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TRAGÉDIE THÉORIES DE LA

Articles

  • ANTIGONE

    • Écrit par Robert DAVREU
    • 672 mots

    Issue de l'union maudite, parce qu'incestueuse, d'Œdipe et de Jocaste, elle porte bien son nom (du grec Antigonê), celle que sa piété familiale condamnera à une mort atroce sans époux ni descendance, au terme d'une courte vie toute de malheur, d'errance et de déréliction. Être...

  • ARISTOTE

    • Écrit par Pierre AUBENQUE
    • 23 786 mots
    • 2 médias
    La Poétique d'Aristote, telle qu'elle nous est parvenue, traite de la tragédie et de l'épopée (un second livre, perdu, devait porter sur la comédie). Cet écrit, dont l'influence sur le théâtre devait être considérable à partir de la Renaissance, n'est pas sans rapport avec l'ensemble...
  • ART (Aspects esthétiques) - La contemplation esthétique

    • Écrit par Didier DELEULE
    • 3 634 mots

    La fortune philosophique de la notion de catharsis est liée essentiellement à une phrase de la Poétique d' Aristote : « La tragédie est l' imitation d'une action de caractère élevé et complète, d'une certaine étendue, dans un langage relevé d'assaisonnements d'une espèce particulière suivant...

  • AUBIGNAC FRANÇOIS HÉDELIN abbé d' (1604-1676)

    • Écrit par Bernard CROQUETTE
    • 698 mots

    L'un de ces abbés qui tiennent tant de place dans l'histoire de la littérature — et des théories littéraires — au xviie siècle. Il a été prédicateur, romancier, dramaturge, poète, mais il a surtout voulu être, quant à lui, le législateur du théâtre. En 1640, une querelle l'oppose...

  • BENJAMIN WALTER (1892-1940)

    • Écrit par Philippe IVERNEL
    • 2 747 mots
    • 1 média
    Origine du drame baroque allemand (1928) scinde la tragédie, cette révélation à l'envers, en deux versions antithétiques, jusqu'alors trop souvent amalgamées : d'un côté la Tragödie, la tragédie grecque, où le héros, par sa résistance, fonde l'éthos historique, mettant fin à...
  • BÉRÉNICE, Jean Racine - Fiche de lecture

    • Écrit par Christian BIET
    • 967 mots
    • 1 média
    Pour en arriver là, Racine a, une fois de plus, choisi une voie différente de toutes celles qu'il avait jusqu'à présent expérimentées. C'est un nouvel essai esthétique qui tient compte à la fois des acquis (la constante référence aux tragiques grecs et à Aristote, les larmes...
  • ARTS POÉTIQUES, notion de

    • Écrit par Filippo D' ANGELO
    • 1 332 mots
    ...selon lui la forme de mimèsis la plus immédiate et la plus efficace. C'est ainsi en référence à ce genre, et notamment à sa variante noble, la tragédie (mais une partie du traité, perdue, devait concerner la comédie), que l'auteur de la Poétique propose un système cohérent de règles...
  • CATHARSIS

    • Écrit par Alain DELAUNAY
    • 814 mots

    Dans sa Poétique, Aristote justifie la tragédie en lui attribuant un pouvoir de purification (katharsis) des passions du spectateur. Assistant à un tel spectacle, l'être humain se libérerait des tensions psychiques, qui s'extériorisent sur le mode de l'émotion et de la sympathie avec l'action...

  • CORNEILLE PIERRE

    • Écrit par Paul BÉNICHOU
    • 5 566 mots
    • 1 média
    ...tragique. Il hésitait, à ses débuts, entre le goût moderne et la discipline des doctes. Le Cid est une tragi-comédie médiocrement régulière ; mais, même dans ses tragédies les plus achevées, Cinna, Polyeucte, les critiques ont constaté une imparfaite conformité aux préceptes des théoriciens. Un...
  • DITHYRAMBE

    • Écrit par Barbara CASSIN
    • 522 mots

    Genre lyrique consacré à Dionysos et, comme tel, caractéristique de tout un aspect du monde hellénique. Le mot est d'origine incertaine, probablement non grecque, comme en témoignerait la légende rapportée notamment par Hérodote : Arion de Méthymne (fin ~ viie s.), transporté...

