SODIUM

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Élaboration et usages du métal

Extraction du métal

C'est par électrolyse de l'hydroxyde NaOH fondu que Davy isola l'élément pour la première fois en Angleterre, en 1807, quelques jours après le potassium. Joseph-Louis Gay-Lussac et Louis-Jacques Thenard, en France, l'obtenaient à leur tour l'année suivante, en réduisant l'hydroxyde par le fer au rouge.

La première fabrication industrielle du sodium est liée à l'élaboration de l'aluminium par le procédé Sainte-Claire Deville (1854) qui l'utilisait pour réduire le chlorure d'aluminium. Il était alors préparé en réduisant par le carbone, ou par une fonte carbonée, le carbonate ou l'hydroxyde de sodium (procédés Deville en France, Castner aux États-Unis).

À la fin du xixe siècle, le développement de l'aluminium électrolytique (procédé Hall-Héroult) risquait de compromettre le marché du sodium : Castner lui trouva de nouveaux débouchés en proposant la synthèse à partir du métal des amidure, cyanure et peroxyde de sodium. Simultanément, il montait à Niagara Falls la première unité de production de sodium par électrolyse ignée de son hydroxyde (1895).

Dans les cellules Castner, la température modérée de fusion de l'hydroxyde (320 0C) simplifiait les problèmes technologiques, mais le rendement en courant était relativement faible (50 p. 100) par suite de réactions secondaires tendant à réoxyder le sodium formé (diffusion de l'eau formée à l'anode).

L'électrolyse ignée du chlorure de sodium autorisait un meilleur rendement : le procédé Downs remplaça le procédé Castner et fut utilisé par Du Pont de Nemours à Niagara Falls dès 1921. La température de fusion du chlorure de sodium étant très élevée (800 0C), on utilise pratiquement un mélange de chlorure de sodium (28 p. 100 en masse), de chlorure de calcium (26 p. 100) et de chlorure de baryum (46 p. 100) qui permet d'abaisser la température du bain à 600 0C environ. L'anode est en graphite, la cathode en fer. Le sodium qui se dépose contient moins de 1 p. 100 d [...]

Cellule Downs

Cellule Downs

Dessin

Cellule Downs 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 8 pages



Médias de l’article

Sodium : constantes physiques

Sodium : constantes physiques
Crédits : Encyclopædia Universalis France

tableau

Cellule Downs

Cellule Downs
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin





Écrit par :

  • : ingénieur, directeur du marketing de Métaux spéciaux S.A.
  • : professeur à l'Institut, université de Paris-I
  • : docteur ès sciences, maître assistant à l'Institut national polytechnique de Nancy
  • : directeur de recherche émérite au CNRS, centre de physique théorique de l'École polytechnique, Palaiseau

Classification


Autres références

«  SODIUM  » est également traité dans :

BOROPHÈNE

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 986 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Vers des piles à borophène ? »  : […] Les modèles théoriques actuels prévoient que le borophène pourrait avoir une conductivité électrique exceptionnellement élevée, surpassant celle du graphène. La synthèse du borophène ouvre la voie à une étude expérimentale approfondie de ses propriétés, et sans doute à de nombreux développements technologiques. Une première application possible du borophène pourrait concerner les piles à base de […] Lire la suite

GLUTAMATE DE SODIUM

  • Écrit par 
  • Geneviève DI COSTANZO
  •  • 162 mots

Sel monosodique monohydraté de l'acide L(+) glutamique. Il augmente la saveur de nombreux aliments, les hydrolysats protéiques entre autres. Cette propriété, découverte en 1908 par le Japonais Ikeda Kikunae (1864-1936), le fait employer depuis lors comme arôme, en particulier dans des préparations pour bouillons de viande. La non-toxicité de cet édulcorant est contestée. Fréquemment utilisé dans l […] Lire la suite

MÉTAUX - Métaux alcalins

  • Écrit par 
  • Jean PERROTEY
  •  • 3 043 mots
  •  • 4 médias

Les métaux alcalins – lithium, sodium, potassium, rubidium, césium et francium – constituent les éléments de la première colonne du tableau de classification périodique . Ils doivent leur nom à la propriété qu'ils ont de donner avec l'eau des bases fortes, ou « alcalis ». Cette famille chimique est particulièrement homogène ; les propriétés des différents métaux varient peu de l'un à l'autre, et […] Lire la suite

NUCLÉAIRE - Réacteurs nucléaires

  • Écrit par 
  • Jean BUSSAC, 
  • Frank CARRÉ, 
  • Robert DAUTRAY, 
  • Jules HOROWITZ, 
  • Jean TEILLAC
  •  • 12 397 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Réacteurs surgénérateurs à neutrons rapides »  : […] Les réacteurs à neutrons rapides, qui se distinguent des précédents par l'absence de modérateur, ne fonctionnent qu'avec un combustible dont la teneur en matière fissile est supérieure à 15 p. 100. Pour les neutrons rapides, la faiblesse des captures parasites et le meilleur rendement en neutrons (η) du plutonium 239 permettent à ces réacteurs d'être surgénérateurs avec le cycle 238 U- 239 Pu (fa […] Lire la suite

