JUDAÏSMELa religion juive

Le judaïsme est une forme de vie religieuse dont la caractéristique essentielle est la croyance à un Être suprême, auteur – de quelque manière qu'on conçoive son action – de l'univers qu'il gouverne par sa providence ; cet Être est censé communiquer avec l'humanité par sa parole révélée, dont les destinataires privilégiés appartiennent, de naissance ou par adhésion volontaire, à un groupe particulier, objet de « l'élection divine » : « la nation d'Israël » (à ne pas confondre avec l'État, de fondation récente, qui a pris ce nom) ou, selon une désignation due à un accident d'ordre contingent, la « nation juive ». Cette religion qu'est le judaïsme, rattachée par des liens complexes à la région proche-orientale nommée la Palestine, est une réalité actuelle dont les gestes et les aspirations portent certes l'empreinte réelle des composantes d'une conjoncture historique contemporaine, mais ne peuvent se comprendre en profondeur qu'à la lumière d'une longue histoire couvrant plus de trois millénaires : le peuple juif est entré sur la voie définitivement tracée du rabbinisme à partir de 70 de notre ère, sept siècles environ après cette autre rupture qui avait marqué d'une manière aussi décisive le destin d'Israël : l'exil à Babylone. Ces deux événements correspondent à une double destruction du Temple de Jérusalem ; deux désastres cruellement ressentis mais l'un et l'autre facteurs d'orientations et d'approfondissements nouveaux, tout au long de longues périodes au cours desquelles la religion juive fut forcée de se situer face aux réalités du monde qui l'entourait et dont elle ne pouvait pas toujours éviter les influences, tandis que çà et là resurgissaient inévitablement des croyances et des pratiques anciennes que les vicissitudes du passé avaient enfouies dans l'oubli.

Israël et les origines de la foi juive

La naissance du judaïsme a suivi un processus profondément original, caractérisé, à ses débuts, par une longue série d'expériences spirituelles – ou de « révélations » pour le croyant –, dont les bénéficiaires furent les Hébreux (ou Israélites). Ces derniers étaient un groupement de tribus sémites, dont certaines avaient séjourné en Égypte et dans la péninsule sinaïtique, et qui se fixèrent sur la terre de Canaan (la Palestine) aux environs de 1200 avant J.-C. L'un des États issus de la conquête de la Palestine par les Israélites conserva son indépendance jusqu'aux premières années du vie siècle, plus précisément jusqu'à la destruction du Temple de Jérusalem, sa capitale, et l'exil à Babylone (586 av. J.-C.). Ce qu'on appela désormais la « nation juive » – à cause de la tribu de Juda à laquelle appartenaient la majorité des survivants – sut profiter de l'autonomie interne que lui laissait l'occupant perse pour reconstruire le Temple et organiser autour de lui une société restaurée. Le « second Temple » fut détruit par les troupes romaines, en 70 de notre ère. Avec lui disparaissait le centre religieux qui ralliait tout ce que le peuple juif comptait d'éléments dispersés, de la Perse à l'extrême ouest de l'Empire romain. Toutefois, les Juifs ne disparurent pas de la Palestine et les revendications des dispersés sur cette même terre ne s'éteignirent pas. On doit constamment se souvenir de ces données pour mieux comprendre la mentalité juive.

La seule source dont on dispose en la matière, l'Ancien Testament, est trop complexe et sa rédaction trop tardive pour qu'on puisse saisir exactement ce que fut le contenu de l'expérience initiale, portée au crédit de Moïse ou même des Patriarches (d'Abraham, en particulier). Il semble bien que le « Dieu de Moïse » fut une ancienne divinité tribale, Yahweh (nom à la prononciation et à l'étymologie incertaines), dieu unique et souverain qui se révéla à son peuple, dont il règle le destin et auquel il dicte sa loi. La mythologie, en principe du moins, disparaît de la religion d'Israël. Par ce trait, celle-ci se distingue radicalement des autres religions du Moyen-Orient ancien. L'histoire est le lieu des interventions actives de ce dieu, qui la transcende. À la différence des récits mythiques, les théogonies sont absentes de la Bible et le dieu d'Israël ne connaît aucun être qui lui soit semblable. Rien n'autorise à retirer à Moïse la paternité du noyau du Décalogue (les « Dix Commandements ») ; et l'on peut rattacher volontiers à cette période initiale de l'histoire juive des règles morales, avec embryon d'organisation juridique, des lois sacrales régissant le culte, enfin l'institution du sabbat.

À ses débuts, le mosaïsme était la religion de tribus nomades. Après l'installation des Hébreux en Canaan et leur sédentarisation, sa pureté et sa rigueur ne tardèrent pas à subir l'influence des populations indigènes. Le contact direct avec les cultes locaux (rites agraires de fécondité) fut inévitable. Les traces des cultes étrangers se firent aussi sentir à l'époque de la monarchie (divisée en deux royaumes, deux générations après sa formation : Israël au nord de la Palestine et Juda au sud, avec Jérusalem pour capitale), tandis que s'intensifiaient les relations avec les peuples voisins. C'est alors que les prophètes intervinrent, pour défendre les valeurs propres de la foi israélite. Issus de groupes d'extatiques inspirés, dont ils parvinrent à se dégager, ces prophètes avaient commencé leur activité avant même l'instauration de la royauté ; ils la poursuivirent après le retour d'exil. Il faut éviter d'opposer systématiquement les prophètes, défenseurs des valeurs fondamentales de la religion d'Israël, aux prêtres ou au pouvoir politique. La mission commune dont ils se sentirent investis fut de veiller à la pureté de la foi israélite en un dieu unique et de sauvegarder les règles de vie concernant l'individu et la société ainsi que les institutions qui, dans le culte, portaient l'empreinte de cette croyance. De plus, la conscience religieuse fut profondément pénétrée par l'idéologie royale (d'origine étrangère, il est vrai). La conception du souverain, facteur indispensable d'harmonie entre la communauté humaine et les forces naturelles et surnaturelles, fut si forte que la situation idéale annoncée par les prophètes – le rétablissement de l'alliance entre Dieu et son peuple après le jugement des impies – ne pouvait plus être conçue sans la présence d'un prince (le Messie, « oint du Seigneur »), descendant et héritier légitime de David. Bien loin d'accepter l'opposition de principe entre le prophète et le prêtre (ou lévite), il importe de noter combien l'enseignement donné dans les sanctuaires à l'occasion des pèlerinages contribua grandement à la fixation d'une poésie religieuse à visée toujours didactique. Enfin, devant la multiplicité des compilations législatives et rituelles que l'analyse permet encore de dégager des textes conservés, et eu égard au caractère casuistique et non abstraitement normatif de ces « codes », il est logique de postuler l'existence, dès les origines, d'une tradition orale, qui enveloppe, complète et met sans cesse au point la réglementation confiée à l'Écriture et rédigée sous sa forme finale (mais respectant assez largement l'indépendance des couches intérieures) après l'exil, vers la fin du ve siècle avant notre ère.

Le retour d'exil et les débuts du judaïsme postbiblique

Le retour des exilés fut très partiel. Néanmoins, le peuple juif dans son ensemble, tant du côté des membres regroupés en Palestine que de ceux qui demeurent dispersés dans le monde méditerranéen (dans la Diaspora), présentait déjà des traits nettement marqués : les deux éléments, national et religieux, y constituent un mélange indissoluble, difficile à saisir de l'extérieur. Le juif adhère fermement à une Loi qu'il tient pour révélée à Moïse sur le Sinaï ; il confesse un Dieu, créateur de l'univers et maître de l'histoire, qui a élu Israël et l'a établi comme centre spirituel de l'humanité, autour du Temple, en plein pays de « promission » ; il veut séparer la nation élue des autres nations, qui pourraient cependant être accueillies au sein du peuple de Dieu si elles changeaient de vie, et, pour ce faire, il élabore un lot de dispositions de plus en plus minutieuses ; il observe le sabbat et respecte des interdictions alimentaires, il refuse les mariages mixtes. Bien des facteurs entretiennent l'attente et le désir d'une ère de perfection, qui verra le souverain légitime, issu de la race de David, rétabli en ses droits imprescriptibles : il faut mentionner surtout l'imparfaite restauration politique, la persistance de la dispersion, l'écart entre les principes énoncés et les modalités réelles de la vie. C'est peut-être à cette époque, marquée par la chute de l'empire perse, que commença à se préciser chez certains la croyance (stimulée par des idées iraniennes) dans la survie et dans la résurrection des morts, un jugement universel décidant à tout jamais du destin de chacun. C'est de cette période encore qu'il faut dater, semble-t-il, les premiers essais d'une liturgie de prières distincte de la liturgie du Temple et pouvant se célébrer hors de la capitale. Vers cette époque fut inauguré aussi un enseignement qui, dépassant les préoccupations exclusivement sacerdotales et sapientielles, devint une interprétation de l'Écriture visant à transmettre, en l'approfondissant, la Loi de Moïse – Loi qui devait modeler l'entière existence du juif et aviver sans cesse l'espérance messianique. Le maître en Écriture sainte et en tradition se distingue du prêtre : il s'appelle d'abord le « scribe », puis le «  rabbin ».

