CONSULAT

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Les quatre années du Consulat ont modelé pour cent cinquante ans le visage de la France. Non seulement elles ont mis fin aux troubles de la Révolution, dont elles ont consolidé les conquêtes (biens nationaux, principe de l'égalité), mais elles ont vu naître la plupart des institutions administratives et économiques de la France contemporaine. Du Conseil d'État à la préfecture de police, de la Banque de France aux Conseils généraux, la plupart des institutions que nous connaissons aujourd'hui sont nées entre 1800 et 1804 ; l'Université et la Cour des comptes ne leur sont guère postérieures que de quelques années.

Œuvre remarquable que celle du Consulat, dont le mérite ne revient pas seulement au Premier consul, mais aux exécutants, Cambacérès, Lebrun, Gaudin, Mollien ou Chaptal.

La pacification intérieure

Il importait avant tout de mettre fin aux désordres nés de la Révolution. L'apaisement politique était urgent. Le premier geste spectaculaire fut de déclarer close la liste des émigrés à la date d'installation du nouveau régime. Puis le rythme des radiations de la fameuse liste alla en s'accélérant jusqu'aux mesures d'amnistie qui favorisèrent le retour des intéressés. En contrepartie la garantie des biens nationaux, clé de voûte de la nouvelle société française, fut proclamée. Les proscrits de tous bords étaient invités à rentrer (Carnot, Barère, Barthélemy ; seul Billaud-Varenne refusa).

Le problème le plus douloureux restait celui de la Vendée. Elle s'épuisait. Bonaparte la pacifia avec l'aide d'un curé d'Angers, l'abbé Bernier, en mêlant négociations et manière forte.

Il fallait aller plus loin : si Napoléon semble bien n'avoir eu que d'assez vagues idées religieuses, il était néanmoins doublement convaincu de la nécessité d'un accord avec la religion catholique ; d'une part il ne voulait pas heurter les sentiments de la majorité des Français, d'autre part le catholicisme ne prêchait-il pas la soumission aux lois de l'État ? Le [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages


Écrit par :

  • : membre de l'Institut, professeur honoraire à la faculté des lettres et sciences

Classification


Autres références

«  CONSULAT  » est également traité dans :

CONSULAT ET EMPIRE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Sylvain VENAYRE
  •  • 186 mots

9-10 novembre 1799 Coup d'État de Bonaparte (18-Brumaire an VIII), qui est nommé consul provisoire.17 janvier 1800 Suppression de soixante des soixante-treize journaux politiques parisiens.15 juillet 1801 Signature du Concordat avec le pape Pie VII.20 mai 1802 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/consulat-et-empire-reperes-chronologiques/#i_22884

BERNADOTTE JEAN-BAPTISTE (1763-1844), roi de Suède et de Norvège sous le nom de CHARLES XIV (1818-1844)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 545 mots
  •  • 1 média

Fils d'un magistrat de Pau, engagé à dix-sept ans, sergent-major en 1788 et connu alors sous le sobriquet de « Belle Jambe », Bernadotte prend ses grades dans les armées de la Révolution, devient le lieutenant de Jourdan à l'armée de Sambre-et-Meuse puis de Bonaparte à l'armée d'Italie. Ambassadeur à Vienne pendant deux mois en 1798, il y rencontre Beethoven et lui conseille de consacrer une symph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernadotte-charles-xiv/#i_22884

BONAPARTE LUCIEN (1775-1845)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 333 mots

Quand il s'enflamme pour les idées révolutionnaires et signe Brutus Buonaparte ses missives, Lucien n'est encore qu'un adolescent ; au début de 1793, il inspire à la Société populaire de Toulon une lettre à la Convention qui entraînera le décret contre Paoli, décret à la suite duquel Paoli fera appel à l'Angleterre. En 1799, président du Conseil des Cinq-Cents, Lucien, par sa présence d'esprit, pe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lucien-bonaparte/#i_22884

CADOUDAL GEORGES (1771-1804)