NUCLÉAIRE - Applications civiles

  • Écrit par 
  • Pierre BACHER
  •  • 6 686 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Technologies non éprouvées mais disposant d'une expérience industrielle importante »  : […] Deux filières de réacteurs ont été développées jusqu'au stade de réacteurs électrogènes de puissance, mais sans jamais atteindre le stade véritablement commercial : les réacteurs à neutrons thermiques à haute température (H.T.R.) refroidis par de l'hélium et les réacteurs à neutrons rapides (R.N.R.) refroidis par un métal fondu. En ce qui concerne la première filière, deux H.T.R. de 250 à 300 MW o […] Lire la suite

ORGANOMÉTALLIQUES COMPOSÉS

  • Écrit par 
  • Jacques METZGER, 
  • Charles PRÉVOST
  •  • 4 235 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Organo-alcalins »  : […] Les dérivés sodés se préparent généralement par action du sodium sur les organomercuriques : Ces composés sont très oxydables et s'hydratent instantanément en soude et en hydrocarbure. Ils se comportent comme l'anion R - et attaquent en particulier les éthers halohydriques par un processus SN 2  : Les organolithiens résultent de l'action du métal sur un dérivé chloré : Leur réactivité est interm […] Lire la suite

POMPAGE OPTIQUE

  • Écrit par 
  • Alfred KASTLER
  •  • 4 286 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « États quantiques du sodium »  : […] Pour analyser le mécanisme du pompage optique, on va considérer l'exemple d'un atome alcalin, celui du sodium, en faisant abstraction de la complication de structure hyperfine qui est due à l'existence du spin et du moment magnétique nucléaire du 23 Na. Cette simplification est justifiée dans le cas où le champ magnétique appliqué est suffisamment fort pour produire des intervalles Zeeman qui sont […] Lire la suite

SALICYLATE DE SOUDE

  • Écrit par 
  • Philippe COURRIÈRE
  •  • 59 mots

Sel de sodium de l'acide salicylique, également dénommé salicylate sodique. Obtenu par action de l'acide salicylique sur du bicarbonate de sodium, il se présente sous forme de cristaux incolores et inodores. Il est utilisé comme analgésique et antipyrétique, et employé pour le traitement des affections rhumatismales. […] Lire la suite

SOLS - Diversité des sols

  • Écrit par 
  • Georges AUBERT, 
  • Denis BAIZE, 
  • Mireille DOSSO, 
  • Marcel JAMAGNE
  •  • 4 525 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Processus des milieux intertropicaux »  : […] La fersiallitisation est liée à des conditions climatiques à fort contraste saisonnier, méditerranéennes voire subtropicales. En milieu aéré et bien drainant, l'hydrolyse provoque une importante libération de fer. Les argiles qui se forment dans de telles conditions correspondent, tout comme en milieu tempéré, au processus de bisiallitisation. Celui-ci génère des argiles de type 2/1, c'est-à-dire […] Lire la suite

TANTALE ET NIOBIUM

  • Écrit par 
  • Robert SYRE
  •  • 5 431 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Procédés d'extraction »  : […] Après épuration du minerai, concentration et attaques chimiques, on obtient un mélange des oxydes Ta 2 O 5  + Nb 2 O 5 déjà assez pur. Il s'agit ensuite de séparer Nb et Ta, opération difficile du fait des propriétés chimiques très voisines de ces métaux et de leurs composés. Cette séparation doit être très poussée, car le niobium s'avère une impureté néfaste pour la résistance à la corrosion du […] Lire la suite

Voir aussi

Les derniers événements

12-17 août 2015 • Chine • Catastrophe industrielle à Tianjin.

Le 12, dans la zone de développement économique de Binhai, à Tianjin, au nord de Pékin, deux violentes explosions détruisent les entrepôts de produits chimiques dangereux de l’entreprise Rui Hai International Logistics, où étaient stockées environ 700 tonnes de cyanure de sodium hautement toxique [...] Lire la suite

29 juin 1992 • France • Ajournement du redémarrage de Superphénix.

mégawatts achevée en 1986, dans l'attente des travaux nécessaires pour diminuer les risques de feux de sodium. Le 24, le Parti socialiste, qui négocie des accords politiques avec les formations écologistes, avait pris position contre le redémarrage de Superphénix. E.D.F. exploite la centrale aux côtés de partenaires italien et allemand.  [...] Lire la suite

3-26 avril 1987 • France • Relance du débat sur la sécurité nucléaire après une fuite à Superphénix

Le 3, une fuite de sodium non radioactif est détectée dans le « barillet » (sas de transition des combustibles) du réacteur surgénérateur Superphénix de Creys-Malville (Isère). Le 10, après une semaine d'investigations délicates, les experts annoncent de « longues et coûteuses » réparations [...] Lire la suite

Pour citer l’article

Luc AUFFRET, Albert HÉROLD, André METROT, Bernard PIRE, « SODIUM », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sodium/