ARISTOTE

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Aristote

Aristote
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Aristote - Stagire (Macédoine)

Aristote - Stagire (Macédoine)
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Les œuvres

Les écrits d'Aristote se divisent en deux groupes : d'une part, des œuvres publiées par Aristote, mais aujourd'hui perdues ; d'autre part, des œuvres qui n'ont pas été publiées par Aristote et n'étaient même pas destinées à la publication, mais qui ont été recueillies et conservées.

« Aristote perdu »

Le premier groupe d'écrits fait partie des « œuvres exotériques », expression employée par Aristote lui-même pour désigner des œuvres destinées à un public plus large que celui du Lycée. Ces œuvres ont été perdues, comme beaucoup d'œuvres antiques, dans les premiers siècles de l'ère chrétienne. Nous en connaissons néanmoins les titres par les listes conservées des œuvres d'Aristote, et nous avons une idée de leur contenu par les citations ou les imitations qu'en font les auteurs anciens postérieurs.

Ces œuvres sont, par leur forme littéraire, comparables à celles de Platon, et plusieurs d'entre elles semblent avoir été des dialogues. C'est sans aucun doute à elles que faisait allusion Cicéron lorsqu'il célébrait la « suavité » du style d'Aristote et en comparait le cours à un « fleuve d'or » (Topiques, I, 3 ; Acad., II, 38, 119). Mais leur contenu, qu'on travaille à reconstituer depuis un siècle, n'est pas sans poser des problèmes aux historiens. Car cet « Aristote perdu » n'a rien d'« aristotélicien » au sens de l'aristotélisme des œuvres conservées ; il développe des thèmes platoniciens et renchérit même parfois sur son maître (ainsi, dans le dialogue Eudème ou De l'âme, il compare les rapports de l'âme et du corps à une union contre nature, semblable au supplice que les pirates tyrrhéniens infligeaient à leurs prisonniers en les enchaînant vivants à un cadavre). Constatant qu'Aristote, dans ses œuvres non destinées à la publication, critique ses anciens amis platoniciens, on a pu se demander s'il ne professait pas deu [...]

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ARISTOTE, en bref

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C'est à partir de l'œuvre de Platon que la pensée d'Aristote peut être comprise. Tant en physique, métaphysique, ou logique, qu'en morale et en politique, il r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote-en-bref/

ARISTOTE - (repères chronologiques)

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DE L'ÂME, Aristote - Fiche de lecture

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ÉTHIQUE À NICOMAQUE, Aristote - Fiche de lecture

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HISTOIRE DES ANIMAUX (Aristote)

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La date de 335 avant notre ère est très importante dans l'histoire de la science grecque et de la science en général. Elle correspond pourtant à une période assez sombre de l'histoire de la Grèce ancienne. Trois années plus tôt, en — 338, la défaite des Athéniens et des Thébains, battus par Philippe de Macédoine à Chéronée, a signifié la fin de l'hégémonie athénienne. Cependant, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-des-animaux/#i_815

ORGANON, Aristote - Fiche de lecture

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Dans l'œuvre immense qui nous reste d'Aristote (385 env.-322 av. J.-C.), ou qui est publiée sous son nom, on peut distinguer trois ensembles : les écrits qui relèvent directement de la connaissance scientifique (dont De l'âme) ; ceux qui traitent plutôt des co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/organon/#i_815

POÉTIQUE, Aristote - Fiche de lecture

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On a pu dire de la poétique conçue comme discipline que son histoire coïncidait pratiquement avec celle de la réception de la Poétique (Poiètikè) d'Aristote (env. 385-env. 322 av. J.-C.), composée vers 340 avant J.-C. Peu d'ouvrages, en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poetique-aristote/#i_815

ACADÉMIE ANTIQUE

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Dans le chapitre « La doctrine »  : […] On trouve un reflet sans doute fidèle de cet enseignement platonicien dans les fragments du traité Sur le bien d' Aristote. Tous les êtres ont une existence mixte, résultat du mélange, dont le Philèbe assurait qu'il peut être bon ou mauvais, de deux principes : la limite et l'illimité. Sans doute les désigne-t-on désormais selon l'appellation pythagorici […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/academie-antique/#i_815

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Dans le chapitre « La tradition aristotélicienne »  : […] Le terme « acte » reprend le latin actus , qui traduit deux termes d'Aristote : energeia (« qui est en plein travail ») et entelecheia (« qui séjourne dans sa fin »). Ces deux mots du vocabulaire aristotélicien sont souvent confondus par les traducteurs, mais déjà parfois par Aristote lui-même. L'analyse du mouvement en trois te […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acte-philosophie/#i_815

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Dans le chapitre « Affectivité et passions dans la tradition classique »  : […] Sans pouvoir entrer ici dans l'extrême complexité et la richesse immense de l'expérience grecque de l'affectivité et des passions – notamment dans la littérature tragique –, il est néanmoins possible de placer quelques repères significatifs chez les philosophes. « Le Grec, écrit E. R. Dodds, a toujours vu dans l'expérience d'une passion une chose mystérieuse et effrayante, l'expérience d'une forc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_815

TERRE ÂGE DE LA

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Dans le chapitre « La force du raisonnement philosophique »  : […] Tout comme le jour et la nuit, les saisons, les années et les générations semblent se répéter inlassablement. D'un bout à l'autre de la Terre, il en résulta une conception du temps qu’on a qualifié de cyclique. Comme l’a résumé Mircea Eliade dans son classique Mythe de l’éternel retour (1949), « tout recommence à son début à chaque instant. Le passé n’ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/age-de-la-terre/#i_815

ÂME

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Dans le chapitre « Avènement de la « psychologie » avec Socrate, Platon et Aristote »  : […] La mission de Socrate auprès de ses contemporains était de les rappeler « au soin qu'il faut prendre de son âme » ( Apologie , 24 d ; 30 a) pour la rendre meilleure, car « l'homme, c'est son âme » ( Alcibiade , 130 c). Héritier de Socrate, Platon organise sa doctrine en une véritable psychologie. Mettant en scène son maître dans la prison au moment où il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ame/#i_815

ANALOGIE

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Dans le chapitre « La tradition antique et médiévale »  : […] L'histoire du concept philosophique d'analogie, dont la théorie de l'« analogie de l'être » est un moment essentiel mais non exclusif, peut être aujourd'hui retracée indépendamment des deux modèles de description qui ont longtemps prévalu dans la tradition historiographique de l'«  aristotélisme médiéval » : l'interprétation strictement « aristotélicienne » et l'interprétation « aristotélico- thom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analogie/#i_815

ANDRONICOS DE RHODES (Ier s.)

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  • Pierre HADOT
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Philosophe aristotélicien, Andronicos de Rhodes a écrit un commentaire, maintenant perdu, sur les Catégories d'Aristote, dont on retrouve la trace dans le commentaire de Simplicius sur le même ouvrage ( Commentaria in Aristotelem Graeca , t. VIII, Berlin, 1907) et un traité Sur la division (méthode logique d'origine platonicienne), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andronicos-de-rhodes/#i_815

ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

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  • Pierre AUBENQUE
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Dans le chapitre « La philosophie à Athènes aux Ve et IVe siècles avant J.-C. »  : […] L'exemple d'Anaxagore, bientôt suivi de celui, plus tragique, de Socrate, montre quelles difficultés dut surmonter la philosophie pour s'implanter à Athènes. La tradition proprement athénienne était en effet tout autre et rien moins que spéculative. L'intérêt exclusif que les Athéniens accordaient à la parole comme lieu privilégié des relations humaines les condamnait à se désintéresser du spectac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-naissance-de-la-philosophie/#i_815

ARABE (MONDE) - Littérature

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH, 
  • Hachem FODA, 
  • André MIQUEL, 
  • Charles PELLAT, 
  • Hammadi SAMMOUD, 
  • Élisabeth VAUTHIER
  •  • 29 288 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les avatars de la rhétorique aristotélicienne : la « khaṭāba » »  : […] Le corpus des textes de rhétorique ( khaṭāba ) comprend surtout les commentaires des philosophes arabes – Fārābī (mort en 950), Avicenne (mort en 1037), Averroès (mort en 1198), consacrés à la Rhétorique d'Aristote. Ces commentaires, loin d'être des entreprises indépendantes, s'inscrivent à chaque fois dans le cadre d'un commentaire général portant sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arabe-monde-litterature/#i_815

ART (Aspects esthétiques) - Le beau

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 5 570 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La dualité du Beau et du Bien »  : […] Notons tout de suite que les philosophes ont commencé par s'interroger sur le beau, c'est-à-dire sur une propriété des choses et des actions. Cette propriété sera par la suite hypostasiée en une substance, la beauté, en même temps que seront plus fortement affirmées sa spécificité et son indépendance. Au départ, le Beau a deux composantes principales, l'une de plaisir et l'autre de bien moral et r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-aspects-esthetiques-le-beau/#i_815

ART (Aspects esthétiques) - La contemplation esthétique

  • Écrit par 
  • Didier DELEULE
  •  • 3 639 mots

La fortune philosophique de la notion de catharsis est liée essentiellement à une phrase de la Poétique d' Aristote : « La tragédie est l' imitation d'une action de caractère élevé et complète, d'une certaine étendue, dans un langage relevé d'assaisonnements d'une espèce particulière suivant les diverses parties, imitation qui est faite des personnages […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-aspects-esthetiques-la-contemplation-esthetique/#i_815

ARTS POÉTIQUES

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
  •  • 5 917 mots
  •  • 3 médias

Précisons d'emblée en quoi le terme d'art poétique ( ars poetica ) se distingue de la poétique : où celle-ci se veut un discours sur la littérature, voire une science de la littérature, et montre donc une vocation descriptive, l'expression d'art poétique désigne d'abord des traités pratiques, des manuels en prose ou en vers. La notion d'art s'y définit comme un savoir techni […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-poetiques/#i_815

ARTS POÉTIQUES, notion de

  • Écrit par 
  • Filippo D' ANGELO
  •  • 1 341 mots

Dans le chapitre « La « Poétique », un texte fondateur »  : […] Le texte fondateur de cette tradition spéculative est la Poétique d'Aristote, composée au milieu du iv e  siècle avant J.-C. D'après Aristote, toute forme d'expression artistique se fonde sur la mimèsis , terme que l'on traduit, alternativement, par imitation ou représentation. Pour ce qui est de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-poetiques-notion-de/#i_815

ASÉITÉ

  • Écrit par 
  • Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
  •  • 830 mots

Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence. Sur ce sens général, Aristote, Descartes et Spinoza sont d'accord. Mais les conceptions de l'aséité sont relativement é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aseite/#i_815

ASTRONOMIE

  • Écrit par 
  • James LEQUEUX
  •  • 11 308 mots
  •  • 20 médias

Dans le chapitre « Le Moyen Âge »  : […] Les grandes invasions qui provoquèrent la chute de l'Empire romain plongèrent l'Europe dans une léthargie intellectuelle qui devait durer presque un millénaire. Au début du Moyen Âge, on a bien souvent oublié les « classiques » grecs et on ne trouve aucun intérêt pour la science. Seuls quelques moines cherchent encore à expliquer le mouvement des astres, avec des allusions à Aristote. Saint August […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/astronomie/#i_815

ATHÈNES

  • Écrit par 
  • Guy BURGEL, 
  • Pierre LÉVÊQUE
  •  • 16 981 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « L'Académie et le Lycée »  : […] Ce même mysticisme s'exprime dans la pensée du plus important des philosophes du siècle, l'Athénien Platon. Disciple de Socrate, maître à son tour dans cette Académie qu'il a ouverte aux portes d'Athènes , il élabore une œuvre monumentale qu'il ne cesse d'enrichir jusqu'à sa mort. Ontologie, eschatologie, morale, politique, aucun domaine ne lui reste étranger. Partout s'affirme le même enthousi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/athenes/#i_815

AUTONOMIE

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
  •  • 4 121 mots

Dans le chapitre « Autonomie et bonheur aristotélicien »  : […] La notion d'autarcie reçoit une dimension proprement morale dans la réflexion d' Aristote. Jusqu'ici, le terme ne s'applique qu'à des relations politiques. Il concerne maintenant l'individu humain, et l'objet qu'il vise dans la recherche du Bonheur. Ce qui distingue les biens particuliers et relatifs, c'est qu'ils ne valent point par eux-mêmes, et absolument, mais en vue d'autre chose. Le Bien se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autonomie/#i_815

AVERROÈS, arabe IBN RUSHD (1126-1198)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 3 289 mots

Dans le chapitre « Averroès et Aristote »  : […] C'est surtout comme commentateur d'Aristote qu'Averroès fut connu des Latins : il est pour eux « le Commentateur », comme Aristote est « le Philosophe ». C'est ainsi que Dante le présente, dans les Limbes, au milieu d'autres philosophes et savants : « Averroès, qui fit le grand commentaire » ( Inferno , IV, 144). C'est aussi de cette façon qu'il commença sa carrière de philos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/averroes/#i_815

BIEN, philosophie

  • Écrit par 
  • Monique CANTO-SPERBER
  •  • 6 603 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le bien comme bonheur, ou « eudaimonia »  »  : […] Les philosophes de l'Antiquité ont lié la recherche du bonheur à la moralité. D'où le nom d'eudémonisme (du terme grec eudaimonia , bonheur, prospérité ou félicité) donné à leur philosophie. La thèse centrale de l'eudémonisme a trait à la coïncidence de la poursuite du bonheur et de l'accès à la vertu. Les philosophes antiques l'ont défendue contre les objections communes qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bien-philosophie/#i_815

BONHEUR

  • Écrit par 
  • André COMTE-SPONVILLE
  •  • 7 850 mots

Dans le chapitre « Bonheur, espoir et vertu »  : […] Une telle expérience – précisément parce qu'elle est absolument simple – suppose un bouleversement de notre rapport au temps. Si le désir est manque, presque toujours, c'est qu'il est temporel : le désir est manque à chaque fois qu'il se fait espérance. Arrêtons-nous là, un instant. On ne peut, on l'a vu, concéder à Platon que tout désir soit manque. C'est au contraire le propre de toute action – […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur/

BONHEUR (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 588 mots

Dans le chapitre « Bonheur et nature »  : […] En dépit de ce paradoxe, la civilisation gréco-romaine, ignorant l’idée de faute, étrangère à la notion de mal, a eu le privilège d’imaginer un accès réel au bonheur. Il suffirait pour être heureux de « vivre selon la nature », ce qui est le mot d’ordre de toutes les philosophies antiques. La nature est bonne, elle est un cosmos – à la fois idée de monde et idée de beauté – […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur-notions-de-base/#i_815

BRAGUE RÉMI (1947- )

  • Écrit par 
  • Jérôme de GRAMONT
  •  • 1 007 mots

Rémi Brague conduit l'essentiel de ses travaux dans le champ de ce qu'il est convenu d'appeler l'histoire de la philosophie. Tâche modeste en apparence, mais qui ne se propose rien moins que de comprendre l'histoire qui est la nôtre. Sa date de naissance (1947, à Paris) inscrit Rémi Brague dans une génération (celle de Jean-Luc Marion, Jean-François Courtine, Emmanuel Martineau) qui reçoit Heidegg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/remi-brague/#i_815

CANTOR GEORG (1845-1918)

  • Écrit par 
  • Hourya BENIS-SINACEUR
  •  • 2 887 mots
  •  • 1 média

Georg Cantor est le mathématicien de génie qui a ouvert pour les mathématiques le paradis de l’infini . Il a développé la théorie des ensembles qui permet de traiter tout objet mathématique comme un ensemble d’éléments déterminé, fini ou infini, et a introduit le concept de transfini, qui permet une arithmétique de l’infiniment grand. C’est une rupture avec deux mille ans d’histoire, saluée avec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-cantor/#i_815

CARTOGRAPHIE

  • Écrit par 
  • Guy BONNEROT, 
  • Estelle DUCOM, 
  • Fernand JOLY
  •  • 8 488 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Cartographie ancienne »  : […] Dès l’Antiquité, les hommes ont cherché à représenter leur territoire et à mémoriser des itinéraires. Jusqu'au xvii e  siècle, les cartographes se sont surtout préoccupés de donner une image d'ensemble de la Terre au fur et à mesure de sa découverte. Ils procédaient par compilation des connaissances acquises par les voyageurs et les marins, report […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cartographie/#i_815

CASSIN BARBARA (1947- )

  • Écrit par 
  • Jean-Baptiste GOURINAT
  •  • 997 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un langage actif »  : […] Quelle est la force du langage ? L’intuition qui anime son œuvre, c’est que les mots ne sont pas seulement les reflets du monde tel qu’il est, mais qu’ils possèdent aussi une puissance créatrice et sont capables de faire advenir quelque chose, y compris un ciment social. C’est cette dernière conviction qui l’a amenée, à travers un accord international avec le CNRS, à participer à la Commission Vé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/barbara-cassin/#i_815

CATÉGORIES

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 6 074 mots

Dans le chapitre « Catégories et connaissance »  : […] Les catégories sont au service de la différenciation et en cela consiste leur vocation critique, antidogmatique. Cependant, comme tout concept, les catégories établissent aussi des limites à la perception de la variété ; en contenant l'hésitation permanente qui découlerait d'une perception hyper-graduée de l'expérience, elles représentent aussi une source d'économie intellectuelle. Moyennant ce do […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/categories/

CATHARSIS

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 815 mots

Dans sa Poétique , Aristote justifie la tragédie en lui attribuant un pouvoir de purification ( katharsis ) des passions du spectateur. Assistant à un tel spectacle, l'être humain se libérerait des tensions psychiques, qui s'extériorisent sur le mode de l'émotion et de la sympathie avec l'action représentée (induisant pitié, colère, etc.). Cette interpré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/catharsis/#i_815

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 12 999 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Questions métaphysiques »  : […] La causalité constitue un principe dont les philosophes de l'Antiquité ont donné plusieurs formulations. Platon l'énonce ainsi : « Tout ce qui naît naît nécessairement par l'action d'une cause » et précise : « car il est impossible que quoi que ce soit puisse naître sans cause » ( Timée , 28 a). Cette seconde proposition passe en maxime : «  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_815

CLASSIFICATION DU VIVANT

  • Écrit par 
  • Pascal DURIS, 
  • Pascal TASSY
  •  • 7 194 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre «  Classifications et espèces »  : […] Aristote est, au iv e  siècle avant notre ère, l'un des premiers à tenter de classer les quelque 500 animaux connus de lui. Il les sépare en deux grands ensembles : les animaux qui ont du sang, parmi lesquels il range l'homme, les quadrupèdes, les oiseaux, les cétacés et les poissons, et les animaux non sanguins, soit la plupart des mollusques et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/classification-du-vivant/#i_815

CONCEPTUALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Joseph VIDAL-ROSSET
  •  • 1 327 mots

Dans le chapitre « Les deux « conceptualismes » »  : […] L'incompatibilité de ces deux définitions s'explique par le fait que, pour le conceptualisme ontologique, les abstractions ont une base naturelle et non mentale, qui réside dans la nature des individus auxquels la perception est confrontée. Aristote considère qu'il y a une réalité de l'espèce tout comme il y a une réalité des qualités sensibles, que les platoniciens confondent à tort avec les su […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conceptualisme-philosophie/#i_815

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
  • Yves GINGRAS, 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 9 092 mots
  •  • 1 média

La connaissance désigne un rapport de la pensée à la réalité extérieure et engage la notion de vérité comme adéquation de l'esprit et de la chose. Par extension, le terme connaissance désigne le contenu de la pensée qui correspond à la nature de la chose visée, et s'oppose à erreur ou illusion. Ses caractères sont l'universalité et la nécessité, ce qui suppose de réfléchir sur la méthode propre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_815

CONSENSUS

  • Écrit par 
  • André AKOUN
  •  • 2 712 mots

Dans le chapitre « Solidarité et individualisme »  : […] Le consensus se dessine entre deux types limites de société, entre deux fantasmes inhérents à la sociabilité : celui d'une part, de la société conçue comme communauté indivise, corps-Un ; celui, d'autre part, de la désagrégation du corps social par l'individualisation absolue de ses membres, et qui dit la hantise du corps morcelé. C'est entre ces deux extrêmes que se situe la réalité du consensus, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/consensus/#i_815

CONTRAT SOCIAL

  • Écrit par 
  • Michel TROPER
  •  • 4 442 mots

Dans le chapitre « De l'Antiquité aux monarchomaques »  : […] À partir du v e  siècle avant J.-C., la philosophie grecque est marquée par l'opposition entre la nature physique qui est immuable et les mœurs des hommes qui sont changeantes. D'où la distinction entre nature et conventions. Le point de départ de l'application de cette distinction au domaine de la politique est le débat sur l'origine divine ou a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contrat-social/#i_815

