours, le « je pense donc je suis » répond moins à un problème ontologique qu'à la recherche d'un critère de vérité scientifique. Toujours, cependant, le même enchaînement est conservé, et domine la métaphysique cartésienne : je doute, je pense, je suis, Dieu est, Dieu garantit ma connaissance.

La plupart de nos jugements sont conditionnés par l'habitude, notre connaissance est faite d'opinions, opinions qui, du reste, s'opposent souvent entre elles. Pour entreprendre la recherche de la vérité, il faut donc « une fois » en sa vie douter « de toutes les choses où l'on aperçoit le moindre soupçon d'incertitude ».

Ainsi, nous avons l'impression de vivre au milieu d'objets. Ces objets existent-ils réellement dans le monde ? Nous n'en saurions, à vrai dire, avoir aucune preuve, car nous ne pouvons sortir de nous-mêmes, et le monde se réduit à l'ensemble de nos sensations. Or nos sens nous trompent parfois, et, en rêv [...]


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Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'université de Paris-Sorbonne, membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques)

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DESCARTES (R.), en bref

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Populaire au point d'avoir produit un adjectif – « cartésien » – devenu synonyme d'une certaine forme d'esprit (la foi en l'évidence rationnelle), la pensée de Descartes marque une rupture décisive dans l'histoire de la pensée occidentale. Homme de sciences (mathématiques et optique lui sont redevables de découvertes fond […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/descartes-r-en-bref/

DESCARTES RENÉ - (repères chronologiques)

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L'œuvre de Descartes, qui fonde le rationalisme des temps modernes, peut-elle résister aux analyses réductrices des sociologues, des linguistes, des théoriciens de l'argumentation ? La philosophie doit-elle se résigner à n'être qu'un phénomène social, un « reflet » selon l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/descartes-et-l-argumentation-philosophique/#i_28

LA DIOPTRIQUE (R. Descartes)

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René Descartes (1596-1650) publie à Leyde (Hollande) La Dioptrique en appendice de son Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences. Il y montre que sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-dioptrique/#i_28

DISCOURS DE LA MÉTHODE, René Descartes - Fiche de lecture

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Publié à Leyde en 1637, en français et anonymement, le Discours de la méthode servait d'introduction à un recueil d'études scientifiques. Le titre complet en explicite le contenu : Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/discours-de-la-methode/#i_28

MÉDITATIONS MÉTAPHYSIQUES, René Descartes - Fiche de lecture

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Les Méditations métaphysiques (Meditationes de prima philosophia, 1641) sont la première œuvre proprement philosophique de Descartes (1596-1650), et d'ailleurs le premier ouvrage publié sous son nom. Alors que le Discours de la méthode (1637) garde un caractère de circonstance, ne se voulant que le préliminaire à des essais scientifiques, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/meditations-metaphysiques/#i_28

LES PASSIONS DE L'ÂME, René Descartes - Fiche de lecture

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Dans le chapitre « Affectivité et passions dans la tradition classique »  : […] Sans pouvoir entrer ici dans l'extrême complexité et la richesse immense de l'expérience grecque de l'affectivité et des passions – notamment dans la littérature tragique –, il est néanmoins possible de placer quelques repères significatifs chez les philosophes. « Le Grec, écrit E. R. Dodds, a toujours vu dans l'expérience d'une passion une chose mystérieuse et effrayante, l'expérience d'une forc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_28

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Dans le chapitre « L'architecture des philosophies, de Platon à Hegel »  : […] Le premier volet de notre enquête nous a révélé la fragilité de l'union des deux mots, archè et tektonikos , qui composent l'« architecture » en elle-même : vécue « de l'intérieur », dans la mémoire de la langue. Et donc posée comme susceptible de susciter sa propre philosophie. Mais qu'en pensent les philosophes ? L'investigation doit ici, semble-t-il, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/architecture-themes-generaux-architecture-et-philosophie/#i_28

ASÉITÉ

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Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence. Sur ce sens général, Aristote, Descartes et Spinoza sont d'accord. Mais les conceptions de l'aséité sont relativement é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aseite/#i_28

ATTENTION

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  • Éric SIÉROFF
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Dans le chapitre « Aperçu historique »  : […] Dès l’Antiquité, les philosophes ont noté que l’esprit permet de voir les choses plus clairement ou au contraire de ne plus les remarquer. De même, Descartes note qu’une idée apparaît plus claire et distincte quand l’attention se dirige vers elle. Au xix e  siècle, David Ferrier, un neurophysiologiste anglais, note le rôle des régions préfrontale […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/attention/#i_28

AUGUSTINISME

  • Écrit par 
  • Michel MESLIN, 
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Dans le chapitre « Les influences philosophiques »  : […] Par bonheur cette longue méditation de l'œuvre d'Augustin ne s'est pas trouvée limitée au problème ardu de la grâce et de la prédestination. La métaphysique augustinienne, caractérisée par le rôle central de Dieu et par l'intériorité des voies qui mènent à lui, a exercé une influence très nette sur les divers systèmes philosophiques médiévaux et classiques. L'ouverture de la culture occidentale à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/augustinisme/#i_28

AUTOMATE

  • Écrit par 
  • Jean-Claude BEAUNE, 
  • André DOYON, 
  • Lucien LIAIGRE
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  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La liaison science-technique et l'automatisme »  : […] Jamais chez les grands automatistes de tous les temps la pensée technique n'a été coupée du savoir théorique. On peut se demander si Descartes ne fut pas redevable aux mécaniciens et aux savants passionnés d'automates d'avoir discerné l'identité entre l'intelligence « décomposant une équation en ses facteurs », en comprenant « la structure et la composition », et l'intelligence « décomposant et r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/automate/#i_28

BELAVAL YVON (1908-1988)

  • Écrit par 
  • Michel FICHANT
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Yvon Belaval exerce plusieurs métiers (marin, contrôleur des douanes) avant d'être reçu, en 1941, à l'agrégation de philosophie. Professeur au lycée du Mans, puis au lycée Lakanal, il est ensuite détaché au C.N.R.S. (1951-1955) ; chargé de cours, puis maître de conférences aux facultés des lettres de Strasbourg et de Lille, il devient professeur après la soutenance de sa thèse (1960) et est nommé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yvon-belaval/#i_28

BIEN, philosophie

  • Écrit par 
  • Monique CANTO-SPERBER
  •  • 6 603 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le bien comme perfection »  : […] La perfection est une définition objective du bien humain qui recommande les actions permettant de réaliser ce bien. Ce qui distingue la théorie du bien comme perfection de l'utilitarisme est précisément que le bien n'est pas défini de façon subjective (comme le plaisir, les préférences ou le bonheur compris au sens moderne du terme), mais représente une réalité objective (l'épanouissement de soi, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bien-philosophie/

CALCUL ET RATIONALISATION - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Pierre MOUNIER-KUHN
  •  • 732 mots

