PAYS-BAS

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Pays-Bas : carte physique

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Pays-Bas : drapeau

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Pays-Bas : conquête des terres

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Moulins à vent de Kinderdijk, Pays-Bas

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Nom officielRoyaume des Pays-Bas (NL)
Chef de l'Étatle roi Willem-Alexander (depuis le 30 avril 2013)
Chef du gouvernementMark Rutte (depuis le 14 octobre 2010)
CapitaleAmsterdam
Siège du gouvernementLa Haye
Langue officiellenéerlandais 1
Note : Le frison est reconnu comme seconde langue officielle dans la province de la Frise depuis 2013
Unité monétaireeuro (EUR)
Population17 228 000 (estim. 2018)
Superficie (km2)34 040

Le roi et le Parlement au XIXe siècle

Au début du xixe siècle, il n'y avait pas trace aux Pays-Bas d'une démocratie parlementaire : le droit de vote était réservé à un groupe infime d'électeurs, il n'existait pas encore de partis au sens moderne du mot ; quant à la responsabilité ministérielle et à l'autorité parlementaire, il n'en était pas encore question. La Constitution attribuait beaucoup de pouvoir au roi et limitait l'influence des ministres et du Parlement. Les premiers n'étaient responsables que devant le roi et non devant le Parlement. Bien que ce dernier eût acquis un certain nombre de droits, son mandat n'avait rien d'impératif. Son influence dépendait donc de sa collaboration avec le roi, l'autocratie de ce dernier impliquant sa paralysie. Deux révisions et une crise constitutionnelles jetèrent les bases d'une démocratie parlementaire moderne. La nouvelle Constitution de 1840 – rendue nécessaire par l'indépendance de la Belgique – apporta une première modification, bien timide, au despotisme éclairé de Guillaume Ier : l'introduction de la responsabilité pénale des ministres rendait désormais impossible l'autoritarisme royal. Les ministres demeuraient cependant les serviteurs du souverain. Le grand changement survint plus tard lors de la réforme constitutionnelle de 1848, conduite par Johann Rudolf Thorbecke, très moderne pour le pays : l'introduction de la responsabilité politique des ministres excluait en principe l'autocratie royale. Le Parlement se voyait en outre doté d'un certain nombre de droits importants : le droit d'enquête, le droit d'amendement et le droit d'interpellation, cependant que le budget annuel était désormais obligatoire et que les ministres y étaient assujettis. Dans la pratique, il s'avéra que les relations entre le roi, le cabinet et le Parlement pouvaient faire l'objet d'interprétations différentes. La crise qui éclata sous le cabinet conservateur de JPJA Van Zuylen von Nijevelt (1866-1868) cons [...]

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Écrit par :

  • : docteur en sciences géographiques, professeur à l'Université libre de Bruxelles, membre de la classe des lettres de l'Académie royale de Belgique, président de la Société royale belge de géographie
  • : docteur en histoire, professeur agrégé à l'Institut d'études politiques de Paris
  • : professeur d'histoire à l'université de Nanterre et à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine
  • : docteur en droit, licencié en sciences politiques et diplomatiques

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Pour citer l’article

Christian VANDERMOTTEN, Christophe DE VOOGD, Frédéric MAURO, Guido PEETERS, « PAYS-BAS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pays-bas/