Après les conquêtes d'Alexandre, les diverses communautés juives du Moyen-Orient furent intégrées dans les empires des diadoques. Dès lors, le judaïsme côtoie constamment l'hellénisme. Si le second semble ne devoir aucun bien intellectuel au premier, l'influence grecque se fit sentir en plusieurs domaines de la vie juive : dans certains points de l'organisation judiciaire, peut-être également dans la réflexion morale des sages d'Israël ; probablement aussi la logique grecque a-t-elle contribué à la mise au point des règles utilisées par les docteurs pour accorder avec l'Écriture une loi orale adaptée aux circonstances. Mais bien des incertitudes demeurent.

Au judaïsme de langue grecque, surtout d'Alexandrie, on doit la traduction de la Bible dite des « Septante », ainsi qu'une littérature religieuse originale au caractère apologétique très prononcé. L'œuvre de Philon, auteur de nombreux ouvrages, propose, dans une synthèse qui fut la source et le modèle de bien d'autres, la rencontre féconde de la philosophie et de la révélation. Courant latéral par rapport au judaïsme, l'hellénisme juif joua un rôle capital dans l'origine du christianisme, qui l'intégra dans sa majeure partie, et, donc, dans la civilisation occidentale. D'autres mouvements dissidents, dont certaines des aspirations sont reflétées par les ouvrages apocryphes et par des documents du type des textes de Qumrān (les manuscrits de la mer Morte), ne survécurent pas davantage, dans leurs caractères propres, à la diffusion de la foi chrétienne. Les tentatives d'hellénisation systématique suscitèrent un mouvement de libération, le soulèvement des Macchabées (167 av. J.-C.) ; les succès de celui-ci valurent aux juifs palestiniens de vivre durant un siècle dans un cadre d'indépendance nationale. Les mouvements sectaires mineurs ne manquèrent pas. Le judaïsme officiel les traita comme marginaux et ses écrits sont volontairement discrets à leur sujet. Lors de la conquête romaine, la destruction du second Temple (70) et la nécessité vitale, que celle-ci entraîna, de regrouper les fidèles autour de l'unique force spirituelle organisée – les docteurs de la Loi –, marquent la fin du parti sacerdotal des sadducéens et celle des fraternités ascétiques des esséniens (que certains savants contemporains identifient avec les sectaires de Qumrān).

Les rabbins et le Talmud

Seuls les pharisiens survécurent à la catastrophe de 70. Depuis lors, leur parti s'identifie au judaïsme. Ce n'est que sept siècles plus tard qu'apparut la première exception, les « karaïtes ». Héritière du pharisaïsme, la classe des rabbins (le mot signifie « maître ») se recrutait dans un large éventail social. Durant près de quatre siècles, cependant, le judaïsme palestinien fut dirigé, politiquement et religieusement, par un « patriarche », en principe descendant de David. Le savoir traditionnel fonde l'autorité des rabbins. Il s'acquiert au cours d'une longue formation ; on le transmet ensuite avec le plus grand zèle. Le centre de la vie juive est désormais l'étude de la Loi. Plus encore que la Bible, la tradition orale doit être enregistrée par la mémoire et constamment répétée. On discute les traditions divergentes et l'on détermine les interprétations acceptables ; puis on fait un choix parmi celles-ci, en fonction des diverses situations de la vie quotidienne, considérée dans tous ses détails.

Le rabbin est aussi un guide spirituel. Il est responsable de la foi du peuple, obligé de vivre au milieu d'un monde hostile, païen puis chrétien, qui lui conteste la valeur de son attente messianique. Ainsi s'expliquent les deux grandes composantes de l'enseignement rabbinique toujours fondées sur l'Écriture : la règle de conduite, ou loi positive (halaka), et l'homélie au sens le plus large (aggada). Cette dernière embrasse, en plus de l'enseignement religieux et moral proprement dit, la polémique, la spéculation métaphysique et mystique, et jusqu'au folklore. Au iie siècle, on éprouva le besoin de systématiser ce qu'avait produit l'exercice ainsi ramifié de la charge rabbinique. L'un des recueils constitués (sous le patronage du patriarche Juda) acquit force de loi, la Mishna. Ce document devint matière d'enseignement de base ; bien des commentaires lui sont adjoints, élucidations et décisions sollicitées par les situations nouvelles. Tout ce matériau fut élaboré dans des écoles de Palestine et surtout de Babylonie, où, sous l'hégémonie sassanide, les juifs jouissaient d'une situation généralement favorable ; on l'ordonna et on le rédigea en lui annexant une masse abondante d'aggada ; ce fut le Talmud. Le Talmud palestinien fut rédigé vers 400 en Palestine, le Talmud babylonien, au cours des deux siècles suivants, en Babylonie. Le second, bien plus vaste, s'est largement imposé, au point qu'il a généralement supplanté le Talmud palestinien. À part de rares exceptions (les juifs d'Éthiopie, par exemple), et non sans mal car il a fallu des siècles d'efforts soutenus, les rabbins sont partout parvenus à soumettre les communautés juives à la règle talmudique.

Du point de vue tant spirituel que juridique, le judaïsme a désormais sa structure. Pour l'essentiel, il n'a pas varié. La liturgie elle-même s'est fixée assez rapidement. Dès les premiers siècles talmudiques, ses points majeurs sont définis ; la prière du matin et de l'après-midi remplaçant les sacrifices du Temple ; la profession de foi : « Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est Seigneur unique », encadrée de prières appropriées, matin et soir. Le second élément fondamental de cette liturgie est la série des dix-huit (puis dix-neuf) brèves oraisons (dites « bénédictions ») qui expriment les aspirations de la collectivité et de l'individu. Tels sont les deux éléments liturgiques de base autour desquels se concentre une littérature religieuse, en prose comme en vers, qui n'a pas manqué de s'épanouir rapidement. Le samedi a lieu la lecture publique du Pentateuque divisé en péricopes, avec extraits correspondants des prophètes. C'est à partir de ces lectures que prêchaient les rabbins. Le rabbinisme talmudique ne fait qu'accentuer les traits distinctifs de la religion juive en face du paganisme et du christianisme. Les prescriptions particulièrement typiques qui concernent la circoncision, les lois alimentaires, le sabbat, à travers la casuistique subtile qui en précise les modalités, constituaient une barrière entre le monde juif et les populations qui l'entouraient et qui, plus d'une fois, se sentaient interrogées par lui. La croyance chrétienne fut longtemps concurrencée ; et le judaïsme récusa inébranlablement ses dogmes fondamentaux : la messianité de Jésus et la divinité du Christ. Le judaïsme rabbinique ne laissa pas altérer sa conviction d'être l'unique héritier des promesses faites au peuple élu et l'objet privilégié de l'amour divin. Le juif doit répondre à cette élection par une disponibilité constante au martyre et une exigence absolue d'aimer Dieu (c'est-à-dire d'obéir à la Loi) d'un amour inséparable de la crainte révérentielle (sans attendre de récompense).

La théologie du judaïsme médiéval

La conquête arabe ne fut pas sans effets sur la vie propre d'une grande partie du monde juif. Les groupes minoritaires qui professaient les religions bibliques jouissaient d'un statut relativement favorable auprès des autorités musulmanes. Ainsi purent-ils participer, d'une certaine façon, à la vie sociale du nouvel État islamique. Ils jouèrent surtout un grand rôle dans la transmission au monde arabe des sciences et de la philosophie antiques. Or, tant les juifs que les autres populations réparties à l'intérieur de l'Empire musulman ne purent éviter l'impact des bouleversements divers et des remous politiques que connurent les musulmans eux-mêmes. Comme une sorte d'écho aux sectes islamiques, plusieurs sectes naquirent au sein du judaïsme, qui s'insurgèrent contre l'autorité rabbinique. Parmi elles, les groupes d'extrémistes exaltés disparurent vite. Seul se maintint le mouvement, idéologiquement plus calme, politiquement et socialement inoffensif, que l'on appelle karaïte (« scripturaire ») à cause de son rejet de la loi orale. Il s'agit là d'un corps d'opposants qui prit de plus en plus d'importance et qui, du viiie au xiie siècle, fut un concurrent sérieux pour la religion des rabbins. En fait, les karaïtes n'ont pu récuser la loi rabbinique et sa méthodologie qu'en lui substituant une législation encore plus stricte, mais moins solidement assise, puisque déduite de l'Écriture par une dialectique peu ou point tempérée par la discipline collective, qui sut, même à défaut d'un magistère unique, préserver le judaïsme rabbinique d'oscillations doctrinales trop violentes. La lutte entre les karaïtes et les « rabbanites » (ou partisans des rabbins) ne fut cependant pas stérile : la réflexion théologique, l'étude de la Bible et la philologie hébraïque connurent du coup une impulsion réelle.