COPERNIC NICOLAS (1473-1543)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre VERDET
  • , Universalis
  •  • 5 383 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Sens et limite d'une révolution »  : […] Parmi les grandes œuvres qui jalonnent la route de l'astronomie, celle de Copernic est peut-être la plus contestée. Ainsi ce dernier apparaît-il comme ayant été par deux fois fauteur de troubles. Fauteur de troubles en son temps, parmi les astronomes, les philosophes et les théologiens. Fauteur de troubles aujourd'hui, parmi les historiens des sciences, les uns le considérant, non seulement comme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-copernic/#i_815

CORPS - Soma et psyché

  • Écrit par 
  • Pierre FÉDIDA
  •  • 3 215 mots

Dans le chapitre « Jalons philosophiques »  : […] L'histoire de la philosophie fournirait de très précieuses indications concernant la façon dont ont pu être conçus les jeux de distinction et de corrélation entre le soma et la psyché. Chez les philosophes présocratiques, le problème d'un dualisme entre soma et psyché ne se pose point comme tel dans la mesure où la conception de l'homme reste engagée dans une cosmologie et se trouve étroitement l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/corps-soma-et-psyche/#i_815

COULEURS, histoire de l'art

  • Écrit par 
  • Manlio BRUSATIN
  •  • 10 354 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Techniques et traités au Moyen Âge »  : […] L'introduction des tons de bleu en Occident et les premières indications techniques sur leur fabrication se trouvent dans un recueil de recettes artisanales, les Compositiones ad tingenda musiva ..., manuscrit probablement rédigé à l'époque de Charlemagne, découvert à Lucques et publié seulement au xviii e  siècle à Milan par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/couleurs-histoire-de-l-art/#i_815

CRITIQUE D'ART, Antiquité gréco-romaine

  • Écrit par 
  • Agnès ROUVERET
  •  • 4 829 mots

Dans le chapitre « Imitation et imagination (« mímēsis/phantasía ») : la leçon des philosophes »  : […] C'est en effet dans l'interrogation philosophique sur le monde sensible et sur les conditions d'accès à la vérité que les références aux arts figurés, et surtout à la peinture, reviennent fréquemment à titre d'exemples métaphoriques facilitant l'accès au raisonnement plus abstrait. Chez Platon, adversaire de Démocrite qui avait, on l'a vu, théorisé la pratique du trompe-l'œil au théâtre, les référ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-d-art-antiquite-greco-romaine/#i_815

CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 12 910 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Rhétorique et poétique »  : […] Aristote est l'auteur d'une Rhétorique , ou art du discours public, et d'une Poétique , ou art de l'imitation, qui sont les traités fondamentaux pour toute grammaire du discours ou du texte. Rhétorique et poétique étaient des grammaires prescriptives décrivant tous les discours acceptables dans un genre donné et les offrant comme des modèles à suivre po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-litteraire/#i_815

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Dans le chapitre « La « doxa » des Grecs : croyance et opinion »  : […] C'est donc de la doxa des Grecs qu'il faut partir, de son sens majeur d' opinion et de son sens mineur d' opiner . Là est la source de la double évaluation philosophique de la croyance (nous dirons désormais : croyance-opinion et opiner-juger). Dès le Poème de Parménide, dont il ne nous reste que des fragmen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_815

DESCRIPTION ET EXPLICATION

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 337 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'explication spatiale »  : […] On regardait autrefois l' espace comme le nombre pris sous le rapport de l' étendue. La géométrie, disait-on, s'applique à des relations de position qui, traduites en termes numériques à l'aide d'un dictionnaire de coordonnées, deviennent quantitatives. L'explication spatiale aurait donc un caractère quantitatif et, comme la quantité se prête à la réduction à l'unité, tandis que la qualité intro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-et-explication/#i_815

DÉSIR, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 1 361 mots

Dans le chapitre « Le désir, entre manque et plénitude »  : […] Pour Platon, l' épithumètikon , c'est-à-dire la capacité de désirer, est une des trois parties constitutives de l'âme humaine (telle que décrite dans le quatrième livre de La République , 385-370 av. J.-C.). Le désir est pour lui une dimension constitutive de l'acte philosophique. Les six discours en l'honneur d'Éros qui se succèdent dans le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/desir-philosophie/#i_815

DIALECTIQUE

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 039 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La doctrine aristotélicienne »  : […] Cependant, d'après P. Aubenque ( Le Problème de l'être chez Aristote ), la conception platonicienne de la dialectique ne mérite pas le titre de commencement : elle ne serait que la conséquence d'un travail de systématisation qui, s'il produit un résultat original, opère sur une matière préexistante, une pratique déjà courante de la dialectique, comme art du discours et du dia […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique/#i_815

DIFFÉRENCE, philosophie

  • Écrit par 
  • Alfredo GOMEZ-MULLER
  •  • 1 542 mots

Avant de devenir une catégorie centrale de la réflexion éthique, politique et anthropologique, la notion de différence a longtemps été comprise d'une manière négative. Dans la philosophie de la Grèce antique, et, en particulier, dans la pensée de Platon et d'Aristote, la différence est d'abord la négation de l'identité. Elle n'est pas pensée dans son être propre, mais à partir d'un être auquel la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/difference-philosophie/#i_815

DUALISME

  • Écrit par 
  • Simone PÉTREMENT
  •  • 6 146 mots

Dans le chapitre « Philosophie occidentale »  : […] Les pythagoriciens, qui sont peut-être les plus anciens philosophes d'Occident (car les Ioniens étaient des physiciens), sont aussi, semble-t-il, les premiers qui puissent être appelés dualistes. D'une part, ils enseignaient que toutes choses sont composées de contraires : un et multiple, limité et illimité, impair et pair, masculin et féminin, repos et mouvement, lumière et obscurité, bien et mal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dualisme/#i_815

ÉCHANGE

  • Écrit par 
  • Claude MEILLASSOUX
  •  • 3 704 mots

Dans le chapitre « Aristote »  : […] On attribue généralement à Aristote la découverte de la distinction entre valeur d'usage et valeur d'échange , la première s'appliquant aux biens destinés à la consommation du producteur, la seconde aux biens destinés à l'échange. D'où deux manières d'acquérir, « l'une par les travaux et l'économie rustiques, l'autre par le commerce ; la première est i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/echange/#i_815

L'ÉCONOMIQUE (Xénophon)

  • Écrit par 
  • Marc PÉNIN
  •  • 227 mots

Avec la rédaction vers — 380 de L'Économique , Xénophon – un élève de Socrate – introduit dans la pensée occidentale un terme d'avenir. Seul le premier des 21 chapitres de cet ouvrage d'une quarantaine de pages évoque un questionnement économique, au sens moderne, sur la nature des biens, l'utilité et l'échange. Mais l'économie y est déjà clairement définie comme « l'art d'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-economique/#i_815

ÉPOPÉE, notion d'

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 1 638 mots

Dans le chapitre « Merveilleux païen, merveilleux chrétien »  : […] Quasi oubliée au Moyen Âge, l'œuvre d'Aristote est redécouverte par les humanistes italiens de la Renaissance – c'est-à-dire bien après qu'a commencé de s'imposer, dans les différentes langues européennes, une littérature vernaculaire. À suivre les principes aristotéliciens , La Divine Comédie (1304-1320) de Dante ne semble pas digne d'être comparée à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epopee-notion-d/#i_815

ESCLAVAGE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BERTHE, 
  • Maurice LENGELLÉ, 
  • Claude NICOLET
  •  • 8 798 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les justifications de l'inégalité entre les hommes »  : […] Si l'on met à part le système « doux », le niveau de vie des esclaves organisés en troupeaux est donc réduit au point d'obtenir la plus forte rentabilité de la production agricole, pour le profit des maîtres. Or, cette inégalité se doublait du racisme, qui doit être considéré, selon nous, comme un essai de justification pseudo-scientifique de l'inégalité sociale. La richesse des maîtres ne pouvait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esclavage/#i_815

ESTHÉTIQUE - Histoire

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES
  •  • 11 893 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Aristote »  : […] Il y a donc chez Platon, par rapport à l'esthétique de la transcendance, plus que l'amorce d'un retour au concret. Ce mouvement, Aristote le parachève dans toute son entreprise, et d'abord en transposant à l'ensemble du réel une analyse propre à l'esthétique : celle des quatre causes. Une statue est faite de marbre (cause matérielle), elle suppose un travail de la part du sculpteur (cause efficien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-histoire/#i_815

ÉTHIQUE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 5 714 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La constitution de la notion de valeur »  : […] Partons d'un terme de notre vocabulaire éthique ou moral (à ce niveau, la différence n'est pas encore marquée) qui est encore proche de la constitution primaire de l'intention éthique : le terme de valeur . Nous l'employons en relation avec des entités telles que la justice, l'égalité, la tempérance l'amitié, etc. Les Anciens ont été les premiers à essayer de fixer ces entité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethique/#i_815

ÊTRE, philosophie

  • Écrit par 
  • Giulio GIORELLO
  •  • 4 682 mots

Dans le chapitre « L'être dans la pensée grecque »  : […] « Il soupçonna que l'eau était le principe des choses, que le monde était animé et rempli de démons. On dit qu'il découvrit les saisons de l'année, et qu'il la divisa en trois cent soixante-cinq jours. Il ne suivit les leçons d'aucun maître, sauf en Égypte, où il fréquenta les prêtres du pays. À ce propos, Hiéronyme dit qu'il mesura les pyramides en calculant le rapport entre leur ombre et celle d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/

EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean WAHL
  •  • 6 149 mots
  •  • 2 médias

Sans doute l'idée d' existence est-elle une très ancienne idée. Chez Platon, le même mot, ousia , désigne l' essence et l'existence, et l'on peut dire que la théorie platonicienne des essences est critiquée par Aristote en faveur d'une théorie de l'existence, de l'existence faite de forme et de matière. Mais un des exemples que prend Aristote nous amène à nous demander s'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-existence/#i_815

FABLE, notion de

  • Écrit par 
  • Christophe TRIAU
  •  • 1 096 mots

« Fable », issu du latin fabula , est le terme que le théâtre utilise traditionnellement pour désigner l'histoire racontée – là où le grec, et la Poétique (env. 340 av. J.-C.) d'Aristote tout particulièrement, emploie le terme muthos . Selon Aristote, la fable est le plus important des constituants, « le principe, l'âme pour ainsi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fable-notion-de/#i_815

