REMBRANDT (1606-1669)

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Observation et animation : Rembrandt portraitiste

Aucun portrait de commande n'étant connu pour la période leydoise, les premiers portraits réalisés à Amsterdam paraissent d'autant plus surprenants par leur maîtrise et leur nouveauté. Nicolaes Ruts, négociant en fourrures avec la Russie, dresse son imposante silhouette vêtue d'une riche pelisse derrière le dossier d'une chaise (1631, Frick Collection, New York) ; Marten Looten, autre marchand, tient une lettre reconnaissante de Rembrandt, et sa main droite ramenée contre sa poitrine semble protester de la réciprocité de cette amitié (1632, Los Angeles County Museum). Même geste dans le portrait du Révérend Johannes Wtenbogaert, prédicateur remontrant, commandé par le marchand Abraham Recht, protecteur des remontrants (1633, coll. part., Angleterre) ou dans ceux du prédicateur anglican Johannes Elison et de son épouse (1634, Museum of Fine Arts, Boston), peints à la demande de leur fils. Des modèles non identifiés écrivent, taillent leur plume, se lèvent de leur chaise, froissent leurs gants, serrent un éventail. Selon la somme convenue, le cadrage : tête placée dans un ovale pour Haesje van Cleyburgh (1634, Rijksmuseum, Amsterdam), les bustes sertis dans des encadrements de fenêtres pour Nicolaes van Bambeeck et Agatha Bas (1641, séparés entre les musées royaux de Bruxelles et Buckingham Palace), à mi-corps pour le poète Jan Krul (1633, Gemäldegalerie, Kassel), en pied pour l'Homme devant une porte, négligemment accoudé (1639, Schloss Wilhelmshöhe, Kassel). Les doubles portraits sont l'occasion de mises en scène vivantes, saisissant en une attitude caractéristique la profession des modèles : Le Constructeur de navires Jan Rijcksen se détourne du plan qu'il trace, son épouse se penche pour lui remettre une lettre (1633, Buckingham Palace) ; Le Prédicateur mennonite Cornelis Anslo commente de la voix et de la main l'Écriture à son épouse qui l'écoute docilement (1641, Gemäldegalerie, Berlin). Dans les portraits tardifs, les poses se font plus statiques, mais c'est la touche qui s'émancipe et leur confère la palpitati [...]


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La Fuite en Égypte, Rembrandt

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La Ronde de nuit (La Compagnie du capitaine Frans Banning Cocq), Rembrandt

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Les Syndics des drapiers, Rembrandt

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  • : ancienne élève de l'École normale supérieure de Sèvres, maître de conférences en histoire de l'art des Temps modernes à l'université de Provence

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Pour citer l’article

Martine VASSELIN, « REMBRANDT (1606-1669) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/rembrandt/