VOLONTÉ

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Le noyau phénoménologique

Au terme de ce parcours à travers quelques-uns des contextes philosophiques, on peut se demander s'il existe une signification stable qui permette de dire qu'il s'agit chaque fois du même phénomène. Par deux voies différentes, la phénoménologie, à la suite de Husserl, et la philosophie du langage ordinaire, dans la ligne de la Linguistic Analysis de l'école d'Oxford, ont tenté d'isoler ce noyau. Mais il faut bien voir que c'est toujours au prix d'une abstraction de méthode qui neutralise les enjeux philosophiques.

Ainsi, la phénoménologie prétend être « sans présuppositions », ce qui veut dire qu'elle met entre parenthèses les théories et prises de position dans lesquelles le phénomène à décrire est inséré. Cette mise entre parenthèses des théories est seulement un cas particulier de la méthode de « réduction » qui frappe l'attitude « naturelle » et, avec elle, l'implication de l'expérience vive dans une histoire et dans une culture. Reste un « vécu » pur qui présente certaines articulations, certaines structures essentielles, accessibles elles-mêmes à une analyse essentielle. À cette essence du « vécu de la volonté » appartient un certain nombre de traits. D'abord, la volition est un acte intentionnel qui vise une « action-à-faire-par-moi ». Cette visée a des traits communs avec toutes les anticipations : elle désigne « à vide » un cours d'événements dont l'effectuation future est susceptible de remplir la visée ; mais le projet diffère par des marques propres des autres formes d'anticipation et d'abord de la simple révision ; l'événement visé est une action, et une action à faire non par un autre que celui qui anticipe l'action, mais par le même que celui qui, en décidant, s'engage à faire ; cette auto-implication du sujet volontaire dans le contenu de son projet est caractéristique de la volition. En outre, la volition présente une architecture très complexe : on y retrouve la saisie perceptive d'une situatio [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 14 pages


Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Paris-X, professeur à l'université de Chicago

Classification


Autres références

«  VOLONTÉ  » est également traité dans :

ALIÉNATION

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 7 998 mots

Dans le chapitre « Le français et l'allemand »  : […] En passant du sens juridique au sens politique, il n'est pas douteux que le mot aliénation ait pris son premier « emballement ». Le terrain est prêt pour la traduction française, en terme d'aliénation, de vocables appartenant à une tout autre tradition. C'est pourquoi il importe de placer correctement le cran d'arrêt à cette signification de l'aliénation-contrat. C'est ce que fait Hegel dans les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alienation/#i_7979

AUGUSTIN saint (354-430)

  • Écrit par 
  • Michel MESLIN
  •  • 8 944 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'homme et la liberté »  : […] Cette question, primordiale, fut posée à Augustin par le pélagianisme. Les tenants de cette doctrine – qu'il faut considérer comme l'une des tendances fondamentales de l'esprit humain – professaient que l'homme seul est l'artisan de sa destinée terrestre et spirituelle. Les pélagiens insistaient avec vigueur sur la responsabilité du libre arbitre de l'homme, s'appropriant ainsi l'héritage lointai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/augustin/#i_7979

AUTONOMIE

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
  •  • 4 121 mots

Dans le chapitre « Du blasphème pascalien au « respect » kantien »  : […] Cette obéissance a quelque chose d'ambigu, puisqu'elle nous constitue en individus parfaitement suffisants. C'est ce thème que Pascal développe avec éclat dans l' Entretien avec M. de Saci sur Épictète et Montaigne. Après avoir fait crédit à Épictète, pris comme symbole de la sagesse « païenne », d'être « un des philosophes du monde qui a le mieux connu les devoirs de l'homme », il lui reproche d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autonomie/#i_7979

BIEN, philosophie

  • Écrit par 
  • Monique CANTO-SPERBER
  •  • 6 603 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les biens objectifs et la bonne volonté kantienne »  : […] L'hypothèse d'une objectivité du bien humain correspond à l'intuition qu'il est possible de juger du bonheur selon des critères relativement stables, en adoptant un point de vue de troisième personne. Plusieurs philosophes ont souligné l'aspect propositionnel du bonheur. Cette conception est étroitement liée à l'idée qu'il existe des biens humains objectifs. Le bonheur ne consiste pas seulement d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bien-philosophie/#i_7979

BONHEUR

  • Écrit par 
  • André COMTE-SPONVILLE
  •  • 7 850 mots

Dans le chapitre « Bonheur, espoir et vertu »  : […] Une telle expérience – précisément parce qu'elle est absolument simple – suppose un bouleversement de notre rapport au temps. Si le désir est manque, presque toujours, c'est qu'il est temporel : le désir est manque à chaque fois qu'il se fait espérance. Arrêtons-nous là, un instant. On ne peut, on l'a vu, concéder à Platon que tout désir soit manque. C'est au contraire le propre de toute action – […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur/#i_7979

