STRESS

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Le stress est un terme emprunté à la physique. Ce terme désigne la contrainte exercée sur un matériau. Normalement, un matériau est capable de résister à toute une série de contraintes modérées. Mais, si la contrainte est excessive ou si le matériau est fatigué, il y a risque de déformation, voire de rupture. C'est dans ce cas que l'on parle de stress. En biologie, l'usage du terme de stress date du début du xxe siècle et se situe dans la continuité des travaux de physiologie sur la constance du milieu intérieur avec leurs prolongements en physiologie de l'accommodation biologique et de l'adaptation.

L'origine de la notion de stress

La constance du milieu intérieur, cette propriété remarquable de certains animaux, ceux que l'on dit à sang chaud, est la condition d'une « vie libre et indépendante », pour reprendre la célèbre expression de Claude Bernard. C'est toute la différence qu'il y a entre un homéotherme, le chien par exemple, qui continue à vaquer à ses occupations qu'il gèle ou qu'il fasse chaud, et un poïkilotherme, le lézard par exemple, qui doit attendre qu'il fasse suffisamment chaud pour pouvoir commencer à bouger. La constance du milieu intérieur n'est possible que parce que l'organisme dispose de mécanismes capables de gérer l'excès tout comme l'insuffisance : dans le cas de la régulation de la température, la sensation de chaud entraîne une inhibition de la production de chaleur (la thermogenèse) et une activation des mécanismes permettant de dissiper la chaleur (la thermolyse) ; à l'inverse, la sensation de froid entraîne une inhibition de la thermolyse et une activation de la thermogenèse. De tels mécanismes contribuent à l'homéostasie, c'est-à-dire au maintien actif de la constance du milieu intérieur. Mais, tout comme un matériau ne peut résister qu'à des contraintes modérées, l'homéostasie ne peut être maintenue que si les écarts à la normale restent relativement faibles. Au-delà, des processus correctifs permettant de faire face sont nécessaires [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 6 pages




Écrit par :

  • : docteur vétérinaire, docteur ès sciences, directeur de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique, directeur de l'unité de neurobiologie intégrative, I.N.S.E.R.M., U394

Classification


Autres références

«  STRESS  » est également traité dans :

GESTION DU STRESS

  • Écrit par 
  • Jacques VAN RILLAER
  •  • 947 mots

Le mot « stress » désigne en physique la tension exercée sur un matériau par un agent extérieur. Par analogie, des physiologistes l’ont utilisé depuis les années 1930 pour désigner la tension provoquée dans l’organisme par un agent extérieur. Les premiers ont été Walter Cannon et Hans Selye , ce dernier étant à l’origine de la diffusion […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gestion-du-stress/#i_4336

STRESS POST-TRAUMATIQUE

  • Écrit par 
  • Grazia CESCHI
  •  • 1 160 mots

Dès les années 1970, les vétérans de la guerre du Vietnam et les mouvements féministes, donnant voix aux survivantes de la violence conjugale et des abus sexuels, se mobilisent pour appuyer la définition d’une pathologie mentale d’origine traumatique : l’état de stress post-traumatique (E.S.P.T.). D’emblée, l’E.S.P.T. prend le contre-pied de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stress-post-traumatique/#i_4336

PSYCHOLOGIE DE LA SANTÉ

  • Écrit par 
  • Marilou BRUCHON-SCHWEITZER
  •  • 3 926 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Phase d’évaluation primaire, le stress perçu »  : […] de Lazarus et Folkman (1984) distingue des séquences dans l’ajustement des individus aux perturbations de leur environnement. Le stress y est défini comme « une transaction particulière entre un individu et une situation, évaluée comme taxant ou excédant ses ressources et pouvant menacer son bien-être ». Le stress dépend de la perception de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-de-la-sante/#i_4336

PSYCHIATRIE

  • Écrit par 
  • Jean AYME, 
  • François CAROLI, 
  • Georges LANTERI-LAURA, 
  • Jean-Michel THURIN
  •  • 17 779 mots

