NOUVELLE VAGUE, cinéma

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Les Quatre Cents Coups, F. Truffaut

Les Quatre Cents Coups, F. Truffaut
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Jacques Rivette

Jacques Rivette
Crédits : Javier Echezarreta/ EPA/ Corbis

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François Truffaut

François Truffaut
Crédits : Hulton-Deutsch Collection/ Corbis

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En 1959, lors du 12e Festival international de Cannes, sont présentés simultanément Hiroshima, mon amour d’Alain Resnais et Les 400 Coups de François Truffaut, qui obtient le prix de la mise en scène. En février et mars étaient sortis avec succès les deux premiers films de Claude Chabrol, Le Beau Serge et Les Cousins. Deux ans plus tôt, Et Dieu créa la femme, de Roger Vadim, avec Brigitte Bardot dans le rôle principal, avait fait scandale. Le jeune critique François Truffaut jugeait le film « typique de notre génération, d’une grande franchise », à la fois amoral et puritain. En 1958, Truffaut saluait également Les Amants, de Louis Malle, avec Jeanne Moreau, comme « la première nuit d’amour du cinéma », « d’une pudeur absolue ». Pendant ce temps, dans des films moins ambitieux, le public s’habituait à de nouveaux visages, de nouveaux gestes et de nouveaux comportements : ceux d’Alain Delon, de Mylène Demongeot, de Jean-Paul Belmondo, de Sami Frey, de Pascale Petit... Leur jeu spontané et décontracté ne s’inspirait plus de Gérard Philipe ou Martine Carol, mais de Marlon Brando, James Dean, Cary Grant ou Marilyn Monroe.

Les Quatre Cents Coups, F. Truffaut

Les Quatre Cents Coups, F. Truffaut

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Jean-Pierre Léaud dans Les Quatre Cents Coups (1959), de François Truffaut (1932-1984). La présentation du film à Cannes marque la consécration de la nouvelle vague. 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Une génération chasse l’autre ?

« Il s’agissait avant tout d’une relève de génération », expliquera Éric Rohmer quelques années plus tard. La nouvelle vague est en effet née de la rencontre du baby-boom et des Trente Glorieuses, à la charnière de deux Républiques. L’année même du triomphe d’Alain Resnais et de François Truffaut à Cannes, le sociologue et démographe Alfred Sauvy publie La Montée des jeunes : une montée qu’il estime « irrépressible » parce que, biologiquement, « la matière vivante l'e [...]

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Écrit par :

  • : critique et historien de cinéma, chargé de cours à l'université de Paris-VIII, directeur de collection aux Cahiers du cinéma

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Autres références

«  NOUVELLE VAGUE, cinéma  » est également traité dans :

BEAUREGARD GEORGES DE (1920-1984)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre JEANCOLAS
  •  • 675 mots

La révolution technique et esthétique résumée dans l'expression « nouvelle vague », de 1959 à 1963, aurait eu lieu quels qu'en fussent les agents ou les vecteurs. Le producteur Georges de Beauregard lui a cependant imprimé un caractère original, en concentrant les individus et les formules autour de sa firme Rome-Paris Films et de ses bureaux du 9, rue Kepler, jusqu'à créer autour de lui une sort […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-de-beauregard/#i_13326

BELMONDO JEAN-PAUL (1933- )

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 1 160 mots

Jean-Paul Belmondo est porté par la nouvelle vague plus qu'il ne lui apporte. Il va pourtant représenter un nouveau type d'acteur, au physique de « dur », dont la beauté ne doit plus rien à la tradition du « beau ténébreux » des années 1930, tels Pierre Richard-Willm ou Jean-Pierre Aumont, ni à celle du jeune premier des années 1940 et 1950, qu'incarnaient Georges Marchal, Jean Marais et surtout G […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-paul-belmondo/#i_13326

BRIALY JEAN-CLAUDE (1933-2007)

  • Écrit par 
  • René PRÉDAL
  •  • 1 031 mots

Né à Aumale (aujourd'hui Sour El-Ghozlan, Algérie), Jean-Claude Brialy débute sur scène au milieu des années 1950 après une rencontre décisive avec Jean Marais. Mais c'est au cinéma que l'acteur va connaître une popularité jamais démentie durant un demi-siècle, d'abord en tant que vedette représentant un personnage caractéristique du temps (les années 1960) puis comme talentueux comédien de compo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-claude-brialy/#i_13326