CONCUPISCENCE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 689 mots

Du latin concupiscere , désirer ardemment (même origine : cupere , désirer, convoiter, d'où est tiré le nom romain du dieu de l'Amour, Cupidon, identifié à l'Éros des Grecs). Dans la langue courante, concupiscence désigne le penchant à jouir des biens sensibles, voire l'attachement aux plaisirs sensuels. Dans la langue philosophique et théologique, l'amour de concupiscence se distingue de l'amour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concupiscence/#i_7979

CONTRAT

  • Écrit par 
  • Georges ROUHETTE
  •  • 7 193 mots

Dans le chapitre « Le contractualisme »  : […] Classiquement, la notion de contrat se meut au sein de la doctrine dite de l'autonomie de la volonté. Les principes – ou les postulats – sur lesquels se fonde cette dernière peuvent être ramenés à deux : nul ne saurait être obligé en dehors de sa volonté (il n'est point d'engagement juridique sans contrat) ; tout engagement volontaire est légitime (il n'est point de contrat qui ne doive recevoir l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contrat/#i_7979

CRÉATION - Création et créativité

  • Écrit par 
  • Bernard BOURGEOIS
  •  • 4 319 mots

Dans le chapitre « La théologie de la créativité divine en l'homme »  : […] Si la pensée religieuse attribue essentiellement à Dieu la puissance créatrice, elle affirme une différence fondamentale entre les créatures : la créature humaine, image de Dieu, coopère à l'œuvre divine, et la Bible dit que Dieu plaça l'homme dans le jardin d'Éden pour qu'il le cultive. La philosophie religieuse, qu'on pense à saint Augustin, à Malebranche ou à Fichte, accentue et radicalise la t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/creation-creation-et-creativite/#i_7979

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Dans le chapitre « L'assentiment »  : […] On doit aux stoïciens d'avoir ajouté un troisième trait à la philosophie grecque de l'opinion ; ce troisième trait devait conduire de façon décisive à la philosophie moderne (cartésienne, humienne, kantienne) du jugement. C'est d'une tout autre distribution des notions que cette dernière procède, à savoir d'une véritable analyse psychologique de l'opération en quoi consiste la saisie ( katalepsis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_7979

DESCARTES RENÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 12 477 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Utiliser la nature et agir sur elle »  : […] On le voit : les passions « incitent et disposent » l'âme des hommes « à vouloir des choses auxquelles elles préparent leur corps ». Elles ont du reste une fin utile, et leur usage est « d'inciter l'âme à consentir et contribuer aux actions qui peuvent servir à conserver le corps, ou à le rendre en quelque façon plus parfait ». En ce sens, les passions sont toutes bonnes. L'âme n'a donc pas à les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_7979

DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  • , Universalis
  •  • 6 225 mots

Dans le chapitre « Intellect et volonté »  : […] La réflexion philosophique ne joue pas cependant le seul rôle d'une préparation naturelle à la foi (importante dans la mesure où Scot sépare soigneusement le « su » du « cru » et attache une importance primordiale à la vocation propre de l'intellect), ni même celui d'un simple auxiliaire utile à l'exposition systématique des vérités révélées requises pour le salut. En fait, même dans des perspecti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-duns-scot/#i_7979

ENGAGEMENT

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE, 
  • Jacques LECARME, 
  • Christiane MOATTI
  •  • 11 579 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'engagement comme conduite »  : […] La conduite d'engagement est un type d'attitude qui consiste à assumer activement une situation, un état de choses, une entreprise, une action en cours. Elle s'oppose aux attitudes de retrait, d'indifférence, de non-participation. Elle doit, bien entendu, se traduire par des actes, mais, en tant que conduite, elle ne s'identifie à aucun acte particulier, elle est plutôt un style d'existence, une f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/engagement/#i_7979

FAMILLE - Les enjeux de la parentalité

  • Écrit par 
  • Daniel BORRILLO
  •  • 6 680 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Culture contre nature »  : […] La filiation peut certes tenir compte du fait naturel, mais, en tant que dispositif d'agencement parental, elle répond à des règles propres, affranchies de la nature. En Occident, la coutume des barbares (ordalies) et le droit canonique ( copula carnalis , coït charnel) ont eu en commun la vérité du corps comme fondement du lien juridique, contrairement à la civilité romaine pour laquelle la volon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/famille-les-enjeux-de-la-parentalite/#i_7979

FONDEMENTS DE LA MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS, Emmanuel Kant - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 862 mots