  • SUBLIME

    • Écrit par Philippe LACOUE-LABARTHE
    • 6 156 mots
    • 2 médias
    ... (Œdipe : innocent coupable). On comprend alors que, si l'on passe de la description du sentiment du sublime à la question de l'art sublime, la tragédie soit régulièrement présentée comme paradigmatique. Même Kant, pourtant très réservé quant à la possibilité d'un art sublime, admet que, s'il...
  • LA NAISSANCE DE LA TRAGÉDIE, Friedrich Nietzsche - Fiche de lecture

    • Écrit par Jacques LE RIDER
    • 1 209 mots
    ...festivals avait été posée à Bayreuth). Le lecteur avait affaire à une étude d'histoire de la littérature et d'histoire des religions. Nietzsche interprète en effet les personnages de la tragédie (dont le modèle est pris chez Eschyle et chez Sophocle) comme des masques de Dionysos ; il...
  • PATHÉTIQUE

    • Écrit par Bernard CROQUETTE
    • 419 mots

    Est pathétique ce qui, par le spectacle ou l'expression du malheur ou de la souffrance, excite les passions et les émotions vives telles que tristesse, indignation, horreur, pitié, terreur. C'est dans ce sens que Beethoven intitule Sonate pathétique une œuvre où il tente à bon escient...

  • POÉTIQUE, Aristote - Fiche de lecture

    • Écrit par François TRÉMOLIÈRES
    • 906 mots
    • 1 média
    ...pas de plan apparent, semble très peu rédigé (certains philologues le considèrent plutôt comme un ensemble de notes réservé à l'usage privé du maître). Surtout, il est incomplet : l'essentiel est consacré à la tragédie (comparée pour finir à l'épopée, au chapitre 26 et dernier) ; manque...
  • POLYEUCTE MARTYR, Pierre Corneille - Fiche de lecture

    • Écrit par Christian BIET
    • 1 343 mots
    Toute bonne tragédie, fût-elle religieuse, doit comporter un début, un milieu et une fin, comme le souligne Aristote : ici la conversion de Polyeucte, notable arménien – nous sommes à Mélitène, capitale d'Arménie –, le bris des idoles, et le martyr du héros. Mais une tragédie doit aussi s'écarter de...
  • TRAGÉDIE

    • Écrit par Bernard DORT, Jacques MOREL, Jean-Pierre VERNANT
    • 5 375 mots
    • 2 médias
    ...transforme en son contraire, un dieu qui combat un autre dieu, la lutte de deux justices ennemies. Quelles que soient, avec l'évolution du genre tragique, les différences qui séparent Eschyle, Sophocle et Euripide, cet aspect conflictuel demeure dominant aussi longtemps que latragédie se maintient vivante.
  • RACINE JEAN

    • Écrit par Paul BÉNICHOU
    • 4 401 mots
    • 2 médias
    Les théoriciens de la tragédie, à la suite d'Aristote, la faisaient reposer sur la terreur et la pitié. Ces ressorts avaient joué bien faiblement dans la tragédie héroïque : un théâtre de l'admiration s'était substitué en fait au théâtre pathétique des Grecs. Chez Racine, l'admiration s'efface...
  • TEMPORALITÉ (littérature)

    • Écrit par François TRÉMOLIÈRES
    • 1 018 mots

    De la notion de temporalité, on ne retient le plus souvent que la signification philosophique : elle désigne la dimension existentielle, vécue, du temps. Mais il s'agit aussi d'un terme grammatical qui indique la valeur ou le caractère temporels d'un fait de langue. Le linguiste ...

  • THÉÂTRE OCCIDENTAL - Histoire

    • Écrit par Robert PIGNARRE
    • 8 347 mots
    • 1 média
    ...c'est cette cité, et précisément, fondée par une déesse qui est la raison humaine divinisée. La notion de la catharsis s'éclaire sous cet angle. La fiction tragique, énonce Aristote, « en suscitant pitié ou crainte, opère la purgation propre à de pareilles émotions ». Elle laisse le spectateur sous...
  • THÉÂTRE OCCIDENTAL - La dramaturgie

    • Écrit par Christian BIET, Hélène KUNTZ
    • 12 279 mots
    • 3 médias
    La longue histoire du théâtre a retenu l'idée que, finalement, les tenants de la théorie, qu'on nommera « classique », ont réussi d'une part à minimiser le rôle de l'action scénique et du spectacle représentés au profit du discours et du poème déclamés, et qu'ils ont d'autre part su endiguer une ...