1623 L'astronome allemand Wilhelm Schickard invente une « horloge à calcul ». Mais celle-ci disparaît dans un incendie et Schickard ne poursuit pas ce projet qui n'aura donc aucune influence historique. 1637 René Descartes, dans le Discours de la méthode , définit la méthode rationnelle de résolution des problèmes : divi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/calcul-et-rationalisation-reperes-chronologiques/#i_28

CALCUL INFINITÉSIMAL - Histoire

  • Écrit par 
  • René TATON
  •  • 11 508 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le problème des tangentes »  : […] Mais il est temps de revenir aux autres savants qui ont participé, avec Cavalieri, à l'édification des méthodes nouvelles de calcul préfigurant celles du calcul infinitésimal qui seront mises au point par Newton et Leibniz dans le dernier tiers du xvii e  siècle. Avant même la publication du traité de Cavalieri, Fermat et Descartes se trouvent en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/calcul-infinitesimal-histoire/#i_28

CARTÉSIANISME

  • Écrit par 
  • Pierre GUENANCIA
  •  • 1 862 mots

Le cartésianisme désigne d'abord la philosophie de René Descartes (1596-1650) avant de s'appliquer et de s'étendre à ses successeurs immédiats et, au-delà, aux philosophes qui se réclament de lui, même si le contenu et le style de leurs doctrines diffèrent sensiblement de ce qui caractérise sa pensée, ou du cartésianisme original. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cartesianisme/#i_28

CLERSELIER CLAUDE (1614-1684)

  • Écrit par 
  • Paul DIBON
  •  • 534 mots

Le nom de Clerselier, qui fut avocat au parlement de Paris, reste indissolublement lié à celui de Descartes. Adrien Baillet, dans sa Vie de M. Descartes (1691), dit de lui que « la passion qu'il avoit conçue pour la philosophie et les écrits de M. Descartes se communiqua tellement à sa personne que tous les intérêts de l'un devinrent les intérêts de l'autre ». Du vivant même […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-clerselier/#i_28

CONCEPT

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 3 815 mots

Dans le chapitre « Genèse et évolution des concepts »  : […] La plupart de nos concepts sont construits par l'esprit à partir de l'expérience sensible. Le mécanisme de cette construction constitue un problème important (auquel a tenté de répondre jadis la doctrine de l'abstraction et que l'épistémologie génétique de Jean Piaget a repris de nos jours sur une base scientifique). Mais en est-il ainsi de tous nos concepts ? Kant a souten […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept/#i_28

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
  • Yves GINGRAS, 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 9 092 mots
  •  • 1 média

La connaissance désigne un rapport de la pensée à la réalité extérieure et engage la notion de vérité comme adéquation de l'esprit et de la chose. Par extension, le terme connaissance désigne le contenu de la pensée qui correspond à la nature de la chose visée, et s'oppose à erreur ou illusion. Ses caractères sont l'universalité et la nécessité, ce qui suppose de réfléchir sur la méthode propre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_28

CONSCIENCE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 718 mots

Dans le chapitre « Le sujet cartésien »  : […] Jusqu’ici, c’est la dimension « douloureuse » de la conscience que nous avons évoquée. Elle peut cependant présenter un tout autre visage, celui qu’a dessiné et imposé la philosophie cartésienne. Descartes (1596-1650) est incontournable si nous avons l’intention de nous réconcilier avec la conscience. Qu’est-ce donc que le « cogito » (le « Je pense donc je suis ») cartésien ? C’est la découverte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conscience-notions-de-base/#i_28

CORPS - Soma et psyché

  • Écrit par 
  • Pierre FÉDIDA
  •  • 3 215 mots

Dans le chapitre « Projet scientifique et distinction soma-psyché »  : […] Le problème du corps est, dans la culture occidentale, historiquement perverti par un très large contentieux philosophique dont la résolution, à en juger par ses effets, reste, à l'heure actuelle, encore bien incertaine. Ce contentieux, d'origine ancienne, touche non seulement au thème de l'opposition de l'âme et du corps et de leur séparation dans le cogito occidental, mais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/corps-soma-et-psyche/#i_28

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Dans le chapitre « L'assentiment »  : […] On doit aux stoïciens d'avoir ajouté un troisième trait à la philosophie grecque de l'opinion ; ce troisième trait devait conduire de façon décisive à la philosophie moderne (cartésienne, humienne, kantienne) du jugement. C'est d'une tout autre distribution des notions que cette dernière procède, à savoir d'une véritable analyse psychologique de l'opération en quoi consiste la saisie ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_28

DE LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ, Nicolas Malebranche - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 827 mots

Nicolas Malebranche (1638-1715) occupe dans la lignée des philosophes post-cartésiens une place particulière. D'une part, il semble tout devoir à Descartes : la lecture, en 1664, du Traité de l'Homme fut en effet à l'origine de sa vocation philosophique. D'autre part, il s'en éloigne radicalement pour renouer avec une philosophie empreinte de théologie augustinienne, dont la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-la-recherche-de-la-verite/#i_28

DESCRIPTION ET EXPLICATION

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 337 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les théories de l'explication »  : […] En théorie de l'explication, on pourrait opposer deux grands paradigmes, qu'on appellera respectivement substantialiste et relationnel. Anciens et médiévaux expliquent en termes de substances et de causes : ils admettent des atomes, des agents (causes efficaces et transitives), des supports d'actions causales (fluides propagateurs, vertus sympathiques, espèces sensibles émanées ou reçues, etc.), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-et-explication/#i_28

DEVOIR (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 242 mots

Dans le chapitre « La décision morale »  : […] Si nous avons raison de nous considérer comme des sujets libres, chacun de nos actes relève donc d’une décision prise dans le secret de notre intériorité. Kant est sur ce point l’héritier de René Descartes (1596-1650), qui le premier envisagea que « notre liberté se connaît sans preuve par la seule expérience que nous en avons ». Mais alors que, pour Descartes, notre liberté relève de l’évidence, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/devoir-notions-de-base/#i_28

DIALECTIQUE

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 039 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « D'Aristote à Descartes »  : […] L'histoire de la philosophie antique et médiévale, après Aristote, ne donnera pas les éléments qui permettraient de trancher nettement entre ces deux traditions : la dialectique, science du vrai ou technique du vraisemblable. On peut dire qu'elle privilégie certains aspects de la conception aristotélicienne, dans la mesure où elle apparente la dialectique à la logique : avec Chrysippe, la doctrin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique/#i_28

DIEU - Problématique philosophique

  • Écrit par 
  • Jacques COLETTE
  •  • 5 672 mots

Dans le chapitre « Dieu et le « cogito » »  : […] L'ensemble des philosophèmes véhiculés depuis le début de l'ère chrétienne par la littérature patristique puis, après saint Augustin, par les théologiens représente le trésor conceptuel dont se nourrira la philosophie moderne. Il se compose ou dérive autant des termes hérités de la philosophie grecque que des formules bibliques. Ainsi « le nom qui est au-dessus de tout nom » […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-problematique-philosophique/#i_28