Dans le chapitre « La morale dans le projet critique »  : […] Les Fondements de la métaphysique des mœurs sont moins un abrégé programmatique que l'établissement préalable, comme l'indique mieux l'allemand (le titre original est au singulier : Grundlegung zur Metaphysik der Sitten ), d'une assise, d'une fondation « pour » une telle métaphysique ; c'est-à-dire la démonstration que la morale est un fait de raison, et pas seulement de « sentiment » ou d'expérie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fondements-de-la-metaphysique-des-moeurs/#i_7979

GODEFROID DE FONTAINES (av. 1250-apr. 1305)

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 640 mots

Né près de Liège, ce clerc séculier fut étudiant à l'université de Paris vers 1270 et assista à la grande querelle entre Thomas d'Aquin, Gérard d'Abbeville et Siger de Brabant. Puis il suivit les leçons d'Henri de Gand et défendit contre lui le thomisme. Régent de théologie à Paris de 1285 à 1304, il était titulaire de la prévôté de Saint-Séverin de Cologne, puis fut chanoine de Liège, Tournai et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/godefroid-de-fontaines/#i_7979

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

La philosophie a emprunté la notion de l' infini – corrélative de la notion du fini – à la réflexion sur l'exercice de la connaissance, d'une part ; à l'expérience ou à la tradition religieuse, de l'autre. Ces deux sources déterminent la variété des significations qui s'attachent à cette notion, les problèmes qu'elle pose et l'évolution qu'elle subit au cours de l'histoire de la philosophie. Le t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_7979

KANT EMMANUEL

  • Écrit par 
  • Louis GUILLERMIT
  •  • 13 382 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le privilège de la liberté »  : […] En faisant ainsi valoir la supériorité de la fonction pratique de la raison sur sa fonction théorique, la philosophie critique a conscience de revenir des vaines spéculations où les écoles s'étaient fourvoyées aux saines convictions du bon sens auxquelles tout homme est attaché, et d'en révéler les solides fondements. Ainsi la raison la plus commune n'a pas tort de donner deux sens au verbe devoi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-kant/#i_7979

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 11 650 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Intention et fin »  : […] À quelles actions reconnaîtra-t-on le plus volontiers le caractère libre ? À celles dont l'intention présente un trait remarquable que nous exprimons généralement en disant que nous faisons ceci ou cela « dans telle intention » ; ici, l'intention désigne moins un caractère par lequel on rend intelligible ce qu'on fait – c'est-à-dire une manière d'interpréter une action à la façon d'un texte qu'on […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_7979

MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

  • Écrit par 
  • Ginette DREYFUS
  •  • 8 465 mots

Dans le chapitre « Le système de l'univers »  : […] Le souci de dégager Dieu de la responsabilité du mal inspire, pour l'essentiel, la construction malebranchiste du monde. Tâche d'autant plus ardue que, d'une part, on tient Dieu pour la seule cause efficace et que, d'autre part, se refusant à réduire, avec Descartes ou Leibniz, le mal à une simple apparence, à un simple defectus , on affirme son caractère positif. Le nœud de la solution, c'est le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-malebranche/#i_7979

MŒURS

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
  •  • 7 982 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La morale subjective et la moralité réalisée »  : […] Montesquieu reconnaît aux mœurs et aux manières une constance et une consistance qui les constituent comme des objets naturels. C'est pourquoi il recommande aux législateurs de n'aborder les coutumes des peuples que d'« une main tremblante ». Mais sa prudence et son empirisme laissent en suspens le statut de ces règles coutumières qui parmi d'autres déterminations gouvernent les hommes. Il est cla […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moeurs/#i_7979

LE MONDE COMME VOLONTÉ ET COMME REPRÉSENTATION, Arthur Schopenhauer - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 746 mots
  •  • 1 média

Méconnu par ses contemporains, Arthur Schopenhauer (1788-1860), ne se reconnaissant pour seul héritage philosophique que Kant et les Védas, soutient sa thèse sur La Quadruple Racine du principe de raison suffisante en 1813. Cinq ans plus tard, en 1818, paraît la première version de son grand œuvre qui connaîtra plusieurs éditions considérablement augmentées en 1844 et 1859 : Le Monde comme volon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-monde-comme-volonte-et-comme-representation/#i_7979

MORALE

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 15 730 mots

Dans le chapitre « La morale cosmique »  : […] Aucune morale concrète n'apparaît comme particulière aussi longtemps qu'elle est simplement vécue et n'a pas besoin d'être défendue contre d'autres morales qui existent à côté d'elle et mettent, par leur existence même, en doute sa validité. Le problème naît, dans les situations caractérisées plus haut, là où aucun système ne réussit à s'isoler ou à éliminer tous les autres au moyen de la lutte vi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morale/#i_7979