  • Écrit par 
  • Jean-Clément MARTIN
  •  • 1 132 mots

Georges Cadoudal est une figure de la chouannerie, à laquelle il a donné une image d'intransigeance et de forte conviction religieuse, finalement consacrée par l'exécution, en place publique, pour complot contre le Premier consul. L'itinéraire politique de ce chouan emblématique s'est bâti contre la Révolution, dans l'Ouest, où les conflits autour de la religion ont été particulièrement vifs. Né à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-cadoudal/#i_22884

CAMBACÉRÈS JEAN-JACQUES RÉGIS DE (1753-1824) deuxième consul (1799-1804) archichancelier d'Empire (1804)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 624 mots

Né à Montpellier d'une famille de noblesse de robe, conseiller à la cour des aides de Montpellier en 1774, président du tribunal criminel de l'Hérault en 1790, Cambacérès arrive à Paris, député de son département à la Convention, comme juriste compétent, bon vivant notoire et révolutionnaire prudent ; tel il restera durant toute sa vie. Il siège au Marais, vote la mort de Louis XVI en termes volon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-jacques-regis-de-cambaceres/#i_22884

CARNOT LAZARE NICOLAS MARGUERITE (1753-1823)

  • Écrit par 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 1 449 mots
  •  • 1 média

Dans les manuels d'histoire, la grande figure de l'« Organisateur de la victoire » plane, seule respectable, bien au-dessus des figures sanguinaires de la Révolution. Fils d'un avocat et notaire bourguignon, Lazare Carnot fait de bonnes études secondaires à Autun, entre à dix-huit ans à l'École du génie de Mézières, arrive en garnison en 1783 comme capitaine à Arras, y fréquente Robespierre. Chaud […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lazare-nicolas-marguerite-carnot/#i_22884

CHAPTAL JEAN ANTOINE (1756-1832)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 903 mots

« La Révolution qui s'effectue est une belle chose ; mais je voudrais qu'elle fût arrivée il y a vingt ans. Il est fâcheux de se trouver dessous, quand on démolit une maison, et voilà notre position », écrivait Chaptal en octobre 1789. De la maison démolie, il saura pourtant tirer les matériaux d'un bel édifice personnel : exemple typique de ces bourgeois, plus nombreux qu'on ne le croit, qui ne s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-antoine-chaptal/#i_22884

CHOUANNERIE

  • Écrit par 
  • Jean-Clément MARTIN
  •  • 1 676 mots

Dans le chapitre « Les échecs de la chouannerie organisée »  : […] La deuxième phase commence dès juin 1795, avec le débarquement de troupes d'émigrés et d'Anglais à Quiberon, sous le commandement de Puisaye et d'Hervilly, entraînant une reprise des combats. L'échec de l'opération, dû aux multiples incompréhensions dans le camp contre-révolutionnaire, ne signe pas la fin de la chouannerie. Hoche, vainqueur à Quiberon, réussit certes à obtenir une deuxième paix, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chouannerie/#i_22884

COALITION GUERRES DE (1792-1815)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 1 058 mots
  •  • 1 média

Pendant dix années consécutives, de 1792 à 1802, puis pendant douze autres années consécutives, de 1803 à 1815, la France s'est trouvée en guerre avec les principales puissances de l'Europe. La guerre déclarée par Louis XVI et l'Assemblée législative au « roi de Hongrie et de Bohême » trouve son origine dans les rassemblements d'émigrés en territoire allemand et les réclamations des princes posses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerres-de-coalition/#i_22884

CONCORDAT DE 1801

  • Écrit par 
  • Jean LEFLON
  •  • 4 340 mots

Dans le chapitre « La pacification religieuse »  : […] « Lorsque je saisis le timon des affaires, affirme Napoléon dans ses Mémoires de Sainte-Hélène , j'avais déjà des idées arrêtées sur les éléments qui cohésionnent la société. J'avais pesé toute l'importance de la religion. J'étais persuadé et j'avais résolu de la rétablir. » Mais force lui fut de surseoir, car son pouvoir mal affermi devait ménager l'anticléricalisme persista […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concordat-de-1801/#i_22884

CONSTITUTIONS FRANÇAISES - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Christian HERMANSEN
  •  • 1 668 mots