CAHIERS DU CINÉMA

  • Écrit par 
  • Jean-Louis COMOLLI
  •  • 1 152 mots
  •  • 1 média

La plus ancienne et la plus connue des revues de cinéma paraissant en France. Son ancienneté même et la diversité des tendances critiques qui s'y sont succédé rendent difficile toute description (et a fortiori tout jugement) synthétique. La caractéristique la plus constante de la revue est peut-être précisément de s'être toujours située en rupture par rapport à l'ensemble de la critique de cinéma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cahiers-du-cinema/#i_13326

CHABROL CLAUDE (1930-2010)

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 3 525 mots
  •  • 2 médias

Des cinéastes de la Nouvelle Vague, Claude Chabrol est le plus inclassable. Il n'a ni le romantisme réfléchi de Truffaut, ni la modernité affichée de Godard, ni l'ascétisme quasi mystique de Rivette, ni la rigueur obsessionnelle de Rohmer. Si certains projets attendent le moment propice pour éclore, il préfère tourner n'importe quoi plutôt que de ne pas tourner, comme un sportif ne cesse de s'entr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-chabrol/#i_13326

CINÉMA (Aspects généraux) - Histoire

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Jean COLLET, 
  • Claude-Jean PHILIPPE
  •  • 21 812 mots
  •  • 37 médias

Dans le chapitre « Le cinéma français »  : […] Dans l'espace occidental, il est le seul concurrent sérieux de son homologue américain. Le soutien étatique et le dynamisme de la production fondée sur la relation privilégiée avec la chaîne de télévision Canal Plus (qui s'est imposée comme le grand argentier du cinéma français) n'expliquent cependant pas tout. Si dans d'autres domaines la France a fait valoir, à tort ou à raison, la prépondéranc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-aspects-generaux-histoire/#i_13326

CINÉMA (Aspects généraux) - La cinéphilie

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO
  •  • 4 017 mots

Dans le chapitre « Les « Cahiers du cinéma » »  : […] Le plus important animateur de revues fut Jean George Auriol (1907-1950). La seconde série de la Revue du cinéma (1946-1949), toujours publiée par Gallimard après quinze ans d'interruption, offre une série de contributions de haute tenue signées, outre André Bazin, Maurice Schérer (le futur Éric Rohmer), Nino Frank, Jean-Pierre Chartier ou, quand il quittait sa tribune des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-aspects-generaux-la-cinephilie/#i_13326

CINÉMA (Réalisation d'un film) - Mise en scène

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
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Dans le chapitre « Retrouver la puissance de suggestion de la lumière naturelle »  : […] C'est avec Orson Welles et Citizen Kane que l'on situe généralement l'accession de la mise en scène à la modernité . L'utilisation systématique du plan-séquence et de la profondeur de champ transforme largement les données du cinéma hollywoodien : le montage perd son invisibilité et le spectateur retrouve une liberté perdue, ayant à choisir – ou l'illusion de choisir –, par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-realisation-d-un-film-mise-en-scene/#i_13326

CINÉMA (Réalisation d'un film) - Scénario

  • Écrit par 
  • Michel CHION
  •  • 3 562 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Une histoire des histoires au cinéma »  : […] Le cinéma muet employait déjà le scénario préétabli, mais disposait d'une certaine marge pour le remanier après tournage, en modifiant simplement le texte des intertitres : véritable inclusion d'un texte écrit à l'intérieur du film, l'intertitre ne se bornait pas à donner l'essentiel des dialogues ; comme dans la bande dessinée, il jouait un rôle narratif, présentant les personnages, exposant les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-realisation-d-un-film-scenario/#i_13326

CINÉMA (Réalisation d'un film) - Photographie de cinéma

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 4 316 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Retour à la lumière naturelle »  : […] En 1941, avec son opérateur Gregg Toland, Orson Welles ( Citizen Kane ) revenait à la fois à un certain expressionnisme de la lumière, mais en transformait le sens totalitaire par le recours au plan-séquence et surtout à la profondeur de champ. Ce dernier procédé, le plus important, permettait, à l'aide de nouveaux objectifs, de retrouver une netteté à tous les niveaux de pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-realisation-d-un-film-photographie-de-cinema/#i_13326