PASSION

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 6 821 mots

On note avec étonnement la quasi-disparition du terme passion dans le vocabulaire de la psychologie contemporaine, qui utilise bien plus volontiers les concepts de tendance, d'affect ou de pulsion. La notion ne figure même pas à l'index de manuels aussi classiques que ceux de Munn et de O. Fenichel ; et, s'il se rencontre encore parfois dans la psychiatrie classique d'école française ou chez les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/passion/#i_7979

RECHERCHES PHILOSOPHIQUES SUR L'ESSENCE DE LA LIBERTÉ HUMAINE, Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 828 mots

Dans le chapitre « La liberté et le mal »  : […] Schelling part de l'opposition entre système et liberté, l'un semblant nier l'autre. Un « système de la liberté » est-il possible ? Pour Schelling, comme pour Hegel, il va de soi que la connaissance vraie est systématique, dans la mesure où la raison est en elle-même systématique. Que la liberté soit définie « comme pouvoir du bien et du mal », et la possibilité d'un « système de la liberté » devi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/recherches-philosophiques-sur-l-essence-de-la-liberte-humaine/#i_7979

RICŒUR PAUL (1913-2005)

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 2 371 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « « Un cogito militant et blessé » »  : […] L'autobiographie montre l'importance de la triple rupture instauratrice qui commande toute la pensée de l'auteur. C'est à l'école de Roland Dalbiez que cet « esprit curieux et inquiet » avait appris à résister à la prétention à l'immédiateté, à l'adéquation et à l'apodicticité, porteuse de caractères d'universalité et de nécessité absolues, qui marquent le cogito cartésien et le « Je pense » kant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-ricoeur/#i_7979

SAGESSE

  • Écrit par 
  • Manuel de DIÉGUEZ
  •  • 10 380 mots

Dans le chapitre « La preuve par la force ; la sagesse et la liberté »  : […] Le sage ressemble au prophète en ce qu'il pense le « politique » au plus profond. Car le politique est fondé sur des preuves par le pouvoir ; et tout pouvoir se sert de preuve à lui-même à l'aide de sa propre force. Quand le sage observe donc les idoles du langage qui, jusqu'au cœur des théories scientifiques, font reposer la sagesse sur des déités verbales appelées principes, il observe que les s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sagesse/#i_7979

SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 154 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La métaphysique de la volonté »  : […] Schopenhauer se veut le véritable successeur de Kant, capable de résoudre la crise ouverte par la philosophie critique sans en trahir les résultats. À ses yeux, l'acquis définitif du kantisme est la dualité irréductible du phénomène et de la chose en soi. Le postkantisme de Schopenhauer est donc radicalement distinct de celui d'un Fichte, d'un Schelling ou d'un Hegel, qui croient pouvoir surmonte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-schopenhauer/#i_7979

SUICIDE

  • Écrit par 
  • René ARLABOSSE, 
  • Jean-Pierre BLANADET, 
  • Baldine SAINT GIRONS
  • , Universalis
  •  • 7 381 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le paradoxe d'un désir de mort »  : […] « Il existe pour la mort, écrit Sénèque, une inclination inconsidérée [...]. Surtout évitons jusqu'à cette passion qui s'est emparée de plusieurs : le désir de mourir, la libido moriendi.  » Certes, il faut condamner le suicide en tant que passion, c'est-à-dire comme propre des insensés et des lâches. Cependant choisir soi-même l'heure où l'on quittera ce monde, quand nul remède contre la souffra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/suicide/#i_7979

THOMISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 5 228 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'homme »  : […] En premier lieu, pour saint Thomas , l'homme est essentiellement corps et intelligence . Procédant à une élucidation des thèmes traditionnels d' âme et de corps, le maître offre une conception nouvelle de leur unité essentielle. Contre la théorie généralisée de l'homme comme agrégat de deux substances, la corporelle et la spirituelle, il adopte la conception du De anima d'Aristote, que des auteur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomisme/#i_7979

VOLONTARISME

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 347 mots

Doctrine qui affirme le primat de la volonté sur l'intelligence. Elle inspire des théologies (Duns Scot), des philosophies (Schopenhauer, Nietzsche, et aussi Descartes), des psychologies (Wundt, Burloud), des sociologies (Weber, Tönnies, jusqu'à un certain point Talcott Parsons et Alain Touraine). En fait, le volontarisme n'est radical que là où la volonté est conçue comme créatrice, non seulement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volontarisme/#i_7979

Voir aussi

Pour citer l’article

Paul RICŒUR, « VOLONTÉ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/