Constitution de 1791 Adoptée le 3 septembre par l'Assemblée nationale constituante, deux années après la Déclaration de 1789 qui forme son Préambule, suspendue d'application le 10 août 1792, la première Constitution française ne dura pas un an. Essai de monarchie parlementaire, elle exacerbait en fait l'opposition entre exécutif et législatif : initiative des lois réserv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/constitutions-francaises-reperes-chronologiques/#i_22884

DIX-HUIT BRUMAIRE AN VIII (9 nov. 1799)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 644 mots

La Révolution française s'est achevée sur un coup d'État militaire, les 18 et 19 brumaire an VIII (9 et 10 nov. 1799). La Constitution de 1795, qui fondait le Directoire, ayant fait faillite, il importait de la modifier. Regroupé autour de Sieyès, un parti révisionniste souhaite un renforcement du pouvoir exécutif et l'établissement d'un système où « la confiance viendrait d'en bas et l'autorité d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dix-huit-brumaire-an-viii/#i_22884

DUROC GÉRAUD CHRISTOPHE MICHEL DU ROC ou (1772-1813) duc de Frioul

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 352 mots

Cadet gentilhomme à l'École militaire de Pont-à-Mousson, puis de Châlons, Duroc émigre en 1792, revient en France, sert au siège de Toulon, où il est remarqué par Bonaparte, participe à la campagne d'Italie puis à celle d'Égypte, où il est blessé. Il accompagne le Premier consul dans la seconde campagne d'Italie et devient général de brigade le 13 octobre 1801. Nommé gouverneur du palais des Tuile […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geraud-christophe-michel-du-duroc/#i_22884

ÉMERY JACQUES ANDRÉ (1732-1811)

  • Écrit par 
  • Irénée NOYE
  •  • 527 mots

Né à Gex, formé au collège des jésuites de Mâcon, puis par les sulpiciens de Paris, Émery fut agrégé à la Compagnie de Saint-Sulpice en 1758 et envoyé comme professeur dans les séminaires d'Orléans puis de Lyon. Après avoir dirigé le séminaire d'Angers pendant six ans, il fut élu supérieur général de Saint-Sulpice en 1782 et s'attaqua avec succès aux abus d'indiscipline et de mondanité qui s'étaie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-andre-emery/#i_22884

ENGHIEN LOUIS ANTOINE HENRI DE BOURBON duc d' (1772-1804)

  • Écrit par 
  • Solange MARIN
  •  • 666 mots

Dernier descendant de la maison de Condé, le duc d'Enghien émigra avec sa famille dès les premières heures de la Révolution. De 1792 à 1801, il s'illustre dans toutes les campagnes menées par l'armée de Condé formée par son grand-père. Le refrain chanté par ses soldats le dépeint mieux qu'un portrait :  Nous partons conduits par Enghien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-antoine-henri-de-enghien/#i_22884

FONTANES LOUIS DE (1757-1821)

  • Écrit par 
  • Denise BRAHIMI
  •  • 647 mots

De famille noble, passionné pour la poésie, Fontanes produit avant la Révolution quelques œuvres qui lui permettent de se faire connaître dans le monde littéraire. En 1783, il publie une traduction en vers de l' Essai sur l'homme de Pope, précédé d'un Discours préliminaire qu'on trouva d'une rare sûreté de goût chez un jeune homme de vingt-six ans. En […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-de-fontanes/#i_22884

FOUCHÉ JOSEPH (1759-1820) duc d'Otrante (1809)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 1 196 mots

Fils d'un capitaine de navire nantais, Fouché semble n'avoir jamais été ordonné prêtre de l'Oratoire, bien qu'il ait longtemps enseigné dans les collèges de la congrégation ; contrairement à la légende, il ne devra donc pas défroquer à proprement parler pour se marier au début de la Révolution. Député de la Loire-Inférieure à la Convention, Montagnard et régicide, il ne se met vraiment en vedette […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-fouche/#i_22884