FICTION

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 1 009 mots

De même que le terme « poésie » est forgé sur le grec poïein , « fabriquer », celui de « fiction » vient du latin fingere , « façonner » (et par extension « feindre », « inventer »). Tous deux renvoient à un faire , comme le mot français art, qui signifie d'abord le métier : l'artiste est un artisan, le fabricant d'une œuvre, mot d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fiction/#i_815

FINALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond RUYER
  •  • 6 602 mots

Dans le chapitre « La finalité « artificialiste » »  : […] En Occident, avant la science proprement dite, un effort a été fait, soit pour nier radicalement la finalité, soit, avec Platon, Aristote et les stoïciens, pour la régulariser. Aristote surtout veut fonder une science finaliste de la nature, en rationalisant la nature magique, en définissant des substances et des accidents classables, des changements réguliers et bien ordonnés, par passage de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/finalite/

GENRES LITTÉRAIRES

  • Écrit par 
  • Jean-Marie SCHAEFFER
  •  • 3 083 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Conventions et prescriptions »  : […] Qui tente de décrire la notion de genre littéraire se heurte à un certain nombre de difficultés. Écartons d'abord les problèmes de terminologie : certains auteurs distinguent entre les genres, compris comme des classes de textes historiquement spécifiques, et d'autres catégories plus abstraites, dont le statut serait transhistorique, tels les modalités d'énonciation (narration et représentation), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genres-litteraires/#i_815

GÉOCENTRISME

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre VERDET
  •  • 3 225 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Sauver les apparences »  : […] Tous les systèmes cosmologiques de l'Antiquité sont géocentriques, à l'exception de celui d'Aristarque de Samos (vers 280 avant notre ère), qui est strictement le même que celui que Copernic proposera au xvi e  siècle, mais qui n'aura aucune pérennité. Toutefois, l'ordre des planètes varie d'un système à l'autre : dans le système platonicien, aut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geocentrisme/#i_815

GÉOGRAPHIE

  • Écrit par 
  • Dominique CROZAT, 
  • Jean DRESCH, 
  • Pierre GEORGE, 
  • Philippe PINCHEMEL, 
  • Céline ROZENBLAT, 
  • Jean-Paul VOLLE
  •  • 20 424 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Des théories de l'Antiquité aux découvertes arabes »  : […] Le bilan de la géographie antique n'est pas négligeable, et son influence s'est étendue jusqu'au xvi e  siècle ; trois courants s'y sont formés. Le premier, représenté par Ératosthène, est une géographie mathématique et astronomique. Ératosthène (284 env.-192 env. avant J.-C.) calcula la circonférence de la sphère terrestre, mettant en évidence u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geographie/#i_815

GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) - Les grammairiens grecs

  • Écrit par 
  • Jean LALLOT
  •  • 2 796 mots

Dans le chapitre « Le son, le signe, le sens »  : […] L'antiquité de cette thèse centrale n'implique évidemment pas que la grammaire ait été aussi élaborée à l'époque de Platon qu'à celle d'Apollonius. Autant qu'on puisse l'entrevoir dans les textes de Platon et d'Aristote, il paraît assuré que la théorie phonétique , considérée comme relevant de la compétence des métriciens, avait déjà atteint un haut degr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaires-histoire-des-les-grammairiens-grecs/#i_815

HASARD

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 6 801 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Calcul des fréquences et vraisemblance d'une éventualité »  : […] Cet état de choses a conduit certains logiciens à affirmer que l'interprétation objective ou fréquentielle du hasard reposait sur un jugement subjectif de probabilité, qu'on pourrait, dans l'exemple de la loterie, formuler ainsi : je suis sûr que telle roue de loterie n'est pas truquée et que, sur une longue série, la probabilité de ses tirages se ramène à une fréquence relative. Mais le hasard, d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hasard/#i_815

HÉDONISME

  • Écrit par 
  • Henri WETZEL
  •  • 3 981 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La pratique du plaisir comme ascèse »  : […] L'hédonisme vise à la sagesse qui est maîtrise, et d'abord maîtrise de soi. À la différence d'Aristippe, Platon instaure un détour essentiel où la sagesse est à la fois recherche du bien et du vrai qui, s'ils sont coextensifs au cœur de l'Être, ne le sont plus lorsque leur mode d'apparaître est lié au devenir. Platon organise une chasse prudente et difficile à laquelle les cyrénaïques préfèrent la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hedonisme/#i_815

HÉLIOCENTRISME

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre VERDET
  •  • 3 226 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « La nouvelle astronomie, source de la physique moderne »  : […] Mais plus profondément peut-être, la nouvelle astronomie devait bouleverser la physique. La cosmologie de Ptolémée s'appuyait sur une physique qui l'avait largement précédée ; l'ensemble formait un tout certes non exempt de faiblesses, et même de contradictions partielles, mais globalement cohérent. Copernic propose une nouvelle cosmologie sans faire œuvre de physicien alors que cette cosmologie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heliocentrisme/#i_815

HEURISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI
  •  • 8 415 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La technique ou l'art d'inventer »  : […] C'est en se reportant aux sources mêmes de la réflexion méthodologique sur la connaissance que l'on peut discerner l'apparition des premières considérations heuristiques. Le premier grand monument spéculatif sur les conditions de la connaissance que constitue l' Organon aristotélicien ne manque pas de faire une place aux techniques qui permettent de découvrir les choses qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heuristique/#i_815

HISTOIRE APOLOGÉTIQUE SOMMAIRE, Bartolomé de Las Casas - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Nestor CAPDEVILA
  •  • 934 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Égalité des sociétés au plan de la loi naturelle »  : […] Les premiers textes de l' Apologética ont probablement été rédigés dès 1536 pour répondre à la Historia natural y general de las Indias de Gonzalo Fernández de Oviedo (1535) où Sepúlveda a trouvé des justifications empiriques et anthropologiques de la thèse de la barbarie des Indiens. Ces textes et leurs développements feront partie de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-apologetique-sommaire/#i_815

HOMME - La réalité humaine

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 14 321 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La Grèce »  : […] Déjà la philosophie grecque témoigne d'une grande diversité au sujet de la conception de la nature humaine. Elle jette les fondements de la plupart des principales doctrines touchant l'homme. Matérialiste, elle étend le matérialisme jusqu'à l'explication de la connaissance, tout en se divisant sur la conception du bonheur et les moyens de l'obtenir, comme sur le rôle et la place que l'individu po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homme-la-realite-humaine/#i_815

HYLÉMORPHISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 939 mots

Théorie philosophique d'Aristote selon laquelle la constitution de tout être relevant du cosmos est expliquée par deux principes corrélatifs : la matière ( hylê  : bois, matériau de construction) et la forme ( morphê  : figure, disposition). L'hylémorphisme élucide deux difficultés philosophiques : celle de la théorie platonicienne des idées séparées, se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hylemorphisme/#i_815

IDENTITÉ

  • Écrit par 
  • Annie COLLOVALD, 
  • Fernando GIL, 
  • Nicole SINDZINGRE, 
  • Pierre TAP
  •  • 13 233 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Signification de l'identité »  : […] À quelle expérience, demande Hume, se réfère l'idée d'identité, étant entendu qu'à toute « idée » une « impression » empirique doit correspondre ? La singularité de chaque objet nous procure l'idée d'unité (au sens d'unicité), non celle d'identité. Et la pluralité des objets nous fournit celle de multiplicité, mais on ne pourra pas non plus en déduire l'identité, car, si grandes que soient les re […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/identite/#i_815

IMITATION, esthétique

  • Écrit par 
  • Danièle COHN, 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 3 911 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  Littérature »  : […] La notion d'imitation doit sa place centrale dans la tradition critique à la Poétique d'Aristote. Elle traduit en effet le terme grec de mimèsis . Platon caractérisait déjà l'activité artistique comme imitation des choses ou plutôt de leur apparence – et les choses elles-mêmes n'offrant qu'un reflet dégradé de l'Idée, l'œuvre d'art serait une imitation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/imitation-esthetique/#i_815

INFINI, mathématiques

  • Écrit par 
  • Jean Toussaint DESANTI
  •  • 10 364 mots

Le mot « infini » désigne un concept à entrées multiples. Il s'ouvre d'abord sur l'ontologie et signifie alors, selon la tradition, « l'être tel qu'on n'en saurait concevoir de plus grand » («  ens quo majus concipi non potest  »). Ce fut pour une grande part l'effort de la théologie chrétienne de tenter de montrer, à partir d'un certain moment (saint Anselme), que cet attrib […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-mathematiques/#i_815

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Le mauvais infini »  : […] La pensée antique, fidèle à l'idéal d'achèvement et de mesure qui animait son art et sa religion, se méfie de l'infini. Marque d'une pensée obscure correspondant à un réel irréalisé, manquant de forme pour se présenter à un savoir qui puisse le contenir ou le représenter, l'infini – l' apeiron – serait indétermination, désordre, mal. Mais les formes finies, claires et intell […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_815

INTELLECT & INTELLIGIBLES

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 1 724 mots

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_815

INTERPRÉTATION

  • Écrit par 
  • Pierre FÉDIDA
  •  • 6 813 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La voix et le geste »  : […] C'est au Peri hermèneias d' Aristote qu'il convient de se référer pour recueillir le sens liminaire de l'interprétation. Selon ce traité, « est interprétation tout son émis par la voix et doté de signification – toute phônè semantikè , toute vox significativa  » (P. Ricœur). L'interprétation est donc acte de signification, producti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interpretation/#i_815

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Dans le chapitre « D'Ibn Sīnā à Ibn Rušd »  : […] Le premier d'entre eux est Abū ‘Alī al-Ḥusayn Ibn Sīnā, l' Avicenne des Latins chez lesquels il exerça à partir du xii e  siècle une influence considérable. Né en 370/980, mort en 429/1037, Ibn Sīnā mena une vie agitée entre plusieurs cours princières du nord-est et du nord de l'Iran, fort d'un savoir encyclopédique très tôt acquis et connu surto […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-la-philosophie/#i_815

ISLAM (La civilisation islamique) - Les mathématiques et les autres sciences

  • Écrit par 
  • Georges C. ANAWATI, 
  • Roshdi RASHED
  • , Universalis
  •  • 22 470 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'astronomie »  : […] Les auteurs musulmans, qui rangent l'astronomie parmi les sciences mathématiques, l'appellent « science de l'aspect de l'univers » (‘ ilm al-hay'a ) ou « science des sphères célestes » (‘ ilm al-aflāk ). Pour eux comme pour les Grecs, cette discipline a comme unique objet d'étudier les mouvements apparents des astres et d'en donner une représentation géo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-les-mathematiques-et-les-autres-sciences/#i_815