DOUTE

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 731 mots

Présent dans les discours les plus divers, le doute n'est pas plus un concept méthodologique qu'un argument pédagogique, à quoi cependant on l'a maintes fois réduit. De Socrate à Descartes, de Montaigne à Lessing et de Kierkegaard à Nietzsche, il transforme le cours d'une réflexion en expérience ; dans un discours en première personne comme dans un dialogue, il ordonne une progression, fait repère […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/doute/#i_28

DUALISME

  • Écrit par 
  • Simone PÉTREMENT
  •  • 6 146 mots

Dans le chapitre « Philosophie occidentale »  : […] Les pythagoriciens, qui sont peut-être les plus anciens philosophes d'Occident (car les Ioniens étaient des physiciens), sont aussi, semble-t-il, les premiers qui puissent être appelés dualistes. D'une part, ils enseignaient que toutes choses sont composées de contraires : un et multiple, limité et illimité, impair et pair, masculin et féminin, repos et mouvement, lumière et obscurité, bien et mal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dualisme/#i_28

DURÉE

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 954 mots

Cette notion indique l'idée de persistance d'un phénomène, de maintenance temporelle d'une réalité. Pour saint Thomas, la durée est, suivant la formule d'E. Gilson, « de même nature que le mouvement même de l'être qui dure ». Descartes, au nom du mécanisme, rejette le principe de permanence fondé par les scolastiques sur les formes substantielles. Dans son œuvre, c'est un rabattement de la durée s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/duree/#i_28

ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 13 082 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « L'épistémologie « post-cartésienne » »  : […] On ne peut ignorer que certains thèmes de la pensée de Descartes se sont trouvés placés par lui, et pendant quelque temps après lui, au centre d'une philosophie de la science. C'est d'abord l'idée d'une rationalité de l' étendue . Nous avons de l'étendue des idées claires et distinctes, qu'il est possible d'enchaîner pas à pas en conservant toujours l'é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/#i_28

ÉQUATIONS ALGÉBRIQUES

  • Écrit par 
  • Jean ITARD
  •  • 5 789 mots

Dans le chapitre « La théorie « générale » des équations »  : […] Grâce à l'école italienne, la théorie générale des équations algébriques se précise et ses problèmes principaux se dégagent. Sans suivre chronologiquement son développement historique, on peut s'efforcer d'en mettre en évidence les points importants. L'équation étant mise sous la forme P( x ) = 0, l'importance du degré du polynôme P, ou degré de l'équation, apparaît d'abord ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/equations-algebriques/#i_28

ERREUR

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 867 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'erreur dans les théories physiques »  : […] Très schématiquement, on attribue deux objets aux théories physiques : expliquer la réalité ou représenter les phénomènes, c'est-à-dire des effets observables. Pour Pierre Duhem, au début du xx e siècle, « une théorie physique n'est pas une explication. C'est un système de propositions mathématiques, déduites d'un petit nombre de principes, qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/erreur/#i_28

ESPACE, mathématique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc SCHLENKER
  •  • 1 669 mots

Dans le chapitre « Le paradigme riemannien »  : […] Un autre point de vue sur la géométrie apparaît au milieu du xvii e  siècle, lorsque René Descartes remarque que la position des points de l'espace euclidien peut être décrite par la donnée de trois nombres, ses coordonnées cartésiennes, qui indiquent la position de ses projections sur trois droites orthogonales. Ainsi, des objets géométriques –  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/espace-mathematique/#i_28

ESTHÉTIQUE - Histoire

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES
  •  • 11 893 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « De Descartes à Kant »  : […] La fin de la Renaissance est marquée par le mysticisme (sainte Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croix) ou l'étrange (Paracelse, Böhme) ; par des poétiques de la violence (comme celle de l'éclatement de l'ordonnance chez Dürer), par l'austérité initiale de la Contre-Réforme, puis par le maniérisme et enfin par le baroque. Le classicisme ne s'impose qu'au xvii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-histoire/#i_28

ÉTHER

  • Écrit par 
  • Marie-Antoinette TONNELAT
  •  • 5 545 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Éther et milieux subtils »  : […] La physique de Descartes suppose que l'Univers plein est constitué par des milieux plus ou moins grossiers. Pour ne laisser aucun vide, des mouvements tourbillonnaires prennent naissance. Quant à la lumière, c'est une pression, une « tendance au mouvement » que transmet le milieu le plus subtil. Celui-ci fait fonction d'un éther immobile et rigide, support d'actions lumineuses instantanées. L'éthe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ether/

EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean WAHL
  •  • 6 149 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La découverte de l'existence »  : […] L'existence précède l'essence, telle est, d'après Jean-Paul Sartre, la formule qui permet de comprendre la formation des philosophies de l'existence. Cette formule peut servir de point de départ. Il convient cependant de remarquer qu'il serait faux de résumer les philosophies auxquelles celles de l'existence veulent s'opposer par la formule inverse : « l'essence précède l'existence ». Martin Heide […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-existence/#i_28

FERMAT PIERRE DE (1601-1665)

  • Écrit par 
  • Catherine GOLDSTEIN, 
  • Jean ITARD
  • , Universalis
  •  • 4 157 mots

Dans le chapitre « Optique »  : […] Fermat n'était pas physicien. Lorsqu'au début de sa correspondance il dispute contre Roberval et Étienne Pascal sur la statique, on le sent très en retard sur eux, et il paraît finalement se rendre à leur avis. Cependant, dès qu'il a connaissance, en 1636, de la Dioptrique de Descartes, il s'élève, avec beaucoup de bon sens, contre la pseudo-démonstration de la loi de la réfr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-de-fermat/#i_28

FERMAT : DÉTERMINATION DES TANGENTES À UNE COURBE

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 177 mots

Magistrat exerçant à Toulouse et à Castres, Pierre de Fermat (1601-1665) consacrait aux mathématiques ses moments de loisirs. En 1629, il invente une méthode de recherche des maximums et des minimums qui apparaît comme un travail précurseur du calcul différentiel. En 1638, l'application de cette méthode à la détermination des tangentes à une courbe est considérée comme un acte fondateur de la géom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fermat-determination-des-tangentes-a-une-courbe/#i_28

GASSENDI PIERRE GASSEND dit (1592-1655)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 060 mots

Savant et philosophe français, né près de Digne, reçu docteur en théologie en 1614 à Avignon, Gassendi est ordonné prêtre en 1616 et enseigne la philosophie à l'université d'Aix-en-Provence de 1617 à 1623. Il y fait des observations astronomiques détaillées, se déclare partisan de Copernic et entre en correspondance avec Galilée. Il partage ensuite son temps entre Digne, où il est depuis 1626 prév […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gassendi/#i_28