FRANCE (Histoire et institutions) - Le temps des révolutions

  • Écrit par 
  • Sylvain VENAYRE
  •  • 6 922 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Finir la Révolution (1794-1830) »  : […] Reste que la chute brutale de Robespierre avait laissé en suspens une question que tous les régimes politiques français tentèrent de résoudre jusqu'à la III e  République : comment finir la Révolution ? Le Directoire (1795-1799) fut une tentative pour revenir à la Révolution de 1789, mais sans le roi, qui était mort. Il rétablit la distinction entre citoyens actifs et cito […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-histoire-et-institutions-le-temps-des-revolutions/#i_22884

GAUDIN MARTIN MICHEL CHARLES, duc de Gaète (1756-1841)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 338 mots

Grand commis de l'Ancien Régime, Gaudin dirige de 1777 à 1789 une division au département des impositions du Contrôle général et y conçoit l'idée du cadastre. Lorsque l'Assemblée constituante organise une Trésorerie nationale, il est aussitôt appelé à en faire partie comme commissaire. À plusieurs reprises, on lui offre le portefeuille des Finances ; il ne l'accepte qu'après le coup d'État de Brum […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-michel-charles-gaudin/#i_22884

ITALIE CAMPAGNES D' (1796-1797 et 1800)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 812 mots
  •  • 1 média

Après la signature des traités de Bâle et de La Haye en 1795, la France n'a plus sur le Continent comme adversaire que l'Autriche. Devenu directeur, Carnot conçoit le projet de lancer trois armées sur Vienne : deux ont mission d'atteindre la capitale autrichienne par la vallée du Main et celle du Danube, la troisième doit passer par la vallée du Pô et les Alpes. Bien qu'elle soit confiée à un jeun […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/campagnes-d-italie/#i_22884

KLÉBER JEAN-BAPTISTE (1753-1800)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 499 mots

Né à Strasbourg, fils d'un maçon, Kléber se destine d'abord à l'architecture, suit à Paris les cours de Chalgrin, exerce sa profession à Besançon puis à Strasbourg. On le retrouve à l'École militaire de Munich. Il est ensuite sous-lieutenant dans l'armée autrichienne d'où il démissionne en 1785. Le revoici en Alsace comme inspecteur des bâtiments publics ; il y dirige notamment la construction de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-kleber/#i_22884

LANNES JEAN (1769-1809) maréchal d'Empire (1804) duc de Montebello (1808)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 363 mots

« Le Roland de la Grande Armée ». Né à Lectoure, apprenti teinturier, volontaire en 1792, Lannes est déjà chef de brigade (colonel) en 1793. Par sa bravoure éclatante et l'audace de ses initiatives, il s'impose de plus en plus à l'attention de Bonaparte en Italie et en Égypte ; il fait partie du petit noyau de fidèles que ce dernier ramène en France avec lui et il joue dans la préparation du 18-Br […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-lannes/#i_22884

LEBRUN CHARLES FRANÇOIS (1739-1824)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 379 mots

À Sainte-Hélène, parlant des deux consuls qui l'avaient assisté en l'an VIII, Napoléon disait qu'il « avait choisi en Cambacérès et Lebrun deux hommes de mérite, deux personnages distingués, tous deux sages, modérés, capables, mais d'une nuance tout à fait opposée. L'un (Cambacérès), l'avocat des abus, des préjugés, des anciennes constitutions, du retour des honneurs, des distinctions, etc. ; l'au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-francois-lebrun/#i_22884

LÉGION D'HONNEUR

  • Écrit par 
  • Claude DUCOURTIAL-REY
  •  • 784 mots

Le plus élevé des ordres nationaux français, créé le 29 floréal an X (19 mai 1802) par Napoléon Bonaparte, Premier consul, pour récompenser les services civils et militaires. La Révolution, ayant aboli les décorations de la monarchie, avait remis des récompenses militaires, usage réglementé par l'arrêté consulaire du 4 nivôse an VIII, créant les armes d'honneur. Peu avant son accession au trône im […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/legion-d-honneur/#i_22884

LOUIS JOSEPH DOMINIQUE baron (1755-1837)