CINÉMA (Réalisation d'un film) - Musique de film

  • Écrit par 
  • Alain GAREL
  •  • 6 504 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Les révolutions »  : […] Dans les années 1930, seules quelques individualités avaient œuvré à l'écart des courants dominants. Dans les années 1940, l'appréhension de la musique se modifia. Les causes en furent diverses : les soubresauts de l'histoire, l'évolution des techniques du son et sa maîtrise artistique, la venue d'une nouvelle génération de cinéastes, celle des années 1930 ayant été essentiellement constituée de p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-realisation-d-un-film-musique-de-film/#i_13326

CINÉMA-VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre JEANCOLAS
  •  • 1 416 mots

Dans le chapitre « Une étude de cas : le documentaire hongrois »  : […] Un cinéaste hongrois, András Kovács, a assisté aux débats lyonnais de mars 1963. De retour à Budapest, malgré le manque de matériel approprié, il s'est inséré dans un débat ouvert pendant son absence sur le thème « Est-il possible de faire une carrière en Hongrie ? ». Il a cherché et trouvé des hommes qui pouvaient témoigner du blocage d'une société rigide. Il a fait de leurs rencontres un film ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-verite/#i_13326

CRITIQUE DE CINÉMA

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 5 021 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le débat autour des notions d'auteur et de mise en scène »  : […] Deux publications préparent la naissance d'une critique moderne. L'Écran français (1943-1953), né sous la clandestinité, et d'abord abrité par Les Lettres françaises , devient rapidement un hebdomadaire indépendant de ses origines politiques comme de la publicité cinématographique. Dans cet espace de liberté, sous la direction de Jean-Pierre Barrault et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-de-cinema/#i_13326

CULTURE - Culture de masse

  • Écrit par 
  • Edgar MORIN
  •  • 7 498 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La crise du bonheur »  : […] À partir de 1955, certains caractères de la culture de masse changent ; on entre dans une troisième période. Le cinéma cesse d'être la clé de voûte de la culture de masse, qui perd son unité et devient polycentrique. L'industrie culturelle ne vise plus uniquement les mass media, mais devient aussi une industrie du loisir et des vacances. La mythologie euphorique de l'individu privé fait place, d'u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/culture-culture-de-masse/#i_13326

DELERUE GEORGES (1925-1992)

  • Écrit par 
  • Alain GAREL
  •  • 515 mots

Georges Delerue appartenait à la génération de musiciens français qui comprend Antoine Duhamel, Pierre Jansen, Maurice Jarre et Michel Legrand, et dont le début de carrière au cinéma coïncida avec l'émergence de la nouvelle vague et d'un certain nombre de jeunes cinéastes qui lui furent plus ou moins assimilés. Si, pour les années 1950 et 1960, les noms de Pierre Jansen, Maurice Jarre et Michel Le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-delerue/#i_13326

DOGMA 95

  • Écrit par 
  • Vincent PINEL
  •  • 1 163 mots

1995 : le cinéma fête ses cent ans. C'est à cette date que quatre jeunes cinéastes danois, Lars von Trier, Kristian Levring, Thomas Vinterberg et Søren Kragh-Jacobsen choisissent de fonder à Copenhague Dogma 95. Ce collectif repose sur un commun rejet « d'une “certaine tendance” du cinéma d'aujourd'hui : superficielle, illusionniste, décadente, individualiste et bourgeoise ». Leur engagement se ve […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dogma-95/#i_13326

DONIOL-VALCROZE JACQUES (1920-1989)

  • Écrit par 
  • Noël SIMSOLO
  •  • 566 mots

Né à Paris le 15 mars 1920, Jacques Doniol-Valcroze y poursuit ses études avant d'être mobilisé en 1939. C'est hors de France qu'il découvre Citizen Kane d'Orson Welles et Alexandre Nevski d'Eisenstein. En 1945, de retour à Paris, il décide de devenir cinéaste. Le critique Jean Georges Auriol en fait son adjoint, de 1946 à 1948, à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-doniol-valcroze/#i_13326

EUSTACHE JEAN (1938-1981)

  • Écrit par 
  • Michel MARIE
  •  • 2 027 mots

Dans le chapitre « Le roman d'un jeune homme pauvre »  : […] La vie de Jean Eustache est, à elle seule, un roman fulgurant, le « roman d'un jeune homme pauvre » – l'expression est utilisée par Alexandre dans La Maman et la putain  –, mal aimé de sa mère, devenu cinéphile provocateur dans la seconde phase de la Nouvelle Vague, puis dandy autodestructeur, séducteur obsessionnel, mais aussi envoûtant qu'un maître de secte. L'une de ses a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-eustache/#i_13326