GÉOLOGIE - Histoire

  • Écrit par 
  • François ELLENBERGER
  •  • 6 538 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Le XVIIe siècle et les théories de la Terre jusqu'en 1729 »  : […] La mentalité change complètement dès le début du xvii e siècle. La doctrine mécaniste dévalorise la Nature. L'étude du contenu du sous-sol est au plus bas jusque vers 1660 (et en France jusqu'en 1710). Durant la première moitié du siècle, un seul auteur majeur est à signaler : il s'agit de Descartes, avec ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geologie-histoire-des-sciences-de-la-terre/#i_28

GÉOMÉTRIE

  • Écrit par 
  • François RUSSO
  •  • 10 634 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Descartes et Fermat »  : […] Le calcul géométrique exposé par Descartes (1596-1650) dans sa Géométrie (1637) ne diffère guère en son principe du calcul d'Apollonios. Il porte sur deux variables que l'on peut sans doute considérer comme constituant des coordonnées ; mais on n'y trouve pas explicités des axes de coordonnées, c'est-à-dire deux droites orientées, distinctes des lignes de la figure. Toutefois […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geometrie/

GÉOMÉTRIE DES PASSIONS (R. Bodei) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 1 366 mots

Géométrie des passions est la version française d'un essai du philosophe Remo Bodei paru en Italie il y a six ans, en 1991 (traduction de Marilène Raiola, aux Presses universitaires de France). Son sous-titre, Peur, espoir, bonheur  : de la philosophie à l'usage politique , en définit l'e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geometrie-des-passions/#i_28

HASARD

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 6 801 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La fonction réductrice des rites et des maximes »  : […] L'expérience révèle que, si le danger exalte parfois, l'incertitude peut produire un sentiment d'insécurité, et même d'inquiétude ou d'angoisse. Cette peur suscite le désir de connaître la nature des risques qu'il faut affronter ; elle engendre également des rites et des mythes qui réduisent, sinon les aléas objectifs, du moins l'impression désagréable qu'ils provoquent. Bien plus, comme Descarte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hasard/#i_28

HEURISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI
  •  • 8 415 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Vers l'heuristique comme psychologie de la découverte »  : […] Ce que l'on pourrait à bon droit nommer la conception moderne de l'heuristique apparaît dans les grands traités de méthode du xvii e  siècle –  conception qui va inéluctablement conduire à une interprétation psychologiste. On voit, en particulier chez Descartes, s'opérer une véritable transformation dans l'idée de méthode de découverte. Yvon Bela […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heuristique/#i_28

HOMME - La réalité humaine

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 14 321 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La science et le monde naturel »  : […] Il nous faut revenir en arrière pour constater que déjà le rationalisme de l'âge classique porte toutes les marques de cette conviction et de cette confiance. La foi en une raison pleinement autonome le conduira, sans peut-être même qu'il en prenne conscience, à opérer une véritable mutation de l'anthropologie et de la vision que l'homme se fait de lui-même. Il est banal d'affirmer que le rationa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homme-la-realite-humaine/#i_28

HUET PIERRE DANIEL (1630-1721)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 307 mots

Prélat et érudit français, Pierre Daniel Huet est né le 8 février 1630 à Caen et mort le 26 janvier 1721 à Paris. Après avoir étudié les mathématiques chez les Jésuites, il visite en 1652 la cour de la reine Christine de Suède. Il y découvre, dans la bibliothèque royale, plusieurs fragments d'un commentaire sur saint Matthieu par le théologien grec Origène (185-253/254) dont il établit une éditio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-daniel-huet/#i_28

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Descartes »  : […] Descartes accorde aux idées une existence objective, c'est-à-dire en tant qu'elles sont des représentations. Elles sont le terme immédiat du connaître : « Je ne puis avoir aucune connaissance de ce qui est hors de moi que par l'entremise des idées que j'en ai eues en moi et je me garde de rapporter mon jugement immédiat aux choses, et de leur rien attribuer de positif, que je ne l'aperçoive aupara […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_28

IMMÉDIAT

  • Écrit par 
  • Dominique LECOURT
  •  • 3 909 mots

Dans le chapitre « La certitude cartésienne et le médiateur transcendant »  : […] La philosophie cartésienne s'adosse à une découverte scientifique, celle de la géométrie algébrique, ou « géométrie analytique ». L'essentiel de cette découverte est consigné dans le Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences . Constatant que les méthodes algébriques s'appliquaient aussi bien à la géométrie qu'à l'arithmétique, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immediat/#i_28

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Infini et éthique »  : […] Dans le contexte de la connaissance où il apparut à la pensée occidentale, l'Infini absorbe le fini, se produit comme le Même surmontant l'Autre, pensée de la pensée en faisant omnitudo realitatis . Mais dans cette divinisation de l'Infini n'a-t-on pas perdu la divinité spécifiquement religieuse du Dieu qui permit à l'idée d'infini de dominer le rationalisme occidental. Pour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_28

INNÉISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis DUMAS
  •  • 548 mots

Doctrine philosophique d'après laquelle sont en quelque sorte inscrits ou présents dans l'esprit humain des idées, des vérités (rapports entre idées) ou des principes. On la fait parfois remonter jusqu'à Platon (théorie de la réminiscence : l'âme conserve le souvenir confus des idées contemplées avant cette vie). La théologie chrétienne a souvent repris et transposé cette thèse, sous la forme de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inneisme/#i_28

JARDINS - Esthétique et philosophie

  • Écrit par 
  • Catherine CHOMARAT-RUIZ
  •  • 3 585 mots

Dans le chapitre « Les principes du jardin et de la philosophie »  : […] Toutefois, ces rapprochements entre jardin, esthétique et philosophie ne demeurent pas sans lendemain. De René Descartes, on retient l'espoir que, grâce à la mécanique, les hommes fabriqueront des machines qui les rendront « comme maîtres et possesseurs de la nature ». On déduit de cette « sixième partie » du Discours de la méthode (1637) que ce philosophe asservit la nature […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jardins-esthetique-et-philosophie/#i_28

CLASSICISME

  • Écrit par 
  • Pierre DU COLOMBIER, 
  • Henri PEYRE
  •  • 13 796 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Raison et passion »  : […] Devant cet ensemble complexe et sillonné de courants secondaires et de remous qu'est le classicisme français, devenu ensuite avec bien des modifications, classicisme européen, la critique du xx e  siècle a adopté une position autrement nuancée que celle qui naguère avait faussé, en la raidissant, l'image de ce mouvement. Il avait été de mode, avec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/classicisme/#i_28

LIBERTÉ (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 519 mots

Dans le chapitre « L’invention de Descartes »  : […] On doit à René Descartes (1596-1650) d’avoir formulé de façon décisive l’hypothèse du libre arbitre, selon laquelle nous sommes réellement à l’origine de nos pensées et de nos actes, indépendamment de toutes les forces naturelles et sociales qui s’exercent sur nous. Dans la quatrième partie du Discours de la Méthode (1637), le philosophe nous compare à des voyageurs perdus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte-notions-de-base/#i_28