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 858 mots

Dans le chapitre « L'analyse logique du jugement »  : […] L'analyse du jugement s'est précisée au cours de l'histoire à travers une explicitation de sa structure propositionnelle. Ébauchée, d'une manière fondatrice mais incomplète, par Aristote, elle a été complétée et repensée par les écoles ultérieures. Aristote voit dans le jugement (l'ἀπόϕαυσις) la structure intermédiaire entre celle des concepts, qui sont ses composantes, et celle du raisonnement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/#i_815

JUSTICE DISTRIBUTIVE

  • Écrit par 
  • Jean GAUDEMET
  •  • 810 mots

Cette justice ne consiste pas à « récompenser les bons et punir les méchants ». La notion fait intervenir l'idée d'une inégalité ou, plus exactement, d'une proportionnalité dans la « distribution » des biens, des récompenses ou des honneurs qui tient compte de la valeur de chacun. Particulièrement mise en évidence par Aristote, qui, reprenant l'analyse de la vertu de justice, à laquelle s'était at […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/justice-distributive/#i_815

JUSTICE SOCIALE

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 7 951 mots

Dans le chapitre « La justice dans la cité antique »  : […] En rappelant, dans Les Deux Sources de la morale et de la religion , que « la justice a toujours évoqué les idées d'égalité, de proportion, de compensation », Bergson se soutenait d'une tradition qui prend sa source dans l'Antiquité. La justice dans la cité est, en effet, la préoccupation majeure de Platon. Pour l'auteur de la République […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/justice-sociale/#i_815

LEFÈVRE D'ÉTAPLES JACQUES (1450 env.-1537)

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POUILLOUX
  •  • 523 mots

Philosophe, mathématicien et théologien, Lefèvre d'Étaples fut l'une des figures les plus fortes du début du xvi e siècle. Après des études en France, en Italie et sans doute dans divers pays, il se fixe à Paris. Ses premiers ouvrages concernent la philosophie d'Aristote, qu'il veut débarrasser des erreurs, surcharges ou réductions que lui a appo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-lefevre-d-etaples/#i_815

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 11 650 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Éthique et politique chez Aristote »  : […] Ce passage du premier au deuxième niveau de problèmes se laisse aisément reconnaître dans la philosophie morale d'Aristote : sa théorie de l'action volontaire et involontaire, dans le livre III de l' Éthique à Nicomaque , constitue seulement un fragment enchâssé dans une enquête plus vaste portant sur la vertu et le bonheur ; ainsi, l'analyse faite plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_815

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Ce n'est qu'à une époque relativement récente qu'on a vraiment commencé à s'intéresser à l'histoire de la logique. Jusqu'au milieu du xix e  siècle régnait en effet l'idée que la logique n'avait pas d'histoire, étant, pour l'essentiel, sortie « close et achevée » de l'esprit d' Aristote. Le renouveau de la logique depuis 1850 environ a peu à peu p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_815

LYCÉE, Antiquité

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 1 357 mots

Dans le portique d'Athènes consacré à Apollon Lycéios, situé en bordure de l'Ilissos et orné par Périclès, Aristote s'installa pour professer et converser en se promenant avec ses disciples. De cette coutume vient aussi le nom d'école péripatéticienne dont on use pour désigner le Lycée (Λ́υκειον). Après Aristote, l'école eut à sa tête les scolarques Théophraste (322-287), Straton de Lampsaque (28 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lycee-antiquite/#i_815

MATÉRIALISME

  • Écrit par 
  • Georges GUSDORF
  •  • 3 916 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Révolution mécaniste et triomphe de l'hypothèse corpusculaire »  : […] Chez Aristote, qui s'oppose aux atomistes, la matière apparaît relativisée ; elle se trouve engagée dans une hiérarchie des matières et des formes, toute instance de réalité se proposant à la fois comme matière de la forme supérieure et forme de la matière inférieure. Alors que l'atome est une matière absolue, la matière d'Aristote évoque plutôt la « matière première » de l'artiste ou de l'artisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/materialisme/#i_815

MATÉRIAUX

  • Écrit par 
  • François DAGOGNET
  •  • 6 597 mots
  •  • 1 média

N'importe quelle production suppose à la fois un support (ce avec quoi elle a été façonnée) et un projet ou une idée qui a présidé à sa fabrication. Elle unit la « matière » et la « forme » : la philosophie grecque n'a pas manqué de s'inspirer de cette évidente symbiose. La Métaphysique d' Aristote le souligne nettement. Il convient d'éviter la dissociation, c'est-à-dire la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/materiaux/#i_815

MATHÉMATIQUES FONDEMENTS DES

  • Écrit par 
  • Jean Toussaint DESANTI
  •  • 10 438 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Aristote »  : […] Aristote a été l'initiateur de la seconde forme de conceptualisation. En ce qui nous concerne, il faut retenir deux points. La libération des mathématiques du champ de l'ontologie , d'abord. Les êtres mathématiques ne sont plus des réalités intelligibles et subsistantes : ils sont le résultat d'un procès d'abstraction (nous dirions aujourd'hui des « objets idéaux »). L'erreur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fondements-des-mathematiques/#i_815

MATIÈRE

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME, 
  • Hélène VÉRIN
  •  • 10 672 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La question des limites »  : […] En ces affaires, bien moins simples qu'il n'y paraît dans leurs résumés scolaires, croyance et mystification ont parties liées sous la vêture des rationalisations. Les premières audaces des physiologues ioniens s'entrechoquent encore dans les disputes foisonnantes des clercs médiévaux. Pendant des siècles, toute spéculation à propos de la matière n'a cessé de buter et de se compliquer sur l'artic […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/matiere/#i_815

MÉLANCOLIE. GÉNIE ET FOLIE EN OCCIDENT (exposition)

  • Écrit par 
  • Hélène PRIGENT
  •  • 912 mots

Annoncée comme l'une des dernières expositions de Jean Clair, celle du moins qui couronnait sa carrière de directeur du musée Picasso à Paris, Mélancolie. Génie et folie en Occident , au Grand Palais du 13 octobre 2005 au 16 janvier 2006, condensait les thématiques de ses précédentes expositions. Qu'il s'agisse en effet des relations entre l'art et la science, explorées dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/melancolie-genie-et-folie-en-occident/#i_815

MERVEILLEUX

  • Écrit par 
  • Jacques GOIMARD
  •  • 6 673 mots

Dans le chapitre « Convention ou croyance ? »  : […] Aristote est traditionnellement considéré comme le premier théoricien du merveilleux. Et en effet il a employé, dans trois passages de la Poétique , le mot thaumaston , qui signifie à la fois étonnant et admirable  ; on l'a donc traduit par mirabile (en latin), puis par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/merveilleux/#i_815

MÉTAPHORE

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POUILLOUX
  •  • 6 356 mots

Dans le chapitre « La tradition classique »  : […] « Métaphore » vient du grec metaphora , qui signifie « transport » – au sens matériel comme au sens abstrait. Le terme est utilisé par Aristote dans la Poétique (1457 b) pour décrire une opération de langage. « La métaphore, écrit-il, est le transport à une chose d'un nom qui en désigne une autre, transport ou du genre à l'espèce, ou de l'espèce au genr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphore/#i_815

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La métaphysique d'Aristote »  : […] Comme le remarque Heidegger, la métaphysique d'Aristote répond à deux soucis, par elle confondus et cependant distincts : celui de l'être, celui de la découverte des premiers principes, soucis qu'on vient de rencontrer chez Platon, mais qui prennent ici une forme nouvelle. Toutes les sciences portent sur un genre déterminé d'être, sur des objets spécifiés et considérés en leur particularité propre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_815

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 011 mots

Dans le chapitre « Considérations historiques »  : […] Ce n'est pas un hasard que l'invention et les premiers développements de l' algèbre coïncident avec le renouveau de l'idée de méthode : à l'origine, l'algèbre se présente comme un système de règles opératoires qui prescrivent comment transformer des symboles indépendamment de leur interprétation. Elle possède donc le caractère essentiel d'une méthode, pouvoir s'appliquer à un nombre indéfini de si […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_815

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Nécessité, contingence et plénitude »  : […] L'histoire des conceptions philosophiques de la modalité est étroitement liée à celle des doctrines qui soutiennent la nécessité de ce qui est et de nos actions, dans leur opposition aux doctrines qui admettent qu'il y a, dans la nature ou en nous, une forme de contingence, c'est-à-dire au conflit philosophique traditionnel entre déterminisme et libre arbitre. On peut en retracer l'origine chez l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_815

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

Dans le chapitre « Les doctrines de l'information »  : […] Aristote domine le courant des doctrines de l'information ou de l'« âme informante » : ce courant commence d'ailleurs avec lui pour être repris et christianisé par Thomas d'Aquin au Moyen Âge ; il est retrouvé au xix e  siècle, sur le mode expérimental, par Maine de Biran et Bergson, et se voit confirmé aujourd'hui par des représentants de la biol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_815

MOUVEMENT

  • Écrit par 
  • Françoise BALIBAR
  •  • 6 897 mots

Dans le chapitre « Mouvement et changement »  : […] L'idée de mouvement est d'abord apparue comme difficile à penser logiquement. Faire du mouvement une chose naturelle, en effet, c'est dire que l'être n'est pas totalement être et qu'il participe donc de son contraire, le non-être. Comme le dit Maurice Clavelin ( La Philosophie naturelle de Galilée ), « un des grands mérites de la physique aristotélicienne est précisément d'av […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mouvement/#i_815

NATURE PHILOSOPHIES DE LA

  • Écrit par 
  • Maurice ÉLIE
  •  • 6 379 mots

Dans le chapitre « Physique et philosophies de la nature »  : […] D'un point de vue historique, il semble que cette distinction n'ait pas toujours existé, si l'on admet que les penseurs présocratiques furent indissolublement physiciens et philosophes de la nature, eux qui cherchèrent l' Archè , le principe des choses, s'interrogèrent sur leurs éléments, terre, air, eau ou feu, ainsi que sur leurs modes de composition et de séparation. Ainsi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-la-nature/#i_815

NATUREL DROIT

  • Écrit par 
  • Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
  •  • 5 966 mots

Dans le chapitre « La signification ontologique de la loi naturelle »  : […] C'est avec l'élucidation du concept de nature que cette idée de loi non écrite accède à un statut philosophique. Sous ce concept viennent s'expliciter les notions de norme et de normalité que Platon dégage en liaison avec la théorie des idées : une chose est selon la nature lorsqu'elle réalise la conformité à son archétype. Mais les difficultés d'un monde d'idées, coupé radicalement du sensible, c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-naturel/#i_815