Le territoire que recouvrait l'Empire musulman avait vu plusieurs religions se rencontrer et la pensée grecque s'introduire. Face à cette situation, les responsables des croyances établies eurent à prendre position. Ils durent réformer leurs méthodes de recherche et d'enseignement. C'est alors que, au sein de l'islam d'abord, puis sous son influence, naquit dans le judaïsme des pays musulmans une théologie spéculative, une véritable scolastique à visée fondamentalement apologétique : il fallait désormais que le judaïsme pût combattre l'adversaire dont il affrontait les thèses, sur son propre terrain et avec ses propres armes. À l'aide d'arguments reconnus comme rationnels, il lui importait de justifier ses propres croyances et de réfuter les positions adverses. Pour ce faire, les penseurs juifs utilisèrent des instruments conceptuels hérités de la philosophie antique (logique, physique et métaphysique), c'est-à-dire un mélange de platonisme, d'aristotélisme et de stoïcisme. Ce processus et aussi ce qui en émanait devaient beaucoup à la théologie patristique, elle-même redevable à Philon d'Alexandrie. Dans cette scolastique islamo-juive l'interférence avec les courants proprement philosophiques est constante ; aussi, les systèmes de pensée rationnelle qui se voulaient autonomes entraînèrent-ils dans leur fonctionnement, toujours à distance il est vrai, les méthodes successivement employées par les théologiens. La piété juive fut également influencée par la mystique islamique, qui lui fournit un appareil conceptuel et des thèmes de réflexion. Ces éléments nouveaux favorisaient la systématisation de la spiritualité traditionnelle inspirée de la Bible et du Talmud, sans que, pour autant, leurs excès soient acceptés.

Moïse Maimonide (1135-1204) représente le sommet de la théologie spéculative du judaïsme. Après lui, celle-ci demeura productive en langue hébraïque. En effet, on traduisit rapidement en hébreu les œuvres théologiques écrites en arabe entre le xe et le xiie siècle ; on continua jusqu'à la Renaissance en Occident. Cette théologie compte même des représentants au xviie siècle. Son but est d'épurer la notion de Dieu en éliminant par l'exégèse allégorique les anthropomorphismes puisés dans la Bible ou forgés par la tradition. Elle va jusqu'à rejeter la matérialité de la rétribution dans la vie future et à supprimer la multiplicité même conceptuelle au sein de la déité par diverses théories successives des attributs. La législation biblico-rabbinique doit être justifiée rationnellement : aussi l'insère-t-on avec les communications divines (révélation et prophétie) dans le cadre d'une doctrine politique héritée de Platon. C'est ainsi qu'on revêt le prophète-législateur des traits du chef d'État-philosophe. Il y a un point sur lequel cette théologie juive semble refuser la voie philosophique : la conception d'un Être suprême qui agirait sous la loi d'une nécessité qui le lierait, comme elle lie tout le reste. Il importe en effet de sauvegarder l'idée que l'univers procède, temporellement ou intemporellement, d'un Être libre agissant volontairement. Une telle idéologie s'accorde malaisément, serait-ce sous son expression la plus mitigée, avec la spécificité du fait religieux, la conscience de l'élection d'Israël et la valeur exceptionnelle assignée par la foi vive du juif à l'observance des préceptes et à l'étude de la Loi révélée. De plus, en faisant coïncider la perfection humaine avec la perfection intellectuelle du penseur (ayant, il est vrai, pour condition préliminaire la perfection morale), elle exclut les masses du vrai salut, union de l'âme purifiée avec les intelligences siégeant à un niveau d'être immatériel. Cet intellectualisme pouvait provoquer une rupture avec la pratique religieuse, une coupure entre la vérité religieuse et la vérité philosophique. Cette vérité comportait pour beaucoup d'esprits le fatalisme astrologique ou physique ; aussi a-t-elle pu être utilisée par une classe d'intellectuels au service des autorités non juives comme un instrument de domination de ses coreligionnaires soumis à sa direction.

Maimonide

Maimonide

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Maimonide (1135-1204), savant et philosophe juif, également connu sous le nom de Ramban. 

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Mais ce processus intellectualiste qui se rendait dangereux aux yeux des croyants traditionalistes fut stoppé ; Juda Hallévi (mort vers 1140) le critiqua très durement, en montrant la spécificité de l'expérience religieuse et la situation unique du judaïsme face à la philosophie et face aux religions issues de lui. Les talmudistes purs n'étaient pas hommes suffisamment ouverts aux idées adverses pour dénouer une telle crise et assurer, ce faisant, la survie de la foi d'Israël. Cette tâche revint à la mystique, dernier grand élément de la religion juive.

La mystique théosophique et la kabbale

Le mouvement mystique (ou plus exactement théosophique) qui apparut dans le judaïsme en plein xiie siècle ne saurait être réduit à une simple réaction contre l'intellectualisme. On est en réalité en face d'une résurgence d'éléments dont le dynamisme réel n'avait pu se déployer, en des domaines et des milieux juifs que les historiens connaissent encore mal. À partir du xiie siècle se manifestèrent au grand jour des courants que l'on pouvait observer déjà dès la période talmudique : expériences de mystique extatique et spéculations cosmologiques, mises au service de la théosophie. Le midi de la France, puis la Catalogne et l'Espagne furent le terrain de ces manifestations. On voit surgir des idées gnostiques ; on découvre dans la divinité de multiples aspects dynamiques dont l'interaction complexe est traduite par une exégèse symbolique qui s'approprie l'Écriture, la tradition, les actes concrets de la vie religieuse et le vocabulaire sinon les notions de la philosophie. On pousse jusqu'à ses plus extrêmes conséquences l'idée, ancienne, de la sympathie universelle. Il y a action du divin sur l'humain et réciproquement. C'est ainsi qu'aux malheurs de l'histoire d'Israël dont la cause est le péché correspondent des bouleversements dans la vie divine. L'obéissance du peuple élu commande l'harmonie universelle, dont la rédemption de l'humanité, de la nature et de la déité. D'où, l'importance souveraine de la Loi et de son application minutieuse à tous les détails de la vie. Le mal est redécouvert avec les moyens de le vaincre. La philosophie et son intellectualisme se trouvent dès lors dépassés par ces orientations. Et dans les perspectives d'une telle rédemption universelle, le drame de la coexistence d'Israël avec les nations prend tout son sens. Tel est, pour l'essentiel, l'apport de la kabbale (« tradition » : le nouvel ésotérisme se réclame d'une tradition aussi antique, sinon plus, que la Loi révélée) à l'idéologie juive. Diverses circonstances consolidèrent sa position. Des tendances ascétiques parallèles à celles de l'ésotérisme languedocien – dont les similitudes avec le catharisme ne doivent pas être perdues de vue – furent renforcées en pays allemand par le «  hassidisme », mouvement piétiste alimenté par les mêmes sources que la kabbale et influencé de façon paradoxale par le christianisme qu'il abhorrait. Le statut des juifs dans une partie de l'Occident chrétien s'étant largement détérioré, l'attente messianique s'exaspéra et, bien plus que celle-ci, la conviction que le mal s'incarnait dans le monde des non-juifs, chrétiens et musulmans, devint particulièrement aiguë. Le sommet de cette crise fut l'expulsion des juifs d'Espagne, en 1492. Dès lors, le mysticisme s'intensifia ; il prit une allure gnostique accentuée dans l'expression qu'en donna Isaac Louria (mort à Safed en 1572). La tâche du juif appelé à recueillir les étincelles de lumière englouties dans les ténèbres du mal est désormais de « réparer » la brisure, précosmique dans la divinité, cosmique dans les contrastes de l'univers visible, historique dans l'exil d'Israël, individuelle dans l'âme du pécheur. Deux voies s'ouvrent pour cette réparation : la voie ordinaire, qui consiste dans l'observance stricte de la Loi (dont la codification, qui fait encore autorité de nos jours, est l'œuvre d'un collègue d'Isaac Louria) ; la voie extraordinaire, par laquelle le juste descend dans l'abîme du mal afin d'y abolir le péché en le commettant en apparence. Il s'agit là de la conséquence extrême : elle trouve sa réalisation dans le mouvement messianique de Sabbatai Zevi (1626-1676) ou « sabbataïsme ». L'échec de ce dernier est à l'origine d'une crise d'où émanent quelques-unes des forces idéologiques encore agissantes dans le judaïsme d'aujourd'hui.