L'INCONSCIENT DES MODERNES (J-M. Vaysse) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 1 010 mots

Le sous-titre de L'Inconscient des Modernes  : Essai sur l'origine métaphysique de la psychanalyse (Gallimard, 1999) en indique d'emblée les enjeux et les ambitions. Il ne s'agit pas pour Jean-Marie Vaysse de simplement rapporter les concepts forgés par Freud à leurs racines métaphysiques afin d'en finir avec une entreprise jugée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-inconscient-des-modernes/#i_28

LOCKE JOHN (1632-1704)

  • Écrit par 
  • Geneviève BRYKMAN
  •  • 3 989 mots
  •  • 1 média

Dans le devenir des idées, certaines œuvres paraissent des jalons privilégiés et ont une portée qui leur donne le statut d'« événements ». L' Essai sur l'entendement humain du philosophe anglais John Locke est de celles-là. Paru en 1690, constamment réédité, l' Essai était devenu, dès 1692, l'ouvrage de base de l'enseignement philosophique au Trinity Col […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-locke/#i_28

MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

  • Écrit par 
  • Ginette DREYFUS
  •  • 8 465 mots

Dans le chapitre « Les années de formation »  : […] Nicolas Malebranche fut, selon l'expression heureuse de Voltaire, l'un des plus profonds méditatifs qui aient jamais écrit. Il naquit à Paris un mois avant Louis XIV. Et sa philosophie porte, plus que toute autre, cet « air grand et magnifique » (le mot est d'Arnauld, parlant de Malebranche) qui scelle le règne de ce prince. Il sortait d'une famille de parlementaires. Son père était conseiller du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-malebranche/#i_28

MARION JEAN-LUC (1946- )

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 1 063 mots

Sans conteste l'un des plus brillants philosophes de sa génération, Jean-Luc Marion, né à Meudon le 3 juillet 1946, a suivi un parcours universitaire sans faute : l'École normale supérieure, où il étudie avec Louis Althusser et Jacques Derrida, l'agrégation, le doctorat. Il enseigne ensuite à l’université de Poitiers en 1981, puis à l’université Paris X-Nanterre avant d'occuper la chaire de philos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-luc-marion/#i_28

MATÉRIALISME

  • Écrit par 
  • Georges GUSDORF
  •  • 3 916 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Révolution mécaniste et triomphe de l'hypothèse corpusculaire »  : […] Chez Aristote, qui s'oppose aux atomistes, la matière apparaît relativisée ; elle se trouve engagée dans une hiérarchie des matières et des formes, toute instance de réalité se proposant à la fois comme matière de la forme supérieure et forme de la matière inférieure. Alors que l'atome est une matière absolue, la matière d'Aristote évoque plutôt la « matière première » de l'artiste ou de l'artisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/materialisme/#i_28

MATHÉMATIQUES FONDEMENTS DES

  • Écrit par 
  • Jean Toussaint DESANTI
  •  • 10 438 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'évidence cartésienne »  : […] On sait qu'à l'âge classique se rétablira, autour du concept de l'entendement cartésien, une unité provisoire. Les Règles pour la direction de l'esprit et le Discours de la méthode constituent, dans l'esprit de Descartes, la charte de la nouvelle mathesis. Dans ce mouvement, l'appareil traditionnel de la logique paraît frappé de nul […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fondements-des-mathematiques/#i_28

MATIÈRE

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME, 
  • Hélène VÉRIN
  •  • 10 672 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Inertie et attraction ; les aventures de la quantification »  : […] En tout état de cause, la nouvelle physique, pour être entendue, devait se déclarer fidèle à l'ontologie traditionnelle, c'est-à-dire admettre que tout est substance et attribut ; par voie de conséquence, elle excluait le vide, au sens de principe métaphysique, et de surcroît refusait à la matière toute activité intrinsèque ; elle déniait, a fortiori, toute action à distance excédant la seule forc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/matiere/#i_28

MATIÈRE (physique) - États de la matière

  • Écrit par 
  • Vincent FLEURY
  •  • 5 801 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Historique de la recherche sur l'état de la matière »  : […] L'expérience immédiate de la matière est commune à tous les hommes, depuis qu'ils sont doués de raison. La distinction entre solide et liquide était certainement présente à l'esprit de nos ancêtres de la préhistoire. Cependant, on peut se contenter de faire remonter les interrogations scientifiques sur les différents états de la matière à plusieurs lignes d'observations ou d'activités humaines, i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/matiere-physique-etats-de-la-matiere/#i_28

MÉCANIQUE - Histoire de la mécanique

  • Écrit par 
  • Pierre COSTABEL
  •  • 6 180 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « De Galilée à Newton »  : […] Dans l'histoire de la mécanique, c'est incontestablement le grand ouvrage de Galilée, Discours et démonstrations mathématiques concernant deux sciences nouvelles ( Discorsi e dimostrazioni matematiche intorno a due nuove scienze attenanti alla meccanica ed i movimenti locali , Leyde, 1638), qui ouvre une ère elle aussi nouvelle. Si le titre même mentionn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanique-histoire-de-la-mecanique/#i_28

MÉCANISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Joseph BEAUDE
  •  • 5 205 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les fondateurs : Galilée, Descartes »  : […] On parle souvent de l'époque de Descartes comme si le nom du philosophe suffisait à lui seul à désigner la « révolution mécaniste ». C'est n'avoir qu'une vue très simplifiée de cette période. On oublie ainsi non seulement Galilée, mais encore une multitude de personnages qui, sans avoir le génie et l'importance du savant italien, ont néanmoins contribué à fonder et à répandre la théorie mécaniste. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanisme-philosophie/#i_28

MÉDITATIONS CARTÉSIENNES, Edmund Husserl - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 977 mots

Les Méditations cartésiennes marquent une étape importante dans l'œuvre d'Edmund Husserl (1859-1938), le créateur de la phénoménologie. C'est d'abord l'un des rares exposés synthétiques et introductifs qu'il ait tenté de cette dernière, la plupart de ses écrits publiés, depuis les inaugurales Recherches logiques (1900-1901), constituant plutôt des état […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/meditations-cartesiennes/#i_28

MERSENNE MARIN (1588-1648)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 964 mots

Philosophe et religieux français, Mersenne est l'une des figures les plus influentes de la révolution scientifique du xvii e  siècle, au sein de laquelle, sans être proprement homme de science, il a joué un rôle considérable de témoin et d'animateur. Né à Oizé, près de La Flèche, il fit ses études au collège jésuite de cette ville, un peu avant De […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marin-mersenne/#i_28

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La métaphysique de Descartes »  : […] La métaphysique de Descartes peut être considérée comme la source de toute métaphysique moderne. Il convient pourtant de remarquer ce que cette métaphysique a d'ambigu. On pourrait même prétendre que la métaphysique cartésienne est moderne dans la mesure où nous lui conférons un sens que Descartes, en son intention explicite, ne lui a pas clairement donné. En présentant l'ouvrage qui porte en lat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_28