NÉCESSITÉ

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 126 mots

L'usage courant rapproche la nécessité de l'idée de destin, c'est-à-dire de l'advenue d'un événement inévitable. Est « nécessaire », en effet, ce qui ne peut pas ne pas être ou ce qui ne peut pas être autrement qu'il n'est. Dans le Timée , Platon (428-347 av. J.-C.) rencontre déjà la nécessité ( anankè ) sous la figure de l'inexorable : le démiurge qui s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/necessite/#i_815

NÉO-PLATONISME

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 2 998 mots

Dans le chapitre « Genèse du néo-platonisme »  : […] Les néo-platoniciens sont essentiellement tournés vers Platon, non comme vers un moment historique, mais comme vers un enseignement éternellement actuel et capable d'éclairer les problèmes les plus nouveaux. Ils appartiennent à l'ère des commentateurs et se veulent uniquement tels. Mais peut-être en vertu de ce projet même et à leur insu sont-ils créateurs. Proclos, par exemple, a commenté de nomb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-platonisme/#i_815

NUSSBAUM MARTHA (1947- )

  • Écrit par 
  • Marie GARRAU
  •  • 1 094 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La question de la vie bonne »  : […] Le livre qui fait connaître Nussbaum paraît en 1986. The Fragility of Goodness (1986 ; trad. fr. 2016) pose la question de la possibilité de la vie bonne pour des êtres vulnérables, en proie au besoin et exposés à la fortune. Nussbaum y examine la manière dont les Grecs ont répondu à ce problème en se concentrant sur les approches des poètes tragiques, de Platon et d’Aristot […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martha-nussbaum/#i_815

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

Dans le chapitre « Réalisme et nominalisme »  : […] Du point de vue du type de réalité qu'on leur attribue, on distinguera l'orientation réaliste et l'orientation nominaliste . La première pourrait être représentée par Platon chez les Anciens, par Frege chez les Modernes, quoiqu'en des sens fort différents. Elle consiste à considérer les mathemata non pas tant comme des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/#i_815

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Aristote et la métaphysique »  : […] L'ontologie d'Aristote diffère de celle de Platon en ceci que ce qui est fondamentalement, ce ne sont pas les idées, mais les individus concrets : Callias, cet arbre, ce temple. Les idées sont ramenées à leur statut de genres, dont l'existence n'est que virtuelle, comme l'homme en Callias. L'Être, c'est à titre primordial la substance ( ousia , étance) sensible. Une ontologie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_815

OPPOSÉS

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 937 mots

Depuis les formes les plus archaïques de la pensée, jusqu'en ses schèmes les plus abstraits, se retrouvent des oppositions (chaud-froid, bas-haut, civilisé-barbare, homme-femme, plein-vide, homogène-hétérogène, etc.). Une même intuition philosophique semble partagée en de nombreuses civilisations : l'être humain ne connaît la réalité qu'à travers des aspects opposés. Mais où situer l'être des oppo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/opposes/#i_815

PARODIE, littérature

  • Écrit par 
  • Daniel SANGSUE
  •  • 5 268 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Un genre aux contours incertains »  : […] Pourtant Aristote l'évoque au chapitre  ii de la Poétique  : « Homère a représenté des personnages meilleurs, Cléophon, semblables, Hégémon de Thasos, le premier auteur de parodies, et Nicocharès, l'auteur de la Deiliade , pires » (trad. Dupont-Roc, Lallot, 1980). Dans la sorte de grille des genres littéraires qu'il établit, la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parodie-litterature/#i_815

RHÉTORIQUE, notion de

  • Écrit par 
  • Alain BRUNN
  •  • 1 669 mots

Dans le chapitre « Le discours contre le vrai »  : […] La rhétorique est, dès le début de son histoire, opposée à la philosophie : dénonçant les sophistes, Platon condamne dans le même geste la rhétorique qui est flatterie, et par là mensonge. Cette condamnation témoigne d'un pouvoir : entre la grammaire qui dit justement et la logique qui dit vrai, la rhétorique, troisième terme du trivium défini par les arts libéraux, élabore […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rhetorique-notion-de/#i_815

LANGAGE

  • Écrit par 
  • Domenico JERVOLINO
  •  • 1 255 mots

Dans le chapitre « Au commencement était le « logos » »  : […] En partant de la position centrale du langage dans la philosophie contemporaine, on peut se demander quelle a été la relation au langage dans les philosophies du passé. Chez les Grecs, il faut interroger d'abord la riche polysémie du mot logos , comme le fait Martin Heidegger pour qui la signification fondamentale du terme est « rassembler » et « collecter ». D'autres interpr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage/#i_815

ARGUMENTATION

  • Écrit par 
  • Chaïm PERELMAN
  •  • 1 856 mots

Dans le chapitre « Argumentation et démonstration »  : […] L'étude de l'argumentation analysera les techniques discursives permettant de provoquer ou d'accroître l'adhésion d'un auditoire aux thèses qu'on présente à son assentiment. Cette définition met en évidence ce qui différencie profondément l'argumentation de la démonstration. Celle-ci est une déduction visant à prouver la vérité ou la probabilité calculable de sa conclusion, à partir de prémisses a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/argumentation/#i_815

DIALECTIQUE, notion de

  • Écrit par 
  • Marie GAUTIER
  •  • 1 605 mots

Dans le chapitre « Un art du dialogue »  : […] Pour Platon, la dialectique se caractérise par un jeu alterné de questions et de réponses qui conduit à découvrir la vérité. Elle relève à la fois d'un art du dialogue et d'une maïeutique des idées visant à atteindre le vrai, qui permet en retour de légitimer les éléments du monde sensible. C'est en ce sens qu'il est possible d'affirmer que la dialectique platonicienne correspond à un mouvement b […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique-notion-de/#i_815

MAÎTRES DE SAGESSE (Grèce antique)

  • Écrit par 
  • Luc BRISSON
  •  • 2 336 mots

Dans le chapitre « Civilisation et sagesse »  : […] Dans un domaine plus restreint, celui de l'activité politique et militaire de la cité, des historiens comme Hérodote et Thucydide prétendent être en mesure de fixer et de transmettre un mémorable susceptible d'inspirer le futur. Ainsi conçue, sophía devient synonyme de « civilisation », de « culture » comme en témoigne Aristote dans le Perì philosophías , dont il ne subsiste […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maitres-de-sagesse/#i_815

SOPHISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Barbara CASSIN
  •  • 6 775 mots

Dans le chapitre « La constitution de l'objet sophistique »  : […] H. Diels et W. Kranz (D. K.), puis M. Untersteiner ont rassemblé les fragments des sophistes. De ces grands ensembles ressort la minceur du corpus authentique, c'est-à-dire attribuable expressis verbis à l'un des sophistes. Il comporte deux lignes de force bien visibles : l'œuvre de Gorgias, avec l'ontologie, ou la méontologie, du Traité du non-être , l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophistique/#i_815

PASSION

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 6 821 mots

Dans le chapitre « Passion et discours »  : […] Dès le départ de la longue élaboration philosophique de la passion, sa dépendance du discours paraît, il est vrai, établie. Catégorie ou genre de l'être irréductible à tout autre, le π̓αθος aristotélicien ne saurait se concevoir sans action ; et l'élaboration de cette notion comme affection superficielle et détermination accidentelle de l'être est solidaire de la constitution d'une physique et d'u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/passion/#i_815

PHALÉAS DE CHALCÉDOINE (IVe-IIIe s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Marie-Rose MAYEUX
  •  • 592 mots

Contemporain de Platon, connu par le livre XI de la Politique d'Aristote, où le Stagirite étudie et compare les différentes constitutions en vigueur ou proposées. De Phaléas on sait seulement qu'il fut le premier à insister sur une plus juste répartition des richesses. On ne peut isoler son projet de réforme du contexte historique. La Grèce du iv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phaleas-de-chalcedoine/#i_815

PHÉNOMÈNE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 3 342 mots

Dans le chapitre « La nature physique du phénomène »  : […] Les témoignages les plus significatifs relatifs à la nature physique du phénomène chez les Anciens ont été conservés par Platon et par Aristote. Platon emprunte cette théorie de la perception à Empédocle ( Timée , 45 b et 67 c) et à Protagoras ( Théétète , 156 e-158 b). Aristote connaît cet examen par Platon de la thèse de Protagoras ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene/#i_815

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Métaphysique et philosophie générale »  : […] Toute discipline, toute science qui se développe rationnellement, se réserve un objet, même sommairement défini en un premier temps, mais que la recherche sera amenée à préciser ou à rectifier. C'est ainsi qu'à la physique ont été assignées la matière et l'énergie, à l'histoire le passé humain. Or, dès que le terme de philosophie apparaît, dans les dialogues de Platon, la dialectique philosophiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_815

PHYSIOGNOMONIE

  • Écrit par 
  • Anne-Marie LECOQ
  •  • 8 003 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « D'Aristote à Lavater »  : […] Le texte fondateur de la physiognomonie, les Physiognomonica , fut longtemps attribué à Aristote lui-même et appartient sans doute à son école. Plus tard, trois autres auteurs y puisèrent tout en le complétant : le sophiste grec Polémon ( ii e  s. apr. J.-C.), un anonyme latin parfois identifié à Apulée ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physiognomonie/#i_815

PHYSIS

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 3 788 mots

Dans le chapitre « La philosophie aristotélicienne de la nature »  : […] On pourrait être tenté, au premier abord, de retrouver cette même tendance chez Aristote. Aristote n'est-il pas le fondateur de la «  métaphysique », c'est-à-dire d'une science qui prétend étudier ce qui est au-delà de la nature, science première et éminente qui réduirait à un rang dérivé et second la science des réalités naturelles ? De fait, même si le titre « métaphysique  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physis/#i_815

PLANÈTES

  • Écrit par 
  • Thérèse ENCRENAZ
  •  • 3 739 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Les planètes et l’histoire »  : […] L’observation des planètes remonte au début de l’histoire de l’humanité. Les Grecs, ayant observé leur mouvement dans le ciel par rapport aux étoiles fixes, ont baptisé planêtês , ou « astres errants » les cinq d’entre elles visibles à l’œil nu : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Selon la conception d’Aristote (385 env.-322 av. J.-C.), pour qui le monde doit être rég […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/planetes/#i_815