Dans le chapitre « Troubles psychiatriques et adversité »  : […] Ce comportement a été interprété comme une manifestation comportementale secondaire au stress de séparation. Or on connaît assez bien les étapes de la réponse biologique au stress. Elle produit une réaction qui vise à renforcer ses capacités d'homéostasie de l'organisme, notamment par une élévation du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychiatrie/#i_4336

ACUPUNCTURE

  • Écrit par 
  • François BOUREAU
  •  • 2 986 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Endorphines »  : […] Un élément de discussion concerne l'existence ou non d'un stress lors des stimulations de type acupuncture. On a décrit, en effet, que le stress pouvait provoquer un effet hypoalgésique. Lorsque le stress est prolongé, l'effet serait de type opioïde et s'épuiserait s'il est répété (phénomène de tolérance). À l'inverse, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acupuncture/#i_4336

VIEILLISSEMENT

  • Écrit par 
  • Claude JEANDEL, 
  • Marc PASCAUD
  •  • 11 834 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « La fragilité »  : […] démontrent ainsi que l'avance en âge s'accompagne d'une désadaptation aux situations de stress. En outre, de nombreuses expériences sur les animaux montrent qu'en comparaison à des sujets jeunes, ceux qui sont âgés et soumis à un événement stressant présentent une moindre capacité à réguler leur stress. En cas de répétition de ces épreuves, les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vieillissement/#i_4336

CHAPERONNES PROTÉINES

  • Écrit par 
  • Roger DURAND
  •  • 964 mots

Tout stress, même léger, est dénaturant pour les protéines, car, si la renaturation d'une protéine reste un phénomène thermodynamiquement spontané aux températures de 20 0C, en solution diluée et pour des chaînes polypeptidiques courtes (une centaine d'acides aminés), il en va tout autrement aux températures physiologiques ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proteines-chaperonnes/#i_4336

DOULEUR

  • Écrit par 
  • François BOUREAU, 
  • Jean-François DOUBRÈRE
  •  • 4 956 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Contrôles d'origine supraspinale »  : […] Différentes situations de stress (et ne comportant pas de stimulations nociceptives) peuvent également induire une analgésie. L'analgésie du stress illustre les processus adaptatifs de l'organisme. Une stimulation nociceptive va induire chez l'animal différents réflexes et comportements qui visent à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/douleur/#i_4336

SURCHARGE COGNITIVE

  • Écrit par 
  • André TRICOT
  •  • 1 335 mots
  •  • 1 média

la gestion d’états mentaux qui interfèrent avec la réalisation de la tâche, comme le stress, l’anxiété, la peur, le fait de devoir lutter contre une menace, réelle ou imaginée. Par exemple un individu, homme ou femme, menacé par un stéréotype raciste ou sexiste est moins performant que lorsqu’il n’est pas menacé. Au plan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/surcharge-cognitive/#i_4336

CERVEAU ET ÉMOTION

  • Écrit par 
  • Patrik VUILLEUMIER
  •  • 1 618 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Composantes fonctionnelles partagées par différentes émotions »  : […] dans l’hypothalamus et le tronc cérébral, cet équilibre favorisant respectivement les états d’activation face au stress (plutôt que les états de repos et de digestion de l’organisme), et (ou) les processus motivationnels défensifs (plutôt que appétitifs). Pour d’autres modèles dimensionnels, la valence est déterminée par la présence ou l’absence […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cerveau-et-emotion/#i_4336

CONFUSION MENTALE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 2 009 mots

Dans le chapitre « Mécanismes pathogéniques »  : […] présentent, au cours de leur existence, plusieurs bouffées confusionnelles et ce, parfois, à l'occasion de stress réels mais bien peu spécifiques tels qu'une fracture, une émotion violente, une pneumonie. Dans l'exceptionnel syndrome confusionnel malin (délire aigu azotémique de Marchand), le rôle du terrain apparaît de première importance puisqu' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/confusion-mentale/#i_4336