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 011 mots

Dans le chapitre « Qu'est-ce que la méthode ? »  : […] L'idée ou le but d'une méthode est de permettre de dériver des résultats de même forme à partir de propriétés communes. Dans l'acception la plus stricte, une méthode est un algorithme défini préalablement aux questions d'une classe donnée, et qui, à toute question de la classe, fournit, au bout d'un nombre fini d'étapes, une solution soit par une réponse affirmative ou négative, soit par le calcu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_28

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Nécessité, contingence et plénitude »  : […] L'histoire des conceptions philosophiques de la modalité est étroitement liée à celle des doctrines qui soutiennent la nécessité de ce qui est et de nos actions, dans leur opposition aux doctrines qui admettent qu'il y a, dans la nature ou en nous, une forme de contingence, c'est-à-dire au conflit philosophique traditionnel entre déterminisme et libre arbitre. On peut en retracer l'origine chez l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_28

MOI

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT, 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 12 471 mots

Dans le chapitre « Mirages de la pureté »  : […] C'est dans la thématique traditionnelle – et souvent décriée – de l'introspection qu'on trouvera un premier modèle de la psychologie du moi. En fait, toute une série de démarches s'y rattachent, s'il s'agit, par le regard tourné vers l'intérieur, de saisir un moi séparé de l'extériorité qui l'altère, un moi pur. Valéry peut servir ici d'illustration, car il s'essaye, tant dan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moi/#i_28

MONSTRES, esthétique

  • Écrit par 
  • Gilbert LASCAULT
  •  • 3 479 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le jeu du monstrueux »  : […] La production du monstre constitue d'abord un jeu savant, de type combinatoire, guidé par une volonté de perpétuel renouvellement. Au xix e  siècle, Grandville, un des plus grands dessinateurs fantastiques, décrit ainsi son travail de fabricateur de monstres : « J'ai imaginé quoi ? Des monstruosités gracieuses pour l'homme auquel il faut à tout p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monstres-esthetique/#i_28

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

Dans le chapitre « Les doctrines de la chute »  : […] Si le courant des doctrines de la chute est dominé par la figure de Platon, son élaboration philosophique s'inaugure cependant avec les Upanishads et se prolonge, par-delà Origène, jusqu'à Descartes et Malebranche. L'axe qui joint des philosophies aussi différentes est le dualisme de l'âme et du corps. La vie humaine naît de leur rencontre et la mort est leur séparation. Mais, pour la pensée grec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_28

NATURE PHILOSOPHIES DE LA

  • Écrit par 
  • Maurice ÉLIE
  •  • 6 379 mots

Dans le chapitre « Physique et philosophies de la nature »  : […] D'un point de vue historique, il semble que cette distinction n'ait pas toujours existé, si l'on admet que les penseurs présocratiques furent indissolublement physiciens et philosophes de la nature, eux qui cherchèrent l' Archè , le principe des choses, s'interrogèrent sur leurs éléments, terre, air, eau ou feu, ainsi que sur leurs modes de composition et de séparation. Ainsi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-la-nature/#i_28

NATURE / CULTURE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 450 mots

« L’homme du monde est tout entier dans son masque. N’étant presque jamais en lui-même, il y est toujours étranger, et mal à son aise quand il est forcé d’y entrer. Ce qu’il est n’est rien, ce qu’il paraît est tout pour lui. » Cette affirmation, que l’on peut lire au livre IV d’ Émile ou De l’éducation (1762) de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), s’ap […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nature-culture-notions-de-base/#i_28

NÉANT

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 210 mots

Dans le chapitre « Une certaine idée négative du néant »  : […] On voit combien le rapprochement (pourtant souvent fait) avec l'analyse platonicienne du Sophiste doit être limité. Il s'agissait pour Platon de définir le sophiste comme celui qui fait être ce qui n'est pas. Contre l'aphorisme de Parménide, il faut donc affirmer la possibilité du faux dans le discours et dans les choses et montrer que, d'une certaine manière, le non-être e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neant/#i_28

NEUROLOGIE

  • Écrit par 
  • Raymond HOUDART, 
  • Hubert MAMO, 
  • Jean MÉTELLUS
  • , Universalis
  •  • 30 238 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « De l'Antiquité au XVIIe siècle »  : […] Dans l'Antiquité classique, les Grecs situent l'encéphale dans le crâne et la moelle épinière dans les vertèbres, mais ils font siéger la sensibilité dans les viscères, le cœur, le foie, le diaphragme. Plus tard, Alcméon de Crotone, au vi e  siècle avant J.-C., établit par la dissection et la vivisection des animaux les relations des organes des s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neurologie/#i_28

NOTATION MATHÉMATIQUE

  • Écrit par 
  • Hans FREUDENTHAL
  •  • 10 388 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les opérations arithmétiques »  : […] Outre les représentations verbales des opérations, on connaissait dès l'Antiquité des abréviations ou des signes spéciaux, tels que le ψ retourné de Diophante d'Alexandrie pour la soustraction ; souvent l'addition s'exprimait par juxtaposition. Les signes « moins » et « plus » apparaissent dans des manuscrits allemands de 1481 et 1486 ; le premier qui les imprima (mais sans prétendre à une nouvea […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/notation-mathematique/#i_28

NUMÉRIQUE CALCUL

  • Écrit par 
  • Jean-Louis OVAERT
  •  • 5 702 mots

Dans le chapitre « Méthode d'interpolation linéaire (ou « regula falsi ») »  : […] Sous les mêmes hypothèses que précédemment, on cherche une valeur approchée β de ω en interpolant g sur l'intervalle [ a , b ] par une fonction affine ϕ, et en définissant β par la relation ϕ(β) = 0. Cette méthode a été utilisée par Viète (1540-1603) et par Descartes (1596-1650), dans le cas des équations algébriques. La majoratio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/calcul-numerique/#i_28

OPPOSITION CONCEPT D'

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 18 813 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La période contemporaine »  : […] Dans l'histoire des idées, l'ouvrage de l'Anglais Lancelot Whyte, L'Inconscient avant Freud , apparaît comme l'un des témoins significatifs de l'intérêt porté, en divers domaines du savoir au cours de la période 1950-1970, au thème de la structure binaire des processus mentaux. D'après cet auteur, toute prise de conscience, quel qu'en soit le niveau, consiste dans un processu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept-d-opposition/#i_28

PENSÉE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 8 282 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La conception cartésienne de la pensée »  : […] Même si une pensée n'est pas seulement un acte mental, il est raisonnable de supposer qu'elle repose sur des actes mentaux, dont les contenus sont constitués par certaines représentations dans l'esprit. On appelle couramment « cartésienne » la conception de la pensée associée aux deux thèses suivantes : 1. La connaissance que nous avons de nos propres états mentaux est certaine et infaillible ; 2 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pensee/#i_28