  • Écrit par 
  • Michel BRUGUIÈRE
  •  • 531 mots

Né à Toul, cadet d'une famille de robe (son père était avocat au Parlement de Metz), Louis a connu successivement trois carrières : aventurier ecclésiastique, fonctionnaire des Finances, homme politique. Une haute protection donne à cette triple carrière son unité, celle de Talleyrand, son cadet de trois ans, mais son patron dès 1785 (il le servira en qualité de diacre à la fête de la Fédération l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-dominique-louis/#i_22884

MARENGO BATAILLE DE (14 juin 1800)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 292 mots
  •  • 1 média

Remportée de justesse contre la deuxième coalition par Napoléon pendant la seconde campagne d'Italie, la bataille de Marengo , à 5 kilomètres environ au sud-est d'Alessandria (Piémont), met aux prises 28 000 Français et 31 000 Autrichiens sous les ordres du général Michael Friedrich von Melas. Cette victoire aboutit à l'occupation française de la Lombardie jusqu'au fleuve Mincio et renforce l'auto […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-de-marengo/#i_22884

MARET HUGUES (1763-1839) duc de Bassano

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 360 mots

Avocat au parlement de Bourgogne en 1789, rédacteur du Bulletin de l'Assemblée constituante , qui devait se transformer en Moniteur universel , chargé de diverses missions qui lui vaudront d'être arrêté par les Autrichiens et échangé par la suite avec d'autres prisonniers contre la fille de Louis XVI, Maret est nommé après le coup d'État de Brumaire secr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hugues-maret/#i_22884

MASSÉNA ANDRÉ (1758-1817)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 591 mots

Fils d'un vigneron de Nice, successivement mousse, soldat et contrebandier, Masséna s'engage comme volontaire en 1791, bien qu'il soit, de par sa naissance niçoise, encore sujet du roi de Sardaigne ; c'est à l'armée d'Italie qu'il prend tous ses grades à partir de 1792 ; en 1796-1797, il s'impose comme le meilleur et le plus habile des lieutenants de Bonaparte, qui l'appelle « l'enfant chéri de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-massena/#i_22884

MOLÉ LOUIS MATTHIEU comte (1781-1855)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 408 mots

Héritier de deux illustres familles parlementaires, sa mère étant née Lamoignon, Molé achève son éducation dans l'émigration après l'exécution de son père en 1794. Il rentre en France à la fin du Directoire et est réintégré dans tous ses biens sous le Consulat. Il accepte alors de servir Napoléon qui le comble de faveurs : auditeur puis maître des requêtes au Conseil d'État, préfet de la Côte-d'Or […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-matthieu-mole/#i_22884

MOREAU JEAN VICTOR (1763-1813)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 604 mots

Né à Morlaix, fils d'un avocat breton, étudiant en droit à Rennes, le jeune Moreau est déjà mêlé, comme prévôt des étudiants, aux troubles parlementaires de la ville en 1788 ; c'est lui qui fonde et préside la Fédération de la jeunesse bretonne et angevine à Pontivy en 1790. Lieutenant-colonel dans l'armée du Nord en 1792, il sert sous Dumouriez — qu'il refuse de suivre contre la République après […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-victor-moreau/#i_22884

NAPOLÉON Ier BONAPARTE (1769-1821) empereur des Français (1804-1814 et 1815)

  • Écrit par 
  • Jacques GODECHOT
  • , Universalis
  •  • 8 302 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « Le Directoire »  : […] La Constitution soumise à référendum par la Convention, en octobre 1795, était assortie de décrets stipulant la réélection des deux tiers de l'Assemblée actuelle. Pour prévenir de telles mesures, les royalistes fomentèrent une révolte à Paris. La Convention donna des pouvoirs dictatoriaux à Paul Barras qui, ne voulant pas s'appuyer sur le commandant des troupes de l'Intérieur, nomma Bonaparte com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/napoleon-ier-bonaparte/#i_22884

ORANGES GUERRE DES (1801)