FRANCE (Arts et culture) - Le cinéma

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre JEANCOLAS, 
  • René PRÉDAL
  •  • 11 154 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Mutations et renouveau »  : […] On peut considérer que la nouvelle vague, apparue à la toute fin des années 1950, s’est poursuivie deux décennies de plus sans grand changement de nature avec des successeurs rassemblés, faute de mieux, sous le vocable de cinéma moderne : Maurice Pialat, André Téchiné, Claude Sautet, Bertrand Tavernier, Jacques Doillon, Jean-Claude Brisseau, Alain Cavalier, René Allio… Dans les années 1990, par c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-arts-et-culture-le-cinema/#i_13326

GARREL PHILIPPE (1948- )

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 1 095 mots

Fils du comédien Maurice Garrel, Philippe Garrel est né en 1948 à Paris. Il réalise son premier court-métrage à seize ans ( Les Enfants désaccordés , 1964). Un couple adolescent fait une fugue, puis se dispute, à l'image des parents. Le thème originel du cinéma de Garrel, la séparation, est déjà présent. Dans le couple d'abord. Entre l'enfant et le corps de la mère. Puis avec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philippe-garrel/#i_13326

GODARD JEAN-LUC

  • Écrit par 
  • Jean-Louis LEUTRAT, 
  • Suzanne LIANDRAT-GUIGUES
  •  • 3 152 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le feu d'artifice des années 1960 »  : […] Jean-Luc Godard est né à Paris le 3 décembre 1930 dans une famille de la bourgeoisie protestante, pour moitié suisse. Il reçoit une éducation littéraire et musicale classique, et conduit sa scolarité à Nyon (Suisse), puis au lycée Buffon, à Paris. Après l'adolescence, il rompt avec sa famille et s'installe à Paris. Là, après avoir collaboré à la Gazette du cinéma et à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/godard-jean-luc/#i_13326

GRUAULT JEAN (1924-2015)

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 762 mots

Acteur, metteur en scène de théâtre, auteur dramatique, romancier, librettiste d’opéra, Jean Gruault a marqué l’histoire du cinéma par son travail de scénariste. S’il avait écrit pour des réalisateurs tels que Robert Enrico ou Gavin Millar, il était surtout de la famille de la nouvelle vague (via Rossellini, Rivette, Truffaut) et, plus globalement, des « cinéastes de la modernité » des années 196 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-gruault/#i_13326

LAFONT BERNADETTE (1938-2013)

  • Écrit par 
  • Alain GAREL
  •  • 658 mots
  •  • 1 média

Née le 26 octobre 1938, à Nîmes, dans le Gard, Bernadette Lafont se destine tout d'abord à la danse. Elle entre donc à l'Opéra de Nîmes, où elle fait la connaissance de Gérard Blain, qui deviendra son mari. « Montée » à Paris, elle rencontre François Truffaut qui en fait l'héroïne, au côté de Gérard Blain, du film Les Mistons (1957). Puis, toujours avec Gérard Blain pour pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernadette-lafont/#i_13326

LE MÉPRIS (J.-L. Godard), en bref

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 226 mots

Jean-Luc Godard adapte un roman psychologique d'Alberto Moravia, Le Mépris (1954). La presse s'empare de l'événement. Non pas à cause de Moravia, mais parce que « l'enfant terrible de la Nouvelle Vague » tourne avec Brigitte Bardot, star devenue « mythe », à qui Louis Malle vient de consacrer Vie privée un film entre fiction et documentaire. Face à ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-mepris/#i_13326

LÉAUD JEAN-PIERRE (1944- )

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 1 670 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Naissance d’Antoine Doinel »  : […] C’est à la suite d’une annonce publiée dans France-Soir que François Truffaut choisit Jean-Pierre Léaud parmi près de quatre cents candidats. Ses quelques minutes de bout d’essai, où il fait montre de la « gouaille » demandée par le réalisateur comme d’une touchante timidité, appartiennent désormais à sa filmographie, au même titre que les quelque soixante-dix films qui suiv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-pierre-leaud/#i_13326

LE BEAU SERGE, film de Claude Chabrol

  • Écrit par 
  • Michel MARIE
  •  • 944 mots

Le Beau Serge est le premier long-métrage de la Nouvelle Vague. Le film est autoproduit par Claude Chabrol lui-même, avec l'argent d'un héritage familial. Il est réalisé en plein hiver 1957-1958, à Sardent, village de la Creuse où Chabrol (1930-2010), fils d'un pharmacien parisien du XIV e  arrondissement, avait passé les quatre années d'occupation. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-beau-serge/#i_13326