Résorption du messianisme et tentative d'intégration

Alors que le Talmud était trop l'apanage d'une minorité d'intellectuels – il exigeait des connaissances étendues et proposait des méthodes particulièrement arides –, le « sabbataïsme », éliminé au terme d'un long et difficile processus, avait laissé ouverte la question de la direction spirituelle et irrésolu le problème d'une piété qui fût davantage à la portée des masses. Dans un tel contexte naquit, au milieu du xviiie siècle, dans la partie occidentale de l'Europe à forte population juive, le « hassidisme » (à distinguer de celui mentionné plus haut), nouveau mouvement piétiste, animé par des chefs charismatiques (les « Justes », dits « rabbins miraculeux »). Ceux-ci fondèrent rapidement de véritables dynasties dont certaines sont encore actives aujourd'hui. Les partisans du Talmud réagirent vivement ; mais on n'alla jamais jusqu'à la dissidence sectaire. À ce mouvement, le judaïsme doit un renouveau spirituel populaire, l'intériorisation des concepts kabbalistiques et la création d'une discipline de groupe en un temps où, conjointement avec l'effondrement de l'État polonais, l'organisation politique et sociale du judaïsme allait se dégradant. Par contre, il faut mettre à son passif l'apparition d'un culte de la personnalité avec les abus qui s'ensuivent, et le refus de tout contact culturel avec le monde environnant, à peine moins inflexible à vrai dire dans les milieux traditionalistes non hassidiques d'Europe centrale. Cette attitude ne pouvait qu'aggraver l'inadaptation sociale des juifs et renforcer la discrimination dont, en raison de leur simple existence, ils étaient l'objet en Russie, en Roumanie et, dans une moindre mesure, dans l'Empire austro-hongrois. Or, dès le milieu du xviiie siècle, en Europe centrale et occidentale, surtout en Prusse, la bourgeoisie juive eut tendance à s'ouvrir aux idées du siècle des Lumières : la grande déception messianique avec ses séquelles tenaces, ressentie dans une situation juridique et sociale relativement stable, fut la cause qu'on rechercha, en même temps que l'émancipation politique, l'insertion harmonieuse dans la société chrétienne. Au xixe siècle, l'évolution fut rapide. Elle avait été préparée par Moïse Mendelssohn (1729-1786) et son groupe, qui traduisirent la Bible en allemand littéraire. La propagande de ces hommes tendait à démontrer que les juifs, adeptes d'une « législation révélée » et d'une religion sans dogmes, pouvaient prétendre aux droits civiques sans renoncer à leur statut religieux original et toujours intangible. Or, dès la fin des guerres de Napoléon, les efforts des juifs en vue de leur émancipation (acquise constitutionnellement en France) s'intensifient. On jette les fondements d'une étude critique du passé juif d'où il devait ressortir qu'une fois éliminés les préjugés des siècles obscurs ce serait l'esprit de libéralisme qui pourrait résoudre le problème posé par la coexistence des juifs et des Gentils. On alla jusqu'à préconiser l'allègement de la liturgie et la prédication en langue nationale ; et même jusqu'à remplacer catégoriquement les espérances messianiques par la conviction vigoureusement formulée dans le progrès indéfini de l'humanité ; on en vint aussi à relâcher, sinon abandonner, les pratiques rituelles concernant le sabbat, les lois alimentaires et l'interdiction des mariages mixtes. Cette « réforme » (en France, on parle plutôt de « judaïsme libéral ») connut davantage de succès aux États-Unis, où dès le second tiers du xixe siècle émigrèrent beaucoup de juifs, venus d'Allemagne, d'Autriche, puis de Russie. La masse juive polono-russe ne s'est pas ouverte, dans l'ensemble, aux nouveautés ; le « revival » éthique, déclenché et dirigé en Russie par des maîtres talmudistes non hassidiques – beaucoup de dirigeants d'hier et quelques-uns d'aujourd'hui lui doivent leur formation religieuse –, était strictement traditionaliste. En revanche, en Allemagne naît une « néo-orthodoxie », qui cherche à concilier l'ajustement cultuel et la participation à la vie publique avec l'immobilisme dogmatique et rituel. L'influence doctrinale de Samson Raphaël Hirsch (1808-1888), fondateur de cette tendance, plus en porte à faux que les autres, demeure vivace et connaît même un regain de faveur aujourd'hui. Il ne manque pas non plus de penseurs de tendances différentes qui tentent de pourvoir d'une superstructure théorique, inspirée par diverses écoles philosophiques allemandes et américaines, la réforme, soit modérée soit radicale.

Le sionisme et la situation actuelle du judaïsme

Bien des juifs, face à l'échec du messianisme surnaturel et au divorce – éclatant dans les pays de l'Est européen, atténué à l'Ouest durant la période libérale – entre Israël et la gentilité, reconnurent l'urgence d'une solution politique qui réglerait la crise à l'amiable. C'est ainsi que dans le mouvement sioniste se rencontrent des aspirations religieuses de toujours et une volonté d'« auto-émancipation » dont le ressort cesse d'être confessionnel. En 1948, lors de la naissance de l'État d'Israël sur une portion de l'ancien territoire national des juifs, ce mouvement vit la réalisation imparfaite de ses plans.

On doit se demander quelles sont les composantes de l'idéologie du judaïsme d'aujourd'hui, après la fondation et la consolidation d'un État juif souverain dont la situation demeure cependant précaire et dont l'existence même est, en partie, une conséquence de la ruine du judaïsme européen, la suite des persécutions de 1933 à 1945 et de la neutralisation du judaïsme russe, considérable numériquement, durant presque toute la période de régime soviétique.

Dans la Palestine israélienne et dans la Dispersion, on rencontre toutes les tendances. Le traditionalisme extrême, qui refuse tout compromis – sans renoncer toutefois à l'utilisation des apports de la civilisation industrielle – et qui ne s'est guère départi des pratiques liées aux structures sociales révolues de l'Europe orientale de jadis, côtoie le nationalisme areligieux et même le marxisme intégral, qui assimilent les biens spirituels du judaïsme à un héritage dont la valeur est seulement historique et affective. Mais, par le truchement du sionisme et des circonstances historiques que le judaïsme a traversées depuis la Première Guerre mondiale, des courants hier divergents se sont rapprochés, et des contrastes naguère marqués se sont estompés. Les mouvements défavorables au sionisme, comme le judaïsme réformé ou libéral ou les organisations officielles de la communauté juive de France et du Commonwealth britannique, ont renoncé à leur position. La rencontre et le mélange des tendances diverses sont particulièrement perceptibles dans les groupements de jeunesse. Les croyances du judaïsme conservateur ainsi que ses institutions juridico-rituelles demeurent officiellement identiques à ce qu'elles étaient. En pratique, les observances rituelles (sabbat et lois alimentaires) sont peu rigoureusement suivies, voire partiellement ou entièrement abandonnées par la majorité, soit par désintérêt, soit à cause des servitudes de la vie moderne. C'est ainsi que les impératifs d'une société industrialisée et l'absence presque totale de main-d'œuvre non juive rendent impossible, dans l'État d'Israël, l'application du Talmud. La solution à ces difficultés ne peut guère venir des représentants des tendances ou des instances religieuses, ni des orthodoxes extrémistes – pour qui l'État juif restauré par des moyens naturels n'est qu'une contrefaçon satanique de la rédemption –, ni du rabbinat traditionaliste pourvu de privilèges excessifs. Ces difficultés ne sont d'ailleurs qu'un aspect particulièrement saillant du problème spirituel et social auquel le judaïsme est affronté depuis sa lutte pour l'émancipation. La foi d'Israël conçoit les fins dernières comme devant comporter, paradoxalement, une étape de réalisation terrestre dans la restauration messianique qui ne saurait être intégrale sans être surnaturelle. Quelles que soient les difficultés qu'il rencontre, le juif doit s'adapter au milieu étranger dans lequel il vit ; cependant, la nécessité de collaborer à sa rédemption le maintient « à part ». L'expérience a constamment vérifié un dernier paradoxe. Le groupe juif n'est sauvé de la dissolution consécutive à son admission dans la population non juive que par un phénomène non moins constamment observé : la loi de saturation. Ayant atteint ou dépassé un seuil, d'ailleurs variable, d'importance numérique et surtout de participation à la vie économique et culturelle du pays d'accueil, la minorité juive, fût-elle assimilée ou, même en partie, convertie soit à la religion, soit, comme dans les pays communistes d'hier, à l'idéologie politico-sociale de la majorité non juive, est ressentie comme un corps étranger et rejetée d'une manière ou d'une autre ; elle doit ainsi reprendre conscience, souvent malgré elle, de son destin particulier.

—  Georges VAJDA

Bibliographie

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A. Zaoui, L'Enseignement libéral du judaïsme, Paris, 1962.