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les doctrines non écrites »  : […] La recherche d'un platonisme cohérent s'accommode mal de la forme dialoguée, que beaucoup s'accordent, avec Hegel, à trouver « gênante ». Certains interprètes (Trendelenburg, Stenzel, Robin) se sont tournés vers des témoignages d' Aristote se rapportant à un enseignement oral de Platon, dans l'espoir qu'ils contiendraient le système cherché. On s'est d'abord contenté de penser que Platon professai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_815

POÉTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Marie SCHAEFFER, 
  • Tzvetan TODOROV
  •  • 4 791 mots

Dans le chapitre « Poétique, rhétorique, herméneutique »  : […] La Poétique d' Aristote, vieille de deux mille cinq cents ans, est à la fois le premier ouvrage entièrement consacré à la « théorie littéraire » (les guillemets sont indispensables ici pour prévenir l'anachronisme) et l'un des plus importants qui soit. La présence simultanée de ces deux traits n'est pas sans paradoxe : c'est comme si un homme à la moustache déjà grisonnante […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poetique/#i_815

POLITIQUE - La philosophie politique

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 10 294 mots

Dans le chapitre « Aristote »  : […] Le social et l'économique prendront leur revanche avec Aristote. Disciple fidèle de Platon, puisque les questions du maître resteront celles de son successeur, il s'en sépare par l'intérêt qu'il porte à la réalité : il ne suffit pas de savoir quel serait l'État idéal en se donnant un endroit idéal et une population encore innocente de tous les vices des peuples historiques ; il faut se demander co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/politique-la-philosophie-politique/#i_815

PRATIQUE ET PRAXIS

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 6 693 mots

Dans le chapitre « La naissance du problème »  : […] La pratique en tant que telle ne saurait faire problème avant qu'elle ne soit opposée à une théorie pure. L'idée d'une telle théorie, désintéressée parce que ne visant aucun but et aucune modification des conditions existantes, est d'origine grecque. Il n'est pas douteux que certaines connaissances en mathématique ou en astronomie, que nous dirions « théoriques », soient venues en Grèce, issues d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pratique-et-praxis/#i_815

PRÉFORMATION ET ÉPIGENÈSE

  • Écrit par 
  • Maria Teresa MONTI
  •  • 6 744 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « De la spéculation à l’observation scientifique des embryons »  : […] De tout temps, science et philosophie ont repéré dans l’origine de la vie un enjeu crucial, où convergent et se combattent théories, croyances et idéologies, étayées de traditions historiques et d’appareils observationnels. Au xvi e  siècle, presque toutes les connaissances sur la reproduction, les organes sexuels, les rôles du mâle et de la femel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preformation-et-epigenese/#i_815

PSYCHOLOGIE HISTOIRE DE LA

  • Écrit par 
  • Serge NICOLAS
  •  • 4 964 mots
  •  • 2 médias

La psychologie a une longue histoire puisqu’on trouve déjà traités dans les textes de l’Antiquité, notamment chez Aristote, de nombreux thèmes majeurs de la discipline . Il est habituel de faire débuter l’histoire de la psychologie moderne avec René Descartes (1596-1650), tout en soulignant que l’émergence effective de la discipline date du xix e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-de-la-psychologie/#i_815

PSYCHOLOGIE DES ÉMOTIONS

  • Écrit par 
  • David SANDER
  •  • 5 817 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Qu’est-ce qu’une émotion ?  »  : […] En définissant les émotions, ou pathê , comme « tous ces sentiments qui changent l’homme en l’entraînant à modifier son jugement et qui sont accompagnés par la souffrance ou le plaisir » ( Rhétorique , livre II, chap. 1, 1378a), Aristote formule ce que l’on considère comme l’une des premières définitions des émotions. Depuis, un grand nombre de définiti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-des-emotions/#i_815

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La raison discursive et l'intellect aristotéliciens »  : […] Le plus grand parmi les platoniciens, Aristote, a donné des réponses différentes de celles de son maître, parfois diamétralement opposées, mais il les a données aux mêmes problèmes. Il nie l'existence supra-sensible des idées-formes, il ne pense pas qu'une définition universelle du concept de vertu puisse être très utile quand il s'agit de comprendre et, par la suite, de régler la vie des individ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_815

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « Le rationalisme de l'Antiquité classique »  : […] Dans un grand nombre de systèmes philosophiques apparaissent les traits d'une attitude rationaliste dominant l'organisation de thèses tout à fait diverses, et à certains égards opposées. Ainsi peut-on qualifier de rationalistes, quoique à des titres différents, Platon et Aristote, les épicuriens, les stoïciens, les pyrrhoniens ou sceptiques... Nonobstant les contenus « idéalistes », « empiristes  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_815

RÉELS NOMBRES

  • Écrit par 
  • Jean DHOMBRES
  •  • 15 297 mots

Dans le chapitre « Des calculs numériques »  : […] Cette puissante théorie des proportions ne se contente pas de satisfaire un esprit épris de définitions ayant belle ordonnance ou un amateur de règles de calcul un peu exotiques. Elle est aussi le moteur de calculs approchés et, en quelque sorte, récupère tout un courant logisticien développé avec brio par les Égyptiens et les Babyloniens. Cet aspect calculatoire fonctionne grâce à l'ordre sur les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nombres-reels/#i_815

RÉFÉRENT

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 251 mots

Le référent est l'élément extérieur à quoi quelque chose peut être rapporté, référé. La linguistique saussurienne, pour qui « le signe linguistique unit, non une chose et un nom, mais un concept et une image acoustique » (Ferdinand de Saussure, Cours de linguistique générale ), oblige à distinguer entre la fonction référentielle, ou dénotation, et la signification, ou rapport […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/referent/#i_815

RELATION

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 7 662 mots

Dans le chapitre « La doctrine des catégories : Aristote et Kant »  : […] Une théorie des catégories fournit un lieu dans lequel peut s'inscrire le concept de relation et assigne à celui-ci une place déterminée dans ce lieu ; il le situe, si l'on peut dire, topologiquement. On retiendra ici deux conceptions des catégories, qui ont l'une et l'autre une signification exemplaire : celle d' Aristote et celle de Kant. Chez ces deux auteurs, les catégo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relation/#i_815

RHÉTORIQUE

  • Écrit par 
  • Françoise DOUAY-SOUBLIN
  •  • 6 015 mots

Dans le chapitre « Racines antiques : rhètôr, l'orateur »  : […] En grec, la rhétorique –  rhétorikè , sous-entendu technè  – est l'art de celui qui parle ( rhètôr ) . La tradition veut que la rhétorique soit née en Sicile, alors colonie grecque, au début du v e  siècle avant J.-C., lorsque la chute des tyrans d'Agrigente e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rhetorique/#i_815

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Aristote : physique et métaphysique »  : […] Chez Aristote, la philosophie est également une science, la science des premiers principes et des premières causes. Les autres sciences, et notamment la physique, lui sont subordonnées, ainsi qu'il ressort de l'opposition établie par le Stagirite entre la philosophie première, d'une part, et la philosophie seconde, d'autre part. La philosophie première, qu'on appellera plus tard la « métaphysiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_815

SOCIÉTÉ CIVILE

  • Écrit par 
  • Daniel MOUCHARD
  •  • 1 193 mots

Dans le chapitre « Histoire »  : […] Comme le souligne Dominique Colas, la première occurrence historique de la société civile apparaît au iv e  siècle avant J.-C., chez Aristote, dans la Politique . La koinônia politikè (communauté politique) grecque et sa traduction latine, societas civilis , donneront naissance à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/societe-civile/#i_815

SOCRATE (469-399 av. J.-C.) ET ÉCOLES SOCRATIQUES

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG
  •  • 2 725 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Comment nous connaissons Socrate »  : […] Nous n'atteignons Socrate qu'indirectement, par les reflets qu'en donnent des écrivains très différents les uns des autres, et qui n'ont guère en commun que de n'avoir pas voulu faire œuvre d'historiens. Il devint très tôt le personnage central d'un véritable genre littéraire, la « discussion socratique », qui servit de mode d'expression philosophique à une génération entière ; encore n'avons-nous […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/socrate-et-ecoles-socratiques/#i_815

SPEUSIPPE (env. 393-339 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 272 mots

Neveu de Platon, Speusippe fut son premier successeur à la tête de l'Académie. Grâce au témoignage d'Aristote dans la Métaphysique (VII, XII et XIV), on peut reconstituer les grandes lignes de sa conception de la structure de la réalité, conception qui représente une des formes du système fondamental imaginé dans l'école de Platon : au principe, l'unité indifférenciée ; la s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/speusippe/#i_815

STRAUSS LEO (1899-1973)

  • Écrit par 
  • Miguel ABENSOUR, 
  • Michel-Pierre EDMOND
  •  • 3 825 mots

Dans le chapitre « Un philosophe politique »  : […] Quiconque avoue, face à la prise en charge par les sciences de la politique dans les États modernes et face à l'expérience totalitaire de notre temps, qu'une des tâches de la pensée consiste à redécouvrir le politique, à le repenser dans sa consistance propre et dans son rapport au philosophique ne peut faire l'économie d'une confrontation avec l'œuvre de Leo Strauss. Lire les textes de Strauss ap […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leo-strauss/#i_815

STYLISTIQUE

  • Écrit par 
  • Georges MOLINIÉ
  •  • 6 184 mots

Dans le chapitre « Les trois rhétoriques »  : […] Historiquement, la stylistique est liée à la rhétorique. Le père fondateur des études qui intéressent ici est Aristote, notamment dans ses deux œuvres fondamentales, La Rhétorique et La Poétique  ; les titres sont emblématiques, et gros de presque tous les développements futurs, successivement les plus novateurs. Mais il existe, au moins, trois rhétoriqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stylistique/#i_815

SUBLIME, philosophie

  • Écrit par 
  • Philippe LACOUE-LABARTHE
  •  • 6 168 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Longin : la question de l'essence de l'art »  : […] Comme dans tous les traités de ce genre et de cette époque (l'Antiquité alexandrine), la question initiale de Longin est une question restreinte. Elle demande si le sublime relève ou non d'une technè particulière, s'il y a, ou non, des « préceptes techniques » du sublime. Technè , dans cette première question, est pris au sens relativement faible de «  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sublime-philosophie/#i_815

SUBSTANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 5 343 mots

Dans le chapitre « Aristote »  : […] C'est la définition de la « philosophie première » qui, chez Aristote (à travers les livres Γ, Λ, Ζ, Θ de la Métaphysique ), va se constituer comme l'origine simultanée de la métaphysique occidentale et de la philosophie d'Aristote ; la philosophie première est la science de l'être en tant qu'être et non pas la connaissance particulière de tel ou tel domaine de la réalité. Ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/#i_815