LA MAMAN ET LA PUTAIN, film de Jean Eustache

  • Écrit par 
  • Michel MARIE
  •  • 1 042 mots

La Maman et la Putain obtint en 1973 le prix spécial du jury au festival de Cannes. Il fut copieusement sifflé par le grand public. C'est évidemment un film qui n'est pas consensuel. Le suicide de son auteur à quarante-trois ans en novembre 1981 a accentué le statut testamentaire de ce film exceptionnel. C'est le seul très long métrage de Jean Eustache, d'une durée également […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-maman-et-la-putain/#i_13326

MELVILLE JEAN-PIERRE (1917-1973)

  • Écrit par 
  • Alain GAREL
  •  • 1 532 mots

Coiffé d'un éternel Stetson et le visage mangé par des lunettes noires, Jean-Pierre Melville apparaît aux uns comme un « poseur », aux autres comme un homme sensible, qui trouve ainsi à se protéger. Pour les uns il n'est qu'un faiseur « qui n'a rien à dire, mais le dit bien », pour les autres un artiste de premier ordre. Lui-même, intellectuel et cultivé, cherchait à prouver qu'il était un homme d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-pierre-melville/#i_13326

LE MÉPRIS, film de Jean-Luc Godard

  • Écrit par 
  • Michel MARIE
  •  • 1 101 mots

Adapté du roman d'Alberto Moravia ( Il Disprezzo , 1954), qui décrit la préparation du tournage de L'Odyssée d'Homère par un producteur italien et un réalisateur autrichien, le sixième long-métrage de Jean-Luc Godard – et son film le plus « classique » – ouvre sur une analyse personnelle de la situation du cinéma en 1963, à l'heure des superproductions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-mepris-jean-luc-godard/#i_13326

PIALAT MAURICE (1925-2003)

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 1 748 mots

En 1960, L'Amour existe annonce les films à venir de Maurice Pialat. « Longtemps j'ai habité la banlieue. Mon premier souvenir est un souvenir de banlieue. » Ce commentaire situe le monde du cinéaste, comme il aimait à le répéter, du côté de « ceux qui prennent le métro », à l'image du cinéma français populaire des années 1930. L'Amour existe et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-pialat/#i_13326

PISIER MARIE-FRANCE (1944-2011)

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 769 mots
  •  • 1 média

Actrice singulière et inventive de la Nouvelle Vague, également romancière et cinéaste, Marie-France Pisier est née le 10 mai 1944 à Dalat en Indochine (aujourd'hui Da Lat, Vietnam). Son père étant administrateur de la France d'outre-mer, elle passe l'essentiel de son enfance en Nouvelle-Calédonie. Ce sera le cadre et la source d'un roman écrit en 1984 dont elle tirera un film en 1990, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marie-france-pisier/#i_13326

POLLET JEAN-DANIEL (1936-2004)

  • Écrit par 
  • Jean-Paul COMBE
  •  • 776 mots

La carrière de Jean-Daniel Pollet s'inscrit sous le triple signe de la recherche de la perfection, d'une volonté insatiable d'innovation, mais aussi de la malchance. Ce réalisateur discret, ignoré du grand public, est pourtant l'un des auteurs phares du cinéma né de la nouvelle vague. Né à La Madeleine (Nord) le 20 juin 1936, Jean-Daniel Pollet vit une enfance tranquille dans un milieu aisé où il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-daniel-pollet/#i_13326

LES QUATRE CENTS COUPS, film de François Truffaut

  • Écrit par 
  • Michel MARIE
  •  • 945 mots
  •  • 1 média

Contre toute attente, ce premier long-métrage de François Truffaut (1932-1984) se voit sélectionné pour le festival de Cannes, en 1959. De plus, il y remporte le prix de la mise en scène. À vingt-six ans, Truffaut, critique et redoutable polémiste, est cependant loin d'être inconnu. Il a violemment attaqué dans Les Cahiers du cinéma et, plus encore dans l'hebdomadaire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-quatre-cents-coups/#i_13326

RIVETTE JACQUES (1928-2016)

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 2 320 mots
  •  • 1 média

Des fondateurs de la nouvelle vague, Jacques Rivette est le premier à franchir le pas du professionnalisme en 1956, avec un court-métrage tourné non plus en 16 mm mais en 35 mm, Le Coup du berger . Il est aussi, avec Jean-Luc Godard, le plus évidemment « moderne ». C’est pourquoi, sans doute, il mettra le plus longtemps à s'imposer, malgré le succès de scandale bien involo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-rivette/#i_13326