PHYSIOGNOMONIE

  • Écrit par 
  • Anne-Marie LECOQ
  •  • 8 003 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « D'Aristote à Lavater »  : […] Le texte fondateur de la physiognomonie, les Physiognomonica , fut longtemps attribué à Aristote lui-même et appartient sans doute à son école. Plus tard, trois autres auteurs y puisèrent tout en le complétant : le sophiste grec Polémon ( ii e  s. apr. J.-C.), un anonyme latin parfois identifié à Apulée ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physiognomonie/#i_28

PHYSIQUE - Le modèle en physique

  • Écrit par 
  • Marie-Antoinette TONNELAT
  •  • 3 158 mots

Dans le chapitre « Dans la physique mécaniste »  : […] Jusqu'ici, le modèle est apparu comme un schéma simplificateur. Néanmoins, ce canevas se situe au niveau même des apparences qu'il prétend analyser. Il en constitue une version plus dépouillée mais, en même temps, plus quantitative et plus utilisable, tout en restant du même type. Autrement dit, le mouvement apparent des planètes se déduit de mouvements élémentaires plus simples, mais ce « modèle  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physique-le-modele-en-physique/#i_28

PLANÉTAIRES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Dominique PROUST
  •  • 5 144 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La nébuleuse primitive »  : […] La compréhension de la formation et de l'évolution de notre propre système planétaire, la cosmogonie, représente une étape nécessaire à la recherche de systèmes planétaires extrasolaires. Diverses théories ont été proposées pour rendre compte de l'existence du système solaire. René Descartes (1596-1650) est l'auteur de la première cosmogonie rationnelle en décrivant, en 1644, dans les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-planetaires/#i_28

POSITIVISME

  • Écrit par 
  • Angèle KREMER-MARIETTI
  •  • 5 246 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le positivisme et l'évolution de la science positive »  : […] C'est à Descartes, auquel il associe Francis Bacon et Galilée, que Comte fait remonter les principes de la philosophie positive : « L'époque où [les sciences] ont commencé à devenir vraiment positives doit être rapportée à Bacon, qui a donné le premier signal de cette grande révolution ; à Galilée, son contemporain, qui en a donné le premier exemple, et enfin à Descartes, qui a irrévocablement d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/positivisme/#i_28

PRÉFORMATION ET ÉPIGENÈSE

  • Écrit par 
  • Maria Teresa MONTI
  •  • 6 744 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Domination de la préformation oviste »  : […] À partir de la seconde moitié du xvii e  siècle, le cadre philosophique dominant va profondément évoluer. Le triomphe du modèle mécaniciste cartésien provoque l’écroulement, même dans les sciences de la vie, du paradigme aristotélicien, et avec lui le rejet de facultés occultes et de vertus formatrices. Anatomie et physiologie en profitent, mais l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preformation-et-epigenese/#i_28

PSYCHOLOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre GRÉCO
  •  • 16 218 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les méthodes expérimentales »  : […] Que l'on puisse, pour étudier au moins certains aspects des phénomènes psychologiques, utiliser les procédures et les schémas conceptuels des sciences expérimentales, cela paraît aujourd'hui d'une telle évidence, et épistémologiquement si banal, qu'on a peine à comprendre pourquoi personne ne s'y est vraiment risqué avant la fin du xix e  siècle. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie/#i_28

PSYCHOLOGIE HISTOIRE DE LA

  • Écrit par 
  • Serge NICOLAS
  •  • 4 964 mots
  •  • 2 médias

La psychologie a une longue histoire puisqu’on trouve déjà traités dans les textes de l’Antiquité, notamment chez Aristote, de nombreux thèmes majeurs de la discipline . Il est habituel de faire débuter l’histoire de la psychologie moderne avec René Descartes (1596-1650), tout en soulignant que l’émergence effective de la discipline date du xix e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-de-la-psychologie/#i_28

PSYCHOLOGIE DES ÉMOTIONS

  • Écrit par 
  • David SANDER
  •  • 5 817 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L’émotion est-elle une expression ? »  : […] Inspirés par les travaux de Darwin sur l’évolution de l’expression des émotions chez l’animal, de nombreux spécialistes ont considéré les expressions (faciales, vocales, posturales, etc.) comme un aspect clé de l’émotion. En particulier, Tomkins conçoit l’expression faciale comme la composante centrale des émotions, et a créé la notion de « programme affectif », processus psychologique automatiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-des-emotions/#i_28

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le discours métaphysique »  : […] Elle le fait, à partir de Descartes, en essayant de déterminer les limites à l'intérieur desquelles elle peut être sûre d'elle-même et de ses résultats. Elle peut douter, elle doit le faire si elle veut s'assurer des fondements sur lesquels elle se propose de bâtir. Ce qu'elle découvre alors comme fondement, c'est la raison même : le doute raisonnable implique déjà la raison. À partir de là, tout […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_28

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « Le rationalisme cartésien »  : […] Les traits rationalistes de la philosophie cartésienne, qui sont souvent considérés comme exemplaires, ne correspondent pourtant qu'à une variante de cette attitude. On y relèvera tout d'abord le refus d'une pensée seulement imitative, se complaisant dans le commentaire, le développement ou la répétition de ce que d'autres ont dit avec autorité magistrale. Le doute cartésien, contrairement au dou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_28

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « Historique »  : […] Anciens et médiévaux sont réalistes. Les présocratiques commencent par un réalisme de la substance, qui pouvait être, dans les cosmogonies milésiennes, une qualité ou une phase de l'être. Avec Anaximandre apparaît la substance au sens développé plus tard par Aristote, de substrat ou de support de qualités ( hypokeiménon plutôt que ousia ). L'atomisme an […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_28

RÉALITÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 4 964 mots

Le mot « réalité » désigne ce qui existe effectivement : une réalité, c'est une chose qui est, la réalité, c'est l'ensemble des choses qui sont. Or la notion d'être, ou d'existence (en ce qui concerne les choses, ces deux termes ne sont pas à distinguer), est une des notions fondamentales et premières de l'esprit : elle suppose une sorte d'expérience irréductible à toute autre, et donc inanalysab […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_28

RÉELS NOMBRES

  • Écrit par 
  • Jean DHOMBRES
  •  • 15 297 mots

Dans le chapitre « Classification des nombres réels »  : […] Ainsi, la classification euclidienne, fondée sur la géométrie, est insuffisante pour les problèmes de résolution d'équations. On tient là l'embryon de la classification purement algébrique des nombres réels, qui remonte à Legendre (1752-1833). On appelle nombre algébrique toute solution d'une équation polynomiale à coefficients entiers (relatifs) ; ainsi 2 est-il algébrique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nombres-reels/#i_28

RELATIVISME

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU, 
  • Tobie NATHAN
  •  • 3 931 mots