  • Écrit par 
  • Jean de PINS
  •  • 287 mots

Conflit qui opposa le Portugal à l'Espagne, poussée par la France. La guerre des Oranges tire son nom d'un incident héroï-comique survenu devant la place portugaise d'Elvas. Les Espagnols auraient, par dérision, offert des oranges aux défenseurs. L'origine castillane de cette histoire est évidemment contestée par les Portugais. Les rapports entre les deux puissances péninsulaires s'étaient détério […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerre-des-oranges/#i_22884

PROSTITUTION EN EUROPE (HISTOIRE DE LA)

  • Écrit par 
  • Yannick RIPA
  •  • 3 064 mots

Dans le chapitre « L’impact du réglementarisme, un modèle français du xixe au xxe siècle »  : […] De cet héritage, le Consulat (1800-1804) se détache pour tenter acrobatiquement de permettre à la prostitution, ce « mal nécessaire », d’assurer son rôle de régulatrice sociale, tout en contrôlant les prostituées, lie de la société. Ainsi naît le réglementarisme, ce french system qui, au xix e  siècle, organise la prostituti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prostitution-en-europe-histoire-de-la/#i_22884

PROSTITUTION DE 1789 À 1949

  • Écrit par 
  • Yannick RIPA
  •  • 2 194 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le réglementarisme, un système français  »  : […] Le Directoire (1795-1799) réclame en vain au Conseil des Cinq-Cents (assemblée qui détient l’initiative des lois) d’assimiler la prostitution à un délit et d’élaborer une loi spécifique contre les filles publiques. Ce message du 7 janvier 1796 se veut une réponse à l’augmentation de la prostitution résultant de l’exode rural – qui provoque le déracinement des campagnardes – et du chômage. Le Cons […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prostitution/#i_22884

RÉPUBLICAINS (1789-1870)

  • Écrit par 
  • André Jean TUDESQ
  •  • 996 mots
  •  • 1 média

Le nom de républicains a été donné aux partisans de la république, avec une signification différente selon les pays et selon les époques. En France, sous la Révolution et la I re  République, le terme de « patriote » est davantage utilisé. Bien que la République ait continué nominalement à exister sous le Consulat, on peut considérer comme républicai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/republicains/#i_22884

RÉVOLUTION & EMPIRE, armée

  • Écrit par 
  • Jean-Paul BERTAUD
  •  • 8 855 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La conscription, du Directoire au premier Empire »  : […] Avant de disparaître, le Directoire avait voté en janvier 1798 la loi de la conscription, qu'il légua comme bien d'autres mesures au Consulat. Cette loi, présentée par Jourdan, prévoyait chaque année l'appel sous les drapeaux des jeunes gens. Tous les Français d'« âge militaire », c'est-à-dire âgés de vingt ans révolus, devaient être inscrits ensemble , c'est-à-dire conscrit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-et-empire-armee/#i_22884

RÉVOLUTION FRANÇAISE

  • Écrit par 
  • Jean-Clément MARTIN, 
  • Marc THIVOLET
  •  • 29 477 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La guerre européenne et Brumaire (1797-1799) »  : […] Par la paix de Campoformio, qui accorde la Lombardie et la Belgique à la France, l'Autriche reconnaît les « républiques sœurs », cisalpine et ligurienne, dans le nord de l'Italie. Bonaparte garde les îles ioniennes, laissant Venise à l'Autriche. La conquête militaire se poursuit en Italie, les États du pape et le royaume de Naples deviennent respectivement la République romaine (février 1798) et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-francaise/#i_22884

SAINT-NICAISE ATTENTAT DE LA RUE (1800)

  • Écrit par 
  • Marcel LE CLÈRE
  •  • 188 mots

Le 24 décembre 1800, à vingt heures, une explosion, cinq secondes après le passage de la voiture de Napoléon Bonaparte, alors Premier consul, et qui se rend à l'Opéra, ravage les immeubles de la rue Saint-Nicaise qui longe l'actuel musée du Louvre, des guichets de Rohan à ceux du Carrousel. Des barils remplis de poudre et de ferraille ont été dissimulés sous la paille d'une charrette. L'explosion […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/attentat-de-la-rue-saint-nicaise/#i_22884