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CENTENAIRE DE LA RÉHABILITATION DU CAPITAINE DREYFUS

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CHOURAQUI ANDRÉ (1917-2007)

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Israël, devenant progressivement aussi à travers le monde une sorte d'ambassadeur du judaïsme. En 1952, il est nommé délégué permanent de l'A.I.U. Cette position internationale lui vaut de faire de nombreuses rencontres et de donner de multiples conférences. Le diplomate, qui œuvre par exemple pour la reconnaissance de l'État hébreu par le Vatican […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-chouraqui/#i_3637

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Le livre de la Genèse (xxxii, 23-33) a conservé le récit d'un combat singulier entre le patriarche Jacob et un être mystérieux qui se révéla comme étant Dieu sans toutefois se nommer expressément. Évoquant ce passage, Osée fait intervenir un ange (« il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/combat-avec-l-ange/#i_3637

COMPILATION DE LA MISHNA

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  • Gérard NAHON
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La Mishna, qui signifie en hébreu répétition (de la Loi) désigne d'abord dans le judaïsme la loi orale en corrélation avec le texte biblique (miqra), ensuite le recueil juridique compilé sous la direction du patriarche Juda ha-Nassi (le Prince) dans ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/compilation-de-la-mishna/#i_3637

CONVERSION

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Dans le chapitre « Judaïsme et christianisme »  : […] de la « conscience malheureuse », pour reprendre l'expression de Hegel, c'est-à-dire dans les religions telles que le judaïsme et le christianisme, dans lesquelles il y a rupture entre l'homme et la nature, dans lesquelles l'équilibre des échanges entre l'humain et le divin est rompu. La conversion religieuse revêt dans ces religions un aspect […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conversion/#i_3637

CULLMANN OSCAR (1902-1999)

  • Écrit par 
  • Jacques-Noël PÉRÈS
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Le premier met en lumière l'influence qui a pu être celle d'un judaïsme hétérodoxe à l'origine du christianisme. Les « hellénistes » dont parle le Nouveau Testament ne sont pas pour lui des judéo-chrétiens de langue grecque, mais les tenants d'un judaïsme à tendance ésotérique, d'une « gnose juive » comme il dit, qui ont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oscar-cullmann/#i_3637

DAVID (env. -1000)

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
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DIEU - L'affirmation de Dieu

  • Écrit par 
  • Claude GEFFRÉ
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DIEU FILS DE

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  • André PAUL
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  •  • 6 358 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Résurrection et fin des temps : zoroastrisme, judaïsme, islam »  : […] L'eschatologie du judaïsme a évolué selon une logique en quelque sorte inverse. Longtemps étrangère, ou même hostile, à toute préoccupation de rétribution posthume, attachée au principe de la « justice immanente », cette religion n'a d'abord envisagé la fin des temps que sous l'angle d'une restauration de la grandeur d'Israël, telle qu'elle était […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eschatologie/#i_3637

ESSÉNIENS

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 1 224 mots

La secte juive des esséniens, fondée vers ~ 150 et qui disparaîtra deux siècles plus tard vers 68 après J.-C., a bénéficié d'une connaissance nouvelle avec la découverte, depuis 1947, d'un nombre important de manuscrits recueillis lors des fouilles du Khirbet Qumrān, sur la rive nord-ouest de la mer Morte. Les textes ont ranimé les querelles autour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esseniens/#i_3637

ESSÉNIENS, SECTE JUIVE

  • Écrit par 
  • Francis SCHMIDT
  •  • 177 mots

Inconnus de la Bible et des écrits talmudiques, les esséniens sont décrits par Flavius Josèphe – avec les pharisiens, les sadducéens et les différents mouvements zélotes – comme l'un des quatre groupes composant le judaïsme de la fin de la période du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esseniens-secte-juive/#i_3637

FALACHAS

  • Écrit par 
  • Vittorio MORABITO
  •  • 2 196 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Immigration en Israël »  : […] Gondar et du Lasta, sur la haute montagne au bord du lac Tana. Aujourd'hui, l'appartenance des actuels Falachas à la religion juive ne prête plus à discussion, contrairement au judaïsme de leur ancêtres. Ils sont les seuls juifs parmi les Noirs et les seuls Noirs parmi les juifs. À maintes reprises, ils ont tenté le voyage vers la Terre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/falachas/#i_3637

FINKIELKRAUT ALAIN (1949-    )

  • Écrit par 
  • Yves KIRCHNER
  •  • 942 mots

à Paris, à l'occasion de la parution de son livre Le Juif imaginaire. Se déclarant athée, il définit le judaïsme, non comme un État-nation mais comme une « méta-famille ». « Ce que je rejette, dit-il, ce sont toutes les puissances de l'oubli qui nous amèneraient à penser que le génocide, la mémoire, la tradition n'ont pas d'importance. Être Juif […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alain-finkielkraut/#i_3637

FOI

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 10 468 mots

Dans le chapitre « Origine et sens du mot « foi » »  : […] de vocabulaire est particulièrement importante lorsqu'on traite des rapports entre le judaïsme et le christianisme ou l'islam. Car l'ancienne religion d'Israël ne concevait pas la croyance en Dieu comme une foi, au sens que ce mot a pris chez les chrétiens dans le cadre du judaïsme hellénistique sous l'occupation romaine. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/foi/#i_3637

FROMAN MENACHEM (1945-2013)

  • Écrit par 
  • Melinda C. SHEPHERD
  •  • 282 mots

Le rabbin israélien Menachem Froman était connu pour ses prises de position en faveur de la paix au Proche-Orient […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/menachem-froman/#i_3637

GAMALIEL LES

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 624 mots

Gamaliel Ier, que l'on appelle l'Ancien, vécut dans la première moitié du ier siècle. Selon les Actes (v, 34-39), c'est à l'intervention de ce docteur pharisien que les Apôtres durent leur libération. Il représentait l'héritage de Hillel et donc la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-gamaliel/#i_3637

GNOSTICISME

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT, 
  • Michel TARDIEU
  •  • 10 629 mots

Dans le chapitre « L'antijudaïsme »  : […] Trait dominant de la littérature gnostique, l'antijudaïsme est à la base du système dogmatique et il constitue un facteur non négligeable pour expliquer la formation des collections perdues et retrouvées. Le judaïsme est aux gnostiques ce que Socrate est à Nietzsche. Un texte contenu dans les papyrus du Caire (Témoignage de vérité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gnosticisme/#i_3637

GOLEM

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 633 mots

Être, le plus souvent de forme humaine, le golem est créé par un acte de magie grâce à la connaissance des dénominations sacrées. Dans le judaïsme, l'apparition du terme golem remonte au Livre des Psaumes et à l'interprétation qu'en donne le Talmud ; il s'agit, dans ce contexte, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/golem/#i_3637

HESCHEL ABRAHAM JOSHUA (1907-1972)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 866 mots

Théologien et philosophe américain, Abraham Joshua Heschel, né à Varsovie, est un descendant de grands maîtres hassidiques (par son père, du Maguid de Mezeritch ; par sa mère, de Lévi Yitzhk de Berditchev). Après des études à l'université de Berlin (où il donne comme dissertation inaugurale Das prophetische Bewusstsein, 1935), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abraham-joshua-heschel/#i_3637

HILLEL L'ANCIEN (-70 env.-env. 10)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 363 mots

Le plus grand des sages de la période du second Temple (le titre « l'Ancien », en hébreu zaken, désigne une personne qui occupe une charge importante), Hillel, né en Babylonie, eut pour maîtres, à Jérusalem, Shemayah et Avtalion. Sa période d'activité en tant que nasi (président du Sanhédrin) se situe environ entre ~ 10 et 10. C […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hillel-l-ancien/#i_3637

HOLOCAUSTE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 293 mots

Les deux termes grecs qui ont formé le mot « holocauste » signifient « je brûle tout ». C'est, en effet, un sacrifice où la victime est tout entière brûlée, détruite. Le premier chapitre du Lévitique règle l'ordonnance des holocaustes de gros bétail (veaux), de menu bétail (agneaux, chèvres), d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/holocauste/#i_3637

L'HOMME MOÏSE ET LA RELIGION MONOTHÉISTE, Sigmund Freud - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Brigitte LEMÉRER
  •  • 804 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Élaboration »  : […] constitue, selon Freud, l'une des racines de l'antisémitisme. Freud fait l'hypothèse d'une fondation en trois temps de la religion juive : après la mort d'Akhenaton, Moïse, un Égyptien de haut rang, fuit l'Égypte avec des tribus sémites auxquelles il transmet la religion monothéiste et hautement spiritualisée d'Aton. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-homme-moise-et-la-religion-monotheiste/#i_3637

INTERPRÉTATION

  • Écrit par 
  • Pierre FÉDIDA
  •  • 6 814 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Texte et tradition »  : […] une valeur différente et la notion d'interprétation une autre portée. Ainsi en est-il, par exemple, dans la tradition mystique juive, du rôle de la littérature kabbalistique : dans le Zohar (diffusé en Espagne à partir de 1280), il est dit que « le sens littéral de l'Écriture, c'est l'enveloppe, et malheur à celui qui prend cette enveloppe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interpretation/#i_3637