Dans le chapitre « Le relativisme moderne »  : […] En Europe, à la Renaissance, une deuxième forme du relativisme se développe, héritée du scepticisme ancien. On la trouve, en particulier, chez Montaigne, qui pour ne pas perdre sa raison au milieu des folies de son siècle, se mit à la rédaction de ses Essais . Comme l'a écrit Marcel Conche : « Ce que l'on a, dans les Essais (1580-1588), c'est, au plus h […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relativisme/#i_28

SCEPTICISME

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 7 740 mots

Dans le chapitre « Rationalisme et scepticisme »  : […] Le rationalisme ne peut que repousser comme stérile et erroné le scepticisme académique. L'expression d'un savoir qui se résumerait à la proposition « je ne sais rien », qu'il s'agisse du non-savoir de Métrodore, de la vérité insaisissable de Démocrite ou du nihil scire d'Arcésilas, est traditionnellement dénoncée comme se détruisant elle-même. Déjà Socrate, dans l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scepticisme/#i_28

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le souci de l'intelligibilité »  : […] On peut assigner, avec René Thom, deux buts fondamentaux à la science : l' action ou la connaissance. « S'il est légitime de considérer la totalité des activités scientifiques comme un continuum, dit le mathématicien, il n'en demeure pas moins que ce continuum a pour ainsi dire deux pôles. Un pôle regarde la connaissance pure : comprendre le réel, tel est, en ce point le but fondamental de la scie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_28

SENSIBILITÉ, psychologie et philosophie

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 031 mots

En raison du devenir et du changement qui le caractérisent, le sensible est traditionnellement opposé à la fixité et à la permanence de l'intelligible. Dans ces conditions, la sensibilité, comme propriété d'un sujet d'être modifié ou informé par le milieu sensible, peut être opposée à la raison et à ses procédures pour accéder à la vérité. Abordé philosophiquement, le concept de sensibilité permet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sensibilite-psychologie-et-philosophie/#i_28

SENTIMENT

  • Écrit par 
  • Olivier REBOUL
  •  • 3 550 mots

Dans le chapitre « Le sentiment est-il spécifique ? »  : […] Une telle définition ne dit pas si le sentiment existe vraiment comme tel, ou si l'on ne peut pas le réduire à autre chose. C'est ce qu'ont tenté la plupart de ceux qui ont prétendu l'expliquer. Les intellectualistes ramènent ainsi le sentiment à la connaissance. Il n'est, pour Leibniz, qu'une représentation confuse ; ainsi, le plaisir d'entendre la musique n'est que la représentation confuse des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sentiment/#i_28

SPIRITUALISME

  • Écrit par 
  • Dominique JANICAUD
  •  • 2 202 mots

Dans le chapitre « De la scolastique à Descartes »  : […] Le spiritualisme moderne devrait se reconnaître plus facilement dans la scolastique que dans les synthèses théologiques antérieures, encore trop platonisantes. Le thomiste, comme le spiritualiste, se veut à la fois réaliste et ouvert à la dimension surnaturelle : ils considèrent tous deux que le cogito cartésien a introduit une coupure excessive entre la pensée ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/spiritualisme/#i_28

STÉNON, STENONIS NICOLAS ou STEENSEN NIELS (1638-1686)

  • Écrit par 
  • Françoise DREYER
  •  • 1 954 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Un anatomiste de premier plan »  : […] Il fera sa première découverte anatomique, celle du canal dit de Sténon (canal parotidien excréteur de la salive produite par la parotide), en 1660 à Amsterdam, avant d’accéder au grade de docteur en médecine à l’université de Leyde (Pays-Bas), haut lieu de la médecine, où il reste plus de trois ans et se lie d’amitié avec des naturalistes, médecins et philosophes, dont Spinoza. Anatomiste très a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stenon-stenonis-steensen/#i_28

SUBSTANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 5 343 mots

Dans le chapitre « Descartes »  : […] Paradoxalement la situation restera la même chez Descartes puisqu'on ne trouve pas chez ce philosophe une doctrine cohérente de la substance qui ait su rompre avec les exigences de la foi. C'est encore en héritier de la scolastique, en effet, que Descartes constitue son ontologie : ses Méditations métaphysiques sur la philosophie première ont explicitement pour but, comme l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/#i_28

SUJET

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 3 607 mots

Dans le chapitre « Cartésianisme et psychanalyse »  : […] Un premier point est essentiel : le sujet psychanalytique vient au jour en même temps que la science moderne et, plus exactement, au temps où l'impérialisme de celle-ci, se réfractant du côté de la logique, apprend à connaître ses bornes dans l'impossibilité d'une démonstration de consistance et l'indécidabilité formelle de ses énoncés. Le sujet psychanalytique, c'est celui que la science moderne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sujet/#i_28

VALÉRY PAUL (1871-1945)

  • Écrit par 
  • Michel JARRETY
  •  • 7 585 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Et la lassitude et la gloire »  : […] Les alentours de 1920 marquent ainsi chez Valéry une inflexion existentielle dont témoigne également un nouveau statut d'homme de lettres. La publication des grandes œuvres poétiques, qu'accompagne la réédition par Gaston Gallimard, en 1919, de l' Introduction et de La Soirée , dessine à un large public les contours d'une œuvre jusqu'alors presque confi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valery-paul-1871-1945/#i_28

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation »  : […] Du Cratyle au Sophiste , Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle , de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste encore à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_28

VIE

  • Écrit par 
  • Georges CANGUILHEM
  •  • 10 960 mots

Dans le chapitre « La vie comme mécanisme »  : […] À la fin du Traité de l'homme (1633, mais publié seulement en 1662-1664), Descartes écrit : « Je désire que vous considériez que ces fonctions suivent toutes naturellement, en cette Machine, de la seule disposition de ses organes, ne plus ne moins que font les mouvements d'une horloge ou autre automate, de celle de ses contrepoids et de ses roues ; en sorte qu'il ne faut poi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vie/#i_28

VITALISME

  • Écrit par 
  • Marie-Christine MAUREL
  •  • 3 757 mots
  •  • 3 médias

Les différentes représentations intellectuelles du vivant reflètent les schèmes conceptuels propres à chaque époque. Celles qui ont été élaborées par Aristote puis par Galien ( ii e  siècle apr. J.-C.) se sont maintenues jusqu'à l'avènement de la science « moderne ». La caractérisation aristotélicienne du vivant – en tant qu'il diffère de l'inanim […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vitalisme/#i_28

VOLONTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 8 783 mots

Dans le chapitre « Le contexte « épistémologique » : Descartes »  : […] La psychologie de la volonté a reçu une impulsion toute différente, parfois en conjonction avec la spéculation précédente, de la réflexion sur l'erreur. Cette réflexion n'est pas sans relation avec la méditation antérieure sur le mal. Elle s'en distingue, néanmoins, en ce qu'elle déplace l'accent de l'éthique sur l'épistémologie. L'enquête sur la volonté est un moment dans l'entreprise de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/#i_28

Voir aussi

Pour citer l’article

Ferdinand ALQUIÉ, « DESCARTES RENÉ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/