SAVARY ANNE JEAN MARIE RENÉ (1774-1833) duc de Rovigo (1808)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 720 mots

Fils d'un major de la place de Sedan, Savary s'engage à dix-sept ans et sert dans l'armée du Rhin de 1792 à 1797. Il devient aide de camp de Desaix, le suit en Égypte, est encore à ses côtés à Marengo ; c'est la plus sûre recommandation aux yeux de Bonaparte qui se l'attache aussitôt. En septembre 1801, Savary est nommé chef de la légion de gendarmerie d'élite attachée à la personne du Premier con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anne-jean-marie-rene-savary/#i_22884

SIEYÈS ou SIEYS EMMANUEL JOSEPH (1748-1836)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 689 mots
  •  • 1 média

Né à Fréjus, fils d'un directeur de la poste aux lettres, Emmanuel Sieyès se voit refuser l'ordination au séminaire de Saint-Sulpice pour manque, au moins apparent, de vocation ; il réussit à se faire ordonner prêtre ailleurs et se retrouve grand vicaire de l'évêque de Chartres en 1787. En janvier 1789, il lance la brochure qui le rend aussitôt célèbre : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sieyes-sieys/#i_22884

TALLEYRAND-PÉRIGORD CHARLES MAURICE DE (1754-1838) prince de Bénévent (1806)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 1 194 mots

Illustre famille noble, claudication dès l'enfance, conviction de n'être pas aimé de sa mère, obligation familiale d'entrer dans les ordres sans vocation : de ces quatre données initiales pourrait se déduire un essai d'explication socio-psychanalytique du personnage, et se dégager le sens fantasmatique plutôt qu'historique de cette « douceur de vivre » sous l'Ancien Régime qu'il célébrera dans ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-maurice-de-talleyrand-perigord/#i_22884

TRAITÉ D'ÉCONOMIE POLITIQUE, Jean-Baptiste Say - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis DEMIER
  •  • 1 408 mots

La première édition du Traité d'économie politique, ou Simple Exposition de la manière dont se forment, se distribuent et se consomment les richesses de Jean-Baptiste Say (1767-1832) date de 1803. Say n'a alors que trente-six ans. La rédaction de l'ouvrage se situe à un tournant de son itinéraire. En 1799, Say quitte la revue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traite-d-economie-politique/#i_22884

TREILHARD JEAN-BAPTISTE (1742-1810)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 278 mots

Avocat au Parlement de Paris, protégé de Turgot, Jean-Baptiste Treilhard plaide dans des affaires si importantes à la veille de la Révolution que la maison de Condé le charge de la défense de ses intérêts. Il est élu par Paris aux États généraux en 1789, prend une part active aux débats, se prononce pour une seule Chambre, pour le veto suspensif et pour la Constitution civile du clergé. Après la s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-treilhard/#i_22884

TRONCHET FRANÇOIS DENIS (1726-1806)

  • Écrit par 
  • Jean-Michel LÉVY
  •  • 298 mots

Avocat du parlement de Paris, consultant plus que plaidant, élu député du Tiers aux États généraux de 1789, Tronchet domine le comité de la Constituante. Choisi, le 12 décembre, par Louis XVI comme défenseur, il participe avec de Sèze et Malesherbes à la rédaction du long mémoire en défense que, le 22, de Sèze lira à la Convention. Il plaide le 17 janvier 1793, après le vote qui a repoussé l'appel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-denis-tronchet/#i_22884

UNE TÉNÉBREUSE AFFAIRE, Honoré de Balzac - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Philippe DULAC
  •  • 1 272 mots

Paru en feuilleton dans Le Commerce en 1841, puis en volume en 1843, Une ténébreuse affaire s'inspire d'un fait réel qui avait défrayé la chronique quarante ans plus tôt. Dans La Comédie humaine , le roman s'inscrit parmi les « Scènes de la vie politique ». En septembre 1800, le comte Clément de Ris, sénateur, est enlevé dans son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/une-tenebreuse-affaire/#i_22884

Voir aussi

Pour citer l’article

Marcel DUNAN, « CONSULAT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/consulat/