ISRAËL

  • Écrit par 
  • Marcel BAZIN, 
  • Claude KLEIN, 
  • François LAFON, 
  • Lily PERLEMUTER, 
  • Ariel SCHWEITZER
  • , Universalis
  •  • 26 721 mots
  •  • 40 médias

Dans le chapitre « Une nouvelle génération  »  : […] Viviane Amsalem témoigne d’un autre phénomène marquant de ces dernières années, le retour du thème religieux au cœur du cinéma israélien. Après que le monde juif religieux a été longtemps ignoré ou dépeint de façon exotique et caricaturale, voilà que de jeunes auteurs, issus parfois de milieux religieux, s'interrogent ouvertement sur la place qu' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/israel/#i_3637

ISRAËL RESTE D'

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 568 mots

Le mot hébraïque que l'on traduit par « reste » (shear ou sheêrit) a pris très tôt dans l'histoire biblique un sens théologique précis qui n'a cessé de s'accentuer. On le trouve dans l'expression fréquente « reste d'Israël » (Isaïe, Jérémie, Michée, Sophonie), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reste-d-israel/#i_3637

JÉHOVAH

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 194 mots

Barbarisme pris pour le nom propre de Dieu chez les Juifs. Le tétragramme divin YHWH se lisait très probablement à l'origine YaHWeH, à une époque où les voyelles hébraïques n'étaient pas notées. Cependant, par respect pour leur divinité, les Juifs ne prononçaient jamais ce nom dans la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jehovah/#i_3637

JEPHTÉ, juge d'Israël (-XIIe s.)

  • Écrit par 
  • Marie GUILLET
  •  • 459 mots

Personnage dont l'histoire est rapportée dans la Bible au Livre des Juges (x-xii), Jephté est issu de la tribu de Gad ; chassé de son pays par ses demi-frères parce qu'il est le fils d'une femme étrangère, il se réfugie dans le pays de Tod et devient […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jephte-juge-d-israel/#i_3637

JÉRUSALEM TEMPLE DE

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 441 mots
  •  • 1 média

Le premier temple de Jérusalem a été construit par Salomon sur le mont Moriah, site choisi par David (II Sam., xxiv ; I Chron., xxi), que la tradition identifie avec l'endroit où Abraham allait immoler […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temple-de-jerusalem/#i_3637

JÉSUS ou JÉSUS-CHRIST

  • Écrit par 
  • Joseph DORÉ, 
  • Pierre GEOLTRAIN, 
  • Jean-Claude MARCADÉ
  •  • 21 232 mots
  •  • 22 médias

Dans le chapitre « Le milieu »  : […] : les impôts, les réquisitions et les corvées pèsent lourdement sur la population. Les trois grands partis juifs du temps n'ont pas tous la même attitude envers les Romains. Du point de vue religieux, ils ont tous en vue l'observance des commandements mosaïques, si bien que le judaïsme se présente plus comme une orthopraxie que comme une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jesus-jesus-christ/#i_3637

JOURNET CHARLES (1891-1975)

  • Écrit par 
  • Bernard DUPUY
  •  • 884 mots

Malgré quelques pages bien inspirées et en dépit d'intentions toujours élevées, un autre ouvrage, Destinées d'Israël (1945) est d'une veine moins heureuse. L'auteur y reprend à son compte les imaginations fulgurantes du Salut par les Juifs de Léon Bloy. Il tente de dépouiller ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-journet/#i_3637

JUDÉO-CHRISTIANISME

  • Écrit par 
  • Jean DANIÉLOU
  •  • 1 382 mots

Dans le chapitre « La théologie judéo-chrétienne »  : […] C'est dans le cadre apocalyptique, qui lui est commun avec le judaïsme du temps, que s'inscrit la théologie judéo-chrétienne. Le mystère de la Trinité est exprimé dans des catégories empruntées à l'angélologie ; l'Incarnation est présentée comme la descente cachée du Bien-Aimé à travers les sept cieux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/judeo-christianisme/#i_3637

KROCHMAL NA'HMAN (1785-1840)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 292 mots

Érudit et philosophe juif, Nachman Krochmal est né le 17 février 1785 à Brody et mort le 31 juillet 1840 à Tarnopol, ville de la province de Galicie, au sein de l'empire d'Autriche-Hongrie (auj. en Ukraine […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/na-hman-krochmal/#i_3637

LEIBOWITZ YESHAYAHOU (1903-1994)

  • Écrit par 
  • Yoram NAVON
  •  • 612 mots

Né à Riga en Lettonie, Yeshayahou Leibowitz fut professeur de biochimie et de neurophysiologie à l'université hébraïque de Jérusalem. Considéré comme l'un des plus grands spécialistes de Maimonide, intellectuel engagé par excellence, rigoureux dans l'observance des commandements religieux juifs, gauchiste extrême sur le plan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yeshayahou-leibowitz/#i_3637

LIVRE RELIGIONS DU

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 554 mots

Trois religions, le judaïsme, le christianisme et l'islam, se sont structurées et, par-delà toutes les scissions (karaïsme, protestantisme, shī‘isme, etc.) que chacune a pu connaître, se sont confirmées dans leur unité au cours des longs siècles de leur histoire par le double effet, inspirateur et régulateur, d'un livre. Cet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/religions-du-livre/#i_3637

MELCHISÉDECH

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 834 mots
  •  • 1 média

L'une des figures bibliques les plus difficiles à cerner. Le mystère qui entoure Melchisédech explique le lot de spéculations qui jaillirent à son sujet durant de longs siècles, dans l'ancienne religion d'Israël d'abord, dans le judaïsme et le christianisme ensuite — phénomène qui se manifesta tant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/melchisedech/#i_3637

MESSIANISME

  • Écrit par 
  • Henri DESROCHE, 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 7 914 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Messianismes et religions »  : […] Pour la période judaïque préchrétienne, le fait messianique a été étudié par Marie-Joseph Lagrange dans un ouvrage qui demeure classique : Le Messianisme chez les juifs. Cependant, la découverte des manuscrits du désert de Juda a ravivé l'attention tant sur l'éventualité d'un messianisme pacifiste et ésotérique que sur l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/messianisme/#i_3637

MICHEL saint, archange

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 313 mots

Dans la tradition chrétienne et juive, Michel (en hébreu, mi-ka-El, « qui est comme Dieu ? ») est le plus grand des anges, lesquels sont classés selon une hiérarchie ordonnée. Le Livre de Daniel est le seul livre de l'Ancien Testament qui le connaisse (x, 13, 21 ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel/#i_3637

MOÏSE MENDELSSOHN, FONDATEUR DE L'HASKALA

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 224 mots
  •  • 1 média

Né à Dessau, initié à l'œuvre de Maïmonide par le rabbin David Fränkel, étudiant besogneux à Berlin en langues et en philosophie, Moïse Mendelsshon accède aux milieux éclairés de la capitale prussienne grâce à l'appui de Lessing. En vue d'introduire la culture […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moise-mendelssohn-fondateur-de-l-haskala/#i_3637

MONOTHÉISME

  • Écrit par 
  • Claude GEFFRÉ
  •  • 3 604 mots

Dans le chapitre « La religion d'Israël »  : […] Les thèses de l'école libérale sur le monothéisme biblique (notamment J. Wellhausen) sont aujourd'hui dépassées. On ne cherche plus à montrer comment Israël serait passé progressivement, par une évolution naturelle, de l'animisme et du fétichisme au polythéisme pour parvenir lentement à travers la monolâtrie au monothéisme proprement dit. Il est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monotheisme/#i_3637

MYTHE - L'interprétation philosophique

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 832 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Mythe et histoire du salut »  : […] L'histoire du salut, typique de la littérature hébraïque, principalement dans l'Hexateuque, repose sur une organisation narrative parente du mythe, mais de structure et d'intention différentes. Alors que le mythe rapporte le temps historique à un temps fondamental, l'histoire du salut relie la confession de foi à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-l-interpretation-philosophique/#i_3637

NEHER ANDRÉ (1914-1988)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 905 mots

Écrivain et théologien français, né à Obernai (Bas-Rhin). André Neher a été titulaire de la chaire d'études hébraïques à l'université de Strasbourg (1955-1974) et a enseigné aussi à l'université de Tel-Aviv. En 1973, il s'établit définitivement à Jérusalem. Penseur éminent, mais aussi homme engagé, il a été, à partir de 1965, président de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-neher/#i_3637

NOM

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 7 082 mots

Dans le chapitre « L'invocation du Nom divin »  : […] Il est dit dans la prière juive quotidienne : « Tu es Saint et Ton Nom est Saint... » et dans la liturgie du jour de l'An : « Ton Nom est accordé à Toi, et Toi à Ton Nom, que notre nom soit associé au Tien à jamais. » Le troisième commandement (Exode, xx […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nom/#i_3637

