PAYS-BAS

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Pays-Bas : carte physique

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Pays-Bas : drapeau

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Pays-Bas : conquête des terres

Pays-Bas : conquête des terres
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Moulins à vent de Kinderdijk, Pays-Bas

Moulins à vent de Kinderdijk, Pays-Bas
Crédits : Robert Harding World Imagery/ Getty

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Nom officielRoyaume des Pays-Bas (NL)
Chef de l'Étatle roi Willem-Alexander (depuis le 30 avril 2013)
Chef du gouvernementMark Rutte (depuis le 14 octobre 2010)
CapitaleAmsterdam
Siège du gouvernementLa Haye
Religion officielleaucune
Unité monétaireeuro (EUR)
Population17 137 000 (estim. 2017)
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La Première Guerre mondiale

Puissance neutre, tout comme la Suisse et l'Espagne, les Pays-Bas étaient tout naturellement enclins à apporter leur soutien et leur aide à la Belgique neutre dont les Allemands avaient brutalement violé le statut international. Les Pays-Bas se sont fort correctement acquittés de cette tâche humanitaire. Dans les jours qui suivirent la capitulation d'Anvers, ils accueillirent des centaines de milliers de réfugiés belges. Pendant les années de guerre, ils tolérèrent qu'une foule de volontaires belges gagnent l'Angleterre par Flessingue via le territoire néerlandais afin de rejoindre le front de l'Yser. Beaucoup d'hommes politiques flamands résidèrent aux Pays-Bas. À la fin de la guerre, leur propre approvisionnement devint critique et des troubles éclatèrent en bien des endroits. Selon le leader socialiste Troelstra, la situation intolérable qui sévissait aux Pays-Bas favorisait la contagion des révolutions allemande, russe et hongroise. Quelques incidents dans l'armée et quelques troubles dans le port de Rotterdam lui donnèrent à penser que l'heure de la Révolution avait sonné : c'est ce qu'il proclama solennellement au Parlement. Mais les travailleurs catholiques et protestants envahirent les rues pour témoigner leur attachement à la maison d'Orange et Troelstra paya cher son erreur d'appréciation de la situation. Pourtant, ce faux pas ne fut considéré que comme une « faute », et non comme un crime ou une trahison. Il perdit toutefois une partie du soutien que lui apportaient les travailleurs et les intellectuels.

En outre, les Pays-Bas hébergeaient l'ex-empereur Guillaume II d'Allemagne. Celui-ci était en effet arrivé avec une « facilité suspecte » au Limbourg néerlandais. Il obtint l'asile politique du gouvernement néerlandais. Par ailleurs, lors de la débâcle allemande de novembre 1918, 70 000 soldats allemands avaient pu s'échapper et regagner leur pays avec une « facilité suspecte », au dire des Belges, et les Pays-Bas concédèrent qu'ils avaient permis aux[...]

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Écrit par :

  • : docteur en droit, licencié en sciences politiques et diplomatiques
  • : docteur en sciences géographiques, professeur à l'Université libre de Bruxelles, membre de la classe des lettres de l'Académie royale de Belgique, président de la Société royale belge de géographie
  • : professeur d'histoire à l'université de Nanterre et à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine
  • : docteur en histoire, professeur agrégé à l'Institut d'études politiques de Paris

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Pour citer l’article

Guido PEETERS, Christian VANDERMOTTEN, Frédéric MAURO, Christophe DE VOOGD, « PAYS-BAS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pays-bas/