CORPS - Cultes du corps

  • Écrit par 
  • Bernard ANDRIEU
  •  • 5 042 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le soin de soi »  : […] L'action du « corps médecin », face au stress et à son action sur l'immunité du soi, est de réveiller ses mécanismes de défense et d'autorégulation. Le stress, par l'interrelation des systèmes, et notamment celui du système immunitaire, est un facteur de déclenchement de certains dérèglements, depuis l'alcool jusqu'aux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/corps-cultes-du-corps/#i_4336

PERSONNALITÉ

  • Écrit par 
  • Jérôme ROSSIER
  •  • 5 261 mots

Dans le chapitre « Personnalité et contexte culturel »  : […] incidence sur la manière de percevoir son environnement. Ainsi, une personne instable émotionnellement, sensible au stress, peu consciencieuse et peu organisée, percevra son environnement, par exemple professionnel, comme plus stressant. La croyance de vivre dans une société équitable et juste est également influencée par notre personnalité, les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/personnalite/#i_4336

SELYE HANS (1907-1982)

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 396 mots

Physiologiste canadien dont l'œuvre a dévoilé les principaux mécanismes de la réaction biologique des organismes animaux face aux agressions de toute nature, Hans Selye est né à Vienne et a fait ses études médicales à l'université de Prague, dont il a été diplômé en 1929. Il devient ensuite directeur de l'Institut de médecine et de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hans-selye/#i_4336

SONS - Bruit

  • Écrit par 
  • Pierre BUGARD, 
  • Claude CARLES, 
  • Gérard MANGIANTE
  • , Universalis
  •  • 8 926 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Les effets du bruit : physiopathologie et clinique »  : […] le système endocrinien et les processus métaboliques en vue de la riposte ou de la fuite. Bref, c'est la réaction d'alarme du Stress de H. Selye. Ainsi le bruit agit-il non seulement sur la vision et l'équilibration, mais sur l'ensemble de l'organisme, surtout par voie sympathique : accélération du rythme cardiaque, augmentation des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sons-bruit/#i_4336

SPASMOPHILIE

  • Écrit par 
  • Roland SIMONIN
  •  • 934 mots

La spasmophilie, décrite essentiellement par les auteurs français (Klotz), est un syndrome clinique fait de crises soit majeures (attaques de tétanie) soit mineures (palpitations, malaises, pertes de connaissance plus ou moins complètes, douleurs épigastriques, crampes musculaires à l'effort), le tout atteignant trois femmes pour un homme et se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/spasmophilie/#i_4336

SURRÉNALES

  • Écrit par 
  • Jacques DECOURT, 
  • Paul DI COSTANZO
  •  • 9 155 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Physiologie »  : […] lisses du tractus gastro-intestinal, de l'œil, des bronches, sur le système nerveux central, le muscle squelettique, la coagulation sanguine, la rate, sur la redistribution des calories mises en réserve dans l'organisme sont riches et variés ; ils ont pour objectif commun la mobilisation de l'organisme pour lutter contre une situation de détresse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/surrenales/#i_4336

PSYCHOLOGIE CLINIQUE DES TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS

  • Écrit par 
  • Martine BOUVARD
  •  • 1 060 mots

pathologiques par leur forme et leur contenu. Elles sont également en relation avec l’humeur des sujets (en situation de stress ou de phase dépressive, les sujets sains peuvent avoir plus d’idées obsédantes). Elles sont dénuées de sens aussi bien pour les sujets normaux que pour les sujets affectés de TOC. Elles se différencient par leur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-clinique-des-troubles-obsessionnels-compulsifs/#i_4336

NEUROSCIENCES COGNITIVES ET SOMMEIL

  • Écrit par 
  • Philippe PEIGNEUX
  •  • 1 393 mots

Dans le chapitre « Sommeil et régulation sociale et émotionnelle »  : […] le sommeil normal participe à la régulation de nos émotions. En effet, l’exposition à une expérience stressante et/ou émotionnelle modifie l’architecture du sommeil, et la manière dont les expériences émotionnelles exercent un impact sur le sommeil est modulée par des caractéristiques individuelles telles que les stratégies d’adaptation et les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neurosciences-cognitives-et-sommeil/#i_4336

Voir aussi

Pour citer l’article

Robert DANTZER, « STRESS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/stress/