PAUL saint (entre 5 et 15-67)

  • Écrit par 
  • Pierre BONNARD
  •  • 6 991 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le milieu religieux »  : […] Paul (Saul pour ses coreligionnaires juifs) est né à Tarse, capitale de la province romaine de Cilicie, vers le début de l'ère chrétienne, dans une famille juive de stricte observance pharisienne (Actes, xxi, 39 ; xxii, 3 ; Phil., iii, 4-6). Dès sa naissance étaient ainsi fixées deux composantes majeures de sa destinée : l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-saint-entre-5-et-15-67/#i_3637

PÈLERINAGES & LIEUX SACRÉS

  • Écrit par 
  • Alphonse DUPRONT
  •  • 22 748 mots
  •  • 8 médias

et spectacle. Aux rives orientales de l'Égée, l'Artémis d'Éphèse concentrait des masses dévotes et chargées de dons. Par strates historiques successives, les lieux sacrés d'Israël regroupent les tombeaux des patriarches – dont l'un des plus insignes, cette grotte de Makpala à Hébron, où reposeraient selon la tradition biblique Abraham et sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pelerinages-et-lieux-sacres/#i_3637

PRESBYTRE

  • Écrit par 
  • Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
  •  • 652 mots

Le mot grec presbutéros (l'« ancien » ou l'« aîné ») n'est souvent qu'un qualificatif, mais il revêt aussi un sens plus technique et devient un substantif. Du grec classique il passe dans la littérature judéo-chrétienne, où le presbytre joue un grand rôle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/presbytre/#i_3637

PRIÈRE ET CONTEMPLATION

  • Écrit par 
  • Albert-Marie BESNARD
  •  • 4 082 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le rôle de la croyance »  : […] Les religions révélées, judaïsme et christianisme, professent le caractère éminemment personnel de Dieu, qui est justement conçu comme « Dieu vivant », comme celui qui le premier interpelle l'homme par une parole intelligible. Il s'ensuit que la prière y est essentiellement une réponse à l'avance divine, la poursuite d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/priere-et-contemplation/#i_3637

PSAUMES

  • Écrit par 
  • Henri CAZELLES
  •  • 1 887 mots

comme des pièces chantées ou « psalmodiées » dans les églises et les monastères. On sait aussi qu'ils tiennent une place importante dans la liturgie de la synagogue juive. Ces morceaux rythmés de lyrique religieuse sont pris dans un recueil dit Livre des Psaumes qui se trouve en tête de la troisième partie de la Bible hébraïque, après la Loi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psaumes/#i_3637

QUMRĀN

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 3 548 mots

Leur lecture globale et transversale est en passe de révolutionner la connaissance et la compréhension de la société judaïque à la veille de ses irréversibles ruptures (fin du judaïsme du Temple et naissance du christianisme) et de ses grandes mutations (recomposition du judaïsme synagogal fondé de la seule Torah et de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/qumran/#i_3637

RAV ABBA ARIKHA dit (fin IIe-IIIe s.)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 212 mots

L'un des principaux amoraim de Babylone et fondateur de l'académie de Sura, Rav, né à Kafri, au sud de la Babylonie, appartenait à l'une des grandes familles d'Israël. Ayant émigré en Palestine, il étudia sous la direction de son oncle Ḥiyya, qui l'introduisit auprès de Judah ha-Nassi. Il connut les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rav-abba-arikha-dit/#i_3637

RELIGION - Religion et État

  • Écrit par 
  • Louis de NAUROIS
  •  • 8 430 mots

Dans le chapitre « La « déconfessionnalisation de l'État » »  : […] L'État d'Israël n'a pas encore de constitution ; dans la proclamation d'indépendance de 1948 est affirmée la confiance des fondateurs de l'État dans le « Rocher d'Israël », formule empruntée à la Bible, volontairement ambivalente. On peut dire, semble-t-il, sans figer ce qui reste flou, qu'en Israël le judaïsme est bien doté […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/religion-religion-et-etat/#i_3637

RELIGION - Sociologie religieuse

  • Écrit par 
  • Olivier BOBINEAU
  •  • 6 054 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Analyse wébérienne »  : […] une échelle de valeurs : la norme éthique façonne désormais le monde et non plus la magie. Une première étape essentielle dans l'histoire mondiale est réalisée avec le judaïsme, qui diffuse « une éthique religieuse de l'action dans le monde ». Le judaïsme, concevant une « alliance » (ou berith) avec le divin comme un ensemble de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/religion-sociologie-religieuse/#i_3637

RÊVE

  • Écrit par 
  • Jean-François LYOTARD
  •  • 4 217 mots

Dans le chapitre « La finalité du rêve »  : […] on pourrait se hasarder à trouver le modèle dans la figure de la foi hébraïque. Le psychanalyste n'interprète pas lui-même, il laisse le rêveur, son patient, apporter et retravailler son matériel en vue de le comprendre. L'analyste ne sait pas plus que le rêveur ce que le rêve « veut dire », il est dessaisi de son sens aussi bien que le patient […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reve/#i_3637

RÉVÉLATION

  • Écrit par 
  • Bernard DUPUY
  •  • 3 762 mots

Dans le chapitre « La révélation dans la Bible »  : […] Il s'agit cependant d'une rencontre qu'on peut dire personnelle : le Dieu unique s'est manifesté aux patriarches ; il a « parlé avec eux », et de là vient le seul nom dont on puisse le désigner : le « Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob », la pluralité des références étant ici la garantie de son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revelation/#i_3637

ROSENZWEIG FRANZ (1886-1929)

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 387 mots

Théologien juif allemand élevé dans une famille fortement assimilée, Franz Rosenzweig, après une « tentation chrétienne », entreprit d'affranchir la pensée juive de la philosophie et, avec Martin Buber et Leo Baeck, ouvrit des voies neuves à la pensée juive contemporaine. Entre 1905 et 1913, à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-rosenzweig/#i_3637

SAADIA BEN JOSEPH ou SA‘ADYĀH IBN YŪSUF AL-FAYYŪMĪ (882 ou 892-942)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 641 mots

Le plus éminent penseur et la plus haute autorité scientifique de la période gaonique. Né en Égypte, dans les environs de Fayyoum (Abu Suweir), Saadia se distingue, dès sa jeunesse, par sa rectitude et la rigueur logique de ses ouvrages. Il quitte l'Égypte en 921 et, passant par Alep et la Terre sainte, s'installe à Bagdad. En 922, il est nommé à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/saadia-ben-joseph-sa-adyah-ibn-yusuf-al-fayyumi/#i_3637

SABBATAI TSEVI (1626-1676)

  • Écrit par 
  • Bernard DUPUY
  •  • 4 406 mots

du nom de Sabbatai Tsevi est le plus important qu'ait connu le judaïsme depuis la destruction du Temple de Jérusalem et la révolte de Bar Kokhba. C'est d'ailleurs pratiquement le seul qui ait eu cette ampleur universelle. Un événement si grave a eu forcément un retentissement profond sur l'idée que le judaïsme se fait de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sabbatai-tsevi/#i_3637

SACERDOCE

  • Écrit par 
  • Mariasusai DHAVAMONY, 
  • Universalis
  •  • 5 873 mots

Dans le chapitre « Le judaïsme »  : […] Le sacerdoce, dans le judaïsme ancien, était un apanage de la tribu de Lévi et de la descendance d'Aaron. À la tête des différentes classes de prêtres se trouvait le grand prêtre, Aaron et son fils étant regardés comme les premiers détenteurs de cette fonction suprême. À l'origine, les prêtres étaient les gardiens d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sacerdoce/#i_3637

SACRÉ

  • Écrit par 
  • Dominique CASAJUS, 
  • André DUMAS, 
  • Universalis
  •  • 10 205 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Sacralisation et sanctification »  : […] ii, 17). » Le lieu où se trouve Jahvé, le Dieu d'Israël, est un lieu saint, apparemment rempli d'un dangereux mana. Il est interdit à l'homme d'en approcher et d'y pénétrer, qu'il s'agisse de la montagne du Sinaï, où Moïse reçoit les tables de la Loi, ou du lieu très saint au fond du temple, où ces […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sacre/#i_3637

SAGESSE LIVRES DE

  • Écrit par 
  • Jean HADOT
  •  • 4 600 mots

Dans le chapitre « Sagesse ancienne et sagesse classique en Israël »  : […] La tradition d'Israël fait remonter à Salomon les origines de la littérature de sagesse. Si l'on admet, avec certains, que les auteurs de sagesse étaient les « gens du roi », capables de rédiger les rapports et d'administrer sagement au nom de celui-ci, il n'est pas impossible que Salomon ait fait appel à des fonctionnaires […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livres-de-sagesse/#i_3637

