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Italie : drapeau

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Le patriote italien Giuseppe Mazzini, vers 1870

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-600 à -200. Philosophes et conquérants

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500 à 600. Reconquêtes

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L'âge des condottieri et des princes

Faillite de l'Empire et de la papauté

Après la disparition des Hohenstaufen, l'empereur germanique se désintéresse de l'Italie, et le gibelinisme décline. Il ne reprend vie que lors des rares campagnes impériales en Italie : Henri VII, en qui Dante voyait l'instrument de la paix et de la justice, échoue, et meurt en Toscane en 1313 ; Louis de Bavière et Jean de Bohême ne sont pas plus heureux. Après 1350, l'Empire n'est plus qu'une royauté allemande. La papauté ne profite guère de cet effacement. La curie est déchirée par les dissensions entre cardinaux français et italiens. Boniface VIII, tout en poussant à l'extrême la doctrine théocratique, ne parvient pas à se faire obéir à Rome, et est humilié par les envoyés de Philippe le Bel à Anagni (1303). Clément V, pape français, transfère à Avignon le siège de la papauté, et l'Italie est désormais « un navire sans nocher » (Dante).

Royaumes, républiques et seigneuries

Restent face à face des royaumes en déclin, des seigneuries triomphantes et quelques communes essayant de préserver leur liberté. Robert d'Anjou, roi de Naples, ne peut reconquérir la Sicile ; nommé par le pape Jean XXII vicaire impérial en Italie, il est le chef des guelfes, protecteur de Florence, mais se heurte à une coalition des seigneurs de Lombardie. Dans son propre royaume, son autorité s'affaiblit devant l'indépendance des barons et les appétits des commerçants florentins et vénitiens. Après la mort de Robert (1343), les égarements de la reine Jeanne Ire et les conflits entre branches angevines rivales provoquent une grave crise sociale et politique. En Sicile, malgré la valeur de quelques princes aragonais, le processus de désintégration féodale l'emporte sur les efforts de restauration de l'autorité monarchique.

Dans l'Italie du Nord et du Centre se développent des seigneuries puissantes qui cherchent à s'étendre grâce à l'action de bandes de mercenaires, menées par des condottieri. [...]

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'université de Genève
  • : professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Grenoble
  • : maître assistant à l'université de Paris-I
  • : maître assistant à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris
  • : professeur émérite d'histoire à l'université de Provence

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Pour citer l’article

Paul GUICHONNET, Paul PETIT, Jean-Marie MARTIN, Michel BALARD, Jean-Louis MIÈGE, « ITALIE - Histoire », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-histoire/