ROHMER ÉRIC (1920-2010)

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 2 643 mots

Personnage secret veillant jalousement sur sa vie privée, aimant à se cacher derrière des pseudonymes, ancien professeur de lettres et successeur d'André Bazin à la direction des Cahiers du cinéma , moraliste intransigeant et cinéaste méticuleux jusqu'à la manie, Éric Rohmer a mené une carrière à contre-courant des modes. Considéré comme classique parce qu'il tient à la clart […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eric-rohmer/#i_13326

ROMAN - Le nouveau roman

  • Écrit par 
  • Pierre-Louis REY
  •  • 4 683 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Nouvelles techniques, nouvelle vision du monde »  : […] Les débuts du nouveau roman ne coïncident pas par hasard avec ceux de la « nouvelle vague » (expression employée pour la première fois dans L'Express , à l'automne de 1957, pour désigner une nouvelle génération de cinéastes). Les films de la nouvelle vague présentent entre autres originalités une bande-son où les voix ne sont plus hiérarchisées de manière à permettre une cla […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-le-nouveau-roman/#i_13326

ROUQUIER GEORGES (1909-1989)

  • Écrit par 
  • Jean COLLET
  •  • 872 mots

L'œuvre cinématographique de Georges Rouquier est injustement méconnue. Pourtant, I'auteur de Farrebique (1946) et de Biquefarre (1983) a joué un rôle capital dans 1'évolution du cinéma français de l'après-guerre, période bouillonnante et décisive qui, de 1945 à 1958, allait conduire à la formation et à l'essor de la nouvelle vague. Né à Lunel-Vieil (H […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-rouquier/#i_13326

ROZIER JACQUES (1926- )

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 806 mots
  •  • 1 média

Né à Paris le 10 novembre 1926, Jacques Rozier suit un itinéraire classique. Diplômé à l'I.D.H.E.C., assistant pour la télévision et le cinéma (sur French-Cancan de Renoir notamment), il réalise d'abord quelques courts métrages : Langage et cinéma (1947), Une épine au pied (1954), Rentrée des classes (1955 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-rozier/#i_13326

SEBERG JEAN (1938-1979)

  • Écrit par 
  • André-Charles COHEN
  •  • 532 mots

Dans les années 1930 et 1940, les conventions hollywoodiennes voulaient que les grands classiques de la littérature ( Roméo et Juliette , La Dame aux camélias , Les Hauts de Hurlevent ) fussent interprétés par les grands acteurs de l'époque, même s'ils avaient largement dépassé l'âge du rôle. Le metteur en scène Otto Preminger est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-seberg/#i_13326

STRAUB JEAN-MARIE (1933- )

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 1 126 mots

Le nom de Jean-Marie Straub, né le 8 janvier 1933 à Metz, doit être associé à celui de Danièle Huillet (1936-2006), qui fut coauteur de tous ses films, et qu'il épousa en 1959. Son enfance se déroule sous le signe des cultures française et allemande. Après la Libération et un passage chez les Jésuites, il entreprend des études de lettres et aspire à la carrière d'écrivain. Straub est d'abord marqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-marie-straub/#i_13326

TRINTIGNANT JEAN-LOUIS (1930- )

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 1 645 mots

Dans le chapitre « Un jeune homme timide »  : […] Né à Piolenc (Vaucluse), le 11 décembre 1930, Jean-Louis Trintignant est le fils d'un industriel, maire SFIO puis radical-socialiste, résistant et incarcéré pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est aussi le neveu du coureur automobile Maurice Trintignant, dont il rêvera un temps de suivre les traces. Durant ses études secondaires, il se passionne pour la littérature, surtout la poésie, et en par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-louis-trintignant/#i_13326

TRUFFAUT FRANÇOIS (1932-1984)

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 2 159 mots
  •  • 6 médias

Trente ans après sa disparition, à l’âge de cinquante-deux ans, le nom de François Truffaut demeure un des plus connus et des plus révérés du cinéma français. Aux États-Unis, on parle d’une Truffaut’s touch comme il y eut une Lubitsch’s touch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-truffaut/#i_13326

Voir aussi

Pour citer l’article

Joël MAGNY, « NOUVELLE VAGUE, cinéma », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/nouvelle-vague-cinema/