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Italie : drapeau

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Le patriote italien Giuseppe Mazzini, vers 1870

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-600 à -200. Philosophes et conquérants

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500 à 600. Reconquêtes

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L'âge des communes

Les origines des communes

Aux xie et xiie siècles, le mouvement communal transforme la carte politique de l'Italie en faisant des villes des organismes politiques autonomes. Il est lié à un phénomène économique et à l'évolution du monde féodal. D'une part, le renouveau du grand commerce qui met l'Italie dès avant l'an mille en relation avec les mondes musulman et byzantin favorise la croissance rapide des villes, suscite l'esprit d'initiative, le désir d'autonomie des populations urbaines voulant allier richesse et participation au pouvoir. D'autre part, l'évêque qui, grâce à des immunités ou à des droits comtaux, est à la tête de chaque cité, voit se dresser contre lui les propriétaires fonciers, devenus ses vassaux, et les officiers qu'il a nommés pour exercer en son nom ses prérogatives. Ces notables prennent prétexte de la réforme grégorienne pour refuser l'obéissance à l'évêque, qui est davantage un agent, parfois simoniaque, des souverains germaniques qu'un pasteur soucieux du bien de son troupeau. Ainsi la renaissance économique du xie siècle et l'évolution de la société ecclésiastique dans le monde féodal sont à l'origine de la commune, association jurée de citoyens unis pour défendre les libertés de leur ville. La création d'un corps permanent – les consuls –, chargé du pouvoir exécutif, est le signe de la naissance d'une commune.

L'évolution ne fut pas uniforme dans toute la péninsule. Dans le Sud, l'implantation de la monarchie normande mit fin aux velléités d'indépendance des villes ; celles-ci ne purent se donner des chefs, et furent administrées par des bailes ou gastalds nommés par le roi. Au contraire, dans le Nord, où Venise a acquis dès le ixe siècle une autonomie de fait, l'absence prolongée des souverains germaniques favorisa le mouvement communal. Dès 1085 – c'est le premier exemple connu –, Pise a ses propres consuls et, dans les années suivantes, les autres villes importantes du royaume d'Italie l'imite [...]


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Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'université de Genève
  • : professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Grenoble
  • : maître assistant à l'université de Paris-I
  • : maître assistant à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris
  • : professeur émérite d'histoire à l'université de Provence

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Pour citer l’article

Paul GUICHONNET, Paul PETIT, Jean-Marie MARTIN, Michel BALARD, Jean-Louis MIÈGE, « ITALIE - Histoire », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-histoire/