SAINTETÉ

  • Écrit par 
  • André BAREAU, 
  • Yves CONGAR, 
  • Louis GARDET, 
  • Françoise MALLISON
  • , Universalis
  •  • 7 175 mots

Dans le chapitre « Les Écritures juives »  : […] Les aspects dégagés par l'histoire des religions touchant le sacré (mana, tabou, numinosum selon R. Otto) se rencontrent dans la Bible : crainte du redoutable, interdiction d'approcher, vertu contagieuse des objets du culte, interdits et règles de pureté. Ce ne sont pas là les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/saintete/#i_3637

SALUT

  • Écrit par 
  • André DUMAS, 
  • Jean PÉPIN
  •  • 4 788 mots

Dans le chapitre « Le judaïsme ancien »  : […] À de rares exceptions près, « sauveur » est, dans l'Ancien Testament, un titre réservé à Yahvé ; mais le salut que promet ou procure le Dieu sauveur se situe à plusieurs niveaux différents, entre lesquels on discerne une progression du moins spirituel au plus spirituel. Il s'agit d'abord de la préservation ou de la libération de maux ou de dangers […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salut/#i_3637

SATAN

  • Écrit par 
  • Hervé ROUSSEAU
  •  • 2 882 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Satan dans les Écritures »  : […] le mal ; il permet à l'ange mauvais de le faire, à titre d'épreuve ; enfin il tolère que Satan, devenu autonome, tente l'homme. Mais, dans la conception juive, les mauvais anges, et Satan en particulier, sont des créatures ; par là, cette conception se distingue essentiellement du dualisme, lequel pose deux principes originaires du bien et du mal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/satan/#i_3637

SCHISME KARAÏTE

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 200 mots

Vers 762, à Bagdad, le sage juif Anan ben David fonde un courant opposé à l'autorité de la loi orale consignée dans le Talmud, les Benè-Miqra, « fils de l'Écriture » ou karaïtes, ne reconnaissent d'autorité qu'à la loi écrite, la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/schisme-karaite/#i_3637

SCHOLEM GERSHOM (1897-1982)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 645 mots

Philologue, historien et théologien israélien, né à Berlin, Gershom Scholem étudia à Berlin, à Iéna, à Berne et à Munich. Il enseigne à l'université de Jérusalem et, depuis 1968, est président de l'Académie israélienne des sciences et des humanités. Son adhésion au mouvement sioniste alors qu'il était encore étudiant l'amena à s'intéresser aux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gershom-scholem/#i_3637

SHOAH LITTÉRATURE DE LA

  • Écrit par 
  • Rachel ERTEL
  •  • 12 492 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « L'écriture juive du désastre »  : […] les langues juives – hébreu ou yiddish –, les matrices des textes sacrés servirent de véritable code pour écrire les catastrophes qui jalonnent l'Histoire, se chargeant au passage, que ce soit dans l'époque médiévale ou moderne, de significations nouvelles, proposant des raccourcis où passé et présent se télescopent : Élection et Alliance, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-de-la-shoah/#i_3637

SHULHAN ARUKH

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 198 mots

Héritier par excellence de l'Espagne médiévale, Joseph Caro fut à la fois un juriste et un mystique. Il consacra trente années à la composition de Beit Yosef (La Maison de Joseph), un commentaire encyclopédique de la halakha, ou loi rabbinique, couvrant l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shulhan-arukh/#i_3637

SIONISME

  • Écrit par 
  • Alain DIECKHOFF
  •  • 9 989 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La lente reconnaissance du sionisme dans le monde juif »  : […] Juive réformée : bien implanté en Allemagne et aux États-Unis, le judaïsme modernisé part également d'une conception libérale de la société et voit le juif comme un simple croyant que rien ne distingue de ses concitoyens si ce n'est son appartenance à une confession différente. Le sionisme lui apparaît comme une « retribalisation » du judaïsme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sionisme/#i_3637

SORTIE D'ÉGYPTE

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 227 mots
  •  • 1 média

Acte fondateur du judaïsme et de l'économie chrétienne de la rédemption, symbole de délivrance pour l'Occident, l'épisode de la sortie d'Égypte constitue le point de départ de l'histoire du peuple d'Israël. Installés selon la Bible sur les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sortie-d-egypte/#i_3637

SPINOZA BARUCH (1632-1677)

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 12 184 mots
  •  • 1 média

pose l'aliénation individuelle (passionnelle), politique et religieuse qui est le lot des chrétiens et des juifs dans l'Europe du xviie siècle, et notamment dans la Hollande orangiste qui vient de se libérer de la colonisation espagnole (1648), mais n'en est pas moins tombée (après la tentative démocratique des frères […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baruch-spinoza/#i_3637

SYNAGOGUE

  • Écrit par 
  • Dominique JARRASSÉ, 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 8 521 mots

Le mot synagogue, qui est l'appellation courante du lieu du culte juif, est un terme grec dont l'origine historique n'est pas déterminée. Il est attesté dans la traduction grecque de la Bible (LXX) et dans les écrits de Flavius Josèphe, où il désigne d'abord « l'assemblée des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/synagogue/#i_3637

TALMUD DE BABYLONE

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 186 mots

Les écoles des amoraim ou enseignants de Terre sainte et de Mésopotamie, où vit une forte population juive, commentent et complètent la Mishna, sécrétant une jurisprudence, la Gemara ou étude. Elles produisent vers 350 dans un climat politique difficile un vaste recueil, le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/talmud-de-babylone/#i_3637

TÉMOINS DU FUTUR. PHILOSOPHIE ET MESSIANISME (P. Bouretz)

  • Écrit par 
  • Sylvie COURTINE-DENAMY
  •  • 1 010 mots

la tradition juive, quitte à aboutir au sionisme religieux. En effet, la particularité du peuple juif tenant à son génie religieux, la restauration de l'État d'Israël n'était jamais que l'occasion d'accomplir « la loi sociale du judaïsme », de faire preuve, comme le souligne Emmanuel Lévinas, d'« invention politique », sans céder à l'impérialisme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temoins-du-futur-philosophie-et-messianisme/#i_3637

THÉRAPEUTES, histoire religieuse

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 253 mots

Sorte d'ordre monastique du judaïsme alexandrin. Philon, dans son De vita contemplativa, dont l'authenticité est d'ailleurs discutée, décrit le mode de vie, aux environs du lac Maréotis, dans la lagune d'Alexandrie, de ces « thérapeutes » qui étaient des ascètes : anachorètes des deux sexes, vivant dans de petites habitations […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/therapeutes-histoire-religieuse/#i_3637

TOUATI CHARLES (1925-2003)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 133 mots

Rabbin français, historien du judaïsme. Ancien enseignant au Séminaire israélite de France, chercheur au C.N.R.S., chargé de cours à l'université de Paris-IV, il occupe la chaire de judaïsme talmudique et rabbinique à l'École pratique des hautes études de 1972 à 1994. Spécialiste mondial de l'œuvre de Gersonide (1288-1344), il lui consacre de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-touati/#i_3637

VAJDA GEORGES (1908-1981)

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON, 
  • Charles TOUATI
  •  • 1 299 mots

Orientaliste d'une remarquable érudition, historien de la théologie et de la philosophie juives médiévales, Georges Vajda a formé deux générations de professeurs, de chercheurs et de rabbins français et étrangers, en ciselant une œuvre dont la forme et l'esprit ont porté à sa maturité la science du judaïsme en France […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-vajda/#i_3637

VIENNE AU CRÉPUSCULE, Arthur Schnitzler - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER
  •  • 909 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une fresque culturelle et sociale de la Belle Époque viennoise »  : […] Dans la bonne société du xxe siècle commençant, nous suggère Schnitzler, on ne pouvait plus être juif sans subir une « crise d'identité » plus ou moins grave, tant l'antisémitisme s'était répandu et tant les stratégies de « réinvention » de la judéité qui s'affrontaient étaient […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vienne-au-crepuscule/#i_3637

VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 8 199 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Benjamin et la tradition messianique »  : […] Une tout autre tradition philosophique, héritière de la pensée messianique juive, conçoit la violence d'un point de vue religieux – il est vrai considérablement sécularisé – comme l'analogue humain de la colère par laquelle le Dieu biblique affirme son absolue puissance face à ceux qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/violence/#i_3637

ZUNZ LEOPOLD (1794-1886)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 478 mots

Berlin, mais reçoit son titre de docteur de l'université de Halle (1821). Les contingences matérielles laisseront par la suite peu de répit à ce pionnier de la science du judaïsme. Il sera tour à tour prédicateur dans une congrégation, rédacteur en chef d'un journal (1824-1831), enseignant et directeur du séminaire rabbinique de Berlin (1840-1850 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leopold-zunz/#i_3637

Voir aussi

Pour citer l’article

Georges VAJDA, « JUDAÏSME - La religion juive », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/judaisme-la-religion-juive/