SYLLOGISME

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 1 820 mots

Le syllogisme est une forme de raisonnement définie pour la première fois par Aristote : « Le syllogisme est un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose d'autre que ces données en découle nécessairement par le seul fait de ces données »( Topiques, I, 1, 100 a 25 et Premiers Analytiques , I, 1, 24 b 18-20). Un syllogisme comport […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syllogisme/#i_815

SYSTÈMES DU MONDE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • James LEQUEUX
  •  • 426 mots

Fin du vi e  siècle - début du v e  siècle avant J.-C. Philolaos propose que la Terre, la Lune, le Soleil et les cinq planètes connues dans l'Antiquité – Vénus, Mercure, Mars, Jupiter et Saturne – tournent autour d'un Feu central. iv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-du-monde-reperes-chronologiques/#i_815

TECHNIQUE

  • Écrit par 
  • Cornélius CASTORIADIS
  •  • 12 508 mots

Dans le chapitre « La nature, le possible et la « technè » chez Aristote »  : […] On constatera que les interprétations de Heidegger (« La Question de la technique », in Essais et conférences , et Nietzsche , vol. I), selon lesquelles « le point décisif dans la technè ne réside aucunement dans l'action de faire et de manier, pas davantage dans l'utilisation des moyens, mais dans le dévoilement... », n'ont, dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/technique/#i_815

TEMPS / MÉMOIRE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 720 mots

Dans le chapitre « Mesurer le temps ? »  : […] Six siècles environ avant Augustin, Aristote (384-322 av. J.-C.) avait proposé dans sa Physique une définition du temps qui peut apparaître comme opposée à l’approche augustinienne. En affirmant du temps qu’il serait « le nombre du mouvement » (livre IV, 11), Aristote ne donne-t-il pas au temps la réalité objective que lui conteste Augustin ? Le philosophe précise qu’il s’a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps-memoire-notions-de-base/#i_815

THÉÂTRE OCCIDENTAL - La théâtralité

  • Écrit par 
  • Henri GOUHIER
  •  • 4 012 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La volonté de métamorphose »  : […] La méthode empirique semble bien avoir été celle d' Aristote. Commençons donc par relire sa Poétique . Aristote cherche d'abord dans la nature de l'homme à quel besoin l'art répond : or il découvre un besoin et, par suite, un plaisir d'imiter. Comme il y a de multiples façons d'imiter, il y a plusieurs arts. C'est ainsi qu'Aristote arrive à la distinction qui permet de dégag […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-la-theatralite/#i_815

THÉÂTRE OCCIDENTAL - La dramaturgie

  • Écrit par 
  • Christian BIET, 
  • Hélène KUNTZ
  •  • 12 310 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Du moderne au contemporain »  : […] La crise du drame qui marque l'émergence de la modernité au théâtre est peut-être d'abord crise de la fable. De ce point de vue, tout se passe comme si le drame n'avait eu de cesse, depuis la fin du xix e  siècle, de sortir de la peau d'un « bel animal » où on a voulu l'enfermer dès l'origine. Aristote compare en effet le muthos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-la-dramaturgie/#i_815

THÉÂTRE OCCIDENTAL - Théâtre et sociétés

  • Écrit par 
  • Jean-Marie PRADIER
  •  • 9 668 mots

Dans le chapitre « Un art de la distance »  : […] Le théâtre pour les Grecs de l'époque classique est explicitement le lieu du visible. Le mot qui désigne l'édifice, les spectateurs et l'objet de leur perception –  teatron  – appartient au champ lexical de la vision. Cependant, rien n'est plus trompeur que la référence à un item lexical extrait de son contexte. Un siècle après l'époque éclatante de la tragédie, son théorici […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-theatre-et-societes/#i_815

THÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY, 
  • Claude GEFFRÉ, 
  • Jacques POULAIN
  •  • 13 334 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Naissance de la théologie »  : […] Platon ne mentionne le terme que dans son sens étymologique : « théologie » signifie discours ou propos sur Dieu, sur les dieux ; il ne l'utilise que pour répondre à la question : comment parler du divin, en bien parler, en parler comme un poète ? Aristote est le premier à spécifier, à délimiter un savoir comme théologique. Mais il nomme théologie la « philosophie première », cette partie de la ph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theologie/#i_815

THERMIQUE

  • Écrit par 
  • Bruno CHÉRON
  •  • 4 736 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Histoire de la thermique »  : […] Dans l’Antiquité, les Anciens ont beaucoup disserté sur la nature de la chaleur : Héraclite (576-480) considérait la chaleur comme une force, cause de toutes les transformations ; Démocrite (460-370), comme une matière émanant des corps chauds et formée d’atomes ronds et très mobiles ; Aristote (384-322) la regardait comme une quantité occulte de la matière, capable de réunir les éléments semblab […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thermique/#i_815

TOTALITÉ

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 3 269 mots

Dans le chapitre « Le tout dans l'intuition »  : […] Il est très remarquable que, dans la perception, le perçu se groupe immédiatement en choses multiples et séparées, se suffisant, en quelque façon, à elles-mêmes, en totalités, indépendantes les unes des autres, dont les psychologues de la Gestalt , notamment, ont souligné l'irréductibilité. Chacun de ces « touts » intuitifs appartient certes à un tout plus vaste que la pensée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/totalite/#i_815

TRADITION

  • Écrit par 
  • René ALLEAU, 
  • Jean PÉPIN
  •  • 6 370 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le Nouveau Testament »  : […] Tel est le climat psychologique et culturel où naquit le culte de la tradition. En soi, le prix que, dans le christianisme, on reconnaît à la tradition est indifférent au canal qu'elle emprunte, et qui peut être la parole ou l'écrit ; à l'appui de ce sens large du mot, on cite l'injonction de saint Paul aux chrétiens de Thessalonique : « Demeurez fermes et retenez les traditions que nous vous avo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tradition/#i_815

TROIS DISCOURS SUR LE POÈME DRAMATIQUE, Pierre Corneille - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 721 mots

Dans le chapitre « L'atelier de Corneille »  : […] Corneille parle, comme il le souligne, selon son « expérience du Théâtre, et [selon] les réflexions sur ce que j'ai vu y plaire, ou déplaire ». Plus exactement, nous voyons ici, selon l'expression de Georges Forestier, un Corneille « à l'œuvre » qui précise a posteriori les éléments théoriques et pratiques grâce auxquels il conçoit ses pièces. Il s'agit donc ici non point d'un traité, mais d'une s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/trois-discours-sur-le-poeme-dramatique/#i_815

UNIVERS (notions de base)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 4 767 mots
  •  • 17 médias

Dans le chapitre « Cosmogonies de l’Antiquité grecque et du Moyen Âge »  : […] En Grèce, au vi siècle av. J.-C., les penseurs précédant Socrate et les sophistes, appelés physiciens, substituent aux récits mythiques traditionnels un premier discours spéculatif, fondé sur la nature (physis) du principe élémentaire à l’origine du monde : l’eau (Thalès), l’air (Anaximène), le feu (Héraclite) et l’illimité (Anaximandre). Au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/univers-notions-de-base/#i_815

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation »  : […] Du Cratyle au Sophiste , Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle , de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste encore à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_815

VERTU

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 4 480 mots

Dans le chapitre « Le mythe vertuiste »  : […] « La vertu antique (αρετ̀η), écrit Hegel, avait une signification précise et sûre, car elle avait son contenu solide dans la substance du peuple, et elle se proposait comme but un bien effectivement réel, un bien déjà existant. » Comment contester l'exigence d'αρετ̀η, quand celle-ci est conçue, suivant les termes de Gorgias, comme « la chose donnant à qui la possède la liberté pour lui-même et la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vertu/#i_815

VIE

  • Écrit par 
  • Georges CANGUILHEM
  •  • 10 960 mots

Dans le chapitre « La vie comme animation »  : […] On a tout à fait oublié, en parlant d'animal, d'animalité ou de corps inanimé, que tous ces termes sont les vestiges de l'antique identification métaphysique de la vie et de l'âme et de l'identification de l'âme avec le souffle ( anima anemos ). Ainsi le seul vivant capable du discours sur la vie a-t-il cru parler de la vie en général en parlant de la s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vie/#i_815

VOLONTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 8 783 mots

Dans le chapitre « Le contexte « éthique » : Aristote »  : […] C'est d'abord dans le cadre d'une éthique que, pour la première fois, Aristote a conçu une analyse – subordonnée mais néanmoins distincte – du volontaire et de l'involontaire. Cette analyse, recueillie dans le livre III de l' Éthique à Nicomaque , contient en germe, outre les développements que lui donneront la psychologie médiévale et celle du xvii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/#i_815

VRAISEMBLABLE, esthétique

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 647 mots

La règle de la vraisemblance — l'une des plus importantes et des plus générales de la doctrine classique — trouve sa source dans la Poétique d'Aristote : « Il est évident que l'œuvre du poète n'est pas de dire ce qui est arrivé, mais ce qui aurait pu arriver, ce qui était possible selon la nécessité ou la vraisemblance. » Le vrai est l'objet de l'historien, le possible, celu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vraisemblable-esthetique/#i_815

ZÉNON D'ÉLÉE (Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU
  •  • 1 925 mots

Dans le chapitre « Les arguments de Zénon »  : […] L'interprétation que Platon donna du livre, aujourd'hui perdu, de Zénon (cf. Parménide , 128 a-e), et selon laquelle les arguments de celui-ci voulaient montrer l'incohérence des adversaires de Parménide, n'a pas été jusqu'ici sérieusement contestée. Elle s'accorde d'ailleurs avec la tradition qui, transmise par Diogène Laërce ( Vie des philosophes , liv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zenon-d-elee/#i_815

ZOOLOGIE (HISTOIRE DE LA)

  • Écrit par 
  • Valérie CHANSIGAUD
  •  • 9 222 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Aristote et les origines de la science des animaux »  : […] L'être humain a, depuis toujours, observé les animaux ; les connaissances qui en résultent se trouvent dans toutes les cultures humaines et ont principalement une vocation utilitariste lorsqu'il s'agit de connaître les mœurs des animaux chassés, des prédateurs, des commensaux, des parasites ou des espèces domestiques... C'est Aristote (384-322 av. J.-C.) qui est l'auteur de l'œuvre zoologique de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zoologie-histoire-de-la/#i_815

Pour citer l’article

Pierre AUBENQUE, « ARISTOTE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/